Accord bilatéral de sécurité France-Ukraine : M. Bompard "défendra l'idée qu'il faut s'y opposer"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour manuel bonpard bienvenue vous êtes coordinateur national de la France insoumise élu vous-même des des bouches du rô il y a un moment important à l'Assemblée nationale aujourd'hui un débat avec vote sur au sujet de l'Ukraine en fait au sujet de l'accord bilatéral signé entre la France et l'Ukraine qui comprend un certain nombre de choses mais aussi au-delà de l'aspect matériel une avancée vers une adhésion à à l'Union européenne et à l'OTAN pour pour les Ukrainiens à l'instant le patron du rassemblement national informe que son parti va s'abstenir est-ce que la France insoumise va pour contre où est-ce que la France insoumise s'abstiendra d'abord je vais vous dire que ce vote a une dimension de mascarade parce que en réalité vous l'avevez dit vous-même officiellement on est censé voter sur un accord bilatéral entre la France et l'Ukraine alors que cet accord a déjà été ratifié par le Président de la République donc ce vote n'est pas contraignant si une majorité de députés cet après-midi rejette cet accord bilatéral pour autant l'accord a déjà été signé pour le reste vous l'avez dit dans cet accord outre une dimension que je je partage que je soutiens qui est la dimension du du soutien à l'Ukraine pour qu'elle puisse se défendre face à l'agression russe inacceptable il figure ce qui est pour nous des ce qui sont pour nous des lignes rouges c'est-à-dire l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN ou l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et à partir de ce moment-là on aura une réunion de groupe ce matin je vais pas vous dire quelle sera précisément notre position ce matin non mais ce que je vais vous dire c'est que à partir du moment où il y a ces lign rouge je ne vois pas comment nous pourrions voter positivement cet après-midi sur cet accord donc ça veut dire que vous allez vous abstenir ou voter contre je pense que personnellement je défendrai l'idée qu'il faut s'y opposer mais je souhaite que notre réunion de groupe de ce matin puisse définir notre position de vote euh c'est c'est une nuance qui peut être très importante s'abstenir ou voter contre ça n'est pas la même chose manuel bonpard par exemple le rassemblement national dit dit on s'abstient mais il faut être cohérent moi moi je suis pour la la cohérence des des des positions l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne nous y sommes opposés nous y sommes opposés parce que tant qu'il n'y a pas d'harmonisation sociale ou fiscale au sein de l'Union européenne faire rentrer dans l'Union européenne un pays dans lequel par exemple le SMIC est inférieur à 200 € faire rentrer un un pays qui absorberait de facto une très grande partie des aides de la politique agricole commune qui imposerait ou instaurerait une concurrence déloyale pour nos agriculteurs ce serait rendre un très mauvais service à la population française à l'agriculture française à l'industrie française dans les faits au Portugal le SMIC est bien inférieur à ce qu'il est en France c'est le cas également en esp non mais il est très inférie par ex les volailles rainiennesent d'entrer en France avec une fiscalité qui est différente ah ben justement précisément donc ça existe déjà non mais c'est pas parce que ça existe déjà qu'il faut aggraver encore la situation quand moi je suis allé au salon de l'agriculture par exemple j'ai discuté avec la filière volaillère aujourd'hui vous avez vous l'avez dit depuis le début de la guerre en Ukraine un accord de libre échange qui a été signé entre l'Union européenne et l'Ukraine qui permet de d'importer des volailles sans droit de douane en tout cas on a augmenté les quotas d'importation des des volailles sans dro de douan c'est une catastrophe oui mais c'est une catastrophe pour la filière volayaère française bien évidemment qu'il faut aider les Ukrainiens face à l'agression russe mais pas au prix de détruire l'ensemble de notre agriculture de détruire notre industrie d'introduire une concurrence déloyale pour les travailleurs français qui va se traduire par encore plus de délocalisation d'usines qui vont partir demain en Ukraine ça c'est pas raisonnable donc je suis opposé à l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et à toute harmonisation à toute nouvel élargissement par pardon au sein de l'Union européenne tant qu'il n'y aura pas eu d'élargissement social d'harmonisation soci ou fiscale bah sur l'OTAN notre position historique de longue date elle est de dire que l'OTAN est pour nous une alliance qui une alliance du passé que petit à petit il faut se passer de l'OTAN que la France doit sortir dans un premier temps du commandement militaire intégré de l'OTAN c'est la décision qui avait prise à l'époque le général de Goul donc bien év pas favoraable à à l'élargissement de de de l'OTAN à l'raine là tout le monde s'inquiète par exemple du fait que Donald Trump soit réélu puisqu'il dit aux Européens si jamais il y a un problème vous allez vous débrouiller les États-Unis qui sont le principal contributeur de l'Alliance transatlantique vous pensez que dans le contexte actuel avec les menaces qui se multiplient les attaques cyber sur notre pays c'est une bonne idée de se priver de l'uton mais d'abord je vous ai dit dans quel calendrier dans quel je dis pas qu'il faut du jour au lendemain comme ça sortir et ne pas avoir d'autres capacité de de garantir sa sa sa sécurité bien évidemment mais notre position en matière de politique internationale a toujours été très claire il s'agissait de dire que nous vouliion être non aligné indépendant que la France ne soit alignée sur les intérêts d'aucune et donc oui je pense que la France doit se donner les moyens d'assurer elle-même sa sécurité et la France en a tout à fait la possibilité donc si je résume votre pensée vous élu vous direz tout à l'heure mon souhait c'est de voter contre et vous allez porter cette voix votre réunion groupe oui bien sûr mais encore une fois vous comprenez que on prend une décision collectivement donc c'est normal que que je je je je permet à notre réunion de groupe de se positionner sur ce sujet on a déjà eu une première discussion la semaine dernière sur ce sujet il me semble que ce ce point de vue est assez largement partagé mais de manière générale ce qu'il faut comprendre c'est que cet après-midi on va aller au-delà de nous positionner sur cette accord en vérité président de la répu mais alors justement l'exécutif dit B c'est très bien ce débat il va clarifier les choses dans le Parlement on va voir qui est pour le soutien à l'Ukraine et qui est contre le soutien à l'Ukraine c'est précisément faux je vous ai dit tout à l'heure que en ce qui me concerne j'étais favorable à ce qu'on aide les Ukrainiens à se défendre mais je veux pas esquiver la question la question qui va être posée cet après-midi c'est est-ce qu'on partage leur orientation qui a été exprimée par le Président de la République notamment cette idée que il ne devait y avoir aucune limite aucune ligne rouge dans notre soutien à l'Ukraine jusqu'à envisager la possibilité d'envoyer des troupes françaises sur le front ukrainien je suis vous avez entendu sur le front le président parce que vous étiez dans la pièce j'étais oui réponse un journaliste oui mais pardonnez-moi le ministre des armées a précisé sa pensée le président de la République aussi il a dit des troupes en soutien est-ce que vous dans la pièce où vous y étiez vous étiez avec le président il vous a dit au front il a dit précisément ne doit y avoir aucune limite mais il a dit au front ah j'ai pas entendu au front non parce que vous venez de le proncer pour et ça a un sens complètement différ mais d'accord mais les troupes au sol elles sont pas pour être à 500 km du front si de troup ce que disent non l'exécutif pardonnez-moi mais entre ce que dit le président de la République un jour et ce que dit le ministre des Armées le lendemain c'est c'est deux choses totalement différentes à partir du moment où vous considérez qu'il n'y a aucune limite aucune ligne rouge ça veut dire que tous les scénarios sont sur la table y compris celui d'envoyer des troupes pour aller se battre sur le front entreraine et la Russie non ils ne disent pas l'invers pardz-moi monsieur le Cornu le Cornu précisé monsur le corn dit l'inverse de Monsieur Macron ça je l'ai entendu donc monsieur Macron vous a dit c'était le sens de ma question monsieur bpard vous étiez dans la dans la pièce et vous a dit pour aller se battre je ne veux pas faire dire à Emmanuel Macron l'inverse de ce qu'il a prononcé mais vous êtes d'accord avec moi qu'il a assumé des propos qui consistent à dire qu'il ne doit y avoir aucune limite à l'engagement de la France en soutien à la population ukrainienne chacun en tirera les conclusions qu'il a envie de tirer pour ma part je suis opposé à l'idée que la France cherche à être en quelque sorte le leader du camp de la guerre et je pense que au contraire la France dev devrait prendre la tête du camp de la paix et ben en créant les conditions pour que tout le monde vienne autour de la table et qu'on crée les conditions d'un accord de paix dans cette même réunion avec le président de la République je dis celui-ci nous a informé que les Russes sont en faveur d'un cess lefeu ce weekend vous avez eu de nouvelles voix le pape le le la Chine qui se sont exprimés en disant il faut se mettre autour de la table pour vous dit au Ukrainiens laissez le Donbass laissez la Crimée tant pis pour les territoires là et inez-vous et discutez non je ne dis pas ça mais il faut sortir de cette idée que créer les conditions d'une négociation c'est forcément céder à l'ensemble des exigences de Vladimir Poutine dans une négociation on doit écouter ce que les uns et les autres ont à dire et on doit essayer de trouver une solution pour régler les problèmes qui sont posés la question qui se pose c'est est-ce qu'il faut écouter celui qui a envahi est-ce qu'il faut écouter ce que celui qui a envahi a à dire mais non mais celui qui a envahi il a violé le droit international il s'agit pas de lui donner raison mais par contre il faut bien évidemment tenir compte des avis qui sont exprimés par chacune des puissances si vous voulez trouver une solution pour la paix sinon vous voulez pas la paix si vous voulez la paix vous devez écouter ce que chacun a à dire et je pense que les conditions d'un accord de paix elles sont en vérité sur la table si on a envie de les chercher le président de la République lui-même à la fin de l'année 2022 disait il faut donner à l'Ukraine et à la Russie des garanties de sécurité collective c'est-à-dire créer une architecture de sécurité en Europe qui permet à chacun de se dire on va pouvoir continuer en sécurité vous pensez que Vladimir Poutine est ok là pour se retirer de crmée et du donbas non alors ensuite ça c'est la première question c'est la question des garanties de sécurité collective la deuxième question vous l'avez raison il y a des territoires qui sont des territoires disputés dans cette même réunion le président sont pas disputé pardon ils étaient Ukrainiens ils ont été envahis non mais ils sont ils donnent lieu ils sont un des motifs manifestement de cette guerre ça ne la justifie pas mais il faut regarder les les questions qui sont posées sur la table dans cette même réunion le président de la République et Emmanuel Macron nous dit que monsieur zelensk est prêt à envisager un référendum d'autodétermination dans les territoires qui sont ces territoires disputés donc si le président ukrainien est prêt à le faire c'est pas à moi de décider ce que les Ukrainiens doivent décider ce que les Russes doivent décider je dis juste que manifestement le chemin d'une discussion est possible deux petits mots rapides monsieur Bompard on pourrait faire une interview complète à ce sujet mais vous avez peut-être vu le rapport de la Cour des comptes là qui étrit le gouvernement en expliquant que les prévisions de croissance sont mauvaises et et qu'il faudra faire beaucoup plus d'économie quitte pourquoi pas augmenter les impôts écoutez déjà quand on a eu la discussion budgétaire au mois de novembre dernier tout le monde disait vos prévisions de croissance sont excessives elles ne fonctionneront pas le gouvernement disait SICI et effectivement depuis déjà ils ont déjà révisé une première fois leur prévision de croissance et il y a ce rapport de la Cour des comptes donc ensuite une fois qu'on est face à cette situation la question c'est comment on la règle alors certains pensent que c'est en en coupant encore dans les dépenses publiques je pense que c'est une grave erreur réduire les budgets par exemple pour la rénovation thermique des logements pour l'éducation à mon avis c'est renforcer encore les difficultés parce que ça va se traduire par l'austérité produit de la régression économique et c'est un cercle qui a un cercle vicieux la question qui nous est posée c'est plutôt comment on fait en sorte d'avoir des ressources supplémentaires et les ressources supplémentaires on sait où on peut aller les chercher la taxe sur les super profits c'est entre 10 et 20 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour le budget de l'État rétablir un impôt de solidarité sur la fortune c'est entre 5 et 10 milliards d'euros supplémentaires pour le budget de l'État il y a 250 milliards d'euros chaque année qui est donné par l'État aux entreprises et notamment aux grandes entreprises sans aucune contrepartie et dans le même temps ces grandes entreprises elles ont atteint cette année un record historique de dividendes quasiment 100 milliards d'euros donc oui bien sûr il y a cette situation économique mais si on veut la régler il y a plusieurs solutions il y a ceux qui pensent qu'il faut réduire les dépenses publiques et c'est pas mon cas et il y a ceux qui pensent qu'il faut au contraire augmenter les ressources un tout dernier mot rapidement s'il vous plaît euh l'aide à mourir donc le projet de loi va arriver débuter son processus législatif à partir du mois de mars le président de la République a défini un contour j'ai lu que la France insoumise voulait aller plus loin en supprémant la double la clause double conscience pour les pour les médecins certains disent que ça n'est pas vrai pardon excusez-moi vous mélangez deux sujets pardonnez-moi le premier sujet c'est sur la question de l'interruption volontaire de grossesse l'année la semaine dernière nous avons voté l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution or aujourd'hui il existe une double clause de conscience pour les médecins sur la question de l'IVG c'estàd la clause de conscience générale et ensuite il y a une clause de conscience spéciftiv les question là deg donc ça vous voulez donc nous nous sommes favorables à la suppression de cette clause de conscience spécifique mais qu'ensuite les médecins conservent une clause de conscience sur l'ensemble des sujets quand la question quant à la question de d'un projet de loi sur la fin de vie c'est une longue revendication que nous portons y compris avec Jean-Luc Mélenchon depuis l'élection présidentielle de 2012 je veux que les gens qui nous comprennent parce que c'est un sujet sensible qui touche parfois à l'intime je veux que les gens qui nous écoutent comprennent juste une chose il s'agit de donner une liberté supplémentaire à des gens il s'agit pas de les contraindre une personne qui n'a pas envie je suis favorable à ce qu'on permette à donner à chaque individu la liberté liberté time c'est de pouvoir choisir du moment de la fin de sa vie mais encore une fois c'est une liberté ce n'est pas une obligation si vous êtes contre parce que votre conviction personnelle spirituelle fait que vous n'avez pas envie vous n'alz pas être contraint de le faire ça me important de préciser ce sujet voilà on était pressé effectivement de en merci Monsieur B d'avir été avec nous ce matin en direct
Manuel Bompard