ILS ONT SABOTÉ LA CAMPAGNE ! | Contre-Matinale #121
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:01OuverteRéponse directe
Cette campagne est-elle vraiment médiocre de bout en bout ? Et si oui, qui en est responsable ?
- 24:10RelanceRéponse directe
Il y a pas un paradoxe quand même parce que Macron annonce un grand débat mais refuse le débat avec ses concurrents ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Les candidats de gauche qui se maintiennent, est-ce de la stratégie ou de la démocratie ?
- 40:00RelanceRéponse directe
Vous refusez d'attribuer la médiocrité de la campagne à la guerre en Ukraine ou au Covid ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Quelles propositions vous ont le plus choqué dans cette campagne ?
- 1:10:00OuverteRéponse directe
Comment voyez-vous l'évolution de la législation sur la représentativité des partis dans les médias ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Fait
« La Macronie est absolument dommageable pour la 5e République. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Bonjour à toutes et à tous, c'est Jimmy et pas que. Aujourd'hui, mission spéciale où nous accueillons plusieurs sociaux ici même sur le plateau derrière moi juste là. Coucou tout le monde.
J'ai un public aujourd'hui, ça change. Et c'est avec eux qu'on a participé, qu'on a partagé pardon un petit déj ce matin. Ils seront donc mon public aujourd'hui.
Nous sommes mardi et comme chaque mardi, on se retrouve ici de bon matin pour aborder, que dis-je, affronter l'actualité politique énervée de notre pays, de notre monde, essoufflé. Mais nous, mais nous grâce à vous, on a bien plus de souffle que ça et on compte en usé pour peser dans le débat public aux côté d'autres acteurs euh des médias indépendants, des indépendants des forces de l'argent qui elles rachètent et détruisent tout sur leur passage. Mais euh notre dernière cote d'ailleurs qui viendra à la fois soutenir le pôle enquête du média mais aussi sa rédaction toute entière dans cette phase difficile que nous traversons a été un succès grâce à vous, à votre mobilisation.
Merci. Vous nous le dites au quotidien sur le web, dans vos courriers. Euh vous le dites aussi euh en détour d'une manife, d'une rue, votre amitié euh et votre attachement aux médias, à ce qu'il représente pour vous, ce qu'il vous apporte chaque jour sur le terrain de l'information, de la réflexion pour questionner aussi le monde, le comprendre et en imaginer un meilleur.
Mais le média est fragile, il risque de chavirer, vous le savez. Alors l'objectif est de le sauver et il est atteignable. Vous êtes 7100 abonnés sur YouTube, c'est énorme.
Mais c'est grâce seulement à 6500 d'entre vous que le contenu du média est accessible gratuitement à tous, cumulant 8 à 10 millions de vues chaque mois. Oui, grâce à 6500 personnes qui financent le média et qui le portent par un abonnement payant de 5 € mensuel sans engagement. Mais pour tenir sur la durée, prévoir et planifier, il faudrait que vous soyez 10 à 12000.
Donc seulement quelques milliers de plus à opter pour un abonnement payant et ce qui est donc parfaitement possible. On compte sur vous comme vous pouvez compter sur nous. Rendez-vous donc sur lemediatv.fr/soutien pour sauter le pas et pourquoi pas même devenir sociétaire de la coopérative le média pour prendre part à son histoire qui s'est crée en collectif.
Merci d'avance. Pour l'heure, nous sommes le mardi 5 avril 2022, il est 7h33 et c'est l'heure du 121e numéro de la contre matinale. [Musique] Au programme ce matin, du lourd avec Vincent Brengart, avocat au barreau de Paris.
Nous reviendrons sur la campagne qui touche à sa fin avec un sale goût amer au en fond de bouche dans une tribune publiée dans les colones de politis, Vincent n'y va pas avec la main morte en qualifiant cette campagne de pauvre, de médiocre, de rendez-vous manqués. Je l'interviewerai dans cette première partie de la contre matinale. Dans la seconde partie, juste après le désormais habituel zapping des sociaux engagés qui reviendra sur les émissions du média de la semaine passée, nous continuerons de faire focus sur cette séquence certes résolument politique mais qui se targue aussi d'être le cœur de notre démocratie, la présidentielle avec la politiste Charlotte Thomas que j'invite pour comprendre et décortiquer le phénomène tout sauf Macron qui remporte bah qui emporte militants et électeurs.
Alors que le premier tour de ce scrutin majeur se tiendra dans quelques jours. Mais avant de recevoir mes deux invités de ce matin, place à la revue des unes du jour, la titrologie. Les images de fausses communes découvertes dans les villes et villages ukrainiens dont les troupes russes se sont retirées continuent de susciter l'indignation internationale et d'occuper les unes de la presse française.
Crime de guerre, la Russie en accusation titre ainsi le monde. Le monde qui indique que les autorités ukrainiennes comptabilisent plus de 400 victimes, en particulier autour de Kiev. Crime de guerre, la le temps des questions, c'est le titre du quotidien d'inspiration catholique, la croix.
Les fausses communes découvertes dans les villages ukrainiens dont l'armée russe s'est retirée relèvent sans doute de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité estime la croix. Crime de guerre Poutine au banc des accusés titre le Figaro. Le quotidien détenu par la famille d'Assut rajoute pardon je cite que les occidentaux préparent des mesures de rétorsion.
Fin de citation. Mais quelles seraient ces mesures ? La Pologne et les pays baltes veulent des sanctions plus radicales, touchant notamment les livraisons de gaz russes.
La France plaide pour un élargissement des sanction au pétrole et au charbon, mais pas au gaz. Et l'Allemagne, quant à elle, freine des quatre fer. Sur un autre terrain, celui de l'accueil des centaines de milliers d'Ukrainiens qui ont fui leur pays depuis le début de la guerre, l'humanité titre réfugiés ukrainiens, les Français à bras ouverts Fin de citation.
Selon le quotidien d'inspiration communiste, cette hospitalité prouve qu'un accueil digne est possible pour tous ceux qui fuient les conflits. Mais dans les faits, les élections alors l'élection présidentielle, pardon, il y en a une, ça nous suffit, qui aura lieu dans 5 ans jour euh 5 jours pardon, j'ai dit 5 ans, mais non, c'est pas 5 ans, on est en avance en fait de base. Dans 5 jours, on va étape par étape trouve quand même sa place à la une du quotidien de centre Libération.
Libé qui met donc Jean-Luc Mélenchon à sa une à la faveur d'une interview qu'il a bien voulu octroyer au quotidien si je suis au second tour. Trois petits points pour citer, c'est la phrase de l'insoumis choisi pour figurer à la une de l'IB. S'il était élu donc au second tour estime Mélenchon Mélenchon je cite "Ce serait un événement considérable pour le pays et un signal fort envoyé au monde", dit-il.
Et dans la presse indépendante, je ne saurais trop vous conseiller. Cet article de l'ONG d'Investigation disclose son titre Mort de Steve Maya Caniso à Nant. Une expertise judiciaire démontre la responsabilité de la police.
La mort de Steve Maya Caniso est intervenue, souvenez-vous, le 21 juin 2019 lors d'une intervention policière durant la fête de la musique à Nante. Son corps avait été retrouvé un mois plus tard dans la Loire. Une desuses pages sombres du mandat d'Emmanuel Macron.
Un mandat durant lesquels les violences policières ont explosé. La violence policière et le règne des mensonges officiels comme il y en a eu beaucoup, notamment prononcé par le préfet des pays de la Loire et de Loire Atlantique et par de haut responsables de la police. Bref, aller sur le site de Disclose qui a obtenu une reconstitution vidéo de ces minutes fatidiques qui vient affirmer que le tir et les tirs de gaz lacrimogène par les forces de l'ordre cette nuit-là sont bien à l'origine de la chute fatale de Steve dans la Loire.
Voilà pour la titrologie du jour du jour aujourd'hui la revue des unes comme d'habitude revue et vue par la rédaction du média. On passe maintenant à la suite de l'émission avec mon premier invité Vincent Brengart. Alors Vincent Brengart est avocat au bureau de Paris spécialisé dans les questions de droits pénal et des libertés fondamentales.
Il est l'auteur aux côté de du journaliste Jérôme Ourot du livre revendiquons le droit à la désobéissance paru aux éditions Fayard. Il est aussi l'auteur d'une tribune publiée sur le site du magazine Politis. Euh et le titre est très clair, la médiocrité de la campagne accélère la crise du système représentatif.
Bonjour. Bonjour. Ça va bien ?
Ça va, ça va. Super. Bah, merci pour d'autation ce matin.
Alors, pour commencer, on y va directement. Alors, cette campagne est-elle vraiment médiocre de bout en bout ? Et si oui, qui quoi en est responsable ?
Ce qui est certain, c'est que c'est une campagne qui est extrêmement décevante et on a finalement le sentiment que il y a presque une proportionnalité renversée. Quand je dis proportalité renversé, c'est que les grands défis qui se posent aujourd'hui pour la planète, que ce soit le défi économique, que ce soit le défi environnemental, n'impose pas ou en tout cas ne conduisent pas à une qualité de débat, la qualité de débat qu'on à laquelle on pourrait s'attendre. Et c'est ça qui est assez spectaculaire et c'est pour ça que je parle moi d'une campagne médiocre, c'est que finalement on a l'impression que ce sont les mêmes ficelles euh électoralistes aussi qui sont employés et que nous n'avons pas pris en considération ce que nous dit la planète et ce que nous dit aussi la société à travers le mouvement des gilets jaunes, à travers un ensemble de constations sociales qui ne sont pas véritablement prises en compte.
Et cette tribune aussi part d'un double d'un double constat. C'est le premier, c'est la promesse qui était faite par Emmanuel Macron le 12 mars 2020 en disant que s'il est réélu, il s'engage à mener un grand débat national. Mais pourquoi en fait il dialogue constant avec avec la population ?
Un dialogue constant. Mais pourquoi est-ce que on ne mène pas d'ors et déjà le débat ? Pourquoi est-ce que on doit à chaque fois attendre les promesses électorales ?
Est-ce qu'on doit attendre la réélection pour pouvoir mener ce débat démocratique qui est aujourd'hui indispensable ? Et d'ailleurs, moi j'observe que il y a 5 ans, lorsque il avait été il avait été élu, il y avait déjà cet engagement de renouveau démocratique qui est en réalité un échec et qui ne s'est absolument pas confirmé par la pratique. Donc euh constat à la fois euh d'une d'un débat qui est toujours annoncé et promis et qui ne vient pas et constat également du fait que nous n'avons pas pris la mesure et nous n'avons pas aussi tiré toutes les leçons, notamment aussi du confinement.
Moi, je me souviens que pendant les mois de confinement, on nous promettait une refonte du système démocratique. On disait il y aura un monde d'après et en réalité, cruellement, ce monde d'après euh ressemble étrangement au monde au monde d'avant et c'est ça qui conduit d'une certaine façon euh à non seulement une déception mais à un désintérêt assez grandissant de toute une partie de la population à l'égard de ces élections présidentielles. Alors, le constat est clair, on a résumé la chose très bien à l'instant.
Euh mais il y aurait pas un paradoxe quand même parce que il y a Emel Macron comme vous l'annoncez qui euh ben lui a annoncé qu'il mènerait un grand débat là enfin dans dans les prochaines années s'il est rélu et cetera et puis qui qui promet encore une fois mais euh quelque part il annonce aussi euh qu'il refuse le débat avec euh ses concurrents et concurrentes. Il y a pas un paradoxe quelque part là ? Je crois qu'il y a une stratégie euh qui a été qui a été fixée euh dès le départ et moi j'ai j'ai pas forcément je je reste profondément juriste euh et avocat dans dans ma formation, même si j'observe que euh ce qui a été euh dessiné jusqu'à présent, c'est de permettre un duel euh avec l'extrême droite et que on on est face à des stratégies.
Stratégie électorale de mener donc ce duel face à l'extrême droite et stratégie aussi d'éviter le débat. Et et je crois que c'est c'est là aussi un marqueur euh de cette campagne, c'est qu'il y a une volonté précisément de ne pas être confronté à des idées euh divergente à la sienne, des idées alternatives et pour l'emporter finalement de façon assez confortable en ayant structuré tout ce jeu politique euh autour autour de de l'extrême droite et qui l'espère en tout cas payant. Mais je pense que c'est une prise de risque extrêmement considérable parce que déjà si jamais l'extrême droite de vavait être au second tour, rien aujourd'hui ne vient garantir le fait qu'elle ne gagnerait pas les élection et que l'écart se resserrent et et donc je crois que et en plus non seulement donc les l'écarts se resserrent et puis il y a une profonde lassitude aussi de la part de la population à systématiquement avoir ce duel presque autop proclamé avec l'extrême droite en plus avec une base d'arguments encore une fois pour le moins poreuse pour le moins timide et pour lequel on a on a assez C'est peu d'éléments et puis non seulement c'est valable pour Emmanuel Macron donc qui rejette qui rejette le débat et on voit aussi des candidats on a vu des candidatures extrêmement éphémères et je pense notamment à celle de Christian Tobira qui a pu un moment porter un espoir alors qu'en l'itel n'avait pas véritablement de programme partiement défini on voit aussi des candidats en partie d'ailleurs à gauche qui se maintiennent dans dans les élections alors que ils sont à des taux assez bas et que ils devraient prendre en considération le fait que aujourd'hui nous sommes face à un risque démocratique est un risque certain et donc en tirer encore toutes les leçons en parfaite responsabilité.
Moi je pense que une étion présidentielle ça ne devrait plus être une espèce de guerre d'ego. Une guerre d'ego qui doit conduire à ce que chacun pour pouvoir apparaître ici ou là maintient sa candidature. Mais on parle je veux dire d'engagement futur, d'engagements communs qui doivent amener aussi parfois les égos à s'effacer, à s'éclipser au profit de projets qui sont qui sont plus globaux.
Mais je pense que euh par rapport à cette guerre d'ego, il y a des responsabilités qui sont des responsabilités partagées parce que c'est aussi lié au fait que nous avons construit jusqu'à présent et ça s'est aggravé avec euh le mandat de Nicolas Sarkozy, un régime qui tourne de façon quasiment exclusive autour du présidentialisme autour du présidentialisme et qui fait que nous voyons la personne du président de la République comme une sorte de sauveur, comme une sorte de remède à tous les mots. Ce qui est profondément trompeur parce que je rappelle d'un point de vue constitutionnel, c'est que le président de la République a normalement un rôle d'arbitre entre les entre les institutions. Il n'a pas un rôle qui devrait il est là pour garantir pour garantir l'indépendance des pouvoirs, pour garantir et pas et pas les concentrer.
Alors qu'en fait, on a vu non seulement un hyperprésidentialisme qui a eu pour effet finalement déclipser aussi le pouvoir exécutif et à forceori aussi un pouvoir législatif dont on a vu que il était parement timoré notamment au moment de la crise sanitaire où l'ensemble des projets de loi ont été votés et où le parlement a même accepté de renoncer à une partie de ses pouvoirs à travers donc la pratique des ordonnances qui a conduit là encore à une concentration des pouvoirs certaines. Là, vous parlez du coup de stratégie de responsabilité des notamment des candidats gauche qui se maintiennent et cetera alors que euh bah l'élection présidentielle euh c'est quand même le moment euh décrit euh comme le moment démocratique le plus important de notre pays. Alors le mot je je mets bien fort démocratique mais quand la stratégie prend le pas, quand les responsabilités doivent sont là pour finalement vous dites il devrait peut-être se retirer pour une candidature plus forte.
J'imagine que c'est un peu ça le message de fond mais le jeu démocratique n'est plus là en faitement c'est de la stratégie. Où est la démocratie là-dedans ? Parce qu'on entend par exemple Philippe Poutou au cirque d'hiver il y a quelques jours dire bah voilà il a notre notre candidature a un sens on existe, on a que là pour s'exprimer.
Il y a ce jeu démocratique qui est important. Est-ce qu'on est encore finalement dans dans un jeu démocratique ou alors ce n'est que de la stratégie et c'est que la politique politicienne ? Je pense que c'est essentiellement de la stratégie et je pense aussi que les citoyens ont été dépossédés du jeu démocratique.
On nous agite intervalle régulier par Quinquena et le le reste du temps la démocratie représentative a montrer des des limites qui sont des limites et des failles béantes. Et c'est ça qu'il faudrait prendre en considération. Il y a il y a véritablement un système institutionnel à repenser et vous avez non seulement les stratégies par rapport à ce qu'on disait tout à l'heure Emmanuel Macron qui refuse le débat refuse le débat avant et éventuellement et il l'assume et et en plus il voit que finalement ce refus débat n'a pas d'incidence immédiate sur les sondages.
Donc ce qui montre bien que nous avons aussi perdu le goût du débat. Nous avons perdu ce goût ce ce goût démocratique. Donc je pense que pensez qu'on a je vous coupe mais pensez vraiment qu'on a perdu alors je pense pas moi que les gens ont perdu le goût du débat peut-être peut-être dans les médias ou alors les gens tout court la population parce que la politique occupe une grande place dans les cafés dans dans la vie des gens on débat tous les jours.
Pourquoi ça se transmet par ? C'est très ambivalent. C'est très ambivalent.
Je pense que il y a pas un goût du débat complètement complètement perdu et je pense d'ailleurs que la présence sociétaire aujourd'hui on est on est une nouvelle une nouvelle démonstration. Mais je pense aussi que et on l'avait vu notamment sur les questions de liberté fondamentale, il y a aussi un désintérêt qui est croissant et il y a le fait aussi que quand même il y a chez toute une partie de la population le sentiment que même s'il s'intéresse à la chose politique en revanche ils n'ont plus les moyens d'agir véritablement par rapport à la lig politique. Et c'est pour ça qu'en fait c cette stratégie elle est double.
à la fois une stratégie politique, une stratégie aussi qui se sert précisément de médias qui sont des médias qui aujourd'hui contrôlent cette cette parole politique et qui participe aussi au manque d'alternative et qui participe à ce que vous ayez soit un discours complètement binaire, soit un discours concentré qui sert aussi la parole de l'exécutif. Et d'ailleurs la meilleure démonstration née, c'est que il y a 5 ans, on sait pertinemment que Emmanuel Macron était quasiment un inconnu du grand public et que euh c'est pas les meetings, c'est pas la rencontre de la population qui lui a permis de remporter la première élection présidentielle. C'est le fait d'avoir été porté par un nombre de médias qui en ont fait le candidat presque idéal.
Et on se rend compte que ces mêmes médias aujourd'hui continuent à le soutien. Mais non seulement ces médias le soutiennent, mais que d'autres médias ont même porté des candidats dont Éric Zemour, dont on nous présente aujourd'hui comme étant les les l'incarnation d'une forme d'opposition. Mais je Mais quel système démocratique peut se satisfaire d'avoir des des candidats qui seraient édigible dans le cas d'une élection présidentielle qui ne serait non pas porté par une, si je puis dire le peuple tout simplement et par un assentiment lié aussi à des meetings, liés à des rencontres publiques mais uniquement lié au fait que on a vu leur visage dans des chaînes d'information continu et que ces chaînes d'information continu ou que d'autres médias ont décidé qu'ils pouvaient être les candidats de demain.
Et donc je je pense que non seulement il y a une profonde refonte institutionnelle à réaliser et que cette refonte aussi impose de repenser le rôle des médias dans le processus démocratique et dans ce qui peut nous conduire aujourd'hui à opérer un sombre de choix. Ben justement avant d'aborder cette question-là qui est très intéressante euh parce que vous en vous l'abordez dans dans dans les colones de Voltis, euh vous parlez aussi de la faiblesse du niveau euh du débat politique comme on vient de le faire à l'instant et vous mais vous refusez de l'attribuer à la à la situation parce qu'on dit voilà là on n pas le temps, il y a la guerre en Ukraine, avant il y avait le Covid. Est-ce que c'est pas quelque part facile que de résumer ça comme ça pour le coup ?
Est-ce vous refusez de le faire vous en fait ? Alors, je je me suis véritablement posé la question parce que je pense que effectivement la la crise en Ukraine permet à Emmanuel Macron d'être dans une posture extrêmement guerrière qu'on sait favorable. Je les les sondages le montrent. on sait que c'est prement favorable parce que finalement ça s'est traduit immédiatement et on sait que il y a aussi une demande d'autoritarisme.
Il y a une demande d'autoritarisme je dire sur la figure du président de la République. On sait déjà que c'était le cas d'ailleurs dans les débats il y a il y a 5 ans. On a même des des candidats qui voulaient mettre de d'anciens militaires ou des militaires en fonction ministre ministre de la défense.
Donc on sait que électoralement ça peut être payant. Mais en revanche c'est pas la guerre en Ukraine qui a fait disparaître le débat. Je pense que le le débat était déjà inexistant. un peu avant et ça s'est manifesté notamment uniquement d'ailleurs par exemple par cette question de de la crise de la crise sanitaire où ben par exemple il y a pas véritablement je dire de d'idées qui ont émergé dans le débat public au moment de la campagne présidentielle ou en tout cas de confrontation réelle d'idée dans ce qu'on peut nous promettre comme étant le monde de demain alors que pourtant la crise sanitaire pose la question de la mondialisation pose la question de notre rapport par rapport aux vivant de notre rapport par rapport par rapport aux autres et de la même manière aussi la la problématique environnementale.
Je la prématique environnementale aujourd'hui, je pense que elle doit pas uniquement se concentrer sur des partis politiques en question. Elle doit tous nous inspirer parce qu'en fait c'est c'est plus que une question idéologique, c'est une question d'urgence. Et donc au moment même où vous avez ces ces ces ces nombreuses problématiques qui n'ont jamais été autant d'actualité et bien on nous redonne les mêmes ficelles, on nous refait les mêmes argumentations, on nous on nous promet à nouveau, on recycle le monde, le vieux le vieux monde.
Exactement. Ils font du recyclage. Effectivement, c'est on peut on peut au moins le leur leur admettre leur admettre ça, mais c'est c'est profondément inquiétant, je pense, d'un point de vue d'un point de vue citoyen et on peut pas à chaque fois se dire que ce sera mieux dans 5 ans, que il y aura des changements dans 5 ans.
Je pense que le changement peut aussi intervenir maintenant et je pense que ça se fait aussi à travers une prise de conscience. Je disais simplement par rapport au désintérêts et par rapport à ce que je pointais quant quant au manque finalement de réaction aussi une partie de la population, c'est que on voit aussi que il y a eu un mouvement des gilets jaunes qui est né au moment où vous aviez enfin ce qui a mis le faux poudre évidemment cette question du prix de l'essence mais qu'en fait là aujourd'hui vous avez un prix de l'essence qui revient un niveau extrêmement et qui a dépassé le niveau de l'époque et pourtant on voit que ça ne mène pas la même réaction. Alors, est-ce que c'est lié à un désintérêt ou est-ce que c'est aussi lié à un effet de fatigue qui et de la répression policière qui est lui-même inhérent à une là encore à une nouvelle stratégie qui a été mise en place par le pouvoir politique ?
En tout cas, le fait est que tout ça doit véritablement se questionner, on doit le prendre en considération pour faire en sorte de pas tomber dans les mêmes erreurs que celles qui se sont rencontré, celles qui sont caractérisées ces derniers années. De fait que ce le le le le monde d'après que Macron voulait incarner se disait même avant en étant candidat, il était voilà le garant d'un monde nouveau, renouveau et cetera. Il ne vient pas fêter mais des propositions sont faites par les candidats là pour justement se faire rélire comme on l'a dit.
Mais dans ces propositions de ces candidates et candidats, vous qui êtes avocat et défenseur des libertés, quelles sont les propositions qui vous ont qui vous ont le plus choqué véritablement ? Moi, parmi les propositions qui m'ont plus choqué, c'est notamment les les propositions en matière sécuritaire et je pense notamment aux déclarations en fait par Eric Zemour qui était d'ailleurs invité par un syndicat policier. Je veux dire, je pense que on a rarement vu que lui d'ailleurs pas que lui, je dire qui était invité avec un ensemble de candidats euh enfin je dire de de droite.
Je je pense qu'on on a on a rarement vu d'ailleurs des élections présidentielles et des bases présidentielles se tenir dans de telles arènes euh qu'on s'est manqué de fait euh d'impartialité. Donc parmi les propositions complètement aurissantes qu'on a pu voir, c'était la suppression du juge des libertés et de la détention. On a vu aussi des propositions en matière en matière d'immigration. euh je veux dire là encore complètement la création d'un ministère de la réémigration avec un un cette création d'un ministère je dirais de là encore complètement complètement ahurissante euh et avec une déconnexion euh je veux dire euh totale.
On a vu aussi euh des candidats qui ont pensé un peu plus euh modérés euh demander un droit de regard des policiers sur les les peines euh qui seraient qui seraient prononcées. Donc on voit que même s'agissant c'était le Parti socialiste. Exactement.
Et donc je dire même même s'agissant d'une partie de de de la gauche, on a vu une espèce de course à l'échalote qui a parti enfin qui a participé à une une radicalisation de de l'expression. Et d'ailleurs on se souvient aussi déclaration d'Ard de Monondbourg s'agissant des transferts d'argent où là encore il voulait ils voulaient stopper certains certains transferts d'argent. Je veux dire euh on on a on a le sentiment finalement que vous avez vous avez des candidats euh qui ont les yeux rivés euh sur les sondages et que on leur dit bah tiens, telle déclaration pourrait vous permettre de gagner de tr qu points dans les sondages.
Bon, j'y vais. Mais sauf qu'en fait ces déclarations correspondent pas forcément non seulement à l'éthique de votre parti politique ou même à ce qui est à son à son aspiration et ils ne prennent pas en considération le fait que non seulement c'est c'est profondément dangereux par rapport à l'état de droit et que ce à quoi ça conduit aussi c'est à la disparition d'une d'un nombre de formation politique aussi parce que on narrive pas finalement à distinguer ce qui est dissocié et je pense notamment aux partis socialistes de partis qui ont été au pouvoir et on narrive pas à voir en quoi est-ce que ces formations nation tion ont pu s'affirmer dans ce qui devait être leur identité propre. Euh donc non seulement ce sont des déclarations qui portent atteintes à l'état de droit euh qui qui poussent aussi un peu plus les limites à chaque fois du contrôle de constitutionnalité où on voit un conseil constitutionnel euh qui est de plus en plus enclin à suivre euh une volonté gouvernementale et en plus ça participe donc euh à une disparition des alternatives, à une disparition euh des partis parce que aujourd'hui on nous disait il y a encore quelques quelques dizaines d'années, on parlait de l'échiquier politique avec une droite et une gauche.
Je pense que aujourd'hui le c'est très clairement identifié alors qu'en fait c'est beaucoup aujourd'hui c'est beaucoup plus complexe parce que vous avez tout un mouvement qui s'est créé et qui tend vers une droitisation de ces de ces courants politiques. Et encore une fois moi je je pense que c'est c'est pas qu'une question de de commentaire politique, c'est aussi une question constitutionnelle. Je pense que normalement nous avons des gardes fou pour garantir précisément une pluralité des expressions pour garantir aussi qu'il puisse y avoir ce système dont on a dit qui doit être profondément représentatif que la démocratie directe évidemment avec la population est difficile je veux dire en terme que c'est fait plus de 60 millions de personnes à pouvoir exercer dont l'intérêt d'une démocratie enfin représentative en tout cas d'un de façon de façon indirecte mais lorsque cette démocratie indirecte ne fonctionne plus, il est il est indispensable de pouvoir le repenser et je pense queon doit pas attendre que un candidat soit élu pour pouvoir ben mener tout simplement cette réflexion.
Justement, vous qui êtes encore une fois, je rappelle avocat et défenseur de liberté du coup très enclin à critiquer ce ce mondel évidemment. Comment vous voyez vous la l'évolution de la législation sur la représentativité justement de des partis dans les médias et cetera qui a changé en 2016 ? On se base alors il y a plus l'égalité mais l'équité puis ça redevient l'égalité de semaines avant le premier tour.
Enfin comment vous voyez-vous cette évolution là où on se base sur le les enquête d'opinion sur les sondages pour permettre à tel candidat, tel parti d'avoir plus de temps de parole à la télévision dans les médias. Est-ce que c'est une bonne chose ou pas une bonne chose ? Est-ce qu'on pourrait le réformer ?
Comment vous voyez ça ? Moi je je trouve en tout cas ce qui est surprenant, c'est que vous avez euh aujourd'hui un amoncellement euh de normes et notamment d'ailleurs dans la répartition des temps de paroles et dans les exigences dans euh le temps de parole accordée à chacun des candidats mais qui en fait euh n'a pas pour effet de corriger le jeu démocratique et je le disais notamment par rapport à la candidature de d'Éric Zemour et au rôle aussi que peut porter ces news dans cette même candidature. on voit que les règles ne sont pas suffisamment protectrices pour permettre qu'il puisse y avoir une expression à tout le moins à égalité entre différents différents candidats et surtout que on doit aussi à mon sens prendre en considération le fait que on peut pas simplement se reposer sur les sondages pour pouvoir accorder tel ou tel temps de parole parce que si non seulement si on fait ça ça faose profondément parce que il y a des candidats qui sont un peu moins forts dans les sondages mais qui peuvent avoir des idées qui divergent et qui changent des autres parce que s'il s'agit d'entendre tr qu cand candidats qui sont peut-être les plus hauts dans les sondages mais qui sont aussi ceux qui portent globalement les mêmes les mêmes idées.
Je pense que personne personne n'est gagnant. Donc par rapport à votre interrogation, il y a à mon avis des normes des normes qui qui existent mais il y a toute tout un là encore une réflexion à voir par rapport à l'effectivité des aussi des normes que nous avons que nous avons établi à l'effectivité aussi du rôle de ses institutions dont d'ailleurs le CSA anciennement Arcom. On sait qu'il a été saisi euh par euh un groupe euh le comité stopoloré pour voir euh quelle va être cette question d'ailleurs, quelle va être sa position euh par rapport à ces news.
Moi, je serais véritablement curieux de voir s'il va prendre euh ses responsabilités pour dire que peut-être que même si euh on verra si les normes ont été respectées, il faut peut-être les changer précisément pour garantir le fait que vous n'ayez pas une telle interférence de la part de certains médias dans un processus électoral. Bien sûr. Et puis donc du coup pour finir dans votre article là, vous dites qu'il faut repenser le rôle des médias.
C'est ce que vous avez un peu expliqué là. Bah profondément précisément comment et pourquoi selon vous, comment on pourrait le rôle parce qu'il y a aussi le leur manière de faire. On voit les limites avec qui possède qui et cetera.
On repense à la carte d'acrimè public dans le monde diplomatique. C'est un fait difficile de construire mais n'empêche qu'il va falloir le faire. Ce rôle des médias, comment vous le repensez-vous ?
Je pense que on on le repense essentiellement d'un point de vue d'un point de vue économique parce que aujourd'hui vous avez enfin vous avez non seulement une interférence du monde économique dans dans les élections et puis vous avez en plus presque si je puis dire un un paysage qui est entièrement organisé et structuré autour de de ces mêmes de ces mêmes organes économiques. On voit d'ailleurs que ce sont des des organes qui ont eux-mêmes inspiré une manière de gouverner avec la prématique sur le recours des cabinets de conseil dont Mckin où finalement on se repose plus sur la force des fonctionnaires mais on fait appel à des ressources extérieures en engageant des budgets qui peuvent être extrêmement importants et et qui sont publics et et pour pouvoir créer de l'idée. Ça ça montre en plus que le pouvoir politique est même plus en capacité de créer des idées parce qu'il est obligé de faire appel à des cabinets de conseil qu'il va qu'il va même enrichir.
Et s'agissant des médias, finalement, c'est un peu cette même problématique. C'estàd que vous avez aujourd'hui une place prépondérante qui est qui est occupée par des opérateurs économiques et qui opère aussi des choix dans l'édition qui opère des choix qui conduisent aussi à ce que là encore le les les discussions et on a bien vu d'ailleurs dans dans ces dernières semaines, vous avez la question migratoire et la question sécuritaire qui ont complètement occupé si ce n'est concentré les discussions des des principaux médias alors que les autres occuper les autres sujets. Alors qu'en fait, je dire vous on parle à d'autres d'autres personnes et pour le coup, on parlait tout à l'heure de démocratie directe à des citoyens.
Je pense pas si vous voulez moi j'ai encore jamais croisé une seule personne pour me dire que la question migratoire était la question avec laquelle il se levait tous les matins et tous les soirs. Sa seule obsession cit de savoir ce qu'on faisait de la personne de l'immigré qui arrivait sur le territoire. Croisait pas suffisamment Écour.
Alors peut-être que je me croise pas suffisamment Émour et probablement que je je m'emporte beaucoup mieux mais mais le fait est que voyez enfin c'est c'est toute la question non seulement je veux dire de de de ces de de du rôle de ces structures économique et aussi c'est c'est la question peut-être de garantir l'indépendance des médias mais d'ailleurs dont dont le vôtre qui aussi incarne une parole qui peut être une une parole là encore alternative et c'est de faire en sorte mais c'est c'est vraiment une interrogation comment comment peut-on péréniser certains certains modèles Je veux dire que ce soit le vôtre, que ce soit d'autres aussi médias qui ont une ligne éditoriale qui est une ligne éditorielle d'indépendance. Euh donc il y il y a toute une réflexion je pense à voir non seulement par rapport à des aspects institutionnels et constitutionnels sur l'hyperprésidentialisme et surtout les effets néfastes qu'il a eu, sur le fait de garantir que ce soient les vrais débats euh dont d'ailleurs la problématique l'écologique qui puisse euh transparaître euh au profit notamment de la question migratoire ou de la question sécuritaire et aussi enfin de repenser cette question de l'indépendance parce que en plus si vous voulez non seulement vous avez une on voit des conséquences directes dans l'actionnariat et dans les structures qui aujourd'hui possèdent les principaux médias et aussi avec des logiques de concentration où vous avez des journaux de presse écrites qui sont possédés par les mêmes de ce que ceux qui possèdent différentes chaînes. Et là encore ça rejoint sur ce que je disais, c'est que en fait vous vous avez une imbrication de norme qui est à ce point obscur que on n'est même pas en capacité de se dire mais est-ce que telle ou telle concentration est licite ?
Est-ce que telle ou telle concentration est légale ? Certes, vous avez des avis qui sont donnés par l'arcom, mais le fait est que c'est tellement complexe que les citoyens n'arrivent ne peuvent même pas s'en emparer. On parle d'ailleurs toujours de nul ne doit ignorer la loi, mais personne n'arrive vraiment à s'en emparer pour savoir si telle ou telle concentration est légale ou respecte la constitution.
Non seulement ça va ça va trop vite et vous avez en plus des personnes qui précisément arrivent à manier ces concepts qui sont pas forcément maniés par le restant de de la population pour profiter à ces ces logiques de de concentration. Euh et donc ce sont des logiques de concentration qui préjudicient euh à un débat qui doit être aussi un débat euh d'intérêt général. Et en plus, ce sont des logiques de concentration qui parfois euh se nourrissent euh du d'une absence de de pédagogie exercée sur des téléspectateurs, sur une partie du du grand public qui ne se rend pas compte en fait euh de tout ce que révèle la présence de telle ou telle personne sur tel ou tel plateau où c'est où les les les effets pendant de savoir qui qui parle d'où, qui est qui, qui fait qui qui parle d'où, pourquoi est-ce que il peut y voir une une telle prise prise de de position et et c'est pour ça qu'en fait vous voyez qu'en fait la la liberté absolue et est extrêmement difficile à exprimer dans un dans un panorama audiovisuel qui est aussi dominé par des grands groupes.
Bien sûr, bien sûr. Mais ça on le comprend très bien. En plus au médias effectivement on a un vrai travail de pédagogie aussi ouver parce qu'on est on est dépendant de personne d'autre que de nos abonnés.
Donc on a vraiment ce rapport de de transparence. En tout cas ben merci Vincent Brengard d'avoir accepté cette invitation ce matin bah un grand plaisir. Je rappelle du coup que vous êtes avocat au Bureau de Paris spécial dans les questions de droit pénal et de liberté fondamentale et que vous avez aussi publié dans les colonnes de politis cette tribune qu'on retrouvera du coup en en lien dans le chat.
Alors c'est une tradition qui s'installe chaque mardi au médias. Je sais pas si vous connaissez ça, les sociaux engagés, voyez, on parlait de sociétaire, euh nous offrent leur point de vue sur leur les programmes du média de la semaine passée au travers d'un zapping vidéo reprenant des extraits de nos contenus de ces derniers jours. Et vous verrez que ces derniers jours étaient beaucoup question de McKin évidemment, du Road Chill Gate aussi et de 6e République.
Ça dure 4 minutes. Reste avec nous. On se retrouve juste après avec Charlotte Thomas, ma seconde invitée de cette contre matinale. [Musique] On va tous en parler de McKincé.
C'est une série avec plusieurs épisodes. On va en parler beaucoup, on va même en parler tout le temps. Sur les réseaux sociaux, c'est le sujet.
Pourtant, politique en tendance, mais les médias font comme si ça n'existait pas. J'ai l'impression qu'effectivement la presse a loupé le coch de l'affaire Mciné euh n'ose pas aller dedans. Peut-être à 2 semaines des élections.
Quand tu laisses 5 6 milliardaires prendre le contrôle des des 95 % des marques d'information française, il y a un moment donné, si tu veux tout ce qui pourrait servir un peu d'alerte au pouvoir exécutif en disant bah attendez là, vous êtes en train de déconner. Étouffé, contrôler mis sous contrôle par ces millionnaires qui soutiennent Macron. Il y a des gens qui nous donnent en permanence des leçons de bonne gestion, qui nous disent en permanence qu'il faut réduire les dépenses de l'État et que là qu'ils sont pris la la main dans le sac.
En vérité, c'est ça. Ils sont pris la main dans le sac. Ce dont on peut accuser Macron, c'est que Karim Tajinin qui est donc le directeur associé de McKin France en charge de la passation des contrats avec l'État est un ami de Macron.
Ils ont coécrit un livre ensemble, l'État en mode start-up. On a des gens qui sont des copains de longue date qui sont passés par les mêmes écoles, qui ont fait les mêmes grands corps, l'inspection des finances et cetera, qui se sont connus dans les mêmes commissions, qui ont sont allés dîner aux mêmes endroits et qui se retrouvent euh dans un conseil d'administration parce que ce gouvernement c'est pas autre chose. McKinse a bénéficié de près de 4 millions d'euros d'argent public pour la réforme des APL.
C'est-à-dire que les types, ils te prennent ton argent des APL, mais pour te prendre ton argent des APL, ils ont besoin de payer d'autres types pour les aider à te prendre ton argent des APL. Elle est pas belle la vie. On peut dire qu'on se fait arnaquer de plusieurs manières dans cette affaire, hein.
Euh parce que on mandate une entreprise qui ne paye pas ses impôts, parce que le mandat qu'on donne à cette entreprise est si peu défini qu'en réalité les résultats n'est pas au rendez-vous euh et parce que probablement que cette entreprise là a été choisie parce que son dirigeant en France est un ami de Macron qui partage la même vision de l'État. La gauche française s'est transformée en un jeu de massacre progressiste qui participera une fois de plus à l'écœurement de l'électorat et à une forte part d'abstention. Pourquoi Analgo ou Jado sont en dessous des 5 % ?
Qu'est-ce qui se passe ? 45 % des ouvriers et 42 % des employés voteraient extrême droite selon les projections des intentions de vote. Le projet européen, il a échoué sur le plan économique, il a échoué sur le plan démocratique, il n'a respecté aucun référendum.
On est vraiment dans dans quelque chose qui appartient à une autre époque et aujourd'hui la politique ne devrait pas être comme ça. Un macroniste, vous dirait que ce n'est pas un échec mais que ça n'a pas marché. Je suis pas hostile, même au contraire, je suis favorable à ce qu'on change de République.
Je pense que la 5e est arrivée à terme et appelez-la comme vous voulez, mais je pense que je suis tout à fait favorable à ce qu'on change de constitution et qu'on y aille à fond et qu'on sorte de cet héritage de la monarchie parlement de la monarchie parlementaire où il faut dire les choses comme elles sont. Qu'on aime ou pas Mélenchon, c'est lui-là qui est le mieux classé. C'est les sondages qui le disent.
Le vote pour Mélenchon aujourd'hui, ce n'est pas du tout un vote utile. Ce n'est pas un vote pour le moins pire. C'est un vote pour des éléments qui vont vraiment en rupture avec le système capitaliste, avec le système libéral, avec la Macronie et on va vraiment attaquer les structures du système, les structures du système économique.
Ce qu'on fait est dans est dans l'intérêt public et dans l'intérêt de de de révéler au public euh des scandales cachés de la République, ce qu'on a fait sur le financement de campagne de Marine Le Pen, ce qu'on a fait sur la corruption d'Alstom au Kazakhstan qui a payé un oligarque euh qui était qui était très trouble. et ce qu'on fera encore sur euh euh les réseaux de la Macronie. Euh on est sur du très gros, on peut pas dire en dire plus.
N'en déplais à Emmanuel Macron, il y a encore des journalistes et des citoyens qui font leur boulot dans ce pays. Bravo médiia. Bon courage toutes mes tous mes vœux.
Toujours agréable ces petits oiseaux. Merci aux sociaux engagés. Du coup, je rappelle que c'est un collectif du média qui chaque semaine euh d'abonnés du média qui chaque semaine nous donne son petit regard sur la semaine en offrant ce ce zapping.
Retrouvez d'ailleurs ses précédents zap vidéos sur leur chaîne YouTube indépendante. Je me fais la voix en même temps de toute l'équipe de la contre matinale pour les remercier. L'occasion de vous rappeler aussi que vous pouvez devenir sociaux sociétaires du média comme ceux qui sont juste derrière là en achetant une ou plusieurs parts de social de la coopérative.
C'est 5 € seulement et ça vous permet d'être acteur et ou actrice de l'histoire du média. Rendez-vous donc sur lemediatv.fr/soutien pour vous abonner et faire un pied de nez à tous les Vincent Bolloré de France en faisant exister un grand média audiovisuel engagé et indépendant.
Alors, vous êtes toujours sur le média, il est 8h08 et nous sommes en direct ensemble jusqu'au moins 8h30 45 par là et c'est l'heure de la dernière heure. [Musique] Tout sauf Macron, c'est un hashtag ou ma dièise en français qui cartonne régulièrement sur Twitter mais surtout qui porte une idée assez simple qui rafle l'adhésion de toujours plus de militants et d'électeurs. Si au second tour le président sortant Emmanuel Macron est présent, alors il faudrait voter pour la personne en face coûte que coûte.
Peu importe qui sait. Est-ce le retour du vote de barrage ? La disparition définitive du vote d'adhésion, comment expliquer cet engouement qui touche autant les électeurs de gauche que de droite et à qui profite finalement la situation ?
J'invite Charlotte Thomas à cette table pour en discuter avec moi. Bonjour Charlotte Thomas. Bonjour.
Merci d'avoir accepté l'invitation ce matin. Merci à vous pour l'invitation. Avec plaisir.
Alors, on va ensemble essayer de comprendre la chose tout sauf Macron. Déjà, première question, pourquoi ? Qui est ce Macron ?
Que représente-t-il de cinéfas qu'il faudrait faire qu'il faudrait à tout prix l'éviter avec ce tout sauf Macron ? Oui. Alors, très simplement Macron c'est le président actuel de la République pour vous répondre.
Voilà, c'est ça. Oui, c'est vrai qu'on a tendance qu'il est et puis non, c'est-à-dire qu'on a l'impression que ce nouveau modè a remplacé en fait un peu le tout sauf le Pen qui était prévalent les années précédentes. Et effectivement, en fait, il y a deux il y a deux incarnations là-dedans.
Je pense que c'est un peu ce qu'on va développer parce que moi, je parle en tant que politiste aussi. Il y a l'aspect très incarné par la la la personnalité même du président candidat chef de guerre actuelle. Et il y a aussi en fait ce qu'il incarne en tant que système parce que on va peut-être y revenir mais euh le comment dire ce qu'incarne Emmanuel Macron en terme de néolibéralisme en fait un peu l'autre phase de la pièce de ce qu'incarne le parti de Marine Le Pen dans le la montée du fascisme et l'extrême droite.
Bien sûr, j'ai j'ai zappé un peu le début, mais je je rappelle aux internautes qui nous regardent parce que vous connaz pas forcément, voilà, ça fait c'est la seconde fois que vous venez sur le plateau et euh que vous êtes chercheuse en sciences sociales euh spécialisté dynamique socio politique d'Inde euh indienne. Mais vous êtes aussi donc politiste et analyser mécanismes ici aussi en France. Vous êtes française.
C'est d'ailleurs en ces qualités que je vous ai invité ce matin pour faire aujourd'hui le point sur ce sur ce tout sauf Macron, ce phénomène là qu'on vient de voir qui est forcément qui qu'on voit transpartisan qui ne touchent pas que les électeurs de de droite. Oui, c'est ça. Et qui qui est aussi enfin très partagé quel que soit aussi par des par certaines catégories de population racialisées également.
Donc on pourrait croire que c'est un petit peu contreintuitif parce que oui, il faut quand même aussi préciser que aujourd'hui quand on parle de ce hashtag tout sauf Macron, il est aussi enfin il est principalement présent dans une dans une comment dire un jeu aussi Macron Le Pen au second tour pas uniquement hein mais enfin notamment se base sur ce constat enfin ce constat c'est pas un constat cette cette projection en tout cas que ce sera donc ça veut dire en fait qu'on se reporterait sur Marine Le Pen après il y a aussi des électeurs d'extrême droite qui dira qui qui disent he que en cas de Mélenchon Macron il voterait pour Mélenchon ce qui là aussi serait voilà voilà exactement mais euh voilà du coup je alors du coup euh ce ce retour de ce réflexe là est-ce que c'est pour vous un nouveau votre barrage tout simplement comme ça cette fois-ci pour barrer la route à extrême droite ou ou alors c'est plus concentré autour du personnage de la personne d'Emmanuel Macron ? Il y a quelque chose qui change ? C'est ça, c'est que c'est les en fait c'est ça qui est ambigu, c'est-à-dire que déjà Emmanuel Macron a fait tout ce qu'il fallait pour en arriver là puisqueen fait il faut partir aussi du du d'un point qu'on qu'on occulte là un petit peu, c'est-à-dire que tout sauf Macron se fait au dépend de tout sauf le PEN.
Le Pen, c'est quand même l'extrême droite. On n'est pas sur une idéologie politique classique. On est quand même sur du fascisme avec tout ce que ça implique.
Aujourd'hui, on vit dans un état avec une pratique du pouvoir autoritaire mais qui n'est pas encore un état fa enfin je dis pas encore qui n'est pas un état fasciste. Euh non obstance qu'on peut dire et cetera, c'est pas du tout ce que mais tout de même il faut garder des catégories. Donc pour qu'aujourd'hui on on en arrive en fait à ce que certains électeurs ou électrices considèrent que en fait un tout sauf Le Pen peut un tout sauf le Macron pardon peut remplacer un tout sauf Le Pen, c'est qu'il y a aussi une droitisation.
Ça a été évoqué juste avant d'ailleurs, mais une droitisation extrême de la scène politique à laquelle a activement participé Emmanuel Macron puisque je rappelle qu'en 2017, on a on a dû voter pour lui pour faire barrage aux idées d'extrême droite. En 2017, on avait deux candidats d'extrême droite puisqu'on oublie complètement qu'il y avait Nicolas Dupoignan. Et en 2022, on en a trois avec un ministre de l'intérieur qui a dit que que Le Pen était me sur l'immigration, Macron qui a dit que Valeurs actuelles étaient un très bon journal neutre.
Et ben ça en fait il a il est il s'est tiré des propres balles dans le pied parce qu'en fait du coup euh l'hypothèse Le Pen qui est aussi servie par le qu le côté encore plus extrême de d'Éric Zemour en fait du coup Le Pen devient beaucoup plus euh acceptable. Enfin je veux dire moi je je parle en terme d'analyse hein à forceurie parce que Marine Le Pen aujourd'hui elle met en place enfin elle met en en exergue dans son dernier meeting tous les aspects sociaux de son programme. Donc ça c'est important de l'avoir en tête parce que ça explique aussi comment on peut se déplacer enfin comment ce hashtag tout sauf Macron peut apparaître.
Donc vraiment lui, il a une responsabilité active là-dedans. C'est ce qu'il voulait depuis 2017 parce que depuis 2017, on nous répète que 2022, ce sera Le Pen contre Macron, hein. Donc je pense qu'on y est. et de fait il a participé à ça.
Alors ensuite pour aller un petit peu plus loin, effectivement moi je considère que oui, il a une incarnation de enfin il a une il incarne une détestation absolue du pouvoir parce que c'est le pouvoir par le haut, c'est vraiment le pouvoir alors je je moi-même ayant fait science po je voilà je je je ne crache pas sur tout ce qui est dans cette institution très loin de là mais il y a toute un volet très technocratique et ce gouvernement enfin la Macronique considère qu'il y a les sachants qui doivent gérer le pays et non pas enfin et l'administrer mais pas le gouverner c'est vraiment une gestion néolibérale et puis la masse de la population qui doit en fait se se se plier à tout ça. Mais une fois qu'on a dit ça, en fait, il y a donc cette personne mais il y a aussi le système qui l'incarne parce qu'en fait ce néolibéralisme, il a déjà fait il a il s'est déjà comment dire développé sous Hollande avec les lois de travail sous Sarkozi. Non, tout à fait.
C'est ça. Et et qu'en fait il euh il est il les les comment dire les gens qui rejettent Macron rejettent aussi et avant tout, je pense peut-être sans en avoir complètement conscience mais ce néolibéralisme, c'est-à-dire cet autoritarisme économique qui fait qu'en fait il y a de de plus en plus de le néolibéralisme et l'État qui se met au service du marché. Je suis pas sûr parce que c'est vous dites là que les personnes qui rejettent Macron rejettent ce qui représente.
On on voit une évolution notamment chez les électeurs de de Jean-Luc Mélenchon, de la France insoumise 3e homme de cette élection qui serait eux bien plus enclins cette fois-ci qu'en 2017 à voter Le Pen au au second tour pour ce tout sauf Macron alors qu'on imagine les électeurs de Jean-Luc Mélenchon adhérer à un programme anticapitaliste ou anti justement tout ce que Macron représente et pourtant euh Oui. Alors je pense c'est ça. Alors bon là c'est j'ai pas de de j'ai pas fait d'études qualitatives ou quantitatives sur ça mais je ne sais pas si je ne sais pas quelle est la proportion en fait des électeurs ou des sympathisants de la France insoumise qui elle est plus importante.
J'ai pas le chiffre en tête là mais elle est vraiment beaucoup plus importante. Mais mais voilà, après il faut je pense enfin tout le monde parce que après il faut se se prévaloir des des des comment dire des comparaisons et cetera mais effectivement il y a une partie des gens qui qui sont ça mais enfin qui sont de la France insommise qui sont prêts à voter peut-être à l'extrême droite et vic versa he parce que ça aussi des discussions de trottoir làdessus et mais mais non enfin comment dire je je pense effectivement et ça après là c'est une analyse également personnelle mais je veux dire politique Euh il y a quand même une petite aporie dans cette dans cette stratégie de tout sauf Macron parce que tout sauf Macron si on en revient si on en vient à voter pour l'extrême droite alors que encore une fois je considère que ce sont les deux phases d'une même médaille en fait c'est le néolibéralisme et en fait Marine Le Pen n'en déplaise à ce qu'elle dit dans les dans les meetings a un programme néolibéral. Elle n'est absolument pas en rupture avec le grand capital enfin avec le capitalisme en fait.
Donc du coup, elle euh elle elle n'incarne pas encore cette détestation parce qu'elle n'a pas été elle au pouvoir, elle n'a pas euh comment dire euh euh exercé euh les de de de responsabilités suffisantes, mais de fait euh voilà, elle euh elle ne peut pas euh enfin elle ne suscite pas la même chose mais en fait sur et ce serait une miopie en fait politique de penser que l'un est mieux que l'autre. Enfin vraiment je je pense vraiment que là il y a nous écoutent doivent le comprendre aussi évidemment. Alors là, on tente du coup, on est dans la partie 2 de d'expliquer, de comprendre ce que c'est euh finalement c'est c'est ces raisons de la colère parce que ça me semble être ça nous semble être beaucoup de colère et justifié envers le président euh Macron euh qui en 2017, je cite, euh disait cette phrase, je la lis je ferai tout dans les 5 années qui viennent pour qu'il n'y ait plus aucune raison de voter pour les extrêmes.
Fin de citation. 5 ans plus tard fait que bah c'était hier sous France Interre le même président et maintenant candidat reconnaissait ne pas avoir réussi à endiguer la montée d'extrême droite. une réaction peut-être.
Bah alors, c'est-à-dire que en fait pour Emmanuel Macron qui n'a pas selon moi de stratégie politique au sens où il n'a pas de projet de société, il défend juste le neolibéralisme dans lequel il est complètement socialisé, ses intérêts de classe à la différence de partie de droite traditionnelle, ce qui est très dommageable aujourd'hui pour la vie politique française, c'est qu'on crache beaucoup sur la gauche en crise et cetera, mais il n'y a pas partie de droite traditionnelle à la auquelle on peut s'opposer aujourd'hui puisque la droite classique entre guillemets, a l'air court derrière doit exister d'ailleurs difficilement entre et Marine Le Penour, on voit dans les sondages p qui s'ondr difficulté du coup et et de fait en fait une fois qu'on a dit ça, moi je n'adère enfin je ne crois pas un quart de demi-he que Emmanuel Macron avait en tête de de d'empêcher la prolifération enfin le développement des idées d'extrême droite. On va encore une fois revenir là-dessus mais que ce soit la loi séparatisme ce qu'on a déjà mentionné les déclarations de Darmanin à Marine Le Pen qui sont quand même enfin à tomber de sa chaise, c'est extrêmement grave quand même d'avoir dit ça. le soutien actif à des syndicats, à certains syndicats de police qui remettent en cause l'état de droit de façon active.
Je rappelle quand même qu'une manifestation d'un syndicat devant la représentation populaire qui est l'Assemblée nationale, c'est dramatique en terme institutionnel, ça passe crème. Et tout ça, ce sont des des ferments du du fascisme en fait parce que le fascisme c'est pas juste le rejet de l'autre. Il y a aussi une pratique du pouvoir, un autoritarisme, un rejet des contrepouvoirs, un rejet des opposants et cetera.
Et ça en fait bah Macron de fait il on peut pas dire qu'il a combattu contre l'extrême puisqu'il a appliqué ça et y compris dans sa dans son versant idéologisé racialisé. C'est-à-dire quand même je me souviens pendant sa campagne de 2017 oui 2017 où il disait queil ne toucherait pas la loi 1905 de séparation de l'église et de l'état et cetera et cetera et cetera et on a vu le résultat en fait. Donc là une des dernières polémiques sur des jabuses qui font du enfin des femmes qui portent le voile qui jouent au foot.
Enfin, je veux dire à quel moment ça ça fait barrage aux aidées d'extrême droite. Au contraire, il en fait il est rendu la machine Ahlèement mais c'est à ce niveau-là, on peut on peut quand même on l'aborde souvent celà de ces derniers jours, ces dernières semaines, on on peut se poser la question est-ce que c'est pas à dessin parce que c'est quand même gros. Ah ben si si, c'est ça que j'allais dire.
Voilà, c'est que donc comme c'est pour ça que je vous disais qu'il n'a pas de stratégie politique, il a uniquement une tactique. Donc en fait il court derrière les voies mais sans trop savoir. Bon et et de fait en 2017 bah ça son il a été au second tour contre Marine Le Pen.
Bah du coup il a couru derrière l'extrême droite pendant 5 ans. Enfin c'est complètement ce qu'il applique. Couru derrière ou précédé d'ailleurs encore une fois et pareil enfin je veux dire c'est ses déclarations dans certains médias enfin valeurs actuelles n'est pas un média normal en fait.
Donc je veux dire c'est un média d'opinion. Donc d'opinion d'extrême droite d'extrême droite. Oui.
Oui, c'est ça. Donc en fait, on ne peut pas dire après et puis de la même façon aussi, il tape sur les corps intermédiaires en permanence, il écrase les négociations par exemple avec les les partenaires sociaux et cetera. Enfin, les partenaires enfin ça me fait rire de dire ça parce qu'en fait c'est sont importants mais ils disent des choses.
Oui mais en fait c'est Macron c'est Orwell. Enfin la guerre c'est la paix vraiment. Et ça en fait bah ça ça dévoie complètement le politique.
Ça dévoie la politique c'est-à-dire les les compétitions entre partis parce qu'en fait les électeurs électrices aujourd'hui on leur dit gauche droite. Enfin aujourd'hui on dit le PS de gauche par exemple. Donc bon, c'est compliqué mais quand Macron Oui, c'est oui, ça c'est une certitude.
Euh mais de la même façon quand on dit même certains médias de la presse capitalistique qui vont dire que Macron a des des des aspects de son programme de gauche, enfin voyez tous les termes en fait sont sont distordus et ça bah du coup ça ça l'exemple de de son meeting à l'Aren vous l'avez regardé ? Euh non mais j'ai j'ai écouté des extraits. Non vous avez vu quand même les grandes lignes et du coup ça vous inspire quoi ? parce que quelque part il y a aussi là le point parce que là le tout sauf Macron c'est quand même assez épidermique c'estàdire que c'est vraiment des personnes qui détestent le présidentel Macron pour des différentes raisons parce que selon depuis où on regarde un acteur de gauche de droite les aspirations sont différentes et quand même il y a cette volonté de dégager ce président donc c'est peut-être aussi alors on l'a abordé l'incarnation donc sa personne son style comment il mène le pouvoir comment il il l'applique comment il tient la chose mais aussi ce qui représente donc les affaires les scandales qui sont plus propres à son camp politique, enfin même si c'est pas la droite classique et c dans son idéologie quelque chose de on il est censé être centriste, mais bon voilà, plutôt libéral évidemment.
Et quelque part du coup, comment expliquer ça en fait ? Parce qu'on a à la fois un Macron là de gauche, il a repris des des Mais oui, je sais mais je fais je me fais voilà, c'est c'est factuel. Il a il a il a il a prononcé des des des un discours de gauche à la à l'Arena dimanche.
Du coup, ça ça ça donne vraiment des des messages contraires. Comment les électeurs électrices s'y retrouvent pour ne pas justement vouloir juste le dégager. Ah mais c'est ça l'idée.
C'est-à-dire que je pense qu'il y a deux deux catégories. Il y a ou ceux qui vont voter doctement sans se poser de questions à forcerie parce que là on nous rabâche matin, midi et soir, c'est la guerre, le chaos, le le le larmes et le sang. Enfin, je veux dire évidemment que ce qui se passe en Ukraine et c'est le cas, mais on enfin on parle de la situation française en fait, donc de fait on peut peut-être pas tout écraser sous le prisme guerrier et et ébelliciste et en fait moi c'est ce que je vous dis enfin je pense qu'il y a une détestation en fait de Macron en tant que style de gouvernement enfin vraiment de de mépris de classe de posture surplombante de traverse la rue pour aller chercher un job enfin genre OK de et aussi qui est lié à je veux dire les gens quand ils entendent nos vies valent plus que nos profits que leur profit enfin je c'est quand même dit ça ça aurait été symp ça aurait été beau mais mais je veux dire c'est c'est à perdre un œil et c'est le cas de le dire j'emploie cette voilà à dessin c'est-à-dire enfin vraiment comment peut-il dire ça donc en fait ça ça suscite une telle haine des des certains leaders enfin certains hommes politiques de droite appliquai une politique dure sans avoir quand même l'outre cuidance de nous expliquer après qu'ils étaient de gauche et qu'il reprenaient les thèmes de du NPA quand même parce que c'est quand même violent.
Donc il y a ce qu'il ce que Macron incarne dans son dans sa personnalité lui-même d'Emmanuel Macron. Il y a ce qu'il incarne dans son style politique entre guillemets avec toute la Macronie parce que moi je sais même pas à part je vous dis pour moi ils sont socialisés au néolibéralisme et ils appliquent la défense des intérêts de classe voilà et de leur classe supérieure banquier d'affaires et cetera, qui n'est pas en fait pour moi jeté un anathème très bien qu'il soit banquier d'affaires. Sauf qu'un banquier d'affaires doit s'occuper d'affaires de banquier d'affaires et ne pas gérer un état.
Donc il y a aussi ça avec toutes les affaires auxquelles ça donne mieux, colère et compagnie, les cabinets de conseil. Les cabinets de conseil, ça en dit aussi beaucoup de enfin encore une fois moi qui a fait science po et lui aussi enfin comment on peut dévoyer la chose politique à ce point le service public. Il y a quand même des fonctionnaires qui sont payés à la base pour faire ce travail qu'on a donné à des cabinets de conseil.
Voyez donc ça et en même temps cette pratique hein pour faire la vocale du diable elle est pas nouvelle non plus. Ah non c'est juste qu'elle a explosé ça. On est bien d'accord.
Elle a elle a voilà elle ça c'est on est complètement d'accord. Sauf que là c'est le volume d'argent brassé. et puis les proximités a priori interpersonnel dans ces affaires.
Voilà. Et puis et puis pareil enfin je veux dire quand Macron nous parle de l'indépendance de la France, on se rappellera tous quand même de la vente d'Alstom aux États-Unis. Bon et donc il y a ça, donc il y a aussi la Macronie, mais il y a aussi encore une fois enfin ce système néolibéral en fait où en fait les le de toute façon Macron ne peut pas être ne peut pas appliquer une politique de gauche n'est pas possible enfin ou une politique en fait vers les classes populaires et les classes défavorisées.
Il est forcément dans l'autoritarisme économique parce qu'en fait ce qu'il applique, il met le l'État au service du marché. Donc de fait ça ça se fait au dépend de toute la catégorie des travailleurs et des travailleuses et des classes populaires. Mais quand je dis populaire en fait la popérisation et la précarisation de la population croissant quand même au regard enfin d'un point de vue relatif, on est de plus en plus nombreux dans cette catégorie.
Donc de fait il est obligé d'être autoritaire. Donc il y a aussi ça d'un point de vue structurel. Là, c'est Macron mais que on a vu avec Hollande, c'était la même chose.
Sarkozy, ce serait c'était la même chose. En fait, ces gens ne peuvent pas être être dans une politique, c'est ça ? De de de consensus et de compromis avec la population puisque de fait, ils servent les intérêts d'un petit nombre de personnes.
Bien sûr. Donc là, une fois qu'on a dit ça, une fois, on a bien on a bien identifié l'affaire, beaucoup de personnes le savent quand même que ce que ce n'est pas propre qu'à qu'à sa personne, que c'est propre à son camp, à sa à sa à à sa classe comme vous voulez le dire à l'instant. Alors, pourquoi un rejet de l'homme uniquement ?
Et ben je pense qu'il y a eu aussi il y a rien en face. Enfin, c'estàd que pourquoi voilà pourquoi un rejet uniquement que de l'homme alors que élire quelqu'un de similaire, hein, je je complète ma question dans le fond euh alors queon pourrait avoir un vote d'adhésion, qu'est-ce qui manque pour que ce n'ait pas lieu ? Mais parce que je pense qu'en fait le ce qui est c encore une fois euh enfin encore une fois pardon pour moi c'est de sa faute aussi au sens enfin il l'a cherché entre guillemets là c'est un peu dit de façon simpliste mais avec c cette rhtorique orwien c'est-à-dire qu' il est tellement arrivé aussi en 2017 avec moi je vais réinventer la politique et le politique j'ai plein de gens qui viennent de la société alors qu'en fait on sait aujourd'hui que c'était une société enfin société civile ce qui veut pas dire grand-chose mais mais bref en tout cas des gens qui ne sont pas formés à la chose politique qui vont faire pré les amateurs, hein.
Voilà, c'est ça. Qui vont faire ça, on a vu. Oui.
Euh qui vont faire prévaloir leur leur expérience, leur connaissance du terrain et cetera. Bon, on a bien vu dans les faits que c'était c'était c'était c'était absolument faux. Enfin, il y a quand même un parlement.
Enfin, ça a été aussi évoqué tout à l'heure en plus à la forceur avec l'inversion du calendrier électoral où maintenant on a des législatifs qui servent juste à valider le pouvoir en place exécutif. C'est dramatique aussi pour l'état de droit. On a vu la ce parlement, enfin la l'Assemblée nationale qui a quand même été une chambre d'enregistrement euh des des des décisions de l'exécutif avec aussi des incursions un peu gênantes quand même parce que le gouvernement n'est pas censé vraiment interférer en fait et donner ses consignes de vote.
Tout expliqué parce que parce que Covid parce que maintenant il y a une session de guerre touour une bonne Ouais, toujours on est mais ça c'est une rhtorique assez assez assez assez comment dire utile et commode le fait qu'on soit en guerre parce que du coup ça doit finir tout débat. On a été en guerre contre un virus. Bon, c'était un peu stupide mais enfin peu importe.
On a été en guerre contre les non vaccinés aussi. Ça aussi violence du verbe. Donc à un moment donné et je pense que ça voyez par exemple des phrases comme ça, c'est pas grand-chose, enfin c'est pas grandchose, on s'entend.
Je veux dire, ce sont des épif phénomènes. Mais mais quand le président est capable de dire le président de la République, je vais emmerder une catégorie de citoyens, de citoyennes en disant aussi que les devoirs prévalent avant les droits, ce qui est absolument faux. En fait, bah ça en fait ça ça clive et ça incarne des choses très précises et je pense que chez certains et certaines ça donne envie de rendre l'appareil.
Et ce que je terminer juste sur pourquoi précisément le rejet de Macron, bah c'est ce que je considère moi, c'est-à-dire ce que je vous disais au début, il a tellement vendu, enfin je il a tellement essayé de vendre du rêve en fait, il est arrivé comme ça et je veux dire et inventé tout, il soit-disant il venait de nulle part et cetera et cetera alors que il faut lire le traître et le néant et cetera. En fait, ça fait un petit bout de temps qu'il pense à la présidentielle quand même. Il a des grosses ambitions euh ce jeune homme.
Euh et donc en fait bah là ça ça lui revient d'autant plus en boomerang parce que c'est d'autant plus violent la violence sociale du verbe de du président et de son gouvernement et habissal. Enfin vraiment on a on a rarement vu en fait je veux dire à côté le carcher c'était plus cool je crois. Il y a quelques jours, je disais justement que le président Macron, effectivement, président des riches, tout le monde l'a compris, président de la violence et des violences aussi, c'est bien de le rappeler.
N'empêche que bon euh là, on est plutôt sur la fin de notre analyse de tout sauf Macron. Euh ça semble lui profiter quand même parce que à la fois il bah il domine alors par des mécanismes effectivement de de médiia comme on l'a vu dans la première partie de l'émission, mais aussi peut-être par autre chose puisque quand même là au premier tour, c'est pas la même chose d'appeler tout sauf Macron au premier tour qu'au second. Il y a parce que le l'événement concerne aussi les électeurs actrices du premier tour alors qu'au premier tour on aura dimanche euh 11 bulletins de votre alternative et pourtant ce mouvement est encore là sur le réseau.
Beaucoup de personnes militent pour peu importe voter mais voter contre Macron. Ouais voilà. Alors c'est pas la même stratégie premier et second tour.
Bah non pas du tout. Et puis pour le coup euh Dieu sait que que je pense enfin d'un point de vue même d'un point de vue très analytique, je je considère que la Macronie est absolument dommageable pour la 5e République, c'est peu de le dire et pour le politique mais ce ne sont pas des on peut pas en fait encore une fois rendre des équivalences entre l'extin en tout cas entre je parler en terme de partie entre LREM et RN même si encore une fois LREM fait le lit le lit de voilà ben complètement bah de toute façon le capitalisme en fait est autoritaire par nature, hein. Donc il s beaucoup enfin il va être beaucoup plus à l'aise avec l'autoritarisme qu'avec qu'avec le progressisme social.
On plutôt clair que le Front populaire. Enfin, tout ça n'est pas neuf. Mais pour en revenir à ce que vous disiez, effectivement c'est pas la même stratégie entre le premier et le second tour.
Et est-ce qu'on peut imaginer en fait que la situation du premier tour de l'appel à voter tout sauf Macron puisse finalement profiter à Macron ? Mais ça je sais pas. Enfin, je sais pas parce que là de ce que j'ai eu le hier, je regardais un peu ça, il me semble que en fait Macron est en perte de dynamique à la différence aussi.
Et voilà, il y a deux listes qui montent donc ce qui a quand même aussi une liste de gauche qui peut arriver au second tourid et oui moi aussi média engagé à gauche quand même le dire et de fait et et effectivement je sais en fait je je sais pas parce que dans les bah déjà moi je suis politiste donc j'ai pas de boule de cristal et cetera et cetera et je me préserve bien de faire de la prospective parce que c'est en général comme ça qu'on se plante. Mais voilà je je mais voilà exactement je je mets là les jalons en présence. Moi, je m'interroge aussi par exemple sur la pertinence des sondages actuels sans être du tout mais juste les sondages à qui appartiennent les instituts de sondage.
Donc il y a parfois des choses qui sont un petit peu compliquées. Peut-être qu'elles sont Mais j'aimerais savoir en fait comment sont ventilés les échantillons de de sondé. Vous voyez parce que un président candidat qui ne fait absolument pas campagne enfin il a fait un meeting ce qui est ce qui est aussi genre indécent pour son électorat.
Enfin je bon euh donc peut-être qu'il n'est pas nécessaire de faire des meetings pour gagner une présidentielle. On l'a vu, hein. Voilà. et que peut-être peut-être effectivement et peut oui effectivement euh dans le premier épisode je me souviens bien euh et qui n'est pas forcément nécessaire de passer par c'est peut-être stratégique moins parler on a que Marine Le Pen moins elle parle plus elle monte.
Ouais, c'est la surplombance. Sauf qu'en fait Marine Le Pen, elle arrive à monter parce que Zemour en fait passe pour enfin je pense que Marine Le Pen augmente aussi parce que Zemour en fait quelque part lui alors que je pense que c'était pas son objectif mais bon, il se prépare pour 2027 mais mais lui en ouvrant la fenêtre d'Overton à ce point. Si vous voulez, pour moi, Marine Le Pen, elle est servie par deux dynamiques.
Elle est servie par un côté très policé, bon enfin président tout propre, tout ça, tout ça, qui en fait a une rhtorique enfin autoritariste et comme on a dit fait le lead extrême droite et de l'autre côté par Zemour qui alors lui ouvre la fenêtre d'Overton. Enfin, je veux dire c'est même plus une fenêtre là, c'est je ne sais quoi, enfin une belle vitrée. Voilà.
Donc donc du coup, elle pas en fait, elle a elle est elle a juste un peu à dérouler et puis en fait aussi à la différence de ELREM et euh et euh je reconquête, mon dieu voilà euh le le RN a un appareil politique militant euh enfin implanté en fait localement. Alors, il galère parfois, mais je veux dire, il y a une vraie implantation, un vrai maillage territorial, à la différence des autres parties des deux autres parties. Bref, donc effectivement, elle ça lui sert.
Macron, je je sais pas, je je l'impression que quand même il y a certaines sorties en fait, bah notamment sur le RSA et sur deux trois petits éléments comme ça qui font un peu ticket parce que c'est quand même et puis les cabinets de conseil là, c'est quand même énorme. Euh mais pas autre, enfin, on reste quand même sur de la petite énormitude, hein. pour en parler beaucoup plus h on en parle pas beaucoup mais donc je sais pas dans quelle mesure ça peut le servir parce que je vous dis il y a aussi bon comme très clairement aujourd'hui on sait que ni de gauche ni de droite c'est de droite donc il a un électorat qui sociologiquement est de droite he je pense que les gens qui se déportent du PS pour aujourd'hui voter Macron sont des gens de droite en fait hein donc voilà les intérêts de classe droite.
Oui voilà c'est ça donc c'est pas grave c'est juste autant le dire quoi. PS n'est pas vraiment de gauche et et en fait sociologiquement c'est quand même un électorat assez fidèle qui se déplace donc et qui est peu enfin qui est moins sensible que un électorat de gauche je pense à toutes ces polémiques parce que de fait sociologiquement ce sont des gens qui croient en la figure du chef enfin et qui recherchent ça et comme ça a été évoqué aussi tout à l'heure on est aussi dans un contexte où alors bon ça moi je vois la porrie analytique du truc donc à chaque fois je comprends pas mais plein de gens vont se plaindre de de la 5e République en disant c'est nana leader et cetera qui nous guide et tout simultanément euh les gens vont adhérer à un leader ou une leader quoi sans lire les programmes. Donc bon moi j'ai un petit peu de mal à le lire qu'on en a pas aussi.
Alors oui, voilà. Mais n'empêche que bon voilà, on a bien on a bien compris le le contour je pense de de cette stratégie ou de cette cet événement ce phénomène euh de tout sauf Macon tactique. Voilà.
Et euh et ben c'est l'heure de vous remercier Charlotte Thomas voilà d'avoir répondu présente à mon interance ce matin. Je vous rappelle que vous êtes politiste et je rappelle plutôt aux gens qu'à vous euh cherch social et qu'on voit à l'écran l'ouvrage que que vous avez publié il y a quelques il a quelques temps. Euh voilà euh c'est la fin du 120e numéro de la contre matinale.
Contre matinale qui était en direct depuis 7h30. Incroyable 1 heure d'émission comme le promet chaque jour. C'est vraiment quelque chose qu'on tient à faire à chaque fois.
Euh c'est le décomte jusqu'au 10 avril euh 20h s'intensifie. Il y a un autre he un autre décomte qui euh qui nous anime aussi, celui des abonnés au média. Celles et ceux qui font le choix de soutenir l'indépendance de la de la rédaction et le travail journalistique engagé indépendant des forces de l'argent.
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Bonne journée. [Musique] [Applaudissements] [Musique]