Financement des partis politiques, législatives en Italie... Le "8h30 franceinfo" de Julien Odoul
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Bonjour Julien Audoul, ce sont demain les élections législatives en Italie, évidemment on suit ça de très près sur France Info, la nationaliste Giorgia Meloni est donnée favorite, elle est à la tête d'une coalition droite-extrême droite, est-ce qu'elle est en train de réussir ce que vous au Rassemblement National vous n'êtes pas parvenu à faire en France ?
Il faut déjà saluer le formidable vent de liberté qui souffle sur l'Europe et qui est en train de faire frissonner l'Union Européenne et tous les technocrates, c'est-à-dire les peuples qui se réveillent, les peuples qui veulent beaucoup plus de nations et beaucoup moins d'immigration et qui veulent reprendre le contrôle sur leur destin. On l'a vu en Suède avec un résultat assez extraordinaire d'une coalition patriote, on le verra je l'espère demain soir en Italie. Il faut dissocier je pense les configurations politiques, la vie politique italienne, le mode d'élection est très différent d'une autre.
Ce qui a réussi Marine Le Pen est assez formidable, il faut bien le dire, compte tenu, nous, de notre organisation électorale, rassembler 42% des Français, progresser aussi largement avec des perspectives, je le pense, de victoire en 2017.
Vous dites rassembler les Français mais pas rassembler ce qu'elle appelle le camp patriote ou national et ce que fait Giorgia Meloni en Italie, c'est-à-dire qu'elle ouvre la main, ouvre les bras à l'équivalent des Républicains autour de Berlusconi, à l'équivalent de ce qu'est le Rassemblement national avec vos alliés qui sont autour de Salvini. Vous, pendant la présidentielle et les législatives, vous allez dire, on ne veut pas discuter avec la droite, on ne veut pas discuter avec Éric Zemmour.
Est-ce que c'était une erreur ? Marine Le Pen l'a toujours dit, elle discute et elle tend la main à tous les Français patriotes, tous les Français qui croient en la France. Mais l'essentiel, ce n'est pas les partis, c'est les Français, ce sont les citoyens français qui votent, quelle que soit leur sensibilité, quel que soit leur vote antérieur.
Alors Marine Le Pen, depuis qu'elle est présidente du Front National en 2011, puis du Rassemblement national, elle a amorcé le grand rassemblement de tous les patriotes, qu'ils viennent de la gauche, qu'ils viennent de la droite, parce qu'aujourd'hui le clivage gauche-droite n'existe plus, ça a été à la fois théorisé par Marine Le Pen et aussi mis en pratique par Emmanuel Macron.
Donc Giorgia Meloni n'est pas un exemple pour vous ?
Mais c'est un exemple parmi d'autres, parmi nos alliés patriotes en Europe, mais après vous savez, il y a des points de comparaison et puis il y a des différences en fonction des pays. D'ailleurs nous sommes des souverainistes, donc nous considérons qu'il y a des différences et qu'il faut les noter entre les systèmes électoraux, entre les cultures politiques aussi, il y a des cultures de coalition, notamment en Allemagne, qui ne sont pas les nôtres, etc. Donc nous avons la Ve République, avec le rassemblement autour d'une personnalité, un homme et une femme, d'un peuple qui confie son destin à un homme ou une femme, donc c'est très différent.
Mais en tout cas, moi je salue la percée, la percée des patriotes en Italie et j'espère que ce vent de liberté va permettre de faire reculer les orientations funestes de l'Union Européenne qui aujourd'hui imposent au peuple, il faut bien le dire, des politiques délirantes.
Alors de la majorité relative en France, ce n'est pas justement le moment de nouer des liens, de trouver des alliés politiques chez LR ou chez Reconquête ?
Mais vous savez, il faut regarder aujourd'hui l'état de notre pays et surtout à l'issue des élections législatives. Les Français, ils ont envoyé un message très clair. Ils ont fait de Marine Le Pen la principale opposante à Emmanuel Macron. Ils ont fait du Rassemblement National le premier groupe d'opposition à Emmanuel Macron.
Mais la force d'opposition principale, c'est celle de gauche parce qu'ils se sont unis. Pourquoi ne pas faire la même chose ?
Vous savez, quand on regarde aujourd'hui l'état de la force d'extrême-gauche de la NUPES, très sincèrement, il n'y a pas vraiment d'exemple à tirer. Ils sont tous désunis sur tout.
Ils ne sont pas désunis sur tout, en l'occurrence, dans les votes qu'ils font à l'Assemblée.
Notamment sur leur position vis-à-vis des violences faites aux femmes et du comportement de M. Katnass. Donc très sincèrement, il n'y a pas d'exemple à tirer de ce côté-là. Nous, nous avons un groupe qui est solide et surtout, nous incarnons quelque chose dans le pays. Nous incarnons la seule alternative et le seul désir d'alternance véritable.
Il y a quand même des élections qui se jouent aussi chez les Républicains. Vous les regardez de près ? Est-ce que l'élection d'un Éric Ciotti, par exemple, vous satisferait ? C'est un allié potentiel ?
Moi, j'appelle les électeurs des Républicains qui ont été déçus et trahis depuis des années et à qui, finalement, on refait le même cirque. Regardez, on va réformer la droite. Regardez, on va revenir sur les valeurs. Regardez, on va appliquer des positions fermes, etc. Les Républicains n'ont plus de colonne vertébrale. Il faut bien le dire, c'est un parti mollusque. Donc, les électeurs des Républicains ont fait déjà le choix, une bonne partie, de soutenir Marine Le Pen, d'adhérer au Rassemblement National. Nous leur disons, venez construire l'alternance avec nous.
Plutôt que se fourvoyer dans un parti qui sera toujours dans la collusion, la complaisance avec Emmanuel Macron, venez clairement dans l'opposition et construisons l'avenir ensemble autour de Jordan Bardella et de Marine Le Pen.
Et que je comprenne bien, donc, Julien Oudoul, si je résume ce que vous nous dites, en fait, vous ne cherchez pas d'alliance avec d'autres partis. Vous voulez remplacer éventuellement les autres partis, mais il n'est pas question de faire ce qu'a fait un Emmanuel Macron avec le Modem ou Horizon. Il n'est pas question de faire ce qu'a fait la NUPES en faisant une alliance de partis. Il n'est pas question de faire ce qu'a fait Giorgia Meloni en Italie. Vous, ce que vous souhaitez, c'est être majoritaire sur le seul Rassemblement National. Vous ne cherchez pas d'alliés.
Bien sûr que non, mais vous savez que nous avons déjà des alliés. Nous avons les alliés de l'avenir français, notamment, qui... Mais ce n'est pas pareil que les Républicains, mais vous pourrez, vous... Excusez-moi, vous me parlez qu'il n'y a pas d'alliance. Il y a des alliances, il y a des alliés, il y a des gens qui, très clairement, nous ont soutenus lors des différentes campagnes, qui sont dans les conseils régionaux avec nous, qui ont des députés avec nous. Nous, nous ne souhaitons pas l'hégémonie pour l'hégémonie. Ce n'est pas du tout ça notre objectif. Nous, nous souhaitons le rassemblement des Français.
Nous considérons que les Français n'aiment pas les appareils de chapelle, les attelages un peu, je dirais, ambigus, juste à des fins électorales. On l'a vu avec la NUPES. La NUPES, c'était juste une étiquette électorale. Et on voit bien aujourd'hui qu'ils ne sont d'accord sur pas grand-chose.
Julien Oudoul, Georgia Meloni, que vous avez présenté à l'instant comme votre alliée en Italie, elle n'a pourtant pas du tout le même discours que vous, par exemple, sur l'attitude à adopter vis-à-vis de l'OTAN, vis-à-vis des États-Unis. D'ailleurs, vous ne siégez pas au sein du même groupe au Parlement européen. Est-ce que vos alliés ne sont pas plutôt la Ligue qui est plus proche de vos visions, notamment sur la Russie ?
Je l'ai dit, nous avons effectivement des points communs. Nous avons aussi des nuances et il faut les respecter. Nous n'avons pas les mêmes cultures politiques. Nous n'avons pas, encore une fois, les mêmes orientations. Parce que, très clairement, il y a des visées différentes en fonction de la nationalité, en fonction du passé politique. Mais nous nous rejoignons sur un point. Nous souhaitons que les peuples retrouvent et reprennent le contrôle de leur destin. Nous souhaitons moins d'immigration en Europe parce que nous avons affaire à une submersion. Nous souhaitons que l'Union européenne arrête de flageller les peuples européens. Nous nous rejoignons sur ces points.
Et à la fois en Suède et en Italie, à la fois en France, à la fois en Pologne, en Hongrie, c'est les peuples qui reprennent le contrôle.
En Ukraine, on a bien fait d'intervenir, notamment avec les sanctions. C'est ce que dit Georgia Meloni. Elle dit qu'il faut être fort du côté des Ukrainiens.
Mais les sanctions, nous les avons approuvées quand elles étaient utiles et efficaces. C'est-à-dire les sanctions économiques contre les oligarques. Là, oui, nous avons approuvé ça. Marine Le Pen a été l'une des premières, d'ailleurs, à demander des sanctions contre les oligarques. Marine Le Pen, rappelez-vous, a été aussi la première, l'une des premières, à dénoncer, à condamner l'agression.
Mais ça suffit. Les sanctions contre les oligarques, ça suffit. Il n'y a pas besoin de sanctionner l'économie russe.
Oui, mais l'économie russe, en fait, quand on sanctionne l'économie russe d'un point de vue énergétique, on sanctionne le peuple français et le pouvoir d'achat des Français. Et ça, nous ne pouvons pas le tolérer. Le véritable problème de ces sanctions, c'est que c'est la double peine pour les Français. C'est-à-dire qu'ils vont subir un hiver catastrophique où des millions de Français vont avoir froid. Et en même temps, on continue d'acheter du pétrole russe déguisé, qui est soit du pétrole indien ou du pétrole saoudien. Donc ça n'a aucun sens.
Ce n'est pas la faute de Vladimir Poutine, ça ? Si notre hiver sera difficile, ce n'est pas la faute de Vladimir Poutine, selon vous ?
Non, parce qu'encore une fois, il y a une escroquerie de dire que la crise de l'énergie est liée exclusivement à l'Ukraine. Les prix de l'énergie avaient commencé à exploser bien avant la guerre en Ukraine. Et c'est les choix politiques mortifères de M. Macron sur l'abandon du nucléaire, sur le démantèlement de notre filière nucléaire, sur le tout renouvelable qui, aujourd'hui, est une impasse totale.
Mais ce n'est pas lié à la déclaration de guerre, enfin déguisée, d'un pays envers un autre.
Je sais que ce serait beaucoup plus simple de dire ça, de faire de Vladimir Poutine le responsable de tous les maux de la planète. Vladimir Poutine a une responsabilité majeure, écrasante, accablante sur cette agression en Ukraine. Et nous la condamnons de la manière la plus ferme. Pour autant, il ne faut pas se leurrer, la crise énergétique, la crise du pouvoir d'achat que nous subissons actuellement, ce n'est pas l'Ukraine.
Julien Audoul, vous restez avec nous. Le fil info, 9h moins 20, voici Martin Choc.
Une quatrième année d'internat pour les étudiants en médecine générale. Le gouvernement veut inscrire la mesure dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Une quatrième année qui devra se faire ailleurs qu'à l'hôpital. L'exécutif veut inciter les jeunes à s'installer dans les déserts médicaux. Joe Biden promet des sanctions contre la Russie en cas d'annexion de région ukrainienne. Des mesures économiques supplémentaires rapides et sévères, prévient le président des Etats-Unis. Les pays du G7 appellent de leur côté à condamner des référendums qualifiés de fictifs. Ces scrutins n'ont ni effet juridique ni légitimité, soulignent les sept puissances économiques.
En Iran, une ONG donne un nouveau bilan des victimes de la répression des manifestations. Elle fait état de 50 morts contre 17 selon le dernier bilan officiel. Hier, des manifestations pro et anti-régime ont éclaté à Téhéran. Et puis les larmes de Roger Federer pour son dernier match. Le tennisman suisse vient de mettre un terme à 24 ans de carrière. Par une défaite en double aux côtés de Rafael Nadal à la Lever Cup. Roger Federer, ovationné par ses coéquipiers et les 17 000 spectateurs présents à Londres. France Info Le 8.30 France Info, Néhile à la Trousse, Laurin Sénéchal. Toujours avec Julien Oudoul, porte-parole du Rassemblement National et député élu dans Lyon.
Votre parti demande une enquête parlementaire sur les ingérences étrangères dans la vie politique française. Pourquoi ?
Pourquoi ? La majorité se fait fort actuellement de jeter des critiques sans aucun fondement, d'attaquer les partis de l'opposition, notamment le Rassemblement National, sur des liens présumés avec la Russie. Alors oui, nous voulons la transparence. La transparence totale.
Dans le débat d'entre-deux-tours, il avait interpellé Marine Le Pen en disant qu'il y avait eu cet emprunt qui avait été racheté par une société russe. Et que de fait, quand Marine Le Pen parlait de la Russie, elle parlait à son banquier. Je veux dire, ces attaques ne sont pas de nouvelles. Donc pourquoi aujourd'hui réclamer cette commission d'enquête ?
Déjà parce que la majorité est en panique parce qu'elle n'a aucun argument. Je rappelle pour la petite histoire que nous avons souscrit un emprunt auprès d'une banque tchéco-russe avec un taux de 6%. Donc ce n'était pas un prix d'ami que nous remboursons très clairement. La banque a été fermée, l'emprunt a été racheté. Non, parce que pour les liens avec la Russie, il faut être très clair. Il faut mettre tout sur la table. Ce n'est pas Marine Le Pen qui a accueilli Vladimir Poutine en grande pompe à Versailles en 2018. C'est M. Macron. Elle ne l'aurait pas fait. Ce n'est pas Marine Le Pen qui a construit le gazoduc entre l'Allemagne et la Russie. Elle ne l'aurait pas fait non plus, ça ?
Très clairement, il faut... Donc à un moment donné, les liens entre l'Europe, les liens entre la France et la Russie, ce n'est pas Marine Le Pen qui les a construits. Encore une fois...
Mais pourquoi une commission d'enquête ? J'en reviens à ça. Je sais que... Enfin, j'ai entendu les accusations comme vous, notamment de Stéphane Séjourné, le nouveau patron de Renaissance, qui a remis sur la table, effectivement, ces accusations de collusion. Mais pourquoi la commission d'enquête ? Pourquoi pas une plainte en diffamation, par exemple ?
Non, une commission d'enquête, parce que nous exigeons la transparence totale. Ils veulent jouer à ce petit jeu très bien. Mais allons-y jusqu'au bout. Et ça permettra, véritablement, de montrer aux Français les liens, peut-être, ambigus, entre certains responsables politiques de la majorité et la dictature islamiste du Qatar. Les liens entre certains responsables de la majorité et Pékin. Les liens extrêmement... Est-ce que vous pouvez être plus précis ? Est-ce que vous pouvez être plus précis ? Extrêmement ambigus, aussi, entre la majorité, le parti présidentiel, et puis des cabinets privés étrangers, de conseils, comme McKinsey, par exemple.
Mais vous pensez à quoi quand vous parlez de liens avec le Qatar ou de liens avec Pékin, Julien Audoul ? Vous parlez de quoi quand vous parlez de liens avec Pékin, par exemple ?
Vous savez très bien qu'il y a des responsables politiques français qui sont, en quelque sorte, des agents de la Chine, ou en tout cas des ambassadeurs de la Chine. Vous savez qu'il y a un ancien Premier ministre, notamment, qui a été...
Vous parlez de Jean-Pierre Raffarin ?
Par exemple, voilà. Qui, encore une fois... Il n'est pas élu au Parlement, par exemple. Qui, dans ses relations, a été extrêmement, j'allais dire, très bienveillant vis-à-vis du régime chinois. Et qui s'est toujours défendu de toutes... Oui, bien sûr. Tout à fait. Mais cette commission d'enquête permettra de faire la lumière sur tout. Parce que c'est très gentil, en fait, de jeter des anathèmes sur les uns et les autres, sans aucune preuve, quand on ne se regarde pas et quand on ne balaie pas devant sa porte. Donc, la majorité présidentielle, le parti Renaissance, va devoir, encore une fois, aussi montrer patte blanche. Et on verra. Et les Français verront.
Que je comprenne bien. Sur le Qatar, ça avait été une promesse de Marine Le Pen en 2017. Elle avait dit, je ferai une commission d'enquête sur le Qatar. Nous ferons une commission d'enquête sur le Qatar. Elle n'a pas eu lieu. Sur les liens avec les cabinets de conseil, il y a déjà eu la commission d'enquête du Sénat. Sur la vente d'Alstom à General Electric, il y a eu la commission Marlech. Sur les liens avec Uber, commission d'enquête de la gauche. Pourquoi ne pas faire confiance à ces commissions d'enquête-là ? Est-ce que vous doutez de leur indépendance ? Qu'est-ce qui prouvera que votre enquête à vous sera plus indépendante que celles qui sont déjà lancées ?
Nous avons un groupe parlementaire aujourd'hui qui permet, notamment, de peser et d'engager ce genre de procédure.
C'est vous qui mènerez l'enquête sur les liens des autres partis ?
Nous demandons, mais encore une fois, nous demandons que la transparence soit totale pour tous les partis.
Mais c'est-à-dire que vous ne faites pas confiance au Sénat, par exemple, qui a lancé une commission d'enquête sur les ingérences russes, par exemple ?
Mais, encore une fois, nous regardons les travaux qui sont faits par les uns et par les autres. Nous regardons aussi le parquet financier qui s'est saisi de l'affaire McKinsey. Nous regardons de l'affaire, pardon, excusez-moi, de Général Électrique. Toute la lumière doit être faite sur d'éventuelles collusions entre des partis français et puis une ingérence étrangère. Il y a une ingérence étrangère aussi dont on peut parler, puisqu'on parlait de l'Italie.
Quand vous avez la présidente de la Commission européenne, Mme van der Leyen, qui menace les Italiens en fonction du vote de demain des législatives, en disant si c'est le parti de Mme Mélanie qui gagne, nous avons des outils de pression, comme ça a été le cas pour la Pologne et la Hongrie. Mais ça, c'est une ingérence étrangère qui n'est pas dénoncée, notamment par la Macronie. Mais c'est insupportable d'avoir ce genre de pression, ce genre de violence, vis-à-vis d'un peuple souverain qui va voter demain. Quel est le message qui est renvoyé ? Mais là, visiblement, ça ne choque pas M. Macron.
Votre alliée Salvinie a demandé d'ailleurs sa démission à M. van der Leyen.
Il a bien raison, parce que Mme van der Leyen n'est élue par aucun peuple. Elle n'a aucune légitimité démocratique. Donc déjà, elle devrait respecter le vote des peuples souverains. Si les Italiens décident d'élire Mme Mélanie, elle devra respecter ce vote sans menace, sans incrimination.
Mais elle dit qu'elle respectera le vote, ce n'est pas la question.
Non, non, excusez-moi. Quand on menace les Italiens en disant que nous avons des outils de pression, comme pour la Pologne et comme pour la Hongrie, ça veut dire que si vous ne respectez pas l'état de droit,
comme celle qu'il y a actuellement en Hongrie, vous prêtez le flanc à des procédures européennes.
L'état de droit est respecté en Pologne et en Hongrie, sauf que ça ne respecte pas la doxa et les dictates de l'Union Européenne. C'est tout.
Julien Oudoul, cette semaine, Emmanuel Macron a annoncé sa volonté d'accélérer sur les énergies renouvelables. Est-ce que vous voterez la loi qui arrive au Parlement, qui prévoit de faciliter notamment l'installation d'éoliennes en mer ?
Alors non, puisque...
Vous voterez contre ?
M. Macron a une obsession depuis longtemps, qui est celle de l'éolien, qui est pour moi une arnaque environnementale. En mer, là ? Oui, mais que ce soit en mer ou sur terre, ça dévaste les paysages, les littoraux, et surtout, ça a un apport énergétique qui est insuffisant par rapport aux nuisances que cela provoque. Moi, je vais vous donner juste un exemple par rapport à mon département de Lyon. Dans mon département de Lyon, et certains qui traversent le département savent qu'il est déjà infesté par les éoliennes, nous avons 214 mâts qui sont installés, 30 parcs éoliens. Ça représente par an 125 mégawatts-heures en moyenne, 125 mégawatts-heures.
Donc ça, ce n'est même pas le quart, même pas le quart, encore une fois, de la puissance d'un petit réacteur nucléaire.
Mais les refusés, ce n'est pas se priver d'un outil supplémentaire de souveraineté énergétique ?
Mais non, mais les éoliennes, ce n'est pas la souveraineté. Regardez ce qui s'est passé en Allemagne.
On prendra notre propre énergie, en l'occurrence renouvelable.
Regardez ce qui s'est passé en Allemagne. Déjà, ce n'est pas renouvelable, c'est polluant. Parce qu'il faut bien le dire, les éoliennes fonctionnent 25% du temps. 25% du temps, le reste, on doit l'assister d'un moteur thermique, à gaz ou à charbon, donc de la pollution. Si les éoliennes étaient aussi vertueuses, l'Allemagne aurait des pics de pollution bien inférieurs à ceux de la France. Or, ce n'est pas le cas.
C'est la faute des éoliennes, si l'Allemagne a des pics de pollution. Ce n'est pas la faute des centrales à charbon.
Oui, mais les centrales à charbon sont là pour assister les éoliennes. C'est ça le véritable problème. Aujourd'hui, nous avons un atout qui est sacrifié, qui est celui de notre filière nucléaire, qui était une fierté française. Emmanuel Macron a une lourde responsabilité, notamment avec la fin de l'éolien.
Le nucléaire plutôt que l'éolien, c'est votre message. Julien Audoul, merci beaucoup, député RN de Lyon, invité de France Info ce matin.
Julien Odoul