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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 6 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéÉconomie & entreprisesRetraites

Face à Face : Gérard Larcher - 06/10

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Et vous, que craignez-vous ?

  • 3:06RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'aujourd'hui la réponse des forces de l'ordre est proportionnée ?

  • 4:06RelanceRéponse directe

    Vous considérez que la manière dont se déroulent aujourd'hui ces manifestations et la manière dont elles ont dégénéré, c'est un fait politique ?

  • 4:53RelanceÉludée

    Vous dites qu'il faudra du dialogue, il y a eu d'abord beaucoup de temps avant que le ministre de l'Éducation nationale rencontre les organisations syndicales. Vous considérez que c'était normal ?

  • 5:38FerméeRéponse directe

    L'une des réponses également du gouvernement, ça a été d'accélérer l'examen de la proposition de loi dite casseur-payeur. Est-ce que vous allez nous confirmer que ce sera le 27 octobre prochain ?

  • 6:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette question de la responsabilité collective, c'est-à-dire que ce ne sera plus une responsabilité individuelle, vous y êtes favorable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:39Invité politiqueChiffre
    « 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants »
  • 4:51Invité politiquePromesse
    « Il faut rétablir l'ordre »
  • 6:20Invité politiqueFait
    « On a déjà la loi Riposte qui a été adoptée et publiée le 18 août dernier »
  • 7:46Invité politiqueFait
    « Nous l'avons déjà revue, je vous rappelle c'était d'ailleurs une proposition de Gabriel Attal »
  • 10:08Invité politiqueFait
    « Une forme de déficit de dialogue dans ce pays »
  • 14:10Invité politiqueFait
    « Nous sommes au bord de la crise financière »
  • 15:30Invité politiqueChiffre
    « On avait prévu charge de la dette un peu plus de 60 milliards, on va terminer l'année plus proche de 80 milliards »
  • 18:52Invité politiqueFait
    « Le gouvernement a abdiqué l'an dernier en suspendant la réforme des retraites »
  • 19:33Invité politiquePromesse
    « Il faut une borne qui soit claire »
  • 20:30Invité politiqueFait
    « Je vois bien les preuves, je vois la négation »

Temps de parole

  • Gérard Larcher63 %
  • Présentateur30 %
  • ?7 %

≈ 33,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez

0:01
Locuteur

RMC Face

0:06
Gérard Larcher

à Face

0:08
Présentateur

Apolline de Malherbe

0:10
Locuteur

Il

0:11
Présentateur

est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Gérard Larcher

0:14
Locuteur

Bonjour

0:14
Gérard Larcher

Apolline de Malherbe

0:15
Présentateur

Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes président du Sénat Félicitations d'ailleurs puisque vous venez d'être réélu Confortablement réélu Et c'est pour la sixième fois consécutive Votre voix porte, vous êtes le second personnage de l'état Et dans le contexte actuel Mobilisation aujourd'hui Qui promet d'être massive Les lycéens qui promettent un mardi noir Le gouvernement qui craint l'embrasement Et vous, que craignez-vous

0:38
Locuteur

?

0:39
Gérard Larcher

Écoutez, d'abord

0:41
Locuteur

Je

0:41
Gérard Larcher

dois dire que cette Crise

0:45
Locuteur

Doit

0:46
Gérard Larcher

nous rappeler Que rien ne justifie Les émeutes et les saccages Mais qu'en même temps elle révèle

0:51
Locuteur

Une

0:52
Gérard Larcher

crise de l'autorité de la transmission des savoirs

0:55
Locuteur

On

0:56
Gérard Larcher

n

0:56
Locuteur

'a

0:56
Gérard Larcher

pas vu de manifestation Quand le classement Pisa Nous a mis dernier en français et en mathématiques

1:01
Locuteur

Et

1:02
Gérard Larcher

c'est quand même la crise de transmission des savoirs Et je suis certain que même de manière subliminale Ça doit inquiéter les jeunes Par rapport à leur avenir Arrive aussi, je l'entendais un instant sur votre antenne La question des générations La chute de la démographie L'apparition de l'intelligence artificielle Avec ce qu'elle conduit comme incertitude Sur l'emploi demain

1:24
Locuteur

Et

1:24
Gérard Larcher

puis le rôle et la place des réseaux sociaux

1:27
Locuteur

Qui

1:27
Gérard Larcher

jouent un rôle dans cette mobilisation

1:29
Présentateur

Mais aussi les manques de moyens Les manques de professeurs Les bâtiments vétustes Les emplois du temps à

1:33
Gérard Larcher

trous Ça nous emmène à quelques demandes Qui existent Premier sujet Par le manque de professeurs C'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants

1:43
Locuteur

Ça

1:43
Gérard Larcher

c'est une première réalité Sur laquelle, me semble-t-il, il faudra Que s'engage un vrai dialogue Nous l'avons déjà souligné Notre commission de la culture au Sénat Le second des sujets C'est

1:56
Locuteur

l

1:57
Gérard Larcher

'absence d'accompagnement Le caractère chaotique de Parcoursup Là aussi, ça fait partie des observations Que nous avons faites Tout ceci peut inquiéter C'est sans doute la base Une fois qu'on aura rétabli

2:10
Locuteur

l'ordre Ça

2:10
Présentateur

participe de ce climat d'angoisse Oui Vous comprenez donc que la mobilisation est prise

2:17
Locuteur

? Je

2:18
Gérard Larcher

pense que la mobilisation L'aurait dû s'exprimer d'une autre manière Il faut des interlocuteurs Il faut dialoguer Il faut négocier Ce qui est insupportable

2:26
Locuteur

Ce

2:28
Gérard Larcher

sont les émeutes

2:28
Locuteur

C

2:29
Gérard Larcher

'est le saccage et la violence Il faut donc rétablir l'ordre

2:32
Présentateur

Rétablir l'ordre Vous l'avez vu Il y a effectivement des débordements Et des scènes de blocage D'incendie parfois De véritables émeutes Le gouvernement parle d'émeutes urbaines Il y a aussi des blessés Hier, un jeune a perdu la main Il a eu la main arrachée Avec l'usage d'une grenade De désencerclement par les forces de l'ordre Dix enquêtes de l'IGPN Qui sont ouvertes Le ministre de l'Intérieur Qui a d'ailleurs été convoqué Par la commission des lois Pour s'expliquer sur le maintien de l'ordre Est-ce qu'aujourd'hui La réponse des forces de l'ordre est proportionnée ?

3:10
Locuteur

Écoutez,

3:11
Gérard Larcher

il y a aussi 300 policiers Qui ont été blessés C'est aussi la réalité C'est naturellement dramatique Ce jeune avec une grenade Peut-être, on ne sait pas encore les circonstances Est-ce qu'il a renvoyé la grenade ou pas ? On verra ce

3:25
Locuteur

que... Une enquête est ouverte Et plusieurs récits

3:27
Gérard Larcher

se sont confrontés Mais tout ça est dramatique Voilà pourquoi Ceux qui attisent la violence

3:33
Locuteur

Ceux

3:34
Gérard Larcher

qui attisent Ce type de manifestation et de saccage Ont une responsabilité C'est qui ? Vous voyez bien qu

3:42
Locuteur

'il

3:42
Gérard Larcher

y

3:42
Locuteur

a

3:42
Gérard Larcher

un certain nombre de forces politiques Je pense à la France insoumise Qui joue un rôle Quand monsieur le maire de Saint-Denis

3:49
Locuteur

Parle...

3:50
Gérard Larcher

Eh oui, oui Quand tu parles D'une violence légitime

3:55
Locuteur

Une

3:55
Présentateur

violence qui peut être légitime Oui,

3:57
Locuteur

écoutez Quand

3:59
Gérard Larcher

vous voyez un certain nombre de députés Avoir été au premier rang Je crois que sur tout ça Il faut qu'on agisse en responsable

4:05
Présentateur

Ça veut dire que vous considérez aujourd'hui Que vous avez commencé par le dire Les revendications des lycéens Elles prennent leurs racines très profondément On va y revenir La question aussi peut-être de la responsabilité Du gouvernement et des dernières années Mais vous considérez Que la manière dont se déroulent aujourd'hui Ces manifestations Et la manière dont elles ont dégénéré C'est un fait politique

4:26
Locuteur

C

4:26
Gérard Larcher

'est un fait politique inacceptable Voilà pourquoi J'allais dire il faut rétablir l'ordre

4:30
Présentateur

Mais c'est justifié pour vous La manière dont il y a des confrontations Des forces de l'ordre avec les lycéens C

4:36
Gérard Larcher

'est le rôle C'est le rôle de l'Etat D'assurer l'ordre public C'est le rôle de l'Etat De défendre des bâtiments publics C'est le rôle de l'Etat Regardez cette enseignante poursuivie Vous avez vu aussi ces images Il faut la tuer Et donc c'est le rôle de l'Etat De défendre l'Etat de droit

4:52
Présentateur

Gérard Larcher L'une des premières réponses Vous dites qu'il faudra du dialogue Il y

4:56
Locuteur

a

4:56
Présentateur

eu d'abord beaucoup de temps Avant que le ministre

4:59
Locuteur

de l

4:59
Présentateur

'Education nationale Oh quand même Vous n'avez pas l

5:01
Locuteur

'impression Honnêtement que ça a téné 21

5:02
Gérard Larcher

septembre Nous sommes Nous sommes

5:05
Locuteur

Première

5:06
Présentateur

rencontre avec les organisations

5:07
Locuteur

syndicales Vendredi après-midi dernier Nous sommes le 6 octobre Voilà Vous

5:10
Présentateur

considérez que c

5:10
Locuteur

'était normal ?

5:11
Gérard Larcher

Je ne

5:12
Locuteur

vais

5:12
Gérard Larcher

pas vous dire que J'ai considéré que sur ces 10 ans 7 ministres successifs Ça soit l'idéal En matière de gestion de l'éducation nationale Il y a ces réalités-là Mais je dois dire que le temps est venu

5:26
Locuteur

Et

5:26
Gérard Larcher

le Premier ministre a bien fait du dialogue Mais d'abord rétablissons l'ordre

5:31
Présentateur

D'abord l'ordre Et ensuite Puis le dialogue

5:34
Gérard Larcher

C'est le propre d'ailleurs Du dialogue social

5:37
Présentateur

Gérard Larcher L'une des réponses également du gouvernement Ça a été d'accélérer l'examen De la proposition de loi Dite casseur-payeur Avec la première étape au Sénat Puisqu'elle sera examinée Je ne

5:47
Locuteur

sais

5:47
Présentateur

pas si vous allez nous le confirmer Le 27 octobre prochain ?

5:49
Gérard Larcher

Écoutez nous avons une conférence des présidents Demain Ce texte qui était prêt Dès le mois de septembre Donc Ce texte Il avait poursuivi son chemin Examen par le Conseil d'Etat La conférence des présidents Demain Dialogera avec le gouvernement Pour un examen avant la fin du mois

6:07
Présentateur

Avant la fin du mois Ça veut dire aussi Que vous considérez qu'une des réponses A tout cela Même si vous le dites C'était dans les tuyaux depuis un certain temps Depuis plusieurs émeutes déjà Qui ont eu lieu C'est la question de la responsabilité collective C'est-à-dire que ce ne sera plus une responsabilité

6:19
Locuteur

individuelle

6:20
Gérard Larcher

On

6:20
Locuteur

a déjà la loi

6:20
Gérard Larcher

Riposte Qui a été adoptée Et publiée Le 18 août dernier Qui par exemple Éprime Le transport L'usage Des mortiers D'artifices Et autres Explosifs Nous avons déjà la loi Riposte Aujourd'hui Posez la question De la responsabilité collective du groupe

6:42
Locuteur

Posez

6:43
Gérard Larcher

la question de la responsabilité des parents Parce qu'il

6:46
Locuteur

y

6:46
Gérard Larcher

a une responsabilité des parents Pour les jeunes mineurs Tout ceci mérite d'être posé C'est le cadre de ce texte Naturellement la réponse Vous

6:57
Locuteur

y êtes favorable Ça doit être

6:57
Gérard Larcher

proportionné Ça doit être proportionné Avec l'exercice

7:00
Locuteur

Du

7:01
Gérard Larcher

droit à manifester Paisiblement Mais du droit à manifester Et nous examinerons à la commission des lois Ce texte mais qui s'inscrit dans une démarche Qui existait déjà dès la loi de 2019 Qui a été la suite aussi D'un rapport du Sénat Début 2024 Vous savez après le drame de Naël Et les manifestations qui avaient eu lieu

7:22
Présentateur

Gérard Larcher Vous êtes président Les Républicains du Sénat Le candidat Les Républicains Bruno Retailleau Demande à abaisser la majorité pénale à 15 ans Aujourd'hui on le voit 85% de ceux qui ont été arrêtés Qui ont été placés en garde à vue Sont des mineurs Ça veut dire qu

7:38
Locuteur

'il

7:38
Présentateur

n'y aura pas de comparution immédiate Et ça veut dire que le jour où ils seront jugés Ils auront l'excuse de minorité Est-ce qu'il faut revoir la justice des mineurs ?

7:46
Gérard Larcher

Nous l'avons déjà revue Je vous rappelle c'était d'ailleurs une proposition de Gabriel Attal Tout à fait Et cette proposition de Gabriel Attal Nous en avons débattu les deux assemblées Le Conseil constitutionnel a considéré Que la réponse qui a été proposée Ne s'inscrivait pas

8:02
Locuteur

Il

8:02
Présentateur

a censuré une grande

8:04
Gérard Larcher

partie de cette loi Ne s'inscrivait pas dans cette notion de proportionnalité Et notamment dans ce code de la justice des mineurs Qui date de la libération Est-ce que vous pensez que le mineur

8:13
Locuteur

Qui

8:14
Gérard Larcher

passe pour beaucoup d'entre eux Plus de 4 heures par jour Sur les réseaux sociaux Il est comparable à un mineur Des années 50 ou des années 60 ? La réponse est évidemment non Et donc il va falloir que nous adaptions Que nous adaptions Et donc il va falloir que nous réexaminions Et remettant sur le métier Vous

8:34
Locuteur

allez

8:35
Présentateur

abaisser

8:36
Gérard Larcher

En écoutant ce que nous a dit le Conseil constitutionnel Et en marquant la volonté du législateur Le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956 Vous

8:45
Présentateur

êtes inquiet

8:46
Locuteur

? Écoutez,

8:48
Gérard Larcher

toutes ces crises On ne sait jamais comment elles peuvent évoluer Et ça conduit pour moi Bien sûr à des interrogations Mais aussi à la détermination Voilà pourquoi il faut rétablir l'ordre

9:01
Présentateur

Lorsque vous entendez un ministre Le ministre de l'enseignement supérieur En l'occurrence à qui on demande S'il craint un embrasement national Répondre oui Il craint un embrasement national Est-ce que vous le craignez aussi

9:09
Locuteur

?

9:10
Gérard Larcher

Écoutez, l'embrasement national Il faudrait qu'il y

9:12
Locuteur

ait

9:12
Gérard Larcher

une forme de conjugaison Avec d'autres forces

9:16
Locuteur

Le

9:16
Gérard Larcher

5 novembre

9:16
Locuteur

prochain

9:16
Présentateur

Il y

9:17
Locuteur

a

9:17
Présentateur

un appel à ce que la grève soit J'allais dire On ne

9:20
Locuteur

peut

9:20
Présentateur

pas utiliser l'expression de grève générale Mais une grève large, massive Des manifestations L'ancien

9:25
Gérard Larcher

du ministre du travail Connaît bien ce genre de sujet Vous avez une grève Qui porte sur les salaires Une grève catégorielle Qui porte sur le pouvoir d'achat C'est une grève J'allais dire Qui s'inscrit dans la préparation budgétaire Mais aussi, il faut le dire Vous avez des élections syndicales À la fin de l'année Dans la fonction publique Notamment à la SNCF Qui est ces mobilisations C'est l'occasion Me semble-t-il De donner au dialogue

9:56
Locuteur

social Mais on n'a pas d

9:58
Gérard Larcher

'argent en plus

9:58
Présentateur

On va y venir Parce qu'évidemment Je vais vous interroger sur le budget Le contexte effectivement Fait qu'il n

10:02
Locuteur

'y a

10:02
Présentateur

pas beaucoup de marge Mais Gérard Larcher Comment on en est arrivé là

10:05
Locuteur

? Je

10:06
Gérard Larcher

pense que nous avons Une forme de déficit De dialogue Dans ce pays Vous savez J'ai dit dans mon discours au Sénat Juste après avoir été élu Que je sentais le pays tendu C'était jeudi Que je sentais La démocratie à la peine Je crois que c'est Parmi ces sujets Qu'il nous faudra J'allais dire Axer Les réflexions pour l'élection présidentielle Je l'ai peu entendu jusque là Dans les débats préparatoires La présidentielle Notamment sur des débats Que vous avez eus Il y a peu de temps

10:38
Présentateur

J'imagine que vous faites référence Au débat de la primaire de la gauche Qui avait lieu dimanche soir

10:42
Locuteur

Alors

10:42
Présentateur

Gérard Larcher Bruno Retailleau Estime qu'il faut se poser La question de l'interdiction Du parti LFI Considéré par lui Comme un parti séditieux Fasciné par la violence Est-ce que cette question Vous vous la posez aussi ?

10:56
Gérard Larcher

Écoutez La France insoumise A une responsabilité Aujourd'hui De souffler sur les braises Il faut J'allais dire Se poser la question Par rapport au code De la sécurité intérieure Mais en même temps C'est un parti politique Qui exprime La sensibilité D'une partie de la population Et notamment de la jeunesse Et Article 4 De la constitution Prévoit Que les partis politiques Contribuent A l'expression de la démocratie Il faudrait vraiment Des motifs majeurs Qui relèvent D'un article Du code de la sécurité intérieure On l'a appliqué Pour la jeune garde Monsieur Raphaël Arnaud On l'a appliqué A l'extrême droite Pour génération identitaire Je pense que Sur ce sujet C'est au gouvernement De se poser la question Je suis assez prudent

11:43
Locuteur

Je vous en ai bien Je vous sens beaucoup

11:43
Présentateur

plus prudent Que Bruno Rotailleau Sur cette question

11:45
Locuteur

Je suis

11:46
Gérard Larcher

prudent Parce que Article 4 De la constitution C'est aussi mon rôle De président du Sénat Par contre J'appelle Les responsables politiques A faire preuve du sens Des responsabilités A cesser de souffler Sur les braises Et à regarder L'intérêt du pays Et en même temps La protection des jeunes

12:01
Présentateur

Il est toujours votre candidat Bruno Rotailleau

12:02
Locuteur

?

12:02
Gérard Larcher

Bien sûr Je le soutiens Sans réserve Il est aujourd'hui Avec deux autres candidats Gabriel Etal Et Édouard Philippe Et

12:14
Locuteur

Il

12:15
Gérard Larcher

doit développer son projet Et le proposer

12:16
Présentateur

Ça veut

12:17
Locuteur

dire

12:17
Présentateur

quoi ?

12:17
Locuteur

Il

12:17
Présentateur

est avec les deux autres ? J'ai pas l'impression Que ils soient tellement ensemble ?

12:19
Gérard Larcher

Non parce que Chacun est dans son couloir Je reprends une formule Comparable à l'athlétisme

12:24
Présentateur

Mais vous aimeriez Qu

12:25
Locuteur

'ils

12:25
Présentateur

soient dans le même couloir ?

12:26
Gérard Larcher

Non Pour être présent En deuxième tour Chacun sait Qu'il faudra en début d'année Se poser la question

12:33
Présentateur

Ça veut dire quoi J'ai arraché ? Pardon mais c'est important Vous parliez d'un débat De la primaire De la gauche Il n

12:39
Locuteur

'y a

12:39
Présentateur

pas eu de primaire Effectivement Pour ce centre Qui irait de Gabriel Attal A Édouard Philippe Ou Bruno Retailleau Comment vous allez faire là ? Pour qu'à un moment Il n'y

12:48
Locuteur

en

12:48
Présentateur

ait plus qu'un

12:48
Locuteur

?

12:49
Gérard Larcher

Écoutez Ce sera le sujet De la responsabilité D'un certain nombre D'entre nous Ce sera le sujet De la responsabilité Des trois Je leur fais confiance Pour être responsable

12:58
Présentateur

Vous leur faites confiance Pour être responsable ? Vous êtes bien optimiste non ?

13:01
Gérard Larcher

Non Je suis réaliste Et je pense qu'ils ont

13:04
Locuteur

Tous

13:04
Gérard Larcher

trois Le sens de l'état Et en tous les cas Pour Bruno Retailleau Je suis sûr De son sens de l'état

13:08
Locuteur

Mais

13:08
Présentateur

ça veut dire Sur quels critères ? C

13:09
Locuteur

'est

13:09
Présentateur

-à

13:09
Locuteur

-dire

13:09
Présentateur

que si Bruno Retailleau En janvier C'est le timing que vous donnez Est derrière les trois autres Il faudra qu'il renonce

13:14
Gérard Larcher

? Nous verrons la situation Il nous reste aujourd'hui Trois mois Trois mois de débat Trois mois pour présenter Leur projet Moi je suis aux côtés De Bruno Retailleau

13:25
Présentateur

Vous êtes aux côtés De Bruno Retailleau Sans réserve

13:27
Locuteur

Sans

13:27
Gérard Larcher

réserve

13:27
Présentateur

Mais si en janvier Il y

13:29
Locuteur

a

13:29
Présentateur

un problème Vous

13:30
Locuteur

prendrez votre

13:30
Présentateur

responsabilité

13:31
Locuteur

Nous verrons le si J'ai du mal Juste à comprendre ce que ça veut dire Je

13:34
Présentateur

prendrai mes responsabilités

13:35
Gérard Larcher

Écoutez vous le verrez Je vous donne trois mois Pour le voir Et vous avez vu qu'au Sénat Nous sommes capables De nous retrouver De nous rassembler

13:43
Locuteur

Dans

13:44
Présentateur

le même temps Il y a le projet de budget Il y a la dette Qui explose Un Premier ministre Assez inaudible Sur cette question-là Mais qui régulièrement Fait des tribunes Des alertes Des tweets Pour dire attention Il est minuit moins une Les taux d'intérêt N'ont jamais été aussi élevés La France qui emprunte A des prix terribles Comment est-ce que vous voyez La discussion budgétaire Et surtout Comment est-ce que vous voyez La situation de la France

14:08
Locuteur

C

14:09
Gérard Larcher

'est vrai que nous sommes Au bord de la crise financière

14:12
Locuteur

Ça

14:13
Gérard Larcher

c'est une réalité Quand vous êtes À près de cinq points De taux d'intérêt Et que l'écart Notamment avec l'Allemagne Ne cesse J'allais dire De grandir Vous vous dites

14:26
Locuteur

Que pour

14:28
Gérard Larcher

les finances publiques L'heure est venue Enfin Enfin De retrouver une trajectoire De réduction De la dépense publique Dans le budget Qui nous est présenté Aujourd'hui On voit qu'il

14:38
Locuteur

y a

14:38
Gérard Larcher

Une part de trajectoire De réduction De la dépense publique

14:42
Locuteur

Il

14:43
Gérard Larcher

y a aussi Une part d'impôt en plus Et ça c'est un vrai sujet Parce que quand on nous annonce Des chiffres Regardez ce que dit Le Haut Conseil des Finances Publiques Il y

14:50
Locuteur

a

14:50
Gérard Larcher

plus de 17 milliards

14:52
Locuteur

D

14:53
Gérard Larcher

'impôts en plus Il y a 11 milliards De diminution De la dépense publique Liée Au gel budgétaire Cette réalité là Nous allons l'examiner Essayer de trouver Les bons équilibres Entre un projet De loi de finances Mais surtout Aussi un projet De loi de financement De la sécurité sociale

15:09
Présentateur

Quand vous dites Gérard Larcher On va rentrer dans le détail Sur la question aussi Des retraites Sur la question du pouvoir d'achat Des impôts Dites-vous Mais vous dites On est au bord D'une crise financière Est-ce que vous pouvez Nous expliquer Ce que vous avez en tête Ça veut dire quoi Une crise financière Ça veut dire quoi Ça veut dire qu'à un moment Le FMI ou d'autres Vont devoir venir nous sauver En quelque sorte C'est quoi ?

15:26
Locuteur

Début

15:27
Gérard Larcher

d'année Quelles

15:27
Locuteur

sont les conséquences D

15:28
Gérard Larcher

'année On avait prévu Charge de la dette

15:32
Locuteur

Un

15:32
Gérard Larcher

peu plus de 60 milliards On va terminer l'année Plus proche de 80 milliards En 2028 On est à 100 milliards Quand la charge de la dette En intérêt Devient supérieure À tous les budgets

15:45
Locuteur

Vous

15:46
Gérard Larcher

vous dites Et notamment Supérieure aussi J'allais dire À la ressource Qu'est l'impôt Sur

15:52
Locuteur

les

15:52
Gérard Larcher

personnes physiques Et l'IRPP Et bien vous vous dites

15:56
Locuteur

Qu

15:57
Gérard Larcher

'on a

15:57
Locuteur

un vrai sujet Mais ça se

15:57
Présentateur

manifeste comment ? Pardon mais si vous vous dites Une crise

15:59
Locuteur

financière C'est quoi ? C'est des taux d

16:02
Gérard Larcher

'intérêt Qui montent à 6% Qui sont insoutenables Et que la signature de la France Ne devienne pas crédible Est-ce que le mot de

16:08
Locuteur

faillite

16:09
Présentateur

Il avait

16:09
Locuteur

été

16:09
Présentateur

prononcé Par François

16:10
Locuteur

Fillon Il y

16:11
Présentateur

a des années

16:11
Locuteur

Est-ce que vous vous dites Que la France

16:13
Présentateur

est au bord De la faillite

16:13
Locuteur

?

16:13
Gérard Larcher

Non J'espère que non Je ne veux pas Être non plus hyper alarmiste Mais

16:19
Locuteur

en

16:19
Gérard Larcher

2023 Nous avons proposé

16:21
Locuteur

Au

16:22
Gérard Larcher

Président de la République Une trajectoire de

16:25
Locuteur

retour Je m'en souviens très bien Vous étiez pu la défendre

16:27
Présentateur

ici même

16:28
Locuteur

Il

16:28
Gérard Larcher

a refusé

16:30
Locuteur

Nous

16:30
Gérard Larcher

n'en serions pas là aujourd'hui On ne

16:32
Locuteur

va

16:32
Gérard Larcher

pas pleurer Sur le lait Qui n'a pas été récolté Mais on va se dire Qu'il est temps de revenir

16:38
Locuteur

Ou

16:38
Présentateur

qu'il est au minimum renversé Gérard Larcher Vous dites Il est temps de revenir On fait comment ? Sur quoi est-ce qu'on coupe Dans les dépenses ?

16:45
Gérard Larcher

Toutes les dépenses à mon avis Il reste des dépenses Sur lesquelles il faut être attentif Dans la situation internationale Sur les dépenses de défense On

16:53
Présentateur

sanctuariser les réponses

16:54
Gérard Larcher

? On a une loi de programmation militaire L'éducation ? Puisqu'on parle d'éducation Le projet de budget prévoit une croissance Du budget de l'éducation Il a été cette année autour de 64 milliards Il va bientôt Il va avoir cette année 1,2

17:09
Locuteur

milliard

17:09
Gérard Larcher

en plus Mais sur les autres budgets Nous n'avons pas d'autre choix Et il faut dans le budget de la sécurité sociale Passer d'un déficit Je rappelle qu'on était quasiment à l'équilibre

17:20
Locuteur

En

17:20
Gérard Larcher

2008

17:21
Locuteur

Qu

17:21
Gérard Larcher

'on a aujourd'hui un déficit Qui dépasse les 22 milliards Et qu'il faut réduire à 12 milliards

17:27
Locuteur

Et

17:27
Présentateur

vous faites comment là

17:27
Locuteur

-dessus ? Ça veut dire

17:28
Présentateur

qu'il y a des médicaments Qui seront moins remboursés ?

17:30
Locuteur

Ça veut dire qu'il y a des gens malades Qui vont avoir des journées

17:33
Présentateur

de carence en plus

17:34
Locuteur

?

17:34
Gérard Larcher

Non mais il y a bien sûr Un certain nombre d'évolutions Sur l'endam Sur l'indexation des retraites C'est un sujet Je

17:44
Locuteur

vous parlais à l'instant On va parler de la retraite Mais sur les

17:47
Présentateur

arrêts maladies Et

17:48
Locuteur

c'est un chiffre qu'on révélait Sur les arrêts maladies

17:50
Présentateur

Les arrêts maladies qui explosent

17:51
Locuteur

Et notamment dans

17:52
Présentateur

le privé

17:53
Gérard Larcher

Sur les transports Oui

17:55
Présentateur

mais est-ce que vous considérez Que les arrêts maladies qui explosent C'est parce que Et ça rejoint ce qu'on disait au début Parce que la société française Elle va mal Elle est inquiète Elle a

18:03
Locuteur

du mal à se projeter

18:04
Gérard Larcher

Mais il y a aussi à mon avis Un certain nombre de fraudes D'abus De situations Et ceci Nécessite vraiment une reprise en main On ne peut pas continuer A laisser aller Et à considérer Qu'il

18:17
Locuteur

y a

18:17
Gérard Larcher

une espèce de fatalité Au déficit De toute façon On n'arrivera plus à le financer

18:21
Présentateur

Les retraites Edouard Philippe propose 65 ans et 45 ans D'annuité Ainsi qu'une part De capitalisation Quelle est votre position ?

18:32
Gérard Larcher

Ma position elle est Il y

18:34
Locuteur

a

18:34
Gérard Larcher

trois paramètres Vous savez pour les retraites

18:36
Locuteur

C

18:36
Gérard Larcher

'est très simple Il y a le nombre d'années travaillées Et l'âge de départ La deuxième C'est soit vous baissez les pensions Soit vous augmentez les cotisations Et vous tapez sur le pouvoir d'achat

18:46
Locuteur

Il

18:47
Gérard Larcher

y a une réalité incontournable Le gouvernement a abdiqué l'an dernier

18:50
Locuteur

En

18:51
Gérard Larcher

suspendant la réforme des retraites Qui était sans doute La seule véritable réforme

18:55
Locuteur

Du

18:56
Gérard Larcher

deuxième quinquennat D'Emmanuel Macron Donc il ne restera rien Du macronisme ? Pas grand chose en tous les cas Aujourd'hui Il faut se dire Face à la vérité Que nous devons Retrouver Progressivement Un équilibre De notre

19:10
Locuteur

système de retraite Et poser la question 65 ans

19:12
Gérard Larcher

? De la capitalisation 65

19:14
Locuteur

ans ? Pour les jeunes

19:14
Gérard Larcher

générations Elles sont inquiètes

19:16
Présentateur

Bruno Retailleau il dit 63 ans Edouard Philippe il dit 65 ans

19:19
Gérard Larcher

Écoutez C'est 63 ans

19:20
Locuteur

et évolutif Non il y a une grosse différence

19:22
Gérard Larcher

Non il n

19:22
Locuteur

'y

19:22
Gérard Larcher

a pas de drôle de différence Ah bon ? Quand vous regardez Non le seul différence vraie Est avec Gabriel Attal Qui supprime l'âge légal

19:30
Présentateur

Et c'est pas mal ça cette idée De

19:31
Locuteur

supprimer

19:31
Présentateur

l

19:32
Locuteur

'âge légal Ou non c'est une erreur ?

19:33
Gérard Larcher

Je pense qu'il faut une borne Qui soit claire

19:34
Présentateur

Donc il faut une borne Entre 63 et 65 ans

19:36
Gérard Larcher

?

19:37
Locuteur

Oui

19:37
Gérard Larcher

voilà Et la réalité nous conduira Regardez nos voisins En Europe Ils sont plutôt à 67 ans Mais ça viendra avec le temps

19:44
Locuteur

Ah

19:44
Présentateur

donc il faudra sans doute Aller jusqu'à 67 Bien sûr mais

19:46
Locuteur

je

19:47
Gérard Larcher

note que les deux proposent

19:49
Locuteur

de

19:50
Gérard Larcher

suivre l'augmentation de

19:51
Locuteur

l

19:51
Gérard Larcher

'espérance de vie Et réalité démographique Ça

19:54
Présentateur

même François

19:54
Locuteur

Hollande Il faut se dire la

19:56
Gérard Larcher

vérité

19:57
Locuteur

Et

19:58
Présentateur

la capitalisation ?

19:59
Gérard Larcher

Oui je viens de vous dire Mais

20:01
Locuteur

la

20:01
Présentateur

capitalisation ça veut dire quand même aussi parfois une inégalité y compris face au retournement éventuel du marché Un risque non ?

20:11
Gérard Larcher

Bien sûr mais voilà pourquoi il faut sauver le système par répartition Qui doit rester le sous-bassement de notre système de retraite

20:18
Présentateur

Gérard Larcher Les propos attribués à Jordan Bardella par le journal Mediapart Il nie mais Mediapart affirme ses preuves Quel regard vous portez là-dessus ?

20:29
Gérard Larcher

Ecoutez je vois bien les preuves

20:30
Locuteur

Je

20:31
Gérard Larcher

vois la négation Je pense que ça devrait être tranché par la justice Ce sont des propos s'ils ont été tenus Qui sont strictement inacceptables

20:41
Locuteur

Et

20:41
Gérard Larcher

qui à mon avis s'ils sont confirmés Disqualifierait Jordan Bardella D'exercer des responsabilités politiques Je pense qu'on est à la veille du 7 octobre Ça nous rappelle quand même des choses extrêmement claires

20:58
Locuteur

L

20:59
Gérard Larcher

'antisémitisme C'est insupportable

21:01
Locuteur

C

21:02
Gérard Larcher

'est insupportable De même que le racisme

21:04
Présentateur

Merci Gérard Larcher d'avoir répondu à mes questions ce matin Président du Sénat A nouveau élu président du Sénat Donc il est 8h50 sur RMC et BFM TV