Face à Face : Gérard Larcher - 06/10
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Et vous, que craignez-vous ?
- 3:06RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'aujourd'hui la réponse des forces de l'ordre est proportionnée ?
- 4:06RelanceRéponse directe
Vous considérez que la manière dont se déroulent aujourd'hui ces manifestations et la manière dont elles ont dégénéré, c'est un fait politique ?
- 4:53RelanceÉludée
Vous dites qu'il faudra du dialogue, il y a eu d'abord beaucoup de temps avant que le ministre de l'Éducation nationale rencontre les organisations syndicales. Vous considérez que c'était normal ?
- 5:38FerméeRéponse directe
L'une des réponses également du gouvernement, ça a été d'accélérer l'examen de la proposition de loi dite casseur-payeur. Est-ce que vous allez nous confirmer que ce sera le 27 octobre prochain ?
- 6:18OuverteRéponse directe
Est-ce que cette question de la responsabilité collective, c'est-à-dire que ce ne sera plus une responsabilité individuelle, vous y êtes favorable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:39Invité politiqueChiffre
« 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants »
- 4:51Invité politiquePromesse
« Il faut rétablir l'ordre »
- 6:20Invité politiqueFait
« On a déjà la loi Riposte qui a été adoptée et publiée le 18 août dernier »
- 7:46Invité politiqueFait
« Nous l'avons déjà revue, je vous rappelle c'était d'ailleurs une proposition de Gabriel Attal »
- 10:08Invité politiqueFait
« Une forme de déficit de dialogue dans ce pays »
- 14:10Invité politiqueFait
« Nous sommes au bord de la crise financière »
- 15:30Invité politiqueChiffre
« On avait prévu charge de la dette un peu plus de 60 milliards, on va terminer l'année plus proche de 80 milliards »
- 18:52Invité politiqueFait
« Le gouvernement a abdiqué l'an dernier en suspendant la réforme des retraites »
- 19:33Invité politiquePromesse
« Il faut une borne qui soit claire »
- 20:30Invité politiqueFait
« Je vois bien les preuves, je vois la négation »
Temps de parole
- Gérard Larcher63 %
- Présentateur30 %
- ?7 %
≈ 33,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC Face
à Face
Apolline de Malherbe
Il
est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Gérard Larcher
Bonjour
Apolline de Malherbe
Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes président du Sénat Félicitations d'ailleurs puisque vous venez d'être réélu Confortablement réélu Et c'est pour la sixième fois consécutive Votre voix porte, vous êtes le second personnage de l'état Et dans le contexte actuel Mobilisation aujourd'hui Qui promet d'être massive Les lycéens qui promettent un mardi noir Le gouvernement qui craint l'embrasement Et vous, que craignez-vous
?
Écoutez, d'abord
Je
dois dire que cette Crise
Doit
nous rappeler Que rien ne justifie Les émeutes et les saccages Mais qu'en même temps elle révèle
Une
crise de l'autorité de la transmission des savoirs
On
n
'a
pas vu de manifestation Quand le classement Pisa Nous a mis dernier en français et en mathématiques
Et
c'est quand même la crise de transmission des savoirs Et je suis certain que même de manière subliminale Ça doit inquiéter les jeunes Par rapport à leur avenir Arrive aussi, je l'entendais un instant sur votre antenne La question des générations La chute de la démographie L'apparition de l'intelligence artificielle Avec ce qu'elle conduit comme incertitude Sur l'emploi demain
Et
puis le rôle et la place des réseaux sociaux
Qui
jouent un rôle dans cette mobilisation
Mais aussi les manques de moyens Les manques de professeurs Les bâtiments vétustes Les emplois du temps à
trous Ça nous emmène à quelques demandes Qui existent Premier sujet Par le manque de professeurs C'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants
Ça
c'est une première réalité Sur laquelle, me semble-t-il, il faudra Que s'engage un vrai dialogue Nous l'avons déjà souligné Notre commission de la culture au Sénat Le second des sujets C'est
l
'absence d'accompagnement Le caractère chaotique de Parcoursup Là aussi, ça fait partie des observations Que nous avons faites Tout ceci peut inquiéter C'est sans doute la base Une fois qu'on aura rétabli
l'ordre Ça
participe de ce climat d'angoisse Oui Vous comprenez donc que la mobilisation est prise
? Je
pense que la mobilisation L'aurait dû s'exprimer d'une autre manière Il faut des interlocuteurs Il faut dialoguer Il faut négocier Ce qui est insupportable
Ce
sont les émeutes
C
'est le saccage et la violence Il faut donc rétablir l'ordre
Rétablir l'ordre Vous l'avez vu Il y a effectivement des débordements Et des scènes de blocage D'incendie parfois De véritables émeutes Le gouvernement parle d'émeutes urbaines Il y a aussi des blessés Hier, un jeune a perdu la main Il a eu la main arrachée Avec l'usage d'une grenade De désencerclement par les forces de l'ordre Dix enquêtes de l'IGPN Qui sont ouvertes Le ministre de l'Intérieur Qui a d'ailleurs été convoqué Par la commission des lois Pour s'expliquer sur le maintien de l'ordre Est-ce qu'aujourd'hui La réponse des forces de l'ordre est proportionnée ?
Écoutez,
il y a aussi 300 policiers Qui ont été blessés C'est aussi la réalité C'est naturellement dramatique Ce jeune avec une grenade Peut-être, on ne sait pas encore les circonstances Est-ce qu'il a renvoyé la grenade ou pas ? On verra ce
que... Une enquête est ouverte Et plusieurs récits
se sont confrontés Mais tout ça est dramatique Voilà pourquoi Ceux qui attisent la violence
Ceux
qui attisent Ce type de manifestation et de saccage Ont une responsabilité C'est qui ? Vous voyez bien qu
'il
y
a
un certain nombre de forces politiques Je pense à la France insoumise Qui joue un rôle Quand monsieur le maire de Saint-Denis
Parle...
Eh oui, oui Quand tu parles D'une violence légitime
Une
violence qui peut être légitime Oui,
écoutez Quand
vous voyez un certain nombre de députés Avoir été au premier rang Je crois que sur tout ça Il faut qu'on agisse en responsable
Ça veut dire que vous considérez aujourd'hui Que vous avez commencé par le dire Les revendications des lycéens Elles prennent leurs racines très profondément On va y revenir La question aussi peut-être de la responsabilité Du gouvernement et des dernières années Mais vous considérez Que la manière dont se déroulent aujourd'hui Ces manifestations Et la manière dont elles ont dégénéré C'est un fait politique
C
'est un fait politique inacceptable Voilà pourquoi J'allais dire il faut rétablir l'ordre
Mais c'est justifié pour vous La manière dont il y a des confrontations Des forces de l'ordre avec les lycéens C
'est le rôle C'est le rôle de l'Etat D'assurer l'ordre public C'est le rôle de l'Etat De défendre des bâtiments publics C'est le rôle de l'Etat Regardez cette enseignante poursuivie Vous avez vu aussi ces images Il faut la tuer Et donc c'est le rôle de l'Etat De défendre l'Etat de droit
Gérard Larcher L'une des premières réponses Vous dites qu'il faudra du dialogue Il y
a
eu d'abord beaucoup de temps Avant que le ministre
de l
'Education nationale Oh quand même Vous n'avez pas l
'impression Honnêtement que ça a téné 21
septembre Nous sommes Nous sommes
Première
rencontre avec les organisations
syndicales Vendredi après-midi dernier Nous sommes le 6 octobre Voilà Vous
considérez que c
'était normal ?
Je ne
vais
pas vous dire que J'ai considéré que sur ces 10 ans 7 ministres successifs Ça soit l'idéal En matière de gestion de l'éducation nationale Il y a ces réalités-là Mais je dois dire que le temps est venu
Et
le Premier ministre a bien fait du dialogue Mais d'abord rétablissons l'ordre
D'abord l'ordre Et ensuite Puis le dialogue
C'est le propre d'ailleurs Du dialogue social
Gérard Larcher L'une des réponses également du gouvernement Ça a été d'accélérer l'examen De la proposition de loi Dite casseur-payeur Avec la première étape au Sénat Puisqu'elle sera examinée Je ne
sais
pas si vous allez nous le confirmer Le 27 octobre prochain ?
Écoutez nous avons une conférence des présidents Demain Ce texte qui était prêt Dès le mois de septembre Donc Ce texte Il avait poursuivi son chemin Examen par le Conseil d'Etat La conférence des présidents Demain Dialogera avec le gouvernement Pour un examen avant la fin du mois
Avant la fin du mois Ça veut dire aussi Que vous considérez qu'une des réponses A tout cela Même si vous le dites C'était dans les tuyaux depuis un certain temps Depuis plusieurs émeutes déjà Qui ont eu lieu C'est la question de la responsabilité collective C'est-à-dire que ce ne sera plus une responsabilité
individuelle
On
a déjà la loi
Riposte Qui a été adoptée Et publiée Le 18 août dernier Qui par exemple Éprime Le transport L'usage Des mortiers D'artifices Et autres Explosifs Nous avons déjà la loi Riposte Aujourd'hui Posez la question De la responsabilité collective du groupe
Posez
la question de la responsabilité des parents Parce qu'il
y
a une responsabilité des parents Pour les jeunes mineurs Tout ceci mérite d'être posé C'est le cadre de ce texte Naturellement la réponse Vous
y êtes favorable Ça doit être
proportionné Ça doit être proportionné Avec l'exercice
Du
droit à manifester Paisiblement Mais du droit à manifester Et nous examinerons à la commission des lois Ce texte mais qui s'inscrit dans une démarche Qui existait déjà dès la loi de 2019 Qui a été la suite aussi D'un rapport du Sénat Début 2024 Vous savez après le drame de Naël Et les manifestations qui avaient eu lieu
Gérard Larcher Vous êtes président Les Républicains du Sénat Le candidat Les Républicains Bruno Retailleau Demande à abaisser la majorité pénale à 15 ans Aujourd'hui on le voit 85% de ceux qui ont été arrêtés Qui ont été placés en garde à vue Sont des mineurs Ça veut dire qu
'il
n'y aura pas de comparution immédiate Et ça veut dire que le jour où ils seront jugés Ils auront l'excuse de minorité Est-ce qu'il faut revoir la justice des mineurs ?
Nous l'avons déjà revue Je vous rappelle c'était d'ailleurs une proposition de Gabriel Attal Tout à fait Et cette proposition de Gabriel Attal Nous en avons débattu les deux assemblées Le Conseil constitutionnel a considéré Que la réponse qui a été proposée Ne s'inscrivait pas
Il
a censuré une grande
partie de cette loi Ne s'inscrivait pas dans cette notion de proportionnalité Et notamment dans ce code de la justice des mineurs Qui date de la libération Est-ce que vous pensez que le mineur
Qui
passe pour beaucoup d'entre eux Plus de 4 heures par jour Sur les réseaux sociaux Il est comparable à un mineur Des années 50 ou des années 60 ? La réponse est évidemment non Et donc il va falloir que nous adaptions Que nous adaptions Et donc il va falloir que nous réexaminions Et remettant sur le métier Vous
allez
abaisser
En écoutant ce que nous a dit le Conseil constitutionnel Et en marquant la volonté du législateur Le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956 Vous
êtes inquiet
? Écoutez,
toutes ces crises On ne sait jamais comment elles peuvent évoluer Et ça conduit pour moi Bien sûr à des interrogations Mais aussi à la détermination Voilà pourquoi il faut rétablir l'ordre
Lorsque vous entendez un ministre Le ministre de l'enseignement supérieur En l'occurrence à qui on demande S'il craint un embrasement national Répondre oui Il craint un embrasement national Est-ce que vous le craignez aussi
?
Écoutez, l'embrasement national Il faudrait qu'il y
ait
une forme de conjugaison Avec d'autres forces
Le
5 novembre
prochain
Il y
a
un appel à ce que la grève soit J'allais dire On ne
peut
pas utiliser l'expression de grève générale Mais une grève large, massive Des manifestations L'ancien
du ministre du travail Connaît bien ce genre de sujet Vous avez une grève Qui porte sur les salaires Une grève catégorielle Qui porte sur le pouvoir d'achat C'est une grève J'allais dire Qui s'inscrit dans la préparation budgétaire Mais aussi, il faut le dire Vous avez des élections syndicales À la fin de l'année Dans la fonction publique Notamment à la SNCF Qui est ces mobilisations C'est l'occasion Me semble-t-il De donner au dialogue
social Mais on n'a pas d
'argent en plus
On va y venir Parce qu'évidemment Je vais vous interroger sur le budget Le contexte effectivement Fait qu'il n
'y a
pas beaucoup de marge Mais Gérard Larcher Comment on en est arrivé là
? Je
pense que nous avons Une forme de déficit De dialogue Dans ce pays Vous savez J'ai dit dans mon discours au Sénat Juste après avoir été élu Que je sentais le pays tendu C'était jeudi Que je sentais La démocratie à la peine Je crois que c'est Parmi ces sujets Qu'il nous faudra J'allais dire Axer Les réflexions pour l'élection présidentielle Je l'ai peu entendu jusque là Dans les débats préparatoires La présidentielle Notamment sur des débats Que vous avez eus Il y a peu de temps
J'imagine que vous faites référence Au débat de la primaire de la gauche Qui avait lieu dimanche soir
Alors
Gérard Larcher Bruno Retailleau Estime qu'il faut se poser La question de l'interdiction Du parti LFI Considéré par lui Comme un parti séditieux Fasciné par la violence Est-ce que cette question Vous vous la posez aussi ?
Écoutez La France insoumise A une responsabilité Aujourd'hui De souffler sur les braises Il faut J'allais dire Se poser la question Par rapport au code De la sécurité intérieure Mais en même temps C'est un parti politique Qui exprime La sensibilité D'une partie de la population Et notamment de la jeunesse Et Article 4 De la constitution Prévoit Que les partis politiques Contribuent A l'expression de la démocratie Il faudrait vraiment Des motifs majeurs Qui relèvent D'un article Du code de la sécurité intérieure On l'a appliqué Pour la jeune garde Monsieur Raphaël Arnaud On l'a appliqué A l'extrême droite Pour génération identitaire Je pense que Sur ce sujet C'est au gouvernement De se poser la question Je suis assez prudent
Je vous en ai bien Je vous sens beaucoup
plus prudent Que Bruno Rotailleau Sur cette question
Je suis
prudent Parce que Article 4 De la constitution C'est aussi mon rôle De président du Sénat Par contre J'appelle Les responsables politiques A faire preuve du sens Des responsabilités A cesser de souffler Sur les braises Et à regarder L'intérêt du pays Et en même temps La protection des jeunes
Il est toujours votre candidat Bruno Rotailleau
?
Bien sûr Je le soutiens Sans réserve Il est aujourd'hui Avec deux autres candidats Gabriel Etal Et Édouard Philippe Et
Il
doit développer son projet Et le proposer
Ça veut
dire
quoi ?
Il
est avec les deux autres ? J'ai pas l'impression Que ils soient tellement ensemble ?
Non parce que Chacun est dans son couloir Je reprends une formule Comparable à l'athlétisme
Mais vous aimeriez Qu
'ils
soient dans le même couloir ?
Non Pour être présent En deuxième tour Chacun sait Qu'il faudra en début d'année Se poser la question
Ça veut dire quoi J'ai arraché ? Pardon mais c'est important Vous parliez d'un débat De la primaire De la gauche Il n
'y a
pas eu de primaire Effectivement Pour ce centre Qui irait de Gabriel Attal A Édouard Philippe Ou Bruno Retailleau Comment vous allez faire là ? Pour qu'à un moment Il n'y
en
ait plus qu'un
?
Écoutez Ce sera le sujet De la responsabilité D'un certain nombre D'entre nous Ce sera le sujet De la responsabilité Des trois Je leur fais confiance Pour être responsable
Vous leur faites confiance Pour être responsable ? Vous êtes bien optimiste non ?
Non Je suis réaliste Et je pense qu'ils ont
Tous
trois Le sens de l'état Et en tous les cas Pour Bruno Retailleau Je suis sûr De son sens de l'état
Mais
ça veut dire Sur quels critères ? C
'est
-à
-dire
que si Bruno Retailleau En janvier C'est le timing que vous donnez Est derrière les trois autres Il faudra qu'il renonce
? Nous verrons la situation Il nous reste aujourd'hui Trois mois Trois mois de débat Trois mois pour présenter Leur projet Moi je suis aux côtés De Bruno Retailleau
Vous êtes aux côtés De Bruno Retailleau Sans réserve
Sans
réserve
Mais si en janvier Il y
a
un problème Vous
prendrez votre
responsabilité
Nous verrons le si J'ai du mal Juste à comprendre ce que ça veut dire Je
prendrai mes responsabilités
Écoutez vous le verrez Je vous donne trois mois Pour le voir Et vous avez vu qu'au Sénat Nous sommes capables De nous retrouver De nous rassembler
Dans
le même temps Il y a le projet de budget Il y a la dette Qui explose Un Premier ministre Assez inaudible Sur cette question-là Mais qui régulièrement Fait des tribunes Des alertes Des tweets Pour dire attention Il est minuit moins une Les taux d'intérêt N'ont jamais été aussi élevés La France qui emprunte A des prix terribles Comment est-ce que vous voyez La discussion budgétaire Et surtout Comment est-ce que vous voyez La situation de la France
C
'est vrai que nous sommes Au bord de la crise financière
Ça
c'est une réalité Quand vous êtes À près de cinq points De taux d'intérêt Et que l'écart Notamment avec l'Allemagne Ne cesse J'allais dire De grandir Vous vous dites
Que pour
les finances publiques L'heure est venue Enfin Enfin De retrouver une trajectoire De réduction De la dépense publique Dans le budget Qui nous est présenté Aujourd'hui On voit qu'il
y a
Une part de trajectoire De réduction De la dépense publique
Il
y a aussi Une part d'impôt en plus Et ça c'est un vrai sujet Parce que quand on nous annonce Des chiffres Regardez ce que dit Le Haut Conseil des Finances Publiques Il y
a
plus de 17 milliards
D
'impôts en plus Il y a 11 milliards De diminution De la dépense publique Liée Au gel budgétaire Cette réalité là Nous allons l'examiner Essayer de trouver Les bons équilibres Entre un projet De loi de finances Mais surtout Aussi un projet De loi de financement De la sécurité sociale
Quand vous dites Gérard Larcher On va rentrer dans le détail Sur la question aussi Des retraites Sur la question du pouvoir d'achat Des impôts Dites-vous Mais vous dites On est au bord D'une crise financière Est-ce que vous pouvez Nous expliquer Ce que vous avez en tête Ça veut dire quoi Une crise financière Ça veut dire quoi Ça veut dire qu'à un moment Le FMI ou d'autres Vont devoir venir nous sauver En quelque sorte C'est quoi ?
Début
d'année Quelles
sont les conséquences D
'année On avait prévu Charge de la dette
Un
peu plus de 60 milliards On va terminer l'année Plus proche de 80 milliards En 2028 On est à 100 milliards Quand la charge de la dette En intérêt Devient supérieure À tous les budgets
Vous
vous dites Et notamment Supérieure aussi J'allais dire À la ressource Qu'est l'impôt Sur
les
personnes physiques Et l'IRPP Et bien vous vous dites
Qu
'on a
un vrai sujet Mais ça se
manifeste comment ? Pardon mais si vous vous dites Une crise
financière C'est quoi ? C'est des taux d
'intérêt Qui montent à 6% Qui sont insoutenables Et que la signature de la France Ne devienne pas crédible Est-ce que le mot de
faillite
Il avait
été
prononcé Par François
Fillon Il y
a des années
Est-ce que vous vous dites Que la France
est au bord De la faillite
?
Non J'espère que non Je ne veux pas Être non plus hyper alarmiste Mais
en
2023 Nous avons proposé
Au
Président de la République Une trajectoire de
retour Je m'en souviens très bien Vous étiez pu la défendre
ici même
Il
a refusé
Nous
n'en serions pas là aujourd'hui On ne
va
pas pleurer Sur le lait Qui n'a pas été récolté Mais on va se dire Qu'il est temps de revenir
Ou
qu'il est au minimum renversé Gérard Larcher Vous dites Il est temps de revenir On fait comment ? Sur quoi est-ce qu'on coupe Dans les dépenses ?
Toutes les dépenses à mon avis Il reste des dépenses Sur lesquelles il faut être attentif Dans la situation internationale Sur les dépenses de défense On
sanctuariser les réponses
? On a une loi de programmation militaire L'éducation ? Puisqu'on parle d'éducation Le projet de budget prévoit une croissance Du budget de l'éducation Il a été cette année autour de 64 milliards Il va bientôt Il va avoir cette année 1,2
milliard
en plus Mais sur les autres budgets Nous n'avons pas d'autre choix Et il faut dans le budget de la sécurité sociale Passer d'un déficit Je rappelle qu'on était quasiment à l'équilibre
En
2008
Qu
'on a aujourd'hui un déficit Qui dépasse les 22 milliards Et qu'il faut réduire à 12 milliards
Et
vous faites comment là
-dessus ? Ça veut dire
qu'il y a des médicaments Qui seront moins remboursés ?
Ça veut dire qu'il y a des gens malades Qui vont avoir des journées
de carence en plus
?
Non mais il y a bien sûr Un certain nombre d'évolutions Sur l'endam Sur l'indexation des retraites C'est un sujet Je
vous parlais à l'instant On va parler de la retraite Mais sur les
arrêts maladies Et
c'est un chiffre qu'on révélait Sur les arrêts maladies
Les arrêts maladies qui explosent
Et notamment dans
le privé
Sur les transports Oui
mais est-ce que vous considérez Que les arrêts maladies qui explosent C'est parce que Et ça rejoint ce qu'on disait au début Parce que la société française Elle va mal Elle est inquiète Elle a
du mal à se projeter
Mais il y a aussi à mon avis Un certain nombre de fraudes D'abus De situations Et ceci Nécessite vraiment une reprise en main On ne peut pas continuer A laisser aller Et à considérer Qu'il
y a
une espèce de fatalité Au déficit De toute façon On n'arrivera plus à le financer
Les retraites Edouard Philippe propose 65 ans et 45 ans D'annuité Ainsi qu'une part De capitalisation Quelle est votre position ?
Ma position elle est Il y
a
trois paramètres Vous savez pour les retraites
C
'est très simple Il y a le nombre d'années travaillées Et l'âge de départ La deuxième C'est soit vous baissez les pensions Soit vous augmentez les cotisations Et vous tapez sur le pouvoir d'achat
Il
y a une réalité incontournable Le gouvernement a abdiqué l'an dernier
En
suspendant la réforme des retraites Qui était sans doute La seule véritable réforme
Du
deuxième quinquennat D'Emmanuel Macron Donc il ne restera rien Du macronisme ? Pas grand chose en tous les cas Aujourd'hui Il faut se dire Face à la vérité Que nous devons Retrouver Progressivement Un équilibre De notre
système de retraite Et poser la question 65 ans
? De la capitalisation 65
ans ? Pour les jeunes
générations Elles sont inquiètes
Bruno Retailleau il dit 63 ans Edouard Philippe il dit 65 ans
Écoutez C'est 63 ans
et évolutif Non il y a une grosse différence
Non il n
'y
a pas de drôle de différence Ah bon ? Quand vous regardez Non le seul différence vraie Est avec Gabriel Attal Qui supprime l'âge légal
Et c'est pas mal ça cette idée De
supprimer
l
'âge légal Ou non c'est une erreur ?
Je pense qu'il faut une borne Qui soit claire
Donc il faut une borne Entre 63 et 65 ans
?
Oui
voilà Et la réalité nous conduira Regardez nos voisins En Europe Ils sont plutôt à 67 ans Mais ça viendra avec le temps
Ah
donc il faudra sans doute Aller jusqu'à 67 Bien sûr mais
je
note que les deux proposent
de
suivre l'augmentation de
l
'espérance de vie Et réalité démographique Ça
même François
Hollande Il faut se dire la
vérité
Et
la capitalisation ?
Oui je viens de vous dire Mais
la
capitalisation ça veut dire quand même aussi parfois une inégalité y compris face au retournement éventuel du marché Un risque non ?
Bien sûr mais voilà pourquoi il faut sauver le système par répartition Qui doit rester le sous-bassement de notre système de retraite
Gérard Larcher Les propos attribués à Jordan Bardella par le journal Mediapart Il nie mais Mediapart affirme ses preuves Quel regard vous portez là-dessus ?
Ecoutez je vois bien les preuves
Je
vois la négation Je pense que ça devrait être tranché par la justice Ce sont des propos s'ils ont été tenus Qui sont strictement inacceptables
Et
qui à mon avis s'ils sont confirmés Disqualifierait Jordan Bardella D'exercer des responsabilités politiques Je pense qu'on est à la veille du 7 octobre Ça nous rappelle quand même des choses extrêmement claires
L
'antisémitisme C'est insupportable
C
'est insupportable De même que le racisme
Merci Gérard Larcher d'avoir répondu à mes questions ce matin Président du Sénat A nouveau élu président du Sénat Donc il est 8h50 sur RMC et BFM TV
Gérard Larcher