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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 18 septembre 2026 26 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

“Il a rappelé que la menace russe est réelle” : Que retenir de l’allocution de Macron ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Invité politiqueFait
    « la menace russe s'est intensifiée ces dernières semaines, ces derniers mois et qu'elle est réelle »
  • 0:20Invité politiqueFait
    « il y a ces attaques informationnelles certes, mais également physique »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « la tentative d'attaque à l'apsich déjoué et il parle bien évidemment du GR rus et le renseignement militaire russe »
  • 0:50Invité politiqueChiffre
    « nos stocks en dans l'Union européenne sont aujourd'hui à 69 % remplis à 69 % »
  • 3:40Invité politiqueFait
    « cette situation, cette hausse des prix euh des de l'énergie, ce n'était pas de la faute, la responsabilité du gouvernement »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « On m'a reproché au moment du Covid de quoi qu'il en coûte et maintenant on me demande de dépenser des aides qui ne seraient plus ciblées mais généralisées »
  • 5:50Invité politiqueFait
    « les crises sont dues non pas à des actions du gouvernement mais à des crises internationales »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

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Emmanuel Macron

Je commence avec vous Christophe Gascar. Le premier élément c'est d'abord que la menace est réelle et il parle notamment le chef de l'État de la menace russe pour l'Europe. Oui, avec un discours de de véracité et de lucidité, la situation est grave. Ce ne sont pas mes mots mais ce sont ceux du chef de l'État. Il rappelle effectivement que la menace russe s'est intensifiée ces dernières semaines, ces derniers mois et qu'elle est réelle pour plusieurs raisons. Et bien parce qu'il y a ces attaques informationnelles certes, mais également physique. La nature donc de la menace a changé.

L'attaque de drone sur un train justement civil en Ukraine en est un exemple, mais surtout la tentative d'attaque à l'apsich déjoué et il parle bien évidemment du GR rus et le renseignement militaire russe. Il explique que ce qui s'est passé en Allemagne a été certes déjoué mais ça pourrait arriver sur un autre pays en l'occurrence peut-être la France. Bref, nul n'est à l'abri. En fait, il y a quatre messages qui sont à retenir. C'est que la menace russe, elle s'est intensifiée, que le soutien à l'Ukraine est indispensable, que la protection d'un d'un plan de protection de nos infrastructures est également essentielle.

Et enfin un appel à l'unité parce qu'il le dit aussi la division c'est faire ainsi c'est ce que cherche à faire la Russie notamment diviser la société française pour mieux nous fracturer ces sep guerres hybride mais également diviser l'Europe pour affaiblir justement l'aide à l'Ukraine et il faut donc rester solidaire. Patrice Romrden, il y a aussi la question du Moyen-Orient qui est abordée par Emmanuel Macron et ses conséquences à la pompe, on va évidemment, mais il dit il faut ouvrir des voies pour notre approvisionnement. Alors ça passe peut-être par Hormous, ça passe aussi par le fait de convoquer un G7 sur l'énergie. Oui.

Euh, on a bien compris que la situation avec la fermeture du D3 d'mous et ensuite le filtrage, on va dire savant des outils euh au détroit de Babel Manded compliqué la donne et Emmanuel Macron n'a pas manqué effectivement de souligner euh ce qu'était la situation sur place, ne serait-ce que pour expliquer qu'il était pas lui responsable de la hausse du prix du carburant en France. Il a expliqué que la France restait euh comment dirais-je extrêmement active sur le plan diplomatique pour essayer de sécuriser son approvisionnement et il a évoqué d'autres routes du pétrole.

Je pense notamment à à cette holéoduc dont il a parlé qui débouche en face de Malte sur en Turquie à Seyan et qui part de l'Irak précisément de Kirkou. C'est effectivement une voie alternative quand on regarde une carte euh du Moyen-Orient avec ce pétrole qui partirait d'Irak pour passer par le nord et aller euh vers la Tqu et déboucher en Méditerranée. Euh mais euh on sait que cet héoduc, même s'il existe, ne permet pas de produire autant de euh comment dire ne permet pas de de déplacer autant de pétrole qu'on le souhaiterait. Mais au moins ça permet de garantir une arrivée en Méditerranée pour l'approvisionnement français. Ça, ce sont les considérations géopolitiques, Johan Asitru.

Il y a aussi des conséquences évidemment à cette situation géopolitique et le chef de l'État y a accordé du temps. Il dit même qu'il faut trouver effectivement les moyens d'approvisionnement mais que avant de dépenser un maximum d'argent sur des considérations intérieures, il faut se mobiliser pour traiter les causes. C'est ce qu'évoquait Patrice à l'instant.

Oui, effectivement, la première la première chose à faire, c'est de d'aller à l'origine des choses parce qu'il a rappelé effectivement à plusieurs reprises que cette situation, cette hausse des prix euh des de l'énergie, ce n'était pas de la faute, la responsabilité du gouvernement, mais de la situation internationale, des guerres guerres au Moyen-Orient, guerre en Ukraine également. Et il a surtout appelé à agir sur la quantité pour pouvoir faire baisser les prix. Pourquoi ? parce que ça fonctionne avec la loi de l'offre et de la demande. C'est-à-dire que plus il y a de pétrole en circulation, plus il y a de gaz en circulation, plus les prix vont diminuer.

Diminuer pour pouvoir donc alléger les factures des Français, des entreprises et éviter les pénuries parce qu'on sait qu'on a également des problèmes d'approvisionnement d'approvisionnement de de pétrole et de gaz. surtout nos stocks en dans l'Union européenne sont aujourd'hui à 69 % remplis à 69 % parce que vous savez savez que chaque année on fait des des stocks pour pour l'hiver alors que d'habitude on est à 85 % à cette période là.

Alors, il a quand même rassuré sur le le cas de la France, mais il a quand même euh insisté sur cette sécurisation des des approvisionnements en en réduisant aussi nos dépendances, en enseignant peut-être aussi d'autres partenariats pour pouvoir euh optimiser cette cet approvisionnement en pétrole et en gaz. Et chimo, c'est important parce que effectivement les candidats à l'élection présidentielle, ceux qui sont en tous les cas pour l'instant dans la course ont on ont beaucoup d'idées et ne se gênent pas à longueur de plateau, à longueur d'interview pour les donner.

On a le sentiment que le président de la République a voulu en quelque sorte d'une part siffler la fin de la récrée, d'autre part reprendre la main. Oui, surtout qu'un certain nombre d'entre eux étaient présents à cette réunion et puis il y a eu plusieurs messages en disant "On m'a reproché au moment du Covid de quoi qu'il en coûte et maintenant on me demande de dépenser des aides qui ne seraient plus ciblées mais généralisées." Ça c'est un message pour en particulier la France insoumise qui voulait le blocage des prix et le Rassemblement national qui voulait la baisse de la TVA sur sur les carburants.

Mais il y a un autre message qui est très intéressant, c'est que il a rappelé que aujourd'hui les crises sont dues non pas à des actions du gouvernement mais à des crises internationales. Ça nous renvoie clairement à une autre crise sociale en 2018 qui était celle des gilets jaunes qui était cette fois du à deux décisions à minima gouvernement, c'était les 80 km/h et le prix du gazol. Donc il y a aussi cette volonté de dire attention, j'entends beaucoup de choses concernant une éventuelle crise sociale mais là alors c'est pas on y est pour rien mais c'est quand même c'est pas trop de ma faute.

Donc on va demander au gouvernement de travailler sur les aides ciblées ce qui est encore le cas et on a vu que Bron laisser entendre qu'il y aurait peut-être une autre une autre aide de pour les gros rouleurs. Mais d'un autre côté laissez-moi tenter de limiter les causes. Je négocie. Le gouvernement a compris qu'il y avait besoin d'aider les plus en difficulté, mais pour autant le quoi qu'il en coûte ne reviendra pas d'ici là. C'est pas la peine d'aller dans la rue. C'est pas de notre faute. Ça vient de la Russie et de l'Ukraine. Ça vient aussi du Moyen-Orient. Florient Tardif, on a quand même le sentiment qu'il y a un problème de communication.

C'est-à-dire que le Premier ministre nous parle d'économie budgétaire. En même temps, le chef de l'État évoque les crises qui ont des conséquences pour le portefeuille des Français. On a parfois du mal à savoir qui guide le manche si j'ose dire. Ah oui ben ça c'est euh la particularité euh depuis euh d'ailleurs on pourrait remonter jusqu'à la présidence Nicolas Sarkozy de euh l'hyper président le président de la République qui veut à la fois et c'est particulièrement le cas euh d'Emmanuel Macron être président de la République être premier ministre être ministre euh également là en l'occurrence de l'énergie des affaires étrangères mais également des armées.

que les armées, c'est quand même un domaine réservé au président de la République et pourquoi pas secrétaire d'État puisque parfois il est en capacité de détailler tel ou tel aides qui sont alloués à telle ou telle catégorie de de personnes. Non, je rejoins ce qui ce qui vient d'être dit. Il y a bien évidemment une réponse sur la question internationale, une réponse sur la question également économique et l'impact des guerres puisqu'il a évoqué l'ensemble des guerres actuellement sur le pouvoir d'achat des Français. Mais il y a également la question sociale. Il n'a pas évoqué la crise sociale de 2018 des gilets jaunes. Néanmoins, il faut savoir lire parfois entre les lignes.

Il a dit "J'en ai quelques souvenirs en expliquant que parfois lorsqu'il y avait une augmentation des prix à la pompe, cela pouvait avoir des conséquences dans la rue et à l'époque des gilets jaunes, on était aux alentours de 1 8 1 9 € le litre. On est bien au-delà aujourd'hui. Vous avez rappelé euh les chiffres euh tout à l'heure. Donc cette réunion ce matin, bien évidemment c'était pour faire un point avec euh les candidats à la présidentielle mais c'était également aussi à destination de la population.

D'ailleurs, lorsque l'on écoute dans la globalité le discours du président de la République, il y a quand même une rhthorique autour de euh une volonté en tout cas de de dramatiser un tout petit peu l'événement euh par rapport à ce voilà, je crois que ce qu'il a dit tout à l'heure, c'était restons unis. C'est-à-dire que face aux crises, à un moment donné, bien évidemment, vous pouvez être mécontent. Euh d'ailleurs, il l'a dit à un moment donné, je comprends, j'entends les préoccupations des uns et des autres, mais face aux crises, il est bon de rester uni, comprenez, il est bon de rester chez soi et ne vous inquiétez pas, je vais gérer la situation.

Euh il appelle à la responsabilité des partis, il y a une volonté de calmer le jeu avec les uns et les autres. tout simplement parce que on est dans une époque où on est à quelques mois de la présidentielle et que bien évidemment il peut y avoir une instrumentalisation, a raison, on peut le comprendre des uns et des autres de cette situation géopolitique et économique. Jean-Christopher Roland, il est dans son rôle le chef de l'État. Là, on comprend he l'aspect international qui qui est de son domaine réservé et et les conséquences économiques pour les Français. Mais on se pose la question. Oui.

Alors juste petite précision he constitutionnellement c'est pas tout à fait son domaine réservé en tout cas intégralement mais la pratique présidentielle a fait que sous la 5e il se l'it un peu accapéré c'est pas le seul hein. Le point positif quand même, je vais être équilibré he dans dans le discours du président, c'est quand même de montrer que l'action extérieure de la France là, le poste budgétaire sur la défense, quand on aide les Ukrainiens, on aide les Ukrainiens, on aide nous-même aussi.

Ça c'est important de le dire parce que on aurait voilà, certains ont tendance à dire que c'est pas la peine d'envoyer des milliards ailleurs parce que vous dites que certains Français peuvent se demander si c'est bien nécessaire. Ah bah à l'appui de certains partis politiques, oui, est-ce que ça vaut le coup ? Là au moins, on voit bien que c'est un poste budgétaire qui sert aussi les intérêts de la France fondamentalement. Le point où je suis un petit peu plus circonspect dans l'intervention du président, c'est qu'effectivement le poste budgétaire consacré à l'énergie, au carburant, c'est euh fondamental pour un budget familial, mais c'est pas le seul motif de grogne.

Donc quand on appelle à la résilience, quand on appelle à la résistance, en gros, ce qu'il dit en creux, c'est pas de gilet jaune à nouveau. Vous voyez bien que c'est pas le moment, c'est un petit peu aller loin parce que le pouvoir d'achat, c'est pas que ça non plus. C'est ça, mais c'est pas que ça. Il y a les salaires qui sont l'objet. Il y a des revendications catégories. On a vu la police il y a pas si longtemps que ça. Il y a les pêcheurs, il y a les agriculteurs. Donc juger si vous voulez une grogne sociale par le contexte international, c'est à moitié vrai. Mais il y a d'autres motifs de grogne. Pascal de Lima, il essaie de Bonjour d'abord économiste, merci de nous avoir rejoint.

Il essaie de de désamorcer les crises une à une. Emmanuel Macron. Alors, il y a celle sur le plan international et on va s'en doute y revenir, mais il y a il y a quand même ces grognes qui se multiplient, qu'on le veuille ou non, et qui sont là. On a l'impression que le chef de l'État a surtout aujourd'hui tenté de faire ça, de désamorcer, tenter de désamorcer euh peut-être éviter aussi de le met à coule pas évidemment.

Euh avant de venir sur ce plateau, je m'interrogeais sur parce que finalement quand je vois toutes ces crises sociales qui vont arriver et cetera, la situation de l'inflation, je me dis mais qu'est-ce qu'il y a finalement foiré si je peux le dire un peu vulgairement parce que on sent bien qu'il y a quelque chose qui qui n'a pas réussi quand même depuis 10 ans. Et le chef de l'État dit ce sont des conséquences extérieures et nous on gère comme on peut. Deux choses et c'est une conviction. Je je pas pensé à dire ça mais du coup je vais le dire quand même parce que c'est un signal faible.

Je suis plutôt économiste du de l'écosystème d'entreprise, donc on fait des conférences, on écoute les gens et tout plutôt au niveau terrain. C'est un le manque d'anticipation que ce soit sur la COVID, que ce soit sur l'Ukraine, que ce soit sur le pétrole, euh il y a eu un manque d'anticipation et donc forcément une insuffisance dans les investissements pour créer une souveraineté et une protection. Ça c'est le premier point. Je veux dire qu'on aurait pu prévoir certaines choses mais en fait moi je commente un peu expost donc c'est un petit peu facile et cetera.

À la limite je suis pas expert au niveau gouvernemental, j'ai pas leurs informations mais eux je pense auraient peut-être pu anticiper un peu plus pour mettre en place un système de souveraineté. Je le dis de façon plus. Deuxièmement c'est le manque d'écout des conseillers. Il y a quand même un manque de travail avec des conseillers, avec des historiens, avec des experts qui ont prévu un tas de choses qui se passent aujourd'hui.

Bon voilà, j'avais envie de le dire, j'en profite parce que ça répond un petit peu aussi à votre question de cette volonté d'apaisement mais aussi de refus quand même de voir que aujourd'hui la fonction gouvernementale ne permet plus de protéger réellement, d'anticiper. On est dans du réactif, donc chèque par cci, chèque par là, on va protéger, ça va monter, on va protéger, ça va redescendre, on recule un peu, puis on pas continuer comme ça dire un moment donné va falloir faire de la politique économique, avoir une vision stratégique et cetera. Donc c'est ma réaction aujourd'hui Sergimo.

Oui, sur l'anticipation, on bien sûr sur le Covid c'est un peu différent mais clairement on a vu que ces trois crises donc Covid, l'invasion de l'Ukraine par les Russes et la la crise au Moyen-Orient ont montré que il y avait pas alors moi je sais pas ce qui le terme souveraineté il est très connoté politiquement mais qu'on était dépendant partout critique partout. Oui, oui, on l'a vu sur euh euh les médicaments, on le voit sur le gaz et et sur les carburants aujourd'hui et que euh c'est peut-être là, mais là c'est pas simplement ces 10 années que l'anticipation a manqué.

Et un des exemples, j'en prendrai qu'un, c'est lorsque Sébastien Lecnu a fait une une déclaration sur l'électrification en pleine crise sur les carburants. Alors certes, c'est important d'aller vers l'électrification mais c'est du moyen plutôt du long terme. Alors que les Français vivaient déjà de plein fouet une crise à la pompe. Je reprendrai pas l'image que utilisait Patrice Romden en citant Fabien Rousell tout à l'heure en disant que c'était le seul endroit à la pompe où on avait le pistolet sur la tempe en faisant son plein. à la fois le pistolet endroit où celui qui tient le pistolet, c'est celui qui se fait braquer. Voilà.

Mais clairement, c'est là qu'on voit que ces ces ces grandes enfin réformes structurelles montrent bien que notre dépendance est toujours là. Et l'un des problèmes que qu'évoque aujourd'hui Emmanuel Macron, certes, nous ne sommes pas responsables de la guerre au Moyen-Orient, mais pour autant notre dépendance au carburant fait que nous sommes obligés de subir et de corriger par des êtres ciblés, ça c'est un choix du gouvernement pour corriger la crise.

Donc c'est un petit peu tout ça effectivement ça ça révèle un certain nombre de de points faibles qui ont commencé bien avant Emmanuel Macron mais qui se sont révélés à travers ces deux quinquenas puisqu'il y a eu ces trois crises et c'est vrai que ça occupe un quinquen une crise comme comme celle que nous vivons aujourd'hui. Patrice je vais vous laisser réagir mais Emmanuel Macron a l'air de dire il dit d'ailleurs que il il se dépense sur la scène internationale pour tenter d'atténuer les effets de ces crises pour les Français et pour les autres. il a réellement ce pouvoir là.

Je veux dire la France aujourd'hui quand on parle de ce qui se passe au Moyen-Orient, quand on se parle de ce qui se passe en Ukraine, elle compte la France a une tradition de présence au Moyen-Orient. J'imagine que quand Emmanuel Macron décroche son téléphone et veut parler au au président libanais, on on on lui répond. Sauf que là, c'est pas le président libanais qui décide du du prix du pétrole. Donc il faut à un moment être un petit peu réaliste. Peut-être que la France se voit parfois un petit peu plus belle ou plus forte qu'elle naî dans cette région. Et si Emmanuel Macron avait les moyens euh de faire quelque chose, on va pas lui jeter la pierre, hein.

Je veux dire, ce sont ce sont des faits, je veux dire, ce serait fait depuis un moment, depuis que le D3 d'ormous est fermé, il aurait réussi à l'ouvrir Abracadabra où il aurait réussi à raisonner euh les Iraniens. Non, pour l'instant, alors la France peut parler, c'est une voix qui est écoutée euh qui porte éventuellement, mais pour l'instant c'est pardon de le dire comme ça, cause toujours. C'est toujours facile de le dire après, mais euh pour l'instant c'est juste ça. Et pour une petite précision sur le manque d'anticipation, je je mets sur la table deux exemples. Encore une fois, c'est très facile de parler après, mais il y a d'abord le nucléaire.

Je veux dire, il y a eu un moment où on a voulu freiner aussi un petit peu le nucléaire. Je pense que c'est une énergie propre, une énergie qui n'est pas chère, alors qui fait parfois peur, mais c'est vrai qu'on a levé le pied sur le nucléaire. On se rappelle d'affaire Fenheim et cetera et cetera. Est-ce que cela témoignait et ça date d'ailleurs peut-être même d'avant Emmanuel Macron ? parce que cela témoignait d'une certaine euh comment dire d'une certaine vista euh de la part de ceux qui ont pris cette décision à l'époque, je n'en suis pas sûr.

Et je prends un deuxième exemple et là peut-être les spécialistes du pétrole pourront euh euh comment dire confirmer ou infirmer, mais la France a fait aussi le choix de ne pas raffiner pétrole, ce qui l'oblige parce que c'était polluant donc ce qui l'oblige aussi du coup à importer un pétrole qui est déjà euh qui est déjà raffiné j'en ai très interdépendant. Donc à un moment quand on dit aux autres fait "Faites le boulot pour nous", on est interdépendant quand ils peuvent plus faire le boulot. Florardif non mais je vous trouve un tout petit peu sévère concernant le le manque d'anticipation. Pourquoi ? Tout simplement parce que Non non non non. Oui oui. Non mais oui oui.

Non non non mais pourquoi ? Tout simplement parce que depuis une dizaine d'années, qu'est-ce qui se passe ? C'est que nous avons changé d'époque. Nous sommes passés dans une époque où effectivement on pouvait avoir une interdépendance les uns les autres. Euh tout simplement parce que euh juste après la Seconde Guerre mondiale, grosso modo, on met la guerre froide de de côté, nous avons décidé de commercer ensemble.

Et parce que nous avons décidé euh quasiment collectivement de commercer euh ensemble euh si euh quand je dis nous, ce sont l'ensemble des pays euh du globe, si un pays était attaqué, son voisin, il y avait des répercussions économiques et cetera et cetera et ça se diffusait sur l'ensemble de la planète. Je crois qu'on en a un exemple précis en ce moment. quelques années, nous ne sommes plus du tout dans la même époque. Nous sommes dans une époque passé dans une époque de prédation. Euh c'est d'ailleurs très bien décrit dans l'heure des prédateurs de de Dampoli.

Euh c'est-à-dire que il y a euh des euh chefs de l'État euh dirigeants euh du monde qui euh souhaitent revenir euh à l'époque grosso modo des empires. C'est les États-Unis, c'est l'Iran, c'est la Chine. Tous les cas, ils affent la loi du plus fort. C'est la loi du plus fort. Il y a même plus de loi. Effectivement, on ne respecte plus les règles d'après Seconde Guerre mondiale. Et si on veut s'emparer de tel ou tel pays, de tel ou tel D3, de telle ou telle entreprise stratégique, on va dire dans tel ou tel but, on le fait sans même respecter les règles. La seule règle qui domine aujourd'hui, c'est qu'il n'y a plus de règles. Donc c'est bien plus compliqué effectivement de euh de prévoir.

Non, mais je vous dis non mais voilà. Non, mais pourquoi je je voulais je voulais aborder cela ? Tout simplement parce que lorsque vous disiez tout à l'heure que on pourrait prévoir, bien évidemment, je vous rejoins. Bien évidemment que on aurait pouvoir pu prévoir énormément de de de crises euh telles que nous les avons traversé ces ces dernières années. Mais que disions-nous par exemple concernant une crise sanitaire de Roseline Bachelot quand elle avait prévu justement le pire, on lui disait qu'elle avait jeté l'ar l'argent par les fenêtres, grosso modo en commandant des des millions de vaccins, des millions de masques qui n'auront jamais servi.

toujours effectivement un tout petit peu plus facile de de refaire le match une fois qu'il a eu lieu. Pourquoi pourquoi je dis ça ? tout simplement parce que et on peut reprocher énormément de choses concernant la la politique d'Emmanuel Macron ces ces 10 dernières années. Et bien heureusement, on voit qu'il y a énormément de choses qui n'ont pas été qui n'ont pas été bien faites et on en voit les conséquences aujourd'hui. En revanche, euh on peut lui reconnaître que l'un des premiers qui a commencé à parler de souveraineté et qui a commencé à dire il y a une dizaine d'années, c'était le discours de de la Sorbonne.

Attention attention on est en train de changer d'époque il va falloir nous organiser et d'ailleurs il a répété ses expression en européense la nécessité de faire un effort budgétaire faire un effort budgétaire faire un effort de de de défense s'organiser entre nous arrêter de nous piquer les uns les autres des des comment dire des des des je je je je perds le mot mais disons que il y a une révalité parfois trop forte qu'on peut constaté euh notamment d'ailleurs en terme de de défense où il y a une compétition entre les Français et les Allemands, entre les Français et les Italiens et cetera et cetera.

C'està-dire qu'on se fait la guerre économiquement euh entre nous alors que les autres euh à l'extérieur des des frontières de l'Union européenne nous regardent en train de de de d'être préoccupés par nos guerres commerciales et se disent "Bah très bien, ils sont en train de s'affaiblir tout seul, il y a il y a qu'appuyer sur le sur le bouton et de récupérer la mise à la fin." Donc on peut quand même lui reconnaître ceci même si bien évidemment je vous rejoins tout à fait. Il faudrait aller beaucoup plus loin beaucoup plus loin sur le nuire messieurs.

Pour anticiper, je vais donner la parole à Joan Citruc et puis à Pascal de l'imam pour anticiper et et pour aller plus loin, il faut de l'argent et c'est pour ça que je parlais de soucis de communication à l'intérieur de l'exécutif puisque le gouvernement annonce 54 milliards d'euros d'efforts budgétaires pour 2027. Johanna euh et euh le ministre de l'économie pas plus tard que ce matin disait qu'il fallait euh que tout le monde se prépare à faire des efforts. Oui, effectivement, c'est ce qui est prévu d'ailleurs dans le le budget qu' a proposé Sébastien Lecnu hier.

Il va y avoir un effort auprès des des retraités, un effort également euh de la part des des bénéficiaires de certaines prestations sociales. Un effort de certains ministères, notamment le ministère du travail. On sait que selon ce qu'a proposé Sébastien Lecornu, il va devoir à lui seul faire un effort de 2 milliards et demi d'euros. Voilà, il y a toute une série de de catégories de de français qui va devoir faire un effort pour arriver à ce à cette somme considérable de 54 milliards d'euros d'efforts budgétaires. Alors, dans les faits, est-ce que ce budget sera validé, sera voté ? Ça me paraît compliqué à l'heure actuelle parce que souvens qu'à a déjà des menaces de censure.

François, c'était 10 milliards de moins. Il y avait le l'ancien premier ministre a perdu son poste à cause de ça. Donc ça ça paraît assez compliqué à l'heure actuelle d'imaginer que ce budget en l'état va passer. Et pourtant, il y a effectivement la nécessité parce qu'on a plus d'argent, les caisses sont vides, il y a la nécessité de redresser nos finances publiques, donc de faire un effort qui est quand même considérable pour euh pouvoir atteindre ce déficit public l'année prochaine de 5 % du PIB. Pascal de Lima d'un mot parce que j'aimerais qu'on on aborde la question politique en 2 minutes.

D'un mot euh les 54 milliards en fait c'est effectivement une trajectoire des finances publ c'est 54 milliards si l'on ne fait rien. C'est aujourd'hui on laisse filer tel quel le déficit on arrivera à 6,5 % de déficit en 2027. Donc le gouvernement dit c'est pas possible, il faut qu'on vienne à 5,4 et ça fait effectivement ce trou de 54 milliards. Mais aujourd'hui, il faut encore documenter, savoir comment est-ce qu'on va faire les réformes pour pouvoir, il y a un ciblage sur les retraités, sur les fonctionnaires, mais tout cela ça nous amène à quelque chose comme 10 milliards de documentés. Il faut encore documenter 35 à 40 milliards. Donc il y a encore un gros travail à faire.

Mais il faut bien préciser quelque chose. Quand on dit qu'on fait une économie de dépense, ça sur le terrain pédagogique c'est essentiel. Quand on dit qu'on fait une économie de dépenses et que les impôts sont restés à niveau égal, le déficit se creuse he attention, il s'agit pas de revenir à à un équilibre budgétaire ou à un excédent. Donc toute la question maintenant, c'est documenter ces 40 milliards. Sauf que tous les Français se sentent concernés, les fonctionnaires, les retraités, les jeunes, les plus âgés. Enfin, bien il y en a un peu pour tout le monde.

Serbino, du coup le le chef de l'État dit "L'heure est grave." Alors, il parle évidemment de la situation géopolitique et du contexte international, mais est-ce que en arrière-fond, il n'a pas euh l'arrière-pensée de se dire il faut calmer ? Et d'ailleurs, il dit hein, nous devons tous rester unis. Oui. Alors, il dit "On doit respecter nos finances publiques." Il le dit, c'est le seul mot réellement de de économique qu'il a pu dire par rapport au budget parce que il sait très bien que c'est la prérogative d'un premier ministre qui est en train de le construire. Et d'ailleurs, c'est hier soir qui est apparu ce ce projet budgétaire.

Et vous avez raison Pascal de l'imale de préciser, tout n'est pas renseigné que c'est pour ça qu'on dit où sont les 54 milliards ? Mais c'est pas parce que tout le monde va faire un effort que ce budget va être jugé comme juste. C'est pas parce que tout le monde y participe que effectivement les gens vont comprendre pourquoi ils vont devoir faire des efforts. Parce que entre des petites retraites et une multinationale ou une holding, c'est pas c'est pas la même chanson. Donc on va voir une fois qu'on aura tous les arbitrages comment ce budget va être jugé.

Mais il y a un autre débat qu'on évoque euh toujours en filigramme de de ce que a dit le président de la République à ses euh à ses invités du jour, c'est que il y a une convergence des crises euh il y a la crise effectivement internationale, mais il y a une crise budgétaire et une crise politique. Il y a toujours pas, je le rappelle, de majorité à l'Assemblée, ça n'a pas changé et que avec la présidentielle qui va s'ajouter à cela, c'est pas dit qu'il y a beaucoup de concessions. Après, le débat qui va se poser, c'est qui aura intérêt éventuellement à censurer Sébastien Lecnu.

Là, on parle des socialistes et du Rassemblement national qui ont la clé arithmétique à quelques mois d'une présidentielle et peut-être s'il y avait une censure d'une éventuelle dissolution. Et là, c'est une autre question. C'est-à-dire qu'on va pas vraiment parler budget. Le premier ministre l'a dit, je ne vais pas toucher à la fiscalité, je ne vais pas engager des réformes qui sont de l'ordre du débat présidentiel. Donc il affiche la nécessité de faire 54 milliards d'économies pour avoir un déficit à 5 % en y ajoutant les dépenses militaires déjà actées.

Et après on verra, mais on va voir un débat, c'est pas pour spoiler la chose, mais qui sera beaucoup plus politique et imbriqué avec la présidentielle qu'un débat budgétaire.