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Conférence de presseDanièle Obono· 7 novembre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & famille

📺ISLAMOPHOBIE | La macronie court après le RN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment démarre cette polémique ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Delphine Girard, cette scène vous heurte-t-elle comme citoyenne ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Daniel Obonau, est-ce acceptable que des enfants portent le voile dans les tribunes ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Antoine Auberdor, comment analysez-vous ce clivage gauche-droite ?

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Daniel Obonau, vous feriez le jeu du RN en laissant le monopole de la laïcité ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Delphine Girard, faut-il interdire le voile aux accompagnatrices ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Daniel ObonauFait
    « L'Assemblée nationale est censée être la maison du peuple et tout le peuple y est bienvenu. »
  • 9:00Aurélie FillerFait
    « Le port des tenues manifestant une appartenance religieuse dans les tribunes n'est donc pas explicitement interdit. »
  • 15:00AkimFait
    « La laïcité c'est la neutralité de l'État, c'est pas la neutralité des citoyens dans l'espace public. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

voudrait euh qu'on parle à présent de cette scène. Elle est inédite dans l'hémicycle. Regardez cette image.

On est dans les tribunes de l'Assemblée nationale. Ça s'est passé hier après-midi. Vous le voyez, un groupe de jeunes enfants, hein d'une dizaine d'années à peine, filles et garçons accompagné d'adultes.

Venez écouter les questions au gouvernement au palais Bourbon. Certaines de ces très jeunes filles mineures, vous le voyez, sont voilées tout comme leur accompagnatrice adulte. Et c'est la première fois que des femmes voilées dont des mineurs sont présentes au sein du public dans l'hémicycle.

Pour en débattre, j'accueille Antoine Auberdor, fidèle chroniqueur dans toutes les politiques, journaliste à l'opinion chargé du suivi des gauches et Delphine Girard, bonsoir. Merci d'être là. Vous êtes professeur de lettre classique et membre du conseil des sages de la laïcité, fondatrice de vigilance collège lycée et autrice de Madame Vous n'avez pas le droit, ça vient juste de sortir aux éditions Jean-Claude Less.

Il s'agit de défendre la laïcité dans les classes après le choc de Samuel Patti. Nous sommes également ce soir avec Daniel Obonau, député la France insoumise de Paris en duplexe de l'Assemblée nationale. On va commencer avec vous Camille.

Comment elle démarre cette polémique ? On voit cette photo qui a été prise donc pendant les séances de questions au gouvernement et il y a un groupe d'enfants avec des accompagnateurs et des accompagnatrices. Cette photo, elle a été prise et relayée par un média identitaire d'extrême droite en ligne qui s'appelle Frontière qui a de plus en plus de succès et qui a posté cette photo en titrant alerte scandale et là rapidement la machine polémique et politique va se mettre en en route.

C'estàd qu'il va y avoir un député du Rassemblement national qui s'appelle Julien Odoule qui va se saisir de cette photo et qui va réagir et qui va poster sur les réseaux sociaux quelle infame provocation. Comment peut-on tolérer que des petites filles recouvertes du voile islamique soient présents dans les tribunes de l'Assemblée nationale temple de la République française et interpellé Yel Bron Pivé qui est la présidente de l'Assemblée nationale. Bron Pivé qui va à son tour réagir sur les réseaux sociaux avec ce message au cœur même de l'hémicycle de l'Assemblée nationale, il me paraît inacceptable que de jeunes enfants puissent porter des signes religieux osten sensibles dans les tribunes et donc elle appelle ensuite chacun à une extrême vigilance pour que ça ne se reproduise pas.

Mais la polémique ne s'arrête pas là, elle enfle. Il y a notamment les insoumis, les députés insoumis qui sont vent debout, qui dénoncent une extrême droitisation des esprits, qui disent que la présidente de l'Assemblée nationale n'aurait pas dû réagir de cette manière. Et puis de l'autre côté du spectre politique, il y a par exemple Gérard Larchet, le président du Sénat qui dit "Lui, nous au Sénat, ça ne serait-ce pas passé comme ça, on aurait pas laissé faire, il n'y aurait pas pu y avoir de jeunes femmes voilées." Ce qu'on sait en l'État, c'est qu'il y avait en fait deux classes qui étaient présentes.

En tout, c'était 45 personnes avec un mélange d'accompagnateurs, accompagnatrices et d'élèves. Il y avait à la fois une école confessionnelle musulmane hors contrat privé privée. Voilà, exactement. et avec des élèves de CM2.

Donc CM2, on a environ 10 ans. C'est pour ça qu'on voit des jeunes filles si jeunes voilé. Et puis il y avait une autre école qui elle est une école privée plutôt catholique mais sous contrat et d'ailleurs une des élèves voilées venait de cette école-là.

Là c'était des élèves qui étaient qui étaient plus âgés. C'était des élèves de bac pro. Le député qui est à l'origine de de cette invitation c'est Marc Fenot.

Il s'est exprimé lui aussi sur les réseaux sociaux mais il ne veut pas en dire plus. il ne veut pas en rajouter pour m'être entretenu avec son entourage qui ressort c'est que lui ne s'attendait pas à cette situation. Il n'était pas présent à ce moment-là à l'Assemblée nationale et ce soir il est assez mal à l'aise à la fois de la situation et de la polémique qui enfle et lui il ce qui dit aussi parce que c'est un député du modèem et il dit que il est aussi assez gêné pour ses enfants ces petites filles qui ont été de ces dirs du dire de l'entourage assez troublé de la polémique qui s'en est suivie de leur présence.

Voilà donc pour les faits, c'est très complet et très précis. Merci Camille. On va parler du règlement dans un instant que dit la loi.

Mais moi j'aimerais vous entendre déjà, vous l'avez vu cette image, on vous l'a montré longuement. Delphine Girard, elle vous heurte déjà cette scène comme citoyenne, comme républicaine, comme enseignante ? Elle atteint pour vous à la laïcité ou pas ?

à minima, elle m'interroge. Elle m'interroge pour deux raisons. D'abord parce que la question du port de signe ostensible dans l'espace euh de la République et l'Assemblée nationale est une question à la fois euh technique sur le plan scolaire et une question de principe.

Sur le plan technique, si c'est une école qui est sous contrat ou une école publique, il y a une faute de de du corps enseignant parce que lorsque vous êtes avec un enseignant, le règlement de l'établissement s'applique et la neutralité laïque à laquelle l'école publique et les écoles sous contrat sont contraintes normalement doit s'appliquer en dehors de l'établissement. La loi sur l'interdiction du poil à l'école ou dans une sortie scolaire maintenant on le sait c'est une sortie scolaire s'applique même au privé hors contrat parce que là là il y a du hor contrat aussi des questions donc c'est une question qui est très technique ça c'est la premier point c'est une question qui est technique la loi 2004 s'applique pour les les petites filles qui se dépendent du sous-contrat mais en revanche même pour les autres il y a quand même une question de principe c'est-à-dire que on entre dans un très haut lieu de la rép public pédagogiquement, il aurait été à mon avis euh séant bienvenu que la sortie soit préparée dans dans un sens où on respecte le lieu de la République. Comme disait Robert Badinter au moment du débat sur la 2004 et c'est très actuel.

Lorsque je vais dans une mosquée, je me déchausse. Lorsque je vais dans une cathédrale, je me couvre. Euh lorsque je vais dans un haut lieu de la République, j'attends qu'on marque le respect qu'on a pour l'institution qu'elle représente.

Et je pense vous parlez de haut lieu de la République, c'est important, les mots ont un sens. On n'est pas dans un service public sous le coup de la loi directement. Daniel Obonau, c'est pas n'importe quel lieu quand même l'Assemblée nationale hein.

C'est c'est là qu'on a voté la loi 1905 sur la séparation de l'église et de l'État ou plus récemment sur l'interdiction du voile à l'école en 2004. Vous vous trouvez acceptable que de jeunes enfants portent le voile dans les tribunes de l'Assemblée ? Ce que je trouve inacceptable, c'est cette polémique absolument ignoble qui cible euh des enfants, des citoyens et des citoyennes de la République.

Je vous rappelle que l'Assemblée nationale est censée être la maison du peuple et tout le peuple y est bienvenu. Nous avons déjà accueilli à l'Assemblée nationale et ça vous pourriez le demander à tous les députés. Nous avons accueilli des citoyens et des citoyennes, des classes, des associations, des des des individus de toutes les confessions et en grande majorité de gens qui n'ont pas de confession.

Et ça n'a jamais posé de problème parce que ce n'est pas un problème que ce soit du point de vue de la loi de la République ou que ce soit du point de vue du règlement de l'Assemblée nationale, ce qui s'est passé là est absolument indigne. indigne pour toutes celles et ceux qui cèdent à cette polémique organisée, manigancée, diffusée par l'extrême droite, par des militants d'extrême droite, relayé par un député d'extrême droite qui a déjà produit une polémique de la sorte en stigmatisant une mère de famille accompagnatrice parce que elle portait le voile et parce que surtout il est islamophobe et que il s'agit bien évidemment d'une polémique islamophobe qui elle qui elle cette polémique est profondé antirépublicaine et profondément antilaïcité parce que précisément la laïcité qui a été votée et les débats sur la laïcité qui ont été qui ont eu lieu dans cette enceinte sont ne sont pas des débats et cette laïcité n'est pas un instrument contre les religions ni contre et encore moins contre les citoyens et les citoyennes qui pratiquent une religion y compris qui aichent leur religion au respect des croyants et des croyances on termine le tour de table on va se pencher sur ce que prévoit le règlement de l'assemblée caroui est-ce que vous vous êtes à l'aise avec cette scène, on parle de haut lieu de la République et puis et puis on parle aussi de stigmatisation, hein. Ce que dit Daniel Obonau, c'est que on met une cible sur ces jeunes enfants voilés alors que le RN, lui parle carrément de de provocation islamiste.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Alors, c'est compliqué. Je suis mal à l'aise de plein à plein de niveaux.

Je suis mal à l'aise comme citoyen parce que voir une petite fille voilée de 10 ans, franchement, je ça ça me plaît pas du tout. Je suis pas je suis mal à l'aise comme musulman. parce que dans à aucun moment, dans aucune tradition musulmane, on voit le défi avant la puberté.

Donc c'est c'est c'est même pas musulman. Enfin, ça correspond pas à la tradition musulmane. On va en reparler du voir.

Je suis je suis je suis mal à l'aise aussi parce que Chan Kir qui était maire de Dijon qui est bien connu par la boisson et le mélange, c'était il était chanoine, il venait en soutane nationale à l'assemblée. Il éta important. Rappelez rappelez-nous le contexte.

Euh il était élu euh représentant donc de euh de la la Côte d'Or. Euh ça choquait absolument personne. Je crois maintenant que les élus, les parlementaires n'ont plus le droit de venir avec des signes au sensibles.

Euh et puis je suis pas à l'aise parce que euh c'est la 45e enfin la 40000 polémique sur le voile. Le voile pose plein de problèmes notamment d'égalité entre les hommes et les femmes. Mais pendant qu'on fait des polémiques, en fait on se pose jamais la question de qu'est-ce qu'on fait vraiment ?

Non pas pour invisibiliser, comme on dit ce sujet-là, mais pour régler le problème. Qu'est-ce qu'on fait vraiment pour que ces enfants, leurs parents euh aient envie de se conformer aux uses et coutumes de la République ? Je vous propose que vous nous gardiez vos solutions dans un instant parce que il y a des il y a des des débats sur l'interdiction pour les accompagnatrices, il y a des débats sur les fillettes.

J'imagine que vous avez d'autres propositions. Mais on termine le diagnostic. Non mais ce que je veux dire c'est que le discours politique Jordan Bardella disait hier qu'à terme il voulait interdire le voile dans l'espace public et je rappelle dans la rue l'article 10 la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

Nul ne peut être inquiété pour ses opinions euh fustelles religieuses dans le respect de l'ordre public. Bon donc on est en train de de d'interroger tout ça, c'est les fondements même de la République, mais pendant ce temps-là, ben on s'occupe pas des choses intéressant dire qu'est-ce qu'on fait vraiment ? Qu'est-ce qu'on fait et qu'est-ce que vous proposez ?

On y vient. Euh Antoine Ouberdov, votre regard de journaliste politique là, on on voit ressurgir mais très fortement le clivage gauche-droite LFI qui va jusqu'à parler de racisme et de police du vêtement à la fin. le on peut même parler d'un clivage extrême gauche extrême droite.

Et ce qu'on peut commencer par déplorer, c'est que finalement le rassemblement national mais depuis un moment déjà s'arroge une forme de monopole sur la défense de la laïcité. C'est quand même un un singulier renversement de l'histoire que le rassemblement national s'arroge le monopole de la défense de la laïcité là où on entend pas la gauche ou en tout cas la gauche de gouvernement héritière de ferry de Jorè. C'est la victoire du RN ou la nationale s'arroche d'ailleurs tout un tout un monopole entier sur de Rén avant la défense des juifs de France sur la question de l'antisémitisme sérigeant en bouclier protecteur des juifs.

C'est quand même curieux. Comment vous l'analysez ? C'est la faute le silence des autres. le silence des le fait le fait que madame Bomono notamment nous explique que euh la le respect strict mais classique conventionnel de la laïcité dans l'esprit et la lettre de ce qu'elle est une forme euh d'islamophobie ou serait le faet de l'islamophobie serait une une police du vêtement comme disent les insoumis.

Moi je pour suivre au quotidien les insoumis, je constate une chose. à chaque fois que ce type de polémique éclate, ils prennent automatiquement le contrepied et il prennent notamment sur l'affaire du lycée Maurice Ravel auquel je pense lorsqu'un proviseur s'est retrouvé enfin elle me va répondre bien évidemment lorsqu'un proviseur s'est s'est vu contraint de conduire une jeune fille qui portait le voile à l'entrée d'un établissement et faisait l'objet d'attaque tout de suite le réflexe de les filles a été de cibler cette personnelà je suis aussi mal à l'aise par ailleurs et j'en finis avec le fait de livrer à la vindue populaire ces jeunes femmes parce que l'enjeu effectivement que pointer caroui à l'instant c'est quand même de poser les fondements dans l' islam de France de telle manière à ce que les musulmans, tous nos compatriotes musulmans puissent se rendre dans ces au lieux de la République en se conformant aux hues et coutumes dès lors qui sont dans cette enceinte. Daniel Obonau, vous feriez le jeu du RN en lui laissant le monopole de la défense de la laïcité.

Oui, mais bien sûr, c'est la faute de la France insoumise. Non, mais enfin franchement, c'est insupportable en fait. Là, on parle d'une polémique montée par l'extrême droite pour cibler de jeunes enfants qui est islamophobe.

C'est une polémique islamophobe. Et vous arrivez quand même dans ce débat à trouver le moyen de mettre la responsabilité de toute cette affaire absolument dégueulasse sur la France insoumise. Monsieur Obdov, je ne permets pas et je ne permettrai pas que vous puissiez tenir les propos que vous avez tenu en extrapolant ce que j'ai dit.

Vous avez vous m'avez cité en en en mentant. Je n'ai jamais tenu les propos que vous m'avez attribué. Premièrement.

Deuxièmement, il ne s'agit pas d'unage le rassemblement. Non, non, non, non, excusez-moi, excusez-moi, excusez-moi, excusez-moi. Vous m'avez entendu sur ce plateau, j'ai parlé d'une polémique islamophobe.

Ne m'attribez pas des propos que je n'ai pas eu et ne vous mettez pas à faire le militant antiinfi. Non, non, d'accord, c'est c'est c'est votre invité sur le plateau qui s'est permis de de m'er des propos qui ne sont pas les mêmes. J'aimerais terminer s'il vous plaît.

Non, non, non. J'aimerais terminer sur ce qui se passe en ce moment. C'est bien l'extrême droite caractérisé par par la justice comme extrême droite qui menène ces politiques islamophobes.

Nous sommes la gauche. Nous sommes les défenseurs de la laïcité, la véritable l'esprit et la lettre de la laïcité qui n'a rien à voir avec ce qui est fait en ce moment. Donc, monsieur Obdorf, relisez la la loi de de 1905 et arrêtez arrêter d'utiliser cette situation qui encore une fois met l'accent sur des enfants qu'on instrumentalise.

C'est ça qui devrait vous gêner entre guillemets et plus que vous gênez vous révolte de réponse est entièrement attribué. Je reviens vers vous madame c'est un débat s'il vous plaît. C'est un débat.

Je vous donnerai la parole. Je voudrais qu'on on revienne à ce qui s'est passé dans l'hémicycle parce que les français qui nous regardent se disent "Mais ils ont le droit ou ils n'ont pas le droit ? dit précisément le règlement de l'Assemblée nationale ?

Aurélie Filler, vous l'avez regardé de près. Qu'est-ce qu'on y trouve ? En réalité, ce n'est pas si évident que cela dans le cas d'hier, des élèves et des accompagnateurs présents dans les tribunes de l'Assemblée nationale.

Et pour les visiteurs et bien regardez l'article 8 de l'instruction générale du bureau de l'Assemblée nationale précise cela. Le public admis en séance doit porter une tenue correcte. Il se tient assis, découvert et en silence.

Le port des tenues manifestant une appartenance religieuse dans les tribunes n'est donc pas explicitement interdit. En revanche, à l'intérieur de l'hémicycle pour les députés et bien la règle est plus précise, elle est définie par l'article 9. Regardez, la tenue adoptée par les députés doit être neutre. ne saurait être par ailleurs le prétexte à la manifestation de l'expression d'une quelconque opinion est ainsi notamment prohibé le port de tout signe religieux ostensible.

Et que dit la loi précisément sur les sorties scolaires ? Eh bien dans les écoles publiques, écoles, collège, lycée, la loi de 2004 sur la laïcité à l'école interdit aux élèves comme au personnel des établissements de porter des signes religieux ostensibles. Cette loi, elle ne concerne pas les parents d'élèves qui pourraient être amenés à pénétrer dans les établissements, mais dans le cadre d'une sortie scolaire, sous la responsabilité de l'établissement ou des enseignants, et bien ces règles s'appliquent.

Le cas des accompagnateurs scolaires quant à elle quant à lui n'est n'est en revanche pas euh vraiment déterminé dans les textes. Concernant les établissements privés hors contrat, il reste libre de réglementer le port de signe religieux pour les élèves qui les accueillent. Et hier, les élèves présents à l'Assemblée nationale étaient en sortie scolaire organisé par leurs établissements privés.

Merci beaucoup Aurélie Filler. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Delphine dira est-ce queon voit bien que c'est flou ce règlement ?

Est-ce qu'il faut changer le règlement ? Est-ce qu'il faut interdire le voile aux accompagnatrices ? Là, on parle des majeurs, ce souvent souvent des mamans.

Lors des sorties scolairire, on sait que la droite, le RN pousse ce débat ou au contraire, il faut faire de la pédagogie, peut-être de l'éducation. Le problème n'est pas forcément législatif. Ce qui est certain, c'est que ça n'est pas une sortie pédagogique comme une autre.

Celle qui vous mène effectivement dans le temple de la République, dans le haut lieu de la République, réclame une préparation pédagogique et des égards. C'est un lieu où on a on doit avoir des égards pour la République. Vous l'avez dit, on ne porterait pas de couvre-chef.

Il viendrait à l'idée de personne de porter une casquette par exemple. Donc c'est c'est à minima, c'est un manque de de pédagogie d'une part et et d'égard, c'estàd de préparation de la sortie à mon avis. Vous y voyez une forme de provocation ou pas ?

Non, pas du tout. Je je j'y vois à mon à mon avis une peut-être un manque de préparation à la débline de cette sortie. Peut-être une une faille pédagogique qui qui prépare pas suffisamment les élèves à la dimension républicaine de cette sortie sur les sorties scolaires.

Les les les adultes qui souvent d'ailleurs voilà, ils sont courageux parce que ils travaillent donc il faut trouver des gens qui soient d'accord pour c'est pas toujours le cas dans les écoles. Euh vous êtes sur quelle ligne ? Alors d'autre part, on est on est quand quand on est en sortie scolaire dans le cadre de l'école, mais les adultes qui sont là, ils sont pas directement dans l'école.

Ce ne sont pas des agents de l'État et ils ne sont pas tenus à la neutralité des agents que nous sommes. Donc ils peuvent porter le voile quand ils ils en ont le droit. Maintenant euh on peut tout à fait imaginer une évolution de la loi qui pourrait apparenter les accompagnants scolaires euh le temps de la sortie à euh des des auxiliaires des agents euh et donc qui pourraient se voir euh vous êtes au conseil des sages de la lacité, vous voyez les signalements remonter du terrain, vous y êtes favorable.

C'est c'est une discussion qui est vive pour être tout à fait honnête entre nous qui est vivace disons qui est vivace. Moi, je je serais plutôt favorable à une évolution de la loi dans ce sens, mais il faut être extrêmement précis parce que il est vrai que laisser l'extrême droite hystériser le débat sur la question du voile ne rend pas service à la laïcité et et comme le disait votre collègue donne l'impression que l'extrême droite s'arroge ce trophée que la gauche a laissé tomber par terre et qu'il brandisse mant maintenant comme le leur rejoignez le diagn surtout qu'en plus pour aller encore plus c'estàd que Jordan Bardella hier soir il a de nouveau précisé que l'horizon selon lui c'est d'interdire On le voit dans la rue historique pas laïque pour le coup. Ce qui est tout à fait de tout à fait contraire à l'esprit de la laïcité.

Voilà à la garantie du libre exercice du culte. Akim les solutions je je je rebondis rapidement. La laïcité c'est la neutralité de l'État, c'est pas la neutralité des citoyens dans l'espace public.

Usagers et c'est la liberté de conscience. Et c'est au titre de la liberté de conscience qu'on peut se demander est-ce que une petite fille de 10 ans qui porte ce voile qui est pas un voile anodin vo un voile aussi couvrant est-ce que c'est ça aussi qui marque he c'est pas un voile léger qu'on a vu dans la la deuxième chose c'est que les sorties scolaires ça pose une question très pratique. Il y a beaucoup de quartiers où il y a il y a une très forte concentration de population musulmane et où il y a une grande majorité de femmes, de mères de famille notamment qui sont voilées.

Et donc si on interdit aux femmes voilées de d'accompagner les enfants dans le casre de sortie scolaire, en fait ce qui va se passer c'est qu'il y aura plus de sortie scolaire. Et donc ce que disent les gens aussi sur le terrain, c'est faites attention à Paris de ce que vous dites parce que vous raisonnez ce sent théorique. En fait, il y aura plus personne au musée, au théâtre, au cinéma, à l'Assemblée nationale pour accompagner les enfants.

Et là, on sera dans la discrimination pour le coup. Bah en fait, on sera dans exactement l'inverse de ce qu'on veut parce que on croit que l'école et on espère que l'école est un instrument d'émancipation. couper la population des lieux cultures religieux et que pour ça le fait de sortir du quartier de l'entrei de comment dire de l'endogamie sociale et religieuse c'est absolument essentiel et en fait là on va empêcher les enfants de sortir moi je suis contre par exemple interdire les les femmes voilées comme accompagnatrice.

Après, mais la première chose à faire, c'est qu'en fait quand on regarde comment ça marche, la première chose c'est la concentration, la concentration de l'immigration. Alors, c'est pas la concentration de la population musulmane, même si c'est lié, la première chose à faire, c'est la répartition de la population. Si on fait ça, aujourd'hui en Sain Saint-Denis, on a beaucoup de communes où on a plus de 70 % des moins de 18 ans qui sont immigrés, enfants d'immigrés, un certain nombre viennent de pays musulmans, sont musulmans, ils vont se conformer à un habitus.

En fait, ce qui se passe c'est que la majorité devient minorité et la minorité devient majoritaire. La fameuse mixité sociale, bah là c'est plus que social parce queen fait c'est vraiment c'est religieux, et donc la première chose à faire c'est avoir une politique de répartition de la population notamment de la population. Je voudrais qu'on termine ce débat par les fillettes puisque on a vu que les très jeunes enfants filles étaient voilé également.

Vous l'avez dit à Kim Cararoui, il y a aussi ce débat dans l'atmosphère. Il a été porté par Aurore Berger, repris par Gabriel Atal. L'interdiction du voile pour les fillettes dans l'espace public entre 5 et et 10 ans, c'était au moment où il recevait ce fameux rapport sur l'entrisme islamiste des frères musulmans.

Écoutez Gabriel Atal. Ce que montre le rapport qui a été remis, je le cite, je cite la phrase de ce rapport. C'est une offensive waabo salafiste présente sur tout le territoire national pour imposer le voilement de fillett cite de 5 6 ans.

On parle de fillettes de 5 6 ans. Qu'est-ce qu'on fait en face de ça ? Moi, j'entends un certain nombre de commentaires.

Qu'est-ce qu'on fait ? On dit que c'est pas bien effectivement que c'est pas normal que des fillettes de 5 6 ans soient volées mais on considère qu'il y a pas de mesure pour y répondre. Moi, j'ai jamais accepté de me résigner.

Antoine Aberdorf. Non, mais en fait cette polémique, elle vient éclairer nos contradictions. C'est-à-dire de quoi parle-on ?

Effectivement, comme le disait Kimal Caroui, parle-ton de la liberté de conscience de jeunes filles euh sur lequel on aurait un doute euh sur le fait de savoir si ce sont elles qui se sont déterminées pour porter le voile ou pas ? L'éternel débat. Melit contraire à l'islam de voiler les très jeunes enfants.

Là, on a des jeunes enfants voilés. Est-ce que c'est le rôle de la République du législateur d'interdire ou ce serait contreproductif ? C'està dire que si par-dessus le marché, il n'y a aucune prescription coranique, aucune sourate qui effectivement précise le fait que des enfants mineurs doivent être voilés, ça c'est le volant théologique sur lequel je n'irai pas, je Bien sûr, bien sûr.

Là, c'est la loi 1905 pour le coup. Moi les j'aimerais bien en fait qu'on euh que cette polémique encore une fois qui sera balayée comme toutes les polémiques par le flot de l'actualité servent peut-être éventuellement à ce qu'on s'interroge sur notre hypocrisie. Notre hypocrisie en particulier par rapport à un fait multiculturel et religieux qui monte.

Voilà. Et là parce que il y a des jeunes femmes voilées qui font éruption dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, on s'en rend compte, on s'en aperçoit, on sea, on se on redécouvre, on fait mine de redécouvrir que dans ce pays, il y a des écoles privées hors contrat, des écoles coraniques et qu'effectivement dans bon nombre d'écoles coraniques, il se trouve qu'il y a des jeunes femmes voilées à chaque fois que d'ailleurs il y a des cas de voiles que c'était pas dans l'hémicycle he ou au tribun. C'est pas la première fois en fait.

Il y a déjà eu une fois en commission et une fois dans les tribunes. Mais je vous donner le mot de la même polémique, c'est sur la question des du voile des fillettes. Sur la question du voile des fillettes, il me semble qu'il faut revenir vraiment à la loi parce que sinon on risque de faire pour le coup le jeu de l'extrême droite.

Moi je suis pas favorable à la mesure du Gabriel Latal qui donne trop de comment dire de grain moudre à l'extrême droite. La loi de 2004 est la seule qui détermine à quel moment votre liberté de conscience vous appartient. C'est-à-dire que c'est la seule loi sur la laïcité qui s'applique spécifiquement à l'école parce que justement on estime que l'esprit nos êves ne sont pas matures et ça doit rester contingenté à l'école.

Les ça n'est pas à l'état de déterminer en dehors de l'école quelle est la maturité intellectuelle de nos concitoyens. Ouais. Ce qui est en jeu c'est au-delà du voile euh les principes de liberté publique, la question de l'autorité parentale parce que c'est ça qui est en jeu et donc il faut y toucher avec extrêmement de précaution.

Merci. On s'arrête là. Merci également à Daniel Obonau d'avoir été en duplexe de l'Assemblée avec nous. restez avec nous car dans un instant on va s'arrêter sur les vidéos révélées par nos confrères de méia part et de libération aujourd'hui.