Guerre en Ukraine: Macron est-il vraiment dans son rôle ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Macron est-il dans son rôle face à la guerre en Ukraine ?
- 2:05RelanceÉludée
Pourquoi Macron n'entre pas dans les détails budgétaires ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Le président a-t-il les moyens constitutionnels d'agir seul ?
- 6:05OuverteRéponse directe
La France peut-elle s'endetter au-delà des 3% du pacte de stabilité ?
- 8:05OuverteRéponse partielle
L'industrie militaire française est-elle prête à monter en régime ?
- 10:05OuverteRéponse directe
L'usage de l'arme nucléaire est-il inscrit dans la Constitution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Chiffre
« il faut passer de 50 à 100 milliards d'euros par an de budget pour la défense »
- 3:00Fait
« On va pouvoir sortir du 3 % du pacte de stabilité »
- 5:00Fait
« le président de la République n'est non seulement pas aux manettes, mais le premier ministre non plus »
- 7:00Fait
« il va falloir couper dans certaines dépenses »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
il en fait, il en fait pas assez après son allocution de mercredi soir français la patrie a besoin de vous. Oui. C'était je pense sincère cette espèce d'appel au peuple.
C'était sincère et pourtant moi j'ai j'ai une une sensation de gêne comme s'il y avait quelque chose d'un peu euh d'un peu décalé voire d'un peu contradictoire entre la gravité de la situation telle qu'elle était décrite par le président de la République et l'absence totale de conséquences concrètes de cette situation. H c'estàd que moi je je je pensais que si il était urgent de réarmer face à la Russie, on allait dire bon ben donc on va faire des arbitrage budgétaire et et voilà ce qu'ils vont être. On va évidemment enterrer cette réforme idiote de la réforme des retraites dont on viendra sur laquelle on viendra tout à l'heure.
Euh je je je trouve que euh le président de la République a ce ce réflexe de de de dramatiser parfois les situations. Il le fait avec talent. C'était déjà le commandement du Covid.
Voilà. On dit je je j'exclu pas qu'il soit sincère et pourtant que ce soit pas totalement convaincant. Et pourtant bah le ministre de la défense parle beaucoup en disant voilà il faut passer de 50 à 100 milliards d'euros par an de budget pour la défense.
Oui. Et Sébastien Lecnu qui d'ailleurs le ministre de la défense Sébastien Lecnu me semble presque plus convaincant dans la mesure où lui détaille le la menace en tant que telle. C'est il donne les détails sur la substance de la menace et sur les conséquences qu'on tiré.
Là où Emmanuel Macron effectivement est resté comme d'habitude, j'allais dire très très lyrique, très grave dans son ton certes, mais sans donner pleinement, c'est l'exercice d'une allocution présidentielle. Donc le président n'entre pas dans tous les détails de l'intendance, mais on a parfois du mal, une partie de l'opinion a du mal à percevoir cette menace. Il est vrai que les Russes sont pas aux portes de l'Alsace, mais il y a cette guerre hybride, il y a ces attaques cyber, il y a ces avions russes qui passent très très près des drones français.
Enfin, il y a c'est une menace multidimensionnelle mais qui nous semble invisible parce que effectivement on n'est pas en 39 ou en 40 avec des soldats qui débarquent nos frontières. La guerre moderne est plus complexe que ça. Bon pour Emmanuel Macron tente d'alerter sur la réalité de cette menace.
Son ministre des armées est un peu chargé de de d'en faire le détail. Pendant ce il y a le ministre des affaires étrangères qui fait d'ailleurs non pas le tour du monde mais le tour de France lui pour aussi sensibiliser les écoles. Oui.
Voilà. Donc il fasse à la fois le tour du monde et le Tour de France. Je sais pas comment ça rentre dans dans son agenda, mais il y a quand même cette nécessité d'explication parce que si l'opinion est globalement, on le voit dans les sondages, globalement raccord sur le fait qu'il y a effectivement une menace et qu'il faut effectivement que la France se réarme parce que le monde devient plus dangereux, il devient plus menaçant et parce que les Américains sont pour l'instant en train de de lâcher l'Europe militairement parlant.
L'opinion partage plutôt ce constat. Ce constat est plutôt plutôt consensus. En revanche, dès qu'on entre et c'est pour ça qu'une partie de la classe politique n'y entre pas en réalité, dès qu'on entre dans les débats sur ce que ça implique en réalité et notamment comment on fait pour passer à 100 milliards d'euros parce c'est l'objectif à terme de Sébastien Lecnu, 100 milliards par an de dépenses pour l'armée alors qu'on est aujourd'hui à 50 milliards.
Euh et bien c'est là qu' il y aura il y aura un débat politique qui est légitime, il y aura surtout des failles dans l'opinion. Il y aura effectivement des gens qui vont expliquer que prendre ici ou là n'est pas la bonne solution. Et ça, on n'y entre pas complètement parce que il est évident que ça va fendiller ce ce consensus qui se dessinait sur le constat.
Alors revient le débat Fabrice Noelanglo habituel finalement qui est d'ailleurs effort militaire ou pas, effort de guerre ou pas, on va taxer les faut taxer les riches, faut revoir notre modèle social. Enfin, il y a les deux discours hein. Oui.
Et puis alors vous aurez remarqué que enfin ça rejoint ce que ce que Guillaume et Louis viennent de dire. Emmanuel Macron n'est absolument pas rentré dans le détail. Si il a dit quelque chose, on n'augmentera pas les impôts.
Et son premier ministre François Baou a dit "On ne touche pas au modèle social." Donc c'est c'est un peu compliqué si on se fixe déjà ces ces barrières-là. Où est-ce qu'on va trouver les sous ?
Alors on sait qu'il y a une issue que la France adore, c'est s'endetter plus ou puisque ça va être permis par les les nouvelles règles européennes qui ont été assouplies. C'est qu'on va pouvoir sortir du 3 % du pacte de stabilité. 3% du pacte de stabilité du traité de Mastrich.
Les traités prévoient déjà qu'il est possible d'en sortir dans certaines circonstances exceptionnelles. C'était le cas avec le Covid puisque le à ce moment-là même la très orthodoxe allem Allemagne pardon avait dépassé juste 2020 ce seuil. Euh et donc là, les Européens, c'est une des avancées du du dernier sommet européen de la semaine dernière, ils se sont mis d'accord sur proposition de la Commission pour que cette limite qui est une limite assez théorique hein, puisque la France ne l'a pas respecté depuis des années et des années.
Je vous rappelle que le on n' pas encore le chiffre définitif du déficit budgétaire de 2024 mais il sera autour de 6 % et que là modestement on vise un 5,4 % en 2025. Donc on est très au-dessus des 3 % mais ça y est l'abride est relâché. On a le droit de s'endetter plus pour l'effort militaire.
Et à votre avis ça va passer par là ? Ah ben forcément en partie. Après il va y avoir des débats.
On va rentrer dans le dur des débats effectivement est-ce qu'on demande des prélèvements supplémentaires au plus aisés, aux retraités ? Euh et puis à un moment il va falloir couper dans certaines dépenses. Mais le débat est à peine amorcé.
J'ai deux questions pour vous. La première c'est le chef des armées. Constitutionnellement il est dans son rôle.
Alors clairement à mon sens, je je vais regarder ça avec le prisme constitutionnel. J'ai l'impression que ça explique deux choses. La première en effet c'est que le président de la République soit assez seul dans cette période là et notamment dans l'opinion.
C'està-dire que les Français ont ce réflexe d'aller vers leur chef de l'État au moment le fameux effet drapeau au moment où les choses vont mal. Et c'est vrai que c'est pas uniquement l'article 15. Toute notre constitution en réalité, elle est conçue sur cette architecture pendant la période de crise et surtout de crise à l'internationale.
C'est le président de la République qui va récupérer l'essentiel du néanmoins, et ça c'est le deuxième point, tout pas le nerf de la guerre sans faire de de mauvais jeux de mots, c'est vraiment les finances. Et là, pour le coup, le président de la République n'est non seulement pas aux manettes, mais le premier ministre non plus. C'est-à-dire que c'est l'Assemblée nationale aussi fracturée qu'elle est qui devra consentir tous les deniers au centimes près.
Et c'est là qu'on se rend compte qu'au fond on n' pas réussi à se mettre d'accord sur un budget qui nous paraît relativement facile en comparaison de celui qui va arriver en 2024. Donc là quand on nous parle d'économie de guerre 2026, oui, je vous avez tout à fait raison. Quand on quand on parle de celui qui va arriver, quand on parle d'une économie de guerre, le président de la République nous dit "On va reprendre la loi de programmation militaire, mais avec quelle majorité ?
Comment est-ce qu'on va arriver à trouver le consensus autour de tout ça ? Il y a peut-être aussi quelque chose sur lequel il faut travailler, c'est le sentiment d'urgence du côté des français. Alors, on l'a dit, on la ressent pas complètement cette guerre, mais parce que je pense qu'il faut faire attention aussi au lexique de la guerre.
On dit beaucoup le mot guerre. Le président de la République le premier à employer la guerre contre le Covid, il est pas le seul. contre on n pas en guerre est dans une situation oness d'augmenter le budget de notre défense.
Être défensif c'est pas être offensif c'est quelque chose de très différent mais ça suppose des fonds qui là pour le coup doivent faire consensus au niveau de la nation et c'est là qu'on se rend compte que il va falloir du courage politique pour dire où on va trancher et où on va trouver l'argent. On va parler de l'épargne des Français ces dernières 24 heures. Il est clair que de toute façon ça passera par quelque chose d'un peu austère.
Juste une remarque pardon sur sur le mot guerre. Euh il y a il y a quelques semaines, les responsables suédois aussi avaient euh créé pas mal de de bruit en Europe en disant que on était plus en paix. Enfin, il ne se la Suède ne se sentait plus en paix pas en guerre.
Qui est rentré dans l'OTAN d'ailleurs la Suè ? Oui, absolument. Et j'ai fait une interview du président finlandais il y a il y a quelques semaines pour le Figaro et je lui ai reposé la question.
Alors, est-ce que vous vous sentez en guerre ou pas ? Et on il a une réponse hybride. On est ni en paix ni en guerre.
C'est vrai qu'il faut faire attention au mot mais on est dans une situation euh de tension de tension entre les deux. Faut dire que la Finlande connaît bien la Russie. Ah elle a une grande frontière avec la Russie.
Oui. Moi je voulais compléter ce que disait un Charlen sur l'effet drapeau. Je pense que Emmanuel Macron serait plus convainquant dans ce rôle s'il se montrait aussi sorcilleux de la défense du pays vis-à-vis de l'Algérie.
Et je trouve que c'est une vraie il y a là une vraie incohérence. C'estàd que il y a une fermeté nécessaire et et souhaitable face à la Russie et en même temps un aplatissement devant les les prétentions de monsieur Tboun. Vous avez vu que il y a encore eu la semaine dernière plusieurs expulsions d'OQTF de gens qui étaient reconnus comme dangereux qui ont été refusés par l'Algérie.
Et la seule réaction d'Emmanuel Macron, c'est de dire il est pas question de revenir sur cet accord de 68 signé avec l'Algérie qui était un de nos rares moyens de pression sur ce pays en disant "C'est moi qui décide et je et je ne veux pas le faire." Donc je trouve que là il y a quand même une faille dans cette espèce de posture un peu golienne du président de la République. C'est pour ça que j'ai du mal à y adhérer totalement.
Quand il dit la patrie a besoin de vous, est-ce que derrière ça il y a la conscription ? Euh euh alors ça c'est un il en a été question enfin euh c'est dans le pas la conscription je crois comme ça mais le service militaire universel pas le service militaire d'ailleurs. Le service universel ou c'est un c'est un serpent de mer depuis 2017 ce service civique euh qu'Emmanuel Macron remet sur le sur la table assez régulièrement et c'est jamais totalement convaincant.
Ne serait-ce que pour une raison, c'est que les militaires n'en veulent pas. Et donc donc parce que eux leur métier c'est de faire la guerre, c'est pas d'essayer de de de faire du social pour essayer de de de remettre de de des jeunes français dans le dans le sens civique s'il ne si euh ils ont manqué d'instruction de ce côté-là à la fois à l'école et peut-être dans leur famille. Donc euh je pense que c'est ça relève de l'incantation à mon avis et aujourd'hui je crois que c'est justement parce que l'armée a besoin de moyens.
On on l'a dit, on cherche on cherche des budgets et le en tout cas les les généraux que je vois, ils disent "On a on a autre chose à faire que dépenser cet argent pour encadrer des jeunes dont on n' pas besoin dans dans le dans la perspective d'une guerre future." Alors, il y a un débat aussi qui est ouvert de l'autre côté pour ceux qui disent qu'il en fait. Euh on voit que madame Le Pen, elle est pas très à l'aise.
On alors il y a monsieur Hervé Morin qui ancien ministre de la défense qui dit euh que ça dit quoi tout ça ? C'est c'est quoi ? C'est c'est étonnant, non ?
Bah ça dit déjà il y a quand même un relatif alignement sur la position globale c'est le fait de pointer il y a une menace c'est plus même au-delà de la menace russe sur le fait que le monde devient plus menaçant que l'attitude de Donald Trump tout ça part aussi du fait que Donald Trump ex donc on n'est pas simplement au-delà du dossier immédiat qui est la guerre en Ukraine et la menace russe. Il y a aussi un un monde qui évidemment se redessigneque tous les jours dans le Figaro avec l'élection de Trump, avec la Chine, avec cette guerre commerciale entre nouvelle guerre fro entre la Chine et les États-Unis qui se met en place. Donc l'Europe là-dessus qui a jamais pris conscience du fait qu'elle devait être une puissance et se penser comme puissance géopolitique face à ces ces acteurs impérialistes qui n'ont n'ont pas du tout de bonnes intentions à notre égard, il y a ce l'opinion est en train de s'emparer de de ce constat là.
Et c'est pour ça que euh chez les oppositions euh déjà je pense qu'il y a il y a un un premier fait qui est que les partis doivent réactiver leur logiciel international. Euh les partis n'ont déjà ils ne pensent plus beaucoup, c'est-àdire que le travail d'idée ne se fait plus beaucoup à l'intérieur des partis en France malheureusement et penser la doctrine internationale, ça se faisait plus depuis longtemps dans les partis. Et on voit bien que que ce soit au Rassemblement national euh chez les socialistes euh à droite que à un moment ils doivent aller repêcher euh se mettre déjà à jour sur l'état du monde et euh aller émettre des idées qui vont au-delà de la guerre entre Laurent Vokier et Bruno Retillot ou le prochain congrès du Parti socialiste et je sais qu'on en parlera à la fin de l'émission.
Euh en fait quelque part celui qui est le plus câblé entre guillemets sur le sujet, c'est Jean-Luc Mélenchon parce qu'il théorise personnellement euh tout seul un état du monde avec une vision très anti-atlantiste. Il a d'ailleurs euh défendu Poutine euh par le passé. Mais on voit que dans le reste des familles politiques, ce il y a pas de doctrine internationale très euh très travaillée.
Marine Le Pen dans qui a accordé une interview au Figaro la semaine dernière a tenté de de clarifier cette mais à la on voit quelques divergences de ton avec Jordan Bardella par exemple. Jean-Man Merlela souscrit à une ligne qui est plus hostile euh à la Russie, qui est plus proche, pour le dire rapidement, de celle d'Emmanuel Macron, que Marine Le Pen qui reste dans un entre deux entre certes, il faut que la France prenne conscience de la menace russe, mais en même temps euh euh les Russes ne sont pas à nos portes, elle est un petit peu dans un entret. Donc je pense ça dit d'abord ça, ça dit la difficulté des oppositions et des partis politiques dans leur ensemble à théoriser une nouvelle donne géopolitique parce qu'on a pas l'habitude dans le débat politique français malheureusement bah de parler énormément de ces sujets qui ont pourtant des conséquences qui deviennent concrètes pour nous.
Fabrice, alors il faut le dire, le Figaro appartient au groupe d'assaut mais est-ce que parce que la question qui suit est la suivante euh est-ce que l'industrie militaire française est prête à monter en régime ? Alors, il faut noter qu'effectivement la France est un des pays qui dispose de la plus grande base d'industrie euh militaire. Euh, il y a la Grande-Bretagne qui est une puissance militaire importante, mais si on on regarde les industriels, on a des milliers, il y a évidemment des grands groupes dont euh d'assaut que vous venez de citer, mais à Talè euh et bien d'autres et surtout des milliers de PME qui font partie de cet écosystème qui sont des des sous-traitants des fournisseurs des grands groupes.
Là, il y a un peu une histoire de d'œuf et de poule parce que on quelque part nos nos groupes industriels sont prêts à monter en cadence, mais il leur faut des commandes fermes pour monter en cadence et donc il faut de l'argent et beaucoup disent oui. Nous, on est prêt à accélérer, à produire plus mais il suffit pas de de dire allez-y, il faut des commandes fermes et et ça c'est un préalable. Hm hm.
C'est alors là où il y aussi une difficulté, c'est que la on a vu avec l'Ukraine que la guerre du point de vue technologique évolue à une vitesse absolument prodigieuse. C'est devenu une les drones, on le sait, on le raconte, on l'écrit tous les jours dans le Figaro, joue un rôle absolument primordial dans sur le champ de bataille. Euh et il y a des militaires qui disent "Oui, nous on veut on aura besoin de drones si on on doit rentrer en conflit, mais les drones dernier cri et cela il faudrait presque qu'il soit prêt sur un claquement de doigts.
Or les industriels, ils ont besoin de temps pour se préparer. Donc là, il y a une espèce de de contradiction euh pas facile à surmonter." Oui.
Oui. Il y a peut-être un point un positif, c'est que ça fait des années, je parle sous le contrôle de Fabrice, que on parle de la réindustrialisation de la France. Elle est extrêmement complexe.
On voit bien par exemple comment nos constructeurs automobiles ont du mal à produire en France parce qu'on est trop cher. Euh donc on n pas on n'est pas compétitif. Là, il y a peut-être une chance historique parce que l'argent a priori va arriver par de la dette supplémentaire.
C'est regrettable. Enfin, au moins, il sera là. Et puis il y a pas euh une concurrence ouverte parce que quand c'est ce sont des enjeux de souveraineté les les commandes militaires et il y a une préférence européenne vers laquelle on on arrivera et la France est très bien placée.
Et donc euh ça c'est peut-être dans cet univers assez sombre une bonne nouvelle c'est que euh pour le pour un retour en forme de l'industrie en France voilà un secteur qui a priori est très très bien placé dans la conjoncture actuelle. Charlè. Oui.
Moi j'ai le sentiment que quand on parle d'économie de guerre, on maîtrise vraiment pas du tout de quoi on parle. L'histoire nous apprend que l'économie de guerre, c'est pas uniquement un effort pour remilitéraliser ou un effort pour sa défense. Quand on parle d'économie de guerre, on parle d'une économie qui va être maîtrisée par la renationalisation, par la justement réindustrialisation, par l'idée que en fait tout est affaire d'autarsie, d'austérité et la plupart des prélèvements sont d'ailleurs des prélèvements autoritaires, des réquisitions et cetera.
Donc je pense qu'il faut faire attention à ce vocabulaire là aussi et à se dire que en fait ce qu'on est en train de faire ici et et vous avez raison de le rétablir, c'est du long cours. On nous dit tout ça s'inscrit en plus dans un effort européen de construire peut-être une défense européenne mais là encore et c'est à mon avis ce qui honore l'Union européenne, c'est encore la dernière organisation internationale qui respecte le droit, c'est que ces procédures là vont mettre beaucoup de temps à se mettre en place. On a parlé des équipements, les équipements ne sont pas tous français.
Il y aura évidemment des partenariats stratégiques à nouer avec d'autres partenaires européens. Mais là aussi, ça prend un temps absolument énorme pour savoir qui fournit quelle matière première et cetera. Donc n'oublions pas qu'en fait ce qu'on va demander euh c'est de la vraiment de la pluriannualité et une conception des finances qui n'est vraiment pas la nôtre.
Donc il faut changer tous nos logiciels euh alors peut-être pas de guerre mais en tout cas de prospective. On va devoir se lancer dans dans quelque chose de très différent. L'économie de guerre c'est vraiment sur des années que ça se fait.
Et puis la préférence européenne pardon un sujet qui n'est pas tranché. C'est-à-dire que elle expliquer aux Polonais, aux Allemands qu'il faut aller acheter euh français parce que c'est ça le discours de c'est ça le discours de McPron de toute façon. Euh acheter sur étagère comme on dit en fait, ça veut dire acheter américain, acheter des équipements qui sont déjà disponibles, c'est acheter américain et c'est des habitudes prises par un grand nombre de de pays européens et cette ça c'est une quelle européenne vraiment c'est un débat qui n'est pas tranché à ce stade.
Alors Emmanuel Macron, la France essaie de mettre leur leur poids dans cette bataille mais elle n'est pas gagnée à ce stade malheureusement. Anne Charline, il y a aussi le fait que la France soit une nation nucléaire qui qui soit dotée de l'arme de dissuasion nucléaire. Est-ce que l'usage de cette arme est inscrit dans la Constitution ?
Non. Et c'est même de l'ordre infralégislatif. C'est un tout petit article R de notre code de la défense qui nous dit que le président de la République est le seul à pouvoir appuyer sur le bouton.
En réalité, toute la tradition autour de la valise de souhaite de passation de pouvoir où on a ce secret entre les présidents est complètement coutumière. Euh et c'est pour ça qu'à mon avis, on fait dire beaucoup de choses euh à cette notion euh d'intérêt vitaux de la France. N'oublions pas aussi que le flou est une souveraineté sur cette question et que donc en fait les les véritables doctrines nucléaires viennent de lettrre souvent qu'on a retrouvé du président de la République de général de Gaulle et elles sont pas si nationales que ça les directives.
En réalité ce qu'on va appeler les intérêts vitaux c'est tout ce qui est susceptible de mettre en œuvre la machine militaire française et sa méfiance à l'égard de voilà du système international. Le général de Gaul le dit d'ailleurs, il dit "Il faut qu'on puisse réagir quand nos alliés ne seront plus nos alliés". Donc euh il y a toujours une seule chose qui est sûre, c'est que le traité de non prolifération ne change pas, n'aura jamais changé.
La patrie qui dispose du bouton ne peut pas le déléguer, l'offrir, le partager, le contractualiser. Donc de toute façon, quelque part, ça c'est inscrit dans le traité de non prolifération de 68. Donc de toute façon, nous garderons la maîtrise du bouton nucléaire.
Est-ce qu'ensuite nos intérêts vitaux pourraient évoluer ? Là encore, je pense qu'on a intérêt à ne pas avoir beaucoup de précision. L'Amérique est aujourd'hui un peu envahissante.
La Russie est complètement impérialiste et nous on parle. Alors, il faut qu'on fasse attention à pas être les dindons de la farce au milieu.