Après l'annonce de la fermeture des remontées mécaniques, la station de Lus-Jarjatte se cherche un avenir
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:31OuverteRéponse directe
Pourquoi ça ne passe pas ?
- 1:23OuverteRéponse directe
Sur le fond, finalement vous comprenez qu'on les ferme ces remontées mécaniques ?
- 2:21OuverteRéponse directe
La maintenir avec quoi, justement, la saison d'hiver ?
- 3:04OuverteRéponse directe
l'avenir, manifestement, c'est plutôt le fond pour le département, le ski de fond ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Mais ça veut dire que pour vous, l'alpin a toujours un avenir ?
- 4:23OuverteRéponse directe
Est-ce que finalement, Alain Matron, l'avenir, ce n'est pas l'été qu'il faut aller chercher les touristes chez vous sur votre secteur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« on estime que le travail de préparation à l'évolution de la station, puisqu'on n'est pas naïf, il y a beaucoup moins de neige qu'il y a 30 ans, le changement climatique est très fort et très rapide. »
- 1:31Invité politiqueFait
« On sait très bien que l'or blanc à 1200 mètres d'altitude s'est terminé »
- 4:13Invité politiqueChiffre
« En moyenne, à peu près 180 000 euros par an au département. »
Temps de parole
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- ?4 %
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Actu locale, musique et bonne humeur, ici matin.
Comment
sauver la station de ski de Lusse-la-Croix-Haute après l'annonce de la fermeture des remontées
mécaniques ?
Après l'annonce de la fermeture des remontées mécaniques, une réunion publique est organisée ce soir à la salle polyvalente du village. Nous en parlons avec notre invité Emmanuel Champal.
Alain Matron, le maire de Lusse-la-Croix-Haute et président de la communauté de communes du Diwa. Bonjour
!
La nouvelle est tombée au début du mois, c'est le département qui l
'a
annoncé, l'arrêt définitif des téléskis. Pourquoi ça ne passe pas ?
Ça ne passe pas parce que c'est un peu rapide et parce qu'on estime que le travail de préparation à l'évolution de la station, puisqu'on n'est pas naïf, il y a beaucoup moins de neige qu'il y a 30 ans, le changement climatique est très fort et très rapide. Et il faut bien une adaptation. Mais c'est une question de timing en fait. Les travaux de préparation pour cette bascule ne sont pas terminés. Et là c'est un peu court pour cet hiver et notamment il y a des professionnels qui ont prévu une saison d'hiver classique et qui vont se retrouver un peu le bec dans l'eau.
Si je vous entends bien, c'est le timing en quelque sorte de cette annonce qui ne va pas. Sur le fond, finalement vous comprenez qu'on les ferme ces remontées mécaniques
?
Alors sur le fond, on n'est pas naïf. On sait très bien que l'or blanc à 1200 mètres d'altitude s'est terminé et qu'il va falloir, en tout cas, ça va être en dents de scie. Et la grande difficulté c'est de maintenir des installations qui tournent en permanence quand on n'est pas sûr d'avoir la ressource. Et ça avec, bien entendu, un contexte social. C'est-à
-dire
que quand les gens sont embauchés, ils sont embauchés. Donc c'est cette complexité de répondre à un climat qui est un petit peu en dents de scie, à des chutes de neige qui vont être de plus en plus aléatoires et de maintenir une saison d'hiver. Parce qu'on est persuadé qu'il nous faut maintenir une saison d'hiver, qu'on ne peut pas avoir qu'une saison d'été.
La maintenir avec quoi, justement, la saison d'hiver
? Vous
avez déjà des pistes
? Oui,
je pense qu'on a des pistes. Enfin, on a des pistes et puis on a des gens qui travaillent encore. Il nous faut être capable d'aller chercher la neige où elle est. Alors, c'est facile à dire, comme ça, c'est une formule. Mais en fait, certaines années, on aura la neige à 1200, des années,
on
l'aura à 1400, des années, on l'aura plutôt sur la partie nordique, des années plutôt sur la partie alpine. Voilà, il faut arriver à trouver une souplesse qui permette aux gens de profiter de la neige là où elle est et quand elle est là.
Mais
l'avenir, manifestement,
c'est
quand
même plutôt le fond pour le département, le ski de fond.
Alors,
le département a une vision nordique qui est peut-être un petit peu déformée par la partie Vercors. L'Ussacrot a une particularité dans la Drôme. Pour moi, c'est la seule commune alpine de la Drôme. Si vous êtes venu à Lusse, le site est dominé par les aiguilles. Certains parlent des petites dolomites. On est vraiment dans un site qui est alpin. On n'est pas sur un plateau. Le domaine de ski de fond est en fond de vallée, donc pas forcément le mieux enneigé. Et on a beau faire des tours et des détours, on arrive péniblement à 8 kilomètres. Donc voilà, ce n
'est
pas fondur, ce n
'est
pas les plateaux du Vercors.
Mais ça veut dire que pour vous, l'alpin a toujours un avenir ?
Pour
nous, la partie alpine a toujours un avenir, oui. Même si ça coûte 200 000 euros par
an
au
département
?
En moyenne, à peu près 180 000 euros par an au département. Mais c'est quand même globalement une destination qui coûte le moins cher.
Est-ce que finalement, Alain Matron, l'avenir, ce n'est pas l'été qu'il faut aller chercher les touristes
? Chez
vous, sur votre secteur
? Alors,
si j'en crois cet été, les touristes, on n
'a
pas besoin d'aller les chercher. Ils viennent tout seuls. C'est-à-dire que là où le changement climatique nous handicape l'hiver, et où il faut qu'on fasse des efforts pour trouver de nouvelles idées, autant l'été, le changement climatique nous amène à un tourisme climatique. De fait, les gens viennent parce qu'on dort bien, parce que les nids sont entre 10 et 14 degrés, même pendant les périodes de canicule. Et c'est d'abord cela qu'ils viennent chercher. Après, oui, ils profitent de la montagne. Donc, l'été, on n'a pas de problème, entre guillemets, de promotion du site.
Pour cet hiver, vous allez faire comment la transition ? Vous l'imaginez comment
?
Alors, pour cet hiver, on demande au département de continuer un hiver de plus, de nous laisser finir le travail. Je dis nous parce que c'est un travail qu'on conduit depuis maintenant un peu plus de deux ans, qui a été interrompu pendant la période électorale, mais qui est un travail qu'on conduit avec le département, avec le parc du Vercors, et qui est d'ailleurs une réflexion aussi plus large que la station de Lusse-Lacroix. Toutes les stations de moyenne ou de basse altitude se posent les mêmes questions. Donc, il y
a
une étude de fond qui est faite dans le cadre des crédits de massifs alpin.
Et
voilà, on veut pouvoir terminer ce travail correctement, apporter des idées. Mais pour l'instant,
c'est une fin de non-recevoir.
Non,
non, non.
J
'étais hier encore à la pause des passerelles du CLAPS, donc sur le site, le chaos du CLAPS, avec le président du département, pour la pause des passerelles.
Et
le dialogue n'est pas rompu. Voilà. Il n'est pas tout à fait repris, mais le dialogue n'est pas rompu. Non, non. On est entre gens raisonnables. Chacun a fait valoir ses arguments. Et bien sûr, il y
a
de l'attention. Enfin, localement, moi, j'ai de l'attention. C'est pour ça qu'il
y
a cette réunion ce soir. C'est pour que tout le monde soit au même niveau d'information.
Et
puis que tout le monde tire un petit peu dans la même direction. Si on veut que les choses avancent, il ne
faut
pas, effectivement, que ça tire dans tous les sens. Aujourd'hui, on ne sera pas sans le département. Ce n
'est
pas possible.
Évidemment, le dialogue n'est pas rompu. On l'entend bien ce matin avec vous, Alain Matron, maire de Luce-la-Croix-Haute, président de la communauté de communes du Diois. Avec cette réunion publique à la salle polyvalente de Luce-la-Croix-Haute, ce soir à 17h. Merci à vous, Passy de bonne journée.
Merci, bonne journée. Il est 8h moins
7.