Nicolas Dupont-Aignan réagit sur Fillon sur BFM TV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bienvenue Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle pour Debout la France, député de l'Essonne, merci d'être là.
- 1:40RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que ça veut dire 'lamentable' ?
- 1:57OuverteÉludée
Est-ce qu'aujourd'hui, vous lui dites, ça y est, il est temps, il faut se retirer ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Les soutiens de Fillon, quand même, aujourd'hui, ce qu'on entend, c'est que quand ils le lâchent, ils en appellent à un Juppé, pas à vous, pardonnez-moi.
- 3:40FerméeRéponse directe
La vraie réalité, c'est qu'aujourd'hui, vous faites entre 2, 3, peut-être 4%.
- 3:54RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous n'avez pas le sentiment de prendre le risque de laisser le candidat Les Républicains à quai et de favoriser l'élection de Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueFait
« il n'est plus en état. »
- 1:13Invité politiqueFait
« Ce sont des mesurettes. Rien sur les frontières, rien sur l'immigration, rien sur la concurrence déloyale, rien sur les délocalisations, rien sur la politique de la famille. »
- 2:29PrésentateurChiffre
« il est toujours entre 19% d'un sondage du jour, 19, voire 21 dans certains cas de décision. »
- 2:42Invité politiqueFait
« Notre standard téléphonique qui, depuis 4 jours, ne désemplit pas les adhésions des milliers d'adhésions de républicains qui viennent me voir »
- 3:11Invité politiqueFait
« il y a un appel d'une centaine de maires dont personne n'a parlé, qui est du 8 février, qui me rejoignent »
- 3:43InvitéChiffre
« vous faites entre 2, 3, peut-être 4%. »
- 4:31InvitéChiffre
« Marine Le Pen, qui est à 26% »
- 5:17InvitéChiffre
« le score des régionales en Ile-de-France... 7%. »
- 5:25InvitéChiffre
« dans les autres régions, vous ne le faisiez pas 7%. »
- 6:17Invité politiqueFait
« Il y a beaucoup de personnalités politiques qui ont eu 5-6% des voix, 7%, et qui sont... qui ont pu être élues avec la confiance d'un peuple »
- 6:36InvitéFait
« Vous vous êtes trompé à chaque élection. »
- 6:52Invité politiqueChiffre
« au dernier régional, avec votre petit système, pensée unique, Front National, il y a eu 20 millions de Français, c'est pas rien 20 millions, qui n'ont pas été votés. »
- 10:02Invité politiquePromesse
« Je veux réserver la commande publique 75% aux entreprises qui produisent en France. »
- 10:41Invité politiquePromesse
« J'aurai les 500 très vite. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan59 %
- ?20 %
- Présentateur10 %
- Invité6 %
- Invité 24 %
≈ 66,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle pour Debout la France, député de l'Essonne, merci d'être là. Jérôme Béglé pour Le Point et Bruno Jeudy qui me rejoint. François Fillon, vous l'avez peut-être entendu, était à Nîmes il y a encore quelques minutes en meeting. Il s'est posé ce soir en combattant qu'il n'a pas l'intention de se coucher. Un candidat un peu comme un guerrier qui se battra jusqu'au bout, c'est ce qu'on a entendu. On n
'a
pas vu un candidat sur le point de renoncer ce soir.
Vous
savez, l'enjeu quel est-il
? On
est à 52 jours
d
'une élection qui va être déterminante pour le destin d'un pays qui s'appelle la France, notre pays.
Pour
le destin des Français, après 5 ans d'un socialisme accablant. Et la question ce n
'est
pas de savoir si M. Fillon est un combattant,
si
c'est injuste ou juste. La question est de savoir s'il est en état de gagner la présidentielle et d'incarner la France. Moi je le dis,
et
je l'ai dit depuis un mois, il n'est plus en état. Et je ne veux pas voir revenir les socialistes par la réincarnation de M. Hollande qui s'appelle M. Macron.
Car
ce qui est très intéressant
et
tragique aujourd'hui quand on voit toutes ces images,
c
'est quand on écoute la conférence de presse de M. Macron
et
qu'on regarde les mesures,
c
'est le néant intégral. Ce sont des mesurettes. Rien sur les frontières, rien sur l'immigration, rien sur la concurrence déloyale, rien sur les délocalisations, rien sur la politique de la famille. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y
a
une espèce de mirage
qui
est en train de se produire, où on fait croire aux Français qu'il
y a
un homme jeune qui va les conduire au nirvana,
alors
que c'est la suite de Hollande. Et pendant ce temps-là, la droite est lamentable. Lamentable.
Lamentable. Qu'est
-ce
que ça veut dire M.
Le Bonheignan ce soir
? Non mais attendez, on a
une
présomption d'innocence, on a un homme aujourd'hui qui sera entendu par les juges le 15 mars, avec une possibilité d'être mis
en
examen, mais ça peut être aussi un statut de témoin assisté. Est-ce qu'aujourd'hui, vous lui dites, ça y est, il est temps, il faut
se
retirer ? Ce n'est pas à moi de le dire, je suis son concurrent, et je suis candidat gaulliste républicain pour offrir un patriotisme qui marche dans notre pays. Simplement, ce que je constate, c'est que ses propres amis
qui
ont organisé une primaire où ils ont eu des disonders d'antenne, où ils étaient les meilleurs amis du monde, le lâchent. Donc,
moi je dis aux électeurs... Mais la base tient, c'est ce qu'il
répond. C'est ce qu
'il répond, la base
tient, dit
-il,
les électeurs de droite tiennent, et les sondages aussi. Regardez, il est toujours entre 19%
d'un sondage du
jour, 19, voire
21 dans certains cas de décision. Et ce que je vais
vous dire, c'est que moi je vois concrètement le nombre de maires républicains
qui
me rejoignent. Notre standard téléphonique qui, depuis 4 jours, ne désemplit pas les adhésions des milliers d'adhésions de républicains qui viennent me voir et qui me disent, vous savez ce qu
'ils
me disent souvent ? Ça a été le cas au Salon de l'Agriculture tout à l'heure. Le nombre de gens qui sont venus me voir en disant « On ne comprenait pas pourquoi vous étiez partis il y a 10 ans, on comprend mieux aujourd'hui et on va vous soutenir. » Donc il
y aura un candidat, en tout
cas, c'est que moi je serai là.
—
Les soutiens de Fillon, quand même, aujourd'hui, ce qu'on entend, c'est que quand ils le lâchent, ils en appellent à l'un Juppé, pas
à vous,
pardonnez-moi.
— Mais il y a un appel d'une centaine de maires dont personne n'a parlé, qui est du 8 février, qui me rejoignent, de conseillers départementaux, et qui me rejoignent. Et vous savez la base, le peuple, celui qui n'en peut plus de cette classe politique, je suis convaincu que beaucoup me rejoindront. Il y en a qui vont partir chez Macron, il y en a qui veulent Juppé, mais Juppé, c'est la même politique qui a été faite depuis 30 ans, c'est même pas 20 ans, c'est 30 ans. Donc la vraie réalité, c'est que ce système politique, d'ailleurs c'est pareil à gauche, se fracasse sur la réalité du pays.
— La vraie
réalité, Nicolas Dupont-Agnan, c'est qu'aujourd'hui, vous faites entre 2, 3, peut-être 4%.
— 8%, vous ne citez
jamais 8%.
— Mais en tout
cas, une chose est certaine, c'est que vous êtes derrière le candidat Les Républicains. Et dans un
match
qui sera serré au premier tour, est-ce que vous n'avez pas le sentiment de prendre le risque de laisser le candidat Les Républicains à quai et de favoriser l'élection de Marine Le Pen ? — Vous plaisantez ? — Non.
—
Les Républicains, qui ont si mal gouverné pendant tant d'années, qui se déchirent en public...
— Là, ils n'ont pas gouverné les dernières années,
M. le
Président. — Ils se déchirent.
Ils ont été au pouvoir. M. Fillon n
'a
pas été Premier ministre ?
—
Non, mais là, il n
'a
pas été Premier ministre. — Il
a été
Premier
ministre, mais pas entre...
— ...qui se déchirent devant les Français.
—
Oui,
ça, je le sais. Qui se déchirent devant les Français, qui n'ont pas des solutions d'avenir comme je propose. Et vous... ce serait de ma faute.
—
Mais vous ne croyez pas qu'il
y a
une situation d'état d'urgence
quand
vous avez Marine Le Pen, qui est à 26%
? — Justement, Marine Le Pen est si haute
parce
que depuis 20 ans, la droite, et j'en faisaient partie avec l'UMP, a abandonné la France, a abandonné les frontières, a laissé faire l'immigration, a laissé faire le travail détaché, a laissé délocaliser nos usines. Et moi, je suis candidat, justement. Et les sondages,
je
n'en crois pas un instant. La moitié de
l
'électorat n'a pas choisi.
—
Vous
ne croyez
pas un instant. Ça fait 10 ans que vous me dites que
vous n'y croyez pas. Les sondages et que vous êtes à 2%. —
Monsieur, c'est pas vrai.
—
Vas-y. — Non.
— 3% dans les dernières... — Non, non, attendez.
J'en ai assez. J'en ai assez.
— Mais vous savez
très bien que si vous
étiez à 28%... — Mais si je peux pas répondre... — Oui, mais si je peux pas répondre... — Et si je peux vous répondre... — Et si je peux vous répondre...
Monsieur Jeudy, vous avez vu le score des régionales
? —
Oui,
mais le score des
régionales en Ile-de-France... — 7%. — Il est élevé.
Mais ailleurs, dans les autres régions... — Autant de voix que M. Mélenchon... — Autant de voix que M. Mélenchon... — Mais là, dans les autres régions, vous ne le
faisiez pas 7%. —
5%. — L'Ile-de-France,
vous avez fait 7%.
— Mais je voudrais... — Est-ce que les Français... Mais M. Jeudy, c'est pas vous... — Mais combien même à 5% ? — M.
Jeudy, c'est pas vous, les journalistes, qui allez décider ce que vont voter les Français. — Ah non, mais moi, je décide pas... —
Et je vais vous dire une chose... — Je vous suggère juste
l'idée que peut
-être que l'intérêt général... — Oui, oui, oui. — L'intérêt général, c'est peut-être... — Votre inquiétude, c'est quand même que Marine Le Père... — L'intérêt
général, c'est de proposer un beau projet aux Français.
Vous
savez, les Français n'en peuvent plus de ce piège. Soit on part au Fonds national, soit on continue avec les mêmes. Eh bien, justement, je propose une voix patriotique, humaniste, de bon sens, avec un très bon projet. Et si vous me laissiez un peu le temps de l'exposer, ce projet, au lieu de vouloir toujours dire aux Français, il n
'y a
pas d'autre choix, il n'y
a
pas d'autre nouveauté. Il y a beaucoup de personnalités politiques qui ont eu 5-6% des voix, 7%, et qui sont... qui ont pu être élues avec la confiance d'un peuple, notamment aux États-Unis,
il
n
'y a
pas longtemps. Vous vous êtes toujours trompé à chaque élection. — Non ? —
C'est en dégler. — Et je pense que ce sont les Français... — Pas en rien du tout, M. le Dupoignan. — Ça, c'est la musique habituelle des hommes politiques, qui
disent toujours la même chose.
— Vous vous êtes trompé à
chaque
élection. — Moi, je vous dis qu'on ne s'est pas trompé pour les derniers régionales que Manapé, c'était devant vous, que vous avez failli la faire perdre. — Vous continuez à enfermer les Français dans
un
choix tragique. — Mais pas du
tout !
—
Si je peux finir.
— M. Le Dupoignan, vous avez
une pensée originale, Mais là, vous pensez comme les hommes politiques classiques.
Non,
je constate, s'il vous plaît, je constate qu'au dernier régional, avec votre petit système, pensée unique, Front National, il y a eu 20 millions de Français, c'est pas rien 20 millions, qui n'ont pas été votés. Je m'adresse à ces 20 millions d'abstentionnistes. Je m'adresse à la moitié des Français qui n'ont pas choisi. Et pourquoi ils n'ont pas choisi ? Parce qu
'ils
ne veulent pas obligatoirement aller au Front National, mais ils ne veulent surtout pas de cette marécage. Ils n'en veulent plus. Et je suis là pour leur offrir une autre voie.
Si vous posez des questions
sur
ce que je propose, parce que M. Jeudy, il n'a même pas lu mon programme. Cette autre voie, Jérôme Beiglet, elle peut être au livre ? Ne dites que les programmes de
ses copains qui sont dans les sondages. Si on pouvait se calmer deux secondes.
Non, mais parce qu'à moment, les Français n'ont
pas le droit de voir quelque chose de nouveau ? Si vous me permettez de vous poser une question, en plus elle va être plutôt explicative que vindicative.
Quel
est votre espace politique entre un François Fillon qui va vers la droite, qu'il l'a montré encore ce soir, et une Marine Le Pen qui a quand même enfourché quelques-uns de vos chevaux de bataille, à moins que ce soit vous qui y
ai
enfourché des siens ? Je ne vois pas très bien ce soir
où
vous pouvez capter
un
électorat qui vous mènera là où vous voulez être. Eh bien, vous raisonnez
sur
le
petit marigot politique et vous oubliez les 20 millions de Français dont je parlais,
si
je peux finir, les 15-20 millions de Français qui aujourd'hui n'ont pas choisi et qui justement ont bien conscience que le programme de Marine Le Pen a des excès et qui ne veulent surtout pas voir revenir les autres et surtout pas M. Fillon avec toutes
ces cartoles. Oui, mais ça vous fait de la poli-policelle. Et si je peux aller à un pays-là,
c
'est
pas
la question
de ce soir. Oui, votre
originalité
programmatique entre l'un et l'autre.
Vous disiez exactement la même chose
quand
M. Fillon, pour le coup, avant toutes ces casseroles, était face à M. Sarkozy et M. Juppé, j'entendais des gens comme
vous... Mais donnez-moi
des exemples plutôt que de
poli
-jouper. Voilà, concrètement, M. Ducon
-Aignan. Enfin, écoutez,
si je ne
peux
pas finir ma phrase, je vous laisse entre vous. C'est extraordinaire.
Non, non, non, on ne peut pas finir une originalité de votre
programme
par rapport à... Non, non, non, non, non, justement, donnez-nous deux, trois
éléments concrets.
Oui, mais je peux répondre. Vous disiez la même chose à M. Fillon, vous disiez vous n'avez pas d'espace. Mais en l'espace d'un mois, en l'espace d'un mois, parce qu'il
y a
eu des débats, il a montré qu'il avait un projet différent. Sur les exemples, je vais vous donner un exemple. Je crois qu'il faut favoriser les PME françaises et favoriser les relocalisations.
J'ai un programme, si j'ai envie de dire la même chose, tout
le monde dit la même chose de droite comme de gauche.
Vous n'aurez personne pour dire, vive les délocalisations, tout le monde va dire, et
dont nos entreprises...
Il en reste trois minutes, messieurs. Si on peut quand même
finir une phrase. Oui, parce que vous savez tout, mais vous n'avez pas
lu mon programme. Mais non, mais ce n'est pas
original
de dire ça. Eh bien, vous n'avez
pas lu le programme. Non, mais si je peux finir. Vous n'avez pas lu le programme. Je vous
ai lu. Et vous commentez et vous influencez les Français. Je vous ai lu, je vous dis simplement que de vouloir relocaliser les entreprises françaises, tout le monde dit aujourd'hui. Si je peux finir, je prends un exemple.
Je veux qu'il y
ait
des mesures de baisse de charge très fortes,
mais
uniquement, et c'est ma différence avec les autres, que ce soit ceux du Parti Socialiste ou des Républicains, sur les entreprises qui produiront en France. Je veux réserver la commande publique 75% aux entreprises qui produisent en France. Je veux qu'il y ait un fonds de relocalisation pour aider au rapatriement des emplois. Ça, c'est concret pour nos PME. Ça n'existe dans aucun programme. Parce qu'on a le choix. Soit
on
rase gratis, M. Mélenchon, Mme Le Pen. Soit on continue à subir Bruxelles, à ouvrir nos frontières, et à avoir les dégâts
considérables.
Donc
j'ai un programme
équilibré
et à la fois de
rupture.
On vous a entendu sur les professions
de
formulier. Une question rapide,
s
'il vous plaît. 31 parrainages hier au compteur, c'était le décompte d'hier.
Ça
a peut-être bougé depuis. Vous
aurez
les 500 ?
J'aurai les 500 très vite. Ce ne
sera
pas
compliqué
?
Pas du tout. Ce ne sera pas compliqué parce que j'ai des maires exceptionnels. Nous avons, et ça vous n'en parlez jamais non plus, énormément d'élus locaux qui me rejoignent, qui sont là, qui bossent. Simplement, ils ne sont pas des apparatchiks des grands partis qui payent les sondages, qui sont publiés par les journaux qui appartiennent à des oligarques du pays et qui veulent faire l'élection à la place des Français. Et moi, je vous dis une chose, une dernière chose, c'est que les Français, par leur bulletin de vote, sont libres de changer le destin du pays. Et c'est eux qui, dans l'isoloir, décideront. Et c'est pour ça que je m'adresse à eux.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan
d'être
venu ce soir en direct.
Nicolas Dupont-Aignan