Face à Face : Laurent Nuñez - 09/02
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC, face à face, Néhila Latrousse.
Il est 8h33 sur RMC et BFM TV, mon invité est le préfet de Paris, bonjour Laurent Nunez. Merci d'être sur RMC et BFM TV ce matin. Un peu moins de 6 mois avant les Jeux de Paris pour rassurer les Français, les Franciliens sur l'accueil de ces Jeux. Aussi les quelques 16 millions de touristes attendus. J'aimerais commencer par cette information qui nous est parvenue il y a quelques instants. Une policière agressée devant le ministère de l'Intérieur à Paris. Est-ce que vous avez plus d'informations sur cette agression qui aurait eu lieu hier soir ? C'est bien cela ?
Oui, vous êtes bien informé. Oui, il y a une policière qui a été agressée par un individu qui essayait de rentrer dans le ministère. Cette policière a été affectée à la garde du ministère et donc elle en a empêché. Il lui a à ce moment-là sauté dessus, donc elle est blessée, blessée légèrement. Mais les effectifs qui assurent la protection autour du ministère sont intervenus très rapidement et ont interpellé effectivement cet individu.
Est-ce qu'on en sait un peu plus sur le profil justement de cet individu à l'heure où on se parle ?
Je peux difficilement en dire plus, si ce n'est que c'est un individu qui semble assez perturbé psychologiquement. Voilà, bon, je n'ai pas d'autres informations à ce stade. Si ce n'est évidemment que saluer la réactivité et cette policière et des effectifs qui ont immédiatement interpellé l'individu.
Qui va bien ce matin cette policière de ce qu'on entend ? Elle est blessée légèrement ?
Elle a été blessée, enfin elle a été blessée légèrement. Il y a une suspicion de fracture, je crois. En tout cas, elle a été quand même hospitalisée, donc voilà. Mais encore une fois, vous savez, autour des ministères, on a des dispositifs policiers qui sont très renforcés et donc il y a pu y avoir une intervention immédiate. Et puis surtout, elle a empêché un individu qui manifestement, en profitant de l'ouverture de la grille, a essayé d'entrer. Mais voilà, je n'en sais pas plus à ce stade, mais en tout cas, je vous confirme cette information.
Avant de parler de la sécurité autour des Jeux, j'aimerais peut-être un petit mot sur le remaniement annoncé hier avec la ministre des Sports, des Jeux Olympiques et Paralympiques qui reste en place, Amélie Oudéa-Castera. Elle perd la tutelle de l'éducation. Est-ce que c'est une bonne nouvelle, quand on est préfet de Paris, à moins de six mois des Jeux, de garder les mêmes interlocuteurs ?
Écoutez, moi, je n'ai pas de commentaire à faire sur le remaniement.
Vous avez un devoir de réserve ?
En tout cas, Mme Amélie Oudéa-Castera a été en charge des Jeux dans son précédent portefeuille. Et donc, voilà, elle va continuer à l'être. Et pour nous, évidemment, pour nous, les hauts fonctionnaires que nous sommes, les opérationnels de la préparation des Jeux, c'est évidemment une bonne chose. On travaille très bien avec Amélie Oudéa-Castera, qui suit le dossier dans sa globalité. Pour la sécurité, c'est évidemment le ministre de l'Intérieur. Et moi, je suis sous l'autorité du ministre de l'Intérieur. Mais oui, c'est une bonne chose. Il y a une continuité qui, maintenant, à six mois des Jeux, évidemment, c'est une bonne chose, bien sûr.
À six mois des Jeux, Laurent Nunez, il y a un reportage que j'aimerais vous montrer, qu'on l'a diffusé ce matin sur BFM TV et RMC. C'est celui de Romain Poiseau, qui a tourné à la station de métro Stalingrad, à Paris, envahi par les consommateurs de krach. On regarde et je vous interroge par la suite.
Ce soir-là, il est seulement 21h quand une toxicomane nous aborde. Elle nous demande un stylo et un tampon pour fabriquer une pipe à krach. Puis elle s'en prend à une passante et la menace.
Une scène habituelle pour Alicia. Ah ouais, là, c'est... Il faut être neutre, le plus neutre possible. Il y a encore quelqu'un qui s'est passé à marcher droit là-bas. Comme s'ils étaient épuisés, ils n'avaient pas dormi depuis trois jours, quoi. Comme des zombies. Il y en a quand même pas mal. 22h, il n'y a même que ça sur le quai. Ça veut dire que je suis tout le temps face à ça.
Des consommateurs de krach dans le métro, Laurent Nunez, vous disiez, le problème de consommation sera réglé au moment des Jeux.
Le problème du krach sera réglé au moment des Jeux. Du krach, pardon. Et même avant, depuis octobre 2022, on a démantelé le campement à ciel ouvert qui était sur la place Baron. Enfin, on l'a totalement démantelé. Le square, pardon, Baron, on l'a totalement démantelé. On mène des actions résolues contre les trafiquants. Parce que le problème, c'est les trafiquants de krach. Vous savez, en 2022, on en a interpellé 285. En 2023, c'est 491.
On va y revenir les trafiquants. Mais là...
Mais c'est important de lutter contre le trafic. Moi, je dirige des policiers.
Il ne faut qu'en surface, ils sont sous terre.
Je dirige des policiers qui mènent des actions résolues, déterminées contre les trafiquants, qui alimentent ces consommateurs. Et nous avons par ailleurs une action de voie publique. Moi, c'est ce que me demande le ministre de l'Intérieur. Nous sommes très présents partout dans le Nord-Est parisien pour disperser les consommateurs et veiller à ce que les services médico-sociaux puissent les prendre en charge. Parce que le problème, ce n'est plus un problème policier.
Mais ça veut dire que quand ils sont dans les stations de métro, ce n'est plus votre problème.
Attendez, je ne sais pas ce que je suis en train de vous dire. Je suis en train de vous dire que le problème du krach, nous l'avons traité. On interpelle les dealers de krach. Encore une fois, on a doublé le chiffre d'interpellation. Et puis les consommateurs, j'ai un très gros dispositif de voie publique pour les disperser et faire en sorte qu'ils perturbent le moins la vie des riverains. Ils subsistent des endroits où il y a des consommateurs. Je ne le nie pas. En partie dans certaines stations de métro, dont celles qui figurent dans votre reportage.
Et puis actuellement, dans le 19e arrondissement, en surface, j'ai envie de dire, on a un souci du côté du canal, du côté de la forêt du linéaire. On continue à avoir des consommateurs qui sont systématiquement dispersés. Maintenant, le problème du krach, ce n'est pas qu'un problème de police et de court terme. C'est un problème de prise en charge médico-sociale.
Mais qui ne fait pas son travail.
C'est un problème médico-social. Et les autres pouvoirs publics chargés de ce dossier montent en puissance sur ce sujet. Et le problème va évidemment se résoudre par la prise en charge des consommateurs.
C'est à la mairie, donc, comment charge les consommateurs ?
On est un collectif. Moi, je ne jette la pierre à personne. Il y a un collectif. Il y a le volet répressif et judiciaire que je dirige. Avec Madame la Procureur de la République de Paris. Et puis, vous avez évidemment l'Agence régionale de santé, la préfecture, la ville de Paris, tous les acteurs qui travaillent à nos côtés pour prendre en charge ces consommateurs. Mais je peux rassurer, en tout cas, pendant les Jeux, là, actuellement, dans le métro, tous les jours, j'ai 125 patrouilles. Pendant les Jeux, j'en aurai 700. 700. Quasiment 5 fois plus.
C'est-à-dire qu'il n'y aura plus ces images-là ? Vous pouvez prendre l'engagement aujourd'hui.
Évidemment qu'il n'y aura plus ces images-là. On ne verra plus les consommateurs de crèche. On ne verra plus les policiers partout. Mais on ne réglera pas la solution en chassant les consommateurs. Ce qu'il faut maintenant, c'est les prendre en charge tous. Alors, des progrès énormes sont faits. Vous savez, ils ne sont plus que 100 à 150 à errer dans le nord-est parisien, là où ils étaient plusieurs centaines il y a encore deux ans. Donc, on a fait d'énormes progrès. Mais en tout cas, ce que je peux vous le garantir, c'est ce que me demande le ministre de l'Intérieur, c'est que pendant les Jeux, il y aura une présence forte de policiers sur la voie publique.
Et évidemment, nous interviendrons pour éviter que ces individus ne viennent perturber des individus qui ne sont pas toujours forcément dangereux. Mais qui éviter qu'ils viennent évidemment...
Ils participent du sentiment d'insécurité, on entendait...
Absolument. En tout cas, on interviendra pour disperser, comme nous le faisons déjà actuellement. Mais là, on va le faire à la puissance 5.
Vous évoquiez les trafics. Est-ce qu'on sait d'où il vient ce crac ?
C'est un crac qui vient essentiellement des Antis. Essentiellement d'ailleurs anti-Guyane. On va dire. Ils arrivent par des mules, des personnes qui transportent de la cocaïne. Et donc, il y a une action qui est menée déjà en amont.
C'est par les aéroports notamment ?
Il y a une action qui est menée en amont aux aéroports. Chaque année, c'est plusieurs centaines de cocaïne qui est saisie. Et puis ensuite, il arrive à la main de trafiquants. Le réseau de cracs sont des petits réseaux de cracs et qui ensuite vont vendre leurs galettes de cracs qu'ils transforment de la cocaïne à des consommateurs qui sont en grande détresse. Mais on a doublé, j'insiste, on a doublé entre 2022 et 2023 le nombre de trafiquants interpellés. Donc, 491 en 2023, 285 en 2022.
Cinq fois plus de patrouilles pendant les Jeux. Elles ont vocation à persister ou ce sera juste pendant un moment donné ?
Ce sera évidemment pendant les Jeux. Mais comme le demande le ministre de l'Intérieur, il y aura aussi un héritage en matière de sécurité. C'est-à-dire que tout ce que nous faisons actuellement pour la préparation des Jeux, toute cette action de lutte contre la délinquance partout dans l'agglomération parisienne, qui a produit en 2023 d'excellents résultats. Je vais profiter pour dire que la délinquance en région parisienne a baissé.
J'y viens, Laurent Nouniez. Vous posez la question des patrouilles parce que, précisément, il y a d'un côté les résultats du ministère de l'Intérieur qui montrent qu'effectivement, les chiffres de la délinquance pour 2023 ont plutôt tendance à être en recul pour la région Paris. Et puis, il y a en parallèle ce qu'on appelle une enquête dite de victimation de l'Institut Paris Région. C'est une enquête qui est menée tous les deux ans auprès de 9000 personnes. Plus d'un tiers de ces personnes interrogées disent avoir peur dans les transports. Ça reste l'un des points noirs de l'insécurité où vous allez peut-être me dire du sentiment d'insécurité qui persiste en région.
Moi, je ne parle pas de sentiment d'insécurité. D'abord, vous dire... D'abord, merci de rappeler les chiffres puisqu'on entend parfois dire des choses contraires. La délinquance, elle baisse significativement sur le territoire dont j'ai la responsabilité, c'est-à-dire l'agglomération parisienne. Notamment, et vous avez raison de le souligner, dans les transports, on a des vols violences qui baissent en 2023 par rapport à 2022 de bien au-delà de moins 20%. Et puis même des violences aux personnes tout simplement dans les transports qui baissent de 17%.
Et compte tenu du poids que pèse l'agglomération parisienne dans la délinquance générale, on représente un tiers des vols violences au plan national, 30% des atteintes aux biens. Donc évidemment que ces bons chiffres se répercutent sur la délinquance au niveau national qui enregistrent aussi de très bons chiffres.
Mais les franciliens disent quand même avoir peur.
Oui, alors je vais y venir. Mais quand les chiffres sont bons, il faut le rappeler. Vous savez que si les chiffres n'étaient pas bons, je pense qu'une partie des oppositions et autres nous le signaleraient. Bon, les chiffres sont bons, ce sont des faits constatés qui sont enregistrés de manière beaucoup plus neutre et beaucoup plus sincère que ça a pu se faire il y a quelques années. Je tiens quand même à me le dire. On a eu quand même une réforme de l'utilisateur statistique. Je ne ferai pas d'autres commentaires. Mais quand on parle des chiffres de la délinquance, il faut se souvenir aussi de ce qui se faisait dans le passé.
En tout cas, nous, nos chiffres baissent sur des items significatifs. Évidemment que c'est souvent insuffisant pour jouer sur le sentiment d'insécurité qui peut tenir lieu à un fait, un fait grave. Le fait de croiser effectivement des consommateurs de krach dans le métro alors même qu'il n'y a pas forcément d'actes délictueux, ça entretient ce sentiment d'insécurité. Et c'est pour ça que l'action que nous demande de mener le ministre de l'Intérieur, elle porte évidemment sur les chiffres. Bien sûr, il faut faire baisser la délinquance. Mais il souhaite aussi que nous soyons visibles et il faut rassurer les gens par une présence qui va d'ailleurs au contact pour être rassurant.
Et ça, c'est extrêmement important.
Je précise, les chiffres sont meilleurs sur la région dont vous avez la charge, au national. En revanche, les indicateurs principaux sont plutôt à la hausse sur les agressions physiques, les cambriolages et les violences sexuelles.
Je vous pose une question. Les cambriolages au plan national progressent bien moins que par le passé. Donc, en région parisienne, ils baissent. Au national, ils progressent moins bien. Et vous avez des items au plan national, notamment sur les transports qui intéressent beaucoup les Français, qui sont aussi en baisse significative au plan national. Je veux le signaler.
Quand on voit ces chiffres, pour ceux qui nous écoutent et qui disent mais je vois que les chiffres sont à la hausse en France, est-ce que vous, vous n'êtes pas que le Préfet de Paris, vous avez accès à beaucoup plus d'informations... Le Préfet de Paris, c'est Marc-Evilliot. Le Préfet de police, vous avez accès à beaucoup plus d'informations en réalité que sur le seul périmètre qui est le vôtre. Est-ce que vous dites mais on sera prêt, on sera prêt le 26 juillet, il n'y aura aucun problème sécuritaire pendant ces Jeux ?
Mais écoutez, aucun problème sécuritaire. D'abord, il faut rester modeste. Il faut rester modeste sur les questions de sécurité. On sera prêt en termes de sécurisation des Jeux. Évidemment, on y travaille complètement. D'ailleurs, les dispositifs de sécurisation des Jeux, de protection des sites, de protection de la cérémonie, tout est calé en réalité. Et puis, on sera prêt sur la lutte contre la délinquance parce que le ministre nous demande de mettre en place ce qu'on appelle des plans délinquance zéro, notamment dans les endroits où il y aura des sites olympiques. C'est ce que nous faisons notamment dans le nord-est parisien, dans le centre de Paris et puis en Seine-Saint-Denis.
Et donc, on monte en puissance, on mène des opérations de lutte contre la délinquance.
C'est ce qui vous inquiète le plus, la délinquance ? Plus que, par exemple, le risque terroriste ?
Écoutez, il y a une multitude de risques. Il y a les risques, les attaques cyber, il y a évidemment l'attaque terroriste. Mais là, nous avons des dispositifs renforcés, les services de renseignement travail, nous avons des dispositifs renforcés aux abords des sites, partout dans la capitale. Et puis, il y a la sécurisation des millions de personnes qui vont venir aux Jeux olympiques. Et ça, évidemment, c'est aussi une préoccupation forte d'éviter que ces personnes soient victimes d'actes malveillants, d'actes de délinquance.
Laurent Nunez, préfet de police, hier à ce même micro se trouvait l'avocat Thibaut de Montbrial, président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure qui, lui, s'alarmait précisément du risque d'attaque terroriste. Quel est l'état de la menace à l'heure où on se parle ?
L'état de la menace, il est toujours très élevé. Je ne vais pas la redétailler, évidemment. On l'a vu...
On est au même niveau, il n'y a pas eu d'alerte supplémentaire.
On est toujours au même niveau de menaces terroristes et le ministre de l'Intérieur a rappelé encore récemment qu'il y a évidemment cette menace endogène qui peut prévenir d'individus qui sont présents sur le territoire national, mais la menace exogène, celle d'équipes projetées, n'est pas du tout écartée et elle demeure aussi une de nos préoccupations. Et c'est pour ça, d'ailleurs, que les services de renseignement sont totalement mobilisés pour détecter ce type de menaces dans le partenariat étroit qui s'est bâti entre eux depuis 2017.
Une menace élevée, ça veut dire que là, à l'heure où on se parle, des attentats continuent à être déjoués régulièrement, y compris depuis le 1er janvier, par exemple.
Écoutez, ça, c'est la compétence des services de renseignement, mais vous savez qu'on a déjoué...
Vous avez, je crois, une partie de la compétence du terrorisme, de la brigade terroriste...
J'ai sous mon autorité un des dix services de renseignement de la communauté française du renseignement, et puis aussi un service judiciaire en matière de lutte antiterroriste à la direction de la police judiciaire de la préfecture de la police de Paris. Mais, voilà, les services de renseignement déjouent des attentats et surtout, parfois, même bien en amont, ils détectent des individus, y compris depuis le début de l'année. C'est en permanence. En permanence, les services de renseignement travaillent et resserrent les mailles du filet pour éviter que ne soient commis les attentats.
Est-ce qu'on sait, aujourd'hui, empêcher des drones d'accéder à certaines zones aériennes comme on fait avec des voitures où on peut mettre des blocs de béton à l'approche de zones piétonnes où on peut mettre des zones rouges de circulation ? Ça, on sait faire avec des drones ? Oui, bien sûr,
on sait faire. D'abord, il y a des mesures.
On sait éviter un périmètre aérien, c'est empêcher toute pénétration de drones ?
Bien sûr. Vous avez des mesures réglementaires qui empêchent... Vous savez, il y a des techniques qui sont mises en place par les services de police. Donc, à la préfecture de police, nous avons des unités spécialisées dans la lutte anti-drones et puis, nous avons des techniques de brouillage qui permettent de prendre, évidemment, le contrôle des drones dès lors qu'il est détecté comme étant un drone ennemi. C'est-à-dire, quand c'est un drone ami, un drone de télévision ou un drone qui a une autorisation parce qu'il y a aussi des dispositifs réglementaires qui autorisent le PAL sur le vol des drones, évidemment qu'on sait détecter tout cela.
C'est un dispositif dont je tiens d'ailleurs à dire qu'il a parfaitement fonctionné pendant la Coupe du Monde de Rugby.
Vous avez déjà utilisé le dispositif qui a été utilisé pendant la Coupe du Monde de Rugby sur les drones, nous dites-vous, c'est le même qui sera déployé pendant les Jeux ? Absolument, c'est le même
sauf que pendant les Jeux Olympiques, ce sera un dispositif renforcé puisque nous aurons le concours du ministère des Armées. On aura un dispositif de sécurité aérienne renforcé, notamment pendant la cérémonie.
Donc j'apprends ce matin qu'on sait interdire à des zones.
On sait intercepter des drones.
On sait intercepter des drones. Laurent Niaise, quel sens ça a ? Je vous pose cette question, on a vu une campagne lancée par le Dijob, c'est la délégation interministérielle aux Jeux pour recruter des retraités pour sécuriser les Jeux Olympiques et Paralympiques. Quel sens ça a de faire appel à des retraités ? Je rappelle qu'aujourd'hui un policier part à la retraite à 57 ans. Mais ça veut dire que sur les Jeux, on va aller chercher des personnes qui ont plus de 64 ans. On va leur dire on a besoin de vous.
D'abord, on mobilise, d'abord avant d'en arriver à la mobilisation de réservistes, de réservistes, je tiens à dire quand même qu'il y a un effort très conséquent qui va être fait à la demande du ministre de l'Intérieur par le directeur général de la Gendarmerie nationale, le directeur général de la Police nationale pour malouer pour la gestion des Jeux sur toute l'Île-de-France, énormément de renforts de policiers. Donc on aura un pic avec près de 45 000 forces de sécurité intérieure certains jours mobilisées pour la sécurisation des Jeux Olympiques. Mais on va avoir besoin
de faire revenir des retraités.
Il y a des missions qui sont des missions de volontariat, de sécurisation aux abords où on aura énormément de volontariat et t'appelles à des volontariats. La ville de Paris mobilise des volontaires, le Cojo mobilise des volontaires, nous-mêmes à la préfecture de police nous allons mobiliser des volontaires.
Des personnes qui ont été considérées comme ayant droit au repos parce que peut-être fatiguées par la vie.
Je ne connais pas l'appel du Dijob, je ne sais pas ce dont vous parlez. Ce que je peux vous dire c'est que nous allons avoir des réservistes de la police nationale, de la gendarmerie qui vont intervenir également pour la sécurité des Jeux qui peuvent être des personnes qui sont retraitées mais pas que. Ce sont peut-être des personnes qui sont... Mais ça ne vous choque pas des retraités qui sont absolument pas. Non mais attendez, absolument pas. Absolument pas.
Indépendamment, encore une fois, de la valeur de chacun mais le principe même d'aller chercher des personnes qu'on a jugées trop fatiguées pour continuer à exercer certaines fonctions.
Moi je vous parle des réservistes de la police nationale, de la gendarmerie nationale dont certains peuvent être des retraités. Non, je réponds à votre question. Donc nous avons besoin effectivement d'un certain nombre de volontaires pour des missions d'orientation, pour des missions de l'appoint, de la sécurisation. Mais ça n'a rien de choquant. Non, absolument pas. Absolument pas. Côté des forces de sécurité intérieure, le ministre de l'Intérieur a validé tous nos plans de déploiement et donc on travaille maintenant à l'accueil de ces fonctionnaires de police et de ces militaires de la gendarmerie pour sécuriser les Jeux.
Et sur les plans de circulation, juste avant d'entrer dans ce studio, j'ai consulté le site Anticiper les Jeux. Franchement, quand on voit la liste des restrictions, Laurent Nouniez, livraison à domicile à éviter pendant les Jeux. Les déménagements, je vous interromps tout de suite, c'est complètement faux. Je vous cite le site, si possible, pas pendant les deux mois. Conseiller dans la mesure du possible de diminuer ses déplacements ou de décaler ses horaires. Ma question est simple, est-ce qu'il faut fuir l'île de France quand on est francilien ou pendant ces Jeux ?
Je vous retourne une question. Avez-vous bien compris la démarche qu'on a engagée ? Ce que vous êtes en train de me lire, c'est ce que nous avons lancé dans le cadre d'une concertation fin novembre sur les périmètres de circulation. Là, on ne parle que de périmètres de circulation motorisés. Les gens peuvent marcher, se promener en vélo. Sur certains sites de Paris, certains sites de Paris, pardon, autour des sites olympiques, c'est quand même la moindre des choses.
Oui, mais autour d'un site olympique, une personne âgée qui se fait livrer ses courses,
une mère célibataire, qui fait livrer les courses pour son enfant. C'est quand même de prévoir des périmètres que je ne ferai pas, vous me traiteriez d'incompétent. Donc, on a prévu des périmètres de circulation et on a prévu de nombreuses dérogations qui sont en train de discuter. J'ai reçu tous les acteurs de la région Île-de-France, les acteurs qui comptent. J'étais encore hier dans une réunion publique dans Paris-Centre. Et tous les cas que vous avez cités, c'est marrant parce que justement, on a prévu des dérogations pour qu'ils puissent rentrer en véhicule dans les périmètres.
Donc, il ne faut pas fuir Paris.
Livraison de commerce, livraison de personnes âgées vulnérables à domicile, ce sera possible. Donc, un, il ne faut pas fuir Paris. Deux, je crois qu'il faut quand même qu'on soit rigoureux sur l'information qu'on donne. Parce que les Jeux Olympiques, c'est quand même un événement exceptionnel pour notre pays. Et à force d'avoir une approche pessimiste des choses, on va décourager tout le monde. Donc, nous travaillons avec mes équipes à faire en sorte que les personnes que vous avez citées puissent bénéficier de dérogations, j'insiste, pour pouvoir circuler en véhicule, simplement en véhicule, en piéton et en vélo, ce sera possible.
Laurent Nunez, réponse rapide s'il vous plaît. J'aimerais reparler d'un phénomène particulier, celui des homejackings. On a vu ces dernières semaines un certain nombre de personnalités, de célébrités ciblées pour des cambriolages avec violence, séquestration. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire à ce sujet ? Où en sont les enquêtes ? Est-ce qu'il y a une bande ou des bandes qui écument en ce moment l'Île-de-France à la recherche de personnalités, pardon du terme, à dépouiller ?
D'abord, il faut bien que vos téléspectateurs comprennent ce que c'est qu'un homejacking. Un homejacking, c'est quand des individus rentrent en général par ruse en se faisant passer pour un faux plombier, un postier dans un domicile, donc souvent dans la tranche de la matinée ou la tranche de soirée et commettent des violences physiques ou des violences psychologiques et parfois souvent même les deux pour commettre un cambriolage avec violence. L'infraction en tant que telle n'existe pas. C'est soit vol par effraction, c'est soit vol avec violence. Ce phénomène est un phénomène qui est en baisse ces dernières années. On était encore à 400 il y a deux ou trois ans.
L'année dernière, c'était 300. On était sur 300 faits. On est sur un nombre de faits limités mais qui sont, évidemment, nous luttons contre ces faits. Il y a 40% d'élucidation. 40% d'élucidation. Je rappelle, c'est 13% pour les cambriolages et ce qui marque, c'est que ce sont évidemment des personnes connues qui sont ciblées et vous avez raison. Pour certains auteurs, ils appartiennent à des bandes organisées qui ont d'ailleurs souvent des commanditaires et qui effectivement mandatent ces auteurs pour aller commettre un certain nombre d'hommes jacking et nous avons d'excellents résultats.
40% d'élucidation et on va évidemment continuer compte tenu de la notoriété des personnalités qui parfois sont visées.
Beaucoup Laurent Nunez, préfet de police. 8h53 sur RMC et BFM TV.
Laurent Nuñez