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DébatLCP (sur YouTube)· 26 juin 2025 59 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Audiovisuel public : une réforme... pour quoi faire ? | Ça vous regarde - 26/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 37 %Attaque 39 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:19OuverteRéponse directe

    Pourquoi vouloir réunir Radio France, France Télévisions et l'INA dans une même holding ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Quels sont les bénéfices apportés par cette holding ?

  • 6:02OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que cette holding va permettre de faire et qu'il est impossible de faire aujourd'hui ?

  • 7:07RelanceÉludée

    Quelle est l'intention cachée derrière cette réforme selon vous ?

  • 8:28OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous vous y opposez avec force ?

  • 12:02OuverteRéponse directe

    Quel est votre regard sur cette réforme et ses arguments ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:20Fait
    « Il s'agit de donner plus de force de frappe avec une organisation unifiée. »
  • 7:43Fait
    « On oublie d'autres entités comme France 24 et RFI. Or si on regarde ailleurs, ce qui se fait aussi c'est aussi d'avoir un bras international. »
  • 9:11Fait
    « Il se porte bien, il est en progression dans les audiences, contrairement à ce que dit la ministre. »
  • 10:38Chiffre
    « Il y a une volonté de trouver que l'audiovisuel public ça coûte trop cher. On est d'ailleurs on a passé sous la barre symbolique des 4 milliards. »
  • 26:52Fait
    « Son émission sur la mafia est déprogrammée. Centimètres par centimètre, il vérifie tout parce que ce gouvernement est basé uniquement sur le silence et la propagande. »
  • 37:21Fait
    « Le respect de la parole donnée est à la base même de notre régime démocratique. Vous avez pris des engagements pas tenus sur ce sujet comme sur bien d'autres. »
  • 42:18Fait
    « Comment il finance tout ça ? par une hausse des cotisations des retraités, par une moindre revalorisation des retraites. »
  • 49:02Fait
    « Il suffit de taper Nicolas qui paye sur X et voir surgir des dizaines de vidéos. »
  • 49:02Chiffre
    « Un compte suivi par plus de 105000 followers. »
  • 50:28Fait
    « On sait pas qui est derrière, mais on sait que c'est un compte d'extrême droite. »
  • 51:09Fait
    « Nicolas, c'est un personnage qui est le français de souche, le français de base, plutôt jeune actif. »
  • 52:28Fait
    « Les Français ont le sentiment surtout de ne pas en avoir assez pour leur argent. »
  • 53:51Fait
    « L'attaque est pas dirigée essentiellement contre les retraités. »
  • 55:07Fait
    « Marine Le Pen Sioti pour moi c'est devenu un petit peu le même conglomérat. »
  • 55:50Fait
    « Les Français ne considèrent pas qu'ils payent des impôts comme s'il jouaient casino à Las Vegas. »
  • 56:29Chiffre
    « À peine un Français sur deux qui considère que effectivement il est encore aujourd'hui légitime de payer des impôts. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans Saourgarde. Au sommaire ce soir, cette réforme de l'audiovisuel public portée par Rachid Adati et qui hérissent les syndicats. Pourquoi vouloir réunir à tout prix Radio France, France Télé, Elina dans une même holding ? Les syndicats ont-ils raison de craindre un plan social déguisé et une menace pour l'indépendance des rédactions ? On en débat dans la première partie de l'émission. François Bairou met pression sur les partenaires sociaux pour obtenir un accord sur les retraites et dans tous les cas, il l'a annoncé aujourd'hui, il soumettra plusieurs mesures au Parlement lors du débat budgétaire à l'automne.

Dès lors, comment le PS justifie-t-il la motion de censure qu'il a déposé aujourd'hui qui sera débattue en début de semaine prochaine ? Nous poserons la question à son porte-parole Arthur de la Porte. Enfin, qui se cache derrière le compte Nicolas qui paye un compte et un mot clé devenu viral sur les réseaux pour dénoncer un ralball fiscal, mais aussi pour s'en prendre aux immigrés et aux retraités. Ce sera notre décryptage à la fin de l'émission. Voilà pour le sommaire. On est ensemble pour 1 heure. C'est parti pour ça vous regarde.

1:10
Non speech

[Musique]

1:19
Locuteur

Elle s'est battu jusqu'au bout pour que cette réforme soit soumise au vote du parlement. Mais pourquoi Rachida Dati tient-elle à ce point à ce texte ? Quels seront les bénéfices apportés par cette grande holding qui doit réunir l'audiovisuel public ? C'est tout l'enjeu de notre débat de ce soir. Bonsoir Jérémie Patrietus. Bonsoir. Vous êtes député du Calvados, vous êtes membre du groupe Horizon et surtout vous êtes le corpporteur de cette proposition de loi de réforme de l'audiovisuel public qui est donc débattu à l'Assemblée dans l'hémicycle à partir de lundi. Sophie Talier Paul, bonsoir.

Vous êtes député du Val de Marne et en charge des questions liées à l'audiovisuel public au sein du groupe écologiste et social. À vos côtés Soraya Morvand Smith. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes rédactrice en chef adjointe à France 24 et vous êtes secrétaire général adjointe du syndicat SNG CGT donc au niveau national. Et puis Olivier Hubbertali, bonsoir. Vous êtes journaliste spécialiste des médias et vous travaillez pour l'bdomadair le Point. On commence avec le récap de Thbo Énoc.

2:20
Non speech

[Musique]

2:30
Locuteur

Bonsoir Thbo, bonsoir Clément, bonsoir à tous. Un mouvement de grève a donc débuté dans l'audiovisuel public alors que cette réforme va être débattue à partir de lundi à l'Assemblée. Oui, ça a commencé aujourd'hui he pour Radio France. Ce sera lundi pour France Télévision. Voici ce qu'on peut entendre depuis ce matin sur les ondes. En raison d'un appel à la grève pour s'opposer au projet de holding de l'audiovisuel public, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l'intégralité de nos programmes habituels. Alors, journée heureuse he pour les amateurs de musique. programmation est souvent de qualité.

Mais si Radio France est passé en mode musique de grève, c'est que d'autres notes inquiétantes raisonnent dans les oreilles des salariés un air de remise en cause du service public. Les audiences euh sont bonnes. Oui, mais chez qui ? Plus les jeunes, plus les classes populaires. Ça devient un club, c'est CSP+. Vous êtes là ingérance, ingérante, ça va quoi. On va pas s'excuser. Nous ne sommes pas les serpillères euh de des gens de la gauche. Certains disent "C'est le retour à leur RTF". Enfin, le retour à l' RTF, déjà on en est loin quand on voit euh ce qui s'y passe.

Une tonalité très offensive qui fait craindre aux salariés de l'audiovisuel public que la réforme qui les vise ne soit aussi une forme de reprise en main. Alors ça c'est pour le climat. Euh qu'est-ce qui explique les crispions ? Alors sur le fond, c'est une réforme réforme longtemps promise, plusieurs fois repoussée qui arrive dans l'hémicycles. Il ne s'agit pas de la fusion dont rêvait à l'origine Rachida Dati, mais de la création d'une holding exécutive. Explication actuellement. France Télévision, Radio France et LINA sont trois entreprises. Séparer l'idée et de les regrouper au sein d'une holding, une entité chapeau.

Cet holding aurait un PDG qui nommerait les directeurs des différentes filiales. Enfin, toujours dans un souci de cohérence et d'efficacité, un directeur de l'information unique chapauterait l'ensemble. Il aura un directeur de la formation, elle souhaitait directeur de l'information pour toutes les entités et et ensuite ça se décline. C'est dans le c'est préconisé dans le rapport de Laurence Bloc. Alors Rashid Adati a beau s'appuyer sur ce rapport de Laurence Bloc, ancienne directrice de France Inter rendu il y a 10 jours, ce point crispe particulièrement car il fait craindre pour l'indépendance des rédactions et leur ligne éditoriale.

Idée funeste que celle d'un directeur de l'information, de toute l'information au niveau de la holding sous la responsabilité du PDG. On ne peut même pas parler du retour de l'ORTF puisqu'il faut remonter à 1963 avant l'ORTF pour trouver trace d'un directeur de l'information unique radio et télévision d'État. On entend donc les inquiétudes et quel est le but de cette réforme ? Renforcer le service public de l'audiovisuel dit Rachida Dati. face aux concurrents que sont les plateformes comme Netflix, Amazon, Disney ou encore Canal, il s'agit de donner plus de force de frappe avec une organisation unifiée.

Cela do permettre notamment de développer l'offre numérique entrée en vigueur souhaitée au 1er janvier 2026. Et quel est l'avenir de cette réforme ? Alors, elle a déjà connu un parcours compliqué hein à l'assemblée, difficile de savoir comment elle va atterrir. Deux jours de débat sont pour l'instant programmés la semaine prochaine dans l'hémicycle. On ne sait pas si ce sera suffisant. Et puis le vote aussi est incertain avec une gauche vent debout contre le texte. Ce sont les voix du RN qui risque de faire la bascule. Un RN qui prend la privatisation de l'audiovisuel public. Voilà qui promet quelques décibels aussi dans l'hémicycle. Merci beaucoup Thbo Énoc. Jérémy Patrieletus.

Donc on vient de voir un peu les grands objectifs de la de la réforme mais qu'est-ce que cette holding va permettre de faire et qu'il est impossible de faire aujourd'hui dans l'audiovis public ? Je crois qu'il y a un constat qui pour le coup est partagé par l'ensemble des députés, quelle que soit leur position sur cette holding, c'est que le statut quo est pas satisfaisant. Le statut quo c'est quoi ? C'est des jeunes aujourd'hui qui s'informment principalement sur les réseaux sociaux. Le statut quo c'est des coopérations qui ont du mal à se faire. C'est pas la faute des salariés.

C'est des difficultés par exemple à créer le rapprochement entre France 3 et France Bleu, de créer le rapprochement entre France info Télévision et France info Radio. Et vous citez que des rapprochements qui ont eu lieu, qui ont été concrétisés ces dernières années, ces derniers mois et qui ont du mal à se mettre en œuvre. On discute avec les salariés, personne nous dit que c'est simple parce queil y a pas d'acteur stratégique. C'est par exemple l'éducation au médias qui est un vrai sujet. Aujourd'hui, France Télévision porte un programme d'éducation média seul sans radio France. Alors, on va me dire il y a pas besoin de holding pour mettre en place ces coopérations.

Sauf qu'on le voit, il y a besoin à moment donné d'un arbitre, d'un acteur stratégique et c'est ce que va permettre cette holding permettre au duel public de répondre au défis auquels il fait face. On a parlé de la concurrence des plateformes étrangères, des réseaux sociaux. Nous, on pense que rassembler les forces, c'est une manière de renforcer le duel public. Il y a pas chez nous d'intention cachée que d'autres souhaitent faire des économies avec la holding, que d'autres souhaitent fratiser au duel public, ce n'est pas notre position avec la coraporteur. Notre position, c'est une conviction.

on aura le débat, c'est que pour renforcer le duel public, il faut rassembler les forces et créer cette holding. Olivier Hubertali, votre regard à vous donc de journalistes spécialisés sur les médias, quel est l'intérêt de cette réforme à vos yeux ? Je la vois pas très importante sur l'intérêt parce que en fait on est resté un peu à mi-chemin, c'est un serpent de mer la réforme de l'audiovisuel public. Il était question même un moment de fusionner les entités. Maintenant, on est revenu à cette idée de holding et de holding qui regroupe quelles entités ? l'avait dit France Télévision, Radrefance, LINA, mais on oublie d'autres entités comme France 24 et RFI.

Or si on regarde ailleurs, ce qui se fait aussi c'est aussi d'avoir un bras international si on s'agit de regrouper. Alors, à quoi ça peut servir ? Oui, ça peut servir à regrouper ce qu'on appelle les fonctions de support, c'est-à-dire ressources humaines, donc à faire des économies. Ah bah oui, il s'agit de faire des économies. Bon, on a chiffré à peu près, il me semble, c'est estimé à 10 millions d'économies à peu près. C'est pas énorme par rapport au budget de voilà au budget de de France Télévision, c'est 2,5 milliards à peu près. Euh Radio France, on parle de 650 millions d'euros de budget à peu près.

Donc c'est pas énorme comme économie mais il y a cette idée bon peut-être qui est peut-être bonne de se dire on va impulser, on va on va on va donner une certaine dynamique. Après à mettre en œuvre, on se demande comment ça peut se faire concrètement. Vous l'avez dit, les coopérations jusqu'ici n'ont pas beaucoup marcher quand il s'agit de faire quelque chose entre Radio France et France Télévision. Sophie Tayer Poli on vient d'entendre les arguments plutôt pour cette réforme. Pourquoi vous vous y opposez vous de votre côté ? Qu'est-ce que vous craignez ?

Alors, nous nous y opposons avec euh beaucoup de force et de conviction parce que nous nous considérons que ce n'est vraiment pas la bonne réponse pour le service public de l'audiovisuel dans notre pays. D'abord, il se porte bien, il est en progression dans les audiences, contrairement à ce que dit la ministre. Euh, peut-être on peut on peut voir quelques chiffres sur France inter en ce qui concerne les radios. Si on compare les audiences de 2017 à aujourd'hui par rapport à RTL, effectivement France Inter a énormément progressé et largement passé devant RTL et je crois que les parts d'audience de l'audiovisuel public ont très peu baissé.

Voilà, elles ont même progressé de 0,6 points depuis 2017 quand le groupe TF1 a baissé de 0,9 points. Donc ça, ce sont les audiences globales. C'est des entreprises qui en fait sont vraiment en dynamique, même si depuis une dizaine d'années, leurs crédits n'ont cessé de de diminuer. Elles ont innové, je pense notamment à Radio France sur toute une politique de création de podcast Radio France et tout le monde à l'international nous envie euh et monsieur Jérémy Patrius est d'accord aussi là-dessus, cette innovation et cetera. Donc pourquoi aller fragiliser des entreprises qui fonctionnent ? Et je voudrais aussi m'inscrire en fau de ce que dit madame Dati.

elle n'en est pas à son premier mensonge, mais euh les les radios de Radio France sont euh les secondes radio pour les jeunes derrière énergie et les chaînes très musicales. Donc bon, évidemment, OK, euh mais quand on veut des radios pluriels qui diffusent de l'information et cetera et cetera, euh c'est les radios du service public qui accueillent le plus les jeunes. Donc c'est une ce sont de vraies réussites et je voudrais d'ailleurs saluer euh les agents de de ces entreprises publiques. Donc d'abord ça va bien pour affronter les défis de demain. C'est pas rassembler pour faire des économies qu'il faut. Non, c'est investir investir dans le numérique.

Mais il y a pas forcément vous avez des inquiétudes là-dessus. Vous pensez que cette holding peut servir à baisser les dotations à c'est pas c'est pas des inquiétudes, c'est c'est une certitude. Et en quoi ça faciliterait cela ? Le journal L'humanité a publié une note qu'ils ont eu de Bery dans lequel ils inscrivent cette réforme dans le cadre des 40 milliards de recherche d'économie en mettant sur la table de nouvelles pistes notamment touchant France 24 et la mutualisation des réseaux notamment de de journalistes à l'étranger. Ce que ce que je veux dire c'est que pour le ministère de l'économie et des finances, il y a une volonté de trouver que l'audiovisuel public ça coûte trop cher.

On est d'ailleurs on a passé sous la barre symbolique des 4 milliards. Alors de toute façon, on n'est pas au niveau des plateformes. Donc c'est pas en mettant tout ensemble qu'on sera au niveau. Elles sont beaucoup plus puissantes que ça. Nous nous considérons au contraire qu'il faut les renforcer chacune dans leur spécialité en mettant par ailleurs vraiment l'accent sur Radio France. Pourquoi ? Parce que dans notre pays et dans notre société où on est gavé d'images, travailler l'audio et notamment pour les enfants pour qu'ils apprennent à se concentrer en écoutant des évidemment des émissions de qualité éducative. C'est ça qu'il faut faire bien sûr en investissant.

Soraya Morv Smith, quel est votre regard à vous sur cette réforme et euh que que répondez-vous aux arguments qui sont avancés par Jérémie Patri et Lettus ? Alors moi ce qui me frappe c'est l'absence de vision stratégique. On a l'impression qu'on imagine une transformation et qu'on la justifie par beaucoup d'éléments de langage pour lesquels on peine à comprendre comment en réalité ça pourrait s'appliquer. On nous dit faut arrêter avec le statut quo mais on n pas on n'est pas capable de dire à quel point les entreprises se transforment. Enfin, les entreprises audiovisuelles, elles ont connu des transformations constantes. C'est même la nature en fait de leur métier.

La transformation numérique, elle fonctionne très bien. C'est quoi la première chaîne d'information numérique en France ? Bah, c'est France Info. C'est quoi la première chaîne de podcast en France ? Bah, c'est Radio France. Et tout ça, en fait, on ne le voit pas. On nous dit que l'audiovisel public ne touche pas les CSP- Bah, c'est pas vrai en fait. Il y a tout un réseau et c'était noté hein dans le dans le rapport que citait madame Bloc. Les CSP- sont surreprésentés dans les locals. Je sais pas quels sont quels sont vos chiffres à vous. Moi, j'ai cherché hein, j'ai rien trouvé de très récent.

J'ai trouvé ça en 2017, les CSP+ représentaient à l'époque un 40 à 43 % des audiences de France info, France Culture et France interre, ce qui est bien au-dessus de RTL qui était à 26 %. Alors, sans doute, mais Lisez le rapport bloc, il est bien plus nuancé que ça et il soulligne le rôle euh fondamental des locals. Il y a d'autres Il y a d'autres choses qu'on dit aussi qui sont des éléments de langage. On parle de coopération, de rapprochement qui n'auraient pas eu lieu. En fait, les rapprochements, ils ont eu lieu et ça se passe pas très bien. L'idée l'esprit pas d'arbitre pas. Alors, ça c'est votre façon de voir les choses.

Je je enfin euh quand vous biss un projet, chacun a sa culture d'entreprise, chacun a sa vision des choses. Faut bien un arbitre. Ce qui est intéressant, c'est de c'est c'est d'entendre le point de vue de gens qui ne sont pas sur le terrain et qui ne font pas le métier.

Et parfois, j'ai l'impression d'entendre quelqu'un qui m'expliquerait que Airfance et la SNCF font un parin et que ce serait vraiment bien qu'il coère et que les personnes qui nous parlent de coopération alors que les rapprochements ont lieu, que les transformations ont lieu, que la charge de travail est énorme, que les réductions de budget créent énormément de souffrance dans les entreprises hein parce que ça aussi un coût social, on le dit pas assez.

Et quand on dit il faut rassembler les forces, nous ce qu'on constate depuis ces dernières années, c'est qu'en fait on a dépouillé les rédactions, on a affaibli la culture et qu'en plus on a cette perte d'indépendance qui inquiète profondément les salariés. Et dernière nuance que je voulais apporter parce que vous avez dit tous les députés sont convaincus du bien fondé de cette réforme. Très franchement ça fait plus d'un an partage que aujourd'hui la situation Non non pas la holding peut-être. Alors, répondez à tout cela parce que il y a il y a beaucoup de choses dans ce qui vient d'être dit. Moi, j'aimerais vous entendre déjà sur le tableau assez noir qui est dressé de l'audiovisuel public.

Aujourd'hui, on a vu les chiffres d'audiences et on entend Rachid Adati, la ministre de la culture, dire que le but de cette réforme, c'est aussi d'éfiter, je la cite, un affaiblissement de l'audiovisuel public qui serait déjà en cours. Il est où l'affaiblissement ? Quand on voit ces audiences quand même qui sont, il faut être précis sur ce que j'ai dit. J'ai jamais dit que cet holding servait à renforcer un duel public qui ne marcherait pas. Mais c'est un peu ce que dit la ministre de la culture quand on répondre siège au conseil d'administration de France médiamonde. Madame il travaille est-ce queil y a pas d'intérêt que RFI et France 24 travaille ensemble ? Je dis pour téléspectateurs.

Ben donc quel est le problème ? C'est bien une c'est bien une société commune France 24 et RFI. Vous travaillez dans une société qui a justement rassemblé la radio pour l'international RFI et France 24 France Méia vous travaillez. C'est pas efficient monsieur Patrique. Financièrement ça n'est pas efficient. La la fusion RFI France Médiamond a coûté une fortune. On nous dit que la holding alors c'était une des justifications. Moi c'est pas mon argument. On nous dit que la holding en fait ça va permettre d'économiser 100 millions pour certains. Ça va juste je vais juste répondre sur la question et puis je je vous laisse la parole.

La question n'est pas de dire Radio France fait mal, France Télévision fait mal. J'ai siégé au conseil d'administration de Radio France. Radio France fait bien, France Tévision fait bien. Les audiences sont remarquables et les stratégies sur le numérique sur plein de sujets est remarquable. La question c'est que ce qu'ils font mal c'est de travailler ensemble. Ils pourraient faire de l'éducation au médias ensemble. Ils pourraient faire de l'information ensemble. Il pourrait il pourrait mener des projets de proximité. Je suis élu d'un territoire rural. Je peux vous assurer que la manière dont France 3 et France 2 coopèrent, il pourraient faire beaucoup mieux. Et pourquoi ils le font pas ?

parce qu'il y a pas de chef d'orchestre et il y a pas d'acteur stratégique. La manière dont les France Info TV qui peut se qui peut se contenter d'une absence de véritable coopération entre la télévision France info et la radio France info, il pourrait faire beaucoup plus. Ce que j'essaie de vous dire, c'est que France Télé fait bien, Radio France fait bien, mais il y a que des projets en commun qui ne se font pas parce qu'il y a pas d'acteur capable d'impulser une stratégie commune. Il s'agit pas de dire que Radio France arrêtera d'exister et que France Télévision arrêtera d'exister. Olivier ou on parlait de la puissance euh de l'audiovisuel public.

Oui, l'audiovisuel public, il est puissant mais si on regarde dans les détails, France Inter certes première radio de France mais une chaîne d'information comme France info court à la traî des autres chaînes d'information. Est-ce que ça vaut le coup d'avoir un là vous parlez de la chaîne d'information télé, on est d'accord hein, pas de la radio que voilà et ce qui est sûr c'est qu'il y a un contexte de réduction des dépenses publique et je trouve normal qu'on demande à l'audiovisuel public d'y participer.

Par contre la question elle est pas bien posée parce que si on dit on veut réduire si la question est vraiment de réduire les moyens de l'audiovisuel public il faut s'interer sur quelle mission quelle mission on attend de l'audiovisuel public. Mais est-ce que ces moyens ils ont pas déjà diminué ? Si on regarde l'évolution du budget de l'audiovisel public depuis 2017, il a très légèrement baissé quand l'inflation elle doit être autour de 20 avec l'inflation. France Télévision a fait une centaine de millions d'économies ces dernières années évidemment et Radio France de même. Mais il y a il y a quelque chose important qu'il faut se poser, c'est qu'est-ce qu'on demande à l'audiuel public ?

Est-ce qu'on lui demande d'informer ? Bon oui, c'est intéressant, c'est important d'avoir l'information. On le voit avec la BBC euh en Grande-Bretagne. Est-ce qu'on lui demande d'éduquer la jeunesse ? Peut-être oui, mais est-ce qu'on lui demande de passer du théâtre ? Donc en fait, on a demandé énormément de missions à l'audiovisuel public, trop peut-être. Et c'est plutôt sur ces missions qu'il faut s'interroger. Quelles sont les quatre cinq missions principales Sophie Tayer Poant sur ces arguments-l et puis sur la mauvaise coopération entre les différentes structures de l'audovis public. Euh est-ce qu'il faut revoir l'émission de service public ?

certainement nous l'avons proposé dans le débat, on le fera certainement puisque nous avons posé beaucoup d'amendements pour reposer ces questions là. Quel quelle est la structure ? Bon, on peut parler structure mais surtout parlons d'émission mais moi je ne voudrais pas que sous couvert de baisse de budget on réduise l'émission du service public de l'audiovisuel. Pourquoi ?

Parce que à mon sens, surtout dans la géopolitique actuelle et bien nous avons besoin d'un service public de l'audiovisuel encore plus fort notamment pour lutter contre la désinformation ou encore plus fort notamment pour porter l'exception culturelle française et tout ce que le rayonnement de notre pays apporte à l'étranger et à nous-même. Donc ça c'est la première chose. Je ne voudrais pas que ça se fasse oh bah faut couper donc quelle mission on enlève. On va pas aller voir l'hôpital et dire bah finalement est-ce qu'on ferme la radiologie ou l'oncologie ? Non. on va vouloir euh euh répondre à toutes les problématiques qui sont à mon sens essentielles sur euh la question.

Mais il faut mettre les moyens parce que par contre il y en a assez de dire il faut tout faire mais mais sans l'argent qui correspond. Et à mon sens, l'audiovisuel public aujourd'hui, il est stratégique et dans une politique de réarmement, dans une politique de défense vraiment en profondeur, l'audiovisuel public est stratégique. Pas pour porter la voix du gouvernement, mais pour porter la voix de la démocratie. sur les coopérations. Oui, certaines ont eu lieu et d'ailleurs, ce sont des réussites que je pense à vrai ou faux qui est la mise en commun euh des de certain nombre de rédactions pour faire du débonquage, hein.

Donc ça, ça y est, c'est fait, ça marche et c'est et c'est super et tout le monde est et tout le monde est pour. Voilà, lutte contre les fake news et tout le monde est pour et ça se fait très bien. Il y a pas besoin de je ne sais quel pilote dans l'avion. Deuxièmement, il y a aussi d'autres programmes comme des programmes éducatifs, Lumni qui fonctionne très bien. Moi, ce que je pose comme question, c'est par contre, est-ce que si les projets ne marchent pas, c'est peut-être pas parce qu'il y a pas de chef ou qu'il y a pas de volonté ou qu'il y a des formes de conservatisme, c'est peut-être parce que c'était pas des bons projets.

Par exemple, Maillet, un réseau départemental de radio avec un réseau régional de télévision. Bah oui, ça marche pas en fait parce que les territoires sont pas les mêmes et parce que donc forcément et bien on n'est pas sur les mêmes échelles et on veut faire rentrer tout en tout et en fait ben ça marche pas. On fait en tirer les leçons. Vous êtes là pour défendre la réforme un peu seul, on va dire. Donc je vous donne la parole un peu plus souvent quand même sur ces argumentsl et puis sur la question des missions de service public. Est-ce qu'il faut réduire un peu les missions qu'on moi je par l'audiovisuel public ? personne.

Depuis 2014 qu'on parle de cette réforme, il y a aucun rapport parlementaire qui justifie la réforme pour des baisses de crédit. Si demain il y a des députés qui veulent baisser les crédits, si demain il y a des députés qui veulent baisser les crédits de public, ils ont pas besoin de holding pour les baisser.

Est-ce qu'il faut est-ce qu'il faut revoir les les missions les missions moins de mission pour être plus eff faut toujours questionner les missions de service public mais moi je partage que dit Sophie notre service public notre audiovisuel du service public il est essentiel il lui faut des moyens et donc il y a pas il y a cette réforme n'a pas pour n'a pas pour but de réduire l'émission de service public de l'audiovisuel au contraire nous on considère qu'il faut le renforcer on considère que cette holding elle est essentielle pour renforcer le public on parle pas de moyens je voudrais quand même être très clair et quand vous dites il y a des coopérations qui se font pas parce qu'elles qu'elle devrait pas se faire.

Qui peut penser ici que c'est pas important qu'il y ait un média de proximité, c'est-à-dire qu'il parle au français des territoires ruraux qui serait le rapprochement entre France Info TV et France Infoadio. France 24 en est l'exemple. On a considéré qu'à un moment donné pour parler au monde pour que la voix de la France porte dans le monde, il fallait rapprocher la radio RFI de la télévision France 24. Et ça marche plutôt bien. Tout n'est pas facile, il y a des difficultés bien entendu, mais personne aujourd'hui remettrait en cause l'idée que à l'international la France parle d'une seule voix.

en tout cas rapproche ses radios, c'est télévision mais c'est de la pensée magique ce que vous dites. En fait, ça n'a pas trop de sens quand on travaille dans ces rédactions. Vous voulez supprimer France médiamond ? Absolument pas. Et au contraire, mais permettez-moi de développer le propos. Euh ce que ce que j'entends moi plutôt, c'est que en creux ce qui ce que vous défendez c'est un modèle low cost. Ce qui ne fonctionne pas là où vous dites "Oui, en local c'est ça a pas bien coopéré." Vous oubliez un truc, c'est que dans les rédactions des locales de Radio France par exemple, les rédactions ont été paupérisées.

Il y a des gens qui travaillent énormément avec en étant pas assez nombreux pour couvrir l'antenne et dans une grande partie des locals de Radio France, il y a même plus de journaux après-midi. C'est quand même quelque chose d'assez phénoménal et vous voulez mettre ensemble alors que les rédactions souffrent. Je peux vous donner l'exemple de RFI France 24 et peut-être qu'on parlera du coup à un moment parce que je pense que c'est quand même assez crucial. RFI a ses missions, à ses antennes particulières, France 24 aussi, qu'il y ait eu un rapprochement dans un même bâtiment. Je suis pas certaine que ce soit euh euh d'entreprise, une fusion et cetera.

Outre le coût pharamineux que ça a eu, la les difficultés sociales, le fait que ça a sorti RFI de la maison de la radio, ce qui était quand même problématique parce qu'on avait pas non plus les mêmes locaux. Enfin ce que je veux dire c'est que ce sont des réformes d'ampleur aux effets dont on peut douter. Et quand on a l'exemple derrière nous de France Télévision qui a été réuni et celui de France Média Monde qui a fusionné RFI, MCD, CFI et France 24, je peux vous dire qu'en fait c'est pas si heureux que ça et le modèle est toujours le cost.

Vous dites France info ça ne fonctionne pas bien en la télé mais pourquoi quand France info veut faire une matinale pour booster et commencer ses tranches c'est abandonné. Vous savez pourquoi ? Bah pour une question de moyen en fait on en est là donc oui on peut avoir plein d'idées mais tant qu'on fait pas confiance tant qu'on tant qu'on le réfléchit pas en tant que stratégie et pour ça il faut entendre des salariés. Moi je vais juste rappeler un fait c'est que Laurence Block avait dans sa lettre de mission de recevoir les salariés et leurs représentants. Elle nous a reçu le jour où son rapport définitif avait été envoyé aux députés.

Je veux juste répondre très rapidement parce que on explique que c'est le manque de moyen et de budget qui fait que les coopérations n'ont pas fonctionné. Pourtant étonnamment le manque de moyen a pas empêché Radio France d'être leader aujourd'hui en terme d'audience et à France Télévision d'avoir des succès d'audience. Donc on explique d'un côté que la baisse des moyens n'empêche pas des audiences phénoménales mais que en revanche toutes les coopérations qui se sont pas faites au niveau local par exemple le rapprochement de France Ble et de France 3, c'est parce qu'il y a pas les moyens. Faut être sérieux. C'est pas une question d'argent. Ce qui Non mais c'est pas une question d'argent.

Ce que vous dites c'est que parce que les salariés compensent en fait bon ça ça pourra passer mais vous avez une idée de la souffrance RTB on a compris vos arguments des deux côtés à la RTBF un modèle qui a été cité il y a eu des suicides bon et ben justement on va parler de ce qui se fait ailleurs en Europe Jérémie Patri s'il vous plaît pas une vision unanime des salariés on va on va parler justement de ce qui se fait ailleurs en Europe on évoque souvent la la BBC le modèle de la de la BBC mais l'Italie ou la Belgique ont suivi le même chemin avec quel résultat ? Et bien, on voit cela avec Marco Pomier. Pour défendre son projet de holding, Rachid Adati a un argument choc.

Nous sommes une anomalie en Europe, l'audiovisuel public en Europe. Ils sont tous regroupés justement pour pouvoir être pluraliste, pour s'adresser à tout le monde et sur tout le territoire. Créer une BBC à la française, c'est le projet des partisans de la fusion. Ce BIB, comme on l'appelle outreemanche, est une référence mondiale consultée par 86 % des adultes au Royaume-Uni. Télévision, radio, web, la BBC rassemble plusieurs dizaines de fréquences nationales ou régionales. Mais pour le groupe, la situation est loin d'être idylique. Redevance audiovisuelle gelée, concurrence des plateformes, son déficit pourrait atteindre plus de 38 millions d'euros cette année.

Une crise historique malgré les 2000 postes supprimés. Sans intervention du gouvernement, il sera difficile de maintenir l'ambition et le volume actuel des contenus. En Italie aussi, l'audiovisuel public offre un visage unifié, mais l'indépendance éditoriale est mise en cause. La raille, surnommé par l'opposition Télé Mélonie du nom de la présidente du conseil italien. Plusieurs de ces proches ont obtenu des postes de directeur ou de chefs de service au sein du groupe avec depuis une série de départs. Le journaliste écrivain Roberto Saviano, marqué à gauche, estime avoir été censuré après avoir critiqué un ministre. À l'été 2023, son émission sur la mafia est déprogrammée.

Centimètres par centimètre, il vérifie tout parce que ce gouvernement est basé uniquement sur le silence et la propagande. Il faut sortir de là. Comment peut-on encore travailler à la raille ? En Belgique, la RTBF a aussi lancé en 2018 un vaste chantier de réorganisation interne. Plus de cloison entre les différents médias du groupe. Les journalistes peuvent travailler pour la télévision comme pour la radio. Les audiences sont en hausse. Pourtant, le groupe prévoit un plan d'économie de 132 millions d'euros d'ici 2028.

Jérémie Patrietus, quand vous voyez comment Georgia Méloni a transformé toute la raille en très peu de temps en un média de propagande, est-ce que vous ne vous dites pas que là vous avec cette réforme, cette holding avec peut-être aussi un directeur de l'information unique pour tout l'audiovisuel public, est-ce que vous ne fournissez pas tous les outils pour qu'il se produisent un jour la même chose en France ? Si le Rassemblement national arrive au pouvoir, c'est pas s'il y a une holding ou pas une holding et ils mettront la main sur le duel public he ils le privatiseront.

Donc d'expliquer que la holding fragiliserait plus l'indépendance de duel public, ça me paraît être paraître pas tout à fait défendrable. Et puis je vais vous dire, il y a un directeur de l'information unique à France Télévision pour toutes les chaînes de France Télévision, France 2, France 3, France 4, France 5. Est-ce que ça a empêché le complément d'enquête sur la ministre Dati ? Non. Pourtant, il y a un seul directeur de l'information, je le redis, au sein de France Télévision. Alors juste pour revenir sur ce point précis, ça figure pas dans la réforme aujourd'hui un directeur de l'information unique. Ça a été annoncé par la ministre de la culture.

Ça va donc être introduit sous forme d'amendement pendant le débat à partir de lundi. Est-ce que vous y serez favorable vous rapporteur du texte ? Ça dépend comment ça sera présenté, ça dépend comment ça sera expliqué. Moi, je pense qu'un directeur de l'information, il faut pas le voir comme un senseur. Regardez à France, quel est le rôle du directeur de l'information du groupe France Télévision ? C'est d'assurer justement, ça dépend les missions qu'on lui donne, d'assurer le pluralisme de l'information, d'essayer de mettre en place et société poléant à parler du vrai ou faux. C'est lui qui l'a mis en place cette idée d'un projet qui vient lutter contre la désinformation avec la radio.

Voilà, il y a pas besoin de pilote. Non, mais donc un directeur d'information, c'est pas par définition un senseur. Je le redis ici, le directeur d'information de France Télévision n'a pas empêché la diffusion du complément d'enquête sur la ministre. L'indépendance des médias. Juste suis attaché comme ça je parlerai plus. J'ai fait porter un amendement pour qu'il y ait un journaliste membre du conseil d'administration membre du conseil d'administration de la Holding. Cet amendement a été voté. Je trouvais que c'était essentiel que l' duel public au sein de son conseil d'administration ait un journaliste. C'était pas le cas aujourd'hui hein.

Il y a des conseils d'administration où il y a pas de journalistes. C'estàd présentant des salariés mais ils sont pas forcément journalistes. Donc j'y suis attaché à cette indépendance des médias à forceorie d'indépendance des médias de l'audiovisuel public. Soraya Morvan Smith sur cette question de l'indépendance des rédactions. Qu'est-ce que vous répondez à Jérémie Patrieletus et comment vous voyez les choses dans la perspective d'avoir donc une sorte de directeur unique de l'information pour tout l'audiovisuel public ?

Évidemment que ça nous inquiète parce que ça fait une structure qui est beaucoup plus verticale et euh euh alors moi j'entends ce que vous dites sur le fait que peut-être que l'extrême droite viendra et puis que queles que soient les structures qu'on mettra en place, bah c'est pas grave. Et quelque part, on peut un peu les dégrader, ça changera pas grand-chose, sauf que c'est une dégradation de facto. C'est ça complément d'enquête en France, il a pas été diffusé tout de suite. On a attendu un an. Il y a beaucoup de pression sur le viel public d'ors et déjà. On a une bascule du paysage de l'information en France. On a besoin au contraire de garde fou et on est en retard.

On a besoin de lutter contre la concentration mais aussi contre cette espèce de propagande euh privée qui ne supporte pas le pluralisme et qui inverse en plus les termes. Ce qui est voilà quelque chose d'assez inquiétant. Alors, on a comme euh euh le règlement européen sur la liberté des médias qui pourrait être relativement protecteur. Mais et juste pour revenir sur cette histoire de conseil d'administration, c'est bien d'avoir des journalistes. Ils sont où les spectateurs ? Ils sont où les auditeurs ? Quantesse, comment est-ce qu'on retrouve un petit peu un petit peu d'écoute déjà et puis comment est-ce qu'on objective les questions de neutralité d'information ?

Parce que pour le moment, on a un vrai souci là-dessus en France et on fait même pas appel à des scientifiques. Il y en a de nombreux bien qualifiés. Sophie Tayer Poan, vous craignez une reprise en main des rédactions par le pouvoir, une sorte d'ORTF 2.0 avec cette réforme. Oui. Non, mais c'est sûr qu'il y a une inquiétude majeure sur la question de l'indépendance. Alors peut-être que si le Rassemblement national arrive, ce sera de toute manière très moche à voir, mais enfin ne les aidons pas, leur facilitons pas la tâche.

Au contraire, la ministre, si elle était vraiment attachée à l'indépendance des médias, devrait travailler au renforcement de l'audiovisuel public et à mettre davantage de gard fous. Nous en avons proposé de multiples pendant le débat en commission qui ont été rejetés. Mais je voudrais dire qu'il y a deux choses qui m'inquiètent conjugué. D'abord évidemment c'est la centralisation de la décision sur une seule personne, le président de cette future holding. Donc une seule personne à appeler sur laquelle exprimer son désaccord ou demander le scalpe.

Là vous reprenez la formule qui est prêtée à la ministre de la culture par le carner enchaîné au sujet de Delphine Hernot, la patronne de France Télévision. Donc ça c'est plus facile de mettre la pression sur une personne qui après fait descendre en cascade que sur plusieurs. Mais en plus que en plus ça fait 10 ans qu'on baisse les moyens de l'audiovisuel public, les moyens de résistance en cas de d'arriver au pouvoir de l'extrême droite qui fait toujours partout où elle est arrivée, elle a mis l'audiovisuel public sous coupe réglé, hein. Toujours elle le fait. C'est une de ses priorités et on sait pourquoi.

Déjà, on a un audiovisuel public qui est affaibli, qui n'aura pas les moyens de résister. Donc, il faudrait le renforcer, lui donner davantage de moyens, se reconstituer des réserves, avoir des capacités de résistance, faire le doron en attendant peut-être que la démocratie puisse revenir. Euh et là, qu'est-ce qu'on fait ? On l'affaiblit. On l'affaiblit doublement par une direction unique et par un une réduction constante de ses budgets depuis euh plusieurs années. Olivier, il y a plus il y a plus il y a plus de moyens. Il y a plus de moyens. Il y a euh aujourd'hui euh la France est dans un des pays les plus endettés au monde. Il faut réussir à faire des efforts sur certaines choses.

Et on sent quand vous prenez les sondages, les français ils attendent de savoir qu'est-ce qui se passe avec mes impôts, qu'est-ce qui se passe avec mon argent. On parle d'un surcoup de 150 millions par an et puis que vient faire Lina dans cette galère ? Il était s'il y avait la fusion. Pourquoi ? Parce qu'il fallait mettre à niveau les On va pas refaire le débat sur les moyens, on en a beaucoup parlé. J'aimerais qu'on parle avec vous aussi de ce modèle de la BBC modèle ou pas modèle. Vous avez travaillé sur ce sujet vous pour le point. Est-ce que c'est un exemple à suivre encore aujourd'hui ? La BBC évidemment que ça fascine aujourd'hui quand on va voir la BBC à Westminster à Londres.

On arrive, ils ont une des plus grandes newsroom du monde mais ils ont 20000 personnes qui travaillent à la BBC et ils ont un budget de 5,5 milliards à peu près d'eur donc un plus gros budget. Ils ont plus de moyens et très important ils ont un bras international. Ah mais là on commence c'est pour ça que je disais que la réforme si on décide de réformer l'audiovisuel public, elle reste à mi-chemin parce que dans ce cas-là on a une pâte française et il manque une pâte internationale intéressante. Pourquoi ? Parce que la BBC c'est d'abord un soft power dans le monde. C'est une manière de représenter le pays, le Royaume-Uni à travers le monde.

Or si on veut une BBC à la française, bah ça me paraît difficile de le faire sans France. Ça existe déjà en fait, je comprends pas votre existe mais ça existe à petite échelle avec peu de moyens. Je pense que si on décidait d'allouer des moyens plus importants, bah peut-être que ça serait justement au bras international sur les moyens. En quelques mots, il y a l'exemple de la RTBF. A priori, les moyens, ils vont baisser les audiences, elles ont progressé avec la fusion. Sauf que leur budget est double. Leur budget, pardon, est double par rapport à la France RTF.

Aujourd'hui, l'audiovisuel public français est sous-doté par rapport aux autres pays européens alors que il est extrêmement performant. Donc, faut s'arrêter là avant de la casse. On confond un débat budgétaire et moi j'ai porté des amendements pour augmenter les budgets de public. Donc je je sais que le duel public a besoin de plus de moi, mais on confond un débat sur quelle structure, quelle organisation va permettre de renforcer le duel public avec le débat sur les moyens. Moi, je dis qu'il faut plus de moyens, ça empêche pas qu'il faut aujourd'hui une organisation différente. Mais on est on est inscrit par l'expérience à chaque réforme de fusion, de rapprochement, des baisses de budget.

On le sait. Une toute dernière question, si cette réforme passe, c'est que le RN, le Rassemblement national l'aura voté quand vous voyez que son projet, c'est une privatisation de l'audiovisuel public. Est-ce que ça ne vous interpelle pas ? Non, parce que moi je pense qu'un une holding ça vient renforcer duel public et j'ai une vision radicalement différente de Sophie. Sophie dit c'est un seul coup de téléphone pour le pouvoir politique. Moi j'ai le sentiment que ça fait aussi un président d'un duel public qui est puissant et qui est fort et qui peut aussi porter des combats de public si il il combat s'il résiste. C'est aussi une capacité de résistance.

On voit ce que les salariés font aujourd'hui. Regardez ce qui se pass dans les p c'est la fin de ce débat. Je suis désolé. Merci beaucoup à tous les cas d'être venus de résister au fascisme dans sa vous regarde et on a bien compris qu'il va y avoir du débat hein dans l'hémicycle à partir de lundi sur ce projet de réforme audiovisuelle. Il y a un autre sujet qui va animer les débats à l'Assemblée nationale en début de semaine prochaine. C'est cette motion de censure que les socialistes ont déposé aujourd'hui. Bonsoir Arthur de la Porte, vous êtes porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée. On va débattre avec vous dans un instant de cette motion de censure.

Vous l'avez déposé à la suite de l'échec du conclave sur les retraites. Sauf que depuis et bien François Bairrou a pris la parole et a fait quelques annonces. On voit cela avec Stéphanie Despierre. Si on vous invite Arthur de la porte, c'est parce que vous les socialistes avaient décidé d'appuyer sur le bouton de la censure. Député du Calvados, vous êtes aussi porte-parole du PS à l'Assemblée nationale. Avant même que François Baot ne tire ses propres conclusions du conclave, vous avez déposé une motion de censure. Une motion signée uniquement par les socialistes et par les 66 députés de votre groupe sans exception.

Mardi, pourtant, vous aviez laissé une ultime chance à François Baou en lui demandant comme la semaine dernière s'il allait déposer un projet de loi sur les retraites. Il vous a redit non. Monsieur le Premier ministre, le respect de la parole donnée est à la base même de notre régime démocratique. Vous avez pris des engagements pas tenus sur ce sujet comme sur bien d'autres. Cela nous contraint, monsieur le Premier ministre, à déposer une motion de censure contre votre gouvernement. Vous n'avez même pas voulu attendre la conférence de presse de François Bairou. À 17h pourtant, le premier ministre acte la fin du conclave.

Il fait la liste des convergences entre partenaires sociaux et il leur donne encore de à 3 semaines de plus pour s'entendre sur la pénibilité. S'il n'y a toujours pas d'accord, François Baou s'engage à reprendre ce qui fait consensus dans la loi de finance à l'automne. Si les partenaires ne parvenaient pas à se mettre d'accord, le gouvernement prendrait ses responsabilités et proposerait des dispositions de compromis qui seraient introduites dans le texte qui, en tout état de cause, prenant en compte tous ces progrès, sera comme je m'y étais engagé soumis au parlement à l'automne dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Le Premier ministre ne comprend donc pas pourquoi vous voulez le censurer. Ça paraît un peu baroque. Je n'imagine pas que le parti de Jacques Deelor et de Michel Rocard par exemple, pour ne citer que ceux qui ne sont plus là puissent considérer que c'est objet de censure. Alors Arthur de la Porte, vous allez nous dire si votre censure a encore un sens. Bonsoir Arthur de la Porte. Al on vient de l'entendre François Baou s'engage finalement. quoi qu'il arrive hein entre les partenaires sociaux à soumettre au vote des du parlement des mesures pour améliorer cette réforme des retraites. Est-ce que votre motion de censure a encore du sens ? Est-ce que vous êtes pas allé un peu vite en besogne ?

Alors moi j'ai l'impression que c'est plutôt le premier ministre qui passe son temps à chercher à retarder l'échéance. Mais j'ai cru comprendre qu'il n'y avait pas d'accord la semaine dernière. J'ai cru comprendre qu'il n'y avait pas d'accord cette semaine. J'ai cru comprendre que malgré ces tentatives de dernière minutes, il n'y avait toujours pas d'accord aujourd'hui et donc maintenant il nous promet un accord pour dans 15 jours. Mais en fait, je crois que vous promet en tout cas des dispositifs pour améliorer la réforme dans le cadre d'un débat parlementaire.

Ça correspond à ce que vous réclit demandé et il avait dit qu'il y aurait un débat sans totem ni tabou alors que là finalement il y a un totem et un tabou. C'est la question de la mesure d'âge et nous notre exigence initiale c'était de pouvoir discuter des mesures de financement et en particulier de la borne d'âge à 64 ans. Alors l'engagement sans totem ni tabou, c'était vis-à-vis des partenaires sociaux. Ils ont pu mettre sur la table cette questionlà. Elle a été refusée par le dans la lettre que le premier ministre nous avait adressé, il avait dit en tout état de cause et quel que soit l'issue de la discussion du conclave, il y aura un retour au parlement.

Et nous nous avions été extrêmement clairs. Nous avions dit si il faut un retour au Parlement et il faut que nous soyons en capacité de pouvoir discuter de ce que nous avons jamais débattu c'est-à-dire les 64 ans. Et là aujourd'hui, on a l'impression qu'il cherche à fermer le banc à dire que finalement on aura une espèce de réformette des retraites sur des petits critères. Mais c'est pas ça qu'on demande. C'est pas ça que demandent les Françaises et les Français. Est-ce que vous êtes sûr que les Français ils vont entendre votre discours ? To ceux qui refusent la réformiez ce débat sur les retraites. Vous l'avez, vous allez l'avoir pas tout de suite, ça sera à l'automne.

Il n'y aura pas de débat sur les retraites. Je tiens à le préciser. Premier ministre a dit ça sera dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Ça sera quelque chose de corseté. C'est le gouvernement qui fixe les dépenses. Mais nous en fait, on a aucune manœuvre aucune marge de manœuvre dans un projet de loi de financement de la sécurité sociale. Donc ça sera est-ce qu'on dit à Mè ou non à Bairou ? Sauf qu'en fait nous on n'est pas là pour ça. On est là pour débattre et on a demandé à ce qu'il y a un débat. mais un débat sur lequel on peut agir, un débat sur lequel on peut jouer sur les différents leviers.

Sauf que si on peut pas jouer sur la question de l'âge alors que c'est la demande des Françaises et des Français, ben en fait il y a pas de vrai débat, c'est euh cosmétique, c'est euh finalement de l'enfumage. Est-ce que vous êtes pas en train de régler vos comptes avec François Baou ? Euh est-ce que voilà, on sait qu'il y a des problèmes personnels entre lui et le Parti socialiste que vous estimez qu'il ne vous a pas respecté dans le cadre du débat parlementaire notamment. Alors oui, il nous a pas respecté dans le cadre du débat parlementaire, ça c'est une chose, mais on s'ensure pas parce qu'un premier ministre a été irrespectueux.

On s'ensure un premier ministre parce qu'on considère qu'il fait une mauvaise politique, c'est le cas, et parce qu'il ne tient pas sa parole. Il avait un engagement, celui du conclave, celui du dialogue et celui du retour au parlement. Il y a eu le conclave, il y a eu un semblant de dialogue parce qu'une partie des organisations syndicales sont partis tant ce dialogue été corseté. Et derrière, il n'y a pas de retour au parlement. Quoi qu'en dise François Baou, je crois que il essaie d'entretenir une illusion mais personne n'est dupe. En tout cas personne ne m'a dit que il croyait dans une possibilité de toucher à la réforme borne. Alors que c'est la demande des Français et des Français.

Est-ce que le Parti socialiste pourrait donc censurer le gouvernement Bairou sur les retraites la semaine prochaine et voter les mesures qui seront présentées pour améliorer cette réforme à l'automne prochain ? Ces mesures, elles ne seront pas indépendantes. Ça sera pas un débat sur les retraites, ça sera dans le projet de loi de financement pour améliorer le sort notamment des femmes qui ont eu des enfants, des personnes qui ont pas tout leur trimestre pour partir à la version positive de ce que raconte François Baou mais il ne dit pas la version négative. Comment il finance tout ça ? par une hausse des cotisations des retraités, par une moindre revalorisation des retraites.

Et donc quand on sera dans ce débat à savoir si on donne quelques trimestre en échange d'une ponction sur les petites retraites, peut-être que nous aurons à en débattre et à dire non. En fait, je ne peux pas vous dire en l'état si on ne présente juste que les mesures positives sans présenter le coût puisqu'il n'y a eu finalement aucun accord sur les la manière de financer et notamment sur la question des cotisations patronales puisque le MEDF avait refusé qu'on puisse en discuter.

Cette motion de censure, vous avez tenu vous, le Parti socialiste, elle l'a présenté seul, c'est-à-dire sans la France insoumise, mais aussi sans les écologistes, sans les députés communistes du groupe GDR qui voulaient participer, qui voulaient cigner ce texte. Pourquoi seul ? Nous on a on a dit qu'on était à l'initiative de cette motion de censure. Après, évidemment que toute la gauche la votera et moi je pense pas qu'il faille en faire un sujet de polémique mais on a suffisamment commenter ce qui s'est passé au début de l'année avec, je veux dire, on avait été extrêmement clair.

On avait dit "On ne censure pas le gouvernement de François Bairou parce qu'il s'engage à ce qu'il y ait un dialogue social." Je pense que on peut, puisque on avait initié ce cette séquence dire que nous estimons que cette séquence doit prendre fin aujourd'hui pour les raisons que j'ai évoqué. Euh vous ne pas vous associer à LI, c'était la condition pour avoir toutes les signatures parmi les députés de votre groupe y compris celle de François Hollande. Ça a fait partie des discussions mais ce que je peux vous dire c'est que euh finalement à la fin c'est toute la gauche qui la votera.

Gabriel Atale vous reproche de remettre le le Rassemblement national au centre du jeu parce que euh c'est lui qui va avoir le droit de vie ou de mort sur le sur le gouvernement. Euh dans les faits, c'est le RN qui va qui va décider, hein lundi euh mardi prochain euh si le gouvernement Baou tombe, c'est lui qui peut imposer aussi ses sujets, ses thèmes au gouvernement dans une discussion. Je crois que le gouvernement aurait mieux fait de nous écouter quand on a demandé à ce qu'il y ait un dialogue, quand on a demandé à ce qu'il y ait un retour au parlement. Peut-être que François Baou aurait dû entendre nos demandes.

C'est à force de rester sourd à la demande du peuple, c'est-à-dire qu'il y a un débat sur la réforme borne. C'est à force de malmener les oppositions qui cherchent pourtant à faire avancer le pays vers la voie de compromis que finalement il se retrouve pieds et mains liés avec le Rassemblement national. Gabriel Atal peut donner toutes les leçons qu'il veut, mais c'est Gabriel Atal qui a fait voter par exemple une loi qui a été censurée par le Conseil constitutionnel avec le Rassemblement national contre la gauche sur la justice des mineurs. Donc qu'il n'aille pas nous donner des leçons de combat avec l'extrême droite puisqu'il est aujourd'hui celui qui en fait le marche-pied.

J'aimerais un peu qu'on parle du nouveau Front populaire, je sais pas s'il existe encore. Oui, non. Et puis de LFI. Vous en êtes où avec la France insoumise ? ou le Parti socialiste. Le Parti socialiste, vous le savez, a tenu son congrès il y a quelques semaines. Olivier Fort a été réélu avec une stratégie claire, celle du rassemblement de toute la gauche qui cherche dans la perspective de la présidentielle une candidature commune. Ça exclut donc Lfié qu'il y avait un chef et qu'il fallait se mettre derrière lui. Donc voilà, nous on est assez clairemblement de François Ruffin, Clémentin à Raphaël Gusman parce que nous n'avons pas le choix. L'enjeu est de taille.

Il s'agit de d'avoir une candidature qui est en mesure de se qualifier pour le second tour pour battre l'extrême droite. Et si demain il y a une dissolution, est-ce que vous souhaitez qu'il y ait un accord électoral qui inclut la France insoumise ? Si demain il y a une dissolution, alors je ne sais pas quel sera le contexte, si ça intervient dans 3 ou 4 mois que il y a comme il y a un an la menace de l'extrême droite, moi je dirais qu'il faut de nouveau faire Front républicain, de nouveau éviter la division parce que sinon c'est la porte ouverte à l'arrivée de Jordan Bardella à Matignon et ça je le refuserai toujours.

Et ça vous pensez que bah les électeurs de gauche, les électeurs des Lis du PS pourraient le comprendre après tous ces mots durs qui ont été échanger entre ces deux formations politiques ? Moi, je je vais vous dire, je suis très en colère contre la France insoumise, contre ses méthodes, contre ses menaces, contre sa manière d'hystériser le débat public, mais je sais aussi que entre l'extrême droite et la France insoumise, je sais faire le choix et je préfère avoir un député insoumis qu'un député Erne. Mais je sais aussi que demain, si nous devons gouverner, nous devrons être en capacité d'élargir et de rassembler et non pas de passer notre temps à cliver, hystériser le débat.

C'est c'est c'est la voix qui essaie de tracer les socialistes. Mais voilà, arrêtons ces foires d'empoigne. Tout le monde en a marre. Alors, avant la présidentielle, il y a quand même cette échéance des municipales dans moins d'un an maintenant. Est-ce que dans certaines villes, ça a du sens pour vous que le PS fasse une liste commune avec la France insoumise ? Moi, je vous dis à quand à ce stade, l'Union de la gauche se met en place, c'est une union qui va du Parti communiste aux écologistes, aux citoyens et avec le le Parti socialiste.

Pour l'instant, les insoumis ne sont pas encore dedans, mais s'il y avait des militants de gauche qui souhaitaient se rejoindre cette dynamique d'union, ils seraient les bienvenus. Enfin, je veux dire, à l'échelle locale, on n'est pas finalement dans le même titre de débat quand il s'agit de décider des politiques des cantines ou de des crèches. Voilà. Donc franchement, malgré le discours assez agressif hein de de la France insoumise qui voilà qui dit que à Marseille, il y aura un candidat insoumis, que à Paris il y aura s'ils ont envie de faire perdre la gauche, c'est leur responsabilité, ça sera pas la mienne. Voilà.

Moi, je suis pour que localement, quand elle peut, la gauche qui est aux responsabilités avec Michael de la Fosse, avec Nicolas Marosinol, avec Johanna Roland, Natalie Perré euh à Marseille euh euh Lille, Rennes, Paris, bref que nous soyons en capacité de continuer le chemin que nous avons commencé à tracer, celle de la transformation sociale et écologique des villes. Donc ça reste un partenaire.

la France insoumise localement, nationalement reste un partenire localement, ça sera leur responsabilité et je le regretterai mais moi je suis pour que la gauche soit la plus rassemblée possible parce que nous avons montré les socialistes qui sommes le parti qui gère le plus grand nombre de villes de gauche en France que nous étions en capacité de transformer ces villes dans la justice, dans le respect de tous et tous et dans l'apaisement. Merci beaucoup Arthur de la Porte, porte-parole donc du groupe socialiste à l'Assemblée. C'est l'heure de notre grand angle à présent.

48:13
Non speech

[Musique]

48:20
Locuteur

et nos invités pour ce grand angle sont en train de s'installer. Bonsoir à tous les deux. C'est un grand angle qui est consacré ce soir à un certain Nicolas qui en a marre de payer trop d'impôts. Alors, d'où vient ce mot clé ? Nicolas qui paye qui est apparu ces derniers mois sur les réseaux sur X en particulier. Qu'est-ce qu'il traduit exactement ? un ralbol fiscal qui prend de l'ampleur ou une offensive politique téléguidée par certains ? On va en débattre ce soir avec vous Philippe Morau Chevrolet. Bonsoir. Vous êtes président de MCBG Conseil et Senior Advisor chez Nocom. Bonsoir et Stuart Show. Bonsoir et bienvenue. Vous êtes directeur d'étude au sein du cabinet d'étude Verriant.

Mais d'abord de quoi parlons-nous exactement ? Les explications de Maité Frémon. Il suffit de taper Nicolas qui paye sur X et voir surgir des dizaines de vidéos. L'origine de ce hashtag, un compte suivi par plus de 105000 followers. Message en tête. Cette infographie schématisant le contrat social. On y voit ce fameux Nicolas 30 ans, chemise cravate, acculé par les soucis. Nicolas par ses impôts donne son argent via Paul Emploi, le RSA et les allocations familiales à un certain Karim 25 ans ou encore à Bernard et Chantal 70 ans capable de se payer une croisière avec leur pension de retraite. C'est Nicolas qui paye.

Vous avez été très nombreux à utiliser cette traî sur les réseaux sociaux pour exprimer le ralb fiscal. Je voudrais qu'on parle de Nicolas. Une expression devenue virale reprise désormais par les politiques de droite et d'extrême droite pour dénoncer un ralbol fiscal. Ce n'est pas grave, c'est Nicolas qui paye. Ce tweet d'Éric Sioti à l'annonce des dépenses des Jeux Olympiques, une tendance également employée dans l'hémicycle. À chaque fois qu'un euro d'argent public est gaspillé, c'est Nicolas qui paye. Le député siiste, actionnaire du média d'extrême droite frontière, Sarah Knafo au sommet des libertés.

On en a maricol je veux vraiment ce phénomène fait des émules également au Royaume-Uni, au Portugal ou encore en Espagne. Alors quand on voit les explications de de Maité Frémon, on a vraiment l'impression que c'est pas un mouvement populaire spontané ce Nicolas qui paye Philippe Morau Chevrelet. Il y a ce compte Twitter derrière, enfin ce compte X, on dit maintenant bouli bouli bouli. Est-ce qu'on sait qui est derrière ça ? Alors, on sait pas qui est derrière, mais on sait que c'est un compte d'extrême droite. Les contenus sont invariablement euh dans la lignée de ce que pourrait produire conquête, le RN et les groupuscules identitaires.

C'est un mélange de racisme euh d'allusion divers et varié sexistes. Enfin, c'est vraiment le terro de l'extrême droite globalisée aujourd'hui qui va en gros de Donald Trump et des MAG à reconquête et différents groupes identitaires derrière. Donc c'est ça vient de là. Au départ, il y a eu un m qui vient de l'extrême droite. Un même. C'est une sorte de guimique sur les réseaux sociaux qui est plutôt humoristique qui a été développé par l'extrême droite, ce fameux Nicolas.

Nicolas, c'est un personnage qui est le français de souche, le français de base, plutôt jeune actif, qui est le cœur de cible des mouvements d'extrême droite aujourd'hui, qui est le jeune actif masculin, plutôt un homme qui qui en a marre parce qu'on lui demande de payer beaucoup d'impôts, parce qu'ils sont pas il trouvent pas sa place dans la société et cetera. cette frustration-là, ce Nicolas, ils en ont fait un mot d'ordre politique. Nicolas Paye, c'est un slogan quasiment. Ouais. Stuart euh il y a ceux qui ont initié ce mouvement. Euh Philippe Morau Chevrolet vient de nous décrire un peu d'où ça vient et puis il y a ceux qui s'y identifient.

Est-ce que le sentiment de payer trop d'impôts euh y progresse chez les Français aujourd'hui ? Bah c'est vrai que si on regarde les mécaniques d'opinion qui sont à l'œuvre aujourd'hui, on a une large majorité, c'est à peu près 710 qui considère dans nos études en tout cas que il pairait trop trop d'impôts. Mais je pense qu'il faut nuancer un certain nombre d'éléments. D'abord, il y a il y a deux écueils en fait principaux qu'il qu'il revendiquent. Le premier, c'est le fait qu'il y ait une réelle injustice fiscale dans notre pays. Et là, je pense que c'est une grande différence avec le mouvement Nicola Pé, c'est-à-dire que on identifie des responsables bien différents que sur ce Nicola P.

C'est-à-dire que en gros, c'est d'abord les plus riches qui seraient exonérés de payer pas assez d'impôts. Donc, on privilégierait finalement ceux qui gagnent bien leur vie en France. Et ensuite, c'est effectivement les plutôt les retraités. Donc on voit que au niveau de la responsabilité de de la du partage, je dirais de du manque de partage de la de la richesse est porté sur des responsables qui sont un peu différents que ce mouvement qui vient qui vient d'émerger. Et puis le deuxième élément c'est que les Français ont le sentiment surtout de ne pas en avoir assez pour leur argent et je pense que c'est ça fondamentalement qui qui joue.

C'est-à-dire que les Français considèrent aujourd'hui que il payent trop d'impôts par rapport au services publics dont il bénéficient. On a des chiffres nous dans nos enquêtes hein, ça aussi entre 25 30 % seulement des Français qui considèrent aujourd'hui qu'il paient effectivement des impôts à la hauteur des services publics dont il bénéficient. Donc je pense que voilà, il y a ces deux écueils à la fois l'injustice fiscale qui s'exprime, les riches ne payent pas assez et effectivement l'effort aujourd' fiscalité pèse sur ces actifs de la classe moyenne et ensuite ce cette dégradation des services publics. Les Français n'en ont pas assez pour leur argent. Philippe Morochauvrelet.

Euh on a vu dans le sujet euh des hommes des femmes politiques s'en emparé donc Eric Sioti beaucoup l'UDR énormément Sarah Knafo de reconquête et puis le renvoquier également et en même temps quand on regarde un peu dans le détail euh ce Nicolas qui pay s'en prend oui aux immigrés mais aussi aux retraités. Est-ce que c'est est-ce que ces partis politiques se mettent pas à une propre partie de leur électorat avec ça ? Alors la l'attaque est pas dirigée essentiellement contre les retraités. C'est un mouvement poujadiste comme il y en a toujours eu de de réclamation contre l'impôts.

Globalement tout le monde est à peu près d'accord sur le fait qu'on paye trop d'impôts à tout temps, dans toutes les générations. Après, c'est vrai qu'il tape un peu dans leur visuel sur les retraités et c'est vrai que c'est un peu suicidaire. Pourquoi ? Parce qu'en France, le gros de l'électorat, c'est un électorat seor. L'électorat macroniste, à la base, ceux qui ont porté Macron au pouvoir, c'est pas du tout des jeunes qui avaient envie d'une révolution, comme il disait technologique sont essentiellement des seigneors qui trouvaient qu'il était très rassurant et que par ailleurs, il incarnait une forme de renouveau qui était bien pour l'économie et pour leur retraite.

Donc, c'est vrai qu'attaquer les retraités, c'est un petit peu la limite de l'exercice pour l'extrême droite. leur logiciel actuellement, leur cible, c'est le jeune électeur masculin actif. Parce que c'est ça le cœur de l'électorat MAGAGA. Il est en guerre contre tout, contre Est-ce que c'est la cible de toute l'extrême droite ou est-ce que vous faites un distingo entre le rassemblement national façon Marine Le Pen et l'UDR d'Éric Sioti ou reconquête ? Alors Marine Le Pen Sioti pour moi c'est devenu un petit peu le même conglomérat. Après il y a une différence avec euh il y a une différence profonde entre l'ERN de Marine Le Pen et Reconquête.

Et on pourrait mettre aussi Bardella dans ce deuxième pôle. Il y a une différence entre j'ai envie d'être une finalement une figure de droite assez traditionnelle, de devenir présidente de la République d'une façon apaisée. C'était son terme normal, normalisé et Bardella qui lui est dans la ligne de musque de Trump avec reconquête dans quelque chose de beaucoup beaucoup plus dur. Stuart Show, ce qui est ciblé aussi par ce compte Nicolas qui payèle social français. Alors ce que Nicolas appelle lui-même le contrat social, hein, c'est ce qu'on voit sur ce grand schéma qui circule beaucoup sur sur Internet.

Est-ce que les Français euh avec ce ralbol fiscal, il rejettent aussi le modèle social français ? Bon, je pense qu'il faut quand même nuancer les choses. Les Français ne considèrent pas qu'ils payent des impôts comme s'il jouaient casino à Las Vegas. Ils savent très bien que les choses au final vont servir. C'est vrai que par contre sur le consentement à l'impôt, on sent qu'il y a une fragilisation de l'opinion publique. Aujourd'hui, vous avez à peine un français sur deux qui considère que effectivement il est encore aujourd'hui légitime de payer des impôts parce que derrière, il a des services publics. Donc là déjà, on est en train de voir se fissurer ce fameux contrat social.

C'est-à-dire que et je vous le disais tout à l'heure, on paye des infos, un des impôts pardon, mais aujourd'hui, c'est plus forcément justifié parce que comme on le on le soulignait, on en a pas assez pour pour notre argent. Ça c'est le premier point. Le deuxième point, et vous avez raison de le souligner, c'est que les Français et là c'est un consensus assez large he plus de 8 français sur 10 considèrent que l'argent est mal à la fois redistribué, on parle de richesse et utilisé. C'est-à-dire qu'ils ont le sentiment qu'on met de l'argent là où il faudrait pas.

Donc les Français, ils ont ce sentiment un peu ambivalent, c'est-à-dire que ils consentent un impôt dans l'idée du système de valeur dans lequel ils s'inscrivent. C'est-à-dire qu'il faut payer des impôts pour avoir des services publics. Mais aujourd'hui, il y a un effet déceptif énorme. Ils ont plutôt le sentiment qu'aujourd'hui, ils payent pour ne pas avoir grand-chose. Philippe Morochevrelet, euh vous êtes spécialiste de communication des réseaux sociaux. Euh ça peut prendre de l'ampleur ce mouvement là de Nicolas qui paye ? Oui, ça peut prendre de l'ampleur, c'est c'est du poujadisme. Ça a toujours été très populaire aujourd'hui.

Les réseaux sociaux, les algorithmes poussent les contenus de ce type là. Pourquoi ? Parce qu'ils sont à la fois drôle. Ça, c'est le savoir-faire de l'extrême droite aujourd'hui. C'est plus comme avant. C'est l'extrême droite aujourd'hui, elle utilise l'humour pour faire passer ses messages, le second degré. Elle utilise la caricature, le dessin, la musique, le champ. Enfin, c'est multimédia comme on disait autrefois. Et c'est très très toxique pour le système démocratique parce que les algorithmes de X et de TikTok sur lesquels nous n'avons aucune prise en tant que état et aucun état ne sait quel est l'algorithme de TikTok.

C'est le parti communiste chinois qui fait cet algorithme quand même et personne ne contrôle ce que fait Elon Musk, pas même Donald Trump, un tout petit peu Donald Trump qui est le seul euh et l'algorithme de X, on ne sait pas non plus ce qu'il y a dedans. Ce qu'on sait en revanche, ce sont les effets. Et les effets c'est que ça pousse ce type de contenu. Donc oui, ça peut prendre de l'ampleur et y compris au niveau européen parce qu'on a vu qu'il y avait des déclinaisons en Espagne avec UNAI qui paye au Royaume-Uni avec Nick. Drite est globalisé aujourd'hui, elle fait pas campagne qu'en France, ça c'est une vue de l'esprit.

Maintenant le cadre national dans sa stratégie à elle, il n'existe plus. on vend ces contenus à toute l'Europe en même temps, voir le monde. C'est un marché global la politique aujourd'hui. Merci beaucoup à tous les deux d'être venus nous nous décrypter donc ce phénomène sur les réseaux sociaux de Nicolas Kipay. C'est la fin de cette émission. On se retrouve demain. Bonne soirée à tous sur LCP.

58:38
Non speech

[Musique]

58:45
Locuteur

He.