MÊME PASCAL PRAUD S’INCLINE : COMMENT MÉLENCHON EST SORTI DU PIÈGE DE WAUQUIEZ
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et Clara, tu as réussi à avoir des places pour le meeting de Jean-Luc là samedi ? Mais Marion, c'était pas un meeting, c une commission d'enquête. Ah !
Ah ouais ! Ah ouais ! Ben, on aurait dit.
Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le lundi 8 décembre et un homme a savouré son weekend. Et oui, c'est Jean-Luc Mélenchon, le tribun de la France insoumise s'est offert un beau coup double ce weekend.
D'abord, il a retourné la commission d'enquête parlementaire qui l'a auditionné en véritable tribune politique et en prime, il a réussi à mettre la quasi-totalité de la classe politique dans les cordes. Bref, ce qui était censé être un piège s'est transformé en podium. Si vous voulez interroger des gens qui ont des liens avec les terroristes, interroger les membres du Rassemblement national.
Mais je veux immédiatement préciser ceci. Je ne suis pas en train d'accuser le Rassemblement national d'avoir un lien avec le terrorisme, mais deux ces membres ont été pris la main dans le sac, l'un à vendre des armes, l'autre a aidé le travail. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse quand quelqu'un se met un foulard sur la tête ?
Vous comptez faire quoi ? Courir dans la rue et lui dire "Enlevez ça, vous êtes une islamiste." La personne vous dirait pas du tout, "Il pleut, je mets ça sur ma tête, vous n'en sortirez pas.
Vous me parlez du voile et des enfants à qui l'ommer en voile ? Et que dites-vous de la circoncision ? Elle concerne des jeunes enfants qui on ne demande pas leur avis.
Elle est présente dans deux religions et maintenant présente dans l'immerce des gens qui n'ont pas de religion mais qui considèrent que c'est une bonne chose de le faire. Personne ne pose jamais la question. Ça c'est pas un problème.
Les voiles sur la tête des filles, oui, c'est un problème. Et la circoncision, il y a des gens pour qui c'est un problème qui disent "C'est une maltraitance. Comment allons-nous nous sortir de ça Monsieur le rapporteur, monsieur le président, comme je suis là, je ne sais pas vous répondre.
Regarde le mariage pour tous, ils y étaient tous. Et là, vous étiez tous avec des islamistes, ça vous a pas dérangé. Bon ben, on comprend, ils défendent des vues sur la famille qui sont plus proches des vôtres que des miennes.
Et alors bah, on est tous du même pays, non ? Alors, on se déteste le reste du temps, mais il y a des moments où on fait la pause. Samedi pendant 1h45, Jean-Luc Mélenchon s'est offert un vrai moment de confort à l'Assemblée nationale.
Il a pu dérouler son érudition et ses tirades bien affutées face à une esquade de députés bien incapable de le bousculer. Et pour ne rien gâcher à son plaisir, l'audition était diffusée en direct sur toutes les chaînes d'info avant d'être décortiqué pendant des heures en plateau. Une bénédiction évidemment pour ces news et son compteur de temps de parole, mais aussi un coup de maître pour le leader insoumis qui se voit rarement offrir une tribune aussi généreuse et visiblement sa prestation a mis tout le monde d'accord de gré ou plus souvent de force.
Luc Mélenchon s'est comporté si ce n'est comme un professeur des universités en tout cas de façon assez docteur oui on va parler tout à l'heure de de sujets. Il a abordé par exemple la philosophie des Lumières, il a abordé à Veros si vous voulez il a fait du fond. Et donc euh notre classe politique française est tellement, je vais être un peu méchant avec l'ensemble de notre classe politique, dans une sorte de moins 10 ans intellectuel et de moins 10 ans culturel que voir un homme politique comme Jean-Luc Mélenchon pétri d'une culture classique parce que Jean-Luc Mélenchon est cultivé est intelligent et ben ça fait bizarre à tout le monde.
Il n'a pas été tant titillé que ça Jean-Luc Mélenchon. Pour lui, j'ai l'impression que c'est plutôt une très bonne balade de santé. On apprend ce qu'on savait déjà, c'est qu'il est excellent intellectuellement pour nier l'évidence, qu'il nous a retourné encore une fois le le cerveau, pardon de ses expressions un peu trivale, mais c'est vrai qu'il s'en sort très bien.
Ça paraît évident si ces gens-là n'ont pas assez travaillé en effet et qu'ils n'ont pas les armes culturelles et le background historique pour entrer dans une joue verbale contre Jean-Luc Mélenchon qui va les mettre en difficulté avec des des références historiques et religieuses, pourquoi pas et que ces gens-là ne travaillent pas à leur sujet. Et voilà pourquoi on n'est pas rentré dans le fond du sujet. Voilà pourquoi on n' pas eu ce face- à faceace entre certains élus et Jean-Luc Pénélenchon parce que ils n'ont pas les armes intellectuel pour lui répondre.
Je ne dis pas que je les aurai hein, loin de là. Loin de là. Je dis juste que c'est l'évidence.
On lui a laissé dérouler. Il en ressort même presque grandi pour pour ses pour ses fans parce qu'en effet il f était gonflable. Mais bien sûr, mais je veux dire, vous avez l'image de quelqu'un qui est un un tribun qui est assez redoutable et vous mettez en face des personnes qui sont pas capables de l'interroger.
Mais je pense qu'il faut être honnête, il a été meilleur que tous ces contradicteurs. Faut juste nommer une réalité. Mélenchon est un homme, on peut ne pas apprécier, hein, j'en suis pas un fan absolu, mais on est devant un homme politique d'une classe à part qui a une véritable érudition, une véritable culture qui est capable de de faire référence, d'utiliser l'histoire de France, de proposer sa lecture de l'histoire de France pour se situer au temps présent devant des contradicteurs qui n'en étaient pas vraiment et qui ont une culture politique assez limitée de leur côté et qui ne savaient pas comment le critiquer.
Euh je fais euh comme postulat de départ qui sera au second tour euh j'en suis quasiment persuadé et je suis aussi persuadé que dans un duel avec le Rassemblement national, on ne finirait absolument pas sur un 70, un 70 300 mais que le résultat serait beaucoup plus euh j'ai envie de dire équilibré. Ah bah oui, ces news est sur le cul. On savait que l'intelligence et la culture n'étaient pas vraiment leur rayon, mais là ils ont du mal à s'en remettre.
Ils n'ont tellement pas l'habitude de laisser Mélenchon parler qu'ils ont tous l'air surpris par son érudition. Alors, faut pas s'étonner qu'il s'énerve d'habitude, il peut pas en placer une. Mais avec ses presque 2 heures de parole libre en audition, Jean-Luc Mélenchon a mis en lumière une évidence cruelle, le niveau habissalement bas du débat politique actuel et donc de ses acteurs.
Et tout ça offert sur un plateau par personne d'autre que Laurent Vaquier, le pourfondeur de l'islamogauchisme qui n'était même pas présent. Pourtant, le député de la Haute Loire s'est démené pour que cette commission d'enquête voit le jour. Il l'a mis sur la table avec son groupe la droite républicaine.
C'était en juin dernier. La proposition de résolution visait à créer une commission d'enquête sur les liens existants entre certains représentants politiques et des organisations ou réseaux soutenant l'action terroriste ou diffusant l'idéologie islamiste. Le règlement lui interdit de cibler directement LFI mais pourtant c'était bien ce qu'il avait en tête et il ne s'en cachait d'ailleurs pas.
On l'écoute le 16 mai dernier au micro de Sonia Mabrou. J'ai le plaisir de vous annoncer que la promesse est tenue, c'estàd et que nous avons réussi à avoir et à obtenir cette semaine la création de la commission d'enquête parlementaire de la droite républicaine contre la France insoumise. L'objectif pour moi, c'est de faire cesser cette impunité dont jouit la France insoumise dans notre pays.
Cette forme de privilège rouge qui fait que il jouissent dans une partie de la classe politique et médiatique d'une tolérance. Je veux qu'on braque les projecteurs sur toutes les zones obscures de la France insoumise. Leur complicité avec les réseaux des frères musulmans, leur tolérance inacceptable sur le Hamas, la façon dont il minimise l'antisémitisme, leur travail de sable des forces de l'ordre.
Bon, alors le petit après tout ça, c'est que rien ne s'est passé comme prévu. Bah oui, on l'a dit, il y a des règles à l'assemblée. C'est comme au conseil de région, on ne fait pas des dîners à 100000 € avec l'argent du contribuable.
Pas plus que des commissions d'enquête à charge contre un parti. 2 semaines après son annonce, Tony Truentre sur le plateau de Boloré. Vaquier se prend une première porte en pleine poire.
La commission des lois juge irrecevable le texte déposé par les députés de droite au motif qu'il cite la France insoumise de façon trop explicite. Alors pour être dans les clous, le groupe de voquier a dû déposer une nouvelle version soigneusement expurgé de toute mention de LFI. Et après ça, il a aussi fallu y trouver quelqu'un pour présider la commission.
Et alors ça aussi ça a été compliqué. En premier, il y a eu Sophie Pantel mais la députée socialiste n'a même pas tenu une journée avant de claquer la porte. Fâché que le bureau ne compte aucun député de gauche.
Emeric Caron apparenté LI s'est ensuite présenté mais ce n'était évidemment pas au goût de Vquier et compagnie. Alors ces derniers ont donc manigancé pour l'écarter alors même qu'il était le seul candidat en Lise. Ils ont repoussé l'élection du président.
C'était le 30 septembre dernier parce qu'en fait LR voulait éviter à tout prix que la gauche ait son mot à dire sur les convocations. Bref, tout ce cirque a encore duré un moment avant que ne soit désigné président le député LR Xavier Breton et rapporteur le député siiste Mathieu Bloch qui pour la petite histoire avait quand même été élu en 2022 sous la bannière LR avant de se faire la mal avec Sioti dans son alliance avec le RN 2 ans plus tard. Comme quoi, on peut toujours s'arranger avec les règles, notamment celles qui dispose que l'un des postes de rapporteur ou de président revienne obligatoirement à un autre groupe que celui qui a demandé la commission.
Et d'ailleurs, ce n'est mieux quand on s'intéresse un petit peu plus au bureau dans son ensemble. Celui-ci est censé reproduire la configuration politique de l'Assemblée nationale. Sauf que dans les faits, aucun député de gauche ni siège.
Alors pour se justifier, le président breton avait tenté une pirouette. étant donné les délais impartis, nous ne pouvons convoquer tout le monde et avons dû prioriser les parties les plus citées sur le sujet, a-t-il déclaré, autrement dit, la droite et l'extrême droite obsessionnel de l'islamisme. Ça tombe quand même bien.
Et puis sur la question des délais soi-disant trop courts, le président oublie de préciser que ce n'est essentiellement presque que du fait des petites manœuvres autour de la présidence visant justement à y évincer la gauche. La commission a été créée en juillet le 4 et a ainsi perdu 4 mois de travail avec toutes ces histoires. Les auditions ont commencé en octobre alors que la commission doit rendre ses conclusions fin décembre.
Évidemment, ça fait court. Outre Jean-Luc Mélenchon, la seule autre leader de parti à avoir été auditionnée par la commission et Marine Tondelier des écologistes. Devant les députés, elle a pointé que beaucoup de remarques n'ont rien à voir avec le sujet de l'entrisme islamiste.
Elle a dénoncé une manière d'aborder ce thème profondément délétaire. Pendant son audition, la secrétaire nationale des écologistes s'est vu interroger sur sa position sur le voile, le burkini, sur des Allahuakbar entendu dans des cortèges pour la Palestine ou encore sur une photo où on la voit avec l'avocat franco-palestinien Salah Amouri. Une séance qui a évidemment confirmé que pour certains la commission servait moins à enquêter qu'à mettre les invités sur la scellette.
À part ces deux dirigeants de gauche, le reste des auditionnés en dit long sur l'orientation de la commission. On y retrouve notamment les journalistes Nora Busini ou encore Omar Youssef Souleiman. Chacun auteur d'ouvrage d'enquête clairement à charge contre LFI, ainsi que la chercheuse controversée Florence Berge Blackclair, principale source du rapport ministériel sur les frères musulmans qui sertent de référence à une grande partie des travaux de la commission bien qu'il soit largement décrié et instrumentalisé.
Cette dernière a notamment affirmé devant la représentation nationale que je cite la stigmatisation des musulmans en raison de leur appartenance religieuse n'a jamais été formellement démontrée ou encore que je cite à nouveau, les mouvements proalestiniens constituent des mouvements islamistes instrumentalisant la cause pour aller la gauche. Voilà. Si la droite et l'extrême droite utilisent la commission d'enquête comme une arme pour dzinguer la gauche, les macronistes ne sont pas en reste.
Bien au contraire, en manque de crédibilité politique, il se jette sur les obsessions des deux autres comme des chiens sur un os. L'exministre Priska Tevno en est le parfait exemple, mais elle a visiblement moins apprécié de se faire rembarrer par le vieux samedi. Non.
Est-ce que je suis satisfaite ? Non. Et je trouve que l'exercice par rapport à ce que vous avez pu dire, pardonnez-moi, n'est pas réussi pour Jean-Luc Mélenchon parce que il a prouvé que il était très bon dans une stratégie de Jo l'Ambrouille. nous a parlé nous a fait un cours d'histoire, il nous a fait un cours de français, il nous a fait de la sémantique, il nous a même parlé longuement de son enfance mais il n'a répondu à aucune question et d'ailleurs il l'a reconnu lui-même.
À la fin de ma question, il a très justement dit d'ailleurs je pense que je n'ai pas répondu à votre question madame Tvenau. Donc non, c'était un exercice où il s'est auditionné lui-même et en ce sens, je pense que ces non réponses et bien continuent à laisser planer le sujet sur le fait est-ce que la France insouise avec son leader Jean-Luc Mélenchon se comporte comme un cheval de 3 pour l'islamiste, pour l'entrée islamiste en France via la politique ? Ah, on peut comprendre sa déception, hein.
Avoir monté toute une commission d'enquête, se farcir des heures d'audition fantoche. Tout ça pour se prendre les pieds dans le tapis et se faire couvrir de ridicules à la fin. C'est vrai que ça fait des ordres et ça met un coup à l'ego.
Surtout quand Jean-Luc Mélenchon, lui s'en sort, grandit. Voquier a eu le pif, lui en se défilant. Au moins, il s'évite une nouvelle déculottée en public.
Quoique tout le monde a remarqué son absence, même Pascal pro. une victoire politique pour Mélon c'est absolument une victoire politique pour Mélenchon c'est-à-dire à l'encontre de ce que souhaitait tous ceux mais vous avez parfaitement raison mais parce que parce que Laurent Voquier n'était pas présent que Laurent Voquier il y a enfin on va dire que je dis Laurent Voquet il me dit parfois vous m'épargniez pas mais où vous étiez monsieur Vquier le président l'a laissé jouer la montre enfin c'était incroyable il rajouté comme il a pas fait il n'a pas fait un tweet le monsieur Vier n'a pas fait un tweet, nous sommes d'accord et c'est lui qui a l'initiative de ça. Bah écoutez, on va être charitable.
On dira pas. Bon, il faut quand même dire que Mélanchon lui-même s'est fait un plaisir de le souligner dans son proposiminaire dès les premières minutes de son audition. Monsieur Voquet, c'est lui qui a inventé cette commission.
Il s'est tellement mal pris qu'il a fallu en changer le nom. Et pour finir, il vous abandonne. Il vient même pas là.
Pour il a peut-être des idées, c'est lui qui a inventé l'idée que nous serions responsables, nous les insoumis de je ne sais quelle conivance. Où est passé monsieur Voquier ? Pourquoi ne vient-il pas ici ?
Pourquoi ne vous supplie-t-il pas, président, de pouvoir venir vous tenir informé de ce qu'il a motivé à nous pour chasser comme il le fait ? Alors Jean-Luc Mélenchon n'a pas seulement survécu à cette commission d'enquête, il l'a littéralement retourné contre ses adversaires à quelques mois des échéances électorales, ce qui devait être un piège s'est transformé en vitrine de son aisance et de sa pensée politique. En 1h45, il a exposé au grand jour le ridicule des obsessions de ses opposants et lavé l'honneur de sa formation, la France insoumise sans cesse diaboliser.
Et pendant ce temps-là, la droite et l'extrême droite s vertus à manipuler le règlement, à jouer aux chaises musicales avec la présidence. Les macronistes courent après leurs obsessions, mais Mélenchon lui a déroulé ses arguments avec clarté et une pointe d'humour, soulignant au passage que le niveau général du débat politique est largement en dessous de tout. À tel point que même ces news semblent désormais hésiter à croire au sondage racolleur et catastrophiste, le plaçant très loin derrière Bardella dans un potentiel duel de second tour à la présidentielle alors que tout le monde sait que le trentenaire qui n'a jamais rien fait de sa vie ne tiendrait pas 2 minutes face au tribin Septuagénire insoumis dans un débat.
Bref, la commission a eu au moins un mérite : remettre les pendules à l'heure et exposer au grand jour l'imposture politico-médiatique qui règne depuis trop longtemps dans notre pays. Mélenchons un, les autres zéro. Faites mieux.
Nous sommes désormais à quelques heures du vote final du projet de loi de financement de la sécurité sociale, le PLFSS. Vendredi, le premier volet, celui des recettes, a été adopté à 166 voix pour et 140 contre. Un résultat arraché non pas une adhésion franche mais par le retrait de la très contestée hausse des franchises médicales et de nombreuses absences dans l'hémicycle.
Le premier ministre Sébastien Lecornu qui s'était engagé à ne pas recourir à l'article 493 pour faire adopter ce budget se félicite de cette première étape parce que nous avons cherché le compromis. Nous avons aujourd'hui un budget de la sécurité sociale pour l'an prochain prêt à être voté. Le gouvernement a tenu parole de la déclaration de politique générale à la fin de la discussion parlementaire, déclar-t-il dans un long tweet.
Demain sera donc soumis au vote la partie dépense du PLFS, celui qui comporte entre autres la suspension de la réforme des retraites. Mais l'adoption de ce volet semble plus incertaine au vu des débats de ces dernières semaines. À droite, le groupe Horizon, le parti de l'ex-premier ministre Édouard Philippe a déjà annoncé qu'il votera contre.
Même son de cloche du côté des Républicains. Bruno Rotaillot déclaré hier sur BFM que ce texte n'est pas votable. J'ai qualifié d'ailleurs ces deux budgets de holdup holdup fiscal puisque là aussi pour le PFSS, on va avoir une nouvelle CSG voilà pour près de 2 milliards un peu moins holdup social puisque on ne fait pas la réforme de la retraite et ça veut dire que demain on consent à faire s'effondrer le régime de retraite par répartition auquel les Français tiennent.
Et enfin holdup démocratique parce que jamais le pays n'a été autant à droite et jamais un gouvernement, une politique n'a été autant à gauche. À gauche en revanche, tout le monde n'est pas d'accord. Chez les verts, Jadeau appelle au minimum à s'abstenir.
Côté socialiste, la ligne diffère. Ce matin, Olivier Fort a appelé son groupe à voter en faveur du texte. Le responsable socialiste expliquait ce matin sur BFM que ce projet est l'objet d'un compromis.
C'est un moment important. H ça n'est pas tout à fait banal. Il n'y a pas de majorité dans ce parlement et donc il faut que chacun se demande si il vote pour ou s'il vote contre.
Et évidemment quand nous sommes entrés dans le débat, nous étions absolument contre ce projet de budget parce qu'il y avait en fait le gel des pensions de retraite, il y avait le gel des prestations sociales, les minim, allocation familiale, allocation d'alte handicapé, enfin toutes c toutes ces allocations qui perment à des gens de vivre normalement. Il y avait le doublement des franchises médicales. Il y avait une augmentation de la CSG sur les revenus, de tous les revenus.
Il y avait aussi des misères qui étaient faites notamment aux apprentis et cetera et donc tout ça vous avez réussi à le faire sauter. Nous avons réussi à le faire sauter. Il y avait aussi une baisse des crédits pour l'hôpital qui était trop importante.
Donc il y a eu là toute une série d'avancées et la négociation a permis de faire en sorte que ce projet, cette copie ne soit plus la même qu'au démarrage et aujourd'hui c'est une copie qui est passable. Et donc c'est la raison pour laquelle demain devant mon groupe je plaiderai le fait que nous votions pour ce projet de loi de financement de la s que vous votiez et rappelez-vous il y a quelques semaines Olivier Fort avait pourtant affirmé que le PS ne voterait jamais ce budget députés socialistes vont-ils suivre cette folie abandonnant le programme sur lequel ils ont été élus et rejoignant ainsi la majorité macroniste questionne le député France insoumise Manuel Bompard et on continuera de notre côté évidemment à suivre ces débats demain dans nos émissions. Samedi dernier, les folies bergères accueillaient l'humoriste Harry Habitan pour son spectacle.
Des militantes du collectif Nousout se sont introduites dans la salle parisienne pour dénoncer sa présence, muni d'un masque à son effigie portant l'inscription violeur sur le front. Pour rappel, l'humoriste a été accusé de viol en 2021. Habitant avait été mis en examen et soumis à un contrôle judiciaire. avant que la justice ne prononce un non lieu en avril 2024.
Les collectifs féministes le rappellent, un non lieu, ce n'est pas un acquitement, c'est juste la fin des poursuites. Et durant l'interruption de son spectacle, les spectateurs sur place ont vivement réagi, notamment en donnant des coups de point à notre journaliste Lisa Lap qui en a fait les frais. On regarde néanmoins son reportage.
L'action ce soir, elle est essentielle parce que nous toutes et le comité nous toutes Paris Nord refuse de voir se dérouler euh sans réaction euh la réintégration médiatique et professionnelle d'un homme qui est accusé de viol depuis 2021. Euh en fait, nous ce qu'on constate sur les plateaux télé, c'est vraiment la complicité euh et le traitement médiatique qui qui est fait qui assimile en fait non lieu et innocence. Alors que nous, c'est important pour nous de rappeler qu'un nonlieu n'est pas un acquitement.
Un non lieu, c'est juste la fin des poursuites. C'est super important de pointer l'impunité. C'est super important aussi de pointer le traitement qui est fait par Harry Habitan lui-même, mais également par les médias et les journalistes de cette affaire puisque il ne cesse de répéter qu'il est innocent.
Sauf qu'on sait qu'en France bah énormément en fait de victimes soit portent plainte ou ne portent pas plainte. Mais quand elle porte plainte, beaucoup de victimes en fait ne voient pas leur agresseur ou leur violeurs condamné. Cassez-vous, cassez-vous, cassez-vous. retourne voir s'il y en a d'autres retourne voir poussez pas c'est la presse c'est c'est la presse je suis journaliste.
Je suis journaliste. Allez go. Elle rentre pas non plus.
Mais je suis journaliste. Non madame je connais pas. Vous rentrez plus.
Elle rentre pas. À l'heure où nous tournons ce récap, ni Harry Habitant ni la salle détenue par Boloré ne semble vouloir prendre la parole sur les événements de cette soirée. Plus de 2300 scientifiques et médecins alertent contre un projet européen de simplification de la réglementation sur les pesticides.
Ce mercredi 10 décembre, la Commission européenne entame l'examen du paquet réglementaire Omnibus 7 sous couvert de simplification. Ce texte vise à supprimer l'obligation de réévaluer les pesticides auxquels doivent se plier les industriels. Une procédure pourtant essentielle comme le rappellent les 2300 signataires dans une lettre ouverte.
Combien de pesticides initialement autorisés et mis sur le marché révélé ensuite comme étant hautement toxique à la fois pour la santé humaine et pour l'environnement ont été retirés du marché ces dernières années lorsque leurs effets dramatiques ont été mis à jour. parfois avec des retards dommageables, questionne le texte qui interpelle notamment le Premier ministre français Sébastien Lecnu. Pour le président de l'association Alerte médicale sur les pesticides, Pierre Michel Périnot, son adoption serait une régression de 30 ans.
La semaine dernière, déjà 114 organisations environnementales demandées dans une tribune publiée dans le monde à retirer immédiatement ce texte. Et ce n'est d'ailleurs pas la première fois de l'année que la communauté scientifique et médicale se mobilise face à l'offensive pro pesticide. En mai dernier, plus de 1000 médecins et scientifiques avaient déjà publié une lettre contre la proposition de loi du plomb.
Un mouvement également suivi par une pétition lancée par la société civile recueillant plus de 2 millions de signatures. Malgré cette opposition massive, la loi a finalement été adoptée en juillet dernier. L'un de ces articles les plus controversés, celui qui permet de réintroduire sous condition impuissante insecticide, a néanmoins été censuré par le Conseil constitutionnel début août.
Le 8 décembre dernier a marqué les 1 ans de la chute de régime de Bachar Al-Assad en Syrie. Après 25 ans de régime autoritaire et 13 années de guerre civile marqué par la répression et la torture, l'ancien président syrien s'était réfugié chez son allié russe à Moscou. Depuis, c'est Ahad Alchara, un ancien djihadiste qui assure la présidence intérimaire.
Alchara a entrepris de rompre l'isolement international de la Syrie en enchaînant notamment les visites en Occident, en cherchant à attirer des investissements et à relancer les relations diplomatiques. Mais la Syrie peine à se reconstruire. La situation sociale demeure préoccupante.
L'an dernier, près de 90 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté, confronté à des pénuries alimentaires, à un chômage élevé et à des services publics insuffisants. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.
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Jean-Luc Mélenchon