« Nous serons la voix de tous les Français qui veulent retrouver du pouvoir d’achat. »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
En deux mots, vous les féliciter ce matin ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Le 15 octobre dernier, vous disiez "Si j'étais député, je voterai la censure." Pourtant vous félicitez ce matin, c'est ça la mission d'un parti de gouvernement ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il n'est pas en train de saboter le seul compromis trouvé pour éviter que le gouvernement ne tombe ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Avez-vous cédé votre place à la gauche depuis le départ de Bruno Retailleau ?
- 8:00FerméeRéponse directe
Sur la taxe Zucman, vous ne bougerez pas d'un iota si elle est allégée ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous sentez visé par les propos de Xavier Bertrand sur les dirigeants tentés par le RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00François-Xavier BellamyFait
« Si j'étais député, je voterai la censure. »
- 13:00François-Xavier BellamyFait
« Moi, je crois pas à la fin des clivages qu'avait théorisé Emmanuel Macron. »
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7h37. Bonjour, c'est la Bougou. Bonjour Bruce.
Bonjour à tous. Votre invité ce matin, François Xavier Bellami, vice-président délégué des Républicains et députés européens. Bonjour François Xavier Bami.
Merci d'être avec nous. Semaine décisive qui s'ouvre à l'Assemblée nationale. Les débats reprennent autour du budget et ce weekend double victoire des députés de votre parti qui obtiennent d'une part la défiscalisation totale des heures supplémentaires, de l'autre la suppression du gel du barê de l'impôt sur le revenu.
En deux mots, vous les féliciter ce matin ? Bien sûr et je les remercie aussi parce que comme un français parmi tant d'autres qui regardent les débats à l'Assemblée nationale, je m'inquiète de savoir qui défend qui défend la France qui bosse la France qui travaille. La France qui a travaillé toute sa vie.
Et les Républicains, les députés de notre groupe sont ceux qui aujourd'hui font barrage à toute la folie fiscale qui voudrait déferrer sur la France à travers les propositions des socialistes et de tous leurs alliés. Aujourd'hui, grâce aux députés LR, nous avons obtenu la défiscalisation des heures supplémentaires pour que ceux qui travaillent le plus soient vraiment rémunéré pour cela. Et le fait d'éviter cette indexation, cette non indexation de l'impôt sur le revenu, qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Ça veut dire que beaucoup de Français auraient payé plus d'impôts. Ceux qui travaillent, ceux qui payent déjà auraient été encore plus mise à contr François Xavier Bami. Le 15 octobre dernier, vous disiez "Si j'étais député, je voterai la censure." Pourtant vous félicitez ce matin, c'est ça la mission d'un parti de gouvernement.
Négocier pied à pied. Avez-vous changé d'avis ? Non, je je continue de croire que pour nous la clé c'est de réussir à sortir ce pays de la crise.
Vous savez, les Français sont sans doute un peu perdus au milieu de cette confusion politique. La seule chose qui doit nous guider, c'est l'intérêt du pays. Et ma conviction profonde, c'est que tenter de faire survivre un gouvernement en abandonnant la réforme des retraites, c'est en réalité mettre en danger tous les retraités de France seulement peut-être pour quelques semaines d'une forme de continuité illusoire.
Et j'observe que d'ailleurs les députés, les républicains vont porter aujourd'hui autour de leur invoqué à l'Assemblée nationale une proposition d'annulation de cette suspension de la réforme des retraites parce que nous le devons à ceux qui ont travaillé toute leur vie et nous le devons aux générations qui viennent derrière cette question des retraites. C'est la dette que nous laissons à nos enfants et à nos petits enfants. Justement sur cette suspension de la réforme des retraites, Gérard Larchet lui aussi est monté au créneau et dit qu'il rétablira la mesure.
Est-ce qu'il est pas au fond en train de saboter le seul compromis qui a pu être trouvé aujourd'hui pour éviter que le gouvernement ne tombe ? Mais vous savez, les compromis, c'est très important de réussir à s'entendre, à se mettre d'accord mais à deux conditions. Le premier c'est qu'on fasse ça en reconnaissant tous la réalité de la situation, la situation de risque budgétaire majeur qui pèse sur notre pays.
Et le deuxième, c'est qu'on soit capable de faire des compromis sans céder sur l'essentiel. Or, mettre en danger la France et les Français aujourd'hui, c'est céder sur l'essentiel. Et c'est ce que nous ne ferons pas. ni à l'Assemblée ni au Sénat.
Quitte euh a provoqué donc l'instabilité du pays. Je voudrais vous faire écouter Olivier Fort Qu'est-ce qui provoque l'instabilité du pays ? Vous avez vu il y a quelques heures, seulement quelques jours que l'agence Maudise a montré que la perspective de la France était désormais négative.
Ça veut dire que nous sommes, toutes les agences le disent, en risque de voir nos finances publiques plonger dans l'inconnu. La vraie instabilité, elle est là. la vraie perspective d'instabilité et les Français le savent bien, ce sont leurs économies aujourd'hui qui sont mises en cause par une gestion défaillante du pays.
Je voudrais vous faire écouter Olivier Fort. C'est un bon interlocuteur au sens où la discussion est fluide. Ça ne veut pas dire que nous sommes d'accord.
Nous avons donc des différents mais il y a la volonté de part et d'autres d'aboutir à un moment à ce que le la France doté d'un budget avant la fin de l'année. Vous l'entendez vanter sa relation avec Sébastien Lecnu alors qu'il menace toujours de censurer le gouvernement d'ici la fin de la semaine. La question que j'ai envie de vous poser ce matin, c'est au fond, avez-vous cédé votre place à la gauche à partir du moment où Bruno Rota a perdu ses ner ?
Est-ce que vous retrouvez aujourd'hui hors jeu ne pouvant plus peser dans les discussions ? Bon n'a pas perdu ses ner en quittant le gouvernement sur Bien sûr que non. Bonota a compris comme tous les Français au moment de l'annonce du premier gouvernement de Sébastien Lecnu qu'en fait c'était non plus de servir le pays qu'il s'agissait dans ce gouvernement mais c'était de rendre tout le pouvoir à Emmanuel Macron que les Français ont pourtant désavoué à plusieurs reprises y compris dans les élections législatives qu'il avait lui-même provoqué.
Et donc Bruno Rotaillot a dit "Nous ne pouvons plus faire partie de cette architecture." Et la vérité c'est que la suite lui a donné totalement raison parce que la suite qu'est-ce que c'est ? c'est que pour pouvoir permettre à Emmanuel Macron de reprendre tous les leviers, le gouvernement est en train de céder aux socialistes sur des sujets fondamentaux.
Et moi, je vois bien Olivier Fort en effet qui est comme le disait tout à l'heure Julien Arnaud qui est devenu le maître du jeu. Mais pourquoi faire ? Qu'est-ce que c'est que ce Parti socialiste qui n'a pour seule préoccupation que d'augmenter les impôts et de permettre à des Français qui ont déjà cotisé très longtemps de gagner quelques semaines avant de partir à la retraite alors qu'en réalité cela va coûter très cher à toute la France et tous ceux qui travaillent dans le pays.
Sur la taxe Zucmane, vous ne bougerez pas d'un Yota si celle-ci est allégée, si elle est aménagée aujourd'hui. C'est quoi le principal problème de ce pays ? le problème budgétaire du pays.
Beaucoup de gens à commencer par les socialistes et par Emmanuel Macron semblent considérer que le vrai problème de ce pays, c'est qu'il y a pas assez d'impôts, qu'il faut augmenter encore les impôts. On est, est-ce qu'il faut le rappeler, dans le pays où la fiscalité est la plus lourde de tout le CDE, de toute l'Europe. Il y a pas de pays développé aujourd'houp français de répartir de de répartir justement cet équilibre faire contribuer aussi.
Quand je vais partout dans le pays, les Français que je rencontre les chefs d'ise patrons de PME de TPE qui se payent pas, qui se payent peu, tous ceux que je rencontre et qui font tourner ce pays, tous ceux qui travaillent en France me disent non pas on voudrait avoir plus d'impôts, ils me disent on n'en peut plus des impôts. Et nous serons la voix de tous ces Français qui veulent retrouver du pouvoir d'achat, qui veulent que le travail paye et que le fait d'avoir travaillé toute sa vie permette de toucher une retraite décente. Je vois pas de français aujourd'hui qui nous crient toute la journée qu'ils veulent des impôts supplémentaires.
J'en vois plutôt beaucoup qui voudraient que les impôts baissent. Je voudrais aussi vous entendre ce matin sur la stratégie de votre parti. On a entendu Xavier Bertrand récemment expliquer qu'un certain nombre de dirigeants semblent tenter de voter Rassemblement national mais qu'ils y aillent dit-il.
D'abord une chose, est-ce que vous vous sentez visé et puis par ailleurs, est-ce que ça fait partie des choses qu'il faut vite trancher dans votre parti ? La ligne vis-à-vis du Rassemblement national. Mais la ligne, elle est parfaitement tranchée.
Nous, nous sommes la formation politique dont le but est de représenter tous les électeurs de droite, tous les électeurs plus largement tous les électeurs français qui veulent que la France se relève en répondant à ces quelques enjeux fondamentaux. Comment faire baisser la dépense publique pour pouvoir baisser la fiscalité ? Comment ramener de la sécurité ?
Donc ça inclut l'union des droites, ça inclut des gens comme Sarah Knafo, ça inclut la réunion de tous les électeurs de droite et tous les électeurs, je le redis plus largement qui dans ce pays, ils n'ont sans doute jamais été aussi nombreux, partagent les convictions fondamentales qui font un projet politique de droite. Moi, je crois pas à la fin des clivages qu'avait théorisé Emmanuel Macron. Je crois pas ou en même temps et Marine Le Pen a en commun avec Emmanuel Macron de croire qu'il y a ni droite ni gauche et que le débat politique s'organise autrement.
Moi, je pense qu'on doit au français la cohérence et la clarté et une ligne politique cohérente et claire, c'est ce que nous devons leur offrir pour pouvoir relever le pays. Et pour finir, quand Bruno Raillot dénonce la moraline pour lutter contre le Rassemble national, est-ce que aujourd'hui au moins d'un point de vue des valeurs, si on accepte l'économie, vous êtes en mesure ce matin de dire "Nous sommes différents aussi ?" Euh oui, enfin nous n'avons jamais dévié, nous n'avons jamais changé.
Maintenant, la question que pose Bruno Rotaillot et il a raison de le faire, c'est est-ce que c'est avec des leçons de moral qu'on va dissuader les Français de voter pour le Rassemblement national ? Bien sûr que non. Moi, je crois que si les Français ont choisi euh de voter pour cette formation politique, c'est parce qu'ils envoient un cri de défiance que nous avons le devoir d'entendre.
Moi, je me suis pas engagé en politique pour faire comme si tout allait bien et je crois que c'est à nous de mériter de nouveau la confiance des citoyens pour pouvoir créer de nouveau, c'est la seule chose qui compte, l'alternance dont la France a tellement besoin. Merci beaucoup. Merci beaucoup François, vous avez bien amis.
François-Xavier Bellamy