David Amiel at FDDay 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Quelles pistes pour l'innovation et le financement dans le budget 2027 ?
- 6:32OuverteRéponse directe
Quelles pistes pour faciliter l'accès des startups à la commande publique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32David AmielFait
« on est le pays où les taux d'intérêt désormais dans la zone euro sont les plus élevés »
- 3:40David AmielChiffre
« hors défense, le budget des ministères va baisser. C'est la première fois depuis je ne sais combien de temps »
- 4:21David AmielPromesse
« le gouvernement ne proposera pas de revenir sur le crédit impôt recherche »
- 4:21David AmielPromesse
« le gouvernement ne proposera pas de revenir sur le crédit d'impôt innovation »
- 4:21David AmielPromesse
« le gouvernement ne proposera pas de revenir sur le régime des BSPCE »
- 4:21David AmielPromesse
« le gouvernement ne reviendra pas sur l'IRPME »
- 5:49David AmielPromesse
« on étendra le crédit d'impôts au titre des investissements dans l'industrie verte »
- 7:16David AmielFait
« la France est leader en ce sens pour réformer les règles de la commande publique »
- 8:43David AmielFait
« on sait qu'on négocie moins bien quand chacun négocie dans son coin »
- 11:30David AmielPromesse
« une entreprise pourra candidater avec son seul numéro de SIRET »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour à tous et merci de faire une standing ovation pour monsieur le ministre en charge de l'action et des comptes publics. Il est très occupé ces temps-ci. Euh il y a beaucoup de choses à faire sur le budget, je j'imagine et donc merci beaucoup de nous consacrer du temps, de passer ici pour euh euh rencontrer les gens qui font l'innovation de demain, les femmes et les hommes en France comme en Europe qui euh voilà vont créer ces entreprises qui nous permettront de sortir notre épingle du jeu dans cette concurrence internationale très accrue.
On est dans un contexte où il y a pas mal d'angoisses chez les entrepreneurs justement en ce moment ou en tout cas des questionnements notamment sur le budget. Je suppose que c'est un sujet que vous êtes en train de travailler en ce moment. On se dit que dans cette concurrence internationale accrue, on n pas vraiment de temps à perdre avec une instabilité fiscale. Et donc il y a beaucoup de voilà de questions sur est-ce que 2027 euh voilà va être une année compliquée ou pas pour la la tech. Et donc on se pose la question. Évidemment, on se doute que vous allez pas avoir toutes les réponses maintenant pour nous et que vous pouvez pas tout nous dire.
Mais est-ce que vous pouvez nous donner des pistes sur au moins l'innovation et le financement ? Comment ces deux thèmes vont être traités dans le budget27 et quelles sont les pistes du gouvernement pour les traiter ? Merci beaucoup. Bonjour. Bonjour à tous.
J'ai l'habitude de dire qu'il faut pas lire le journal une page sur deux et évidemment ce serait un peu la tentation quand on est ministre du budget de lire uniquement la page qui concerne la hausse des taux d'intérêt ce qu'on voit quand même sur le marché obligataire depuis le mois d'août dans le monde entier mais singulièrement en France puisquon est le pays où les taux d'intérêt désormais dans la zone euro sont les plus élevés évidemment tout ça nous appelle à des mesures d'économie importantes dans le prochain budget même s'il y a une élection présidentielle même si l'assemblée national est divisé pour évidemment éviter une situation de décrochage.
Mais il faudrait pas que moi-même j'oublie l'autre page où généralement c'est la tempête cette fois de l'intelligence artificielle, l'intensification de la concurrence internationale avec les États-Unis, avec la Chine. Et donc faut qu'on puisse dans un budget qui n'est pas qu'une affaire comptable et une affaire économique tenir les deux à la fois et on peut se permettre ni le décrochage financier ni le décrochage technologique. Et c'est là qui rend l'équation compliquée parce que évidemment la facilité quand euh on est sur la scène politique, si je puis dire, c'est toujours de sacrifier les investissements d'avenir pour privilégier les dépenses courantes.
Et c'est que grosso modo, même quand des gouvernements avaient des majorités absolues, ils ont généralement fait ces dernières décennies. Donc on sacrifie la recherche, on sacrifie l'innovation, on sacrifie le soutien aux entreprises innovantes, technologiques pour préserver des choses qui sont politiquement plus sensibles. Ben moi, je crois que vu la situation dans laquelle on est, faut qu'on fasse l'inverse, même si c'est difficile parce que c'est urgent sur les sur les deux plans. Et donc vous avez vu ces dernières semaines, j'ai l'occasion de lancer des débats un peu abrasifs politiquement, mais oui, il faut qu'on puisse faire des économies sur les dépenses courantes.
Budget de l'État, par exemple, ce sera inédit, verra son montant baissé en valeur, c'est-à-dire en euros, c'est même pas corrigé de l'inflation. C'estàd que hors défense, le budget des ministères va baisser. C'est la première fois depuis je ne sais combien de temps. Ça veut dire qu'il y aura des efforts importants aussi pour réformer notre modèle social. Et ça veut dire aussi bah qu'il faut continuer à soutenir l'innovation, la recherche.
C'est vrai dans le domaine public et c'est la raison pour laquelle les investissements d'avenir du côté de l'État, je pense d'ailleurs à la fois à l'avenir au sens de la défense, de la souveraineté qu' a évidemment de la loi de programmation militaire, enfin aussi les dépenses en matière de recherche, d'innovation publique seront soutenu fait partie des budgets qui augmentent. Et ça veut dire aussi que en matière dispositif fiscaux, bah il faut que pour les entreprises innovantes qui portent au fond la croissance future du pays, qui porte aussi sa souveraineté, son indépendance, et ben on continue à les soutenir, à les accompagner.
Donc si je prends un peu quelques exemples un à un, ça veut dire que le gouvernement ne proposera pas de revenir sur le crédit impôt recherche. Ça veut dire que le gouvernement ne proposera pas de revenir sur les dispositifs qui sont évidemment bien connus. Ça veut dire que le gouvernement ne proposera pas de revenir sur le crédit d'impôt innovation. Ça veut dire que le gouvernement ne proposera pas de revenir sur le régime des BSPCE. C'est Noël aujourd'hui. Ça veut dire Non, mais je le dis et il faut mesurer ce que ça signifie aussi. Ça veut dire que le gouvernement ne reviendra pas sur l'IRPME comme on dit. En tout cas, il ne proposera pas de le faire.
Après, il y aura des débats parlementaires. On n pas la majorité à l'Assemblée nationale. Mais là, je vous dis ce que le gouvernement proposera. lui, c'est un choix difficile parce que ça va nécessiter de pouvoir revoir d'autres niches fiscales, de pouvoir faire des économies. Je pense que c'est très important, je le dis, de ne pas sacrifier l'investissement qu'il soit d'ailleurs public ou privé parce que derrière bah évidemment c'est les conditions d'un décrochage qui ensuite se créerait et d'ailleurs on aura à l'inverse des dispositifs de soutien supplémentaire à l'innovation.
On va faire un suramortissement qu'on appelle le suramortissement industrie 4.0 qui est euh à destination des PME, des entreprises de taille industrielle pour tout ce qui est investissement dans la robotique, dans l'impression 3D sur la période 2027-2029 pour continuer à accompagner la modernisation aussi de nos tissus économiques. On étendra le crédit d'impôts au titre des investissements dans l'industrie verte pour les réseaux électriques, le solaire thermique, groupe de batterie pour véhicules électriques.
Ça ça accompagne plutôt, je dirais l'électrification de notre pays, mais aussi avec des une dimension d'innovation très importante parce que souvent c'est des technologies omnixtes si je puis dire. Donc tout ça fait partie un peu de la ligne en tout cas que nous on proposera au Parlement dans quelques semaines maintenant. Merci pour ces très bonnes nouvelles. L'écosystème sera ravi d'entendre comment vous avez ces pistes là de soutien à l'écosystème tech. Merci beaucoup. Ma deuxième question, elle va porter sur le deuxième volet de votre portefeuille, plutôt sur l'action publique, la commande publique. C'est aussi un sujet qui est très cher pour les entrepreneurs dans cette salle.
Euh souvent, les start-ups ont du mal à travailler avec le public et à avoir accès à ces budgets là. Pourtant, dans un voilà dans un une tendance de souveraineté euh européenne à minima, on sent que c'est un sujet qui doit être rectifier. Euh quelles sont les pistes euh du gouvernement aujourd'hui pour euh venir faciliter euh l'accès à la commande publique pour ces sociétés françaises ? Bon, là aussi, c'est un sujet majeur et là aussi ça fait partie comment dire des questions autour desquelles on peut pas se livrer au jeux habituel. Donc oui, il y a un combat à mener au niveau européen. La France le mène.
La France est leader en ce sens pour réformer les règles de la commande publique parce qu'on sait qu'elles sont très encadrées au niveau européen. On sait évidemment que l'Europe est en ce sens beaucoup plus naïve que ne le sont les États-Unis pour même pas parler de la Chine. Et enfin, moi je suis convaincu que au niveau français, y compris dans le cadre juridique existant, donc sans perdre le temps nécessaire aux révision des textes et cetera, bah on peut et on doit beaucoup mieux faire. Donc la première chose par laquelle on doit mieux faire, c'était de fixer la doctrine.
Donc c'est ce que j'ai fait avec ma collègue Anne Leenanf au ministère du du numérique au début de l'année dernière, enfin au début de cette année pardon, c'est qu'on a pris ce qu'on appelle la circulaire make orb en bon français mais enfin pour rappeler la priorité aux administrations publiques comme clientes qui est de dire bah avant de faire en interne, on regarde quelles sont les alternatives sur le marché français et européen qui permettent de répondre besoin. Je crois que c'était très important de pouvoir clarifier cette doctrine cette doctrine là.
Deuxième élément, c'est une question d'organisation parce que souvent pour accéder à la commande publique, bah ce qui est insupportable quand on est une boîte, c'est qu'en vrai, selon les ministères auquels vous allez frapper et je dirais même au-delà des ministères, selon les services au sein des ministères auquels vous allez parler, bah vous avez des exigences différentes, vous avez une qualification du besoin qui n'est pas le même. Et ça c'est délétaire à la fois pour les boîtes et pour l'administration.
C'est délèire pour les boîtes si vous avez pas la visibilité et la profondeur de jeu nécessaire et puis c'est délétaire pour l'administration parce que pour être totalement franc, on sait qu'on négocie moins bien quand chacun négocie dans son coin quand on pe avoir un contrat global. Donc je pense que c'est gagnant gagnant en quelque sorte de pouvoir avoir des passages à l'échelle beaucoup plus massifs qu'on puisse qualifier le besoin et qu'il y a en gros une politique de d'une seule porte d'entrée. En tout cas réduis le nombre de portes d'entrée pour permettre justement d'avoir un interlocuteur beaucoup plus consolidé, d'avoir des passages à l'échelle beaucoup plus rapides.
C'est ce qui a conduit à lancer la transformation de la dinume qui deviendra au 1er janvier 2027 l'Ariane, l'autorité de référence de l'IA et du numérique de l'État pour pouvoir lancer des partenariats à grande échelle avec des boîtes matures pour le coup pour pouvoir massifier, avec des boîtes très innovantes pour pouvoir expérimenter, tester, mais à simplifier la vie aussi des entrepreneurs et pour l'état de pouvoir continuer à à accélérer.
Et c'est ce qu'on a déjà commencé à faire, je dirais sans attendre un peu cette cette réorganisation puisque depuis le 16 juin dernier, pour vous donner un exemple, moi j'ai ouvert à tous les agents euh de l'État ce qu'on appelle l'assistant IA, donc un agent euh conversationnel à tout le monde. He donc c'est pas une expérimentation pour 10, 20, 30 personnes, he c'est tous les agents de l'État qui le souhaitent. Il se repose sur Mistral d'une part et sur un hébergement souverain de l'autre puisque c'est puisque c'est outcale. De même, Pianot équipe les outils de transcription des réunions. On a je vous cite un peu les quelques exemples. Giscar évalue la la fiabilité nos IA.
Et d'ailleurs demain l'assistant intègrera la recherche web grâce à Stan qui est l'index souverain développé par compte. Donc là à ce stade, on a plus de 100 solutions d'IA qui viennent de la Frenchtech qui sont référencé pour les par les administrations. La semaine dernière, j'ai d'ailleurs pu lancer le pacte numérique et a aussi avec la filière pour pouvoir identifier les besoins de l'État, tester les solutions, les déployer vite. On avait deux urgences notamment qui sont la cybersécurité, enfin je pense qu'on est quand même très nombreux à la partager en ce moment et la bureautique collaborative. Enfin, tout ça est très important.
Et puis simplification encore parce que j'allais l'oublier au-delà du fait d'avoir réduire un peu le nombre d'interlocuteurs pour simplifier les choses. Il faut aussi pouvoir simplifier la manière dont on répond au marché public. Là aussi je vous dis réforme un peu de texte mais enfin ça empêche pas d'être pragmatique tout de suite. Et c'est ce qu'on a lancé avec passe marché puisque maintenant une entreprise pourra candidater avec son seul numéro de sirette. C'est-à-dire que un dossier sera prérempli à partir des données que l'administration détient déjà. les attestations fiscales, les attestations sociales.
On l'a expérimenté cette année avec des acheteurs et des entreprises volontaires et le but est ensuite de pouvoir généraliser ça pour qu'on est pas à chaque fois qu'on candidate à un marché public à répondre à plein à plein de demandes. Voilà un peu les quelques éléments.
Tout ça c'est un travail en cours et donc d'ailleurs c'est la raison pour laquelle on a désigné nous dans chaque administration un ambassadeur je choisis la Frenchtech mais on a eu l'occasion de le présenter à Vivateek ce dernier printemps et le but c'est de pouvoir bah en permanence faire connaître aux acheteurs publics les solutions qui existent parce qu'évidemment c'est une scène et c'est un peu normal en matière d'innovation qui évolue très vite. Donc il faut qu'en permanence on puisse avoir un peu ces relais là et dire aussi aux administrations en fonction des besoins.
Voilà les solutions qui émergent, voilà les acteurs vers lesquels vous pouvez si ce n'est vous tourner en tout cas lancer les premiers échanges et cetera. Donc en tout cas c'est un volet absolument majeur la commande publique et comme je le dis ça se concrétise à la fois autour de projets industriel à la fois en terme de réorganisation à la fois en terme de simplification et avec une doctrine claire qui est que la commande publique c'est évidemment un enjeu de politique industrielle. puisque c'est ça aussi qui permet ensuite de muscler un secteur un secteur français européen à la manière de ce qu'on observe chez les autres. Voilà en quelques mots.
J'espère ne pas avoir été trop long parce que je vois que le timer est en rouge ce qui généralement signe qu'on a été trop long. C'est pas grave parce que c'était passionnant. Merci beaucoup monsieur le ministre. C'était constructif, c'était précis, c'était détaillé et très terrain. Donc merci beaucoup de de votre retour. Et ben merci beaucoup. Très bonne journée à tous.
[musique]