Fourest en liberté du mardi 26 août 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Applaudissements] Merci de nous retrouver avec comme chaque mardi et c'est reparti pour cette saison 2025-2026. Caroline Foureste qui est avec nous. Rebonsoir Caroline.
Bonsoir David. Votre propos ce soir. Monsieur Bairou, je ne suis pas d'accord avec vous sur tout mais il y a au moins une raison pour laquelle vous méritez notre respect.
Alors, vous allez nous dire laquelle. Je vous propose d'abord d'écouter François Baou lorsqu'il a expliqué la logique de sa décision de demander la confiance à l'Assemblée le 8 septembre prochain. Donc, de prendre d'une certaine manière les devants avant même le débat budgétaire.
Euh, pourquoi a-t-il pris cette décision ? Il dit "Je veux respecter d'une certaine manière les institutions républicaines." Écoutons-le.
Un danger immédiat pèse sur nous auquel nous devons faire face. Cette clarification pour moi, elle est urgente et il y a un lieu pour cette clarification, une institution, c'est le parlement dans un débat ordonné suivi d'un vote et non pas dans le désordre des affrontements de rues et des injures. Chacun désormais va être placé devant ses responsabilités.
Le gouvernement prend les siennes pour clarifier les choses et chacun s'engage devant les Français. Et c'est là au fond que la démocratie prend tout son sens. Montage Louise Rondel de Ninan.
Pourquoi François Bairou mérite au moins notre respect ? Mais tout simplement parce qu' il parle d'une position qui n'est pas facile et il nous dit des choses qui ne sont pas agréables à entendre. Et moi, j'aime les politiques qui nous parlent franchement comme à des adultes et je déteste les démagogues qui nous parlent comme à des enfants en nous disant ce qu'on a envie d'entendre.
Donc, j'ai toujours plus de respect mais ça je parle comme citoyenne et en tant qu'éditorialiste et fréquentant les politiques évidemment je crois que ça l'a décuplé. J'ai plus de respect et j'ai plus confiance dans des politiques quand ils sont dans le dur, c'est-à-dire dans le moment le plus désagréable. Essayer de faire passer un budget qui nous disent les yeux dans les yeux, quelque chose qu'on a pas on aime pas entendre.
Bah, il va falloir pour faire un budget qui arrête de nous surendetter, il va falloir faire des efforts. On va devoir tous faire des efforts. Tous ceux qui vont nous expliquer à longueur de journée que pas du tout, il y a pas de dette, il y a pas de surendettement, il y a pas de problème, on a pas besoin de faire des efforts et que eux ont des solutions magiques, je n'ai pas confiance en eux.
Je n j'ai donc moins de respect pour eux. Ensuite, je la loi démocratique, c'est évidemment de se disputer sur quel est le chemin le plus juste selon ses convictions. Dans l'idéal, moi je rêve, je vais vous dire David, en revenant, on revient tous de vacances.
Pour certains, on a été à l'étranger et on retrouve notre pays qu'on aime infiniment en le connaissant aussi et on sait très bien qu'on sait qu'une rentrée dans d'autres pays avec un budget à passer et une situation d'endettement, ça va être le bordel. On le sait que de toute façon tout le monde va être en colère, qu'on va entendre des gens qui vont hurler du matin au soir sur le fait qu'ils sont absolument pas contents, maltraités. Euh et quand j'ai vu venir parce que la presse a quand même euh beaucoup couvert, peut-être un peu trop, l'initiative Bloquons tout du 10 septembre, on était déjà au pompon, c'est-à-dire qu'on avait même pas commencé à discuter euh de quel sacrifice, de qu'est-ce qu'il fallait faire pour essayer de redresser la barreque.
On avait déjà des gens qui voulaient tout bloquer sans savoir de quoi il il était question hein, sur quel point non avec quel projet. C'està-dire que on aurait refait le coup des gilets jaunes mais en bien pire. C'estàd que les gilets jaunes au moins il lutit contre le la réduction de la limitation de vitesse à 80 km/h.
On avait au moins compris ça dans les revendications. On avait pas compris les autres. Mais là on a rien compris du tout à part on va pas utiliser nos cartes bleues le 10 septembre.
C'est quand même de la politique du niveau d'Éric Cantona avec des gens qui veulent pas se mouiller, ils veulent pas manifester, ils veulent pas se montrer avec toutes les ingérences étrangères. Et ça joue dans ce que je suis en train de vous dire et dans mon point de vue toutes les risques de manipulation d'ingérence étrangère dont on peut être victime. Je je change un peu ce que j'avais prévu de vous dire mais je voudrais qu'on voit tous les faux comptes qui sont en train d'appuyer des mouvements comme blocantou.
C'est des milliers de faux profils et je ne sais pas moi si tous les électeurs et si tous les spectateurs qui nous écoutent savent que particulièrement depuis l'intelligence artificielle, il est extrêmement facile pour un État qui ne nous veut pas du bien. Imaginons la Russie qui est spécialiste de ce genre de manipulation. En un clic, un bouton, ils peuvent générer des centaines de milliers de faux profils comme ceux que vous voyez à l'écran.
Des faux profils, ça prend une seconde de faire ce que de faire 200000000 400000 faux profils avec des photos. C'est c'est les ponts derrière bloquons tout, il y en a marre, on en a assez, ça suffit ça, on en peut plus et cetera. Ça prend une seconde à la Russie ou à l'Iran ou à qui veut euh créer euh un peu de bordel dans notre pays.
Ce qui est C'est une intuition dont vous faites part ou c'est une information ? C'est pas sur bloquant toutou, on a déjà plein de signaux qui montrent que les bottes russes comme au moment des gilogunes sont très actifs. Mais on a déjà David débunqué euh journalistiquement et les services de l'État comme Viginom ont débunqué des dizaines et des dizaines et des dizaines pour ne pas dire plus opérations de ce genre.
Hm. Je pense que ça joue dans la décision d'un premier ministre de se dire "Je ne vais pas laisser l'initiative à ce genre de de jour de colère qui peuvent déraper, qui peuvent être récupérés, qui peuvent être instrumentalisés pas seulement par LFI et par des politiques, mais aussi par toutes sortes de forces extérieures qui ne nous veulent pas du bien. Je préfère donc prendre les devant.
Je prends mon risque, je prends mes responsabilités. Je vous donne rendez-vous 2 jours avant le 8 septembre et je vous dis les yeux dans les yeux, il va falloir que le parlement prenne aussi ses responsabilités. C'est ça que je respecte comme démarche.
Hm hm. Et et vous respectez d'une certaine manière, c'est ce que vous m'avez dit, le jeu des institutions représentatives démocratiques. Ah mais moi je crois beaucoup la démocratie représentative.
C'est là où j'ai d'ailleurs un désaccord avec François Baous et que je ne suis, autant, je lui reconnais d'avoir été constant dans l'alerte sur le surendettement de la France, autant je ne partage pas sa passion pour la proportionnelle qui est à mon avis un point de vue tactique et tacticien pour justement essayer de se maintenir et et mais il a toujours cru, il a toujours demandé donc c'était un intérêt pour son parti et c'est l'être devenu comme premier ministre pour se maintenir. Moi, je suis contre la proportionnelle parce que je pense que ça va accélérer la fragmentation de notre pays et que ça va faire en sorte d'avoir des élus qui sont encore moins redevables vis-à-vis de leurs électeurs et de leur région et beaucoup plus redevables à leur partis. Et vu l'état des partis aujourd'hui, je ne le souhaite pas pour ce pays.
Mais ça donc là en l'occurrence au lieu d'essayer de justement proposer un marchandage qui était qu'un bê sa direction au départ vis-à-vis du RN notamment je lâche un peu la proportionnelle, faisons la proportionnelle ensemble et vous votez le budget. Là, il dit franchement les choses, allons-y. Voilà pourquoi il faut après passer un budget.
Et je vous propose de prendre un peu au plus haut revenu. J'aime le discours de vérité sur les sur les hautes pensions et les retraités parce que là aussi c'est pas facile à tenir. On est dans un pays où tous les politiques se sont défilés pour dire à nos retraités qui est, on le sait, la force électorale la plus redoutée, celle qui peut le plus les intimider parce qu'elle pèse énormément.
Ben oui, c'est à vous de faire aussi un effort. Vos pensions ont été revalorisées et on a besoin d'essayer de partager l'effort plutôt de votre part que de la part des jeunes ou de la part des précaires. Alors écoutons quand même un représentant du Parti socialiste.
Lui, il dit "Je ne pas qu'il y ait un problème d'équilibre, de déficit, mais c'est l'approche de François Baou qui ne nous convient pas." Et voici pourquoi écoutons Boris Valallot, c'était sur RMC ce matin. Monsieur Bairou, c'est votre bilan, c'est le bilan d'Emmanuel Macron.
Euh vous avez consenti d'impôts depuis 2017. Ce sont les milliards qui manquent à nos services publics. Ils en sont comptables.
Nous n'en sommes pas responsables. Un François Baouis. Nous ne cautionnerons pas la même politique, les mêmes économies, les mêmes coupes budgétaires.
Donc il va falloir sérieusement que le président de la République se rende compte qu'il n'a plus de majorité. Voilà. Montage Louison d'alonier.
Autrement dit, ce sont des arguments de fond sur l'approche de François Baou. Oui, mais ce sont des arguments qui à mon avis se trompent. d'échéance sincèrement.
C'est-à-dire que nous dire à la prochaine élection quand on est à nouveau devant les urnes pour soit des législatives à nouveau anticiper soit une nouvelle présidentielle nous dire voilà nous on a été responsable on a voté un budget parce qu'il fallait arrêter d'endter la France il fallait surtout pas que les agences de notation nous dégradent et donc on a pris nos responsabilités mais on vous dit franchement nous pour les années qui viennent on souhaite mettre plus de dépenses sur les services publics sur la justice sociale et puis on va faire des économies ailleurs chez les plus riches. Ça c'est un discours de gauche de gouvernement que moi j'ai hâte d'entendre mais à ce moment-là qui ne veut rien dire dans le moment où ça fait des mois qu'on patine pour essayer de passer un budget et puis je vais vous dire sincèrement les choses. David, moi je me fiche que le premier ministre s'appelle François Baou.
Je me fiche qu'il s'appelle Michel Barnier. J'aurais plutôt envie qu'il s'appelle demain Bernard Kazneuf parce que ça correspond plutôt à ma sensibilité mais sincèrement en réalité je m'en fiche complètement. ce que je veux c'est un budget pour ce pays et qu'on soit assez stable pour pas perdre inutilement de l'argent en intérêt de la dette.
C'est c'est aussi simple que ça. Donc la responsabilité aujourd'hui, c'est de tenir ce discours de vérité. Je regrette qu'il n'y ait plus de gauche de gouvernement pour le tenir parce que nous approchons des municipales, parce qu'Olivier Fort décidé définitivement de sceller le sort du Parti socialiste à la roue de monsieur Mélenchon et de LFI.
Je pense que c'est un drame pour la gauche, que c'est un drame pour le débat républicain en général, mais du coup je ne trouve pas ça responsable comme discours et du coup j'achète pas. Vous vouliez donner deux précisions sur ceux qui ont immédiatement annoncé qu'il voteraiit contre euh dans ce vote de confiance. C'est euh Jean-Luc Mélenchon et Marie Le Pen.
Qu'est-ce qui vous frappe là ? D'abord, c'est le c'est c'est ma bataille. C'est la bataille de frontièreur qui est évidemment de laisser au français le droit de choisir et souhaiter qu'ils choisissent entre la droite, le centre et la gauche de responsabilité de gouvernement mais par contre combattre les démagogues et ceux qui vivent pour le coup des fausses promesses, des fausses paroles ou de la colère gratuite ou de la colère destructrice.
On n'est pas étonné. Qui est étonné de voir Jean-Luc Mélenchon sauter sur la première occasion de de mettre le boxon dans ce pays ? Donc évidemment, lui ne s'est pas posé la question une seconde de quelle était l'origine de blocou, qui était derrière, qui pouvait l'utiliser.
Il l'a immédiatement mis la main dessus. Il y a eu une fois de plus une occasion d'essayer de bloquer le pays, de dégager son rival pour avoir sa présidentielle qui est son obsession. Mais là, je trouve son attitude encore plus douteuse que lorsqu'il récupère n'importe quelle jaquerie ou n'importe quel mouvement populaire de colère sincère, c'est que en plus, je pense que lui se moquait perdument du risque d'instrumentalisation étrangère notamment par les Russes.
Et j'en veux une preuve, un extrait que je voudrais qu'on écoute parce que il n'a pas fait à mon sens assez débats ou assez scandales et il est proprement scandaleux. Euh mais et je donc je voudrais qu'on écoute l'extrait où il nous parle du président Zéinsk vous allez me dire quel est le rapport avec le débat sur le budget ? Et ben je vais vous le dire avant et je vous le dirai après.
C'est que le rapport quand on est un responsable de parti politique en France qu'on demande la destitution d'un président légitimement élu en France qui n'a pas fini son mandat. ce que s'apprête à faire monsieur Jean-Luc Mélenchon et que dans le même temps, on ne critique pas un Vladimir Poutine autoritaire, tyrannique qui a envahi l'Ukraine et qui se maintient en pouvoir depuis des années grâce à des élections truquées. On ne peut pas tenir les propos qu'on l'a entendu tenir sur un président ukrainien qui a été agressé, envahi et qui est obligé de se maintenir au pouvoir sans élection pour pouvoir gagner cette guerre parce qu'on ne fait pas des élections au milieu de la guerre.
On ne peut pas tenir les propos qu'on a entendu de lui qu'on va écouter et on va l'écouter lui puis on va écouter celui qui lui souffle dans l'oreillette son répétiteur. Il va signer l'accord de paix. Monsieur Zelanski, dites-vous, vous plaisantez.
Il n'est président de rien. Depuis le mois de mai dernier, son mandat est arrivé à terme. Alors, vous pouvez dire "Ah oui, mais tout de même.
Il y a pas de tout de même qui tienne. Si vous faites signer un accord par quelqu'un qui est ensuite remplacé par quelqu'un d'autre qui dit "Moi, j'étais pas au courant et lui représenta personne et c'est fini. Patamé à zéro." юридическая как по конституции Украины президент Украины избирается на 5 лет способов продления полномочий не существует но точку надо подпись должна стоять легитимных властей иначе это знаете придёт следующий и скажет и выбросит это всё в помоppelle radio moscou s'appelle quelqu'un qui reprend les éléments de langage du Kremelin pour mettre en cause la légitimité d'un président en guerre, d'un président d'une démocratie qui a été envahi par un tyran et il reprend les éléments du tyran et on ferait confiance à cet homme pour nous dire dans notre pays qui est despot et et et être à l'initiative ou en tout cas à la remorque mais essayer de récupérer le moindre mouvement de de colère qui peut déstabiliser notre pays.
Moi, je n'ai personnellement plus aucune confiance dans Jean-Luc Mélenchon. Je le redoute même fortement. Et je ne comprends pas vraiment, je suis devant uneque.
Je ne comprends pas. Je comprends les jeunes parce que dès qu'on leur on peut quand on a 20 ans, on vous fait miroiter une révolution, on est persuadé d'être du bon côté de l'histoire et ça a souvent dérapé. Mais quand même, les gens avis comment peuvent-ils entendre monsieur Mélenchon répéter les paroles de Vladimir Poutine et continuer à vouloir faire l'union de la gauche avec lui ? vraiment je n'ai plus je n'ai plus de réponse.
Et Marine Le Pen alors Marine Le Pen, je crois que là on commence à comprendre sa tactique. Elle n'a plus rien à perdre Marine Le Pen. Donc la stratégie de l'écraat qui devait lui ouvrir les voies de l'Élysée, elle est en train de faire un pas de côté assez intelligent, c'est-à-dire qu'elle n'est pas dans le chaos ouvertement comme Jean-Luc Mélenchon.
Elle ne prend pas le risque d'apparaître comme la figure qui va aller dans la rue. Elle laisse faire les bottes du cremelin. Les bottes russes font son travail et font les blocs contou.
Elle n'a pas besoin de se mettre à la roue de bloquant tout, elle va engranger quand même. Mais en plus, elle ce qu'elle veut c'est pas forcément obtenir une dissolution. Ce qu'elle veut c'est obtenir un changement de premier ministre au moins.
Et là, il y a deux paris possibles. Vous savez qu'elle est sous le coût évidemment d'une condamnation qui va sans doute l'empêcher de se présenter à la présidentielle avec une exécution provisoire qui a été examinée, validée par le Conseil constitutionnel comme étant conforme à la Constitution. C'est-à-dire que s'il y a une dissolution, elle ne peut pas se représenter comme député.
Mais il y a deux voies possibles pour elle. Il y a deux tactiques et comme c'est une très bonne tacticienne, je pense qu'elle les considère. C'est une très bonne tacticienne et j'ajoute un élément parce que comme je travaille depuis les années 95 sur le Front National puis le Rassemblant national, j'ai une petite idée sur ce quel est le moteur profond de la famille Le Pen.
Et mon idée, c'est ma conviction, c'est que le moteur profond avant le pouvoir, c'est l'argent. Donc je me suis longtemps dit, elle n'ira pas jusqu'à vouloir censurer le gouvernement parce qu'elle perdrait son salaire de député. C'est très important pour elle ces salaires et du coup sans être sûr d'en retrouver un autre immédiatement, je suis pas sûre qu'elle irait jusque là.
Je pense que j'ai tort parce que son paris est autre est autre en réalité. Il y a deux voies. Soit elle décide de tester dès la prochaine de pousser à la dissolution pour tester lors d'une élection législative anticipée cette petite porte qui reste ouverte lors d'une question prioritaire de constitutionnalité sur l'exécution provisoire qui parle de une petite réserve qui dit oui mais il faut quand même tenir compte.
Il revient au juge d'apprécier le caractère proportionné de l'atteinte de cette mesure susceptible de porter à l'exercice d'un mandat en cours et et à la préservation de la liberté de l'électeur. Donc Richard Ramos nous en parlait tout à l'heure. Soit il force la porte pour dire et ben je vais tester cette petite réserve dès ma dès ma mon élection en tant que député.
Ce qui me permet de créer une dynamique qui va peut-être grossir pour l'imposer et imposer ma candidature malgré la Constitution à la prochaine présidentielle. Il y a une deuxième voix possible David, c'est qu'elle n'est plus dans la situation où elle espérait envoyer Bardella à Matignon, le laisser se cramer un petit peu pour être la voie de recours à la présidentielle et rester sur son sur son avantage. Maintenant, elle n'a plus rien à perdre du tout.
Donc, si elle perd son poste de député, ce qu'elle va exiger d'Emmanuel Macron, c'est d'être premier ministre. Et pourquoi elle pourrait exiger d'être premier ministre ? Et pourquoi elle pourrait l'obtenir une fois qu'on aura usé toutes les autres options ? parce que à la fin des fins, il ne reste que le si on on est sous le coup de la menace de la censure de Rassemblée nationale pour passer le budget, c'est quelqu'un du Rassemblement national qui finira par être premier ministre.
Elle peut estimer qu'en étant premier ministre, elle pesera plus sur le système institutionnel. J'emploie rarement ce mot parce qu'il est souvent faux. Mais là, ce qu'elle veut dans sa tête, c'est ça, c'est peser sur les institutions en tant que premier ministre pour pouvoir dire "Vous ne pouvez pas imposer une exécution provisoire à une première ministre qui va se déclarer à une élection présidentielle." Il y a ces deux stratégies possibles qui doivent sans doute trotter dans sa tête et qui doivent lui donner très envie euh de précipiter la chute de ce gouvernement.
Bon, questions, réactions, commentaires. Vous avez vu que François Baou sera demain soir l'invité du 20h de TF1. C'est sans doute qu'il a quelque chose à dire.
On verra. Mais question réaction un mot, c'est vrai qu'il y a eu une surprise sur la réaction de Marine Le Pen qui a été rapide et qui a été très négative tout de suite. Et je pense qu'effectivement, il y a une forme de trumpisation de sa stratégie.
Elle n'a rien à perdre en effet et elle pense que euh il y a une forme d'opportunité euh et que ça ne se présente pas si souvent et qu'il faut être revenir au centre du jeu soit par une dissolution, soit par une un nouveau prémise qu'elle censurerait et que et le fait que LFI et que Mélenchon Jean-Luc Mélenchon est soutenu bloc tout a lui a enlevé une forme de d'initiative, elle reprend l'initiative, elle reprend du terrain. Tout ça est très très tactique mais c'est vrai que et en tout cas c'était la deuxième surprise par rapport après la décision de François Ballou c'était la la décision de Marine Pen François une question pour Caroline. Vous avez fait un tableau très complet assez noir que je partage largement.
Question toute simple, est-ce que vous voyez un espoir ne serait-ce que pour le moyen terme ? Et si oui ou c'est une question que je me pose moi-même bien sûr comme je rentre de vacances comme vous tous j'ai quand même encore un peu d'espoir un peu d'optimisme. Honnêtement, il y a une carte qui est un corps possible mais qui est dans la main du président de la République et je ne sais pas s'il est capable de se défaire de sa mauvaise habitude narcissique et et rétive à l'idée de nommer un ancien premier ministre de monsieur François Hollande en se disant "Je veux pas faire du François Hollande, je pense que la carte Bernard Casneu qui serait la dernière à jouer pour lui avant dissolution forcé peut peut-être faire un peu fissuré, pas autant qu'on l'espère, mais un peu retenir la main des des socialistes qui ont encore un peu le sens des responsabilités et donc il y a peut-être là une carte qui pourrait être une solution.
Sinon, c'est la dissolution. Et si c'est la dissolution, je fais partie de celles qui se battent pour le Front républicain depuis 30 ans. Je suis convaincu qu'il est mort et enterré, que les outrances, la violence toxique haineuse de la France insoumise fait qu'il n'y aura plus jamais de francs républicains, en tout cas pas aux prochaines élections.
Donc ce sera le Rassemblement national. Donc euh mon espoir il est assez maigre. Richard, vous buviez du petit lait du petit lait jusque-là ?
Oui, parce que ce qui ce qui a été dit, je pense que c'est c'est le c'est un constat qui est qui est très juste, qui est cynique. Euh tout à l'heure, notre chef d'entreprise sur le plateau nous disait "Mais tout ça, ça parle pas des problèmes des Français, ça parle pas des problèmes économiques." On est dans du calcul qui est un calcul cynique, politique avec tout le monde qui essayé de faire des positionnements de petits chevaux pour 2027.
Euh je pense que euh François Baou, je je je le connais pas, je il ne dira rien ni à moi ni à personne avant euh TF1 euh il dit rien jamais. 10 minutes avant, il vous dira pas voilà ce que je vais dire. Non non euh mais je crois que il va tenter de sauver quelque chose.
Moi je pense qu'il va tenter de dire au socialistes et à la gauche modéré vous avez parlé de deux pistes possibles, les très riches et ces deux jours fériers. Voilà, finalement aujourd'hui dans je vous avais proposé un cadrage. Est-ce qu'on se met d'accord sur les 40 milliards ?
Ce que j'ai entendu tout à l'heure de Boris Val et et tout à l'heure, je pense qu'il vaut mieux que ça Boris. Ça c'est du calcul politicien des socialistes à l'ancienne. Je pense qu'aujourd'hui qu'est-ce que vous voulez vous les socialistes ?
D'accord ? Sur quoi on peut se mettre d'accord pour que ça soit pas le chaos ? Comment on fait ? et bien j'avais posé un cadrage, vous avez pas voulu dans le cadrage et bien maintenant on va dans le deal.
OK sur les deux jours fériers, je donne une piste de travail ensemble et je redonne. Et donc demain soir en tout cas j'espère et je crois que François Baou a quelque chose de toute façon quand même avec un lien avec les Français. Je pense que toutes ces présidentielles ce lien particulier même s'il y a pas de grande audience, il a tenté de parler directement au français.
Si demain soir, il dit aux français, "J'ai écouté les socialistes, je leur offre une porte ouverte qui est on taxe un peu les plus riches notam notamment ceux qui sont comme on l'a dit à plus de 250000 € pour une personne et à 500000 € pour un couple." Et on va sur un réaménagement, je l'ai compris sur ces jours fériers. Alors, je pense qu'il y a peut-être la voie de sortie pour aller travailler avec les modérés de gauche de ce pays.
RFIC, est-ce que ce serait peut-être une ouverture qui vous Mais écoutez, Oui. Je pense que vous avez bien posé euh les termes du débat euh sur le fait que il faut pas se tromper d'échéance. Euh vous savez, moi si vous me demandez mon avis sincère, je je ce budget n'est pas le budget de mes rêves.
Moi, j'aspire à une vraie révolution libérale de notre pays euh avec une révolution du du travail, de l'entrepreneuriat et cetera. Ce n'est pas ce qui est proposé. Mais je crois que la responsabilité oblige à ce que chacun dans la séquence actuelle, je dirais pas la même chose à la veille de l'élection présidentielle parce que lors d'une élection présidentielle, on fait un choix que disait Caroline.
Voilà, un choix de société qui va nous engager sur 5 ans. Mais là, c'est pas le sujet. Là, le sujet, c'est malheureusement et je le regrette en tant que citoyen, c'est le sujet du moindre mal.
Voilà. Et le sujet du moindre mal, c'est celui qui va faire en sorte que les conditions économiques de notre pays restent stables. Et ça, c'est l'intérêt de tout le monde.
Personne n'a intérêt à ce que la France paye plus cher sa dette. Personne n'a intérêt à ce que nos entreprises soient moins compétitives. Personne n'a intérêt à ce que les investisseurs étrangers se détournent de notre pays.
On a besoin de cultiver cet optimisme dans notre pays et les conditions aujourd'hui politiques ne le permettent pas. Donc je crois que et là c'est l'entrepreneur qui qui vous parle. Moi je reste optimiste.
Ce matin même j'ai lancé une nouvelle entreprise dans le domaine de l'IA cher David Pujadas. Donc je je crois qu'il est encore possible de faire des choses dans notre pays à condition que les politiques soient un peu plus responsables qu'il ne le soit aujourd'hui. Donc chacun doit faire sa part.
Merci Caroline et à mardi prochain. On est reparti pour une saison encore une fois avec grand plaisir.
François Bayrou