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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 15 janvier 2025 6 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Le RN est un parti de patriotes amoureux de la France ! - Yoann Gillet (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse partielle

    Sur ces retraites, vous vous croyez à un accord possible entre les partenaires sociaux ?

  • 0:52OuverteRéponse directe

    La polémique monte après une sortie du ministre François Rebsamen hier soir.

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que, comme Jordan Bardella, vous en appelez à François Bayrou ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Alors effectivement, dans le contexte actuel, est-ce qu'un ministre peut se permettre de dire ça ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Un parti qui, pour l'instant, ne votera pas de censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiquePromesse
    « Nous étions pour l'abrogation de la réforme des retraites. »
  • 0:28Invité politiqueFait
    « Nous l'avons d'ailleurs proposé à l'Assemblée nationale. »
  • 0:35Invité politiqueFait
    « La gauche, d'ailleurs, n'a pas souhaité voter l'abrogation. »
  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « Nous avions un programme précis en matière de retraite qui était totalement finançable. »
  • 1:41Invité politiqueFait
    « C'est un grave dérapage d'un ministre de la République. »
  • 1:49Invité politiqueChiffre
    « Le Premier ministre se doit de recadrer sévèrement son ministre, qui a insulté 11 millions d'électeurs. »
  • 4:23Invité politiqueFait
    « Les Français savent pertinemment ce qu'est le Rassemblement national, un parti de patriotes amoureux de la France. »
  • 4:38Invité politiqueFait
    « La censure, c'est un acte grave. C'est un outil que nous offre la Constitution. »
  • 5:00Invité politiqueFait
    « Il allait faire un peu plus les poches des Français. »
  • 5:04Invité politiqueFait
    « Il allait également mettre dans la difficulté les entreprises. »

Temps de parole

  • Yoann Gillet58 %
  • Présentateur21 %
  • Locuteur non identifié11 %
  • Locuteur non identifié 25 %
  • Invité5 %

7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Yoann Gilles, député RN du Gard, nous a rejoint. Bonjour, merci d'être avec vous. Nous, je vais vous parler de François Rebsamen dans un instant, mais d'abord, sur ces retraites, vous vous croyez à un accord possible entre les partenaires sociaux ?

0:09
Yoann Gillet

Je n'en sais rien, mais ce que je constate, c'est que le Premier ministre, finalement, n'a fait qu'annoncer des discussions sur tel ou tel sujet.

0:15
Présentateur

Oui, mais il n'a fait chez personne.

0:17
Yoann Gillet

Oui, d'accord, mais bon, il va falloir qu'il gouverne et qu'il agisse. C'est ce qu'attendent les Français. Nous, sur la réforme des retraites, on a été très clair depuis bien longtemps et tout le monde connaît notre position. Nous étions pour l'abrogation de la réforme des retraites. Nous l'avons d'ailleurs proposé à l'Assemblée nationale. Et d'ailleurs, notre proposition d'abrogation a été discutée dans l'hémicycle. La gauche, d'ailleurs, n'a pas souhaité voter l'abrogation. S'ils avaient voté avec nous, alors nous aurions obtenu cette abrogation.

Mais au-delà de l'abrogation, nous, nous avions un programme précis en matière de retraite qui était totalement finançable et qui permettait de préserver les finances publiques.

0:52
Présentateur

Alors, la polémique monte, sinon, après une sortie du ministre François Rebsamen hier soir. C'était sur BFM TV, dans le Face aux 20 heures BFM. Il a dit ne pas respecter le RN. Il a précisé sa pensée ce matin dans un tweet. On va y revenir juste après. D'abord, on l'écoute.

1:06
Invité

Je respecte toutes les forces politiques, sauf le RN. Je le dis ici, mais c'est ma position. Et donc, c'est pas du tout... Vous ne respectez pas le RN ? Non, moi, je ne respecte pas ceux qui portent. Pas tous, heureusement, j'en connais dans mon département. Mais ceux qui portent les discours de haine et l'exclusion de l'autre, ce n'est pas ma tasse de thé.

1:24
Présentateur

Voilà. Alors, ce matin, face au tollé, avec notamment Jordan Bardella, qui demande au Premier ministre de recadrer François Rebsamen, il précise sa pensée sur Twitter. Il dit respecter chaque Français, mais pas les idées du RN. Est-ce que, comme Jordan Bardella, vous en appelez à François Bayrou ?

1:41
Yoann Gillet

Évidemment, c'est un grave dérapage d'un ministre de la République. Et le Premier ministre se doit de recadrer sévèrement son ministre, qui a insulté 11 millions d'électeurs qui ont voté pour le RN lors des dernières élections législatives. Mais que le ministre dise aujourd'hui qu'il ne respecte pas nos idées, j'aimerais bien qu'il précise. Ça veut dire quoi ? Qu'il ne respecte pas les Français qui aiment la France, qui sont des patriotes et qui veulent le meilleur pour leur pays ?

2:09
Présentateur

Ils respectent les électeurs, mais pas effectivement leur prise d'opposition ?

2:13
Yoann Gillet

Oui, donc ils ne respectent pas les Français qui aiment leur pays.

2:16
Présentateur

Alors effectivement, dans le contexte actuel, est-ce qu'un ministre peut se permettre de dire ça ? Écoutez, la ministre du Travail et de la Santé sur BFM TV, ce matin, elle appelle à respecter tous les électeurs.

2:27
Locuteur non identifié

Vous savez, je crois qu'il est important que nous respections chacun des électeurs, et donc chaque parlementaire est détenteur de la confiance de ses électeurs. Ça ne veut pas dire que forcément on est d'accord sur les valeurs, mais ça veut dire que chaque élu doit être respecté à travers le mandat qui est le sien.

2:44
Présentateur

Pierre, il y avait eu le précédent Antoine Armand, éphémère ministre du Budget, qui avait affirmé que sa porte était grande ouverte à tous ceux qui faisaient partie de l'arc républicain, sous-entendu pas pour le RN. Il s'était fait reprendre par Michel Barnier, mais François Bayrou n'est pas Michel Barnier.

2:57
Locuteur non identifié

Non, après, je ne sais pas comment il décide, et visiblement, il a décidé qu'il ait laissé une certaine forme d'autonomie de ses ministres, et c'est tant mieux. Moi, je me réjouis quand un ministre a une forme de clarté vis-à-vis de l'extrême droite, parce que les électeurs, notamment, ont quand même tranché, deux tiers des électeurs français ne veulent pas de l'extrême droite, donc je me réjouis quand il y a une ligne claire.

3:14
Présentateur

Un ministre peut dire ça ?

3:15
Locuteur non identifié

Oui, je pense que c'est très bien qu'il le dise, c'est bien qu'il l'affirme. Je pense qu'il a fait la distinction entre les électeurs qu'il faut continuer de convaincre et l'extrême droite qui a vocation, qui cherche à gouverner, et qui n'a de projet que d'attiser la haine entre les uns et les autres. Et donc, je pense que c'est plutôt bien. Je lui rappelle quand même qu'il siège dans la table du gouvernement avec M. Rotaillot, qui a peu ou prou les mêmes mots que l'extrême droite. Il y a une forme de cohérence.

3:37
Yoann Gillet

Je crois que les slogans en parlant de haine, du rejet, de l'autre, vous savez, c'est d'un autre temps. Aujourd'hui, plus personne n'y croit. Les Français n'y croient plus. Donc, je ne suis pas sûr que ce genre de propos... Les propos méritent une réponse. Non, vous dites n'importe quoi. Moi, je suis un député du Rassemblement national et je suis dans le respect de tout le monde. Je n'ai de haine contre personne. Et en tenant ces propos, vous savez, en réalité, vous nous faites de la publicité en quelque sorte parce que les Français ne croient plus à ces slogans, à ces arguments politiques qui n'ont aucun sens. Donc, tant mieux, continuez comme ça.

Continuez comme ça et vous nous aiderez à accéder au pouvoir. Les Français savent pertinemment ce qu'est le Rassemblement national, un parti de patriotes amoureux de la France et respectueux de tout le monde.

4:29
Présentateur

Un parti qui, pour l'instant, ne votera pas de censure ?

4:32
Yoann Gillet

Non, pas tout de suite, pas dans l'immédiat. Il n'y a pas de raison de voter une censure sur de simples paroles. La censure, c'est un acte grave. C'est un outil que nous offre la Constitution. Et nous considérons qu'il faut le déclencher en cas de dernier recours, en cas de réelle nécessité. Ce que nous avions fait avec Michel Barnier, par exemple. Puisque Michel Barnier, par exemple, prévoyait un budget dangereux pour les Français. Il allait faire un peu plus les poches des Français. Il allait également mettre dans la difficulté les entreprises, en, par exemple, retirant l'exonération sur les petits salaires, ce qui allait être dramatique pour un certain nombre d'entreprises.

Et donc, si François Bayrou franchit les lignes rouges que nous avons fixées, qui sont les mêmes que celles que nous avions fixées à Michel Barnier, alors nous pourrons censurer. Et nous n'aurons pas la main qui tremble pour censurer, si c'est pour protéger les Français. Mais dans l'immédiat, il n'y a pas de raison de censurer. Nous, au Rassemblement National, on ne se comporte pas comme la gauche. On n'est pas là pour instaurer le désordre, le chaos. Nous souhaitons pouvoir faire en sorte, dans la situation politique que nous connaissons, d'obtenir un maximum de mesures positives pour les Français.