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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 11 janvier 2021 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Le problème crucial n'est pas tant la crise sanitaire que ce qu'elle révèle.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30François-Xavier BellamyFait
    « le gouvernement est entièrement responsable de la situation »
  • 5:30François-Xavier BellamyFait
    « la France est aussi le pays qui échoue massivement sur le front de la sécurité »
  • 8:30François-Xavier BellamyChiffre
    « dans les Yvelines, nous avons reçu en tout et pour tout 2000 doses de vaccins pour toutes les Yvelines »
  • 9:30François-Xavier BellamyChiffre
    « nous sommes le dernier pays dans l'apprentissage des mathématiques »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ce qui est absolument certain, c'est que les Français se sont rendus compte, notamment avec la question de la campagne vaccinale, que malheureusement la difficulté que nous rencontrons face à ce virus ne doit pas tout à l'incertitude qu'il provoque. Il y a aussi une très grande part d'impréparation dans la manière dont nous répondons, dont les autorités publiques répondent à cette situation, et il y a quelque chose de révoltant dans le sentiment que la France est humiliée par son incapacité à s'organiser, pour pouvoir par exemple mettre en œuvre cette campagne vaccinale. Encore une fois, cette crise sanitaire, elle est difficile à gérer : on l'a dit, on le répète, il faut traiter les choses avec humilité.

Ça n'enlève rien au fait que, dans cette question de notre stratégie, de notre organisation, il y a quelque chose d'incompréhensible à voir se multiplier les erreurs, les fictions, les mensonges parfois, qui nous ont rendus incapables de faire face, de nous organiser et de sortir de ce naufrage dans lequel nous sommes en train de nous enliser. Nous sommes un pays qui aujourd'hui compte un des nombres de morts par habitant les plus les plus importants en Europe, mais simultanément nous sommes le pays qui met le plus d'argent public dans la relance de son économie avec pourtant un déficit économique parmi les plus importants d'Europe...

Donc, au fond, nous avons le sentiment que sur tous les fronts nous sommes condamnés à cette impuissance, et ça, je crois que c'est très grave. Et c'est très grave d'entendre nos politiques nous expliquer au fond que c'est de la faute de l'administration – comme la colère présidentielle dans le JDD il ya quelques jours, qui faisait mine de déplorer une situation qu'il contrôle pourtant absolument. En 1914 en 1914 le général Joffre a limogé 100 généraux en quelques semaines parce qu'ils étaient incapables de faire face à la nécessité de la réponse militaire à l'agression allemande.

Aujourd'hui on a le sentiment qu'on continue d'avancer toujours dans la même direction avec une espèce de constante incroyable... – Est-ce que c'est le moment de limoger des généraux comme vous le dites, un certain nombre de relais...

Vous pensez à qui : au gouvernement, à l'administration ? – Mais le gouvernement est entièrement responsable de la situation ! Et s'il considère que l'administration ne fait pas son travail, puisque aujourd'hui c'est la petite musique qu'on entend monter : "la campagne vaccinale est un désastre mais c'est pas de notre faute, c'est de la faute des pesanteurs administratives"...

Mais alors dans ce cas que le gouvernement prenne ses responsabilités, et que le gouvernement fasse en sorte que les choses fonctionnent vraiment ! Encore une fois, je le redis, la France – et ça me paraît important d'élargir la perspective – la France est le pays au monde où les prélèvements obligatoires sont les plus importantes, c'est-à-dire le pays au monde où les Français contribuent le plus au fonctionnement de l'État, et pourtant dans tous les domaines régaliens – et nous le voyons aujourd'hui avec cette question sanitaire – la France est le pays où le "service rendu" d'une certaine manière est le plus défaillant. On le voit avec la question de la santé, de l'hôpital où des soignants épuisés font aujourd'hui face sans moyens à cette nouvelle vague.

Mais la France est aussi le pays qui échoue massivement sur le front de la sécurité : on le voit aujourd'hui dans Le Figaro, l'insécurité explose dans les campagnes...

La question – et permettez moi de rappeler une chose je l'ai dit sur beaucoup de plateaux et je crois que c'est très important : les Français se sont sentis humiliés et ils avaient raison de l'être, par le fait que leur pays était le dernier d'Europe sur la campagne vaccinale, mais un retard sur le vaccin d'une certaine manière c'est désastreux – Avec certains qui n'avaient pas commencé aussi bon il faut tout dire – Non mais le dernier d'Europe dans sa propre stratégie, et malgré tout : non, désolé de le dire, nous sommes aujourd'hui – nous étions en tous les cas il y a quelques jours le dernier pays d'Europe. Je prends mon département par exemple : dans dans les Yvelines, nous avons reçu en tout et pour tout 2000 doses de vaccins pour toutes les Yvelines : est ce qu'on pense sérieusement que ça va permettre de mettre en œuvre une véritable stratégie ? Le sujet c'est que le retard sur les vaccins, c'est un retard qui se rattrape, mais nous accumulons les retards sur des domaines qui sont bien plus importants.

Et je rappelle encore une fois ce résultat d'une enquête internationale parue il ya quelques jours qui montre que nous sommes le dernier pays dans l'apprentissage des mathématiques. Notre éducation nationale est la dernière d'Europe aujourd'hui dans ces résultats. Pour le coup, ce sont des retards qu'il nous faudra beaucoup plus de temps pour rattraper.

Donc d'une certaine manière on a un problème général d'incapacité de l'État à faire face aux défis les plus importants pour notre avenir, et la crise sanitaire n'en est qu'un révélateur.