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AutreÀ gauche· 14 septembre 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asileEurope & international

Houria Bouteldja en colère répond à Anasse Kazib (PDH ne critique pas assez Mélenchon ?) PART 1

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:46non_speechFait
    « La marge de 2019 a été le moment de l'explosion et de la fin de l'antiracisme politique. »
  • 3:29non_speechFait
    « Pour avoir les organisations blanches, les grandes organisations blanches qui daignent venir lutter et prendre part à la lutte contre l'islamophobie, il a fallu d'une certaine manière étrangler l'autonomie. »
  • 10:40non_speechFait
    « On a besoin d'une ligne qui est la vôtre et qui est la nôtre, anti-impérialiste, antiraciste. »
  • 11:24non_speechFait
    « Le capitalisme français, il est tellement radicalisé, tellement radicalisé que même la gauche réformiste, elle lui fait peur. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

Et là où on est fort collectivement, c'est lorsqu'on frappe tous ensemble sur nos points de revendication. Youssef est là, je crois il y a Aria, je l'avais salué tout à l'heure mais je Ah, je lui dis fraternellement et je l'avais dit je crois sur Twitter ou Insta. Moi, par exemple, quand elle elle je veux dire, elle a les légitimités de considérer que la loi de 2004, il faut pas euh euh que d'une part, je suis d'accord sur le fait que euh comme elle le dit, c'est pas la préoccupation. Il y a des règles Anas, il y a des règles. Le les intervenants sont là. Après, il va y avoir des il faut laisser la place aux questions mais je Ah, il y a des questions après. Ben, je termine là-dessus.

Mais c'est c'est pas mais c'est même pas je veux dire les camarades, c'est même pas pour polariser. C'est c'est juste sur l'exemple de du fait de est-ce que on doit pousser parce que je pense que au plus profond de sa chair Ouia, elle est contre la loi de 2004, elle est pour son abrogation. Le débat il est pas là. Le débat il est autour de est-ce que nous on devrait pousser cette revendication là ou est-ce que comme elle l'a formulé il faudrait en faire l'économie euh dans le moment électoral pour pas mettre la pression et cetera. Mais en vrai, c'est même pas une question de modération uniquement sur les questions d'islamophobie et de violence policière.

C'est aussi sur les Il y a des gens ils disent faut pas revendiquer la retraite à 60 ans parce que c'est trop maximaliste. Il y a des gens ils disent le SMIC faut pas que tu ailles trop loin sur le SMIC parce que c'est maximaliste. On narrivera pas à rassembler le le bloc du centre et cetera. C'est des questions stratégiques et moi je pense qu'au contraire si nous on mettait une pression à revendiquer ce qui est nécessaire pour nous, ça obligerait même ces secteurs de la gauche institutionnelle à devoir faire les efforts. C'est parce qu'on a été intransigent sur la Palestine que les gens ont pris aussi position sur la Palestine et et de manière moi je le salue.

Je veux dire elle les filles leur position sur la Palestine, elle a été courageuse. Elle a été courageuse. Leur position sur les violences policières est courageuse. même si c'est pas suffisant, même si je partage pas la la logique des deux États et je pense que ici aussi dans cette salle, on partage pas la logique des deux États et cetera. On est pour une Palestine libre et autres et je veux dire par là, mais néanmoins c'est courageux. Mais est-ce que ça veut dire que nous on considère que ça nécessite de pas pousser et pas continuer à être autonome et indépendant politiquement ? Bah c'est le cœur du débat. Pardon ?

Ia, est-ce que tu veux répondre à Annas puisque franchement je voulais pas spécialement intervenir dans ce débat mais comme je suis interpellé et combien vite euh le problème c'est qu'il s'est dit un milliard de choses depuis tout à l'heure qui sont beaucoup de contre vérité et d'approximation beaucoup. Unasib, tu dis beaucoup d'approximation, beaucoup et tu franchement j'ai l'impression que tu sais parfois tu sais pas de de de quoi tu parles. Alors d'abord la première chose, une des choses que j'ai entendu dans ton dans ton dans ta bouche, tu dis par exemple la marge de 2019, ça a été un grand moment d'expression de l'autonomie de l'antiracisme politique. C'est exactement le contraire.

La marge de 2019 a été le moment de l'explosion et de la fin de l'antiracisme politique. Ça a été la condition la condition pour que les grandes organisation blanche respectable la FI et la CGT pour qu'elle pour qu'elle pour qu'elle pour qu'elle vienne et qu'elle s'associe à cette marche, il a fallu exclure les éléments qui qui assuraient la continuité de l'antiracisme politique à savoir une partie des barbus et le pire. Le pire a été exclu de cette manifestation et ça a été le moment de l'explosion du grand front de l'antiracisme politique qui n'a jamais été reconstitué depuis. Donc c'est exactement le contraire.

Pour avoir les organisations blanches, les grandes organisations blanches qui daignent venir lutter et prendre part à la lutte contre l'islamophobie, il a fallu d'une certaine manière étrangler l'autonomie. Donc ça a été l'acte l'acte de fin de l'autonomie réelle. Alors, depuis tout à l'heure, on parle d'antiracisme politique. L'antracisme politique veut c. Quel antiracisme politique ?

Il y a les effets de l'antiracisme politique aujourd'hui dans le débat, mais il n'y a plus d'organisation effective de l'antiracisme politique et celle qui se revendique encore, c'estàdire nous en tant que média par exemple PDH machin, on est juste une expression de ce qu'on espère pouvoir faire perdurer après une victoire éventuelle de la gauche de de rupture, c'est-à-dire Mélonchon. C'est-à-dire que nous, on est quand même bien les premiers à savoir qu'on ne peut pas compter sur une gauche réformiste. Et tu dis tout à l'heure euh euh vous en fait en fait on fait que soutenir un peu béatement euh la FI mais qu'on n'est pas assez critique. Ah ben faut écouter un petit peu.

On est critique, on dit la la FI elle est pas antisioniste. La FI elle est pas anti-impérialiste. KFI est plus critique de l'impérialisme américain qu'elle des critiques de l'impérialisme français. L'AFI ne cherche pas encore la fin du pacte racial, ce que nous nous revendiquons. LAAFI ne demande pas l'abrogation de la loi de 2004. LAAFI n'est pas effectivement une organisation révolutionnaire.

Et par ailleurs, on l'a critiqué sur l'Iran, on l'a critiqué sur le fait effectivement qu'ils sont encore sur une histoire de de de États, on la critique sur le fait qu' qu'on que on n'est pas dans un dans un dans un programme révolutionnaire parce que nous on sait très bien évidemment que il faut que qu'il s'agit pas simplement de se dire abstraitement anticapitaliste et qu'il faut en arriver à un moment donné à la récupération des moyens de de de production. Mais tout ça, on le sait.

simplement, nous sommes ici dans un pays qui s'appelle la France, qui est un pays impérialiste et dont la conscience moyenne du français, du français de l'électeur, il est pas anti-impérialiste, il est pas anti-guerre, il est rien, il est il est ce sont on est dans un pays à 90 % de blancs produits par des affects impérialistes qui d'une certaine manière la le monde, l'Afrique pourrait être écrabouillée que les Français ils en ont rien à C'est pas la question. On n'est pas ici, c'est pas un peuple révolutionnaire. On n'a pas à faaire à ce type de de peuple là.

Si on avait un un à à avoir si on avait à faire à un type de peuple comme ça, ah bah effectivement on serait beaucoup plus on serait on aurait plus beaucoup plus de foi dans la révolution. Mais là qu'est-ce qui fait qu'est-ce qui fait bouger le peuple français ? retraite euh le fait que la police il y a il y a il y a 6 ou 7 ans la la si la retraite entre le fait que on est dans un pays où finalement il y a une espèce de de de de de prolétariat ou en tout cas de effectivement de de de prolétariat aristocratique puisque puisque produit de l'histoire impérialiste de ce pays.

Donc on a on a un un prolétariat finalement qui profite encore de la rente impérialiste de son v et qui finalement n'est pas révolutionnaire pour ces questions-là. Donc donc au bout de ce processus, donc nous on est tout à fait critique de la FI, simplement on a un rapport stratégique à la FI. Aujourd'hui, la question que tu élues, c'est pas simple, c'est pas est-ce qu'on est critique vis-à-vis de LAA FI, c'est est-ce que en 2027, quelle est l'attitude qu'on doit avoir ? Soutenir LAAFI ou soutenir un Naskaib ? Et bien nous nous disons on va sûrement pas soutenir un Askaib. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'on on est amoureux de de la LFI.

Non non, c'est parce que en l'état actuel des rapports de force, en l'état actuel des rapports de force, en l'état actuel de la de la de l'affect majoritaire de ce pays, de la de la conscience politique de ce pays qui est largement en dessous de la nôtre, blanc, majoritairement blanc, et bien on est heureux, on est heureux d'avoir une gauche de rupture.

On est heureux parce qu'elle elle a été travaillée par nos luttes parce que nos luttes on les on nos luttes le capital de nos luttes se retrouve actuellement à l'intérieur de de la France insoumise que les gilets jaunes le capital de lutte des gilets jaunes se retrouve là également que les luttes dont tu parlais tout à l'heure moi j'étais tout à fait d'accord avec tout le descriptif que tu as fait et du rapport avec la gauche réformiste tout ce que tu as dit 100 % d'accord par exemple du rapport complètement euh débile de Mélenchon avec avec avec Mitteran. Bah c'est un un angle un angle mort plus qu'incroyable. Bah tout ça mais on le sait mais tout ça on le sait.

Il n'y a aucune aucune naïveté de la part de ceux qui soutiennent aujourd'hui et les filles. On a fait une université d'été cet été pour dire quoi ?

pour dire pour organiser le pessimisme parce que nous on sait ils imaginons ils arrivent au pouvoir imaginons ils arrivent au pouvoir par la grâce des choses imaginons mais c'est le pire qui va commencer c'est là où précisément nous on a envie de dire à Naska Kazib et à RP plutôt que de vous faire chier évidemment je suis d'accord avec toi plutôt que de faire ce que vous faites vous présenter à la présidentielle qui est précisément ce que vous détestez le le le ce que vous vous prétendez détester à savoir être des révolutionnaires et ne pas euh vous vous ingreer dans le la lutte institutionnelle. Faites ce que vous ce que vous ce que vous savez faire de mieux. Organiser les gens.

C'est ça qu'il faut faire. C'est ça il faut organiser les gens. Il faut être dès maintenant un contrepouvoir. Dès maintenant, il faut être un contrepouvoir. C'est ça qu'il faut faire. C'est pas aller concurrencer la seule organisation qui est capable de nous faire de de virer la droite et et et l'extrême droite. C'est pas ça qu'il faut faire. Ce qu'il faut faire, c'est organiser dès maintenant les contrepouvoirs parce que queles que soient les les configurations, soit on a une LFI qui va se ramolir, qui va devoir qui va baisser la tête, qui va qui va subir les assauts de de l'Europe, de la Banque centrale, des Américains, de l'État profond français, des fascistes français.

Donc à cause de toute cette pression et moi je ne crois pas à l'avance que la FI euh soit malhonnête ou qu'elle a envie de de trahir. Moi je pense qu'elle va subir les assauts qui la feront reculer. Par conséquent, elle a besoin de nous contre comme contrepouvoir à la fois contre elle contre elle. Et comme tu l'as dit tout à l'heure très justement, parfois on va devoir on va être obligé contre nous-même peut-être de la soutenir parce qu'en fait la configuration réelle, on la saura à ce moment-là, pas avant, pas après.

Donc nous ce qu'on a envie de vous dire plutôt que de perdre votre moi je dis que vous perdez votre temps parce que par ailleurs, vous êtes bien mieux que la FI idéologiquement parlant. Donc, on a besoin que ces questions soient radicalisées dans la population française, dans dans dans les quartiers, dans les usines, dans les syndicat. On a besoin d'une ligne qui est la vôtre et qui est la nôtre, anti-impérialiste, antiraciste euh et cetera et cetera. On a besoin de ça. Mais il faut préparer les contrepouvoirs maintenant.

Et là, euh si on prend la mesure du défi historique qui est le nôtre aujourd'hui, on a tout intérêt à tout faire pour qu'elle passe à tout pour ne serait-ce que changer de paradigme. Et dernière chose qui qui doit nous parler à tous aujourd'hui les grands patrons, l'État, les élites, les médias, ils ont peur de qui ? Ils ont peur de la FI ou bien ils ont peur de RP ? Ils ont peur de qui ? C'estàd qu'en fait, ils sont mobilisés contre qui ? Alors, on a beau dire qu'ils sont réformistes, il n'empêche que le capitalisme français, il est tellement radicalisé, tellement radicalisé que même la gauche réformiste, elle lui fait peur.

Ils sont flippés et ils sont prêts à aller très loin contre cette gauche là. Donc à nous d'être simplement euh raisonnable. Nous, on est juste raisonnable et on n'est pas moins euh on n'est pas moins radicaux que vous. Attention, attention, la radicalité c'est pas simplement de crier fort et de et de et de dire anti-impérialisme, antisionistme et c'est pas ça la radicalité, elle doit aussi s'exprimer dans une stratégie claire et nette. Merci

11:57
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

12:08
Locuteur

Isam, tu veux tu veux conclure ? On est 15h.