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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 janvier 2026 59 min

#Direct 🔮Alice Rufo, invitĂ©e du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public SĂ©nat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public [musique] Sénat.

Vous pouvez comme tous les dimanches nous regarder sur les boxes et sur le canal 8 de la TNT. Bonjour Alice Rufo. Bonjour.

Vous ĂȘtes ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux armĂ©es et vous revenez d'Ukraine. [musique] Vous ĂȘtes diplomate, ancienne conseillĂšre d'Emmanuel Macron Ă  l'ÉlysĂ©e. Vous connaissez les coulisses des nĂ©gociations Ă  Hit clos.

Vous avez Ă©tĂ© la patronne de la direction des relations internationales et de la stratĂ©gie aux armĂ©es. Et alors pour ceux [musique] qui ne vous connaissent pas et Ă  qui le nom Ruffo pourrait dire quelque chose, vous ĂȘtes la fille du cĂ©lĂšbre pĂ©dopsychiatre Marcel Ruffo. Cette semaine Alice Ruffau, nous [musique] avons Ă©tĂ© de nouveau pris de vertige devant l'imprĂ©visibilitĂ©, les outrances et les incohĂ©rences de Donald Trump.

Faut-il réagir à tout ce qu'il dit [musique] ? Faut-il entrer dans le jeu du président américain pour le Groenland, l'Ukraine, la défense de [musique] l'Europe, nos relations commercial, quelle est la bonne stratégie ? Il n'y a plus beaucoup de certitude [musique] dans ce monde bousculé par Donald Trump.

Bienvenue dans ce grand jury, Alice Ruffo. Merci. À mes cĂŽtĂ©s pour vous interroger, PĂ©rine Tarnaud de public SĂ©nat, Conruit du Fillaro.

Bonjour. Bonjour. Dans ce grand jury Alice Ruffo, nous parlerons du nouveau service militaire, volontaire et du budget bien entendu des armées.

Et avec cette grande question : comment se préparer à faire la guerre aprÚs 80 ans de paix ? Nous aurons aussi des questions alors plus simples et plus rapides dans notre séquence question express. Le grand jury, l'actualité [musique] de la semaine.

Et nous allons bien entendu parler de cette semaine, de cette folle semaine de Donald Trump. À l'issue d'un sommet agitĂ© pour le moins Ă  Davos, un accord se dessigne sur le Groenland. La menace de nouveaux droits de douan s'est Ă©loignĂ© pour un temps.

Dites-vous ce matin Alice Rufa que la crise est peut-ĂȘtre derriĂšre nous. Je ne crois pas que la crise soit dĂ©finitivement derriĂšre nous. Je pense que le pic qu'on a vĂ©cu en dĂ©but de semaine derniĂšre s'est apaisĂ©.

Mais je pense qu'il faut garder une grande vigilance. Est-ce qu'il faut revoir la stratégie vis-à-vis de Donald Trump ? qu'il faut contrer désormais systématiquement ce qu'il peut dire.

Il faut ĂȘtre clair sur nos principes et il faut ĂȘtre capable de faire quand c'est nĂ©cessaire. Hier, les AmĂ©ricains ont publiĂ© une revue sur leur stratĂ©gie de dĂ©fense qui est trĂšs claire, il faut l'ĂȘtre nous aussi et donc il faut apprendre Ă  se dĂ©fendre. Emmanuel Macron s'est montrĂ© ferme Ă  Davos contre Donald Trump et a rĂ©pondu Ă  ces attaques.

Est-ce qu'il faut y voir un changement de stratégie ? Est-ce que c'est la bonne stratégie avec Donald Trump ? Je suis pas sûr qu'il ait répondu à l'outrance de certaines attaques.

Il a juste rĂ©affirmĂ© ce qu'on est. Euh, on n'est pas Il y a beaucoup de brutalitĂ©, vous l'avez dit dans votre introduction dans les relations internationales, la brutalitĂ©, c'est pas ce qu'on fait. Et il y a une diffĂ©rence entre la force qui respecte le droit, c'est-Ă -dire ĂȘtre fort pour faire respecter le droit et ĂȘtre brutal en violant le droit ou en tout cas en le mettant en cause.

C'est pas la mĂȘme chose et c'est pas rĂ©pondre sur le mĂȘme terrain. Tarnant Jordan Bardella aujourd'hui dans une tribune dans le journal du dimanche appelle au sursaut de la France guidĂ© selon lui par la naĂŻvetĂ© jusque-lĂ . Qu'est-ce que vous rĂ©pondez Ă  Jordan Bardella ?

Je vois pas oĂč est la naĂŻvetĂ© quand depuis 2017 on dĂ©fend une autonomie stratĂ©gique europĂ©enne plus forte qui ne sont pas que des mots he ça se traduit dans des budgets de la dĂ©fense, ça se traduit dans des actions diplomatiques. J'ajoute qu'il y a quelque chose qui m'a surprise dans cette tribune puisqu'il se prĂ©sente au fond comme le meilleur interlocuteur pour dĂ©fendre la souverainetĂ© française. L'interlocuteur de qui ?

Je ne crois pas que ce soit Ă  Washington ou Ă  Moscou de choisir les interlocuteurs français. c'est euh c'est Ă  la souverainetĂ©, au peuple souverain français de choisir ses interlocuteurs. Et en l'espĂšce, dans un moment oĂč je crois qu'il faut une grande unitĂ© parce que l'Europe vit un choc important face Ă  l'agression russe et Ă  l'instabilitĂ© de la relation transatlantique, je pense que le patriotisme qui n'exclut personne mais qui doit nous rassembler est de est de rigueur.

Euh pour revenir sur ces ces relations avec Donald Trump euh d'une maniÚre générale, par exemple, Dominique de Villepin estime que les Européens tombent dans le piÚge de l'obsession et de la surréaction vis-à-vis de Donald Trump. Euh je vous repose la question. Est-ce qu'il faut réagir en permanence ?

Euh non, pas en permanence, mais il y a des fois oĂč il faut rĂ©agir. Lorsque par [raclement de gorge] exemple les militaires français qui sont tombĂ©s en Afghanistan sont insultĂ©s, il faut rĂ©agir pour eux. Il faut dĂ©fendre leur sacrifice, leur dignitĂ©.

Vous savez, moi j'ai la chance d'avoir les anciens combattants. Vous faites référence à ce qu'a dit Donald Trump qui a estimé que les alliés en Afghanistan n'avaient pas été en premiÚre ligne sur le soldats français étaient en premiÚre ligne dans la Capissa en sousobi. Quand on va quand je vais aux invalides parce que je m'occupe du monde combattant, il y a des soldats d'Afghanistan blessés.

C'est insoutenable de ne rien dire lorsque ces ces mĂ©moires lĂ  et puis leur famille, leurs proches et nos blessĂ©s sont insultĂ©s. LĂ , il faut rĂ©pondre. Tarn, il y a quand mĂȘme une question de savoir comment l'Europe du coup doit parler Ă  Donald Trump.

Est-ce qu'elle doit se montrer ferme comme le discours à Davous cette semaine d'Emmanuel Macron ou est-ce que au contraire elle doit se montrer plus obsécueieuse, j'ai envie de dire comme Marc Cruteux le patron de l'OTAN, on a vu qu'il appelait Donald Trump daddy. Quel est le bon vis de Donald Trump ? Finalement, il faut que chacun joue son rÎle.

Le secrétaire général de l'OTAN, une bonne répartition des rÎles finalement. Il y a une bien sûr et d'ailleurs personne cop et le bad cop. Non, je dirais pas c'est pas aussi caricatural que ça si je puis me permettre.

C'est juste que c'est son rĂŽle Ă  Marc Routeu de maintenir l'unitĂ© de l'alliance qui a Ă©normĂ©ment d'intĂ©rĂȘt notamment face Ă  la Russie. VoilĂ , d'intĂ©rĂȘt stratĂ©gique, c'est il y a dans l'alliance atlantique, il y a les AmĂ©ricains et les EuropĂ©ens. Bon voilĂ , les EuropĂ©ens au sein d'une alliance disent ce qu'ils pensent.

Les AmĂ©ricains aussi. Le rĂŽle de Marc Routeux, c'est d'essayer de trouver un chemin pour Ă©viter ces pics de tension qui ne servent personne, hein, ni les États-Unis, ni l'Europe, face quand mĂȘme Ă  des dangers importants et de retrouver un chemin d'accord. Bon, il l'a fait en discutant avec Donald Trump et il faut maintenant que on avance vers cet exercice de l'OTAN au Groenland qui est sans doute la meilleure rĂ©ponse qu'on aurait dĂ» avoir depuis le dĂ©but.

Dans dans les diffĂ©rentes prises de parole de de ceux qui agissent depuis le depuis le dĂ©but des tensions entre l'Europe et les États-Unis, il y a quand mĂȘme une autre forme de communication, c'est les Ă©changes en direct par SMS qui sont ensuite dĂ©voilĂ©s. C'Ă©tait le cas cette semaine. Donald Trump a publiĂ© un Ă©change avec Emmanuel Macron qui lui proposait un G7 avec la prĂ©sence de de des Russes.

Emmanuel Macron, lui se laisse filmer en train d'avoir des conversations avec des dirigeants mondiaux. Est-ce que c'est une bonne méthode qu' elle est relativement nouvelle ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

Pourquoi serons-nous nous au fond les seuls Ă  ne pas employer des moyens qui permettent de faire comprendre ce qu'on dit ? Vous avez des gens qui parlent trĂšs fort dans le monde. Vous avez des dirigeants qui parlent trĂšs fort, non sans outrance, non sans excĂšs. [grognement] Je crois pas qu'il y ait de l'outrance ni l'excĂšs dans ce que dit le prĂ©sident français et mĂȘme dans ce que rĂ©vĂšle ces SMS.

Bon, c'est pas terrible de révéler des SMS de de dirigeants, mais vous savez, par exemple, vous faites référence à une séquence qui a été tournée dans 20 documentaires de discussion avec Donald Trump, mais si vous regardez bien la séquence, il lui est dit qu'il y a des journalistes dans la piÚce et que au fond la séquence est filmée. Donc, il y a pas de surprise. Maintenant, s'agissant de l'échange que vous mentionnez, ce que ça dit surtout, c'est qu'il y a une cohérence en ce que entre ce qu'on dit entre chef d'état et ce qu'on assume publiquement.

En tout cas, ce qu'on constate, c'est que chacun cherche le bon Ă  employer vis-Ă -vis de Donald Trump, que les 27 ont du mal quand mĂȘme Ă  s'accorder. Est-ce qu'il y a pas lĂ  une faiblesse de l'Union europĂ©enne ? Euh notamment quand on voit que Ursula Van Derlonen continue Ă  prĂ©fĂ©rer le dialogue et donc la diplomatie.

Est-ce qu'elle a tort ? La diplomatie n'exclut pas la fermetĂ© sur le sur le fond et sur les principes. Il faut dialoguer avec les États-Unis Ă©videmment.

Je veux dire, on est dans la mĂȘme alliance atlantique, on a besoin de ramener les États-Unis vers nous, en particulier sur l'Ukraine et on le fait d'ailleurs. Mais il faut ĂȘtre clair et je pense que c'est la grande leçon de cette semaine. C'est pas vrai que les EuropĂ©ens cette semaine n'ont pas rĂ©ussi Ă  parler d'une seule voix et Ă  ĂȘtre clair.

Et d'ailleurs ça marche. Donc il faut en tirer les leçons. Je suis assez d'accord avec le fait qu'il va y avoir un avant et un aprÚs cette semaine.

Donc les EuropĂ©ens sortent vous grandi de toute cette sĂ©quence lĂ . Je pense qu'ils doivent sortir plus lucides de cette sĂ©quence lĂ  en fait. Et vous ĂȘtes sĂ»r parce que par exemple sur le bazooka commercial comme on dit, les accords commerciaux qu'on avait passĂ© avec les États-Unis, il y avait l'idĂ©e de commencer Ă  les remettre en cause.

Euh tous les EuropĂ©ens suivaient pas sur cette piste lĂ . Non, effectivement. Bah donc il y a pas l'unitĂ© europĂ©enne est quand mĂȘme fragile.

Alors l'unitĂ© europĂ©enne est une nĂ©cessitĂ© y compris stratĂ©gique dans le monde actuel. qu'elle soit difficile, qu'elle implique des dĂ©bats, c'est simple, c'est un ensemble de dĂ©mocraties qui dialogue entre elles et qui discute entre elles. Donc au fond, moi je trouve que cette semaine, ce que l'Europe a montrĂ©, c'est plutĂŽt qu'elle savait dire si jamais il y a des droits douanes excessifs qui sont faits de maniĂšre coercitive, et bien au fond, on est prĂȘt Ă  se dĂ©fendre parce qu'on n'est pas dĂ©sarmĂ© face Ă  ça.

Je note que ça fonctionne. Voilà, c'est c'est pour ça que je dis un avant et un aprÚs. Il y a pu avoir de la naïveté par le passé notamment sur le fait que au fond on se disait et c'est vrai dans le domaine de la défense pardon de revenir sur mon secteur mais de dire au fond si on achÚte beaucoup d'armes américaines alors on aura toujours leur leur bienveillance et leur et leur présence.

On voit bien que c'est pas vrai. Donc lĂ  aussi, il faut avancer. Il faut faut tirer les leçons de ce qui vient de se passer et de ce qui se passe quand mĂȘme depuis plusieurs annĂ©es.

Et une question alors qui va vous sembler peut-ĂȘtre naĂŻve, mais euh est-ce que vous faites attention quand vous parlez de Donald Trump Ă  ce que vous dites parce que de peur par exemple d'ĂȘtre interdite de territoire amĂ©ricain, ça arrivĂ© Ă  Thierry Breton ? Non. Euh je crois pas.

Je sais pas. Moi, c'est un chef d'état. J'ai du je suis j'ai du respect pour les chefs d'état quel qu'ils soit.

Je peux pas commenter les faits et gestes d'un chef d'état, c'est pas mon rÎle. En revanche, dans le dialogue que j'ai moi avec mes interlocuteurs américains, je suis trÚs clair, la clarté n'exclut pas la courtoisie. Voilà, c'est comme ça qu'on fonctionne dans la diplomatie.

Mais ça veut pas dire que je renonce sur le fond au demeurant. Vous savez, les discussions diplomatiques surtout avec cette administration sont robustes et claires. Est-ce qu'on a suffisamment réagi à l'interdiction de territoire de de Thierry Breton, ancien commissaire européen ?

Oui, je crois qu'il y a eu une levĂ©e de bouclier. D'ailleurs, moi-mĂȘme j'ai rĂ©agi euh modestement euh c'est pas acceptable parce qu'au fond, on entre dans un secteur oĂč euh euh les dĂ©cisions qu'on prend pour nous-mĂȘmes de maniĂšre souveraine sont sanctionnĂ©es d'une certaine maniĂšre. Ça c'est pas acceptable.

Et plus on réagira collectivement, comme vous l'avez dit d'ailleurs, plus l'Union européenne sortira au fond de ses divisions là-dessus et arrivera à parler d'une seule voix. Plus elle sera puissante, plus elle se fera respecter. L'une des innombrables crises déclenchées par Donald Trump, c'est le Groenland.

Sur quoi pourrait porter précisément l'accord qui se dessine avec le le Danemark ? [grognement] Moi, je sais sur quoi il ne peut pas porter. Il ne peut pas porter sur la remise en cause de la souveraineté du Groenland et du Danemark sur un territoire qui par ailleurs est un territoire de l'Union européenne et de l'OTAN.

C'est inacceptable et ça ne sera pas acceptĂ©. C'est pas une un sujet de discussion. LĂ  oĂč il peut y avoir des discussions utiles, c'est qu'au fond, on a entendu que le Groenland Ă©tait un sujet stratĂ©gique pour les États-Unis et d'ailleurs, ça tombe bien, ils ont une base et un accord de 1951 qui leur permet d'agir au Groenland.

On a entendu aussi, y compris dans la revue que cita la revue de dĂ©fense nationale amĂ©ricaine qui est sortie que les États-Unis s'attendaient Ă  ce que les EuropĂ©ens prennent plus de responsabilitĂ© dans l'Arctique. Il faut le faire. Donc la bonne solution et la bonne sortie de crise, c'est effectivement qu'il y ait une plus grande action du pilier europĂ©en de l'OTAN dans l'Arctique et que ça se fasse de maniĂšre coordonnĂ© au sein de l'OTAN avec les États-Unis d'AmĂ©rique.

Mais plus prĂ©cisĂ©ment, quelle serait exactement la prĂ©sence des AmĂ©ricains dans cet accord futur qui semble se dessiner au Groenland ? Tout ça est encore un peu flou aujourd'hui bien sĂ»r les État on est qu'au dĂ©but de la discussion d'ailleurs. Je crois que c'est ce que le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'OTAN a dit et d'ailleurs aussi le commandant en chef des forces armĂ©es de l'OTAN, il l' il l'a dit Ă©galement.

Euh je crois que il y a il y a deux choses. D'abord, il y a déjà une base américaine, c'est ce que je disais euh euh au Groenland. Donc il y a déjà des militaires américains au Groenland, ils ont été plutÎt réduits dans les dans les dans les années précédentes.

Tant mieux si les Américains avec l'accord du Danemark sur une base militaire et sur la base d'un accord euh bilatéral veulent renforcer leur présence, tant mieux. Il y a aussi un sujet qui est mis en avant par les Américains, c'est ce qu'on appelle l'alerte avancée, c'est-à-dire la possibilité de regarder les missiles au fond qui passent dans cette zone. Là aussi, il peut y avoir des éléments de coopération qui se dessinent avec des solutions souveraines européennes.

Donc il y a des Ă©lĂ©ments valables Ă  discuter. Ce qui n'est pas valable, c'est la remise en cause de la souverainetĂ©. Vous ĂȘtes ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux armĂ©es Alice Rufo.

Qu'est-ce que concrÚtement ça veut dire pour l'armée française ? Est-ce que ça veut dire que par exemple on va avoir plus de militaires pour défendre cette zone là ? Oui, on va avoir un renforcement de la présence militaire française dans l'Actique de maniÚre générale parce que pour l'instant, c'est quelques hommes, hein.

Euh, ça dĂ©pend. C'est-Ă -dire que par exemple, l'Ă©tĂ© dernier ou je sais plus exactement, je crois que c'Ă©tait il y a quelques mois, il y a eu un exercice oĂč il y a eu pas mal de moyens français dĂ©ployĂ©s prĂ©cisĂ©ment au Groenland. Certes, avec moins d'attention de façon ponctuelle, est-ce que de façon pĂ©renne, il va y avoir une prĂ©sence militaire français ?

Il faut avoir plus de présence dans l'arcte. Oui. Mais quand on défend le Groenland, ça veut dire qu'on défend quoi ?

Ah ben on dĂ©fend alors il y a un intĂ©rĂȘt d'abord la souverainetĂ© du Groenland. et duemark, on est dans une alliance, on est au sein de l'Union europĂ©enne et donc on la dĂ©fend. Cette souverainetĂ©, elle s'exerce cette souverainetĂ© collectivement au sein de nation alliĂ© et puis ensuite Ă©videmment dans l'article, il y a un intĂ©rĂȘt stratĂ©gique pour nous, pas simplement parce que les AmĂ©ricains disent des choses, pour nous parce qu'il y a des ressources essentielles dans l'article, parce qu'il y a une prĂ©sence de plus importante de la Russie et de la Chine, parce qu'il y a des routes qui avec le changement climatique sont peuvent ĂȘtre utilisĂ©es.

Donc pour avoir de l'autonomie stratĂ©gique europĂ©enne, il faut agir davantage dans l'article. C'est d'ailleurs pour ça qu'on s'est prĂ©parĂ© avec une stratĂ©gie article qui a pas Ă©tĂ© inventĂ©e il y a 15 jours, qu'on travaille depuis plusieurs mois, qu'on a publiĂ© l'annĂ©e derniĂšre et puis euh des exercices qui sont faits pour prĂ©parer aussi nos armĂ©es Ă  agir dans des conditions climatiques qui vous en conviendraient sont un peu extrĂȘmes. Les quelques chasseurs alpins qu'on a vu sur place, c'Ă©tait symbolique.

On est d'accord ? C'était des précurseurs pour préparer cet exercice. D'accord.

Et donc tout cela ça va se faire dans le cadre de de l'OTAN. Donc avec les AmĂ©ricains, est-ce que c'est pas contradictoire avec le retrait de personnel amĂ©ricain cette semaine dans le cadre de l'OTAN dans dans les bases europĂ©ennes ? He c'est ça prĂšs de 200 personnels amĂ©ricains qui ont Ă©tĂ© retirĂ©s par les États-Unis.

Est-ce que déjà premiÚre question, est-ce que nous aujourd'hui européens on est en mesure de compenser cette perte, ce retrait dans les bases de l'OTAN en Europe ? Je crois pas que la question se pose en terme de compensation stricte poste pour poste si vous voulez. C'est-à-dire qu'en fait, il faut renforcer le pilier européen de l'OTAN.

Il faut plus de prĂ©sence europĂ©enne, il faut plus d'action europĂ©enne dans le demande dans le domaine de la dĂ©fense de l'Europe. On n'est pas obligĂ© de dĂ©fendre l'Europe exactement comme le font les États-Unis avec les moyens dont ils disposent, on peut le faire. Et est-ce que c'est prĂ©curseur selon vous d'un retrait des AmĂ©ricains de l'OTAN, est-ce qu'il faut le craindre Ă  moyen terme ?

Écoutez, hier, ils ont Ă©crit encore une fois, il y a un document stratĂ©gique important, hein, qui dĂ©cline cette fameuse stratĂ©gie euh qui avait Ă©tĂ© publiĂ©e avant qui Ă©tait trĂšs politique. Cette fois, elle commence Ă  se prĂ©ciser un peu. Que disent les AmĂ©ricains, c'est que sur le conventionnel en Europe, ils vont faire euh beaucoup moins.

Et ben voilĂ , c'est dit, c'est clair. À nous d'empirer les leçons. Euh je crois que la France d'ailleurs les tient depuis plusieurs annĂ©es.

Il faut qu'on travaille avec nos partenaires europĂ©ens Ă  faire plus pour la dĂ©fense de l'Europe. Est-ce que c'est pas un peu un message paradoxal envoyĂ© par les AmĂ©ricains ? Il y a le cĂŽtĂ© dĂ©fendez-vous vous-mĂȘme et organisez-vous.

Et puis en mĂȘme temps, on a le sentiment que Donald Trump ne cherche qu'une chose, c'est Ă  diviser les EuropĂ©ens et Ă  casser tout Ă©lan europĂ©en. Parce que ça aussi c'est exprimĂ© dans d'autres dans d'autres expressions amĂ©ricaines. Absolument.

Et ce paradoxe, c'est tout l'enjeu du moment. C'est-à-dire que au fond, il y a effectivement, y compris sur les questions industrielles, une grande offensive américaine pour pouvoir justement vendre des équipements militaires à l'Europe. Bon, c'est à nous de résoudre cette équation au fond.

C'est-à-dire que si on parle de souveraineté européenne, il faut qu'on s'autonomise sans rompre parce que ça serait pour nos partenaires en particulier. La France a une tradition d'indépendance au sein de l'OTAN qui n'est pas complÚtement partagée de longues dates par nos autres partenaires. Donc ce serait il faut pas faire de mouvement brutaux de notre part mais il faut par contre éviter le soulagement temporaire de la résolution des crises et entendre ce qui se passe.

Mais donc vous confirmez les États-Unis veulent bien quelque part sinon dĂ©truire l'Europe en tout cas la diviser. Les États-Unis n'aiment pas l'Europe je crois. C'est trĂšs cris noir sur blanc telle qu'elle est prĂ©cisĂ©ment tel qu'on l'aime c'est-Ă -dire un espace de respect du droit. un espace oĂč il vont investir oĂč il y aurait une concordance d'intĂ©rĂȘt entre la Russie et les États-Unis d'aujourd'hui Ă  savoir l'affaiblissement voir la destruction de l'Europe oĂč fondamentalement il n'y a pas d'intĂ©rĂȘt stratĂ©gique je crois euh conjoint entre les États-Unis et la Russie.

Vous voyez ce qui se passe dans l'article ? C'est bien contre la Russie qu'ils veulent agir. En revanche, que l'Europe telle qu'elle est, c'est-Ă -dire un espace qui respecte le droit dans un monde oĂč la brutalitĂ© s'impose, soit critiquĂ©e par des puissances prĂ©datrices, c'est un fait.

C'est pas moi qui le commande, c'est un fait. Mais comment vous qualifiez aujourd'hui notre relation avec les États-Unis ? Est-ce qu'ils sont encore nos alliĂ©s ?

Est-ce qu'ils sont dĂ©sormais des adversaires ou alors est-ce qu' ils sont mĂȘme carrĂ©ment des ennemis ? Quel qualificatif vous choisissez ? AlliĂ©, adversaire ou ennemi ?

Je pense qu'il faut rester trĂšs objectif. On fait partie de la mĂȘme alliance. Entre faire partie de la mĂȘme alliance et se comporter comme un alliĂ©, il y a de la marge en l'espĂšce qui en l'espace dans l'espĂšce dire je vais envahir un pays souverain de l'alliance.

Je vais enfin pas l'envahir mais l'annexer avec des moyens de coercition. Euh dire vos soldats se sont pas battus alors que on a enfin je pensais Ă  mĂȘme Ă  nos commanda marines qui en Afrique ont sauvĂ© des AmĂ©ricains. Enfin c'est c'est une blessure immense ce qui s ce qui a Ă©tĂ© dit.

Ça c'est pas c'est pas c'est pas ce qu'on fait dans une alliance. Face Ă  une logique prĂ©datrice qui visiblement domine le monde selon ce que ce que vous observez ce que l'on observe tous. Euh est-ce que vous iriez jusqu'Ă  jusqu'Ă  dire comme Gabriel Atal que dĂ©sormais le droit international ne prime plus ?

Ce n'est plus ça ne doit plus ĂȘtre la logique euh de notre rĂ©ponse. Je crois Ă  la force du droit. Moi vraiment euh je pense que il serait naĂŻf de croire qu'on peut juste s'en remettre au respect par tous du droit international parce qu'on voit bien qu'il ne qu'il n'est plus respectĂ© par les par les grandes puissances.

Mais l'abandonner et considĂ©rer au fond que le droit ne serait plus valable et qu'on devrait faire pareil, ce serait une erreur parce que moi je crois que c'est trĂšs fort de respecter le droit. Au contraire, par contre, il faut donner force Ă  ce droit et c'est lĂ  oĂč le rĂ©armement Ă  tous Ă©gards europĂ©en est important. Un des discours qui a eu beaucoup de succĂšs cette semaine Ă  Davao, c'est celui du nouveau premier ministre canadien Marc Marc Carnet.

Euh il appelle justement les puissances euh moyennes que nous sommes hein, nous État europĂ©ens et le Canada Ă  s'unir pour lutter contre la vassalisation et l'esprit euh euh de dĂ©faite. Euh j'imagine que vous souscrivez Ă  Ă  ce discours et est-ce qu'il y a des liens plus forts qui peuvent ĂȘtre renforcĂ©s avec le Canada ? ComplĂštement.

C'est un grand discours qui a Ă©tĂ©u tenu courageux puisque le Canada a des liens avec les États-Unis qui sont extrĂȘmement forts et une proximitĂ© Ă©videmment. Oui, bien sĂ»r que je crois pas qu'il faille se sous-estimer. Je crois pas que l'Europe, le Royaume-Uni qui a rĂ©agi aussi assez clairement, la France, le Canada et cetera, soit secondaire au fond dans le monde contemporain.

Le tout est de d'ĂȘtre conscient de nos forces et de savoir les exercer correctement puis aussi d'ĂȘtre un peu lucide sur ce qui nous manque encore, c'est-Ă -dire la rĂ©duction de nos dĂ©pendances. Donald Trump est-il un accĂ©lĂ©rateur de la souverainetĂ© europĂ©enne finalement malgrĂ© lui ? Ce qui est marquant, c'est que quand euh il y a des agressions qui sont faites ou des logiques prĂ©datrices, au fond, ça fait ça fait que renforcer les choses.

Euh quand la Russie a envahi l'Ukraine, elle voulait affaiblir l'OTAN. Le rĂ©sultat des courses, c'est que l'OTAN s'est Ă©largi euh quand euh euh on attaque l'Europe comme ça a Ă©tĂ© le cas cette semaine, le rĂ©sultat des courses, c'est qu'elle parle plus fort et qu'elle et qu'elle rĂ©agit plus fort. On a beaucoup parlĂ© de Donald Trump, on va en reparler un petit peu quand mĂȘme.

Mais quelques mots sur d'autres initiatives possibles ou probables du prĂ©sident amĂ©ricain. Tout d'abord, les États-Unis avancent un porte-avion vers le golfe Persique en cas de frappe sur l'Iran, que fait la France ? Elle soutient ses partenaires.

On n'y est pas hein. Euh je peux pas je Il y a effectivement les les moyens américains qui ont été positionnés. Il y a le discours que tient le président américain.

Elles vous semble probables ou pas aujourd'hui ces frappes en Iran ? Je n'ai pas d'indications autrees que celles qui sont donnĂ©es par les États-Unis publiquement. Le fait est par contre que nous on a des partenariats importants avec la rĂ©gion.

On est présent dans la région. on est présent dans la région et donc évidemment on est à l'écoute de nos partenaires pour répondre au renforcement de posture parce qu'évidemment la la les représ de l'Iran serait serait évidemment importante. Maintenant je vais vous dire trÚs franchement le régime iranien est un régime torsionnaire de sa propre population.

Donc quand on dit qu'on qu'on prend des dispositions si jamais il y avait une escalade rĂ©gionale et des difficultĂ©s pour nos partenaires, c'est certainement pas pour soutenir ce rĂ©gime. Mais ça veut dire quoi prendre des dispositions ? Ça veut dire renforcer la posture.

Ça veut dire dans le cadre des accords que nous disposons de partenariat stratĂ©gique avec ces pays, la Jordanie, les Émirats, le QR, ça veut dire renforcer la prĂ©sence militaire. Ça veut dire parfois avoir des coopĂ©rations, par exemple dans le domaine de la dĂ©fense entiĂšrienne. Ça veut dire ĂȘtre prĂ©sent et ça veut dire rĂ©pondre Ă  leurs attentes.

C'est normal dans un partenariat. Mais est-ce qu'une intervention occidentale vous semblerait possible en Iran et souhaitable surtout ? Est-ce que c'est à nous occidentaux de renverser le régime des Mola ?

Je pense qu'il faut soutenir le peuple iranien de toutes les maniÚres qu'on le peut, y compris en en parlant là, comme on le fait maintenant. Euh, vous savez que le régime iranien a coupé internet et que ça a été si difficile au fond pour ceux qui se battaient euh de documenter les crimes massifs que le régime iranien a organisé contre sa population. C'est au peuple iranien de de se débarrasser de ce régime et évidemment, on est à ses cÎtés.

Maintenant, une intervention militaire euh pour nous n'est pas l'option euh privilégiée. Est-ce que la France dans son soutien euh euh à à ceux qui manifestent contre les Mola en Iran doit aller jusqu'à reconnaßtre l'opposition iranienne comme seul interlocuteur ? Mais on parle beaucoup à l'opposition iranienne dans ces différentes composantes.

Oui, mais dans l'aprĂšs, je veux dire, vous vous parlez d'une personne en particulier, il faudrait Écoutez, on en est pas lĂ . Pour l'instant, c'est le peuple iranien qui manifeste sans que ce soit une seule figure. C'est un c'est un mouvement qui est partie du de du bazar et du coup de la vie, mais qui s'est largement dĂ©veloppĂ©.

Le peuple iranien rejette son rĂ©gime mais le destin du peuple iranien appartient aux Iraniens et aux Iraniennes et c'est pas Ă  nous de choisir leur dirigeant. Alice Rufo. Sur un autre sujet dans la rĂ©gion, l'Union europĂ©enne se dit extrĂȘmement prĂ©occupĂ©e par de possibles Ă©vasions depuis des camps en Syrie de djihadistes du groupe État islamique.

Des forces spĂ©ciales sont prĂ©sentes, au moins dans la rĂ©gion, peut-ĂȘtre sur place. Est-ce que vous pouvez nous donner des prĂ©cisions ? Oui.

Euh il y a eu depuis euh quelques jours euh une offensive et des conflits, des tensions entre les forces démocratiques syriennes euh et euh le régime l'armée réguliÚre de de de Syrie qui sont inquiétantes et d'ailleurs on a beaucoup euh travaillé pour euh essayer d'obtenir un CC le feu en plaidant pour le respect de la spécificité cure dans l'intégration dans la nouvelle Syrie et aussi évidemment de la spécificité dans le combat contre Daesh parce que ça a été nos alliés. les Kurdes dans le combat contre Daesh. Nous le faisons.

C'est d'ailleurs pour ça qu'on parle à tous, au FDS, aux irakiens et évidemment au président de de la Syrie. Cette préoccupation que vous mentionnez sur les camps et sur les prisonniers de Daesh fait évidemment l'objet d'une attention soutenue de la France dans le cadre de la coalition contre Daesh dans laquelle d'ailleurs la Syrie est entrée pour évidemment que les personnalités dangereuses qui sont sur place soient gardées sous contrÎle. une idée.

Est-ce que nos services de renseignement ont une idée de savoir si des djihadistes français se sont échappés de ces différents camps ? Nos service de renseignement surveillent trÚs précisément la situation et font en sorte que la situation soit sous contrÎle. Alors, dans la semaine aussi, Donald Trump a dévoilé son projet immobilier Nouveau Gaza, un luxueux complexe de gratciel.

Faut-il le prendre au sĂ©rieux ? Est-ce que ça vous a choquĂ© ? Écoutez, moi je suis pas agent immobilier et je fais pas des des des enfin pardon, on est en train de parler d'une tragĂ©die extraordinaire qui s'est passĂ©e Ă  Gaza.

C'est pour ça que je vous demande si ça vous a choqué parce que euh Oui, voilà. Euh je pense pas que ce soit le sujet. C'est pas le sujet.

C'est pas le sujet. Ce qui se passe, ce qui s'est passé au Moyen-Orient est terrible depuis les attentats du 7 octobre. Euh ce qui s'est passé, je veux dire, on parle de respect des des peuples, on parle de paix et de sécurité, on parle pas de de projets immobiliers.

Donc, je j'y arriverai pas là. Euh la France prend-elle un risque enadhérant pas au conseil de la paix, cette organisation créée par Donald Trump pour concurrencer euh l'ONU ? Oui, c'est un risque.

D'ailleurs, je crois qu'on a Ă©tĂ© assez critiquĂ© vertement d'ailleurs par les États-Unis. Je pense mĂȘme que dans les menaces de droit de douane, de rĂ©tention, il y avait un peu de ça. Pour autant, je crois je pense qu'on a raison.

Euh c'est pas euh c'est pas comme ça que les relations internationales doivent s'organiser. Euh c'est sur la base des Nations- Unies. Si on si on se met à plus y croire nous au droit international, je reviens sur votre question de tout à l'heure, si on se met à plus le défendre, alors il faudra pas se plaindre qu'il existe plus.

Il faut ĂȘtre un peu fort lĂ  dans la pĂ©riode. Une derniĂšre question sur les États-Unis. La police de l'immigration a fait une nouvelle victime aprĂšs la mort d'un homme de 37 ans Ă  Minapolis.

Euh rejoignez-vous ceux qui voient euh quelque part le retour d'une milice. Vous savez du coup, c'est pas mon rÎle de faire des commentaires sur la politique intérieure américaine. Je le ferai pas.

Simplement, je vois bien qu'il y a euh des tensions internes aux États-Unis comme il y en a dans d'autres pays. AprĂšs, les États-Unis sont une dĂ©mocratie, on va pas tout confondre et donc je fais confiance aux institutions et Ă  la dĂ©mocratie amĂ©ricaine pour sortir de ces tensions. Le grand jury, question express.

Alice Rufa ministre délégué aux armées et notre invité. Quelques questions rapides, enfin pour les réponses en tout cas. Est-il bien raisonnable pour Emmanuel Macron de porter des lunettes style Top Gun ? [rires] Oui, absolument.

D'abord, [grognement] c'est nécessaire parce que c'est ça protÚge son son regard et puis et puis par ailleurs, moi je qui sait pas choisir des lunettes de soleil, je trouve que là elles sont plutÎt bien choisies. Bah, le choix du modÚle a fait en tout cas euh parler Donald Trump, hein. Euh c'est un dur à cuire notre président selon euh selon Donald Trump.

Euh est-ce qu'il faut autoriser de nouvelles exploitation pĂ©troliĂšre en outreem, notamment en Guyane ? On voit qu'il y a un Ă©change entre les ministĂšres de de l'Ă©cologie et celui des outresemes sur euh une bataille. Ah non, je vais pas me prononcer lĂ -dessus honnĂȘtement.

C'est pas mon rÎle. Je suis un sujet alors de de société. Le Sénat s'est opposé cette semaine au principe de l'euthanasie du suicide d'assisté.

Est-ce que vous personnellement vous ĂȘtes pour ou contre ce texte de loi sur la fin de vie ? Moi, je je pense qu'il faut qu'il faut travailler sur ce sujet dans des conditions sereines et je pense que ce serait dommage que toutes les difficultĂ©s au fond qu'on a vu sur le budget et toutes ces ces ces ces dĂ©bats trop longs, trop difficiles par moment, il faut aboutir, il faut pouvoir se projeter et reprendre ces grands dĂ©bats de sociĂ©tĂ©. C'est mon avis.

Vous ĂȘtes pour ou contre la fin de vie ? Ah, c'est pas Ă  moi. Écoutez, franchement, je suis ministre dĂ©lĂ©guĂ© armĂ© personnellement, je suis plutĂŽt favorable Ă  ce qui a Ă©tĂ© proposĂ©.

Claircit. Alors, personnellement aussi, est-ce que vous ĂȘtes pour au compte la classe optimum de la SNCF, c'est-Ă -dire des rames sans enfants, notamment de moins de 12 ans du moin ? Je suis maman lĂ , je je suis dĂ©solĂ©e, je je j'ai besoin d'ĂȘtre avec ma fille dans la rame SNCF.

Je suis vraiment désolée, je vous réponds sur une base trÚs personnelle. AprÚs, je peux comprendre que ce soit difficile mais moi j'essaie de faire en sorte que ma fille passe pas trop de bruit dans le train. Je promets.

Alors aprÚs ces questions les gens, on va se retrouver aprÚs une courte pause. Alice Ruffau, ministre délégué aux armées et notre invité. On parlera notamment de l'Ukraine, vous en revenez Alice Ruf et également de défense européenne et de budget de l'armée.

À tout de suite. Le grand jury RTL public SĂ©nat, le Figaro [musique] M6. [musique] Oublier de la rĂ©unification.

Gilet jaune. Brexiteur. Depuis quelques années, la colÚre gronde.

Le dĂ©tonateur sait souvent oĂč va l'argent de mes impĂŽts. La plupart des gens ne comprennent pas l'imposition. Ils s'en plaignent et veulent toujours qu'elle baisse.

Ils ne savent pas Ă  quoi elle sert. Une dĂ©fiance de plus en plus marquĂ©e oppose les citoyens Ă  ceux qui les gouvernent. Et [musique] l'impĂŽt est au cƓur des conflits.

En France, c'est une taxe, la taxe carbone qui met le feu au poudre. Pendant des mois, elle pousse dans la rue des milliers de personnes. Sur les ronds-points, les gilets jaunes réaniment le débat démocratique et se réapproprie les symboles des révoltes fiscales du passé.

Les gilets jaunes reprennent le fil de la longue histoire qui, depuis le Moyen-ùge oppose un peu partout en Europe, le peuple à ses gouvernants quand il est question de lui faire payer des impÎts. L'histoire populaire des impÎts, le premier épisode de votre série documentaire aujourd'hui à 13h sur Publics Sena et sur publicsena.fr.

FR. [musique] 1000 pays pour demain, c'est l'émission qui va à la rencontre des artisans et des entrepreneurs qui innovent, réinventent ou perpétuent les traditions de leur territoire. Des portraits et des reportages que nous découvrons ici en scÚ Sanateur Fabien Guay. 1000 pays pour demain présentés par Rebecca Fitoui vendredi prochain à 17h sur Publics Sena et sur publicsena.fr.

Bonjour chez vous. Je vous retrouve du lundi au vendredi Ă  7h30 et nous serons plus que jamais au cƓur de nos rĂ©gions avec nos invitĂ©s, nos reportages et la presse rĂ©gionale pour dĂ©couvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Bonjour chez vous.

C'est du lundi au vendredi à 7h30. [musique] Bienvenue dans droit de suite, l'émission qui regarde comment nos grandes lois évoluent avec la société. Presque 35 ans aprÚs son adoption, on s'intéresse aujourd'hui à la loi EV.

Alors pas dans sa dimension de lutte antiaitabac. assez restrictive, assez efficace par ailleurs, mais dans la dimension de la lutte contre l'alcool. Et là, on assiste à un deux poids de mesure assez édifiant.

On peut consommer de l'alcool dans les stades, [musique] vous le savez. Les promotions sur les alcools forts pululent par ailleurs sur les rĂ©seaux sociaux. Nous sommes ici Ă  l'AV au cƓur des Halles Gourmandes et on va interroger le rapport des Français Ă  l'alcool qui tuent chaque annĂ©e 49000 personnes.

ClĂ©ment Guillonau a posĂ© la question au pĂšre fondateur de ce texte Claude Évin qui avec l'avantage de la rĂ©trospective nous dresse aujourd'hui le bilan de son texte. Droit de suite mercredi Ă  17h30 sur Publics SĂ©nat et sur publicsena.fr. les faire. [musique] Avril 1944, [musique] deux prisonniers juifs se cachent prĂšs de la clĂŽture barbelĂ©e du camp d'extermination.

Ils se sont évadés pour dire au monde [musique] qu'Achwit c'était une usine à tuer. Les crématoires 1 et 2 sont de grande taille. Ils possÚdent une salle de déshabillage.

Rudolp Verba et Alfred Wetzler rédigent un rapport de 40 [musique] pages, parfois appelé protocole d'Achwitz. Il parle de 125000 personnes par mois. Il faut bombarder, leur envoyer un message [musique] clair.

Il ne faut pas perturber la campagne de Normandie avec une opĂ©ration de cette nat. Vraiment toutes les solutions Ă©taient mauvaises [musique] parce que mĂȘme une petite erreur pouvait entraĂźner la mort de beaucoup de gens. L'urgence Ă©tait de gagner la guerre.

On ne peut pas se laisser distraire par Auschwitz. 1944, il faut bombarder Auschwitz. Vendredi prochain à 22h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. les faire. [musique] [musique] Est-ce que vous savez qui est Rouven d'idonie ?

C'est c'est mon c'est mon grand-pÚre Ruben. C'était un espion soviétique. Sa mission ?

Exporter la rĂ©volution [musique] bolchĂ©vique partout sur la planĂšte. Entre deux missions, Ruben trouve le temps de mettre au monde un fils, AndrĂ©, qui n'a pas tout Ă  fait les mĂȘmes opinions sur le communisme. Il y a eu des goulages, il faut en parler et c'est terrorisant les goulages.

Une immense chance d'avoir été son fils, d'avoir pu discuter, cheminer, échanger avec lui. Tout ce que les Gluxman ont apporté d'humain dans la politique, ça c'est formidable. Trois générations de Gluxman, trois époques différentes, trois engagements à gauche.

Voici l'histoire d'une famille française, pas comme les autres. Les Glu Lluxman, une histoire de famille. Samedi prochain à 21h sur publics Sena et sur publicsena.fr. faire [musique] suite du grand jury présenté par Olivier Bost Alice Ruffre délégué aux armées et notre invité Pine Tarnaud de Public Sénatin et Claire Conruit du Fidiaro sont à mes cÎtés pour vous interroger le grand jury l'actualité [musique] de la semaine.

Alice Ruf, vous revenez d'Ukraine. Cela fait bientÎt 4 ans que la Russie est en guerre contre Kiev. L'Ukraine pourra-t-elle résister encore longtemps ?

Oui, l'Ukraine rĂ©siste. Euh maintenant, honnĂȘtement, de retour de Kief, je regarde des images en mĂȘme temps qu'on se parle, c'est trĂšs dur, hein. Euh et une vraie stratĂ©gie dĂ©libĂ©rĂ©e qu'on voit quand on est sur place de la Russie de d'atteindre le moral des Ukrainiens, de taper sur ce moral-lĂ , sur cette rĂ©sistance-lĂ  qui est une force extraordinaire, c'est-Ă -dire en frappant les infrastructures infuratur les infrastructures Ă©nergĂ©tiques.

Vous savez le soir oĂč je suis partie, il y avait des nĂ©gociations aux Émirates. En mĂȘme temps, il y avait des attaques massives sur Kief et il y avait Ă  peu prĂšs 200000 personnes qui Ă©taient privĂ©es d'Ă©lectricitĂ© dans une pĂ©riode oĂč il fait trĂšs froid en Ukraine. D'ailleurs, c'est ce qu'on a dĂ©jĂ  vu la Russie qui frappe au moment oĂč ça se met discuter Ă©ventuellement d'un cesser le feu.

On parle pas du tout d'accord de paix pour l'instant. Euh ça c'est quelque chose de de relativement classique oĂč lĂ  on a vraiment franchi on notamment il y a un chiffrage qui a Ă©tĂ© fait par les Ukrainiens. La Russie aurait dĂ©pensĂ© 115 millions d'euros de missiles et de diverses armes euh en une seule frappe.

Je pense que ça c'Ă©tait trĂšs fort enfin on va documenter trĂšs prĂ©cisĂ©ment le rapport mais je mon sentiment est que ces frappes ont Ă©tĂ© trĂšs importantes effectivement et que ça montre quand mĂȘme la rĂ©alitĂ© des intentions de la Russie en matiĂšre de paix. Et le moral est atteint ou pas chez les Ukrainiens dans les voit lĂ -bas, ce qu'on voit c'est la rĂ©silience. HonnĂȘtement, euh c'est une rĂ©silience impressionnante.

Cette semaine, le prĂ©sident ukrainien Zelenski s'est montrĂ© inhabituellement critique envers l'Europe. C'Ă©tait Ă  Ă  Davos. Il a notamment dĂ©plorĂ© des discussions sans fin, des rivalitĂ©s internes au sein de l'Europe qui empĂȘchent de s'unir et de parler avec franchise pour trouver de vraies solutions, je le cite.

Euh, il dit que les Européens aiment bien discuter de l'avenir mais qu'ils évitent d'agir. Est-ce que ça vous a surpris ce ton de Vladimir Zelenski et pourquoi il l' employé ? Quelle est sa stratégie selon vous ?

Je vais vous savez ça m'a fait penser Ă  Ă  un discours de Sol GĂ©nĂ© signe il y a trĂšs longtemps oĂč tout le monde s'attendait Ă  ce que il vienne justement en Occident pour saluer l'Occident et oĂč au fond il dit il faut aller il faut il faut ĂȘtre plus fort. Il a surpris tout le monde. Ce discours s'appelle La fin du courage.

Et donc ça m'a fait penser à ça. Pourquoi ? Parce qu'en fait c'est un leader profondément européen.

Je veux dire qui aspire Ă  ĂȘtre membre de l'Union europĂ©enne et les EuropĂ©ens le soutiennent depuis le dĂ©but. qui exprime une frustration. Je ne crois pas et c'est vraiment enfin l'idĂ©e que ça qui m'est venue, c'est que je ne crois pas que au fond les grands EuropĂ©ens soient des EuropĂ©ens BA.

Les grands Européens sont des Européens exigeants pour l'Europe qui peuvent avoir des frustrations et qui l'a exprimé, je crois. Mais attendez, vous avez pas pris ça pour un discours critique ? Je pense que c'est un discours d'exigence.

La vĂ©ritĂ©, c'est qu'aujourd'hui quand mĂȘme, il faut la rappeler euh quand on parle de la coalition des volontaires, c'est la coalition des volontaires aujourd'hui. Donc les EuropĂ©ens avec leurs alliĂ©s canadiens, norvĂ©giens et cetera, qui soutiennent l'Ukraine. La totalitĂ© mais la coalition des volontaires, c'est surtout pour euh aprĂšs-demain.

C'est pour euh donner des garanties de sécurité, planifier des garanties de sécurité, c'est renforcer la main de l'Ukraine dans les négociations. Et quand on parle de soutien matériel, c'est-à-dire de livraison d'armes à l'Ukraine, aujourd'hui elles sont toutes prises en charge par les pays qui réunit la la coalition des volontaires. Exement comment Emmanuien Macron a réagi à ces critiques de Vladimir Zelenski ?

Je je sais pas, il faudrait lui demander mais simplement je suis certaine que l'exigence que porte le prĂ©sident ukrainien pour l'Europe est une exigence valable. Il faut effectivement que l'Europe accĂ©lĂšre. Il faut elle est elle fait beaucoup pour l'Ukraine, il faut qu'elle fasse plus pour elle-mĂȘme et je l'entends comme ça.

Alex Rufo ĂȘtes ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux armĂ©es. Comment expliquez-vous le fait qu'il y ait des discussions Ă  Abu Dhabi avec des Ukrainiens, des Russes et des AmĂ©ricains et pas d'EuropĂ©ens ? Il faudra qu'on soit autour de la table si on veut trouver une paix par la force comme le disent les AmĂ©ricains.

On l'est de temps en temps, on est pas lĂ . C'est effectivement pas bien. Je vais vous dire honnĂȘtement, on a des canaux avec la Russie, il faudra pouvoir aussi les utiliser Ă  un moment donnĂ©.

Ça veut dire que ce soit que les AmĂ©ricains qui parlent au Russon mais il faut le faire sans que ce soit ça veut dire quoi des canaux avec les b on peut parler aux Russes. On le fait pas parce que on estime pour l'instant qu'on le fait dans certains canaux plus officieux enfin plus en tout cas plus cachĂ©s qui sont traditionnels dans les relations internationales. Maintenant le fait est que il faut que les EuropĂ©ens soient autour de la table.

Mais c'est pas c'est pas juste une question de principe. Encore une fois c'est les EuropĂ©ens qui fournissent le soutien Ă  l'Ukraine et qui le payent aujourd'hui. C'est les EuropĂ©ens qui vont ĂȘtre amenĂ©s Ă  donner ces garanties de sĂ©curitĂ©.

Il n'y aura pas de rĂ©solution de la guerre en Ukraine et de paix par la force sans les EuropĂ©ens. C'est factuel Ă  moment donnĂ©. Aujourd'hui, les EuropĂ©ens pourrait ĂȘtre exclus de la paix en Ukraine et notamment la reconstruction de l'Ukraine et donc des marchĂ©s Ă©conomiques.

Vous venez de rappeler qu'on investissait Ă©normĂ©ment pour la dĂ©fense de l'Ukraine. Est-ce qu'on pourrait ĂȘtre Ă©cartĂ© de la reconstruction du pays qui Mais bien sĂ»r que non. En fait, c'est impossible.

D'abord parce que si jamais il y avait un accord de cesser le feu ou moins un accord de paix, il faudrait apporter des garanties de sĂ©curitĂ©. Sinon, il y aura une nouvelle guerre. VoilĂ , parce que la Russie la croire sur parole, je crois qu'il faut arrĂȘter de le faire.

Donc, il faudra des garanties de sécurité. Par qui seront apporté ces garanties de sécurité ? Par les Européens avec le soutien des Américains mais bien par les Européens aussi.

Donc voilà. Ensuite, je reviens d'Ukraine. J'ai parlé beaucoup de drone et de coopération industrielle.

Il y a une grande volonté en Ukraine de s'intégrer à la base industrielle et technologique de défense européenne pour l'avenir. Et donc, on a besoin de cette coopération industrielle. Mais évidemment non, les Européens ne doivent pas et ne seront pas exclus de la résolution de la crise.

L'une des exigences des Russes euh c'est que les Ukrainiens abandonnent la partie oĂč ils sont encore prĂ©sents dans le Donbas. Est-ce que cette exigence ça veut dire qu'ils ne veulent pas d'accord ? Pour l'instant oui.

Euh les Russes disent depuis le début au fond si les concessions qu'ils demandent à l'Ukraine et qui vont encore au-delà de la concession territoriale, hein, le changement de gouvernement et de pouvoir pour mettre, on le sait, un régime inféodé à Moscou euh à Kief, le fait que au fond il y ait tellement de renoncement de l'Ukraine à sa liberté, ils ont toujours dit "On obtiendra soit par la négociation, soit par la force militaire." Bon, pour l'instant, moi j'ai pas vu de signe tangible de la volonté de paix. parfois proclamé par le cremelin.

J'en ai vu de la part de l'Ukraine euh qui a acceptĂ© de cesser le feu refusĂ© par la Russie qui accepte de venir nĂ©gocier, qui dit elle-mĂȘme par la voix de son prĂ©sident qu'il faut faire des compromis dans une nĂ©gociation. J'ai pas vu les Russes en juste une petite prĂ©cision. Emmanuel Macron a annoncĂ© que la France allait offrir 2/ tiers du renseignement aux Ukrainiens qui qui remplaçant donc en fait celle des AmĂ©ricains.

ConcrÚtement, comment ça se traduit ? C'est déjà le cas en grande partie. On a, vous savez que l'année derniÚre, il y avait beaucoup de de doutes euh [raclement de gorge] sur le risque de de suspension de certains moyens qui sont absolument essentiel sur le champ de bataille, notamment en terme d'imagerie satellitaire.

Et la France a dĂ©veloppĂ© Ă  la fois sur le plan industriel et avec ses services de renseignement une coopĂ©ration accrue avec l'Ukraine. Évidemment, pour des raisons Ă©videntes, je vais pas complĂštement tout dĂ©tailler sur le renseignement, mais il y a effectivement aujourd'hui beaucoup plus d'autonomie europĂ©enne en l'espĂšce franco-rainienne avec nos partenaires vis-Ă -vis des AmĂ©ricains qui nous permet un peu de nous dĂ©risquer d'une instabilitĂ© dans le soutien amĂ©ricain Ă  l'Ukraine, pardon, pardon. Et autre autre moment clĂ© de cette semaine, c'est la marine française qui a raisonnĂ© un pĂ©trolier en provenance de Russie en MĂ©diterranĂ©e.

Pourquoi cette opération et cette soudaine annonce d'Emmanuel Macron ? Pourquoi maintenant ? Est-ce que la flotte d'abord elle est pas soudaine.

On a dĂ©jĂ  fait une opĂ©ration dans l'Atlantique lĂ , elle est en MĂ©diterranĂ©e d'araisonnement d'un bateau de la flotte fantĂŽme russe parce que la flotte fantĂŽme russe fournit un une trĂšs grande part du contournement des sanctions et donc de l'effort de guerre russe. Donc si on veut faire pression pour la sur la Russie, il y a les sanctions, mais il y a aussi le fait d'empĂȘcher que ces bateaux qui battent des pavillons qui ne sont pas des vrais pavillons au fond et qui se mettent en infraction avec le droit international de la mer puisse ĂȘtre contrĂŽlĂ© Ă  raisonnĂ© et judiciarisĂ©. C'est ce qu'on fait et c'est ce qui permet Ă  la fois de faire respecter le droit international parce que ces bateaux sont en infraction avec le droit international et par ailleurs Ă©videmment d'Ă©viter le contournement des sanctions qui permet Ă  la Russie de financer son effort de gaffe.

Alice Rufau, vous ĂȘtes ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux armĂ©es. Vous parlez beaucoup d'Europe, d'Europe de la dĂ©fense, mais quelle est sa rĂ©alitĂ© ? Plusieurs voies prĂŽent dĂ©sormais pour un une forme de conseil de dĂ©fense europĂ©en, c'estĂ dire un autant Ă  l'Ă©chelle europĂ©enne avec quelques pays moteurs comme la France bien entendu.

Est-ce que c'est une idée intéressante ? Ce qui est intéressant c'est que les Européens puissent prendre l'initiative, le cas échéant en coalition. Euh c'est ce qu'on a fait d'ailleurs he dans la coalition des volontaires, pas simplement avec des pays de l'Union européenne mais avec des pays européens au sein du pilier européen les Britanniques, les Norvégiens, les Canadiens.

La question derriĂšre ça, c'est est-ce que l'Union europĂ©enne doit s'occuper de dĂ©fense ou est-ce que c'est au pays europĂ©ens finalement de s'organiser eux-mĂȘmes pour aller vers une dĂ©fense sinon europĂ©enne ? En tout cas, euh la dĂ©fense fait pas partie des compĂ©tences communautaires. La dĂ©fense est une compĂ©tence nationale.

Euh maintenant, il y a dans la compĂ©tence de l'Union europĂ©enne des Ă©lĂ©ments qui peuvent ĂȘtre extrĂȘmement utiles. D'abord, sur tout ce qui est le dual. Prenons le spatial, l'espace.

Le spatial, c'est pas qu'un sujet militaire, c'est aussi un sujet dual. Ça, c'est un sujet qui concerne le civil. Il faut que l'Union europĂ©enne fasse plus.

Quand vous dites sujet du je sur l'industrie, voilĂ , sur l'industrie, elle peut aider considĂ©rablement Ă  simplifier les procĂ©dures. AprĂšs, vous dire qu'il faut que ce soit la Commission europĂ©enne qui fasse une armĂ©e europĂ©enne, non, la compĂ©tence de la dĂ©fense est une est une compĂ©tence souveraine nationale. Sans avoir d'armĂ©e europĂ©enne, on voit qu'il y a quand mĂȘme une nĂ©cessitĂ© d'harmoniser les armements europĂ©ens et lĂ , c'est quand mĂȘme trĂšs compliquĂ©.

OĂč en est par exemple le scaf, le projet d'avion de combat europĂ©en, on a l'impression que personne n'arrive Ă  se mettre d'accord entre industriel europĂ©en, notamment entre les Allemands et les Français. C'est trĂšs compliquĂ©. Pourquoi ?

Les industriels ont des discussions entre eux, mais lĂ  oĂč on est d'accord avec les autoritĂ©s allemandes, c'est sur ce que vous dites, sur la nĂ©cessitĂ© d'aller vers un avion de 6e gĂ©nĂ©ration. On va interopĂ©. Oui, on va y arriver.

On va arriver à faire des grands projets européens comme on en a fait par le passé. On en a fait des grands programmes européens par le passé. On a réussi.

Il faut y arriver. Il faut consolider l'industrie européenne. Il faut absolument entendre le message.

Le pire serait qu'on passe cette semaine, qu'on se dise finalement tout va bien et qu'on abandonne. Ce serait une faute stratégique et politique. Mais aujourd'hui, il y a 60 % de l'armement européen acheté qui vient des Américains.

Est-ce que vous voulez vous fixer un objectif entre europĂ©ens de passer sous la barre des 50 % venant des États-Unis ? D'abord, c'est une partie des de ce qu'on a fait quand on parle pas spĂ©cifiquement vis-Ă -vis des États-Unis, mais tout le dĂ©bat qu'on a eu sur la souverainetĂ© europĂ©enne avec le fait dans les instruments europĂ©ens de mettre 65 % des composants venus d'Europe et puis l'autoritĂ© de conception europĂ©enne dans tous les instruments, pardon, pour les acronymes safe et deep et cetera. Ça c'est un combat allant dans ce sens.

AprĂšs la France a une singularitĂ© en Europe qui est qu'elle est trĂšs peu dĂ©pendante des États-Unis par rapport Ă  ses partenaires. VoilĂ , c'est comme ça parce que c'est le fruit de dĂ©cisions qui ont Ă©tĂ© prises aussi par le passĂ©. Les deux LPM les deux pardon lois de programmation successiv qui ont Ă©tĂ© faites depuis 2017 par Florence Parlie puis par SĂ©bastien Lecornu permettent justement d'ĂȘtre plus souverain, plus indĂ©pendant.

C'est pas le cas de nos partenaires. Il faut garder cette unité. Il faut tenir compte de leur contraintte mais il faut accélérer vraiment là sur la souveraineté européenne.

On va parler du budget de la défense mais auparavant la France lance un un exercice militaire qui s'appelle Orion 26. Qu'est-ce que c'est et à qui s'adresse quelque part cette démonstration de force ? Il y aura des le porte-avion Charles de Gaul notamment, il y aura 12000 soldats, 25 navires dans des exercic l'exercice Orion a lu à peu prÚs tous les 3 ans.

En tout cas, c'est la deuxĂšme Ă©dition. C'est un exercice qui permet de prĂ©parer nos forces, pas toutes seules d'ailleurs, hein, il y a une vingtaine un peu plus, je crois, de de nations alliĂ©es qui participent Ă  ĂȘtre au fond nation cadre euh dans un engagement majeur et dans un scĂ©nario de haute intensitĂ©. Donc vous allez avoir ça commence he ça veut dire quoi ?

Ça veut dire ĂȘtre capable de travailler ensemble en fait. Ah oui, ça plus que ça ça veut dire ĂȘtre capable d'exercer le rĂŽle de nation cadre dans dans une dans un engagement majeur, ce qui est rare en Europe. TrĂšs bien.

Euh sur le budget euh des armĂ©es qui est en passe d'ĂȘtre adoptĂ© au Parlement par la procĂ©dure du 493, une adoption euh sans vote. Euh vous ĂȘtes euh Alice Ruffos soulagĂ©, c'est-Ă -dire qu'on va avoir des milliards pour pour les armĂ©es. Ça y est.

Ah, il fallait il faut un budget de la défense là, je vais pas pouvoir vous dire le contraire. 6 milliards 7 euh de plus cette année. Et au fond, il faut arriver à ce que ce qui est ce à quoi nous nous sommes engagés, c'est-à-dire un doublement de la du budget de la défense entre 2017 et 2027.

C'est absolument nécessaire. Vous dire que il aurait pas été préférable que ce soit adopté par la voie du compromis entre les forces politiques. Non, franchement, je le regrette.

Pourquoi je le regrette ? Parce que quand la nation fait un tel effort, un tel effort dans une pĂ©riode oĂč on doit rĂ©duire les dĂ©ficits pour son rĂ©armement, certaines forces politiques le considĂšre comme acquis, mais enfin c'est un effort de la nation et on devrait, je crois, plus collectivement l'assumer et le valoriser. Mais vous parlez du doublement du budget militaire.

Effectivement, c'est une rĂ©alitĂ© et il y a l'ambition de de doubler encore, mĂȘme plus que ça, de multiplier par plus de deux d'ici 10 ans, vu l'Ă©tat de nos finances, comment on fait les prochains les prochaines augmentations ? Alors, c'est en grande partie engagĂ© puisque quand je vous parle du du doublement du budget de la dĂ©fense, c'est entre 2017 et 202. Aujourd'hui, on est Ă  2 % du PIB en dĂ©pense, un peu plus et l'objectif, c'est 5 %.

L'objectif fixé dans le cadre de l'OTAN avec différents pourcentages et cetera. Vous dire que l'équation est simple dans la période dans laquelle on est, c'est-à-dire qu'au fond, on voit bien, on voit bien ce qui se passe dans le monde. On est en train d'en parler.

En clair, s'il faut trouver 3 milliards, 4 milliards, 5 milliards trouver l'année prochaine des moyens supplémentaires. C'est ce à quoi le président de la République s'est engagé à Brienne en disant plus 10 milliards sur 26 27. Bon là, on fait on propose 6 7.

Donc voilà, faites le calcul. Simplement vous dire que l'équation est est simple, ça serait vous ça serait mentir. Mais vraiment, on est dans un sujet qui concerne la souveraineté nationale, la défense.

D'accord. Mais non, mais la question elle est-ce que la France a les moyens de son réarmement ? Il faut les trous, il nous les faut.

Tarn. Ouais. L'État.

Donc l'État investit donc beaucoup. Mais est-ce que la production industrielle militaire suit ? On a pu entendre Emmanuel Macron lors de ses vƓux aux armĂ©es critiquer cette industrie militaire française ?

Il leur a demandé d'accélérer les cadences de production. Sinon, a-t-il dit, il ira chercher bien des solutions européennes plus rapides, plus efficaces ? Est-ce qu'il a été entendu Emmanuel Macron ?

Oui, [rires] il a été entendu. Il y a eu des bon ça fait plusieurs années qu'on parle d'économie de guerre. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire accĂ©lĂ©rer les cadences, accĂ©lĂ©rer les productions. Je veux dire, il y a des commandes lĂ  vous citez le budget de la dĂ©fense, ça sera 30 milliards de commandes si le budget est adoptĂ©. C'est beaucoup.

Donc on peut attendre parce que aussi c'est de l'argent publique, c'est un effort consenti par la nation que les industriels, les les grandes industries de défense accélÚrent a plus vite. Maintenant, il y en a qui le font hein. Les cadences ont été largement accélérés depuis 3 ou 4 ans face à la guerre en UR bureaucratique aussi un peu trop lourd.

Il faut Oui, je suis d'accord. Il faut simplifier d'ailleurs, vous savez qu'on a parlé de mise à jour de la LP de la loi programmation militaire là. Faut que je fasse attention avec les acronymes.

Mais euh mais il y a ça aussi, il y a l'idée de simplifier pour pouvoir permettre aux industriels d'aller plus vite. J'ajoute un point, c'est que vous savez, on parle souvent des trÚs grandes industries d'armement en France qui sont notre force et qui sont souveraines et qui qui sont trÚs importantes. Mais il y a beaucoup de petites entreprises et de moyennes entreprises qui sont au fond les sous-traitants.

Eux, ils ont ils sont ils vont fort sur la production. Et donc il faut vraiment là qu'on s'organise y compris les grands groupes avec les boßtes plus petites pour pouvoir accélérer et pour pouvoir valoriser les chaßnes de sous-racantes. Maintenant quand il faut aller vers des solutions européennes notamment pour se dérrisquer des solutions américaines, on sait le faire.

C'est par exemple ce qu'on a fait avec la SuÚde. Alice Rufo, euh prÚs de 2000 jeunes si nos chiffres sont à jour ont déjà déposé un dossier pour le service national volontaire. C'est un chiffre encourageant ou il y a encore C'est encourageant mais je dois vous dire c'est c'est services national.

Le service national volontaire, le service militaire volontaire existe déjà. C'est un autre dispositif. Donc voilà, maintenant mais moi aussi je faisais la confusion mais voilà donc en fait euh le le donc parce que c'est un dispositif le service militaire volontaire qui existe et qui vise plutÎt à la réinsertion des jeunes.

C'est un dispositif qui vient de alors sur le prochain dispositif, est-ce [rires] que ça va ĂȘtre compliquĂ© de trouver des jeunes ou pas ? Oui oui, il y a beaucoup de candidatures. Oui.

AprÚs, ça veut pas dire qu'on va toutes les prendre he, c'est sélectif et donc en fait on va examiner les candidatures parce que vous savez que la logique qui a présidé à l'annonce de ce servic national c'est vraiment que ça répond aux besoins de nos armées. Et donc on va examiner maintenant les candidatures. J'appelle à ce qui en est encore plus parce que c'est à la fois un besoin de nos armées et je crois une opportunité pour la jeunesse de connaßtre le monde militaire et de s'engager dans les my défenses.

Vous cherchez des jeunes qui sont prĂȘts Ă  faire la guerre. On cherche des jeunes qui sont capables de s'engager pour leur pays et pour travailler dans les mĂ©tiers de la dĂ©fense. Ça veut pas dire qu'ils iront faire la guerre sur des théùtres d'opĂ©ration extĂ©rieure puisque le service national est limitĂ© au territoire national.

Est-ce qu'il faut réveiller le patriotisme ? Parler beaucoup plus de nation par exemple. Alors le patriotisme inclut, rassemble, le nationalisme exclu.

Hm. Je pense qu'il faut parler plus de patriotisme. Je pense que c'est pas le privilĂšge de quelque force politique.

Vous savez, je travaille aux armées. Les armées, elles elles servent pas un parti politique. Elles servent la nation, elles servent le peuple français.

C'est ça le patriotisme. Est-ce que c'est pardon suffisamment instillé dans dans l'imaginaire collectif quand quand on voit qu'une phrase du chef d'état-major des armées, Fabien Fabien pardon Mandon avait beaucoup fait réagir à la rentrée ? Cette phrase étanche, je la rappelle, la France doit accepter de perdre ses enfants.

Ce qui nous manque, c'est la force d'Ăąme pour accepter de nous faire mal, pour protĂ©ger ce que l'on est. La dĂ©fense de la patrie et pas que l'affaire des militaires. Ça n'a jamais Ă©tĂ© le cas et ça ne sera jamais le cas.

C'est notre affaire à tous. C'est ça la force morale d'un pays. Ce qu'a dit le chef d'état-major des armées, c'est que lui quand c'est ses ses ses forces, ses soldats vont au front, ils le font au péril de leur vie.

Cet engagement doit ĂȘtre connu et saluĂ©. La polĂ©mique a un peu manquĂ© de le saluer. Le Rassemblement national, par la voix de son prĂ©sident Jordan Bardella revendique d'ĂȘtre ceux qui parlent le plus de patriotisme justement, de souverainetĂ© et cetera. donc d'ĂȘtre les seuls crĂ©dibles sur ce sujet.

Est-ce que vous vous ĂȘtes pas fait dĂ©passer voler tout ce vocable lĂ  par l'extrĂȘme droite ? Je sais pas ce que ça veut dire ĂȘtre crĂ©dible quand on refuse prĂ©cisĂ©ment de faire les compromis nĂ©cessaires Ă  un budget de la dĂ©fense. Quelle est la proposition ?

Ne pas avoir de budget, ne pas pouvoir se dĂ©fendre, avoir de l'instabilitĂ© politique qui justement pourrait nous rendre moins crĂ©dible vis-Ă -vis des forces politiques Ă©trangĂšres. Le Rassemblement national Ă©tait pas opposĂ© Ă  l'augmentation des budgets de Non mais par contre il ne va vous a pas Ă©chappĂ© qu'ils appellent plutĂŽt Ă  la censure et qu'il y a pas eu les compromis nĂ©cessaire qui permettent justement parce que il y a eu un dĂ©bat 50 oĂč effectivement ils se sont prononcĂ©s en faveur d'une augmentation du budget de la dĂ©fense mais par contre aprĂšs dans le budget gĂ©nĂ©ral parce que la loi de finance est votĂ©e de maniĂšre annuelle dans le cadre d'un budget gĂ©nĂ©ral lĂ  il y a pas eu les compromis nĂ©cessaires. Donc soyons raisonnables.

Si on dit qu'il faut défendre davantage la patrie, trÚs bien, il faut le faire davantage de maniÚre souveraine au niveau national et au niveau européen. Mais pour ça, il faut avoir des moyens et pas que des mots. Le grand jury 2027, [musique] c'est demain.

Alice Rufo, vous ĂȘtes donc ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux armĂ©es. Pensez-vous que les questions internationales, notre doctrine notamment vis-Ă -vis de de nombreux pays, s'imposeront comme des sujets comme ou comme le grand thĂšme de la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle ? Est-ce que vous l'espĂ©rez mĂȘme ?

ça a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© le cas euh vous savez euh et c'est pas complĂštement en 2022 mais ça nous avait un peu privĂ© d'autres dĂ©bats pour le con vous savez il y a absolument mais regardez la rĂ©alitĂ© des choses d'abord en 2017 il y a eu euh une ingĂ©rence russe dans la campagne prĂ©sidentielle l'affaire des Macron l'ak ensuite en 2022 au moment oĂč il y avait un changement de pouvoir en Allemagne au moment oĂč il y avait une Ă©lection prĂ©sidentielle en France il y a eu la guerre en Europe. Bon on vit avec ça aujourd'hui. Vous savez quand j'ai commencĂ© ma carriĂšre, moi personne ne parlait de ça de des questions internationales, des questions de dĂ©fense aujourd'hui.

Fort heureusement d'ailleurs, parce que justement la défense est une question qui doit engager tous et on doit plus parler de ces sujets-l. Il y a un monde qui fait peur, est-ce que ça encourage une vague populiste ou au contraire est-ce que ça peut amener à d'autres réponses ? Ah, je je crois que la je crois en la vérité du débat démocratique.

Je pense qu'il faut pas faire peur. Je pense qu'il faut dire la vĂ©ritĂ© sur les menaces. Mais vous ĂȘtes une fidĂšle d'Emmanuel Macron.

Qui voyez-vous aprĂšs l'actuel chef de l'État qui va ĂȘtre en mesure en France de pouvoir parler et de s'opposer Ă©ventuellement Ă  Donald Trump, au prĂ©sident chinois, Ă  Vladimir Poutine ? [grognement] Écoutez-moi, ce que j'ai vu, c'est que le prĂ©sident de la RĂ©publique la semaine derniĂšre a Ă©tĂ© en mesure de d'avoir euh une rĂ©ponse trĂšs claire. Ah non mais je vais pas rĂ©pondre Ă  ça par contre.

Pardon, dĂ©solĂ© mais en fait c'est pas c'est tout de suite qu'il faut agir. C'est maintenant honnĂȘtement regardez la semaine derniĂšre une semaine tant mieux qu'il y ait de la stabilitĂ© politique en France au niveau du prĂ©sident de la RĂ©publique qui permet justement d'avoir cette expĂ©rience cette habitude des dirigeants que vous vous citez et cetera. On est on est des dĂ©mocraties.

Les gouvernements changent. Les dictateurs non. Donc c'est une chance d'avoir d'avoir de la stabilité politique en démocratie aussi. le sentiment qu'aprÚs l'épisode alors compliqué du budget, on va avoir un peu de stabilité politique, que Sébastien Lecnu va rester premier ministre jusqu'à l'élection présidentielle.

Je l'espĂšre. Je pense qu'on a besoin de stabilitĂ© politique face au contexte international. Ça veut pas dire qu'on renonce au dĂ©bat.

D'ailleurs, je crois qu'on l'a montrĂ© dans les mois qui viennent de prĂ©cĂ©der avec les heures et les heures qui sont passĂ©es au Parlement pour essayer de rechercher un compromis. Il faut que je crois que la dĂ©mocratie est une grande force, que le dĂ©bat est une grande force et il faut que collectivement on sache s'unir autour de l'essentiel. L'essentiel Ă©tant quand mĂȘme euh la dĂ©fense de ce que nous sommes.

Oui. Vous ĂȘtes entrĂ© au gouvernement il y a il y a un peu plus de 3 mois. Est-ce que c'est le dĂ©but d'une carriĂšre politique ?

Non, c'est la continuation d'un Je suis une serviteur de l'État. J'ai fait une carriĂšre de fonctionnaires, de diplomates, vous l'avez rappelĂ©. Les ministres, c'est ça peut prendre une autre dimension.

Ça peut mais bien sĂ»r, mais ça prend une autre dimension. regarder oĂč je suis aujourd'hui. VoilĂ .

AprĂšs aprĂšs honnĂȘtement je je sers voilĂ , je sers mon pays. J'essaie de le faire de mon mieux et tant que je suis utile et franchement je vous promets que pour le coup venant de lĂ  oĂč je viens, c'est-Ă -dire plutĂŽt de l'ombre, on le fait au jour le jour. Alors justement d'oĂč vous venez, une derniĂšre question sur votre pĂšre.

Je disais que vous étiez la fille du célÚbre psychiatre Marcel Ruffau. Vous vous viez comme une fille d'eux ou pas du tout ? vos vos parcours sont tellement différents que c'est pas du tout votre Non, je suis pas pédopsychiatre, je vous le confirme. [rires] Euh non, je viens d'une famille qui doit beaucoup à l'école de la République.

Mon pÚre et ma mÚre se sont beaucoup occupé toute leur vie des des enfants en difficulté. On mon pÚre a travaillé toute sa vie dans le service public hospitalier. Je pense que le point commun que j'ai avec lui et et si je suis une fille d'eux là-dessus, c'est sur l'engagement dans le service public.

Maintenant effectivement, j'ai pris soin de faire vraiment pas la mĂȘme chose que lui pour ne pas pouvoir ĂȘtre accusĂ© d'ĂȘtre une fille d'eux. Merci [raclement de gorge] beaucoup Alice Ruffau, ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux armĂ©es qui Ă©tait l'invitĂ© de ce grand jury. Bon dimanche Ă  tous, on se retrouve la semaine prochaine.

Le grand jury RTL public Sénat le Figaro M6. Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr. fr [musique] tout de suite sur public. [musique] Et ce mois-ci dans Masterclass, nos étudiants vont pouvoir échanger librement avec Didier Truchot, le président du groupe Hipsos.

C'est lui qui a créé il y a 50 ans, le spécialiste [musique] des études de marché de l'opinion. Aujourd'hui, c'est le numéro 3 mondial du secteur et plus de 2 milliards et dei d'euros de chiffre d'affaires et 20000 salariés dans plus de 90 [musique] pays. Alors, les clés du succÚs, les valeurs qu'il défend, les qualités, les compétences requises pour réussir une carriÚre, [musique] beaucoup de questions lui seront posées dans Masterclass sur Public Sénat.

Masterclass, mardi à 17h30 sur Public Sena et sur publicsenaat.fr. Comprendre pour bien investir, c'est préparer l'avenir.

Regardez Masterclass avec Off Invest. Bienvenue dans droit de suite, l'émission qui regarde comment nos grandes lois évoluent avec la société. Presque 35 ans aprÚs son adoption, on s'intéresse aujourd'hui à la loi EV.

Alors pas dans sa dimension de lutte antiaitabac assez restrictive, assez efficace par ailleurs, mais dans la dimension de la lutte contre l'alcool. Et là, on assiste à un deux poids de mesure assez édifiant. On peut consommer de l'alcool dans les stades, vous le savez.

Les promotions sur les alcools forts pululent par ailleurs sur les rĂ©seaux sociaux. Nous sommes ici Ă  l'AV, au cƓur des Halles Gourmandes et on va interroger le rapport des Français Ă  l'alcool qui tuent chaque annĂ©e