OTAN : le rendez-vous au service de Trump ? - JT du lundi 6 juillet 2026
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
TVL, on va vous crever. C'est le commentaire que j'ai découvert sous l'une de nos vidéos d'appel au don pour TV Liberté. Ce message provenait de ces canailles, de ces crapules qui pullulent sur les réseaux sociaux et ne rêvent que d'une chose, faire taire toutes les voix libres, non conformistes, non soumises à la pensée dominante. En réalité, le courageux anonyme n'a rien dit de plus que ces petits hommes de l'ombre qui ont ordonné la fermeture de nos comptes bancaires. TVL, on va vous crever. En provoquant un manque à gagner de près de 450 000 euros, ils sont aujourd'hui en passe d'y arriver.
Taper, frapper TV Liberté au portefeuille était donc la solution la plus efficace pour nous faire disparaître, pour réduire au silence un média indépendant de tout et de tous. Susceptible de peser dans le débat public, à l'approche de 2027, une échéance où se jouera l'avenir de la France et surtout des Français. Pour déjouer le plan des petits hommes de l'ombre, il n'existe qu'un seul recours, le sursaut, le sursaut des téléspectateurs de TV Liberté, un sursaut décisif, un sursaut vital. Soutenez financièrement TV Liberté maintenant, avant que le coup près ne tombe. Faites un don, avant qu'il ne soit trop tard. De tout cœur, merci.
Merci de vous retrouver au programme de cette édition, le terrain demain mardi à Ankara, en Turquie. Un rendez-vous international avec 32 délégations où Donald Trump devrait faire la pluie et le beau temps au milieu d'Européens soumis et déboussolés. Nous évoquons ensuite la situation en Moldavie, où le gouvernement a démissionné dans un contexte d'accusation de corruption généralisée du pouvoir euromondialiste. Et puis enfin en France, Edouard Philippe a démarré sa campagne pour prolonger le macronisme d'au moins cinq années supplémentaires. Profil bas face à Donald Trump.
Alors que le président américain n'a eu de cesse d'attaquer l'Alliance ces derniers mois, le sommet organisé à Ankara mardi et mercredi prendra des allures d'un hub diplomatique à disposition des États-Unis. Le point tout de suite. L'OTAN affiche ses divisions. Dès mardi, la Turquie accueillera le 36e sommet de l'Alliance transatlantique où 32 pays vont tenter de feindre une unité disparue. A l'image du G7 récemment organisé à Evian-les-Bains, l'essentiel des discussions de premier plan auront lieu dans les coulisses lors de formats bilatéraux. Dans ce cadre, Donald Trump semble une nouvelle fois régner en maître lors du rendez-vous où il semble vouloir limiter son temps de présence.
Il a déjà posé les bases lors de son discours vendredi dernier pour le 250e anniversaire des États-Unis entre éloge de la puissance militaire américaine et approximations historiques.
Aux États-Unis, nous parlons anglais car c'est la langue de notre fondation. Depuis mille ans, c'est la langue de la liberté. Un Américain aspire toujours à la paix et à l'ordre. Mais nous ne reculerons jamais devant le danger ou la menace. Nous nous battrons toujours. Nous nous battrons. Nous nous battrons. Et nous gagnerons. Nous gagnerons. Nous gagnerons. C'est ce que nous devons faire. Nous avons construit l'armée la plus forte et la plus puissante qui soit. Nous avons remporté deux guerres mondiales, une guerre froide, et relégué les ennemis de l'Amérique aux oubliettes de l'histoire. Nous avons vaincu le Venezuela en une seule journée. Et nous avons mis l'Iran à genoux.
Ils meurent d'envie de conclure un accord. Ils en ont tellement envie. Nous leur avons accordé une semaine de répit pour des funérailles, parce que nous sommes sympas.
Grand seigneur, Donald Trump arrivera toutefois avec une image très contrastée. En effet, si son très fidèle secrétaire général de l'OTAN, Marc Routte, a rappelé récemment que sans Washington, l'OTAN ne serait plus, le président américain arrive avec des succès bien relatifs dans la besace, à commencer par ce conflit lancé contre l'Iran. En effet, Donald Trump a donc laissé entendre que la trêve avait été décrétée pour les funérailles de Ramenei, alors qu'il avait fait la promotion de son mémorandum en vue d'une négociation de paix avec Téhéran.
Si Donald Trump a prévu de rencontrer Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc, hôte de la rencontre, deux autres discussions sont prévues, dont une avec le président syrien par intérim éternel, le fameux Ahmed Al-Shara, anciennement Al-Joulani, quand il s'adonnait au terrorisme, notamment avec Al-Qaïda. En effet, il semble que Donald Trump ait conçu un nouveau plan, dont les néoconservateurs américains ont le secret. Les Etats-Unis envisageraient de confier la tâche d'aider Israël et vaincre le Hezbollah libanais aux troupes d'Al-Shara. Une nouvelle trouvaille des Etats-Unis qui ne manque jamais d'imagination, comme vous le rappelez le grand reporter Régis Le Sommier récemment.
Quand les Américains commencent à imaginer des choses, vous aviez par exemple au moment de l'émergence de Daesh, David Petrébus, qui est un très grand intellectuel et militaire américain, mais qui avait eu cette idée saugrenue d'armer Al-Qaïda contre Daesh. En général, ça se termine très très mal, ce genre de choses. Et là, en l'occurrence, c'est Marco Rubio qui a accouché d'une idée d'armer certains bataillons de l'armée libanaise, sous-entendu les moins en prise avec des éléments chiites, pour désarmer le Hezbollah avec des formateurs américains, etc. Ça s'appelle une guerre civile. Voilà, en gros, vous avez l'entrée...
Mais les Américains, vous savez, c'est toujours le problème du pays qui mène des guerres alors que ces guerres-là ne touchent pas ou très peu sur le territoire.
De quoi saisir que le Liban risque de devenir la nouvelle poudrière meurtrière des Etats-Unis. Une poudrière fabriquée par Donald Trump le 28 février dernier en intervenant aux côtés d'Israël contre Téhéran. Un nouveau conflit lancé alors que celui qui sévit en Ukraine est loin d'avancer vers une solution. En effet, cette guerre que Donald Trump promettait d'arrêter en 24 heures sévit toujours aux portes de l'Europe et provoque une véritable hécatombe. Le président américain a d'ailleurs prévu de rencontrer Volodymyr Zelensky lors du sommet de l'OTAN, où il vient récupérer la concrétisation des promesses de l'Alliance.
Le 4 juillet dernier, une conversation téléphonique entre Donald Trump et Zelensky aurait déjà eu lieu juste avant une deuxième discussion entre le président américain et Vladimir Poutine. Un dernier appel de près d'une heure et demie qui montre un regain d'intérêt des Etats-Unis dans le conflit ukrainien pour lequel se ruinent les Européens qui veulent reprendre la charge de la guerre comme de l'Alliance transatlantique qui leur échappe.
Dans ce contexte, tout porte donc à croire que l'OTAN n'aura donc lors de son propre sommet que la place que Donald Trump veut encore bien lui accorder, celle d'un outil à sa disposition, aussi bien pour vendre les produits de son complexe militaro-industriel que pour satisfaire ses relations diplomatiques. Sale temps pour Maya Sandou, la présidente euromondialiste de Moldavie. son gouvernement vient de démissionner alors que pleuvent les scandales de corruption. Décryptage, Nicolas de Lamberterie.
Ambiance cotillon en République de Moldavie. En dépit des pleins pouvoirs dont jouit la présidente euromondialiste et du plein appui de la Commission européenne pour amarrer la Moldavie aux intérêts de Bruxelles, l'été s'annonce compliqué pour le pouvoir moldave. En effet, depuis plusieurs semaines, la présidente Maya Sandou est entourée de scandales de corruption en raison d'emplois extrêmement bien rémunérés dont bénéficie son entourage familial. Le scandale le plus important concerne sa cousine Anastasia Taburceanu qui était rémunérée aux alentours de 6 000 euros par mois par une entreprise publique sans compter les primes.
Quand on sait que le salaire médian en Moldavie tourne plutôt autour des 550 euros, on comprend l'ampleur du scandale. Depuis plusieurs semaines, Maya Sandou essaye donc de sauver son image de présidente propre et dévouée aux intérêts de la République de Moldavie, y compris au détriment de ses propres intérêts.
Il est clair pour tout le monde que cela m'affecte,
donc cela affecte mon image et cela affecte l'image du gouvernement. Ce que je peux dire encore une fois, c'est que je n'ai jamais demandé d'être favorisé par mes proches et que je ne peux être tenu responsable de leurs actions, tout comme ils ne sont pas tenus responsables des miennes. Je suis une personnalité publique. J'occupe une fonction publique depuis un certain temps et durant tout ce temps, j'ai démontré que je n'ai tiré aucun avantage induit de ma fonction. Au contraire, je crois que ma situation financière aurait été bien meilleure si je n'avais pas occupé de fonction publique.
Mais depuis, d'autres membres de la famille de Maya Sandou, encore des cousines, ont attiré l'attention médiatique. C'est ainsi que Tatiana Batin, la sœur d'Anastasia Taburcianu, a jugé utile de démissionner de son poste de chef du cabinet du président du Parlement. Et comme si cela ne suffisait pas, le 2 juillet, une secrétaire d'État, Tatiana Nistorica, a été arrêté, on la soupçonne, contre rémunération d'avoir accepté de lever les restrictions à l'importation de produits alimentaires venus d'Ukraine. Une situation bien compliquée qui a conduit le Premier ministre Alexandru Munteanu à rendre sa démission.
Étant donné que la classe politique moldave, dans sa totalité, est notoirement corrompue, la chasse à la corruption présente un intérêt relativement limité. En revanche, ce qui est sans doute davantage digne d'intérêt, c'est de se demander d'où viennent les révélations et pourquoi elles surviennent à un instant T. Et on peut légitimement s'interroger sur la situation de la Roumanie voisine qui aspire à fusionner avec la Moldavie. En effet, le pouvoir roumain est actuellement en pleine crise et en plein déchirement entre différentes factions euromondialistes, notamment entre ceux plutôt fidèles à Bruxelles et Berlin d'un côté et ceux fidèles à Washington de l'autre.
Pour en revenir à la Moldavie, la chute du gouvernement ne devrait pour le moment pas trop causer de difficultés puisque le PAS, le parti présidentiel, dispose d'une majorité absolue à lui seul au sein du Parlement moldave. En effet, lors des dernières élections législatives de septembre 2025, le pouvoir moldave avait fait son maximum pour limiter le poids électoral du bloc patriotique pro-russe, notamment en limitant très fortement la possibilité pour les moldaves vivant en Russie de voter.
Une situation qui n'a pas forcément influencé l'orientation euromondialiste du Parlement moldave, mais qui a en revanche permis au parti présidentiel de remporter à lui seul les élections, sans avoir à monter de coalition de gouvernement avec d'autres partis euromondialistes, c'est-à-dire à devoir partager le gâteau avec d'autres partis. Tout ceci ne devrait toutefois pas enrayer la marche de la Moldavie vers Bruxelles, puisque dans les jours qui viennent, le Conseil européen devrait valider les nouvelles étapes de la procédure d'adhésion de la Moldavie à l'Union européenne, d'autant que l'économie moldave est maintenue sous respiration par l'argent européen.
Et ce n'est certainement pas une histoire de cousine rémunérée 6 000 euros par mois qui devrait choquer à Bruxelles.
Le candidat du système entre en scène. En France, l'héritier du président Macron, l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, tenait un premier meeting dimanche, un démarrage poussif, avec les mêmes ingrédients que le président sortant, dont il tente péniblement de se démarquer, Olivier Frère-Jacques.
Mais qui sont ces gens ? Qui peut flinguer son dimanche après-midi à aller écouter un ancien Premier ministre macroniste au bilan déplorable ? À Paris, ils étaient environ 5 000 militants, selon les équipes du maire du Havre, dans une mise en scène de stade, avec des chants, des mégaphones, des pancartes votées doudou, ou encore des t-shirts Coach 27. Drapeaux européens en nombre, jeunesse mise en avant sur les écrans dans une foule plutôt âgée, le spectacle et la culture de l'image demeurent l'ADN du macronisme. Leur en même temps aussi, et ici, on a pu être servi.
Parlant sans cesse de la jeunesse, l'ancien Premier ministre s'adressait à une très large majorité qui n'était pas franchement née de la dernière pluie, et qui, pour une bonne partie, avait l'âge de la retraite, avec ou sans réforme. Son discours n'a cependant pas visé à ménager ce public, lui qui s'était lancé dans une longue litanie austéritaire. Et je vous le redis, il faut baisser les dépenses sociales, supprimer les niches fiscales, avant de songer à augmenter les impôts de ceux qui travaillent. J'assume de dire aux retraités qu'il faudra contribuer davantage au financement de notre système social.
Si notre projet a du sens, s'il est clair que nous faisons cela pour nos enfants, et pas pour financer le puits sans fonds... Et pourtant, le puits sans fonds a bien été creusé avec l'explosion de la dette sous la présidence Macron à laquelle il a participé directement comme Premier ministre, puis comme soutien avec son micro-parti Horizon. Au programme aussi, l'éducation nationale, ou comment marcher sur les plates-bandes de Gabriel Attal, qui a fait un passage éclair de six mois. Édouard Philippe a promis, ce que tous les candidats promettent sans jamais le faire, une grande réforme de l'éducation nationale.
On peut toujours, mes amis, se lamenter sur la baisse du niveau scolaire, sur la hausse des incivilités, sur la hausse des violences, sur le retour des obscurantismes, sur la montée du complotisme, et en rester là. Parce que c'est difficile, parce qu'il y a beaucoup d'acteurs, parce qu'il y a beaucoup de conservatisme, parce qu'il y a quelques tabous. Je vous propose de concevoir et de mettre en œuvre une refonte massive de l'école, la plus importante peut-être depuis Jules Ferry. C'est la clé du redressement français ! Celui qui n'est pas parvenu à faire passer la réforme des retraites serait donc prêt à faire une réforme de l'école face à une corporation syndicale ancrée à gauche.
Autre bizarrerie dans le spectacle d'Édouard Philippe, l'ancien Premier ministre joue la carte jeunesse, mais parle à un public, pas vraiment jeune, qui aurait tout intérêt à se méfier du personnage. En effet, c'est lui qui avait maintenu les élections municipales de 2020 dans un contexte sanitaire menaçant, c'est lui qui avait pris le décret Rivotril, et c'est lui aussi qui, pour se donner de la consistance, sous-entend régulièrement qu'il a tué son propre père dans le cadre du débat euthanasique, là encore jouant la carte du « en même temps », sans se prononcer très clairement. Je sais ce que je pense. Qu'est-ce que vous pensez ? Je sais ce que j'ai fait.
Je sais ce que j'ai fait, je sais ce qui s'est passé quand mon père était en train de mourir, je sais ce qu'il m'a demandé, je sais tout ça, je l'ai vécu. Lors de sa prise de parole, Philippe a joué aussi du pâteau, se revendiquant fils de professeur de français et enfant de la classe moyenne élevée par la méritocratie républicaine. Il faut dire que la République et son fonctionnement sont bien compris du candidat qui se rêve en recours. Il sait que l'engouement électoral peut attendre, mais qu'il convient surtout de mobiliser des réseaux et des cadres.
Les soutiens récents d'Eric Wörth, de Maude Bréjon, de Nathalie Kosciusko-Morizet ou d'Agnès Buzyn sont ainsi brandis comme des trophées, là où Gabriel Attal peine à décoller avec son image de jeune premier et ses anicroches avec Elisabeth Borne. Cette dernière sera probablement la dernière pièce du puzzle d'Edouard Philippe, peut-être à l'automne, et lui permettra de faire le lien avec d'ex-PS, là où Attal est bien incapable d'atterrer le moindre ex-LR. Côté affluence, le meeting peut être considéré comme un échec, environ 5000 personnes, soit moins que pour son concurrent, président de Renaissance, il y a quelques semaines. Reste que le pouvoir d'attraction demeure fort.
En effet, beaucoup ne croient pas en un scénario d'une victoire LFI ou RN et face au vide du centre-droit au centre-gauche, le côté recours à son importance. En cela, le candidat Philippe attire d'ailleurs assez facilement la sympathie de la presse du centre-droit, voire d'une partie de la droite qui se dit qu'il faudra peut-être composer avec lui. Composé donc avec un premier ministre au bilan déplorable, qui ne peut pas se cacher, ou presque pas, derrière l'argument des conséquences du Covid, puisqu'il a quitté le gouvernement quatre mois après le confinement.
Édouard Philippe, c'est aussi l'homme des 80 km heure sur les routes secondaires et celui de la crise des gilets jaunes, manifestant éborgné, main arrachée par les LBD, une répression visant essentiellement des travailleurs blancs, dont il a tout à fait assumé la fermeté. Si une peau de banane pourrait être déposée sur son chemin, elle ne se trouvera pas du côté de la politique nationale. Cela risquerait d'éclabousser trop de monde, à commencer par Jupiter. Au Havre, dont il est maire depuis 2010, avec une parenthèse de trois ans, la ville s'est fortement endettée.
Des projets phares, comme la cité numérique, font l'objet d'une information judiciaire pour soupçons de favoritisme et détournement de fonds publics. La ville est également confrontée à une montée préoccupante des trafics de drogue, image d'une gestion locale très contestée. Les milieux portuaires et leur ramification avec le banditisme pourraient laisser transpirer dans les mois à venir des liens troubles qui peuvent écorner une candidature qui, semble-t-il, sera portée à bout de bras par la majorité médiatique et tout ce que la France compte de petits prix Nobel, anciens ministres et politiques et autres cautions républicaines.
En attendant, l'adoubement final, celui du père fondateur, le président de la République. Un géniteur plus jeune que son bébé, dans un schéma familial désarticulé et finalement très macronien. Édouard Philippe, et finalement l'autre dette que nous laisse Macron, celle d'un technocrate expérimenté rompu aux équilibres institutionnels et aux petits calculs, une incarnation même d'un système qui entend signer pour un nouveau tour de manège de 5 ans.
Et passons à présent à l'actualité en bref en France, aux côtés de Renault de Bourleuf.
Un ancien président avec un milliardaire suspecté de proxénétisme. Voilà l'avenir qui se tisserait pour Emmanuel Macron après la fin de son deuxième quinquennat. En effet, après une carrière dans la banque d'affaires Rothschild, avant d'être parachuté en politique, Emmanuel Macron préparait sa sortie en se rapprochant du milliardaire Xavier Niel, gendre de Bernard Arnault, lequel serait enclin à lui façonner un poste sur mesure. Fidèle parmi les fidèles du président, le patron de Free avait largement contribué à faire éclore la candidature d'Emmanuel Macron avant 2017 en lui offrant une incroyable couverture médiatique dans ses titres.
Certaines mauvaises langues affirment qu'il s'agirait d'une technique pour maintenir l'ancien banquier au chaud avant de rebondir en 2032. Sans grande surprise, les rumeurs ont été balayées d'un revers de la main de la part de l'Élysée. Raison de plus pour les garder dans un coin de la tête. Première victoire pour l'école libre dans l'affaire du Pritané. Vendredi soir, le ministère des Armées a réagi à une affaire de discrimination au Pritané National Militaire, établissement scolaire préparant notamment au concours de Saint-Cyr, qui refuserait les élèves issus d'écoles catholiques hors contrat.
Un rapport du jury de l'école évoquait un critère pouvant conduire à ne pas examiner les dossiers, même avec de très bons résultats. La présidente de l'association Créé son école, Anne Cofinier, a écrit une lettre au ministère des Armées. Le ministre Catherine Vautrin fut sigée à une discrimination et à une situation totalement inacceptables et a annoncé une enquête administrative. La reconnaissance de la GPA progressivement imposée par les juges français. Vendredi, la Cour de cassation, plus haute instance de l'ordre judiciaire, s'est prononcée sur le cas de deux hommes ayant commandé trois gestations pour autrui des GPA auprès de mères porteuses canadiennes.
Rappelons que la GPA est illégale en France et légale au Canada. La Cour de cassation a dû statuer sur la reconnaissance des trois enfants par les deux pères prononcés au Canada mais pas encore validés en France. La Cour a exigé que la France reconnaisse une décision de justice étrangère établissant une affiliation entre les parents et l'enfant né d'une GPA. Cette décision est officiellement motivée au nom de l'intérêt supérieur de l'enfant et constitue une nouvelle étape vers la voie à la légalisation de la GPA en France puisqu'il suffit de la réaliser à l'étranger et de la faire reconnaître ensuite. L'aviation française ne vole plus très haut.
Dimanche, la Cour des comptes a publié un rapport sur la performance économique et l'organisation du contrôle aérien en France. Pour la rue Cambron, le bilan désastreux nécessite une refonte totale de l'organisation. A titre d'exemple, en 2025, le contrôle aérien français s'est fait remarquer comme étant le moins performant d'Europe si on regarde les heures de retard accumulées par les compagnies aériennes qui desservent ou survolent la France. L'organisation du travail est fustigée avec des équipes pouvant dysfonctionner si un seul membre est absent, des récupérations trop généreuses et des absences peu sanctionnées.
La Cour des comptes appelle notamment à sortir les contrôleurs aériens de la fonction publique d'État, à moduler les primes et augmentations en fonction de la performance individuelle ou collective et non uniformément, ainsi qu'à garantir un service minimum de 65% du trafic en cas de grève. Rappelons que les 3 et 4 juillet 2024, 250 contrôleurs grévistes ont suivi pour bloquer 1 million de passagers en Europe. Incroyable rebondissement dans l'affaire Jubilar à deux mois d'un nouveau procès. Plus de 5 ans après la disparition de l'infirmière, Delphine Ossaguel de son nom de jeune fille, son mari Cédric Jubilar vient d'avouer l'avoir tué.
Depuis sa cellule où il purge une peine de 30 ans de réclusion criminelle au terme d'un procès où il aura toujours nié sa culpabilité dans la disparition de son épouse, l'homme a rédigé une lettre manuscrite pleine de révélations. Il évoque notamment ces dernières nuits où une dispute aurait éclaté conduisant aux circonstances de l'assassinat. La voiture, maintes fois pointée du doigt par les enquêtes, aurait ainsi bien servi à transporter le corps de Delphine Jubilar pendant la nuit. L'une des motivations des aveux de Cédric Jubilar serait d'offrir une sépulture à la mère de ses deux enfants. En effet, la dépouille de la jeune femme est restée jusqu'à ce jour introuvable.
Tout porte à croire que de nouvelles investigations vont être conduites avant le nouveau procès qui doit s'ouvrir le 21 septembre prochain à Toulouse.
Et l'on poursuit avec l'actualité internationale.
Macron chez les islamistes. La présidence syrienne a annoncé dimanche la venue prochaine d'Emmanuel Macron en Syrie. Cette visite constituera une première pour un président français depuis Nicolas Sarkozy en 2008-2009 et la première d'un chef d'État d'une puissance occidentale depuis la prise de pouvoir d'Armède al-Shara fin 2024. Le dirigeant français qui avait déjà été le premier occidental à recevoir le nouveau président islamiste en mai 2025 sera accompagné d'une délégation d'investisseurs et de représentants d'entreprises françaises dans un pays où les investisseurs ne se pressent pas.
Les discussions porteront sur le renforcement de la coopération économique ainsi que sur le développement régional et les questions internationales. L'annonce intervient quelques jours après un attentat à la bombe qui a fait 10 morts dans un café de Damas soulignant les défis sécuritaires auxquels fait face le nouveau pouvoir en place. L'Elysée n'a pas encore commenté l'information. Mise en scène autocentrée et météo capricieuse au terme d'un 250e anniversaire de la déclaration d'indépendance perturbée par la météo Donald Trump a salué samedi son propre pays les Etats-Unis comme chef-d'oeuvre de l'histoire de l'humanité.
Devant une foule rassemblée sur le National Mall à Washington le président américain a prononcé un discours patriotique après un retard d'une heure et demie causé par un violent orage qui avait obligé les autorités à évacuer l'esplanade. Des centaines de spectateurs avaient alors hué l'ordre de départ et certains ont tenté de regagner leur place avant une nouvelle injonction du secret de service. Trump a réinfirmer sa rhétorique contre, je cite, la menace communiste que représenterait selon lui l'opposition démocrate donnant une résonance résolument de campagnes de mid-terms à l'événement.
La soirée s'est achevée par un feu d'artifice géant de 850 000 fusées tirées pendant 40 minutes présentées comme le plus grand au monde.
Affluence et dignité le cortège funèvre de l'ayatollah Ali Khamenai a débuté lundi dans les rues de Téhéran devant une foule immense au troisième jour de funérailles d'Etat le cercueil doit traverser la capitale iranienne pendant 10 à 12 heures les autorités attendent plusieurs millions de participants dans la ville qui compte plus de 10 millions d'habitants après deux jours d'exposition à la grande Mossad Hommes et femmes étaient vêtus de noir et ont rendu hommage au guide suprême tué par des frappes israélo-américaines en février dernier Les cérémonies se poursuivront à Qom puis en Irak avant l'inhumation jeudi à Machad dimanche et lundi ont été déclarés fériés pour permettre la participation massive Parmi les délégations internationales présentent de grandes puissances comme l'Inde la Chine ou la Russie mais aussi des alliés des Etats-Unis la Turquie et le Pakistan ainsi que des pays chrétiens comme l'Arménie ou encore la Géorgie
Et voilà en approche de la fin de cette édition demain dès 7h découvrez un nouveau Zoom aux compagnies d'Anne Brassier qui présente son dernier ouvrage sur la transmission « Lettre à mes petites filles »
Là je vous réponds avec la préface de Guillaume de Thienois qui est une petite merveille « Nous vivons dans un monde qui valorise l'instant au détriment de la durée l'émotion fugace au détriment de la fidélité la nouveauté au détriment de l'héritage tout concourt à nous persuader que nous pouvons nous inventer nous-mêmes comme si nous devions rien à personne comme si notre histoire commençait avec nous » Cette illusion moderne n'est pas une erreur seulement c'est une mutilation monstrueuse Ça me paraît fou On est pétris de nos ancêtres Moi je me suis rendu compte en faisant ces études que j'étais vraiment la réincarnation d'une de mes grands-mères J'ai retrouvé après avoir fini ce petit travail cette lettre j'ai retrouvé le début les 15 premières pages d'un journal intime écrit par ma grand-mère paternelle C'est quand même inouï Elle commence sa lettre dans les mêmes termes que moi 80 ans avant moi C'est inouï C'est à présent la fin
de cette édition Merci à tous pour votre fidélité Portez-vous bien et à demain Bonsoir
Édouard Philippe