Carburant : «La baisse des taxes n'est pas une bonne mesure», estime Philippe Tabarot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La grande interview en direct sur C News et sur rep. Mon invité ce matin, c'est Philippe Tabarot, ministre des transports. Bonjour Philippe Tabarot.
Bonjour bonet. Beaucoup de questions à aborder avec vous. À commencer par le prix des carburants.
C'est un weekend où les Français vont peut-être partir en weekend justement avec ce jour férier et les prix à la pompe continuent de flamber. Quel message vous adressez ce matin aux Français qui ont de plus en plus de difficultés à faire le plein ? que nous avons conscience de ces difficultés, que le Premier ministre et son gouvernement sont à la tâche sur ces sujets, que malheureusement nous vivons les répercussions d'un conflit que nous n'avons pas souhaité ou nous ne sommes pas belligérants, mais simplement en attitude de défense et de solidarité vis-à-vis de nos alliés sur la zone et que nous mettons tout en œuvre dans la mesure du possible pour aider les Français qui travaillent, qui ont besoin d'utiliser leurs véhicules par des aides qui sont ciblées, qu'on essaie de rendre le plus effectif possible et c'est pas simple mais les choses avancent je dirais enfin maintenant et seront opérationnel dans quelques jours et puis nous avons un dialogue permanent sur une avec les distributeurs et puis une transparence que le premier ministre a souhaité de dire très régulièrement tous les 10 jours où en est la situation et surtout éviter que une fausse idée se propage de dire qu'il pourrait avoir des profiteurs de guerre et que les profiteurs de guerre en l'occurrence pourrait être l'État.
Je rappelle que euh que dans cette crise euh l'État par des surplus fiscaux a a pu faire rentrer 190 millions d'euros supplémentaires dans les les caisses de notre pays, mais que 380 vont repartir dans les aides ciblées et puis que quelques experts ont montré que la guerre ne profite pas un pays, bien au contraire, un coût déjà de 6 milliards, une croissance qui est pour l'instant très atonne une inflation qui remonte. Donc une situation qui est difficile bien sûr pour tous les Français mais également pour l'État. Sur les aide, le premier ministre a dit qu'il fallait changer d'échelle.
Qu'est-ce que ça veut dire concrètement, monsieur le ministre ? Est-ce que ça veut dire que demain dans les jours qui viennent, il y aura de nouvelles aides plus fortes, plus grandes pour davantage de de nos concitoyens ? Et nous travaillons tous les jours sur l'accompagnement des Français.
C'était le cas encore hier. Ce sera le cas et c'est le premier ministre qui fera probablement dans le courant de la semaine prochaine un certain nombre d'annonces pour pas qu'il y ait de personnes et notamment de travailleurs qui soient oubliés de ce soutien ciblé qui est apporté. Moi, dans mon secteur, en l'occurrence, vous savez qu'il y a des aides qui sont prévues pour les transporteurs routiers.
Euh et le Premier ministre m'a fixé également comme objectif de de pouvoir aider, accompagner les taxis, les conducteurs VTC dans cette période. Je les verrai de nouveau mercredi. Je mettrai un certain nombre de propositions sur la table.
Nous aurons l'occasion d'échanger, de les rendre le plus effectif possible et le plus rapidement possible. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui réclament une baisse des taxes ? On rappelle que sur 1 litre de carburant, c'est entre 55 et 60 % de taxe.
Est-ce que ça ne passerait pas par là pour réduire très concrètement le prix à la pompe pour nos concitoyens ? Moi, je pense que c'est pas une bonne mesure parce qu'elle n'est pas effective, elle n'est pas efficiente. Je pense que par exemple ce que fait une compagnie euh pétrolière pour ne pas la citer euh la compagnie totale est plus efficace, faire des bénéfices à l'étranger et les répercuter en France euh à la pompe par cette politique de plafonnement dans les 3000 stations concernées.
Ça, ce sont des aides effectives. Pour le reste, objectivement quand je compare aux autres pays et vous le faites aussi assez régulièrement étranger, j'étais la semaine dernière à Chip pour le Conseil informel des ministres des transports européens. Je m'aperçois que tous les pays qui ont mis en place justement ces baisses de fiscalité qui leur a coûté pour tous 1 à 2 milliards aujourd'hui un mois plus tard ou 2 mois plus tard ils sont dans la même situation avec la même difficulté pour leur leurs concitoyens avec une grogne sociale qui existe et pourtant dans les caisses de leur pays ils ont un à 2 milliards en moins. ce n'est pas la solution et je pense que l'aide ciblée est vraiment ce que nous devons continuer à faire comme nous le faisons depuis le début.
Philippe Tabarot