Boris Vallaud, sa réponse à la déclaration de politique générale de Michel Barnier - 1/10/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Boris VallaudFait
« votre nomination est le fruit d'une grave faute politique institutionnelle dont les conséquences seront profondes et durables »
- 1:00Boris VallaudFait
« vous êtes la continuation du macronisme dans sa part la plus à droite la plus réactionnaire »
- 2:30Boris VallaudFait
« de quel ordre parle-t-il de celui qui règne à Budapest de l'ordre qui se défie de la Constitution et remet en cause l'État de droit »
- 4:30Boris VallaudFait
« nous ne cesserons jamais de dénoncer le maltusianisme de la politique éducative de la droite guidé non par l'ambition d'offrir une place à chacun mais par le souci que chacun reste à sa place »
- 6:30Boris VallaudFait
« quelle vérité celle que l'on demande depuis des mois celle qui révèle les mensonges coupables de Monsieur le Maire et de ceux qui aujourd'hui dans votre gouvernement l'ont soutenu »
- 8:30Boris VallaudFait
« comment parler de niveau des Français encore sans prendre à bras le corps la situation de cette jeunesse qui par milliers grossit les rangs des banques alimentaires »
- 9:30Boris VallaudFait
« sans nourrir l'ambition que l'urgence climatique commande en matière de rénovation thermique des logements »
- 12:00Boris VallaudPromesse
« nous choisissons en conscience et en responsabilité de provoquer dans quelques jours un vote de défiance à votre rencontre »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues nous sommes en rendez-vous d'une crise morale et politique votre gouvernement on est l'expression la plus manifeste et à tout dire la plus inquiétante le président de la République avait nul ne le conteste ce droit constitutionnel de vous désigner mais il n'en demeure pas moins que votre nomination est le fruit d'une grave faute politique institutionnelle dont les conséquences seront profondes et durables on ne tourne pas impunément en son compte le résultat du suffrage universel j'ai cherché dans votre intervention ce moment de lucidité par lequel vous diriez au français nous avons perdu nous nous sommes trompés jeudis-nous mettant dans votre bouche l'encombrant président de la République sèchement battu dans les urnes rien nous ne voyons pas dans vos propos de changement de P cap ni alternance ni cohabitation vous êtes la continuation du macronisme dans sa part la plus à droite la plus réactionnaire et à tout dire la plus ex que pensez en effet des rou montad d'un ministre de l'Intérieur gouverné par les préjugés de l'extrême droite entre ponsives éculé et fausse vérité l'ordre l'ordre l'ordre dit-il mais de quel ordre parle-t-il de celui qui règne à Budapest de l'ordre qui se défie de la Constitution et remet en cause l'État de droit il y a l'ordre qui cache au désordre et celui qui s'oppose à la justice de quel ordre parl-t-il quand il parle d'immigration de l'ordre sanglant qui laisse mourir dans la Méditerranée de l'ordre qui prend ses pouvoirs dans la haine ou de ce fameux ordre des choses que Léon Bloom dénonçait toujours en contradiction flagrante avec la volonté de justice et d'égalité pour nous socialiste ce n'est pas l'ordre qui renforce la justice c'est la justice qui donne sa certitude à l'ordre l'école émert des batailles mais de quelle école parle-t-on que dire d'une ministre de l'éducation nationale qui promet de maintenir le cap quand le cap est mauvais que dire d'un ministre délégué qui n'a jamais caché son attachement à l'école l'important et l'urgence et l'école publique et la mixité sociale l'impératif les urgences de l'école sont bien ailleurs que dans la prolongation et le maintien coûte que coûte du choc des savoirs je vous le dis monsieur le Premier ministre nous ne cesserons jamais de dénoncer le maltusianisme de la politique éducative de la droite guidé non par l'ambition d'offrir une place à chacun mais par le souci que chacun reste à sa place vous dites que la situation des finances publiques est alarmante et vous promettez un Budet de V et d'effort mais quelle vérité celle que l'on demande depuis des mois celle qui révèle les mensonges coupables de Monsieur le Maire et de ceux qui aujourd'hui dans votre gouvernement l'ont soutenu allez-vous à votre tour proposer au français des trajectoires budgétaires insoutenables et menteuses et une austérité qui leur coûtera cher quels efforts quelles économies et surtout pour qui pour les Français que nous avons applaudis à 20h et qui avec la réforme de retraite peront un impôt sur la vie ou pour ces passagers clandestins de la solidarité nationale les multination et les hyper riches mais pour cela vous ne parlez que d'impôs exceptionnel la justice fiscale ne s'accommode pas d'arrangements exceptionnel le niveau des de vie des Français une priorité mais comment vous croire lorsque vous ne parlez jamais d'augmenter la salaire et si peu en vérité le SMIC nous défendons pour notre part la valeur du travail nous voulons parler de travail des conditions de travail de santé au travail du temps de travail du travail libéré de l'organisation du travail comment parler de niveau des Français encore sans prendre à bras le corps la situation de cette jeunesse qui par milliers grossit les rangs des banques alimentaires sans engager aussi autrement qu'en semblant faire la grande bataille du logement et en particulier du logement social exang depuis 7 ans de macronisme sans nourrir l'ambition que l'urgence climatique commande en matière de rénovation thermique des logements améliorer le fonctionnement et l'accès au services publics promettez-vous encore mais quel est votre conception du service public notre conviction de socialiste est CLA quand l'état social recule les inégalités avance et les injustices prospères et ce sont les Français les plus modestes au prises avec des services sociaux chamboulés par l'austérité la vôtre fragilisé par des réformes toujours suspicieuses qui en sont les premières victimes la République sociale et pour nous le meilleur des fronts républicains dans la durée monsieur le Premier ministre vous avez le pouvoir à quitter l'Élysée mais il n'est pas désormais à Matignon il est ici au Palais Bourbon c'est ici le cœur battant de la démocratie vous avez il y a quelques jours déclarer que vous n'étiez pas en coabitation avec le président de la République nous en faisons en effet le constat sans céder à la résignation j'ignore combien de temps durera votre ministère mais considérez dès à présent que vous êtes ici en cohabitation avec le Parlement avec la représentation nationale avec la souveraineté nationale monsieur le Premier ministre en dépit des apparences il y a bien une majorité absolu c'est celle des vies difficiles c'est la majorité absolue des Françaises et des Français qui ont dit leur colère leur refit d'une politique celle de Monsieur Macron et de monsieur hatal qui ne se préoccupe pas de leurs angoisses de leurs souffrances la majorité absolue de celles et de ceux qui se désespèrent de leurs conditions de travail de leur salaire de leur factures de leur santé de leur sécurité de leur retraite de leurs enfants de l'avenir de la planète vous ne la voyez pas cette majorité parce que vous ne voulez pas la voir vous ne voulez pas la comprendre et lui proposer un autre chemin nous serons donc à son service héritier d'une vieille famille le socialisme notre rôle d'opposition c'est de convertir la l'alerte en perspective et la critique en action et en me retournant sur notre histoire longue je constate que quelquesunes de nos grandes conquêtes ont été l'œuvre de majorité très relative des socialistes monsieur le Premier ministre c'est donc ici que nous nous opposerons à toute régression sociale à toute atteinte aux droits fondamentaux que nous nous opposerons à la suppression de la me ou à la mise en œuvre de la réforme des retraites mais c'est surtout ici que nous socialistes avec le nouveau front populaire avec les majorités républicaines les plus plus large possible nous proposerons nous débattrons nous voterons la régularisation de l'installation des médecins c'est ici que nous proposerons que nous débattrons le statut des maman solo que nous proposerons une loi sur le grand âge des mesures de justice fiscale une loi sur la vie cher autremè des mesures contre les violences faites aux femmes c'est ici que nous serons de tous les combats qui amélioreront la vie des Françaises et des Français nous sommes à leur service quand vous êtes encore au service du président de la République en deux mots nous légiférerons et vous exécuterez monsieur le Premier ministre vous avez parlé de respect et nous avons montré tout au long de notre histoire que nous étions des opposants respectueux des institutions des démocrates adultes capables de construire des compromis à chaque fois que nous en avions mandat pour le faire et que les circonstances le permettaient nous comme socialistes et comme républicains nous respectons nos adversaires nous respectons leurs électeurs tous les électeurs sans exception et sans distinction nous respectons les Français en bloc respectons les institutions les règles en toutes circonstances la lettre et l'esprit des lois de la République et d'abord de la Constitution nous respectons le débat d'idée la liberté d'opinion les convictions qui ne sont pas les nôtres et nous avons même la faiblesse de penser que ce respect est la condition même de toute démocratie nous qui en avons toujours été des partisans les partisans de la raison de la modération du dialogue pour autant d'un réformisme radical dont nous serons ici les acteurs nous avons toujours choisi l'intérêt supérieur de la nation au détriment de de toute autre considération et nous continuerons de le faire ici en verers et contre tout et peut-être contre vous c'est cela que nous voulons que les Françaises et les Français comprennent nous ne sommes pas seulement fidèles et loyaux envers les engagements que nous avons pris en nous présentant unis devant eux avec la gauche unie en Front populaire nous sommes fidèles et Loyau la démocratie au suffrage universel à l'esprit de responsabilité qui est le notôre depuis toujours Monsieur le Premier Ministre la majorité des députés devant vous a été élu dans l'élan démocratique de front républicain partout dans la société des hommes des femmes ont refusé la fatalité de l'accession au pouvoir de l'extrême droite la fatalité de la défaite cette majorité de députés n'était tenu que par une seule promesse une seule fidélité un seul engagement ne rien céder à l'extrême droite et cet engagement était branlé du seul fait que vous-même que le parti les républicains avveit récusé le Front républicain cet engagement était branlé par le seul fait que beaucoup de celles et ceux ici même qui ont bénéficié de ce front républicain l'ont oublier une fois leur élection acquise cet engagement est ébranlé enfin du seul fait que votre avenir dépend du rassemblement national qui vous accorde déjà sa confiance a priori pour ce qui nous concerne je vous le dis nous n'avons aucune leçon à recevoir de ces maquignons du patriotisme tout occupés à mettre en pièce leur propre patrie mais pour ce qui vous concerne la leçon semble bien avoir été apprise qui se récite jusqu'au banc de vos gouvernement mais quelle est Monsieur le Premier Ministre cette majorité de revers dont vous espérez la bienveillance en vérité une sinistre majorité de connivance à laquelle je le dis à Monsieur hatal aucun socialiste ne saait se rallier sans se trahir et quel qu'en soit le prix il est à tout républicain authentique beaucoup trop cher Monsieur le Premier Ministre vous l'avez compris nous contestons votre gouvernement comme nous contestons votre projet politique car nous considérons qu'il ne respectent pas la volonté des Françaises et des Français tel qu'ils l'ont exprimé au suffrage universel direct et si nous choisissons en conscience et en responsabilité de provoquer dans quelques jours un vote de défiance à votre rencontre à l'encontre de votre gouvernement c'est précisément au nom de cette responsabilité oublié par beaucoup de ceux qui vous soutiennent même si c'est du bout des bois des doigts et dans le silence de leurs applaudissements c'est au N de cette responsabilité et parce que c'est notre devoir démocratique le plus élémentaire de le faire que nous vous censurons je vous remercie mererci monsieur le président
Boris Vallaud