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InterviewReplay Politique· 29 novembre 2024 22 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSantéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Jérôme Guedj, député Socialiste, est l'invité politique Sud Radio du 29/11/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    Pourquoi pas d'abrogation de la réforme des retraites hier à l'Assemblée ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Quel sera votre texte majeur pour la niche parlementaire du 12 décembre ?

  • 1:24OuverteRéponse partielle

    Quel est votre sentiment sur les listes de députés ayant déposé des amendements contre l'abrogation ?

  • 2:06RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'est de l'obstruction ou de la dénonciation ?

  • 2:51RelanceRéponse partielle

    Ces listes avec les noms et visages des députés sont-elles indignes ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous aux pressions sur les députés après publication de ces listes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:06Jérôme GuedjFait
    « chaque vote est public à l'Assemblée nationale donc n'importe qui peut aller regarder sur le site de l'Assemblée nationale qui a voté ou qui a déposé tel ou tel amendement »
  • 4:57Jérôme GuedjPromesse
    « nous sommes prêts à ne pas voter contre ce budget de la sécurité sociale et par conséquent vous épargnez et nous épargnez un 493 et donc une motion de censure »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:04
Locuteur

avec nous Jérôme GED qui est député socialiste de l'Essonne et porteparole du Parti socialiste Jérôme GED bonjour bonjour Jean Bordin pas d'abrogation de la réforme des retraites hier pas de vote à l'Assemblée nationale pourquoi bah le spectacle était navrant dans l'émicycle hier vous savez il y a une tradition qui est que les niches parlementaires permettent un jour par an à chacun des groupes de pouvoir débattre de sujet qui qui tienent à cœ pour nous les socialistes c'est le 12 décembre prochain donc on a 5 ou si textes qui nous tiennent vraiment à cœur quel sera votre texte majeur d'ailleurs oh ben vous savez on a pris des sujets de la vie quotidienne vous avez reçu sur il y a quelques jours ici mon collègue Philippe Brun par exemple qui porte une proposition de loi sur un quelque chose qui pourrit la vie des habitants dans les dans les quartiers notamment qui sont les pannes d'ascenseurs donc c'est un texte pour contraindre les ascensoriste à répondre plus rapidement à quelque chose vous savez c'est des sujets qui sont pas en haut de la pile des PR upation de dans le débat politique mais moi dans ma permanence à Massie on vient quand il y a une panne d'ascenseur donc on a comme ça des sujets sur la vie chè notamment en Martinique en Guadeloupe et dans les départements et territoires ultramarins donc on a pris des sujets du quotidien très concrets pour nos concitoyens avait fait le choix d'un texte sur l'abrogation de la réforme des retraites moi j'ai pas de problème avec l'idée de revenir de 64 ans 62 ans j'ai été élu sur ce programme là et j'avais fait campagne en 2024 notamment pour l'abrogation dans le prolongement du mouvement social important sur ce sujet-là le problème qu'on a eu hier d'abord un problème de forme pour la première fois une sorte de tradition non dite mais qui s'est toujours pratiqué était de respecter la niche parlementaire des autres groupes et là on a le socle commun qui a décidé de pourrir cette niche en déposant des centaines d'amendements ce qui fait que le texte n'a pas pu être examiné c'est un précédent qui est fâcheux parce que ça veut dire que demain on peut jouer comme ça à bloquer totalement une niche parlementaire euh et donc et ben donc on n pas eu de de débat sur le F débat al il y a eu des incidents il y a eu cet accrochage entre un député MoDem et bon mais il y a une quelque chose qui me vous allez me dire ce que quel est votre sentiment des listes des noms et des visage de députés rendu public députés qui ont déposé des amendements contre le texte abrogeant la réforme des retraite à 64 ans c'est la volonté d'fi est-ce que c'est ça est-ce n'est-ce pas ind descent mais un descent je c'est de la dénonciation non alors jérô G on va utiliser les bons mots chaque vote est public à l'Assemblée nationale donc n'importe qui peut aller regarder sur le site de l'Assemblée nationale qui a voté ou qui a déposé tel ou tel amendement oui après il y a d'ailleurs dans la Constitution un principe qui est il y a pas de mandat impératif c'estàd qu'on peut pas obliger un député à voter telle ou telle chose chacun vote en conviction donc moi mon rapport au débat politique consiste à ne pas le conflictualiser en permanence voilà donc une fois qu'on a dit tel ou tel a fait de l'obstruction et cetera je suis pas dans la surencher donc les méthodes des listes des des des affichettes avec les noms et cetera c'est pas ma méthode mais je je je je ne dis pas pour autant que c'est que c'est indigne parce que quand on vote on assume son vote quand on dépose un amendement on assume et la transparence aujourd'hui des votes euh et bien elle passe aussi par le fait d'informer sur qui a voté qui n'a pas voté par contre la ligne c'est que dans cette période de brutalisation de conflictualisation quand ces listes sont publié sur les réseaux sociaux euh dans un souci de transparence en disant bah voilà interpellez votre député pour lui demander pourquoi il empêche et que ça il y a des gens qui interpellent de manière courtoise et le problème c'est qu'il y a des gens qui interpellent de manière dégueulasse voilà en envoyant des messages en passant des coups de fil et cetera et là c'est la limite avec du harcèlement de la pression et ça c'est pas acceptable parce que moi je suis pour une conception de la politique qui est la dispute apaisée pas euh la libération des des mauvais instincts bien budget de la Sécurité sociale qui va arriver à l'Assemblée nationale lundi et nous verrons bien ce qui va se passer d'ici lundi il y a je dirais j'empoiris le mot négociation entre Marine Le Pen et Michel Barnier c'est que Marine Le Pen dresse des lignes rouges finalement ultimatum à Michel Barnier pour éviter que le rassemblement national ne vote la censure est-ce que Michel Barnier est en train de se déshonoré à vos yeux incontestablement oui sur la forme et sur le fond je vais vous dire pourquoi sur la forme il a quelque chose de bizarre moi il s'avère que j'étais responsable du texte sur le budget de la Sécurité sociale pour le groupe socialiste donc j'ai passé des heures et des heures à préparer ce texte et vous Tiz à la CMP et j'étais à la commission mixte paritaire toute l'après-midi de mercredi jusque dans le milieu de soirée et quand je suis arrivriver dans cette CMP j'ai dit c'est la dernière chance pour qu'on puisse avoir un budget de la sécurité sociale qui soit sinon satisfaisant mais du moins acceptable et donc j'ai démarré j'ai je suis le premier à être intervenu en disant euh voilà les propositions de compromis que nous faisons et en disant une chose et et et vraiment entendez ça nous sommes prêts à ne pas voter contre ce budget de la Sécurité sociale et par conséquent vous épargnez et nous épargnez un 493 et donc une motion de censure et donc une crise institutionnelle et donc accepter le compromis par rapport à ce qu'on avait dit dans le débat à l'Assemblée on a comment dire reconsidérer les demandes que nous posions je vais vous donner très concrètement les demandes parce que ça parle du quotidien de nos concitoyens il n'y a pas assez de moyens pour l'hôpital et pour les éepads il est à l'os il est en grande difficulté 85 % des éepades sont en difficulté il y a pas assez de personnel on demandait 3 milliards d'Euros pour renforcer le budget des hôpitaux on demandait à ce qu'il n'y ait pas le gel des pensions de retraite pour tous les retraités ont demandait qu'il n'y ait pas de déremboursement des consultations médicales et des médicaments et ont demandé que soit supprimé ce que le Sénat avait introduit les 7 he de travail mais vous avez été pratiquement entendu sur les 7h de travail vous avez été entendu al sur les 7h c'est la seule mesure qui a été entendue voilà elle a été supprimée oui sur les euh quatre autres mesures que je demandais je viens de vous mentionner ça n'a pas été entendu et parce qu'en face on disait vous savez ça ça ne coûte que 8 milliards d'euros ce qu'on propose c'està-dire 1,2 % du budget de la Sécurité sociale dit autrement ça veut dire qu'on était d'accord on était prêt d'accord à 98,8 %.

et ils ont refusé parce qu'il nous disait bah non parce Queen face faut créer des recettes et hors de question de créer des recettes est-ce que aujourd'hui est-ce que vous voterez en l'état en l'état actuel éidid paril n'y a pas ces mesures et donc j'ai terminé la CMP en disant en disant si le budget reste en l'état et il y a pas de raison qui change sa vraiment coup de Jarnac à nouveau dans le dans le weekend on peut pas le voter et donc on va vers la motion mais j'ajoute une chose c'est que le représentant du rassemblement national qui était présent oui qui est intervenu après moi il a dit ben nous aussi on a un certain nombre il a utilisé le terme que moi j'utilisais pas de ligne rouge et il a dit dans ce budget il y a toujours le gel de l'indexation pour tous les enfin le gel des retraites pour tous les retraités il y a toujours la baisse des remboursements des consultations médicales il y a pas assez de moyens pour il veent l'annulation des remboursements comme vous d' exactement et donc il a dit puisqueil y a puisque ça n'est pas on n pas obtenu ça et bien on sera contre donc ils ont voté contre les conclusions de la CMP il a dit on sera contre dans l'hémicycle donc ça veut dire que soit d'ici à lundi Michel Barnier leur cède à nouveau mais dans ce cas-là pourquoi il l'a pas fait dans le cadre d'une discussion globale pourquoi est-ce qu'on a pas été capableô soyons soyons concis Jérôme Gedge aujourd'hui Michel Barnier a cédé ame pour les sans papier la CD à Marine Le Pen il veut sensiblement diminuer les soins pris en charge dans le cadre de laame baisse de 14 % des tarifs d'électricité c'est-à-dire que en fait en fait bon la hausse de la fiscalité sera moins forte que prévue il y aura une hausse de la fiscalité mais elle sera moins forte que rend une baisse de 14 % des tarifs c'est ce que voulait Marine Le Pen aussi c'était enfin pardon mais c'était ce que nous avions tous demandé dans les débats à l'Assemblée nationale avec une série de propositions et avec des recettes en face parce que ce qui est intéressant Marine Le Pen elle demande des baisses mais elle ne demande pas comment compenser ces baiss mais jérô gage tout ça ce sont des avancé à part la me mais la me c'est pas c'est pas B ça on le demandait pas la bon il y a des avan pourquoi est-ce que vous êtes prêt à voter pourquoi est-ce que vous êtes prêt à voter contre lundi vous voterez contre lundi pour la simple raison c'est que il n'y a pas eu de bouger significatif sur le budget de la Sécurité sociale quandme le budget plus important que le budget de l'État et qui va se traduire par faire faire payer aux assurés sociaux et au retraiter la mauvaise gestion qui est celle du ça veut dire Jérome g que vous voterez la censure ben ça veut dire que la suite logique quand on n pas fait le compromis et moi je le redis je pouvais pas faire mieux que les yeux dans les yeux dire à mes collègues parlementaires nous sommes prêts à nous abstenir sur le budget si vous acceptez de bouger et je vais vous dire une chose le vrai drame dans cette histoire c'est que Michel Barnier quand il est arrivé premier ministre il a dit je n'ai que 15 jours pour préparer ce budget mon budget est perfectible et je souhaite qu'on puiss puisse l'améliorer et bien je vous le redis solennellement moi comme responsable du budget de la Sécurité sociale pour le groupe socialiste je n'ai eu aucun contact avec ni Matignon ni aucun des ministres en charge de ce secteur aucun ne m'a dit qu'est-ce qu'on peut faire pour qu'on puisse aboutir à ce compromis moi je suis pour le parlementaris ils n'ont pas voulu le compromis donc c'est eux qui prennent la responsabilité du 493 493 est-ce que vous voterez la censure du bidment que la logique quand il dépose un 493 pour passer en un budget qui n'est pas bon pour les Français qui va se traduire par ils vont augmenter les remboursements des consultations chez le médecin geler les pensions pour tous les retraités et continuer à avoir des hôpitaux et des épades qui fonctionnent pas dans des bonnes conditions et bien je suis obligé de dire non mais c'est eux qui me mettent dans cette situation je voterai je nous déposerons une motion de censure et nous voterons une censure c'est la suite logique d'un gouver censure d'fi je voterai alors nous reste encore à discuter des modalités moi je souhaite qu'il puisse y avoir une motion de censure qui soit présenté et qui sur les termes et les positions qui sont les NES vous nêtes pas certainer de voter la censure et les filles mais pour l'instant la motion et les fill vous savez le groupe socialiste il a cette possibilité aujourd'hui dis ça parceposer par luimême une motion de censure par que soyons clair il y a une rupture au sein du nouveau front populaire entre fill d'un côté et les socialistes peut-être certains écologistes aujourd'hui il y a une volonté peut-être de coalition avec le bloc central peut-être on en a parlé j'ai entendu Boris dimanche dernier c'est vrai ou pas il y a cette volonté chez vous d'abord si vous parlez de rupture avec la France insoumise vous avez en face de vous un interlocuteur qui a été élu député en ayant contre lui ou une candidature soutenue par la France insoumise euh parce que moi je n'avais pas souhaité être investi dans le cadre de cet accord parce que j'ai des divergences profondes et je ne supporte plus la manière d'incarner le combat politique porté par Jean-Luc Mélenchon c'est malheureux c'est ainsi mais il qu'estce que vous ne supportez plus la brutalisation la confualisation et euh une sorte de fuite en avant en gros vous savez François Ruffin il l'a très bien dit il a dit c'est lui qui fait perdre la gauche voilà ça aurait pu ne pas être le cas j'aurais préféré que ce soit pas le cas mais je me suis trompé en 2022 j'ai pensé qu'il allait raisonnablement être une sorte de paterre familias de l'ensemble de la gauche il de la gauche il a préféré se rester dans son couloir brutalisé conflictualisé à tel point qu'il en est arrivé à dire des horreurs y compris bah moi j'ai me suis pris des textes un texte dont j'ai dit pour la première fois de ma vie qu'il était au reland antisémite me concernant et je et et moi je vais au bout de la logique quand je constate ça je peux avoir un partenariat je parle pas des électeurs de la France insomise je parle pas des propositions moi je suis très à gauche je suis très Ré se dit voilà une opportunité pour que le Président de la République démissionne pour que je sois candidat à la présidence de la République c'est bien ce qu'il se dit il a en tête probablement une logique de chaos institutionnel qui euh amène à mettre en porte à fa l'ensemble de ses partenair regardez ce qui s'est passé cette semaine voilà dans dans cette seule semaine dimanche ou enfin en début de semaine on a la proposition hallucinante de d'abrogation du délit d'apologie du terrorisme qui est typiquement quelque chose dont ils savent que ça va cliver à gauche les réactions ont été unanimes tout le monde a dit mais attendez c'est n'importe quoi c'est même dangereux c'est contraire à un certain nombre de valeurs et de principes que nous portons donc dans dans cette semaine là il y a il y a ça et puis on a parlé de hier de l'abrogation de la réforme des retraites mais ils avaient glissé au passage un mauvais coup au socialistes parce que non seulement ils abrogé la réforme borne mais ils y ont glissé ce qui n'était pas dans le programme du nouveau front populaire l'abrogation de la réforme de la réforme Touren en voulant mettre en porte à faau les socialistes ce que je veux dire c'est qu'en permanence ils essayent non pas de faire du rassemblement de la gauche mais de tirer la couverture à eux et ça c'est pas la logique d'une coalition c'est pas la logique d'une d'une d'une démarche commune donc voilà il faut en tirer les conséquences moi je souhaite qu'on tire les conséquences le plus rapidement je l'ai toujours dit faut assumer une confrontation politique avec la France insoumise en disant il y a des socialistes il y a d'autres forces politiques à gauche qui sont pour un rassemblement serein ça veut dire qu'on est déterminé bah avec tous ceux qui le qui le souhaitent d'abord avec le reste de la gauche pour les prochaines échéances et pour répondre à votre question moi je vais être tout à fait transparent et je suis sûr que ce que je vais vous dire dans un instant va déclencher comme il l'a fait quand Philippe brin a dit à peu près la même chose sur votre antenne il y a quelques jours un tweet assassin et vengeur de jean-lque Melanchon il est assez frénétique en ce moment sur son compte Twitter moi je considère que la gauche n'a pas gagné les élections le 7 juillet dernier elle est arrivé en tête donc il y a une préférence qui a été donnée à la gauche mais que dans le même temps il y a eu un front républicain qui s'est exprimé et qui a empêché l'arrivée au pouvoir de Jordan Bardella et que le Président de la République aurait été bien inspiré de tenir compte de cette double réalité une préférence don à la gauche et un front républicain et qu'il aurait donc dû nommer un Premier ministre issu de la gauche à charge pour lui de construire une coalition gouvernementale qui respecte ce front républicain pour prendre nos responsabilités et diriger le pays sans blocage c'est donc un accord de non censure c'est exactement ce qu'a dit Boris valallot pour l'après Michel Barnier c'est de dire si nous devons être des gens responsables il faut partir de cette préférence qui a été donnée à la gauche d'identifier un certain nombre de proposition I qui peuvent avoir soit un soutien sans participation des autres forces de gauche ou des autres forces de l'arc politique mais éviter le blocage du pays parce que moi c'est ça qui m'inquiète le blocage du pays que certains appellent de leur vœux Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon il n'est destiné qu'à provoquer un chaos pour aller vers l'élection présidentielle et se dire qu'ils ont plus de chance ces gens-là pensent à une élection présidentielle alors que moi j'essaie de penser aux attentes de nos concitoyens et il est encore possible d'y répondre dans la période de considérer que dans les 2 ans une coalition en trouvant un compromis en rompant c'est une est-ce une rupture avec LFI mais c'est une rupture avec le message qui consiste à dire au lendemain des élections du 7 juillet c'est tout le programme rien que le programme du nouveau frond populaire qui peut s'appliquer là enfin c'est un mensonge adressé aux électeurs on peut appliquer tout son programme quand on a la majorité il n'y a pas la majorité il y a une préférence je le redis qui a été donnée à la gauche et donc sur des sujets essentiels il faut que en terme de service public en terme de pouvoir d'achat en TER de transition écologique on part de ces propositions mais il faut qu'on obtienne le soutien des autres forces politiques et pour obtenir le soutien des des autres forces politiques faut faire cette chose qui n'est pas un gros mot faut construire du compromis faire le contraire de ce que Michel Barnier n'a pas fait du compromis une nouvelle élection présidentielle éelle la seule solution pour résoudre la crise c'est ce que disent certains responsables politiques vous les avez entendu et et et bien je je je je pense que ça c'est la fuite en avant de ceux qui se disent il faut qu'absolument il y a l'élection présidentielle dès à présent voilà il y a il y a un côté pièce lancée en l'air et incertitude majeure pour le paysch dit le gouvernement tombera la semaine prochaine c'est ce qu'il a dit il y a de jours et Emmanuel Macron va démissionner voilà ce qu'il dit ben c'est parce que son obsession c'est assez amusant pour un défenseur de la 6e république son obsession c'est l'élection présidentielle voilà donc il veut que le calendrier soit accéléré se disant que ça va couper l'herbe sous le pied du reste de la gauche qui sera pas en capacité justement de s'organiser et moi je souhaite que les deux années qui viennent permettent à la gauche d'organiser dans un cadre collectif et démocratique de caractéristiques qui sont pas celles de la France insoumise parce que moi je souhaite que toute la gauche dans sa diversité puisse dire collectivement et démocratiquement voilà qui est notre candidat voilà qui est notre programme qui a une chance de battre Marine Le Pen ou Jordan Bardella à l'élection présidentielle parce que ça demeure mon obsession principale la responsabilité qui est la nôre dans la période c'est éviter l'arrivée au pouvoir du rassemblement national pas par principe tout simplement parce que leur programme n'est pas satisfaisant je vous prends qu'un seul exemple dans les lignes rouges de euh du rassemblement national pour ne pas censurer vous les avez entendu une seule fois dire notre ligne rouge c'est l'abrogation de la réforme des retraites ils font semblant de dire qu'ils sont contre l'abrogation qui sont pour l'abrogation de la réforme des retraites contre la retraite à 64 ans mais à aucun moment ils en font une une ligne rouge pour ne pas censurer le gouvernement vous voyez il y a un décalage entre ce qu'ils disent et puis les axes de pression sensure budgétaire ça veut dire quoi ça veut dire que c'est le budget 2024 qui s'appliquera il y aura un budget ça veut dire que toutes les aides je sais pas moi pour l'hébergement d'urgence par exemple il faut arrêter de dramatiser la situation les textes prévoient parfaitement le report d'un vote du budget parce que s'il y a pas de budget immédiat il pourrait en avoir un dans le premier trimestre 2025 vous savez on peut même faire une proposition qui consiste à dire les avanés budgétaires seront reporté mais d'abord le pays continuera à tourner les salaires seront versés les retraites seront versées il faut arrêter l'argument de la dramatisation parce que c'est quand même assez cocase de la part de Michel Barnier de dire s'il y a pas de budget si le gouvernement est renversé alors ça va être la crise y compris la crise financière sur les marchés sur les marchés financiers mais alors si c'est aussi risqué pourquoi il fait pas le compromis qui serait moins coûteux moi je le redis on a fait une proposition sur le budget de la SQ un compromis à 8 milliards sur 662 milliards qui est le budget de la SQ on n'est pas capable de faire un compromis sur 1,2 % d'un budget et on nous dit si et on nous dit par contre ah là là si si le gouvernement est renversé c'est la crise financière qui coûtera plus cher que les 8 milliards du compromis qu'on propose Jér c'est clair vous voterez contre le budget sécurité sociale vous voterez censure la censure dans le cadre de ce budget de la Sécurité sociale je vous dis je reg vous allez déposer une motion de censure d'une manière ou d'une autre on déposera une motion de censure ou vous les socialistes moi je préférais je préférais que ce soit une motion de censure déposée par les socialistes eux seul pour le pouvoir la rédiger en leur terme mais je voilà on a la discussion dans le groupe socialiste on aura cette et sur le budget aussi et ben sur les budgets les mêmes causes produisent les mêmes effets alors ça se trouve tout s'arrêtera avec la motion de censure sur le budget de la Sécurité sociale oui et mais encore une fois on a les deux mêmes problématiques un gouvernement qui a refusé de discuter avec l'ensemble des groupes politiques vous save il a passé plus de temps disc ah mais moi moi j'ai je l'ai encore redit je vous le dis mercredi en disant vous savez si on doit rester 3 jours en commission mixte paritaire pour faire un travail inédit qui est de dire nous parlementaire députés et sénateurs on essaie de se mettre d'accord dans l'intérêt général du pays et en face de moi j'ai le président de la commission qui m'a dit ce n'est pas le mandat qu'on a reçu mais je lui dis mais les parlementaires ils n'ont pas à recevoir de mandat du gouvernement ils ont à prendre et à exercer le sursaut quand le gouvernement n'a pas été capable de le faire vous savez le gouvernement son drame c'est qu'il a passé plus de temps à négocier à l'intérieur de son socle commun le mal nommé socle commun parce que il y en avait plusieurs qui savonnaient la planche de l'Intérieur à Michel Barnier quand je voyais Gabriel hatal et Gérald daranin qui disait on ne touche pas au bilan des SEP dernières années d'Emmanuel Macron mais elle est là l'érésie quand on n' pas gagné les élections législatives on accepte de remettre en cause ce qui s'est passé les dernières années et donc de là aussi faire du compromis en disant ok on est prêt à lâcher sur tel ou tel point j dernière question qui n'a plus rien à voir avec la politique française quoique immunité pour Benjamin nan ou' il vient en France ben j'ai vu que c'est la position que le kéorsé a en expliquant qu'Israël n'est pas membre de la CPI donc il pourrait bénéficier d'une immunité moi je vais vous parler franchement euh je respecte les décision de la Cour pénale internationale voilà je considère que dans ces périodes trouble le droit international c'est ce qui nous reste pour réguler des rapports à y compris quand ils sont passés par par la guerre et et plus par la par la diplomatie et que donc si c'est un moyen de pression juridique sur le gouvernement de benjamine netaniaahou que je combats et que je continue à combattre et dire ça c'est bien évidemment distinct de soutenir l'État d'Israël dans son existence même quand elle est quand elle est menacée mais s'il y a violation du droit international alors il est légitime d'avoir d'avoir des sanctions maintenant euh derrière il y a une lecture diplomatique qui est de est-ce que il faut mettre sous écrou les dirigeants israéliens s'il se présentent sur le territoire national je suis pas sûr que ce soit ça qui fasse avancer le chmilblic du drame que connaît la région du Proche et du Moyen-Orient merci Jérome d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio