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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 novembre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheEurope & internationalBudget & impôts

Clément Beaune : « Les débats en France et en Europe sont devenus des débats de vieux »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le commissaire au plan avait vu venir cette mobilisation des lycéens ?

  • 1:51OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a eu une stratégie électoraliste de la part des politiques envers les retraités plutôt que les jeunes ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi les débats en France et en Europe sont-ils devenus des débats de vieux ?

  • 3:28OuverteRéponse directe

    Quelles politiques de jeunesse proposez-vous pour rééquilibrer la société ?

  • 4:04RelanceRéponse directe

    Pourquoi les lycéens continuent-ils de manifester malgré les engagements pris par le gouvernement ?

  • 4:42OuverteRéponse partielle

    Les engagements du gouvernement suffiront-ils à calmer la mobilisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:28Clément BeauneFait
    « On a le plus d'élèves par classe de toute l'Union Européenne au collège. »
  • 4:42Clément BeauneFait
    « Le déblocage de 10 millions de barils, le gasoil, les stocks stratégiques. »
  • 5:13Clément BeaunePromesse
    « Réduire le nombre d'élèves par classe, je crois que c'est en seconde où ça serait plafonné à 28. »
  • 5:44Clément BeaunePromesse
    « On va conduire des travaux pour regarder ce que font les autres pays européens en termes d'orientation vers l'université. »
  • 7:59Clément BeauneChiffre
    « Un gouvernement qui dit qu'il faut faire des économies, un effort à hauteur de 54 milliards d'euros. »
  • 13:20Clément BeauneFait
    « 2022, il devrait en faire sa priorité avec un super ministre de l'écologie. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Mobilisation des lycéens, grande manifestation jeudi à l'appel des syndicats pour lutter contre la vie chère, le gouvernement qui fait face à la contagion de la colère. Contagion qui s'étend au reste de l'Europe. Et pour en parler, nous recevons Clément Bonne. Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes au commissaire à la stratégie et au plan ancien ministre chargé de l Europe, interview en partenariat avec la presse régionale, représentée ce matin par Stéphane Vernet de Ouest-France. Bonjour Stéphane. Bonjour Auriane Clément Beaune, bonjour. Clément Beaune, est-ce que le commissaire au plan que vous êtes avait vu venir cette mobilisation qui s'enquisse dans le pays ? – Alors, on n'a pas de boule de cristal, donc j'aimerais pouvoir vous dire

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que tous les événements, notamment les crises, parce que c'est une crise forte, avec des revendications légitimes, on y reviendra, sont prévues ou prévisibles. On y reviendra peut-être aussi, je souhaiterais d d'ailleurs, moi ça fait quelques mois que je suis au commissaire de la stratégie et aux plans, qu'on retrouve des plans quinquennaux, ça ne prévoira pas là encore tous les événements, mais ça nous aidera peut-être à désamorcer à cet âme de crise. Ce qu'on a vu, analysé, j'ai souhaité d'ailleurs que ce soit un des premiers travaux qu'on mène quand je suis arrivé, c'est le déclassement de la jeunesse dans la société. Au-delà des mobilisations de court terme, on voit bien que c'est un phénomène de fond, d'ailleurs un phénomène qui ne concerne pas que la France depuis le printemps.

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Il y a 22 pays européens sur 27 qui connaissent ou qui connaissent qui ont connu des épisodes de mobilisations étudiantes ou lycéennes. Et ma conviction profonde, le gouvernement répondra à cette crise, mais c'est qu'on vivra des moments difficiles pour les jeunes et avec les jeunes parce qu'il y a un choc thémographique qu'on vit dans une société. Et ça, c'est un phénomène de long terme qu'on voit. Et la place de la jeunesse, j'allais dire presque la place physique de la jeunesse dans une société, recule. Je donne juste un chiffre. Il y avait un jeune, une personne, pardon, sur deux en France qui avait moins de 30 ans en 1975. C'est maintenant une personne sur trois et ça sera bientôt une personne sur cinq. Je ne dis pas que ça explique tout, mais on voit bien que quand

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vous avez une société qui est moins jeune, plus vieille, plus vieillissante, c'est comme ça c'est aussi une bonne nouvelle on a une espérance de vie plus grande etc sera tous à moment des jeunes et les vieux j'espère en tout cas eh bien il faut qu'on prête une attention plus grande au delà de revendications précises sur le le nombre d'élèves dans les classes, sur le bâti scolaire, sur les remplacements de professeurs. C'est le sujet du moment et c'est très important. Mais il y a une question de la place de la jeunesse dans la société. – Est-ce qu'il y a eu une stratégie électoraliste de la part de nos politiques ? C'est un débat qu'on entend en monter, parce que les retraités c'est eux qui ont la clé du vote à la présidentielle beaucoup plus

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que les jeunes et donc on s'est plus intéressé à nos retraités qu'à nos jeunes. – Ça c'est un sujet ancien, sans doute oui, notre débat public, je ne sais pas si c'est pour des raisons électoralistes ou autre, mais comme on parle beaucoup des retraite, c'est évidemment un sujet important, y compris pour les jeunes de confiance dans l'avenir. On parle quand même de ces débats-là, on parle de la fin de vie, on parle de la dépendance et c'est des sujets de société très importants. Mais on voit bien que nos débats en France et ailleurs en Europe d'ailleurs sont devenus un peu des débats de vieux. Pardon de dire comme ça, ce n'est pas pour opposer les générations. Mais là où quand on dézoome un petit peu sur le reste du monde,

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on a sur l'innovation, sur l'investissement, la recherche et l'éducation des débats un peu plus enthousiasmants, un peu plus positifs. Donc il faut évidemment qu qu'on règle nos sujets de retraite parce que ça finance tout le reste du modèle de société, y compris l'investissement dans l'éducation, mais qu'on ait des débats un peu différents. Je vous donne juste un autre chiffre qui je pense résume bien la situation. Depuis les années 70, l'augmentation de nos dépenses publiques parce qu'on dépense plus pour l'action publique, c'est 90 % pour le modèle social et notamment pour les retraites. Et donc on voit bien que la part, par exemple en France comme dans d'autres pays européens, de l'éducation, de notre richesse nationale a plutôt de reculer parce qu'on l'a fait collectivement,

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ce n'est pas un gouvernement ou un autre, collectivement le choix implicite du financement d'un modèle social et en particulier du vieillissement de la population. C'était sans doute nécessaire, mais il faut que dans nos débats, dans nos actions, dans nos propositions, on ait des politiques de jeunesse beaucoup plus centrales. J'en propose une par exemple, qui est la participation démocratique. Je pense que comme on va avoir presque mécaniquement plus de vieux dans la société, moins de jeunes, par exemple donner le droit de vote dès 16 ans pour les élections locales et l'expérimenter ainsi pour voir que c'est une forme de ticket d'entrée dans la citoyenneté, de saste d'entrée dans la citoyenneté. C'est une des façons de donner confiance, de rééquilibrer la société puis de dire

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qu'il y a des mesures pour les jeunes aussi. À propos des propositions, et je reviens au mouvement des lycéens, il y a eu plusieurs propositions, plusieurs engagements qui ont été pris par le gouvernement qui répondent aux revendications des lycéens, le remplacement de parcours suple, pas plus de 28 élèves par classe au lycée, le plan de rénovation des bâtiments, 4 milliards, etc. Pourtant, les lycéens veulent toujours descendre dans la rue, l'appel à mobilisation est toujours là, le blocus est toujours là. Comment est-ce que vous expliquez ça ? On va voir, je crois que c'est la rentrée ce matin. Vous pensez que ça va faiblir ? Je ne sais pas vous dire parce que là non plus ça ne se prédit pas ni dans un sondage ni dans une boule de cristal

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ni dans un rapport mais j J'espère, parce que c'est quand même des réponses importantes. Et ce n'est pas une question de confrontation au gouvernement contre les lycéens. Ça vient des revendications des lycéens. Donc c'est une façon d'avoir écouté et répondu à une partie importante de – Mais eux disent que c'est que les miettes, ils veulent beaucoup – On a l'impression que les enchères… – J'ai l'impression que la question, c'est de savoir si ça va être mis en place parce que les lycéens ne sont pas idiots, ils voient bien qu'il y a des échéances politiques l'année prochaine et que même si on a confiance dans les propositions, il faut que d'autres s'en saisissent pour que ça ça perdure au-delà de l'élection présidentielle de 2027. Mais les engagements qu'a pris le gouvernement

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sont des sujets très concrets. Réduire le nombre d'élèves par classe, je crois que c'est en seconde où ça serait plafonné à 28, c'est l'engagement du gouvernement. C'est important parce qu'au collège et au début du lycée, c'est effectivement là où la France est la plus décalée par rapport aux autres pays européens et de l'OCDE. On a le plus d'élèves par classe de toute l'Union Européenne au collège. Donc c'est une mesure concrète de réponse. Par cours sup, il y aura des mesures dès cette année et une refonte très – Oui, on va d'ailleurs conduire des travaux pour éclairer ce sujet. On va conduire des travaux pour regarder ce que font les autres pays européens en termes d'orientation vers l'université, parce qu'on critique Parcoursup dans

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le débat français, il faut regarder peut-être les bonnes pratiques ailleurs en or. – Pourquoi ça ne suffit pas ? Comment est-ce que ça suffit encore une fois si ça suffit pas mais je le dis je pense qu'il y a une attente qui est très forte et qui dépasse sans doute ses revendications alors ça veut pas dire qu'il faut pas un moment reprendre le chemin des cours et avoir un débat plus apaisé il ya des jeunes de plus de 18 ans il n'y a pas que les jeunes de 16 à 18 ans, ils vont voter. Ils peuvent voter en tout cas, il faut qu'ils votent et qu'ils participent au débat de la présidentielle par des engagements citoyens, par le vote tout simplement. Dans quelques mois, ils ont leur mot à dire sur ce qui va se passer en matière d d'éducation.

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On est dans une période un peu particulière, puisqu'on voit bien qu'il y a une discussion budgétaire qui est un peu compliquée. Il y a des engagements qui ont été pris qui sont importants et puis il y aura un engagement à la présidentielle. – J'ai la même question concernant les gilets jaunes. Là, il y a le déblocage de 10 millions de barils, le gasoil, les stocks stratégiques. On voit que l'effet va se faire sentir à la pompe, là, maintenant, à partir de cette semaine. Pourtant, les appels à mobilisation demeurent. On repart sur un week-end, samedi-dimanche de mobilisation forte. Qu'est-ce que… Il y a deux choses, qu'il y a des appels à mobilisation de la part d'organisations syndicales associatives, je veux dire, c'est la vie démocratique. Alors il y a aussi l'intersyndicale.

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Oui, oui, c'est l'appel à la journée de mobilisation du 5 novembre. Il y a des appels à la mobilisation, j'allais dire que c'est même plutôt sain dans une démocratie. C'est quoi l'essentiel de leurs revendications ? Elles sont sociales, on voit bien. Sur l'augmentation du SMIC en cours de négociation, par exemple – On parlait de mouvements européens sur la jeunesse, il y a aussi un mouvement européen parce qu'il y a une réalité européenne qui dépasse la France, c'est qu'on a une année difficile en termes de pouvoir d'achat, ce n'est pas complètement nouveau, mais la question du carburant a beaucoup pesé, ce n'est pas fini, même s'il y a des Les mesures importantes qui ont été prises avec ce déblocage stratégique, les accords internationaux qu'a négocié le Président de la République,

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tout ça permet d'apporter un peu d'air à court terme. Mais on voit bien que c'est un moment difficile à passer pour les Européens. Et donc ça ne se résout pas seulement par une réponse ponctuelle à une mobilisation, ça se résout par des réponses un peu plus dans la durée et notamment je le dis sur la question du carbone parce qu'il faut qu'on soit concret, par des réponses qui sont aussi de réduction de la pression des énergies fossiles de notre vie quotidienne. Et donc tous ceux qu'on dit à la fois « il faut des aides au carburant, mais l'écologie y en a marre », ont une lourde responsabilité dans la crise du pouvoir d'achat qu'on vit aujourd'hui. Sur le budget, justement ? Alors sur le Le budget, on voit bien que les débats budgétaires,

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notamment à l'Assemblée, on est en pleine pantalonnade, on insiste à des choses complètement surréalistes. Vous avez un gouvernement qui dit qu'il faut faire des économies, un effort à hauteur de 54 milliards d'euros et des députés tous bords confondus, qui votent des mesures sur la partie recettes qui conduisent à produire quasiment 50 milliards, 49 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en réalité ou d'annulation de recettes. Le tout sera voté demain matin sur la partie recettes probablement rejetée et tout ça partira au Sénat. Est-ce qu'à l arrivée, on aura un budget ? Alors, on aura un budget, parce qu'on n'est pas... Comment le fait passer ? On aura un budget, c'est important de le rappeler, pour nos concitoyens, pour nos services publics, pour les entreprises.

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On a toujours un budget en France. On n'est pas comme les Etats-Unis où il y a des shutdowns, comme on dit, c'est-à-dire que les services publics s s'arrête, il n'y a pas de vote. La constitution est bien faite, on l'a vu les années précédentes, il n'y avait pas plus de majorité, il y a des mesures d'urgence éventuellement, mais surtout il y a… – Il y a budget, budget, Sébastien Lecornu dit une loi spéciale c'est 15 milliards, dans le contexte actuel on peut se permettre. – Le gouvernement a raison de tout pour qu'on évite la loi spéciale, c'est mieux que pas de budget mais enfin ce n'est pas une solution satisfaisante dans la situation budgétaire dans laquelle on est. Donc il y a d'autres outils, on verra ce que choisit le gouvernement, 49-3 ordonnances, notre constitution a une panoplie

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d'outils qui permet d'avoir un budget et j J'insiste, vous avez raison. Mais vous l'appelez à utiliser le 49-3 ? Parce que l'année dernière, il n'a dit pas de 49-3. En tout cas, je pense qu'il faut tout faire pour éviter la loi d'urgence. Ça c'est sûr. Et donc il n'y a pas beaucoup de solutions juridiques et constitutionnelles. Il reste les ordonnances. Le problème des ordonnances, c'est le gouvernement qui décide à la – Il faut quand même expliquer, le 49-3, le problème de 49-3, c'est que s'il y a chute du gouvernement, censure du gouvernement… – Oui, il n'y a pas de budget. – Il n'y a plus de gouvernement, mais surtout il n'y a pas de budget. – Oui, c'est vrai. – Et donc il reste quoi si on veut éviter la loi spéciale – Il reste les ordonnances.

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– Non mais il ne faut pas déresponsabiliser chacun, s'il y avait un 49-3, ce n'est pas automatique que la censure soit votée, fort heureusement, et il y a d'ailleurs, j'ai entendu de différents partis politiques qui confondent en question, quelqu'un comme François Hollande – Les dépliqués aujourd'hui sont très responsables dans les négociations, dans l'examen du budget. En ce moment-là, votre question sur ce qui a été voté, c'est du déni de réalité. Parce que non seulement il faut un budget, mais il faut un budget qui soit raisonnable. On voit bien que la situation financière française est difficile. On a sans doute, je me mets dedans nos responsabilités sur les dernières années, mais qu'on voit que tous bords confondus, vous avez raison, les mêmes qui disent « vous avez mal géré,

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la situation n'est pas bonne », et qui ajoutent, comme chaque année d'ailleurs, mais presque encore plus cette année dans une situation difficile, des dépenses partout, c'est pas sérieux. Juste une dernière chose sur le budget. Très vite, si on passait par les ordonnances qu'on n'a jamais fait, il faut quand même expliquer qu'on en reviendra au texte initial qui a été prévu au Conseil des ministres. Et donc, qu'est-ce qui pourrait rester des des promesses ou des engagements pris par le gouvernement aujourd'hui pour les lycéens et pour la jeunesse, si on passe un budget par ordonnance. – C'est pour ça que c'est une solution de dernier recours, c'est une solution de repli, mais ce n'est pas satisfaisant parce que ça écrase le débat parlementaire,

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mais il faut aussi Ça marche en deux sens, que chacun prenne ses responsabilités. Si on veut éviter les ordonnances et qu'il y ait un budget pour notre pays, ça veut dire qu'il faut que le débat parlementaire joue son rôle et qu'il y ait un sens des responsabilités, y compris pour répondre à la colère lycéenne. On ne peut pas être parlementaire, je l'ai été, et dire on se fiche de tout ça, c'est le gouvernement qui prend ses responsabilités à la fois. La responsabilité est partagée. Sur la contagion européenne, on a vu en Allemagne ces dernières heures plusieurs milliers de jeunes qui se sont rassemblés à Cologne, à Francfort, à Berlin pour réclamer davantage là aussi de moyens pour l'éducation avec là aussi d'ailleurs des violences en marge des manifestations.

11:17

En Italie, des centaines de personnes dans la rue pour protester contre l'inflation. Est-ce que le mouvement français est en train de faire ta juine en Europe – Mais je ne suis pas sûr que ce soit la France qui exporte son mouvement. Je pense que c'est une crise de la jeunesse qui traverse beaucoup de pays européens. Donc ce n'est pas que, j'allais dire ça serait presque rassurant, une situation française à laquelle on répondrait par nos mesures immédiates ici en France. C'est une crise de la jeunesse qui, encore une fois, voit sa place parce que c'est partout en Europe. Plus encore d'ailleurs une crise démographique en Allemagne, en Italie ou en Espagne où il y a les mêmes mobilisations que chez nous à laquelle il faut répondre par des réponses concrètes.

11:48

On l'a dit, baisse de la taille des classes, moyen pour l'éducation, mais aussi je crois par une intégration, on en a l'air, on en est là, une intégration plus forte de la jeunesse dans une société qui a l'impression, ou elle a l'impression qu'on ne parle, qu'on ne traite que de sujets qui concernent la génération des plus de 65 ans. Et donc ça, ça se trouve partout en Europe. – Est-ce que c'est uniquement une opposition entre jeunes et dieux ? – C'est une angoisse. – Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi une autre question ? Est-ce que ces derniers mois, les Européens, vous êtes un fervent européen, je le disais, vous avez été ministre de l'Europe, vous avez co-écrit le discours, le fameux discours de la Sorbonne d'Emmanuel Macron en 2017.

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Est-ce qu'aujourd'hui les dirigeants européens ne se sont pas trop préoccupés des questions de défense parce qu'il y avait la guerre en Ukraine, parce qu'il y avait la menace de Vladimir Poutine, en oubliant les questions qui qui concerne la jeunesse, le pouvoir d'achat et finalement le bien-lai de leur population ? – Je ne crois pas parce que l'on ne sait que ce n'est pas l'un ou l'autre, malheureusement. J'aimerais que ça soit un choix. – Est-ce que là, ça n'a pas été l'un et pas l'autre ? – Non, non, mais j'aimerais que ce soit un choix, mais on ne peut pas faire tout le débat sur la Russie et l'Ukraine, mais si on n'a pas une sécurité qui est assurée, ce n'est pas la génération qui a 65 ans aujourd'hui qui est la plus menacée. C'est une menace à 10-15 ans qui va durer.

12:50

C'est les jeunes d'aujourd'hui qui sont protégés par les investissements dans la défense. Quand on a des modes d'engagement aussi, comme le service civique comme le service national volontaire rétabli par le Président, c'est aussi une façon d'intégrer davantage l'Union Est. Il n'y a pas que ça et je pense par exemple sur la question écologique qu'on n'en parle plus assez. Ça a disparu du débat, il y a eu ces marches du climat, des élections européennes ou partout d'ailleurs. La question climatique a été très forte en 2019, on a un peu oublié ça. Je regrette qu'au Parlement, notamment à droite et à l'extrême droite, on ait considéré que tout ça ce n'était plus des sujets. – Mais pas que, est-ce qu'Emmanuel Macron, il n'a pas aussi oublié la question de l'écologie ?

13:20

2022, il devrait en faire sa priorité avec un super ministre de l'écologie. Quel est le bilan aujourd'hui du macronisme en matière d'écologie ? – Je passe par l'Europe sur ce sujet, tout ce qu'on a défendu, ce qu'on a appelé le Green Deal, pardon pour l'anglicisme au niveau européen, l'interdiction des moteurs thermiques, des voitures en 2035, l'interdiction de produits issus de la déforestation c'est parfois des mesures assez techniques. Tout ça a été porté par la France, je l'ai vécu, c'était notamment sous la présidence française de l'Union européenne en 2022. Je regrette effectivement que, notamment après 2024, Elisabeth de bande portait beaucoup ça, l'agenda écologique est reculé et parfois disparu du Parlement aujourd'hui, avec même certains parlementaires.

13:56

On a vu une union de la droite et de l'extrême droite. Et des réformes Macron ? Pardon, ce n'est pas la majorité macroniste qui a dit qu'il détricoter le ZAN, l'architectation. – Mais le Green Deal a été aussi détricoté au niveau européen par une alliance entre droite et extrême droite. – Oui bien sûr mais ce n'est pas d'ailleurs le parti auquel j'appartiens, c'est la droite et l'extrême droite, on fait souvent des alliances, il faut que là aussi moi j'assume des responsabilités j'assume d'ailleurs, moi j'ai été au gouvernement, on a fait des bêtises on a fait des choses qui n'allaient pas, mais ceux qui sont aujourd'hui... – Qu'est-ce qui n'allait pas ? – Mais parce que si on ne prend pas, si on n'a pas assez par exemple lutter

14:28

contre certaines discrimination, si on n'a pas assez insisté dans le discours et dans les actes sur la jeunesse, c'est probablement notre responsabilité. Quand on a été au pouvoir, d'ailleurs quand on dit j'assume, il faut assumer de manière collective, parce que j'entends beaucoup de gens dans mon camp qui disent « Le président n'a pas fait ou a fait ceci. Moi, j'étais dedans, comme beaucoup d'autres qui oublient un peu qu'ils étaient dedans. Donc on a été collectivement aux responsabilités. » Gabriel Attal, c'est dans ce cas ? Mais beaucoup dans le bloc central en général. Ce n'est pas personnel. Mais il faut assumer, si on veut faire mieux, il faut assumer ce qu'on a fait, revendiquer ce qu'on a fait de biens et j'insiste sur l'écologie.

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Il y a beaucoup de choses de biens qui ont été faites. Moi, j'ai défendu l'investissement dans le rail au ministère des Transports, un passerail qui a ensuite été malheureusement détricoté. On a réinvesti dans les trains de nuit. Voilà, il y a des choses qu'il faut revendiquer et reprendre quand ça a été parfois remis en cause. Mais il faut aussi dire que, par exemple, sur la jeunesse... Il faut assumer son macronisme, c'est ça ? C'est quand même un message à Édore Philippe et Gabriel de Latale. Mais il faut assumer ce qu'on l'a fait, bien ou moins bien. Tout, d'ailleurs, il faut assumer tout, parce qu'assumer, c'est une façon de rendre compte. Bon, ça ne veut pas dire qu'on ne propose pas des choses différentes pour l'avenir,

15:26

mais je pense que si on est au clair là-dessus, ça se passe mieux. Sur l'Europe, par exemple, moi, je revendique quasiment tout ce qu'on a fait. J'aimerais qu'on fasse encore plus, mais on a investi en la défense. On a défendu une politique écologique au niveau européen. Le Green Deal, moi, j'en suis très fier. Il faut le préserver aujourd'hui et pas le remettre en question. Et puis sur la jeunesse, j'insiste là-dessus parce que j'ai aussi une autre casquette. Je dirige en France l'agence Erasmus, qui crée des mobilités. Ce n'est pas anecdotique quand il y a des centaines de milliers de jeunes chaque année avec des bourses parce que ça dépasse les milieux sociaux. Ce n'est pas seulement pour les plus aisés qui peuvent aller à l'étranger.

15:58

Maintenant, les apprentis peuvent avoir des mobilités étrangères. Ça fait partie. C C'est une pierre à l'édifice. De choses qui créent de l'enthousiasme pour la jeunesse, ça il faut qu'on en ait plus. Et qu'est-ce qui a été franchement raté sur ces 10 années, sur ce double quinquennat d'Emmanuel Macron ? Quand on voit que les jeunes notamment sont en colère ou ils ont vécu des crises qui nous ont dépassées par exemple la Covid, mais peut-être que sur la question justement de l'écologie que sur la question d'avoir des projets je pense qu'on a peut-être parfois manqué de projets positifs qui parlaient aux jeunes il faut qu'on fasse un examen de conscience, pas nous seulement, tout le monde, mais nous aussi puisqu'on a été aux responsabilités. Moi, j'ai été ministre de l'Europe par exemple.

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J'ai essayé ici sur beaucoup de plateaux avec des jeunes de convaincre que le sujet européen était pour la génération qui vient. Peut-être moi-même, je ne l'ai pas fait assez bien. Sur les conséquences politiques de de cette Erasmus de la colère, si on peut le dire ainsi. Marine Le Pen à Orléans dimanche espérait que si elle remportait l'élection présidentielle en 2027, ça ferait en quelque sorte tâche d'huile en Europe. Ça déclencherait une vague est ce que vous le craignez vous je crains surtout que quand on a été toute sa vie contre le projet européen pour la sortie de l'euro de l'union européenne elle-même marché européen la christée enfin ça a été le parti de la sortie sur l'autoroute et que maintenant on en robe tout ça dans

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une renégociation du budget etc pour noyer le poisson mais en fait ça va produire la même chose une crise européenne majeure s'il y a Marine Le Pen tout de suite parce que la France va remettre en cause tous les grands équilibres européens construits depuis 75 ans par toutes les majorités successives depuis le général de Gaulle si c'est ça qui se passe ça veut dire qu'on a on aurait j'espère que ça n'arrivera pas à la tête de l'état quelqu'un qui ne croit pas en l Quelqu'un qui a passé toute sa vie avec son parti, même au Parlement européen, soit déserté l'Europe, soit détricoté l'Europe sur la question écologique, sur la question climatique qu'on évoquait en particulier. Qui n'a jamais rien proposé pour les jeunes ni au Parlement –

17:46

Mais est-ce que ce n'est pas la tendance aujourd'hui en Europe ? – D'abord, ce n'est pas toujours le cas. Il n'y a aucune fatalité à ça. Vous avez des partis anti-européens qui ont gagné, c'est vrai, mais regardez, il y a un débat en Pologne aujourd'hui, mais la dernière élection a porté une coalition pro-européenne au pouvoir après dix ans de nationalisme anti-européen. Aux Pays-Bas, on disait que l'extrême droite allait gagner ou regagner parce qu'elle avait été très forte aux précédentes élections. C'est un Premier ministre pro-européen qui a gagné en assumant la question européenne. Donc il n'y a aucune fatalité à ça mais l'Europe se L'Europe se défend, l'Europe se construit. Moi je pense qu'il y a plein de choses à changer en Europe. Simplement si on casse l'outil, on sera tout seul.

18:16

Et je pense que les Français, on le voit avec les Britanniques aujourd'hui, n'auront malheureusement plus que leur nationalisme pour pleurer. Vous dites qu'il n'y a aucune fatalité sauf que pour le moment, le bloc central n'a toujours pas de candidats. Est-ce que Christine Lagarde, ce serait un bon recours ? – Je ne crois pas au recours, parce que s'il y a une difficulté pour le bloc central aujourd'hui, c'est parce qu'il y a trop de monde qui se présente. Peut-être qu'on parle trop des questions internes, primaires et autres et pas assez du projet. Et donc dégageons un peu d'espace pour parler du fond. Madame Lagarde, c'est quelqu'un d'exceptionnel. J'ai bien connu sur les questions européennes, dans la crise de la Covid notamment.

18:48

Sans elle, l'Europe irait beaucoup moins bien aujourd'hui. Et donc il faut d'abord lui rendre hommage. Après, pas décider à sa place. C'est elle qui décidera la façon dont elle participe. Mais ça pourrait être une bonne candidate ? Moi je pense que ça pourrait être une bonne candidate, mais je ne crois pas que ce soit ses projets. C'est elle qui le dira. Elle a l'air de dire qu'elle veut s'investir dans le débat national, elle quitte ses fonctions à la tête de l'ABC en février. Il n'y a pas de hasard dans le calendrier. Il y a peut-être d'autres projets aussi. Il ne faut pas être simpliste, on est obsédé par l'élection présidentielle la seule façon de s'impliquer c'est que c'est à la mode aujourd'hui, ce n'est pas d'être candidat vous pouvez aussi avoir un discours,

19:21

des propositions de fonds c'est ce que je vais faire moi-même qui peuvent nourrir le débat peut-être que c'est ça qu'elle veut faire Christine Lagarde quand vous êtes présidente de la Banque Centrale ailleurs quel candidat à votre avis ? – Je n'en sais rien, je ne suis pas son porte-parole. Je dis que c'est une femme exceptionnelle, c'est une grande européenne, elle a des choses à dire qu'elle ne peut pas dire aujourd'hui. – Vous dites qu'il y a trop de candidats dans le Bloc Central. Hier soir, Edouard Philippe a fermé la porte à la primaire proposée par Gabriel Attal. Qu'est-ce que vous pensez de ces déclarations d'Edor Philippe et qu'est-ce que vous faites maintenant ? Alors moi j'ai défendu il y a déjà quelques semaines un rassemblement très large qui irait

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de Raphaël Glucksmann à Xavier Bertrand. Bon, je souhaiterais que ce soit ça qui se passe par une primaire ou par d'autres moyens. Pourquoi ? Parce que je pense que c'est ça le seul moyen d'éviter qu'il y ait les extrêmes, tous les deux, extrême gauche, extrême droite, LFI et RN qui s'affrontent au deuxième tour. – Pardon, jusqu'à Xavier Bertrand, ça veut dire qu'il y a Bruno Alors ensuite, si on réfléchit à des périmètres de primaire qui est un outil, l'important c'est le rassemblement. La primaire c'est un outil possible. Il faut que ça soit cohérent, il faut que ça soit large, il faut que ça soit cohérent. Quand vous rentrez dans une primaire, il faut être prêt à soutenir les idées des autres à la fin. Il peut y avoir des nuances, mais il faut qu'il y ait un socle commun

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de valeurs et d'idées. Moi, je partiens au Parti Renaissance, je ne vois pas, effectivement, sur la question de l'État de droit, aujourd'hui, suffisamment de convergence avec un Bruno Retailleau, qui a choisi, dans une élection législative partielle, l'extrême droite contre la gauche. Monsieur Lysnard, il trouve que Mme Oknafow est formidable, que ce qui s'est passé en octobre 61, c'est pas grave. Je ne sais même pas s'il sait de quoi on parle, il a dit je m'en fous. Bon, ça, ça me pose problème. Donc il faut qu'on ait un Un socle large, mais cohérent. Il y a beaucoup plus de cohérence entre le Bloc central et Raphaël Glucksmann qu'entre le Bloc central et M. Lysnard, objectivement. Donc si c'est une primaire avec des gens qui ne pensent pas du tout pareil,

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ça ne marchera pas, ça c'est sûr. Là-dessus je rejoins ce qu'a dit Edouard Alors Philippe, maintenant il faut qu'il y ait dans le bloc central stricto sensu… – Il n'a pas dit qu'il est écarté pour nos rataillots. – Non non mais manifestement pas été très enthousiasmé par la primaire. Bon maintenant dans le bloc central stricto sensu, il y a deux candidats. Il faut qu'ils s'entendent. Donc on Comment ? Parce qu'il n'y a pas de primaire, c'est quoi l'autre outil qui pourrait faire ? Aujourd'hui il y en a un qui est nettement devant l'autre. Ils peuvent peut-être se parler. Donc les sondages ? Oui, les sondages. Et à Noël, il faudra regarder où en sont les sondages et en tirer les conséquences. Et si les sondages placent Raphaël Luxemann avant Édouard Philippe ?

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Attendez, ça c'est autre chose. Je vous parle du bloc central. Pour vous c'est Noël, parce qu'hier Édouard Philippe dit février. Il ne faut pas attendre février. Moi j'ai le sentiment que le plus tôt est le mieux. Et donc si c'est avant Noël, je pense que ça serait beaucoup plus sain pour tout le monde. Et sain d'ailleurs même pour ceux qui ne pensent pas comme le bloc central, parce que moi ça m'a beaucoup frappé cette semaine. On a eu deux candidats du bloc central qui sont allés tous les deux au journal télévisé le plus écouté de France pour parler de processus. M. Attal a fait cette proposition et Édouard Philippe a dû réagir à ça. On ne parle plus de fonds. Et ce qu'a dit Édouard Philippe-Pierre Soir aussi, on devrait tous le partager d'ailleurs, c'est proposons, donnons des visions,

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parlons des mobilisations et des réponses à la jeunesse. Et le bloc central est englué dans un débat sur les outils. M. Attal doit-il se retirer parce qu'il est derrière dans les sondages ? Maintenant, chacun fait sa campagne. En décembre, il faudra qu'il y ait un seul candidat. Donc celui qui est derrière se retire ? Il faudra qu'il y ait un seul candidat. C'est mieux de prendre le mieux placé. Je pense que chacun en convient. On verra où en sont les uns et les autres à Noël. Il faudra de la responsabilité et puis de l'entente. Beaucoup de ces partis-là, j'en fais partie, ont gouverné ensemble. On doit pouvoir se parler et donner une bonne image de rassemblement et d'unité. Merci Clément Beaune. Merci beaucoup d'avoir été notre invité.

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Stéphane, la lune de Ouest-Rom, c'est la route du Rhum.