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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 30 août 2026 10 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & familleEurope & international

Mélenchon dit ses quatre vérités au Medef (best-of)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15MélenchonFait
    « La dépense française est dans la moyenne européenne pour l'État. »
  • 0:20MélenchonChiffre
    « Le salaire des fonctionnaires a reculé de 6 points dans le PIB. »
  • 0:25MélenchonChiffre
    « La dépense de l'État de 7 points en 20 ans. »
  • 1:00MélenchonFait
    « Si nous supprimons toutes les aides aux entreprises, le déficit de l'État disparaît. »
  • 1:10MélenchonChiffre
    « Monsieur Fabien Gu a parlé de 210 milliards d'aides. »
  • 1:15MélenchonChiffre
    « Le déficit de l'État est de 150 milliards. »
  • 1:40MélenchonFait
    « Nous devons retrouver du crédit fluide. Aujourd'hui, le comportement bancaire n'est pas acceptable. »
  • 2:10MélenchonPromesse
    « Plus d'aide sans contrepartie. »
  • 3:00MélenchonFait
    « Je parle de la dette de la France auprès de la Banque centrale européenne. »
  • 7:00MélenchonChiffre
    « 80 % des maires ont la soixantaine et plus et sont partis en retraite. »
  • 8:30MélenchonPromesse
    « Nous abrogerons la retraite et nous reviendrons dans un premier temps à 62 ans. »
  • 9:00MélenchonPromesse
    « Mon but est d'arriver le plus vite possible retourner à 60 ans. »
  • 10:30MélenchonChiffre
    « La consommation populaire, c'est 55 % du PIB. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Jean-Luc Mélenchon

Qu'est-ce que vous allez leur dire ? Et leur cas de vérité, il faut cesser de décrier notre état et la construction socio-politique de notre pays. La dépense française est dans la moyenne européenne pour l'État. Le salaire des fonctionnaires a reculé de 6 points dans le PIB. La dépense de l'État de 7 points en 20 ans. Donc il faut cesser de dire que l'État jetterait l'argent par les fenêtres. Deuxièmement, la quasi totalité de la dépense de l'État est redistribuée sous une forme ou sous une autre. Investissement, fonctionnement, ceci, cela. Ce n'est donc pas de l'argent qui disparaît dans le sable. La question qui nous est posée, c'est celle de son usage.

Vous me demandez comment rétablir les comptes. Je pourrais vous faire une réponse très provoquante et instantanée. Si nous supprimons toutes les aides aux entreprises, le déficit de l'État disparaît. Pourquoi ? Monsieur Fabien Gu a parlé de 210 milliards d'aides. Le président de cette commission qui est les républicains, donc pas un gauchiste, chevelé, lui parle de 120 milliards. Le déficit de l'État est de 150 milliards. Si je décide instantanément de cesser les aides aux entreprises, il n'y a plus de déficit de l'État. Donc, ce n'est pas là qui est la question. Nous devons retrouver des marges de manœuvre. Nous en sommes conscients, vous et moi. Où allons-nous les retrouver ?

Premièrement, nous devons retrouver du crédit fluide. Aujourd'hui, le comportement bancaire n'est pas acceptable. Il n'aide pas l'économie, il la surveille. Ce n'est pas la même chose. Sur les aides, plus d'aide sans contrepartie. Ça c'est clair, tout le monde comprend. Ça sera comme ça avec moi. Deuxièmement, la question de la suppression de la dette est posée depuis 10 ans. Il y a un débat parmi les économistes. Donc, évitons les caricatures, sinon on se comprend pas et on sait plus de quoi on parle. Je parle de la dette de la France auprès de la Banque centrale européenne. Voilà de quoi je parle. Et cette dette, c'est une dette à nous-même car nous sommes membres de l'euro.

Si bien que si la proposition est sur la table, évidemment pas nous les Français tout seul à décider que la dette n'existe plus. Mais si nous avons une proposition européenne et si nous motivons au moment où les taux d'intérêt sont les plus élevés, plus de 4 points, nous ferons baisser ces taux d'intérêt parce que le ratio entre la dette de tous les États de l'Europe et leur PIB se sera amélioré. Voilà le sens de cette proposition. Les Américains font ça. Ils viennent de se racheter leur propre dettes et nous on serait les seuls de l'univers à renoncer à cette possibilité. Alors, pourquoi a-t-on fait une monnaie unique ? Pourquoi avons-nous une banque centrale européenne commune ?

Nous le pouvons et je vous prends le paris. Si je suis élu, je trouverai des alliés en Europe, notamment dans les pays latins et sans doute aussi les Allemands, car cette année, ils vont passer des 3 % de déficit. Donc, il y a un débat, ne le caricaturons pas. Je ne suis pas en train de mettre en cause les créanciers privés en tout cas à cette étape. Nous avons entendu, monsieur Philippe nous dire à l'instant, il faut que l'Europe soit l'Europe puissance. Ça va très bien. Mais pour ça, c'est pire que pour annuler la dette parce qu'il faut changer le traité européen.

Vous savez comme moi que vous ne pourrez pas affecter les sommes qui qui sont investies en Europe autrement que dans le cadre de la concurrence libre et non faussée, c'est-à-dire d'un marché ouvert sur le monde. Par conséquent, vous ne pouvez pas à la fois prener à la terre entière la concurrence libre et non faussée, le libre échangisme et de dire "Ah ben non, pas sur ce sujet." Nous devons donc modifier le traité qui fait l'Union européenne parce que sinon nous allons mourir politiquement, socialement et industriellement parce que nous ne sommes pas en état de résister. J'en Oui. Sur les salaires et le coût du travail parce que sinon on aura pas la réponse.

Vincent Oui mais je voudrais quand même à l'instant on vient de dire on est content de l'investissement étranger. Vous êtes content de la part de spéculation qu'il y a dans cet investissement sur l'immobilier. Vous êtes content de la vente à la découpe, de l'industrie française, de ce qui en reste ? Et ben pas moi. Par conséquent, je mettrai en place une vigilance extrêmement aigu sur ces investissements. Et pour terminer sur la question européenne, je vous dis les choses comme elles sont. Tout ce qui viendra de l'Europe en contradiction avec les intérêts des Français tels qu'ils sont décrits par leur votes et les programme, nous désobéirons.

Pour réindustrialiser, il faut dire ce que l'on veut faire dans notre pays. Quels sont les objectifs qu'on se donne ? Il y a eu un temps où on a fait ceci, cela, des trains, des avions et cetera. Qu'est-ce qu'on veut faire ? Si on ne dit pas dans quelle direction on avance, on ne le saura jamais. Je pense que nous pouvons reconstituer une industrie textile dans notre pays. Je pense que nous pouvons avoir une filière bois. Je pense que nous pouvons avoir une locomotive si nous faisons l'avion spatial et il y a une entreprise qui sait le faire dans notre pays et ainsi de suite. Je peux en donner toute une série. Nous sommes le deuxè territoire maritime du monde.

Nous devons trouver la machine, elle existe au type de prototype pour faire les centaines de machines pour capter l'énergie de la mer. Donc je me résume sur ce point et vous me permettrez de dire ensuite autre chose. C'est en disant dans quelle direction la planification doit aller et notamment la planification écologique, notamment la construction d'un réseau de l'économie circulaire. Voilà comment on va dire où on va avec ces mines urbaines par exemple. Maintenant, j'ai un point à dire sur tout à l'heure. Vous parlez beaucoup de la vérité, de tout le reste. Mais alors pour les comptes de l'État, vous y allez tranquillement, hein.

On supprime les impôts, on supprime les taxes, mais on va augmenter ceci et cela. Qui va payer tout ça ? Madame Le Pen, vous supprimez les impôts de production au niveau local, qui va compenser cette somme ? Écoutez-moi, je sais ce que vous avez fait. C'est malin, c'est habile. Vous là, vous avez transféré les recettes de cotisation de la sécurité sociale sur le budget de l'État. Vous avez fait une TVA sociale parce que vous faites payer ces cotisations avec la TVA. Voilà la vérité.

Et maintenant, vous dites "Ah ben l'État se ruine à payer les cotisations sociales." Imaginez-vous que je vous prenne au mot et que je dise "On va rétablir toutes les cotisations sociales qu'on a annulé jusqu'à présent et qui sont payées par l'État." on tuerait instantanément des centaines d'entreprises. Donc vous vous êtes donné un moyen de chantage sur nous. Mais pour autant on le fera. On devra pas remettre toutes ces cotisations d'un seul coup mais progressivement et en trouvant d'autres recettes. Si on ne le faisait pas, on mentirait. La sécurité sociale est à l'équilibre si vous ne lui prenez pas ses recettes.

Quant à la retraite, il y a quelque chose que beaucoup de gens ont l'air d'oublier ici en allongeant la durée de temps de travail. Figurez-vous que le temps libre des retraités, c'est pas du travail salarié, mais c'est du travail civique. 80 % des maires ont la soixantaine et plus et sont partis en retraite. C'est du temps familial, c'est du temps associatif, ce n'est pas du temps perdu. Ce temps que vous voulez capter en travail salarié, il manquera à la société, à la vie de famille, à la vie civique. Voilà des exemple qui devrait appeler à une certaine forme de modération.

Quant à rallonger l'âge de départ à la retraite, d'abord premièrement, les droits doivent être universels si vous voulez qu'ils soient acceptés. Ils peuvent pas être à la tête du client. Nous parlons d'êtres humains. Donc pour ma part, premièrement, nous abrogerons la retraite et nous reviendrons dans un premier temps à 62 ans. Et mon but est d'arriver le plus vite possible retourner à 60 ans. Vous ne comprenez pas que le vrai problème de notre société, c'est le choc des cycles de la vie et qu'on ne peut pas exiger d'une femme, d'un homme qui soit à la fois au travail et à la maison à s'occuper de ses gosses et de ses anciens.

Il faut donc que la part de chacun dans l'existence soit garantie. Et en plus, je vais vous dire, si on admet pas l'idée que le pays va se réindustrialiser en se donnant des objectif, vous ne ferez qu'une chose. Les gens que vous voulez faire partir plus tard à la retraite, premièrement tomberont malade davantage et donc augmenteront les budgets de santé et deuxièmement ne trouveront pas de boulot. Donc vous coulerez le système d'anisation du chômage. Ce n'est pas la bonne voie. Ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. Il faut repartir dans l'autre sens. plus d'activité et vous verrez qu'on trouvera les brages. Un dernier mot, au moins Patrick Martin, il a le courage de ses idées.

Quand il explique qu'on va remplacer les cotisations sociales parce qu'il sait que c'est par de la TVA, il dit "On va augmenter la TVA et on va la porter à deux points au-dessus du taux normal. Et vous avec quoi vous payez tout ça ? Parce que depuis tout à l'heure, vous n'arrêtez pas de dire ce qu'il ne faut plus prendre, mais vous ne dites pas de quelle manière vous compte compenser ce que vous allez faz rattraper votre vo très bien. Le social est une valeur. C'est par le social qu'on développe un peuple, pas par l'inverse des privations et les punitions. Pardon ? Les salaires b très très bien, il faut les augmenter. Il faut augmenter le SMIC. Il faut augmenter le SMIC.

Si vous n'augmentez pas les salaires, vous ne rigolerez pas longtemps parce que vous aurez la récession. Et dans ce pays, les salaires et la consommation populaire, la consommation populaire, c'est 55 % du PIB. Alors, vous rirez jaune si vous ne partagez pas davantage.