Villepin a bénéficié de 200 000 euros de l’État en 2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le petit matin Sud Radio, Maxime Troulot. C'est une question qui revient souvent. J'allais même dire presque chaque année.
Nos anciens premier ministres et anciens présidents nous coûte-il trop cher ? Bonjour Nathalie Goulet. Bonjour.
Merci d'être notre invité ce matin sur Sud Radio. Vous êtes sénatrice UDI de l'Orne. En début d'année, vous aviez voulu supprimer justement ces avantages he qui nous coûtent chaque année près de 3 millions d'euros mais votre amendement avait été retoqué en commission mixte paritaire.
Hier, on a appris les chiffres de 2024. Ils sont en hausse, près d' 1,6 million d'euros pour les anciens premier ministres. Et Dominique de Villepin qui détient la Palme avec un budget alloué de plus de 200000 € par an.
Nathalie Goulet, madame la sénatrice, est-ce que vous allez continuer à vous battre pour supprimer ces avantages ? Ben, c'est c'est extrêmement symbolique. Euh, je veux dire, ce sont des gens qui ont plusieurs pensions, qui sont consultants, qui ont des métiers.
Alors, au début c'est normal, les questions de sécurité pour les plus récents des anciens, pourquoi pas ? Mais mais sinon, oui, effectivement, mais c'est une question de c'est c'est 2008 en tout, mais c'est plutôt euh c'est plutôt une question de principe, plutôt qu'une question de montant. Et puis on voit pas du tout la légitimité euh de cette de cette prise en charge par le contribuable.
H comment vous expliquez que cette proposition, cet amendement avait été retoqué en CMP ? Ah, il a été voté à l'unanimité moins une fois au Sénat. Je sais pas, il y a probable il y a probablement beaucoup de gens qui se voyaient déjà ancien PM.
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je sais pas. D'ailleurs, en début de semaine, François Beru avait expliqué qu'il fallait qu'il allait demander en tout cas un effort à tous les Français mais il se dit que l'actuel premier ministre serait contre cette suppressioné.
Est-ce que ça vous choque madame la sénatrice ? Je sais pas, c'est une question encore une fois c'est une question de c'est une question de principe plus que de montant. Il y a des choses qui sont légitimes.
Par exemple, la sécurité. On peut imaginer que dans un monde euh assez troublé et violent, on puisse protéger les anciens premier ministres. Mais en en terme de d'indemnisation de leur de leur frais ou ou en tous les cas de leur prise en charge, c'est illégitime semble-t-il.
Ça a été ça a semblé illégitime à à la quasi totalité moins une voix des gens qui étaient dans les myycles ce jour-là. Au Sénatin, qu'est-ce que vous proposez du coup exactement ? On comprend à vous écouter que vous voulez pas une suppression totale.
D'ailleurs, Elisabeth Born l'avait expliqué hein quand elle était Oui oui. Mais ça ça correspondait pas ça correspondait pas au frais de sécurité. Je sais pas, je pense qu'il faut 4 ou 5 ans après la fin du mandat.
C'est légitime. C'est légitime pour les questions de sécurité mais en tous les cas pas pour les pas pour les prises en charge du loyer des bureaux et des choses comme ça. Ça n'a ça n'a aucun sens.
Honnêtement, ça n'a aucun sens parce qu'ils ont des revenus. H est-ce que vous demandez ce matin Nathalie Goulet finalement aux anciens premier ministres voire même aux anciens présidents de la République de de renoncer eux-même à un certain nombre d'avantages et de ne pas passer par la voie législative ? Bah ça ce serait formidable.
Ils ont qu'à retourner ça au resto du cœur. Ah non mais plus sérieusement, ça pourrait être un un beau geste justement. Surtout qu'en ce moment on on est en train de dire au français, il faut économiser, il faut économiser.
On va demander à tous les Français de faire des efforts oui mais enfin il faut voir Non mais il faut voir les facultés contributives de il faut voir les facultés contributives de ces personnes. Ils ont pas ils ont pas besoin de la charité publique pour vivre. Enfin ça ça n'a aucun sens honnêtement.
Ça n'a aucun sens. Il y a plus de besoins ailleurs. Sérieusement, on a des hôpitaux, on a des agriculteurs, on a des des des anciennants, on a des écoles, tout le secteur médico-social et et le secteur de la psychanalyse, enfin, je sais pas, on a tout un tas de secteurs complètement sinistrés.
Mettons 28 ailleurs. Voilà, c'est quand même logique. Ça renforce pour vous le côté de la la déconnexion des des politiques.
C'est une critique de beaucoup de Français qui parlent que nos politiques sont complètement déconnectés et là on a l'impression que finalement ils disent finalement à quelques centaines de milliers d'euros près, c'est pas ça qui va rembourser le notre dette abissale. En effet, non mais en effet mais ça avait au moment où on l'a voté et encore moi je je suis pas toute seule à l'avoir voté. Je veux dire, on a été à l'unanimité moi, une voix des gens qui étaient en séance.
Donc je suis pas toute seule. C'est pas c'est c'est simplement encore une fois une question de principe plus qu'une question de montant. Donc après en tous les cas c'est c'est une mesure qui a fait beaucoup parler et et moi je l'ai fait parce qu'on est dans une période où on a coupé un de mes collègues à déposer systématiquement un amendement de 5 % de tous les budgets.
Finalement ça a été souvent beaucoup plus que ça. Donc c'est plus une question de principe encore une fois pas une question de montant. Mais oui, je recommencerai.
J'espère que cette fois-ci on l'entendra. Ou alors effectivement que les les concernés renonceront spontanément à leurs avantages. Vous y croyez ?
J'ai l'impression et on a tous l'impression que finalement on en parle alors ça change, hein, il y a eu des changements en 2019 notamment, mais on a l'impression que c'est un peu un vœup pieux. Certains même parlent de démagogie. L'impression que finalement Oui, on m'a dit ça aussi.
On m'a dit ça aussi. Mais bon euh Oui, les avantages du Sénat. Mais écoutez, moi je vous propose aux gens qui disent ça de venir voir de venir voir le travail qu'on fait et et de juger après euh voilà tout toutes ces questions-là méritent une transparence absolue.
En tous les cas, nous c'est ce qu'on a ici et j'espère que j'espère que ce sera possible parce que encore une fois c'était pas anecdotique, c'était c'était plus c'était plus au niveau des principes. Bon après, il y a quelqu'un qui doit dire à notre président que il va peut-être devoir payer son loyer. Merci infiniment Nathalie Goulet d'avoir été notre invitée ce matin.
Madame la sénatrice UDI de Lorne qui était en direct sur Sud Radio. Bonne journée à vous.
Nathalie Goulet