PASSE SANITAIRE : LA MOBILISATION TOUJOURS PLUS FORTE
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« 161 000 en France, selon le ministère de l'Intérieur, dont 11 000 à Paris. »
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« Macron a dit que c'était un bien commun. Eh bien, un chiche. »
- 2:41InvitéFait
« Rejeter cette loi infâme qui est une souillure sur notre drapeau national »
- 5:07InvitéFait
« de perdre son travail le 30 août, alors que nous, on se bat, alors que moi, je travaille depuis 22 ans »
- 8:01InvitéFait
« Je suis médecin, je suis chercheur, je dis et je prends des choses sérieuses »
- 8:24InvitéFait
« une mesure votée en urgence réveille le fantôme des gilets jaunes »
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Tiré pour un vaccin ! On ne peut pas continuer avec un pass sanitaire qui divise les gens. Combien étaient-ils ? 161 000 en France, selon le ministère de l'Intérieur, dont 11 000 à Paris. Des chiffres qui restent en deçà de ce que nous avons pu constater sur le terrain. Une chose est sûre, les manifestants étaient plus nombreux que le samedi précédent. Trois manifestations étaient prévues dans la capitale. Celle des Gilets jaunes, au départ de la place de la Bastille, était la plus impressionnante. Elle rassemblait des manifestants très divers. Après l'élocution d'Emmanuel Macron, j'ai senti l'obligation de descendre dans la rue. Vraiment, c'était la goutteau.
On ne pouvait pas rester chez nous. Moi, je trouve scandaleux qu'il y ait une obligation, alors que le gouvernement n'a jamais obligé les grands patrons à lever les brevets, les sociétés pharmaceutiques à lever les brevets. Macron a dit que c'était un bien commun. Eh bien, un chiche. Alors, la vaccination, pour moi, doit être une prise de position personnelle. Ça doit être... On dispose de son corps. Et le pass sanitaire, je suis tout à fait contre. Je refuse ce marquage des gens. Une divulgation de nos données personnelles, une divulgation... Des gens non habilités vont vérifier si vous êtes vaccinés ou non. Donc voilà. Les personnes qui sont séropositives ne sont pas marquées.
Et là, on va stigmatiser les vaccinés, les non-vaccinés. Et ça va générer des conflits obligatoirement. C'est cette histoire de passe. Ça ne passera pas. Et puis son passe, il n'est même pas capable d'écrire en français. Il écrit passe PA2S. Il y a un E en français. Bon, si mes deux S, est-ce qu'ils pensent SS ? Au Palais-Royal, devant le Conseil d'État, ce sont surtout les partisans de François Asselineau, le chef de l'Union Populaire Républicaine, qui s'étaient donné rendez-vous. Le pass sanitaire ne marche pas. Et l'on voit bien que l'objectif n'est pas un objectif sanitaire, c'est un objectif politique. Je ne suis pas pour l'interdiction des vaccins.
Je suis contre l'obligation des vaccins. Ça n'est pas pareil. Enfin, sur l'esplanade du Trocadéro, Florian Philippot, le président du mouvement Les Patriotes, tenait un meeting en plein air. Rejeter cette loi infâme qui est une souillure sur notre drapeau national, qui est une tâche sur notre histoire millénaire, qui est une honte pour la France. Sachez que le monde nous regarde. Je pense qu'il faut que Macron, Véran, entendent le peuple de France et se disent que si les gens sont là un 24 juillet, ils ont autre chose à faire, ils sont en vacances. Il faut qu'ils entendent la clameur, la résistance et qu'ils se disent qu'on ne peut pas continuer avec un pass sanitaire qui divise les gens.
On ne peut pas continuer avec une vaccination obligatoire. Moi, je suis pour la liberté. Alors qu'il y a des gens qui se sentent brutalisés dans leur choix. On ne peut pas continuer de stresser le pays en permanence. Ça ne marche pas comme ça. Donc c'est un meeting pour la France, pour la liberté, ce n'est pas pour autre chose. En fin d'après-midi, alors que la manifestation de Gilets jaunes partie de la Bastille s'approche de son terme, les premiers rangs forcent le barrage des gendarmes mobiles pour partir en cortège sauvage. Un gendarme s'effondre, victime de son propre spray au poivre et de la chaleur. Des ébauches de barricades sont dressées.
Un peu plus loin, la brave moto est contrainte de se replier devant la détermination des manifestants. À nouveau, les premiers rangs des manifestants débordent les gendarmes mobiles. Pendant deux heures, forces de l'ordre et manifestants vont jouer au chat et à la souris autour de l'arc de triomphe. On n'acceptera pas d'être discriminés. On n'acceptera pas dans des travails comme le mien de perdre son travail le 30 août, alors que nous, on se bat, alors que moi, je travaille depuis 22 ans. Serons votre professionnel et je vais me faire virer pour un vaccin. Les manifestants parviennent ensuite à se regrouper sur l'avenue des Champs-Elysées.
Un parfum de revanche pour de nombreux Gilets jaunes bannis de ce quartier par le préfet de police. Champs-Elysées ! Les forces de l'ordre se font plus brutales et les interpellations musclées commencent. Les manifestants refusant de se disperser, les forces de l'ordre entreprennent de nasser les personnes présentes. Manifestants, touristes et même un député sont parqués contre un mur. Ce député, c'est Joachim Sonne-Forgé, figure historique de la République en marche. Il siège aujourd'hui parmi les non-inscrits et représente les Français établis en Suisse. Venez avec moi. Il y a la même vidéo pour ça. Et je ne vous ai rien fait, évidemment.
Un gradé s'apercevant de sa bévue finit par relâcher le parlementaire. Je suis venu pour faire l'intégralité de la manifestation, je regarde ce qui se passe, on se prend du canon à eau, les touristes se prennent du canon à eau et on s'est brutalisé, nassé par la police. Finalement, je vais commencer à décomprendre les gilets jaunes de l'époque. Je me suis fait pousser à plusieurs reprises avec des commentaires très désagréables des policiers à qui j'ai montré ma carrière. Ils vous ont dit quoi ? Je leur ai fait état de ma situation. Ils ont dit qu'ils n'en avaient rien à faire. Il faut que le préfet de l'Allemand se calme un petit peu. J'ai été dans les premiers marcheurs.
Je connais très bien le président, je connais tout le monde. Ça fait trois ans que j'ai quitté, je ne regrette surtout pas d'avoir quitté, mais là, c'est le pompon, ce n'est pas possible. Je suis médecin, je suis chercheur, je dis et je prends des choses sérieuses, je l'ai fait des choses sérieuses dans ma vie de médecin, dans ma vie scientifique. Ce qui se passe, ce n'est pas normal. Pendant ce temps, les forces de l'ordre continuent d'interpeller tout ce qui ressemble à un manifestant. Qui aurait cru qu'au cœur du mois de juillet, une mesure votée en urgence réveille le fantôme des gilets jaunes ?
Certainement pas le chef de l'État qui doit se demander comment sortir du piège qu'il a lui-même fabriqué.