Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewC dans l'air (sur YouTube)· 19 février 2025 8 min

Wauquiez-Retailleau : la guerre des chefs à droite - reportage C dans l'air - 19.02.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

du parti des Républicains. Nous avons suivi le ministre de l'Intérieur, qui est allé tester sa popularité auprès des militants LR à Strasbourg. - Je suis à côté du ministre le plus populaire de France.

Merci d'être présents aussi nombreux ce soir! Merci beaucoup! - B.Retailleau acclamé par des militants Républicains ce soir-là.

Il engrange les soutiens pour se lancer dans la bataille pour la présidence du parti. - B.Retailleau: Il y a quelques mois, les commentateurs parlaient de nous et de notre famille politique comme un médecin s'adresse à un patient en phase terminale.

Il n'y avait pas beaucoup d'espoir. On était réputés comme condamnés. Ce soir, on voit bien qu'il y a un redémarrage.

Quelque chose s'ouvre devant nous. - Depuis qu'il a endossé le costume de ministre de l'Intérieur, B.Retailleau réalise une percée dans les sondages.

Il est la 5e personnalité politique préférée des Français. De quoi se rêver en nouvel homme fort de la droite. - B.Retailleau, on en parle parce qu'il semble très populaire. - Ca nous permet d'être fiers de voter pour des gens comme ça. - Je n'ai pas eu la chance de rencontrer L.Wauquiez.

Retailleau me plaît beaucoup. - En lançant sa campagne, B.Retailleau a devancé L.Wauquiez.

Le chef de file des députés LR espérait reprendre tranquillement les rênes du parti. Raté. La guerre des chefs est désormais déclarée. - L.Wauquiez: Au niveau de notre parti, il faut préparer un projet de rupture, un vrai projet de changement.

Les Français voient que ça ne marche plus. Ce projet de changement, il faut le faire sans être prisonnier de la solidarité gouvernementale, en ayant la possibilité d'avoir une parole complètement libre et indépendante par rapport à F.Bayrou ou E.Macron. - Une attaque clairement dirigée contre B.Retailleau, qui a accepté de rejoindre les rangs du gouvernement.

Le principal intéressé veut faire de son poste à l'Intérieur sa carte maîtresse. - B.Retailleau: Les ciseaux en or. 1, 2, 3... - Il inaugure un commissariat de police, avec la même devise: la lutte contre le narcotrafic. - B.Retailleau: Quand il y a la chienlit, il y a le désordre.

Partout en France déferlent les stupéfiants. Les stupéfiants sont désormais accessibles, y compris pour les drogues les plus dures, comme la cocaïne, partout et tout le temps. Partout, parce que c'est aussi bien les villes que nos campagnes, les quartiers que nos villages.

Tout le temps, parce que ça passe forcément par un point de deal. Il y a une forme de submersion. - B.Retailleau se veut sur tous les fronts.

Son thème de prédilection, cher à l'extrême droite: l'immigration. En déplacement au Parlement européen, il vient chercher des soutiens pour réaliser une directive sur les reconductions aux frontières. - C'est un collègue espagnol, très aligné sur le fond.

Très heureux de voir de grands amis se rencontrer. - Après avoir divisé par 2 le nombre de titres de séjour délivrés chaque mois en France, B.Retailleau souhaite un nouveau tour de vis, européen, cette fois. - B.Retailleau: Tous les peuples européens veulent qu'on reprenne le contrôle de l'immigration.

Regardez les Français. Une majorité de Français qui votent à gauche approuvent les propositions assez simples que j'ai pu faire sur l'immigration. Il y a de plus en plus, en France, un consensus pour une grande fermeté vis-à-vis de la politique migratoire. - Dans sa course à la présidence du parti, B.Retailleau bénéficie de l'appui de ténors comme G.Larcher, J.-F.Copé ou X.Bertrand.

Les militants devront départager leur chef les 17 et 18 mai prochains. - A.de Tarlé: Depuis le reportage, le sondage du "Point" est tombé.

B.Retailleau est la 3e personnalité politique préférée des Français. En 2, c'est D.de Villepin.

B.Retailleau dépasse E.Philippe.

Ca, c'est nouveau. Ca va lui faire un ennemi de plus. - A.Bouilhaguet: Il faut raison garder.

Il y a un petit emballement. La présidentielle est assez loin. E.Philippe n'est pas au gouvernement.

B.Retailleau, c'est plutôt la stratégie de N.Sarkozy: être dans le mouvement, dans le gouvernement, occuper la ligne.

Cette irruption sur la scène politique de premier plan, le premier surpris, ça doit être lui. B.Retailleau, son destin aurait dû être ce qu'il a été jusqu'à présent, c'est-à-dire un homme d'influence, de l'ombre, à l'ombre de personnalités charismatiques comme P.de Villiers, F.Fillon...

C'est un homme plutôt prudent, qui a de bonnes manières, plutôt policé. Il aurait dû suivre ce destin. Ce qui lui arrive est assez original.

On sent qu'il commence petit à petit à se dire: "Et si c'était possible?" Il avait fini par aller au parti parce que Wauquiez ne voulait pas y aller. Il avait perdu, à l'époque.

Là, il se dit: "Après tout, pourquoi ce ne serait pas moi?" C'est surprenant. Il rencontre son public.

Il est en connexion avec ce que souhaitent les Français. - A.de Tarlé: B.Sananès, votre regard sur le phénomène sondagier Retailleau.

A.Bouilhaguet parlait de l'irruption... - B.Sananès: Je vais revenir sur la percée de B.Retailleau depuis qu'il est au gouvernement.

Elle est spectaculaire. Il a pris 17 points depuis sa prise de fonction. C'est assez rare.

Il est passé de 15 % d'image positive à 32 %. La première chose, c'est qu'il réussit à percer sans cliver. Quand vous êtes peu connu...

Près de 1 Français sur 2 ne se prononçait pas sur B.Retailleau. Plus vous êtes connu, plus vous engrangez d'opinions positives et négatives.

Pour lui, ce n'est pas le cas. Comme E.Philippe, il a quasiment le même score en image positive et négative.

La plupart des politiques ont plutôt une image négative. On est dans un moment de polarisation. Il réussit à percer sans s'enfermer dans son socle.

On identifiait B.Retailleau comme un sénateur de droite. On voit que dans l'électorat Macron, 1 électeur sur 2 a une bonne image de lui.

Chez ceux de la droite radicale également. - A.de Tarlé: Ca veut dire qu'il peut rassembler?

Il y avait une question de téléspectateur qui... - B.Sananès: C'est trop tôt pour le dire, mais il en a sous le pied.

Même chez les électeurs LR, beaucoup ne se prononcent pas. Pour autant, il faut se méfier. Ce sera une élection militante.

On a été payé pour savoir que le vote militant est très différent du vote des électeurs. Il est largement différent, souvent, du vote des sympathisants. B.Retailleau a une large avance sur l'ensemble des Français. 45 000 militants...

On verra combien ils seront au moment où les adhésions seront closes. Ce sera le 17 avril, de mémoire. On peut adhérer à 15 ou 30 euros et 40 euros pour les couples.

Ca laisse une marge d'adhésion assez importante. Dans tous les partis, on sait que faire des cartes, c'est aussi