Conclusion de Jean-Luc Mélenchon au forum mondial sur les forêts - #ForumForets
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Locuteur 1Fait
« la déforestation est une des causes les plus évidentes du saccage du cycle de l'eau »
- 11:20Locuteur 1Fait
« 70% de la biodiversité dans la forêt si vous la saccagez vous avez le résultat que vous avez sous les yeux la sixième extinction de masse »
- 12:30Locuteur 1Chiffre
« un quart du carbone produit est stocké dans la forêt »
- 17:00Locuteur 1Fait
« le libre-échange est une activité mortifère puisqu'elle pousse à la surproduction »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
conclut en ni même de résumé les travaux de la journée j'en ai suivi une bonne partie depuis le siège de l'endroit où je me trouvais et je me réjouis que l'Institut dont je suis le co-fondateur engage cette séquence de sa vie dans la pensée sur les biens communs car la Boétie est un homme du 16e siècle il ouvre une période de l'activité intellectuelle qui va casser un mythe celui de l'être humain comme créature un destin à accomplir et toute la pensée de la Renaissance va venir de cette rupture l'être humain comme auteur de son histoire aujourd'hui il a pensé progressiste et d'une manière générale la pensée peut procéder et doit procéder à une renaissance à travers l'étude et la compréhension de la relation de l'être humain à son environnement et au bien commun dont il a besoin pour produire et reproduire son existence matérielle après avoir revisité qui était l'être humain il nous faut revisiter qui est la nature et quel rapport est là avec l'être humain et ses activités alors que pendant des siècles elle a été considérée comme un bien inerte à la disposition de la prédation humaine se reconstituant mécaniquement toute seule ce que nous savons dorénavant c'est qu'à 7 milliards d'êtres humains bientôt 11 milliards quel que soit le régime politique quelle que soit le régime économique la prédation sur la nature a atteint et dépassé les seuils qui lui permettaient de reconstituer les biens qui hier semblaient disponible en quantité illimitée Pascal lecel a donc eu raison ce matin de dire que c'est un fait nouveau que l'on aborde de tels à ce sujet des appréciations politiques et des solutions soit proposées des solutions politiques j'étais particulièrement sensible au fait que Madame Mathilde panot qui est la présidente du groupe parlementaire dans lequel je siège et animer cette table ronde d'autant que elle a elle-même mené une commission d'enquête citoyenne dont je pense qu'elle a été à sa manière un événement politique assez structurant interdisant à quelques forces politiques que ce soit de regarder ailleurs puisque de toute façon le travail était commencé et que la formation politique qu'elle représente sans saisissez bien sûr comme fait physique le bien commun et le sujet de notre rencontre mais notons que comme toujours souvent les débats modernes nous conduisent à réévaluer ce qu'était les débats du passé peut-être pour nous interroger sur les raisons pour lesquelles nous avons pu passer à côté dans la tradition philosophique qui est la mienne celle du matérialisme et des formations politiques qui se sont réclamés du matérialisme la nature et l'homme tel que l'être humain tel que Engel se par exemple d'écrire dans la dialectique de la nature faisait l'objet d'un traitement particulier ou comme je l'ai dit tout à l'heure on voyait surtout l'être humain et beaucoup moins la nature cependant les débats existaient et singulièrement à propos de la forêt pour cette raison que chacun connaît qui est que la question de la forêt est très étroitement liée au cycle le plus fondamental de la vie le cycle de l'eau et dès lors que la forêt perturbée le cycle fondateur de toute vie l'eau et lui aussi perturbé ce débat a eu lieu dans le passé et nous l'avions oublié je remercie les auteurs fraiseuses et Locher des colères du ciel d'en avoir ramené les principaux éléments sur la table ment dans le passé on s'était posé la question et comment on avait essayé d'y répondre mais il est vrai que la polémique à propos de la forêt a commencé que dès 1769 on voit Pierre Poivre sur l'actuel île Maurice protester contre la déforestation parce qu'à la modifié le climat et qu'elle perturbe les conditions dans lesquelles se réalisent l'agriculture et les objectifs économiques qui étaient ceux des iliens à cette époque et on trouve dans Buffon des pensées qui expriment comment au fond la civilisation consiste à déforester parce que quand on déforestes et bien on revient un climat plus tempéré pense-t-il on empêche l'abondance des pluies qui sont naturels là où il y a des forêts et comme il pensait combattre le refroidissement de la planète il trouvait que c'était une des solutions on retrouve là les prémices des principaux arguments qui sont à nouveau aujourd'hui discutés comment intervenir comment protéger le climat quelles conséquences ont les actes économiques des êtres humains sur leur environnement mais si on voulait on pourrait aussi se demander si la question de la forêt comme forêt liés comme je viens de le dire il y a un instant aussi que fondamental de l'eau et aussi lié aussi que le fondamental de l'humanisation de la planète on dit je ne sais pas si c'est absolument vrai avant que ce soit remis en cause que les êtres humains dans leur évolution au résultat d'une modification de leur environnement lorsque la forêt s'est raréfiée et transformée en savane là où se trouvait les premières troupes de Saint-Genis qui ensuite va se passer à la bipédie pour des raisons liées à leur environnement etc etc donc on peut supposer pour l'instant que oui en effet l'humanisation a bien commencé par une question relative à la forêt elle-même et si on regarde la civilisation contemporaine je dis bien contemporaine très étroitement contemporaine dépendant absolument du pétrole et des énergies carbonées on se souviendra que le pétrole que l'on extrait aujourd'hui sont les forêts d'hier et rien d'autre dès lors c'est une longue et vieille histoire telle que nous la prenons aujourd'hui on envoie l'effet immédiat la perturbation du cycle de l'eau commence par celui de la forêt qui lui-même est caractérisé par les effets de la déforestation la déforestation génère un réchauffement et se réchauffement pour 1 degré de réchauffement qui n'est pas du cas à la forêt c'est 7% d'évaporation de plus et donc les pluies diluviennes qui s'abattent ici ou là et les perturbations larges au sens le plus complet puisque le climat est un système métastable c'est-à-dire à la limite de l'équilibre et qu'il peut être assez facilement bouleversé par des événements qui ont lieu ici ou là et les conséquences en sont ensuite extrêmement éloignées mais la globalité de l'écosystème humain est évidente la globalité de l'écosystème permettant la vie humaine les deux vecteurs de perturbation nous les connaissons 1 et je dis la déforestation inutile que j'y Vienne on dit que c'est à peu près un terrain de football de forêt en surface qui est perdue toutes les six secondes et l'autre aspect plus directement lié encore que la déforestation elle-même à l'activité humaine c'est la spécialisation des cultures et des espèces disponibles dans la forêt qui produisent un appauvrissement de la capacité de la forêt à se protéger contre ces parasites et des cultures en général qui vont avec elle Mathilde panot avait attiré l'attention sur le fait que dans le Morvan qui était par définition selon ce que l'on pouvait considérer comme une sorte de modèle de la Gaule chevelu et pour cause était devenu de la forêt de feuillus qu'elle était une forêt de résineux et je dois dire que même ceux qui sont de la région un peu comme moi quoi que je vienne de Franche-Comté comme vous le savez j'en avais été le premier stupéfait à prendre que le Morvan était un lieu de résineux il est vrai que j'ai bien vu aussi l'ONF installé des pains et des sapins dans la plaine autour de Dole ce qui est une aberration quand on est capable d'aller sur le deuxième plateau vers Moret et Saint-Claude devoir ensuite les mêmes arbres plantés dans la plaine et on en connaît les raisons et n'ont rien de naturel c'est que précisément on pense récolter ces arbres plutôt qu'on ne récolte les feuillus et que les machines qui sont disponibles notamment pour apprendre le métier dans l'enseignement professionnel ont des diamètres qui ne sont compatibles qu'avec des plantations qui ont 30 ou 40 ans et pas avantage c'est à dire 30 à 40 cm sur les machines que l'on achète dans le nord de l'Europe je ne cite que ces deux exemples il en aurait bien d'autres mais dans les deux cas cela mérite réflexion parce que ce ne sont pas des phénomènes naturels ce sont des phénomènes économiques le problème qui est posé à la forêt le problème que la forêt pose aux êtres humains et de nature économique donc de la nature du lien social entre les êtres humains les causes de la perturbation sont extrêmement faciles à identifier je disais tout à l'heure après vous que la déforestation est une des causes les plus évidentes du saccage du cycle de l'eau la déforestation a une origine et une cause pas seulement l'activité humaine qui consiste à couper les arbres mais pourquoi les coupons pas seulement pour les exploiter on les coupe parce qu'on veut les faire disparaître pour mettre à la place des cultures les cultures dont il est question trois d'entre elles concentrent 80% des causes de la déforestation le soja le bœuf l'huile de palme on pourra dire dans les deux premiers cas qu'on voit assez directement le lien avec l'élevage et en particulier avec la consommation de produits carnés c'est pourquoi commençant par la forêt à la fin on pourrait se retrouver avec le problème du bifteck sur les bras et oui identifier la chaîne des causes et des conséquences c'est l'esprit rationnel qui permet d'intervenir et de ne pas croire que je ne sais quelle fatalité serait à l'oeuvre contre laquelle en définitive on ne pourrait rien et qui d'une manière ou d'une autre se rattacherait une forme de mise en tropie en gros sur la planète il n'y aurait qu'une espèce en trop l'espèce humaine puisque c'est elle qui perturbe toutes les autres et les dévastes naturellement pour la famille politique et intellectuelle à laquelle j'appartiens à une telle thèse n'a pas le droit de citer elle n'intervient pas dans nos raisonnements et nous la combattrions la seconde raison donc première raison l'agro-industrie la deuxième c'est le système lui-même c'est-à-dire le libre-échange le libre-échange est une activité mortifère puisqu'elle pousse à la surproduction la racine même du libre-échange et du capitalisme c'est la surproduction et la surproduction gratuite qui permet ensuite de former de la valeur ajoutée le capitalisme est un système qui fonctionne sur la gratuité du travail humain et sur la surabondance de la production en ce sens les réseaux urbains sont les premières raisons d'existence du capitalisme puisque c'est parce qu'ils sont là et qu'on y trouve des gens qui ne sont pas en état de se nourrir par eux-mêmes qu'il faut que ceux qui sont à la terre sur produisent c'est à dire produisent plus que pour eux-mêmes et il faut ensuite évidemment transporter ses biens les distribuer les répartir même fûts inégalitairement dès lors le libre-échange est l'un des principaux moteurs de surproduction et donc de sur des forest et de sur agricolisations de territoire qui sont cela peut-être n'aurait pas besoin d'être voué à ses cultures et il est tout à fait erroné de dire que avec les logiques du 17e siècle il y aurait une sorte d'avantage comparative à planter du soja ici plutôt que là parce que si on en plante en Argentine ce n'est pas une plante qui vient de se coin on lit mais là parce qu'on est en état d'en vendre notamment à des Français qui de leur côté produisent du maïs qui pourraient tout aussi bien se produire ailleurs pour élever des volailles qui se trouvent en Chine top et si bien que c'est bien la globalisation je n'ai pas dit la mondialisation la mondialisation c'est l'organisation d'un espace culturel et politique mondiale c'est à peu près aussi vieux que l'humanité depuis qu'il y a des sociétés politiques et des villes et du puits que les premières bandes ont commencé à pululer et à passer d'un territoire à l'autre mais à proprement parler depuis qu'il y a une civilisation urbaine c'est-à-dire moins 4500 ans avant notre ère on peut reculer la limite un peu plus loin maintenant puisqu'on trouve des restes antérieurs ça c'est la mondialisation on retrouve les mêmes signes chamaniques au fond de la Sibérie et dans les grottes qui sont ici en France ça c'est en fait culturel le fait lui politique et économique c'est la globalisation la globalisation et le libre-échange le résultat c'est le saccage partout puisque nulle part on est capable de modérer ce que l'on fait pour une raison qui tiendrait à ce que l'on fait on n'a pas besoin et on s'en rendrait vite compte de produire autant de maïs à tel endroit autant de soja si ce n'est pour aller dans l'espérance que on va trouver un acheteur à l'autre bout de la planète si ce qui l'emporte c'est l'accès au marché mondial et l'abaissement des coûts par des productions intenses on a le résultat qu'on a sous les yeux si ce qui l'emporte c'est la volonté de relocaliser et d'être autosuffisant on aurait une dynamique agricole exactement inverse à celle qu'on a sous les yeux dès lors il y a un lien très étroit entre cette question de la forêt et la question de la souveraineté alimentaire si nous cherchons par exemple dans notre pays à devenir souverain alimentairement nous occuperons de faire des productions vivrières et ses productions ne nécessite pas le saccage de la forêt de Bornéo et le le pillage permanent de la pampa argentine si c'est là qu'on plante le soja pardon si je me trompe ainsi donc nous avons affaire strictement et exclusivement un phénomène politique un phénomène économique est un phénomène politique et le phénomène politique tient au principe qui sont mis en œuvre dans une société ce qui est la cause de toutes ces perturbations c'est le système capitaliste libre-échangiste financière c'est-à-dire qui va permettre à une production quelle qu'elle soit de soja de maïs ou autre d'être vendus avant même d'être semé et d'être vendu ensuite plusieurs fois avant d'arriver à bon port tout cela n'existe que parce que c'est possible de traiter le réel la nature comme une marchandise dans tous ces aspects avec la marchandise fondamentale qui est le temps et c'est la raison pour laquelle à mon tour je reprends pour moi l'expression de Marc Euphoria semble tout à l'heure lorsqu'il disait il faut faire de la question de la forêt en avoir une approche holistique et j'ai essayé d'y contribuer à cet instant en évoquant les aspects idéologiques en évoquant les aspects politiques et les aspects économiques tentez si bien que à ce moment c'est aussi pour moi l'occasion d'intégrer ce qu'a dit tout à l'heure le représentant du syndicat mondial des travailleurs du bois monsieur Cohen Vandervelde lorsqu'il disait au fond des fonds des fonds ce qui est évident c'est que c'est la domination du temps court qui est l'objet du saccage une des questions philosophiques importantes que pose le système capitaliste c'est la privatisation du temps c'est à dire la dépossession du temps long qui appartenait à la collectivité humaine au profit d'un temps court qui n'appartient qu'à celui qui est capable de le maîtriser c'est-à-dire le capital et bien sûr quand on regarde tout ça dans la forêt on envoie l'effet quasi immédiat il faut 60 ans pour reconstituer ce qu'un arbre a pris à la terre lorsqu'il s'agit d'une plantation mais on les coupe tous les 40 ans le décalage entre les cycles de la prédation et ceux de la reconstitution naturelle et la question centrale de la compatibilité des économies humaines avec la nature c'est la raison pour laquelle pour ma part et avec d'autres ici dans cette salle je défends la règle verte c'est-à-dire l'harmonisation comme on le dit en musique l'harmonisation des cycles de la nature avec les cycles de la prédation humaine ce qui est absolument impossible en dehors du cadre d'une planification dont l'objet était écologique j'espère avoir sur ces points montrer la cohérence d'une pensée et le lien qu'il y a avec des questions aussi concrètes que celles que vous avez traité les conséquences du contraire sont sous vos yeux puisqu'on demande souvent combien coûterait ce que nous proposons de faire les conséquences sont là 70% de la biodiversité dans la forêt si vous la saccagez vous avez le résultat que vous avez sous les yeux la sixième extinction de masse un quart du carbone produit est stocké dans la forêt si vous la détruisez vous le récupérerez dans la masse totale des gaz à effet de serre qui détruiront cette planète si vous la détruisez vous aurez plus de sécheresse et par conséquent plus d'inondation ce qui semble aller contre l'intuition mais qui va avec puisque sécheresse égale évaporation supplémentaire évaporation supplémentaire veut dire plus diluvienne qui tombe sur une nature qu'ayant été auparavant des forestiers est hors d’état d’éponger la masse d'eau qui tombe et nous autres Français nous en avons une démonstration chaque fois que nous regardons la Méditerranée que nous regardons notre propre rivage ou que nous regardons le rivage grec ou d'autres où il y avait des forêts et oui il y en a plus et où la conséquence est que dorénavant le réchauffement produit des plus diluviennes qui détruisent tout je dis qui détruisent tout pas seulement qu'il lave la terre mais qui détruisent les canalisations les réseaux d'électricité les routes les ponts les maisons bref mettent par terre la civilisation humaine elle-même qui n'est pas indéfiniment réparable enfin et ce n'est pas le moindre le résultat c'est aussi la destruction de la fertilité des sols puisque comme vous l'avez noté l'agriculture forestière la sylviculture est en proie à la même démence que celle qui a envahi l'agriculture vivrière c'est-à-dire le recours massif aux pesticides pour compenser des prédations excessives qui sont faites dans la forêt et ces pesticides évidemment s'en vont ensuite dans le cycle de l'eau puisque c'est ainsi que les choses se passent dans la vraie vie la ridicité des sols va donc avec l'augmentation du lavage des sols lequel va avec l'augmentation des pluies lequel va avec la déforestation et voilà pourquoi nous en sommes dans la situation dans laquelle nous trouvons ce n'est pas la seule conséquence qui a avoir avec la biosphère dans son ensemble en considérant les êtres humains comme partie prenante de cette biosphère et leur civilisation l'autre conséquence c'est aussi que tout ce qui est expulsé des forêts qui n'existent plus se rapprochent des hommes des êtres humains et dès lors la déforestation et la cause numéro un des zones c'est-à-dire de la transmission des virus des animaux sauvages aux animaux domestiques qui sont eux-mêmes concentrés dans des conditions telles que ils deviennent eux-mêmes des foyers d'accélération de toutes les contaminations qui sont contenues dans ce transfert et de leur intensification je crois que c'est un phénomène qui n'est pas nouveau par conséquent nous n'avons même pas le prétexte de l'ignorance en tout cas dorénavant dans les sciences humaines je renvoie ce que la question peut intéresser ou piquer au livre de Monsieur Scott homo domesticus qui montre comment les villes les premières en mettant au même endroit les animaux et les êtres humains ont déclenché les premières épidémies qui ont eu raison des nomades tentait si bien que pour finir ce sont les urbains qui ont eu le dernier mot et donc la civilisation humaine elle-même a été profondément modifiée dès l'origine par cette circonstance qu'on a pu ensuite vérifier lorsqu'il y a eu la conquête du nouveau monde par les Espagnols dès lors nous ne pouvons pas dire on ne sait pas on ne savait pas maintenant on sait et on sait plus que jamais naturellement personne dans ce contexte que se passe-t-il d'abord faisons un premier constat qui est d'une très grande importance de même que l'obscurantisme est incapable de se corriger par lui-même ce qui fut la découverte des humanistes de la Renaissance contre ceux qui plaidaient que le discours religieux lui-même finirait par mettre à jour une raison commune rationnelle de la même manière le système est incapable de se corriger c'est sans doute la leçon la plus terrible que nous devons tirer de ce moment de la civilisation humaine nous avons assez entendu du temps de l'URSS pour prendre cet exemple ou de ce qui était appelé à l'époque le socialisme réel par ce qui croyait que ce système était incapable de corriger ses erreurs ce qui est vrai puisqu'il n'avait pas de dimensions démocratique c'est-à-dire de libre débat et en effet cela lui fut fatal puisqu'il lui a été impossible de corriger à temps et avec un consentement populaire suffisant les erreurs qu'il commettaient comme tout système humain en commettra et bien le système capitaliste financiarisé est incapable de se corriger pourquoi parce qu'il vit des dégâts qu'il provoquent là où tout autre activité humaine s'autorégulent dans la limite des catastrophes qu'il déclenchent le système considéré comme système dans sa globalisation comme je l'ai dit à l'instant est incapable de se corriger et du profit sur absolument tout y compris les catastrophes qu'il déclenche en date dans la pandémie qui vient d'avoir lieu et dans les causes écologiques qui sont à l'origine de cette catastrophe sanitaire et dans les causes sociales qui sont à l'origine de la catastrophe écologique qui a conduit à la catastrophe sanitaire nous voyons que les grandes accumulations de fortune non seulement se sont maintenus et protégés mais surtout ce sont développés ce qui est le signal d'alerte majeur qui puisse survenir dans une collectivité humaine lorsque ces erreurs lui permettent d'aller après qu'avant naturellement le allait mieux va pour quelques-uns et pas pour tout le monde c'est tout à fait clair mais en attendant le système fait la démonstration qu'il est incapable de se corriger il faut donc qu'il soit corrigé de l'extérieur et qu'il soit corrigé par son dépassement qu'il soit corrigé par le fait qu'on le transforme de fond en compte c'est-à-dire que la civilisation humaine se réforme en profondeur et que donc ce produit en son sein la révolution citoyenne qui permet aux très grand nombre d'être le régulateur du désordre qui s'impose à elle car la collectivité humaine n'a aucun intérêt à ce désordre n'a aucun intérêt à cette dévastation et c'est même tout le contraire que se passe-t-il les alertes se multiplient je ne fais pas l'injure à la salle d'en faire la longue liste on a adoré avant le lien tout à fait établi entre la déforestation et les pandémies par le rapport du groupe scientifique d'aujourd'hui pour la biodiversité non allez on va être il faut être poli et à l'égard de tout le monde l'ipves qui est l'équivalent donc disais-je du GIEC pour la biodiversité qui établissent je crois d'une manière rationnellement tout à fait convaincante le lien entre déforestation et pandémies que se passe-t-il rien en janvier 2021 nous avons eu un rapport du VVF qui identifié 24 fronts 24 zones de déforestation dans le monde qui auront des conséquences à plus ou moins long terme plutôt à court terme qu'à très long terme sur le climat et que fait-on absolument rien à la COP 26 il a été pris d'une manière tout à fait solennelle par 100 dirigeants du monde entier un engagement sur le fait qu'on cesserait de déforester et que plus exactement réduirait de moitié la prédation sur la forêt d'ici à 2030 elle se veut émouvant à émus ceux qui n'ont aucune mémoire c'est-à-dire la quantité colossale des poissons rouges qui sévissent dans le monde de la médiatique qui avait tout simplement oublié que la même promesse d'ivrogne avait été faite en 2014 et on s'était donné pour horizon l'année 2020 pour aboutir à ce résultat et bien à l'année 2020 étant arrivée comme rien de tout ça ne s'était passé et que c'était même pire qu'avant et bien on a recommencé le même feu émouvant signé en second draculant s'embrassant et on se prenant dans les bras d'émotion devant l'acte extraordinaire la décision fantastique que l'on a pris à échelle internationale et voilà comment les bons sentiments sont pris à revers par des gens qui les utilisent d'une manière frauduleuse pour conduire non pas à penser mais empêcher de penser c'est-à-dire qu'il y a plus à apprendre de pourquoi si on a décidé en 2014 on l'a pas fait en 2020 que de se dire que puisqu'on recommence en 2020 pour 2030 tout va bien voilà que la différence entre penser ne pas penser être invité à penser et être invité à ne pas penser c'est gesticulations nous invite à ne pas penser et moi évidemment comme vous tous dans cette salle je vous invite à faire exactement le contraire l'une des solutions cependant parce qu'ils en ont quand même imaginé quelques-unes a été la compensation et je sais qu'il y a de nombreuses personnes je ne leur en veux pas parce que après tout c'est la première idée qui vient à l'esprit on la trouve plutôt sympathique si vous détruisez à cet endroit parce que vous ne pouvez pas faire autrement alors compenser à un autre endroit alors si vous faites plus de CO2 ici plantez des arbres là-bas et ça ira mieux globalement non naturellement ce n'est pas le cas et la manière de travailler la compensation il faudrait pour atteindre la neutralité carbone mondiale en plantant des arbres puisque c'est ce qu'on nous dit qu'il faut faire il faudrait en mettre sur l'équivalent de toute la surface du Brésil et du continent australien pourquoi pas mais alors qu'il s'en occupe et où sont les décisions les planifications pour que une telle surface de forêt soit acquise cependant nous pouvons prendre à revers l'idée de la compensation et leur dire bien si vous êtes en état d'évaluer la forêt nécessaire à la survie de la civilisation humaine et à l'équilibre de l'écosystème faisons-le évaluer qu'elle est cette forêt nécessaire et répartissez entre les pays le soin de la constituer ne vous en remettez pas à des injonctions sur plus faibles que vous quand vous êtes l'effort et les dominants parce que les fèves sont ceux que vous avez déjà payé une première fois et à qui vous ne laissez pas d'autres solutions que d'essayer de vous imiter parce que vous leur expliquez que leur économies ne peuvent fonctionner que si elles accèdent au marché mondial c'est-à-dire que si elle se mette elle-même en état de surproduction donc pour parvenir à cette surproduction il leur faut étendre les surfaces dans lesquelles on fait des productions qui accèdent au marché mondial notamment et les premières d'entre elles les productions agricoles car dans l'évaluation des résultats mondiaux de l'activité de l'agriculture et des fameux PIB qui paraît-il résume à eux tout seul l'identité et la richesse des nations on ne tient compte que de ce qui accède à la monétarisation c'est-à-dire ce qui s’évalue en monnaie et plus précisément en dollars mais la plupart des activités vivrières dans les petites communautés humaines et même dans les communautés humaines moyennes ne s'échangent pas contre de l'argent elle n'entre pas dans le stick de la monnaie qui est caractéristique de la surproduction elle s'échangent elle se troque et il n'y a aucun inconvénient à ce que ça se passe de cette manière là dans de telles communautés humaines évidemment s'il s'agissait de commerce plus étendu la monnaie est une nécessité personne ne va dire le contraire mais je voudrais faire remarquer à ce moment que toute cette part de la production n'est jamais pris en compte et même considéré comme une faiblesse si tel ou telle représentant de tels ou tels peuvent bien et nous dit je n'ai produit que 50 tonnes de maïs personne n'ira lui demander combien de tonnes il aura produit de production vivrière qui servent à nourrir les habitants réels du pays car aucun d'entre eux ne mangera tous maïs et ainsi de suite les outils d'évaluation sont donc faux faussées et si nous devons en avoir il reste entièrement à construire pour ma part je ne conteste pas et même je propose le concept de forêt nécessaire à l'équilibre climatique il faut l'évaluer et il faut la mettre en place ce qui est à faire de relation internationales et de réglementation universelle c'est donc sur la question de la régulation universelle que ceux concentre les solutions du problème mais il ne s'agit pas non plus de passer par de support la responsabilité de chacun dans la situation il nous faut là aussi des instruments d'évaluation je veux dire que on ne peut pas discourir sur la déforestation sans se demander la part que nous y prenons et je ne suis pas d'accord pour qu'on aille chercher noise à tel ou tel pays qui pratique la déforestation pour faire de l'huile de palme en oubliant jusqu'à quel point nos propres sociétés importent du résultat de la déforestation en quelque sorte chaque fois qu'on aura de l'huile de palme nous sommes directement responsables de la quantité de forêt en moi qui à l'endroit où on l'aura cultivé la déforestation importée peut s’évaluer et elle peut permettre à nos sociétés d'avoir une gestion rationnelle de ce qu'elle fait c'est à dire sortir par tous les aspects de la logique de la surproduction et de la globalisation pas seulement dans l'aspect production mais également dans l'aspect consommation la consommation responsable nécessite non pas des efforts à individuels émouvants et toujours touchant et toujours utile bien sûr mais des responsabilités prises en grand qui se traduisent par tant de mètres cubes de bois qui ne sortira pas tant de mètre cube de meubles qui ne rentrera pas tant d'huile de palme qu'il sera pas produite il mélangeait à d'autres produits donc nous avons besoin d'éléments quantifiés qui permettent de conduire une action politique rationnelle premièrement donc planifier la maîtrise du temps deuxièmement en récupérant la propriété du temps long au service de la collectivité humaine contre les logiques du temps court qu'il explose et donc d'autres mesures aussi peuvent être pris et on peut prendre des leçons chez les autres même ceux qu'on aime pas par exemple c'est une bonne idée qu'on a eu les Russes de décider que le bois brut ne sort plus de chez eux j'observe que les Gabonais en ont décidé autant et bien ce sont des mesures qui semble-t-il ont des résultats très concrets car dès lors que vous n'autorisez plus le bois brut à sortir et que vous l'avez en quelque sorte sur les bras et bien vous-même avec votre bois brut vous produisez quelque chose qui va avoir une valeur ajoutée des meubles du parquet des bois d'oeuvre qui vont servir dans la construction et qui vont limiter d'abord le MES usages du bois et deuxièmement va favoriser les bons usages du bois comme on l'a entendu tout à l'heure lorsqu'on a traité de la question de la construction terrebois-pail et en effet rien ne s'y oppose dans un pays aussi développé et avancer que le nôtre j'ai vu du temps où j'étais ministre de l'Enseignement professionnel construire des maisons en bois et j'étais aussi ébahi que l'été tous ceux qui l'était avec moi à ce moment-là lorsqu'on m'a expliqué que de telles maisons résistaient mieux à l'incendie que le béton et nous étions tous là nous dire ah bon et surtout on arrivait à voir comment l'espace de 2 mois on arrivait à construire une maison parfaitement isolée tout ça pour dire que la sobriété n'est pas toujours la reculade que l'on s'imagine la sobriété est au contraire un objectif et un vecteur de progrès d'amélioration des techniques d'amélioration de la condition générale de l'économie ce qui ne l'est pas c'est l'inverse c'est-à-dire la domination sans discussion possible au sommet de la hiérarchie des normes la concurrence libre et non faussée et le libre-échange comme horizon ce sont deux valeurs entièrement à mes yeux et des Boétiens réactionnaires c'est-à-dire qu'elle renvoie un passé qui a fonctionné pendant un temps sans qu'on s'interroge sur les conditions dans lesquelles ça a fonctionné c'est à dire sans qu'on remette en cause les dégâts que ça provoque alors nous en France nous pouvons commencer à partir de la logique monteront l'exemple commençons nous le montrer à nous-mêmes montrer l'exemple c'est constitué une véritable filière bois qui partant de la sylviculture raisonnée conduit à la production maîtrisée de tout ce qui peut l'être en bois à partir de la ressource locale à renouveler ce qui interrompt le grand déménagement du monde interrompt les més usages et les gaspillages voilà comment nous pourrions être contributeur et d'ailleurs contributeur net et pour une fois joyeux enfin c'est pas toujours joyeux d'être contributeur net par exemple quand vous donnez 9 milliards de plus à l'Union européenne que ce que vous en recevez vous avez des raisons de pas être content c'est ce qui est mon cas mais là être contributeur net à l'équilibre de l'écosystème et de la biodiversité serait une bonne nouvelle pour les Français 30% de la surface du pays nous sommes historiquement la Gaule chevelu et on ne voit pas qu'on soit devenu plus chauves depuis parce que même si la terre à haute la terre travaillait à occuper des zones extrêmement importantes et souvent de plus en plus importante la forêt aussi a progresser et de mal progresserait encore si nous rationalisons les productions que nous faisons si nous cessons tout détruire pour fabriquer ces immenses champs remplis de pesticides pour fabriquer des choses que personne ne mangera jamais ici nous avons un réservoir considérable de main d'oeuvre et le responsable politique que je suis attaché à la perspective du plein emploi et de la participation de chacun en fonctionnement de la société qui consiste à mettre une part de son temps par son travail au service des besoins communs que permet d'organiser l'économie et bien on l'a dit Frédéric Bedel l'a dit et répété et bien démontré si nous avons déjà 400 000 emplois dans la filière bois qui n'existe pas nous pourrions très facilement la doubler si nous avions une gestion rationnelle de tout ça mais d'ores et déjà ce dont nous parlons c'est d'une quantité de main d'oeuvre qui est le double de celle de l'industrie automobile et on comparerait avec intérêt les sommes que l'on a donné sans aucune contrepartie à l'industrie automobile c'est-à-dire au capitalisme de l'industrie automobile qui n'en font qu'à leur tête et n'écoutent ni l'intérêt de leur travailleur ni l'intérêt de leur patrie puisque comme on l'a vu à la SAM Renault est capable de sacrifier 350 personnes dans l'aviron en fermant des fonderies dont jusqu'à présent elle n'avait jamais dit le moindre mal et qui faisait parfaitement le travail nous aurions un retour sur investissement notamment sur fond public qui épouserait les multiplicateurs que l'on a relevé dès 2002 je crois dans le rapport de Monsieur Bianco qui est un multiplicateur qui est assez voisin de la moyenne de ce qui est le multiplicateur d'argent public investi dans le pays c'est-à-dire 1,3 pour 1 euro investi donc une source extraordinaire de travail de partage du temps de travail et d'amélioration d'une manière générale de la production et de la consommation je pense que la démonstration a été faite que les principaux outils dont nous avons disposé pendant on peut le dire des siècles on fait la preuve de leur efficacité ce qui fait la preuve de son inévacité c'est la destruction de ces outils je pense à l'ONF d'abord bien sûr par la souffrance humaine incroyable que cela répond et il faut le la comprendre pas seulement comme une souffrance individuelle devant la modification de ces conditions de travail mais une souffrance devant le saccage qui est fait d'un bien auquel on est personnellement attaché et dont on comprend qu'il n'est pas reproductible sur claquement de doigts le martyr moral de ceux qui se suicident commencent aussi dans la compréhension du saccage de la forêt et pas seulement dans les conditions matérielles d'existence de ce qu'il a travaillé la quantité de suicide devrait conduire les responsables politiques à s'interroger mais s'interroge-t-il sur les suicides dans la police non il y en a pourtant à une cadence extrêmement élevée mon collègue Alexis Corbière avait proposé une commission d'enquête elle n'a jamais eu lieu s'interroge-t-il sur les suicides dans la paysannerie qui paraît-il était le métier le plus en contact de la nature et le plus à même de bénéficier de la douce harmonie des choses dès qu'on est à la campagne non il se suicide un paysan tous les deux jours sans que personne ne fasse rien il s'est suicidé 51 personnes à l'ONF et il ne se passe rien tout cela nous montre l'importance de reprendre tout à zéro c'est à dire de reconstituer l'os de reconstituer d'autres méthodes de travail et ainsi de suite après la démonstration que j'ai fait nous avons l'outil et Mathilde a bien travaillé en faisant adopter ses amendements qui permettent que les qualifications pour faire bref terre bois paille entre dans les référentiels vous avez raison de dire que pour autant la formation n'a pas eu lieu mais ils sont dans les référentiels et tous les référentiels professionnels pour ceux qui ne savent pas tous les métiers ont un référentiel qui est le contenu de ce qu'on doit savoir pour avoir le diplôme et dans le concept de république sociale le diplôme lorsqu'il est reconnu donne ensuite lieu normalement à un niveau de rémunération c'est pourquoi le savoir est lié à la condition sociale dans l'idéal républicain et ensuite dans la production réelle donc la manière avec laquelle on produit à avoir je ne dis pas que ce soit une ligne continue je connais bien des conventions collectives où on paye les gens en dessous du niveau qui est prévu dans d'autres alors pour le même cap bon donc je le sais que c'est relatif mais je vais me situer un peu dans la même perspective que vous c'est bien qu'on l'est parce que ça va plus vite pour le faire respecter c'est plus facile de l'avoir déjà décidé pour dire ensuite mais vous vous là vous êtes bien recteur non sauf erreur vous êtes bien directeur d'administration centrale mais quand est-ce qu'on a voté ça dites le moi c'était il y a deux trois ans qu'est-ce que vous avez fait depuis rien ah bon dans ce cas je vous suggère de retourner à vos chers études parce que je vais y mettre quelqu'un d'autre qui lui s'en souciera ou elle s'en souciera et c'est de cette façon non pas en partant de critères idéologiques qui n'ont rien à voir avec la question dont on traite mais des critères d'efficacité dans le respect de ce que la loi a décidé et qui doit l'être appliqué que le moment venu nous ferons les ajustements qui sont absolument nécessaires dans toutes les administrations desquelles dépendent la mise en oeuvre des bonnes décisions qui ont été prises mais pas appliquées j'achève en disant après avoir traité de l'exemplarité d'une politique nationale donc ne pas se réfugier en disant bon il peut rien parce que le problème de la forêt comme il est mondiale et ben qu'est-ce que vous voulez moi j'y peux rien alors je défonce jusqu'à devant moi ça va pas aggraver les choses plus que ça n'est déjà je connais ce raisonnement plus les pleurnicheries sur le thème ça dépend pas de nous tant qu'on a pas décidé à l'Europe mais ils veulent pas alors c'est pourquoi l'homme qui a vu l'ours qui connaît le singe qui a rencontré et à la fin vous vous retrouvez avec des décisions abracadabrantes qui n'ont plus rien à voir avec le point de départ de la discussion et ne pas toujours là-dedans non nous pouvons dans notre propre pays en commençant par nous-mêmes changer les règles et ceci aura un effet extrêmement positif parce que ça va faire réfléchir tout le monde et de même que nous nous inspirons de ce que les autres ont fait et qui est bien d'autres nous veuillent en faire dire on va faire comme eux et dès lors qu'ils feront comme nous ils feront mieux parce qu'ils auront l'expérience que nous-mêmes nous aurons eu et s'il faut mieux nous pourrons à notre tour les imiter bref ça fait quand même quelques millénaires que ça fonctionne comme ça le savoir humain par comme on le dit une créolisation permanente qui ne concerne pas que la cuisine mais aussi les sciences et les techniques surtout les techniques il faut bien le dire pour ce qui est de la créolisation car la science est une matière beaucoup plus universelle que ni la créolisation alors dans mon esprit une fois s'imposer néanmoins je pense que la France pourrait avoir une sur ce sujet une attitude qui viendrait en quelque sorte compléter la panoplie à laquelle je rêve de mesures et de moyens qui lui permettrait de jouer un autre rôle c'est à dire d'être peut-être moins soucieuse d'être une puissance militaire dont on ne voit pas très bien pourquoi faire dès lors que on sort du domaine de l'autodéfense et plutôt l'auteur le lieu qui propulse une stratégie diplomatique altermondialiste en quoi serait-elle altère mondialisme c'est précisément qu'elle ne mettrait pas à l'ordre du jour les méthodes de la domination des uns sur les autres mais de la coopération permanente et dans des champs étendues ou la loi et les plans n'existent pas au fond qu'est-ce que l'humanisation sinon ce processus d'extension ininterrompu du droit et le droit étant les droits que chacun se reconnaît quand il devient universel il y a donc dans la diplomatie altermondialiste une dimension universaliste qui s'attache d'abord au bien commun j'imagine dans ces conditions que nous pourrions avoir un traité international pour une gestion forestière raisonnée c'est à dire qui partiraient de critères tels que quelle est la forêt nécessaire je ne sais rien moi je prends un scientifique vous savez vous 10 fois mieux que que moi dans cette salle quels sont les critères que l'on pourrait mettre et qui permettrait de faire un traité pour une gestion forestière raisonnée comme il a été proposé récemment qu'on est un traité de non prolifération des énergies carbonées sur le modèle des traités de non prolifération de l'armement nucléaire on pourrait aussi développer et mettre sur pied des stratégies particulières de coopération pour la reforestation est-il normal que l'on demande seulement au pays riverains de s'occuper du reboisement qui empêche le désert d'avancer sur les pays du Sahel non puisqu'il est d'intérêt général humain que les populations qui se trouvent là puisse rester et puissent vivre dignement de leur travail éventuellement de leur agriculture ou de je ne sais quel autre activité qui leur paraîtrait convenable donc nous sommes tous intéressés à ça et qu'on aille arrêter les hypocrisies qui consistent à se plaindre quand on voit arriver des gens qui ont conduit partir de chez eux puisqu'on ne sait même pas poser la question de savoir pourquoi ils sont partis et ils ne l'ont pas fait par goût et quelle est notre propre responsabilité une nouvelle fois nous n'avons pas toujours des responsabilités mais nous en avons au moins une si nous n'avons rien fait nous nous plaignons pas du résultat nous n'avons rien fait donc nous avons le résultat sur les bras et tout le monde là et c'est que de la souffrance supplémentaire pour tout le monde je considère que l'idée de Thomas Sankara société de développer la barrière verte telle que lui il avait conçu au départ je ne vous dis pas sous les formes que parfois ça a pris ensuite mais tel qu'il l'avait conçu est une idée qui est d'intérêt général humain et donc la barrière verte devrait être une cause commune mondiale et pas seulement le problème des gens dont le pays est envahi par les dunes de sable cette coopération pour la reforestation je la complète sur la base du modèle que je viens de donner par la prise en charge des grands projets mondiaux des grands projets forestiers mondiaux que nous pourrions mettre à l'ordre du jour parmi lesquels évidemment la reforestation dans le respect de la biodiversité des saccages préliminaires en tout cas qui ont lieu jusqu'à présent nous autres Français nous sommes directement concernés par la question de la forêt amazonienne puisque nous sommes nous-mêmes une partie de notre territoire national on vous la rappeler ce matin dans l'intervention de Mathilde une partie du territoire national c'est l'Amazonie et c'est notre plus longue frontière comme vous le savez dans le monde elle est avec le Brésil et elle est dans l'Amazone le long de la rivière oh il dès lors nous sommes directement concernés par ceux qui va se passer à cet endroit tel qu'elle est la situation aujourd'hui le bilan semble dorénavant basculer dans le sens où l'activité de la forêt est sûr compensé par l'activité humaine tentait si bien que pour finir si l'on considère tous les aspects de la vie de la forêt à cet endroit là elle produit plus de CO2 qu'elle n'est capable d'en absorber pas les arbres ne produisent pas de CO2 mais les activités qui sont liées à cet endroit par la déforestation par l'agriculture intensive etc etc donc nous sommes directement intéressés et là nous voyons la limite de certains raisonnements qui à première vue paraissent très généreux qui consiste à dire ah ben puisque c'est un Bien d'Intérêt de un bien commun d'intérêt général et bien c'est à l'humanité de s'en occuper on ne sait pas qui c'est l'humanité du point de vue des relations internationales c'est l'ONU mais naturellement personne ne commence le début d'une approche d'une gestion pareille et donc les états disent au fond nous vous suspectons de simplement vouloir nous empêcher de nous développer pour qu'on ne vienne pas vous concurrencer et reconnaissons qui n'ont pas que tort parce que dans la logique capitaliste c'est vrai beaucoup des initiatives à soi-disant bon cœur écologique sont en réalité des moyens de pression des états dominants sur les états dominés dès lors la question se pose ce que nous allons faire alors sans abuser de la situation je dirais que de prochaines élections n'ont pas en France mais au Brésil même si peut-être que certains d'entre vous dans cette salle à cet instant pensent à ce qui pourrait se passer en France mais au Brésil il y a bientôt une élection présidentielle et le favori et Monsieur Lula qui lui-même a dit que puisque l'Amazonie était d'intérêt général humain il était disposé si les présidents de la République du Brésil a traité de la question de sa gestion dans le sens de l'intérêt général humain et de l'écosystème global de l'humanité alors évidemment s'il faisait ça quelle que soit le prochain Président de la République française il y aurait intérêt à tendre la main à notre voisin brésilien pour mener ensemble une politique commune sur un sujet commun l'Amazonie vous voyez que la situation des Français est singulière et nous ne devons pas nous penser seulement à l'aune des 67 millions que nous sommes ou des 68 millions que nous sommes nous devons nous penser à l'aune des responsabilités que nous avons à l'échelle du monde non seulement comme drogue nation aux techniques avancées mais aussi parce que nous sommes présents sur l'ensemble de la planète et que quand le mot ça concerne les territoires français non seulement celui de l'Hexagone mais tous les autres quand ça se déforeste et que ça serait chauffe quand on met des pesticides partout et bien notamment quand on en met au Brésil le résultat c'est des Sargasses en Martinique et en Guadeloupe donc nous sommes étrangers à rien de ce qui se passe dans le monde parce que d'une manière ou d'une autre cela affecte directement nos conditions matérielles d'existence les plus immédiates et pas seulement en général je plaide pour dire que c'est une chance tant mieux d'être à ce point dépendant des autres parce que ça nous oblige à réfléchir et des fois à ouvrir notre porte-monnaie qui est en général en peau de porc-épique bien piquant et dès qu'il s'agit de l'ouvrir pour donner quelque chose à quelqu'un d'autre il y a plus personne peau porc-épic pourquoi je viens le le transformer en porte-monnaie dans une discussion non parce que vous voulez un fils de fer barbelés mais c'est pour dire que cette interdépendance nous oblige à réfléchir et à agir avec les autres je l'ai dit il n'y a pas de solution à la question de l'Amazonie simplement avec des vœux pieux à propos de ce que la communauté internationale qui n'existe pas ailleurs qu'à l'ONU serait capable de faire et dites-vous bien que pour l'instant la communauté internationale c'est le G7 qui donne des ordres G20 lequel donne des ordres aux g-175 lequel ensuite se fait respecter par le g195 et voilà comment s'établit la hiérarchie du monde et je vous garantis qu'aucune de ces réunions ne traite ne traitera jamais de la forêt ou de quoi que ce soit qui soit d'intérêt général de l'écosystème humain j'achève là-dessus voilà la place que nous pourrions avoir et voilà pourquoi une journée comme celle-ci les matériaux qu'elle va mettre à notre disposition parce que chacun d'entre vous qui avez pris la parole être des spécialistes avancés de vos questions ce qui est très important maintenant on parler de la convergence des luttes mais me paraît tout aussi décisif et important la convergence des savoirs la convergence des idées et il est extrêmement rassurant quand on se dit que cet ordre du monde ne va pas de savoir que des gens sont capables de remplacer du ciment et du béton par du bois ou de la terre parce qu'une solution apparaît qu'une solution rationnelle puisqu'on nous démontre que cette techniquement rationnelle de le faire et ainsi de suite la mise en commun des savoirs la mise en commun des idées est sans doute un des enjeux de notre temps comme à l'époque où la Boétie et quelques autres initiés le premier humanisme français qui a reposé et qui a pu faire Flores parce que une technique nouvelle c'était imposée l'imprimerie qui a permis de mettre à la disposition des textes qui jusqu'à présent ne pouvaient être que copier sur des parchemins ou réciter par la tradition orale la mise en commun des savoirs est toujours été le point de départ des plus grandes avancées de la civilisation humaine et il en va de même aujourd'hui au moment où elle est menacée d'être détruite merci [Applaudissements] [Applaudissements] se tenir sous l'initiative de de l'Institut La Boétie et donc merci également à nos invités aux personnes qui se sont déplacées pour venir et à ceux qui nous ont suivi en ligne merci [Applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon