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Discours / meetingBastien Lachaud· 22 février 2019 4 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Il y a des errements idéologiques graves de la République en Marche !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « la souveraineté nationale appartient au peuple, il y a donc une adéquation entre la souveraineté populaire et la souveraineté nationale, elles sont indissociables »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « le peuple serait soumis aux lobbies et ces lobbies seraient les fakes news notamment d'officines russes »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « nous avons voté une loi contre les fake news, en tout cas VOUS avez voté une loi contre les fake news »
  • 1:25Invité politiqueFait
    « Qu'a fait la Commission européenne à chaque fois ? Elle les a enterrées, purement et simplement »
  • 2:09Invité politiqueChiffre
    « en Italie, ce sont 500 000 signatures, soit à peu près 1 % du corps électoral, qui sont nécessaires pour pouvoir établir un référendum abrogatoire »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « Vous nous expliquez que le référendum n'est pas une bonne solution parce que le peuple n'est pas capable de bien trancher »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « le référendum était une pratique césariste et que c'est donc un Président qui prend l'initiative »

Temps de parole

  • Bastien Lachaud100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Bastien Lachaud

Merci Monsieur le Président. Bien, vous avez commencé votre argumentaire Monsieur Houlié en distinguant de manière assez étrange la souveraineté nationale de la souveraineté populaire. Pourtant, l'article 3 de la Constitution de 1958 est très clair : la souveraineté nationale appartient au peuple, il y a donc une adéquation entre la souveraineté populaire et la souveraineté nationale, elles sont indissociables d'autant plus en France où la nation c'est le peuple des citoyen·ne·s. Donc vraiment, là, il y a un errement idéologique assez impressionnant.

Et cette souveraineté, elle n'est jamais fractionnable parce que ce n'est pas parce qu'une partie du peuple demande un référendum que la souveraineté est fractionnée vu que c'est le peuple entier qui se prononce lors du référendum. Parce que sinon dans cette assemblée la souveraineté serait fractionnée, non, elle n'est pas fractionnée en fonction des différentes majorités ou oppositions. Deuxième élément, bien : le peuple serait soumis aux lobbies et ces lobbies seraient les fakes news notamment d'officines russes. Mais nous avons voté une loi contre les fake news, en tout cas VOUS avez voté une loi contre les fake news.

Ou cette loi est inutile et inefficace ou alors les fake news ne sont plus un problème dans le processus électoral. Il y a là, encore une fois, errements idéologiques. Ensuite : l'Union européenne avec tous ses bienfaits bien connus de nos concitoyens et notamment l'initiative des citoyens européens, cette fameuse ICE avec ce million de signatures, très bien. Quatre fois. Quatre fois les conditions ont été requises, quatre pétitions ont été soumises à la Commission européenne. Qu'a fait la Commission européenne à chaque fois ? Elle les a enterrées, purement et simplement.

C'est-à-dire que un million de citoyen·ne·s européen·ne·s de plusieurs pays se sont mobilisé·e·s pour avancer sur un texte et qu'a fait la Commission européenne, au mépris de la souveraineté du peuple ? Une fois de plus, elle l'a enterrée. Si c'est ça votre modèle, Monsieur Houlié, de participation citoyenne et bien, clairement, nous ne sommes pas d'accord. Ensuite l'Italie, Monsieur Houlié, je suis désolé de vous le dire et de vous l'apprendre, n'est pas un état fédéral. Déjà premier point.

Et deuxième point, en Italie, ce sont 500 000 signatures, soit à peu près 1 % du corps électoral, qui sont nécessaires pour pouvoir établir un référendum abrogatoire et je ne crois pas que l'Italie se soit effondrée sous la pluie de référendums *abrogatoires*. Il y en a eu quand même plus de 40 qui ont été adoptés et l'Italie ne s'en porte pas plus mal vu que cela a permis, par exemple, d'abroger la loi voté par Silvio Berlusconi pour s'exonérer de ses crimes, bien. Enfin, derniers errements idéologiques et le plus grave pour vous, pour la suite.

Vous nous expliquez que le référendum n'est pas une bonne solution parce que le peuple n'est pas capable de bien trancher et vous expliquez que le référendum n'existe que - si, c'est ce qu'a dit Monsieur Houlié - et que le référendum était une pratique césariste et que c'est donc un Président qui prend l'initiative et qui fait voter plus sur sa personne que sur les textes précisément présentés. Mais donc, que va donc faire le Président Macron à l'issue du Grand Débat ? Va-t-il faire un référendum césariste ? Bonapartiste ? Autoritaire ? Ou alors le Président Macron ne va pas le faire parce qu'il aurait peur du peuple et de ses décisions ?

Il y a là clairement errements idéologiques et nous allons maintenant passer au vote, et je tiens quand même à le rappeler nous sommes à une croisée des chemins où nous prenons la solution démocratique et nous redonnons la parole au peuple et de pouvoir d'initiative au peuple ou alors nous nous enfonçons dans les soubresauts de la Vème République avec son bonapartisme et son césarisme inhérents.