Liste noire : "Aucun individu dangereux ne doit pouvoir mettre les pieds dans une école"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour, Edouard Geffray. Merci de nous avoir rejoint en direct sur Public Sénat. On voit l'émotion très vive au Parlement, aussi suite à la mort de la petite Liana.
Il y a cinq ans, un signalement visant à Jérôme Barrella avait été émis alors qu'il était agent de la région au sein de l'éducation nationale parce qu'il entretenait une relation sms avec une élève la question se pose désormais de l'absence de saisie de la justice est ce que vous en savez davantage est-ce qu'il ya un dysfonctionnement de l'éducation nationale alors à ce stade on n'en sait pas plus je Je rappelle qu'effectivement, à l'époque, l'approviseur ayant connaissance de ses faits avait signalé les faits à la région et avait provoqué le licenciement de ce criminel. Aujourd'hui, l'idée, c'est de faire évidemment toute la lumière sur cette affaire, qui évidemment, et je me permets de leur dire, suscite une très vive émotion, je crois nationale, que je partage. Suscite aussi une émotion très vive dans la communauté éducative.
Pour nous, l'Iana était aussi une élève, et je pense à ses professeurs, à ses camarades, qu'on soutient évidemment très fortement, et évidemment en tant que ministre, voilà je partage cette émotion, si vous me permettez un double titre. Vous avez demandé une enquête interne au sein de l'Education nationale, vous communiquerez dessus ? Alors c'est la même enquête, c'est une enquête conjointe de toutes les inspections.
Effectivement, on a demandé à ce que l'inspection éducation nationale se joigne à cette enquête pour qu'on puisse vraiment décortiquer, si je peux dire, tout de A à Z. C'est-à-dire que rien ne doit être laissé au hasard. Si jamais il devait y avoir des défaillances évidemment qu'éducation nationale, on en tirerait les conséquences.
À ce stade, une fois encore en l'état des éléments que nous avons, tout a été fait selon les procédures, mais simplement en l'état de ce que nous avons à ce stade, c'est-à-dire pas tout. Que peut faire votre ministère dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ? Vous misez beaucoup sur cette liste noire qui va être intégrée au projet de protection de l'enfance, c'est bien ça ?
Absolument. Moi j'ai un objectif qui est très clair, c'est qu'aucun individu dangereux ne doit pouvoir mettre les pieds dans une école. Et donc l'objectif c c'est effectivement ce qu'on appelle une liste noire, c'est-à-dire un fichier des interdits d'école.
C'est-à-dire des personnes qui, parce qu'elles auront été licenciées par leur administration en raison de le comportement avec les mineurs, donc ça peut être le périscolaire, ça peut être les sports, ça peut être l'éducation nationale, ne pourront plus, si vous me permettez d'expression, rentrer par la fenêtre quand on les a chassés par la porte. Et cette liste noire, elle contrevient pas à la présomption d'innocence ? Est-ce qu'il n'y a pas de condamnation pour ces personnes ?
Alors, il n'y a pas de condamnation pénale, mais il y a une sanction administrative qui a été prise d'homme du procédure contradictoire, une procédure disciplinaire, si vous qui permet de les évincer mais aujourd'hui il faut savoir que si vous avez un agent public qui est radié sur la base d'une procédure disciplinaire, s'il n'y a pas de condamnation pénale, il peut repasser les concours et redevenir fonctionnaire le lendemain et ça ce n'est pas possible. Est-ce que l'Education nationale peut en faire plus en matière de prévention de ces violences sexistes et sexuelles. La proposition de loi intégrale, par exemple, dont on parle beaucoup ces derniers jours, prévoit l'instauration d'un entretien annuel pour chaque enfant afin de s'assurer de son bien-être et d'essayer des situations de violence.
Est-ce que ça pourrait être une bonne mesure que vous reprendriez ? D'abord, nous, effectivement, il faut savoir que l'éducation nationale, c'est le premier signalheur de France. Nous faisons 80 000 informations préoccupantes ou signalement à la justice par an.
Pas que sur des violences sexuelles, mais sur tous les sujets qui touchent à la protection de l'enfant, c'est quasiment deux fois plus qu'il y a cinq ans. Donc c'est quand même considérable. Et pourquoi ?
Parce que ça reste un lieu évidemment de confiance. Et donc les enfants se confient à leur professeur, à l'infirmière scolaire, à l'institut sociale. Maintenant, très clairement, on peut faire plus.
Je ne suis pas sûr qu'il faille systématiser un entretien annuel avec un enfant parce que un enfant ne parle pas d'aide fixe ou à heure fixe mais en tout cas l'idée de dire qu'il faut qu'il y ait un espace de dialogue et un espace pour libérer et accueillir la part de l'enfant, ça je crois qu'on est tous d'accord. Une dernière question, l'éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité, est-elle la solution ? On voit que dans de nombreux établissements, elle est mal enseignée, il y a une majorité d'enfants qui n'ont pas plus de deux heures de cette heure d'éducation est-ce qu'il faut miser davantage sur ce programme très clairement oui d'abord nous avons un programme ça c'est nouveau c'est la première année donc les choses se mettent en place mais très clairement il faut miser là dessus parce que précisément on y apprend à la fois le respect du corps.
Chez les petits, justement, que certains gestes ne sont pas normaux et que l'enfant a des moyens de défense et de signalement quand il est confronté à ça. Et puis évidemment, mécaniquement, on crée un espace de dialogue. parce que l'enfant qui a connaissance de tel fait peut dire « mais en fait, c'est pas normal ce qui m'est arrivé ».
Donc oui, évidemment, il faut miser là-dessus. On fait en sorte que ça puisse être vraiment, je vais dire, pleinement mis en œuvre dans tous les établissements. Cette année une fois encore, c'était la première année, mais Et maintenant, nous avons un programme.
C'est trois séances minimum par an, de la maternelle jusqu'au lycée. – Merci Edouard Jeffrey d'être venu réagir en direct au micro de public Sénatam. – Merci beaucoup Quentin, merci beaucoup et on poursuit les Les réactions,
Édouard Geffray