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Audition parlementaireDanièle Obono· 5 juillet 2018 28 minContradictoireFond programmatiqueNumériqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

PPL fausses infos : Intégralité des interventions de Danièle Obono sur la loi #FakeNews (03/07/18)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Danièle ObonoPromesse
    « le seuil d'information n'est plus d'un tiers du capital ou des droits de vote mais d'un pour cent »
  • 5:00Danièle ObonoFait
    « acheter des parts d'un capital d'une société spécialisée dans l'information n'est pas une acquisition anodine »
  • 6:00Danièle ObonoFait
    « l'acquisition d'une part significative du capital d'une telle entreprise est de nature à peser sur la ligne éditoriale »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Danièle Obono

oui merci monsieur le président c'était pour revenir donc cet article pose porte sur les opérations référendaires mais les arguments restent les mêmes et moi je voulais revenir sur deux points qui ont été soulevées dans la discussion d'abord c'est l'idée que celles et ceux qui s'opposeraient à cette proposition loi ne voudrais pas lutter contre les fausses nouvelles alors c'est vrai qu'on reprend l'examen de ce texte après plusieurs semaines sur d'autres textes mais je vous rappelle et vous pourrez avoir les vidéos dans les interventions très long que nous avons fait sur le sujet nous avons posé la question des fausses informations qui ne ce qui ne sont pas nouvelles et sur ce qui nous semble être les moyens de lutter contre et nous avons sur les prochains articles un certain nombre de propositions qui nous sommes plus à même de permettre de bonnes conditions de production de l'information de diffusion donc il ne s'agit pas là d'un côté ceux qui voudraient défendre la démocratie et les bonnes nouvelles et puis les autres qu'il ne ferait pas là n'est pas la question ce que nous contestons c'est d'abord les dispositions vous mettez dans votre texte qui sont contradictoires et qui sont bancales ça a été indiqué à plusieurs reprises et d'ailleurs vous vous retrouvez à ré amendée a essayé d'introduire que ce soit pour la cour la rapporteure où la ministre y introduire quelques éléments pour consolider le texte et puis le deuxième point c'est sur le caractère artificiel qui serait qui ne serait pas le produit y compris de sites journalistiques de médias ce qui n'est pas le cas aujourd'hui vous avez les chaînes d'information en continu qui reproduisent artificiellement par des tweets automatique des articles qui peuvent contenir des fausses informations vous avez sur les plateformes aujourd'hui deux médias des espaces où il y a une parole libre où on peut reproduire et ses sites reproduisent dans des blogs qui font partie des plates formes journalistiques qui reproduisent automatiquement ses articles donc vous voyez que la fosse distinction que vous faites en d'un côté l'information journalistique serait par nature de la vraie information et le reste ne tient pas la route vers et c'est là c'est le problème de l'écriture de votre texte merci merci monsieur le président comme nous l'avons indiqué depuis le début de ces débats qui nous semble que la source du discrédit politique et médiatique de notre époque qui est y compris légitime se trouve ses racines dans les productions les conditions de production de l'information qui est délégitimer et c'est pour cela qu'il faut mettre plus de transparence et donner les moyens aux citoyens et aux citoyennes de vérifier d'où vient l'information par eux mêmes par cet amendement nous souhaitons donc que l'acquisition des parts dans un média se fasse de manière transparente vis-à-vis du public pour les entreprises de presse écrit l'obligation sa d'information se fait non plus un mois mais une semaine à compter de la date à laquelle l'entreprise éditrice en acquiert elle même la connaissance et le seuil d'information n'est plus d'un tiers du capital ou des droits de vote mais d'un pour cent pour les entreprises de communication audiovisuelle l'obligation d'information se calque sur le régime juridique de celui des entreprises de presse écrite et complète ainsi les dispositions actuellement requise par le code du commerce acheter des parts d'un capital d'une société spécialisée dans l'information n'est pas une acquisition anodine puisqu'il s'agit pour une personne nécessairement fortunés d'acheter un moyen de diffusion de l'information qui plus est la plupart du temps subventionnée par les deniers publics les personnes amenées à consulter ces informations lecteurs lectrices auditeurs et auditrices ou téléspectateurs et téléspectatrices doivent nécessairement être en mesure de connaître les détenteurs des médias qui consultent et par conséquent être également aux mesures de ne pas avoir à effectuer des recherches particulières pour savoir si le média qu'ils ont l'habitude de consulter change de propriétaire même en partie par ailleurs l'acquisition d'une part significative du capital d'une telle entreprise est de nature à peser sur la ligne éditoriale de cette dernière ce qui rend d'autant plus légitime la volonté des citoyens et citoyennes d'en être informé c'est de cette manière il nous semble que nous parviendrons à permettre un véritable débat démocratique non biaisés en donner plus d'instruments de transparence aux citoyens et aux citoyennes merci monsieur le président monsieur dupont-aignan madame racing et madame au bono je ferai une réponse entre up 1 d'abord en ce qui concerne les entreprises de presse les dispositions que vous souhaitez modifier ont été ajoutés en 2016 donc pourquoi ne pas d'abord les évaluer avant de vouloir les modifier premier point deuxième point monsieur dupont-aignan vous souhaiteriez c'est auriez réfléchir une transposition des dispositions applicables à la presse aux éditeurs de services audiovisuels tandis que vous souhaiteriez réfléchir à un renforcement de leurs obligations je suis pas opposé mais je pense que le bon véhicule législatif pour ses réflexions sera le prochain projet de loi audiovisuel que le gouvernement a annoncé et enfin je suis tout à fait favorable à ce que les informations tenues à la disposition du public figurent sur le site internet des entreprises concernées il me semble que cette précision relève plutôt du pouvoir réglementaire du non pas de la loi puisqu'il s'agit de définir des définir la mode et modalités pratiques de la publicité obligatoire donc c'est trois avis défavorable merci au président madame la ministre oui je rappelle à la suite de bruno suder que les règles en la matière sont déjà exigeante et elles ont été renforcée récemment par la loi dite blocks comme vous le disiez de 2016 pour les entreprises de presse et la proposition de loi n'a pas pour objet de modifier le régime juridique des entreprises de presse et des services audiovisuels et les règles dont vous proposer l'adoption me semble également excessive on peut pas matériellement exigé de rendre publique l'identité de toute personne physique ou morale détenant une part infime de capital de telles exigences pourraient d'ailleurs être jugée disproportionnée par le conseil constitutionnel et je ne suis donc pas favorable merci beaucoup madame la ministre madame ou bono merci monsieur le président sur sur l'argument des dispositions très récentes qui ont été prises cela ne vous a pas empêché par exemple à l'été dernier d'adopter de faire adopter une nouvelle loi travail alors que précédemment un certain nombre de dispositions avaient déjà été pris sur la question du code du travail donc le fait qu' ils viennent déjà des lois y compris qu'ils ne sont même pas encore en application ne vous a pas empêchés d'adopter des projets de loi qui renforçait un certain nombre de ces dispositifs et c'est ce que nous proposons nous proposons de renforcer d'améliorer cela cela ne sont pas disproportionnées vous même madame la ministre vous avez insisté sur l'urgence démocratique sur le fait qu' il y avait un danger extrêmement grave avec la diffusion de ces fausses d'information nous répondons à notre appel en insistant sur encore une fois la question des conditions de production des conditions de détention de d'entreprises de presse qui ont les moyens et y compris technologique à travers des plateformes numériques de diffuser malheureusement défaut d'information etc c'est à cette urgence que répondent le renforcement des dispositifs que nous proposons une fois adoptée et le 93 avec le même avis défavorable de la commission développement qui est pour et qui est contre il n'est pas adoptée nous merci monsieur le président pour répondre à l'argument de madame la ministre c'est justement le coeur de notre désaccord puisque votre projet de loi vos propositions de loi ne pointe pas là où il ya le problème sur la question des entreprises de presse je faisais référence tout à l'heure au fait que ce ne sont pas les sites de fox news qui sont le plus regardé en fait par les internautes les lecteurs et lectrices et du coup qui propagent le plus ce genre d'information ce sont les sites d'information qui sont détenues par ces entreprises de presse il ya une étude faite par l'institut reuters et l'université d'oxford sur la france et sur l'italie justement qui montre que ce sont des part infime en fait internautes qui lisent les sites identifiés comme des fiches news on parle de moins de 3 5 % de fréquentation moyenne et moins de 1% des internautes concernés donc vous voyez bien que là où il faudrait poser la question c'est la question de l'information comment lé produit notamment par ces entreprises de presse qui ont des monopoles sur ces questions là et c'est pour ça que votre loi pas à côté de l'essentiel est que nos armes nos amendements en tout leur sens et ne sont absolument pas disproportionnée ce qui est disproportionné c'est l'attention que vous mettez ce qui est sûr ce qui est une infime partie de la diffusion de l'information et donc des fausses d'information et vous passer encore une fois à côté de l'essentiel merci messieurs président par cet amendement nous proposons de renforcer les sanctions pour non respect des obligations de transparence des entreprises de presse quant à leur actionnariat ce en augmentant les amendes et en donnant explicitement intérêt à agir à tout lecteur ou lectrice de pouvoir porter plainte le non respect des obligations de transparence des publications de presse quant à leur ex maria n'est pas sanctionné en pratique certaines publications sont détenus par une holding sur l'actionnariat de laquelle aucune information n'est fournie ce qui anéantit les dispositions de la loi de 1986 notre amendement a donc pour objet d'une part de faire de chaque lecteurs et lectrices le ou la dépositaire d'un droit de connaître qui détient effectivement une publication et d'autre part de durcir les sanctions pénales en cas de non respect enfin de préciser la notion de détention de titres de presse pour ceux appartenant un gros merci monsieur le président l'article 4 de ce projet de loi étend les pouvoirs de contrôle et de conventionnement du csa sur les flux d'informations il vise à permettre d'empêcher la propagation de fausses informations qui servirait les intérêts d'un état étranger et irait à l'encontre des intérêts de la nation cet amendement veut faire valoir que malheureusement les fausses informations peuvent aussi venir de l'intérieur du pays et servir des intérêts particuliers contre l'intérêt général national ces fausses informations peut notamment avoir intérêt à être propagée par des ministres multinationales ou un gouvernement sous la pression de leur actionnariat privé ou public les journalistes des services de télévision et de radio peuvent être amenés à passer à la trappe ou à modifier dans le sens du poil certaines informations afin d'éviter cet écueil nous proposons que les conventions signées entre le csa et les éditeurs de télévision et de radio inclut des dispositions permettant l'intervention de 7 ans gagnent en cas de manquement à ses règles les conventions doivent explicitement mentionné que les intérêts commerciaux ou de politique partisane ne doivent pas influencer la ligne éditoriale et le traitement de l'information je ne citerai qu'un exemple pour illustrer mon propos le cas bolloré ce dernier a ainsi fait disparaître des écrans de canal+ un épisode de l'effet papillon qui montrait des manifestations contre le président togolais faure gnassingbé pourquoi parce que ce dirigeant est un partenaire d'affaires privilégié du milliardaire et que cet épisode pouvait nuire à leurs bonnes relations commerciales ces pratiques ont été y compris des lancées par des journalistes qui remettent en cause l' influence de tels détenteurs de presse tels que bolloré qui sont ycompris victime d'assignation judiciaire pour empêcher qu'ils puissent faire leur travail donc je ne doute pas que vous soutiendrez cet amendement qui permettrait effectivement qui est de l'information fait par des journalistes qu'ils puissent être diffusés sans l'influencent d'intérêts particuliers privés merci madame au boulot monsieur présidence qui doit opposer à part merci monsieur le président je vous demanderai pas un retrait mais quand même vous rappeler que à l'article 3-1 de la loi de 1986 et rédigé je cite que ça a pour mission de s'assurer je cite pas à partir de maintenant s'assurer que les intérêts économiques des actionnaires des éditeurs de services de communications individuelles et de leurs annonceurs ne porte aucune atteinte aux principes d'honnêteté d'indépendance est pluralisme de l'information donc c'est dans la loi 1186 sur laquelle d'ailleurs de rang bientôt l'occasion de retravailler ici au sein de l'hémicycle donc défavorable demande de retrait puisque mr 6 le président madame la ministre mais ma vie madame au boulot et qu'il retire et non parce que oui c'est dans la loi et malheureusement la loi est très peu appliquées je vous citais le cas bolloré mais vous suivez la presse et les médias et je suis sûr que vous avez connaissance des critiques que font à nouveau les journalistes eux mêmes et elles mêmes sur les pressions qu'ils subissent de la part de détenteurs de prêts ce qui explique quand ils veulent faire taire eu un rouge une journaliste ils achètent des parts dans leur quotidien et il en entende plus parler à célèbre détenteurs de presse récemment célébré récemment célébré aux invalides et est aussi très connu pour ce genre dans fluence donc oui la loi existe mais nous nous proposons de renforcer cela parce que de toute évidence et ça c'est clairement renseigné par des enquêtes journalistiques elle n'est pas ou peu appliquée et ses influences continue à s'exercer et je crois que c'est l'enjeu de votre proposition de loi d'éviter ce genre d' influence voilà pourquoi je maintiens cet amendement il appelle la majorité à voter en faveur merci madame oui merci monsieur le président déjà pour répondre sur le précédent en espérant que vous avez effectivement lui l'amendement puisque nous proposions tout à l'heure de changer la loi 46 puisque nous en serions certainement d'éléments et qui s'est écrit donc ça change et là aussi nous proposons d'insérer un certain nombre de d'éléments à la première phrase de l'alinéa 2 après le mot public nous voulons insérés les mots notamment en cas de risque de désinformation et de manipulation du public pour des intérêts commerciaux donc nous changeons la loi par cet amendement nous proposons ainsi d'élargir le cas où le conseil supérieur de l'audiovisuel puisse refuser une convention à la désinformation manipulation du public pour des intérêts commerciaux ceci permettra au csa dation une meilleure protection des auditeurs et auditrices de services de radio et de télévision en effet il est étonnant que ce projet loi ne s'attache qu'à créer un nouveau régime de refus de convention si cette interdiction est nécessaire à la sauvegarde de l'ordre public nous estimons que cette condition extrêmement large doit être précisé les termes d information manipulation du public pour des intérêts commerciaux renvoie explicitement à la pratique suivante l'exemple de patrick le lay ancien président directeur général de la chaîne tf1 qui avait ainsi affirmé dans un livre il y a beaucoup de façons de parler de la télévision mais dans une perspective business soyons réalistes à la base le métier de tf1 cdd coca cola par exemple à vendre son produit or pour qu'un message publicitaire soit perçu il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible l'objectif d'une chaîne pouvant être explicitement ou implicitement un seul objectif commercial il appartient ainsi au csa d'estimer s'il existe un risque de désinformation et manipulation du public pour des intérêts commerciaux ce qui semble avoir été à minima manifestement le cas sous le mandat de patrick le lay nous créer donc ce soit fait continuer à être la politique de ces schèmes et c'est pour ça que nous voulons inscrire dans la loi cette précision le président voulait interpeller la ministre et le rapporteur sur le fait qu' il nous semble que c'est justement votre méthode qui est problématique pourquoi ne pas avoir attendu justement le débat sur la presse sur l'audiovisuel pour pouvoir pour poids non justement nous nous pensons que c'est le sujet on est au coeur on parle c'est ce sont deux proposition de loi sur les fausses informations l'information à l'échelle industrielle à l'échelle automatisé dont vous parlez elle est produite principalement aujourd'hui par les grands médias d'information par l'audiovisuel etc et donc ils nous sont il nous semble plus logique il nous aurait semblé plus logique si on veut s'attaquer à ces sources la de commencer par ce débat effectivement très important intéressant sur comment on donne les moyens à ce qu'une information de qualité puisse être produite qu'on donne les moyens aux journalistes et aux médias de faire un travail pluriel pluraliste et dans ce cadre là on aurait pu trouver y compris des moyens de lutter contre cette diffusion massive de fausses informations et pas simplement en période électorale et c'est pour ça que d'une certaine manière votre proposition de loi marche sur la tête parce que vous mettez la charrue avant les boeufs sous les influences une commande politique pour répondre à une urgence parce qu'il faut que ce soit appliquée aux élections européennes et vous passez à nouveau à côté de l'essentiel effectivement il faut un débat sur les médias sur la presse sur les conditions de production et c'est ce que nous devrions avoir plutôt que de passer à la va vite cette proposition de loi parce que ça a été décidé par le président de la république afin de consacrer pleinement l'indépendance de la presse des pressions gouvernementales et financières et dans le but de lutter contre lesdites photos de ces informations cet amendement permet que l'élection des présidents et présidentes des sociétés france télévision radio france et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la france soit réalisée par le conseil national de déontologie du journalisme que nous proposons plus tard de créer en effet le csa est amené à avoir des compétences largement augmenté à la fois par l'adoption de ladite proposition de loi que vous soumettez à notre examen sur les fausses informations mais aussi par la réforme de l'audiovisuel qui approche ainsi que par l'application qui voudrait que le numérique puisse aussi échoir dans son giron nous pensons que de telles missions avec de telles missions il est crucial d'assurer plus en profondeur cette son indépendance qui permettra de garantir son bon fonctionnement mais aussi de préserver sa volonté à lutter efficacement contre lesdites fausses informations merci beaucoup madame aubenas quel est l'avis de la commission bien si j'ai bien compris l'objet de votre annonce est assuré l'animation des présidents de chaînes publiques par le conseil national de déontologie du journaliste donc on a deux sujets qui seront traités dans de deux façons différentes la nomination est le mode de domination des prisons et des présidents de l'audiovisuel a abordé dans le prochain projet de loi qui sera présenté par le gouvernement soit du visuel et sur le conseil de déontologie je me suis déjà exprimé pour le moment il ya une concertation qu'on s'est dit prêt à accompagner donc deux choses différentes qui n'ont pas vocation à être traités par cet exemple défavorable un avis défavorable de la commission madame la ministre oui comme je vous l'aï dit précédemment je m'engage à ce qu'une large consultation sur la création la question de la création d'un conseil de presse soient ouvertes dès le mois de septembre et je ne redevient donc pas sur ce sujet par ailleurs le gouvernement fera dans les prochains mois des propositions sous le mode de nomination des présidents de france télévision radio france france médias monde à l'issue des travaux et des concertations en cours et je suis donc sans surprise défavorable à modifications que vous beaucoup madame la ministre madame au boulot vous souhaitez réagir oui parce que ce sont des choses différentes mais qui ont une cohérence je reviens à ce que je disais tout à l'heure pour nous c'est une question d'ensemble sur la presse les médias leur production y compris sur les responsables qui gèrent les services publics et c'est pour ça que il y a une cohérence dans nos amendements nous pensons qu'on ne peut pas discuter de l'information de qu'il a produit 2 comment elle est produite et deux qui décident à un moment donné de ce qui va être produit des grilles de programmes et cetera on ne peut pas déconnecter la diffusion ensuite dans l'opinion générale dans le public de ces informations qu'elle soit perçue comme vrai comme fausse et de l' influence que ces informations vont avoir ensuite dans les débats politiques et démocratiques donc effectivement il y a une cohérence qui manque malheureusement à vos propositions de loi qu'ils sont du coup déconnecté des enjeux structuraux et c'est pour ça que nous maintenons cet amendement est que nous proposerons par la suite tout un ensemble pour redonner un peu de cohérence à ce texte merci monsieur le président donc par cet amendement qui est une demande de rapport nous souhaitons que le gouvernement réalise une étude permettant d'analyser l'impact des de l'austérité budgétaire sur la dégradation de la qualité de l'information et des services de l'argence france presse encore une fois nous revenons à la question des conditions dans lesquelles sont produites les informations et là il s'agit de l' agence nationale et d'une agence de référence le travail de cette agence est de plus en plus handicapé par la logique marchande qui poussent depuis plusieurs années à réduire les financements publics elle perçoit au titre de ses missions de collecte de vérification et de diffusion de l'information donc nous sommes en plein dans le sujet pour garantir son indépendance la loi exige quel équilibre son budget après amortissement comptable des investissements life payant de plus en plus accès aux marchés financiers pour emprunter or nous considérons que ce mode de financement est au contraire plus enclins à détériorer les garanties d'indépendance que peuvent offrir un média c'est également ce que dénonce un certain nombre de représentants syndicalistes journalistes sur les conditions de production de l'information et sur le fait que cette agence de référence sur laquelle y compris ceux base un grand nombre de médias pour diffuser des informations n'a plus aujourd'hui les moyens les conditions pour faire correctement son travail c'est pour ça que nous demandons ce rapport du gouvernement alors par cet article nous voulons garantir le droit de reprise d entreprises par les salariés 2 la presse nous revenons donc après en tout cas pour nous un consensus avec les précédents d'articles à ce qu'il nous semble être un autre versant important en plus de l'éducation et de la citoyenneté de ce qui devrait permettre de discerner la vraie fausse information et de donner des outils aux citoyens et aux citoyennes et aussi surtout aux producteurs et productrices de l'information c'est un moment vise à rectifier l'erreur contenue dans les ordonnances de 2017 et et en ajoutant que des entreprises de presse doivent être soumises à aux mêmes obligations qui ont été consacrés dans cette ordonnance nous pensons qu en tous domaines ce droit doit être préservée mais particulièrement dans les entreprises de presse ces entreprises devraient être gérés de manière collective par les journalistes qui les composent cela permettrait d'éviter qu'elle soit soumise à des pressions venant du monde économique ou politique et dans cette optique il nous semble fondamental de permettre à des comités de rédaction et des salariés de pouvoir décider en cas de difficultés leurs médias de reprendre la main sur leur entreprise merci à vis de la commission défavorable du gouvernement je serais plus brefs pour les prochains à vie puisqu'on est sur toute une série d'amendements qui ont déjà été examinées et repoussé en commission où on avait pris le temps avec moi votre collègue député monsieur arrive d'aller dans le fond des arguments qui expliquait pourquoi j'étais défavorable à ces amendements qui ont un rapport très éloignée avec le texte donc je ne vais pas refaire l'argumentation puisque le faire en commission suppose qu'après en un cycle eh bien vous avez pu vous transmettre les informations donc défavorable ainsi que pour l'ensemble des amendements que vous allez présenter de façon identique à ceux qui ont été repoussé en commission baby favorable au départ expliqué pourquoi nous les robes redépose ont bien sûr que nous avons entendues et ça a été discuté les objections de la commission mais comme nous l'avons dit tout au long de ce ces propositions loi nous pensons que le sujet fondamental c'est la question des conditions de production des médias de qui détient ces médias de quel pouvoir on y compris les premiers acteurs et actrices les journalistes sur les informations qu'ils traitent no comment il le faut c'est pourquoi nous n'avons pas été convaincus par vos avis et vos argumentations et nour proposons tous et série d'amendements en cohérence avec la vision globale qu'on a encore et ans y compris avec ce que nous faisons de voter avec vous sur la question de l'éducation si vous nous nous voulons crédibiliser un ensemble de sources et c'est au travail de sources de recherche de l'information que nous voulons habitués et ce à quoi nous voulons éduquer les plus jeunes il faut que ces sources soient puissent être considérées comme fiables et pour ça donner les moyens aux journalistes et aux médias de faire ce travail de qualité donc c'est en cohérence que nous vous proposons tout c'est série d'amendements et nous mettons maintenant celui là je me dis voilà 27 des favoris au gouvernement qui est pour contre jeté par cet amendement nous souhaitons proposer l'accès libre au public des rapports publics élaboré ou commandés par la présidence de la république le gouvernement le parlement ainsi que les corps d'inspection de l'état il nous semble en effet que c'est ce type d'information participe justement au fait que les citoyens puissent se former une opinion éclairée des décisions politiques qui sont prises y compris par les décideurs publics le dispositif que nous proposons nous apprendre à éclairer puisque la responsabilité des citoyens et des citoyennes peut ensuite être engagée selon l'utilisation qu'ils font de ces informations enfin que ce droit soit effectif nous prévoyons nous proposons de prévoir d'ailleurs que sa méconnaissance emporte un certain nombre de sanctions pénales et ça nous semble nécessaire pour participer à créer un environnement où justement le débat puisse se fonder sur des sources sur un travail de recherche notamment quand c'est fait sur des deniers publics et de donner enfin l'outil pour que tous les citoyens et citoyennes puisse justement distinguer les vrais des fausses informations oui avant de devenir à cet amendement puisqu'une façon la logique est la même madame amis ni s'il ne s'agit pas de jeter la suspicion il s'agit justement de lever le doute et la suspicion sur la question des conflits d'intérêts là nous proposons justement pour soutenir la qualité le pluralisme du travail des journalistes lutter contre la précarité économique et sociale de la profession de mettre en place l'écart entre les rémunérations de 1 à 20 c'est d'ailleurs un principe qui vous le savez nous l'avons déjà proposé pourrait s'appliquer devrait s'appliquer au delà de cette profession mais dans ce cas il nous semble que ce serait un cercle vertueux pour au sein des organismes consacrés qu'il n'y ait pas de différence de rémunération trop importante il nous semble également que mettre en place une limitation au sein de ces entreprises permettra de lutter contre la précarité cela a été dit et cela s'accompagne bien entendu de l'ensemble des propositions que nous avons fait pour améliorer le travail des journalistes mais ça donnera aussi pour le public une vision éthique de ce travail et une légitimité plus forte dans les informations qui sont produits parce que ce sera fait dans des conditions qui ne seront pas à la base d' inégalités et du coup d'une pression économique pour celles et ceux qui sont les plus précaires attendez voilà par cet amendement nous proposons de renforcer les protections statutaire des journalistes à travers la conte la reconnaissance juridique des conseils de rédaction ce afin de garantir l'élaboration d'une information de qualité seul à même de lutter contre les fausses informations il s'agit d'ailleurs d'une démarche qui avait d entamer en 2014 par une sénatrice udi donc comme quoi ce n'est pas un apanage partisans conférer un statut juridique à ses rédactions permet de protéger les journalistes de pression qu'elle ou il pourrait subir en leur donnant la possibilité de réagir sur le terrain du droit l'existence même de ce statut protecteur deviendra ipso facto un frère à d'éventuelles tentatives de pression