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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 13 octobre 2026 21 minActualité / polémiqueTravail & emploiÉducation & rechercheSécurité

Cortège sauvage à Paris : "Des éléments ultraviolents viennent se greffer au mouvement", (M. Dequin)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 40 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Quelles sont les remontées de terrain que vous avez de votre côté ? Est-ce que la situation est plus tendue ou pas que les précédentes manifestations ?

  • 5:17OuverteRéponse directe

    Avec les black blocks qui se greffent au cortège, on a toujours un affrontement. Qu'en pensez-vous ?

  • 7:22RelanceRéponse directe

    Le ministère donne 94% de lycées ouverts, vous parlez de 480 000 manifestants. Comment expliquez-vous cet écart ?

  • 9:49OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous entretenir la flamme après les vacances scolaires ?

  • 11:01OuverteRéponse directe

    Appelerez-vous à la mobilisation du 17 octobre ? Craignez-vous une dilution des revendications ?

  • 11:40OuverteRéponse directe

    Les écarts de chiffres entre organisateurs et Bova sont considérables. Comment interprétez-vous ces divergences ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:17Valentine RamaFait
    « il y a eu des dégradations de plusieurs magasins, des individus hostiles qui ont été repoussés par les forces de l'ordre »
  • 9:18Philémon Jugglet MarcusFait
    « on en a marre, il y a la lassitude, il y a les vacances scolaires »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Nouvelle journée de mobilisation qui s'achève aux invalides où vous vous trouvez Esther à Bitbol. Les derniers manifestants sont en train d'être évacués. Évacuation qui se déroule sous très haute tension. Oui, vous le voyez justement sur ces images de Stéphane Pushini, des lacrymogènes sont lancés par les forces de l'ordre pour tenter de disperser la foule. Euh les manifestants qui sont donc toujours présents ici sur cette place Vaan, moins nombreux qu'il y a euh quelques minutes puisque les forces de l'ordre continuent de réaliser euh des sommations. Ils appellent les manifestants à quitter les lieux. Ils ont utilisé euh ce canon à eut que l'on voit ici sur cette place Vauban. ce canon haut qui a donc essayé de disperser la foule mais il y a toujours beaucoup de monde et vous voyez

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justement cet important nuage de fumée. Il y a également ces cordons de CRS qui sont présents pour tenter de disperser la foule. il devrait charger dans les prochaines minutes pour tenter de disperser les derniers manifestants. Globalement ici, il reste beaucoup de black blocks. Donc, vous savez ces hommes en noir qui sont donc ici pour essayer de créer des débordements. Certains ont arraché des pavés, ils les ont lancé sur les forces de l'ordre. Globalement, la situation est encore tendue mais les tensions pourraient bien se dissoudre dans les prochaines minutes. Périne, et on suit cette situation évidemment du côté de la place Voban avec vous Esther Abitbol. On va aller dans le 15e arrondissement. On vous retrouve Hugo SMAG puisque là le cortège s'est

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transformé en en manifestation sauvage dans dans les rues de Paris. Sait-on où vont ces manifestants ? Et ben pour le moment en fait on ne sait pas exactement parce que ils sont quand même guidés globalement par la police qui est sur les côtés en fait sur les artères qui sont perpendiculaires et qui en fait bah demande au manifestant en tout cas en se positionnant les dirige vers les sorties vers certaines sorties. Et donc pour le moment on tourne un peu en rond pour être tout à fait honnête. On est dans le 15e arrondissement. On suit une espèce de fanfare ici dans ce dans ce cortège qui en fait à la base devait rejoindre la place Vobrans mais n'a pas pu y accéder parce que les forces de l'ordre avaient bouché l'entrée. Au début, ils souhaitaaient rejoindre Matignon. Désormais, ils sont

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dans le 15e arrondissement. Pour le moment, on les suit. On essaie de voir jusqu'où ça va. Ce que ce je peux vous dire en tout cas, c'est que c'est un cortège qui se déroule globalement dans une bonne ambiance. Vous voyez, c'est assez festif [musique] autour de moi. Il n'y a pas d'altercation et à chaque intersection, voilà, comme là on peut le voir justement sur ces images de Soisigoulier, bien les manifestants regardent là où il n'y a pas les policiers et ils prennent cette direction. Hugo Smag, on suit ce cortège avec vous. On revient vers vous évidemment dans les dans les prochaines minutes et on continue de de suivre vos images. Michael Déquin, vous nous avez rejoint, vous êtes délégué national unité police. Quelles sont les remontées de terrain

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que vous avez de votre côté ? Est-ce que la situation est est plus tendue ou pas que que les précédentes manifestations ? Déjà, au vu du nombre de participants recensés par les services de la préfecture, on voit quand même une une mobilisation un peu moins importante que ce qu'on a pu connaître la semaine passée sur le sur la capitale. Donc ce qui fait que proportionnellement, on va dire que les les éléments qui viennent traditionnellement et tristement se griffer à ces mobilisation qui sont tout à fait légitimes puisque déclarer et avec des revendications qui qui peuvent s'entendre. Euh on le voit là à l'heure actuelle sur la place Vaubanc euh bah on a toujours quand même une proportion de des d'éléments ultraviolents qui viennent se greffer et qui eux ont un

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seul euh un seul but un seul objectif, c'est euh le chaos, c'est euh euh lutter contre tout ordre et donc à partir de là leur partie de plaisir c'est uniquement l'affront avec euh les forces de l'ordre qui sont elles mobilisées tout autour de la place Vauban pour encore une fois terminer l'encadrement de cette mobilisation et puis procéder à la dispersion parce que c'est aussi la pratique prévue. en fin de manifestation, il y a une heure de fin et il faut que tout le monde puisse rentrer chez soi. On va revenir sur les les chiffres de la participation parce que c'est pas exactement les mêmes du côté de l'inter syndical jeunesse qui au contraire revendique une progression du du mouvement. Mais néanmoins sur ces tensions auxquelles on assiste en fin de cortège, c'est du c'est du classique ou

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c'est une situation différente de celle habituelle ? Bah euh quand on voit une manifestation en général qui se termine par un point qui est défini hein euh auprès des par les organisateurs avec quand même la problématique alors pour l'instant ça se passe bien mais la problématique d'une manifestation sauvage dans les dans les rues de Paris. On sait pas précisément où vont ces manifestants. Sa précisément combien ils sont non plus. C'est là-dessus que j'allais rebondir parce que en réalité une manifestation déclarée, elle prend un point de départ, un point de de fin. Là c'est la place Vauban. Bon, on a cette cette ce parti cette partie de cortège qui se qui se bah qui se déplace je ne sais où. Euh donc là, il y a une difficulté quand même particulière puisqueil faut quand

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même que les forces qui sont mobilisées tout autour de de ce cortège puissent assurer leur sécurité dans un premier temps. Et je vous rappelle qu'il est 18h20, on est en pleine heure de pointe sur Paris. Donc c'est c'est voilà, c'est assez compliqué. Euh mais bon, moi je préfère avoir des images comme je vois avec ce ce cortège qui paraît garni d'étudiants de lycéens. euh plutôt que voilà le genre d'individu qu'on retrouve toujours en fin de cortège et qui et qui brûle et qui dégrade. Valentine Rama, journaliste police justice pour pour France info qui nous accompagne évidemment ce soir. Bonjour Valentine. Euh avec euh comme c'est euh malheureusement devenu le cas et devenu une habitude des des black block qui se sont greffés au cortège et c'est précisément quand on voit ces face-àface

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avec les forces de l'ordre, on a toujours un un affrontement, une confrontation avec les Black Block. Absolument. Et il y a eu plusieurs points de tension dans différents endroits de la manifestation à Paris, même si ça a été rappelé, elle s'est passée majoritairement dans dans le calme, mais notamment un peu plus tôt dans l'après-midi, boulevard Saint-Michel, il y a eu des dégradations de plusieurs magasins, des individus hostiles qui ont été repoussés par les forces de l'ordre. Alors, par des gaz lacrymogènes ou un peu plus tard dans l'après-midi à un autre endroit par des des canons à eau. Au croisement boulevard Raspaille et Montparnas, le cortège s'est arrêté quelques instants. Il y a eu des jetes projectiles sur une brasserie, des individus hostiles encore

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une fois qui ont été repoussés par des tirs de gaz lacrymogène. Euh à Sèvre, avenue de Tourville, Place Vauban à chaque fois des des voilà des points de tension place Voban. justement, il y a eu notamment beaucoup de pavés qui ont été désolidarisés du du sol pour être jeté sur les forces de l'ordre. C'est dans ces cas-là bien sûr que euh les CRS notamment interviennent et repoussent à l'aide de ce que je disais, gaz lacrymogène ou euh canon à eau. Et il y a en effet et on l'a vu d'ailleurs sur nos images qu'on a diffusé cet après-midi sur France info, c'est vrai ces individus habillés tout de noir, le visage dissimulé soit par une cagoule, soit par un foulard et qui ont souvent

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des sacs à dos. Pourquoi ? parce qu'à l'intérieur de ces sacs à dos, on se'en rend compte quand ils sont interpellés par la suite, on retrouve euh des armes par destination. On retrouve aussi des mortiers qu'on qui sont tirés en direction des forces de l'ordre. Donc c'est toujours en effet enfant de manifestation qui a une grande vigilance parce que ces individus viennent s'imisser dans le cortège qui se passait tout à fait de manière tout à fait calme et et ils sont d'autant plus difficiles à interpeller parce qu'ils se justement précisément se faux fil et s'imise parmi les manifestants qui sont là pour défiler dans le calme et qu'ils ont désormais une expertise aussi de ces de ces manifestations, un savoir-faire pardonnez-moi. Mais dans le cas de ces manifestations

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Philjus, vous nous avez rejoint, vous êtes représendant fédéral de Paris pour l'Union syndicale de de Paris, le ministère de l'éducation nationale et je j'ai vu votre sourire tout à l'heure quand Michael Desquin parlait d'un d'un reflux du mouvement. Le ministère de l'éducation nationale et Bova donnent des chiffres de recul. Euh selon Édouard Jeffrey, la quasi-totalité des lycées était euh ouvert. Aujourd'hui, 94 % des lycées. Quant à la mobilisation, les chiffres de Bova nous disent qu'il y avait euh 161000 manifestants aujourd'hui dans les rues. Donc moins que les Et là, je reprends euh leur chiffre à eux, les 266000 de mardi dernier. Vous vous faites pas du tout le même décompte. Non. Alors, nous on a donc compté 480000 participants. Donc plus, pardonnez-moi, mais 480000

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manifestants, plus selon vous que mardi dernier, on était à 450000 et beaucoup plus que jeudi dernier. Absolument. Ouais. Nous, on a constaté qu'il y avait plus de gens mobilisés sur les manifestations, plus de de l'endroit d'endroit de manifestation aussi. Pour ce qui est du recul des lycées, il y a quand même, il faut quand même notifier qu'il y a une répression qui est très forte avec la présence de force de l'ordre dès enfin très tôt le matin pour éviter que des blocages s'installent. ainsi que des fermetures administratives de centaines d'établissements qui ne sont pas comptés dans les établissements qui sont ouverts ou fermés. Donc c'est sur les établissements qui sont ouvert que ce pourcentage de blocage est compté. Voilà. Donc non, il y a pour nous au niveau pas d'essoufflement de

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mouvement ce que vous dites. Il y a même pas une forme de lassitude chez chez chez certains parce qu'encore une fois, on a l'impression que les modes d'action, même si vous dites effectivement que c'est comptabilisé sur qu' a les fermetures administratives aussi de certains établissements mais malgré tout il y a quand même moins de blocage qu'au début du mouvement. Il y a une lassitude du fait qu'on se fasse pas entendre surtout et vous voyez la colère aussi elle monte la colère parmi les jeunes. Enfin moi je discute avec mes camarades, on en a marre en fait parce que c'est un engagement de de bloquer son lycée de celui à 5h30 se à 6h30 pour aller bloquer son lycée de ne pas suivre des cours pour demander et revendiquer des conditions d'apprentissage meilleure. Donc en fait oui, on est

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fatigué et la colère monte. La colère monte et nous on veut se faire entendre. Mais est-ce qu'il y a pas un risque de démobilisation justement ? ce que vous dites, on en a marre, il y a la lassitude, il y a les vacances scolaires. Alors, je veux pas être cynique et je ne sais pas si le gouvernement fait preuve de cynisme, mais peut-être table-til aussi sur les vacances scolaires pour que le mouvement s'éteigne. Justement, c'est un temps de repos. Mais comment ? Ouais, mais alors justement, comment vous vous allez faire pour entretenir la flamme ? Bah, il y a déjà des dates de mobilisation qui sont annoncées après les vacances scolaires, notamment le 5 novembre par l'intersyndical. Donc c'est la CGT qui a appelé à une grande journée de grève le le 5 novembre pour

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faire converger toutes les luttes. Oui, c'est ça. Et et pas que la CGT d'ailleurs, toute l'interndical. Donc nous voilà, on appelle à continuer la mobilisation jusqu'à ce qu'on obtienne raison parce que si vous voulez là, le ministre nous fait des pseudos avancés là de à coup de 3000 professeurs qu'il sortent d'à peu près nulle part. Euh moi, j'ai eu des retours euh de professeurs euh par le SNESU notamment, mais pas que, par des connaissances. Et en fait, ils sont affecté à des centaines de kilomètres de chez eux dans des matières qui sont pas les leur euh ou alors euh on les rappelle alors qu'ils avaient déjà fait la demande en septembre d'affectation et d'un coup, on leur trouve une place pendant 3 jours dans un lycée où il y avait pas de besoin dans la matière qu'ils exercent.

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Donc, c'est quand même assez mal fait. et quandb même il serait affecté aux bons endroits, ça ne représente que 2 millions d'heures sur les 20 millions. On va y revenir avec Sophie Vénédité qui sera avec nous dans dans un instant. Mais juste la prochaine étape là, c'est quoi ? Demain, qu'est-ce que vous faites ? Jeudi, qu'est-ce que vous faites ? Et puis il y a cette fameuse date du 17 octobre. On a entendu certains lycéens dire "On va rejoindre le 17 octobre qui est une mobilisation un peu protéiforme parce qu'on parle du retour des gilets jaunes, il y a des automobilistes en colère, il y a des syndicats qui se greffent. Euh est-ce que vous avez est-ce que vous appelez vous aussi à cette mobilisation du 17 et est-ce que vous craignez pas que vos revendications

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elles soient noyées parmi un un tas d'autres revendications ? Ben écoutez, moi je pense qu'il y a un il y a un climat social qui euh qui qui est facteur de colère et donc oui, euh la condition dans les lycées, mais pas que dans les collèges aussi, dans les universités est déplorable. les conditions sociales en France des services publics et et déplorables et et la précarisation globale, la popérisation même je dirais de la population française, c'est aussi euh un vecteur de colère. Donc nous, on appelle effectivement une convergence des luttes des lycéennes, des lycéens, de leurs parents, de leurs [raclement de gorge] grands-parents pour parce pour préserver le service public et pour préserver des conditions de vie qui leur semblent justes. Cette qui est également avec nous,

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pardon, je vous ai je vous ai pas accueilli en plateau et et Antoine Auerdorf Sibette sur les les batailles de chiffres. Alors, c'est c'est courant dans les manifestations d'avoir des écarts entre les organisateurs et entre Bova et n'empêche là l'écart il est quand même assez considérable puisque on parle de 161000 manifestants à Bova 480000 du côté des lycéens et l'interprétation aussi est radicalement différente. D'un côté, on dit que ça reflue de l'autre que que ça progresse. On sent bien qu'il il y a tout un récit aussi à faire autour de ces chiffres. Bien sûr. Alors, on a l'habitude hein de ces divergences de comptage entre d'un côté les manifestants et de l'autre côté la police. Il y a quelques années, il y avait euh des journalistes de manière

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indépendante qui s'étaient aussi essayé à compter. Je dois avouer que souvent ils tombaient entre les deux. Donc quelque part, la vérité doit être au milieu. Ce qui est certain, c'est qu'on a en fait une concurrence de récits qui correspondent aux intérêts de chacune des deux parties. C'est-à-dire que d'un côté, le gouvernement a très envie que cette ce mouvement s'éteigne le plus vite possible et vous avez raison, il joue la montre en espérant que les vacances scolaires permettront de faire diminuer un peu la pression. Et donc, il a évidemment intérêt à raconter l'histoire d'un mouvement qui s'essouffle progressivement. Je note quand même que la méthodologie de comptage pour savoir ce qui est bloqué et ce qui est pas bloqué comme lycée, à un moment donné, ça tenait compte euh du

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nombre total de lycée pour savoir ce qui était ouvert ou fermé avec blocus ou avec fermeture administrative. Puis maintenant, on calcule que sur la base des lycées fermés administrativement. Donc bon, on voit bien qu'il y a un jeu comme ça. Et de l'autre côté du mouvement de du mouvement et des syndicats lycéens ou des syndicats de salariés, on voit bien qu'à l'inverse, il faut montrer qu'il y a une dynamique de mouvement. De mon point de vue, par rapport à ce qu'on observe quand même, je trouve que quoi qu'il en soit, il y a un noyau dur assez large euh d'une envie de continuer cette mobilisation et ce que je trouve inquiétant, c'est plutôt euh l'absence de dialogue politique qui n'a pas réussi jusqu'à maintenant à se nouer de manière convaincante et qui là peut amener à ce qu'il y ait un

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durcissement de part et d'autre. absence de dialogue politique difficile à mener pour le gouvernement qui n'a pas convaincu les lycéens qui ne convient pas non plus qui ne convainc pas non plus les les enseignant Sophie Venatité bonsoir vous êtes secrétaire général du SNES FSU vous étiez vous aussi cet après-midi dans la la manifestation me semble-t-il le gouvernement on en parlait il y a un instant avec Philémon Jugglet Marcus le gouvernement a promis 3000 profs remplaçants dès aujourd'hui et il dit voilà en fait on va simplifier les outils pour permettre de repérer les profs qui n'ont pas d'affect ectation. Vous dites le compte n'y est pas pour quelle raison ? Oui. Alors, manifestement, les outils utilisés par le ministre de l'éducation nationale ne sont pas très efficace

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puisque depuis 48 heures, nous sommes désormais contactés par ces collègues remplaçants qui nous signalent des affectations assez assez ubuesques, des professeurs remplaçants qui sont affectés dans une autre discipline que celle qu'ils enseignent. par exemple des professeurs de sciences économiques et sociales qui sont affectés en mathématiques, des professeurs de français qui sont affectés en histoire géographie et euh donc ça veut dire qu'ils ne vont pas enseigner euh l'histoire géographie ou les mathématiques. Ils vont faire du soutien, ils vont faire de l'accompagnement des élèves. Il y aura donc un adulte devant euh les élèves. les heures qui sont perdues et ça fait quand même partie des principales revendications des des élèves et quelque chose que nous nous dénonçons depuis des

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années. Ces heures elles resteront perdues et puis on a parfois des situations qui montrent quand même que aujourd'hui on est plutôt dans une annonce qui sert à faire de la communication politique qu'à arranger les choses sur le terrain. On a eu par exemple une situation où on a trois collègues remplaçants qui ont été nommés dans un lycée. Sauf que dans ce lycée, il n'y avait aucun besoin. Sophie Sophie Vénatité, pardonnez-moi, je me permets de vous interrompre parce que précisément Édouard Gefrey a été interrogé sur ce sujet-là ce matin sur sur France Interre et on lui a soumis le cas d'une enseignante dont on avait recueilli le témoignage à France, Agath, prof de math, affecté en lettre moderne, Édouard Gefr ne pas comment c'est possible. Ça me paraît complètement

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improbable. Ça n'existe pas ça n'existe pas des profs qui sont affectés pour une autre matière que la leure. [grognement] Ben écoutez, manifestement, Édouard Gefrey n'a pas beaucoup communiqué avec ses rectrices et ses recteurs puisque les exemples que je vous donne, ils viennent de réunions que nous avons pu avoir dans les académies avec les rectrices et les recteurs sur qui nous disent d'ailleurs que dans à certains endroits, c'est véritablement une politique académique. Je pense par exemple à l'académie de Créteil ou à d'autres académies comme l'académie de de Bordeaux ou autres où c'est effectivement un choix à un moment de dire on affecte les professeurs remplaçants bah à des dans des établissements scolaires sans forcément tenir compte de la matière qu'ils

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enseignent en se disant que bah de toute façon ils feront ils feront autre chose. Donc c'est pas juste des cas individuels. Il y a véritablement des politiques académiques et des rectrices et des recteurs qui assument ce choix en disant que ça va faire des adultes devant les élèves et effectivement mais ce n'est pas du remplacement poste pour poste. Merci Sophie Vénetité. Donc il est mal informé Antoine Obdorf le le ministre de l'éducation nationale. En tout cas ce qui est sûr c'est qu'Edard Gefray je le trouve depuis le début de cette crise avec lycéen assez satisfait de lui-même continuellement. encore ce matin euh il disait que il y avait 86000 contributions sur la plateforme de démocratie participative. D'ailleurs, il a dit plus que voule manifestement très satisfait de

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lui-même, un Édouard Jeffrey dont on cessera de rappeler qu'il a été quand même en charge des ressources humaines à l'éducation nationale et lorsqu'on s'est demandé au moment du déblocage de ces 3000 postes d'enseignant pourquoi cela n'avait pas été fait avant voilà nous avons la réponse parce qu'en réalité il n'a pas fallu quelques jours pour qu'on s'aperçoive de la supercherie du fait que lui il explique une chose il dit il explique explique une chose, il dit il y avait des lourds d'or administratives et on a on a simplifié ces ces outils d'affectation la difficulté qu'il a à apparier juste des compétences, on peut l'entendre. D'accord. Très bien. Il faut mettre les bons les bons enseignants regardent des bonnes disciples et si possible devant les bons élèves. Mais on

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sait que parmi toutes les disciplines qui sont enseignées, il y a des disciplines qui sont particulièrement et spécifiquement en tension. Pour ne pas les citer, les mathématiques et le français. Donc ce réserve de 3000 enseignants, s'il n'a pas été euh éclusé auparavant, c'est précisément parce que probablement du côté de l'éducation nationale, on s'est dit mieux vaut ne pas donner non plus le sentiment qu'on en que les profs sont interchangeables et qu'on les envoie simplement à titre de de quoi de pion en fait de gardiennage. Ouais, ça vous fait bondir ça filément. Bah oui. Non mais enfin c'est vraiment une volonté de de masque statistique en fait. C'estàd qu'il voulait calmer la la mobilisation en disant "Mais non mais vous inquiétez pas, on fait plein de

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choses, on mobilise 3000 professeurs." Bah oui, 3000 professeurs dans des matières qui ne sont pas les leurs. Euh enfin, c'est ridicule et en fait euh oui, ça fait monter la colère. Ça fait monter la colère. Est Est-ce qu'il y a une problématique aussi en terme d'interlocuteur ? Mais mais est-ce qu'il y a une problématique en terme d'interlocuteur ? Est-ce que Est-ce qu' un est-ce qu'il y a une problématique avec Édouard Gefray ? Antoine disait il y a un instant, il est il gère mal cette crise. Il vous recevra, me semble-t-il jeudi euh Édouard Jeffrey. Alors vous vous demandez à être reçu par Sébastien Lecnu. Donc c'est pas c'est pas Oui, parce que si vous voulez, tous les ministres se renvoient la balle entre eux. Jeffrey dit que c'est de la faute du ministre de l'économie qui nous donne

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pas de qui nous donne pas de budget. Le ministre de l'économie dit que c'est la faute du ministre de l'intérieur. Enfin tout [raclement de gorge] tous les ministres. Voilà, il y a une espèce de vals. Donc nous on en a marre. On a envie d'avoir le réel interlocuteur pour le projet de loi de finance qui est le corps nu final puisque les autres n'ont que des pouvoirs délégués euh du premier ministre. Euh oui, non mais en fait il y a pas d'interlocuteur et puis c'est pas pour ces questions de poste. Les interlocuteurs c'est pas forcément les élèves. Les interlocuteurs c'est les rectorats, c'est les directions des ressources humaines de ces rectorats. C'est les professeurs, c'est les c'est en fait les corps intermédiaires et le gouvernement paraît oublier l'existence

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de ces corps intermédiaires. Les syndicats d'enseignant, les syndicats de la fonction publique, ils existent depuis longtemps. Pourquoi on pourquoi on découvre euh aujourd'hui les revendications qui sont présentes depuis si longtemps ? Ouais, je je vous interrompe parce qu'on va retourner du côté de la place. Euh vous retrouvez Esther à Bitball où la situation est en train de se tendre de nouveau. Oui. Et la situation est toujours tendue. Vous l'entendez. On voulait vous expliquer qu'est-ce qui s'est passé il y a quelques minutes. Et bien, il y a ce cordon de CRS qui vient de réaliser des sommations pour inciter donc les manifestants à quitter euh les lieux parce que selon eux, ils participent à un attoupement. Et donc ces manifestants, ils sont invités à quitter

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cette place au banan par les rues perpendiculaires. Par exemple celle-ci, vous le voyez justement de nombreux manifestants également des émetiers se trouvent ici et il quittent lieu donc par ces rues perpendiculaires. Globalement ici la situation est toujours tendue, on peut le dire de moins en moins puisque de nombreux manifestants ont déjà quitté les lieux. Mais il y a toujours ces canons à eau pour tenter de disperser la foule. également beaucoup de lacrymogène lancé par les forces de l'ordre pour tenter donc de disperser ces derniers manifestants qui sont présents. On le voit, il y a donc ces cordons des sécurités à lors à toutes les rues ici qui coupent donc cette place Vauban ici. La situation est donc toujours tendue. On entend également ces slogans anti

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policier puisque il leur demande donc de quitter les lieux et donc la situation pourrait donc continuer ainsi pendant encore plusieurs minutes. Co?