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Discours / meetingyoutube.com· 16 octobre 2026 29 minAutoproduitFond programmatiqueSantéSécuritéÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Discours d'Éric ZEMMOUR sur la RURALITÉ - Chaumont-sur-Tharonne - 29/01/2022

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:54Invité politiqueChiffre
    « L'État dépense deux fois plus par habitant de banlieue que par habitant des zones rurales. »
  • 7:39Invité politiqueFait
    « J'ai déjeuné à midi avec une dizaine de maires. Ils me disent tous la même chose. Ils mettent parfois des mois à décrocher quelques milliers d'euros pour l'entretien d'une route communale ou pour repeindre le mur d'une de vos écoles. »
  • 11:56Invité politiqueChiffre
    « Vous êtes aujourd'hui 11 millions d'habitants dans plus de 25000 communes à ne pas disposer d'un médecin généraliste. »
  • 12:40Invité politiqueChiffre
    « Vous êtes 8 millions d'habitants dans plus de 22000 communes à ne plus pouvoir pousser la porte d'une boulangerie, d'une épicerie ou d'un bureau de poste. »
  • 12:40Invité politiqueChiffre
    « Vous êtes 3 millions d'habitants dans plus de 14000 communes à ne plus ressentir la fierté de voir l'école trôner au milieu de vos vies. »
  • 12:40Invité politiqueChiffre
    « Vous êtes 8 millions de Français à ne pas disposer d'un qualité à Internet. »
  • 16:14Invité politiquePromesse
    « Dès l'été 2022, pour chaque nouvel enfant né dans une famille de la France rurale, nous mettrons en place une bourse de naissance de 10000 euros. »
  • 22:52Invité politiquePromesse
    « Dès mon élection 1000 médecins seront embauchés par l'État pour rejoindre des maisons de santé. »
  • 26:02Invité politiqueFait
    « Il n'est pas normal que dans notre pays, Stéphane, un bijoutier niçois qui se fait braquer par des racailles et qui tente de se défendre, soit condamné par une cour d'assises. »

Temps de parole

  • Éric Zemmour99 %

≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:07
Éric Zemmour

Dames et messieurs, chers amis, il est votre candidat pour être le prochain président de la République française. Merci d'accueillir monsieur Éric Zemmour. Mes chers compatriotes, bonsoir à tous. Merci. Merci de m'accueillir ici, chez vous, en Sologne, ici [raclement de gorge] au centre du Val de Loire, aux confins du Gâtinais, du Berry, de la Touraine. Vous êtes le cœur battant de la France. Vous êtes les héritiers d'une grande, d'une immense histoire, l'histoire fameuse des rois de France, du château de Chambord, de Jeanne d'Arc, de François 1er, de Léonard de Vinci.

Ici, nous sommes dans la France des courageux, des bâtisseurs et des conquérants, le pays des arts et des lettres, de la gastronomie, le jardin de la France. Merci. Merci, mon cher Guillaume Peltier, député de cette France rurale, de m'accueillir sur cette si belle terre de Sologne, une terre qui est rude et vraie, dont les forêts sont profondes et les étangs sauvages. Ici, il y a des cerfs, il y a des sangliers, il y a des paysans, il y a des chasseurs, il y a des pêcheurs, des travailleurs, des gendarmes, des entrepreneurs, des femmes qui sont des femmes et des hommes qui sont des hommes. Ici,

1:47
Non speech

[applaudissements]

1:48
Éric Zemmour

ici, on ne fait pas semblant. On ne triche pas. Vous le savez, je suis un enfant de la banlieue. Mais je crois que vous et moi nous sommes faits pour nous entendre. Chaumont-sur-Taronne, mes amis. 1000 habitants. Bah oui. 1000 habitants et 1000 personnes dans cette salle.

2:21
Non speech

[applaudissements]

2:21
Éric Zemmour

Tout est dit. Ici il n'y a pas de place pour l'idéologie, la langue de bois, le politiquement correct. Ici, on est vraiment en France. C'est le lieu c'est le lieu idéal pour vous parler du monde rural, pour décrire la la beauté de vos paysages, de vos métiers et de votre histoire. C'est le lieu idéal pour vous dire à quel point je vous comprends, combien je vous admire, combien je vous aime et jusqu'à quel point je vous défendrai. [acclamation] Je oui, je vous défendrai face à tous ceux qui vous oublient et contre tous ceux pour lesquels vous êtes trop français, trop Comment disent-ils ? Franchouillards. C'est ça. Ils disent franchouillards. Bref, vous n'êtes pas assez modernes pour eux.

Vous êtes le monde de la terre et tout ce qu'elle donne. Et votre village est le centre de votre monde. Et puisque vous êtes vraiment la France, on pourrait imaginer, naïvement, que vous seriez respectés. On pourrait croire que l'État vous considérerait comme la chair de la chair de notre nation, comme la prunelle des yeux de notre patrie. [rires] Bon, on va changer un peu. Eh bien Eh bien pas du tout, mais pas du tout. Bien au contraire. Emmanuel Macron vous regarde de tellement haut mais il vous entend même pas, il vous trouve microscopique. Il plane. Il plane. Il plane, il plane tellement qu'il ne vous voit même plus. Il vous marche dessus, il vous écrase, il ne vous entend pas crier.

1000 habitants pour Emmanuel Macron, c'est une statistique microscopique. Pour nous, mes amis, c'est tout un monde. C'est tout ce monde, le vôtre, que les politiciens veulent bouleverser. C'est notre monde, c'est votre monde que les bobos veulent transformer. C'est tout ce monde que moi je veux préserver, que je veux protéger. Je vous protégerai pour qu'il ne vous force pas à devenir autre chose que vous-même. [raclement de gorge] Pour qu'il ne vous force pas à baisser les yeux. Par exemple, et quel ! Je refuse que qui que ce soit vous interdise de chasser. Je refuse. Je refuse que qui que ce soit s'attaque à la pêche.

Vous avez [acclamation] Vous avez des techniques ancestrales qu'il faut conserver et transmettre. J'étais tout à l'heure, il y a même pas 2h, avec Louis-Xavier, un éleveur tellement amoureux de ses bêtes, ses moutons solognots, les vrais écologistes, c'est vous. Les vrais amateurs de la nature, c'est vous. Vous les chasseurs, vous les pêcheurs, vous les agriculteurs, vous les meilleurs amis de la nature dont je veux être président, vous les Français. ! Mais regardez-les ces ! Il est tellement plus facile pour eux, tellement plus politiquement correct de s'apitoyer sur les banlieues en évitant soigneusement de voir la misère rurale à quelques dizaines de kilomètres de chez eux.

Regardez-les depuis des décennies s'occuper exclusivement des cités, oubliant complètement le monde rural. Il est tellement plus facile pour eux d'aimer le lointain que son prochain. Depuis des décennies, depuis des décennies la puissance publique française a accumulé, tenez-vous bien, 14 plans banlieue successifs. 14 des des dizaines de milliards d'euros du contribuable français, votre votre argent, qui a été englouti dans d'innombrables quartiers pour acheter une paix sociale qui n'est jamais venue. La Cour des comptes elle-même avoue ne pas réussir à évaluer l'ampleur de cette gabegie, ce gouffre, cette immense gâchis. Un chiffre éloquent.

L'État dépense deux fois plus par habitant de banlieue que par habitant des zones rurales. J'ai déjeuné à midi avec une dizaine de maires. Ils me disent tous la même chose. Ils mettent parfois des mois à décrocher quelques milliers d'euros pour l'entretien d'une route communale ou pour repeindre le mur d'une de vos écoles. Pendant ce temps, des médiathèques flambant neuves et des stades de foot poussent dans toutes les cités où les caïds font la loi, où les policiers ne peuvent plus rentrer, où les pompiers se font agresser. Trouvez-vous cela ? [acclamation] Moi non plus. J'inverserai cette tendance.

Nous réorienterons le les faramineux budgets de la politique dite de la ville vers la France rurale pour enfin favoriser vos campagnes, vos villages et nos petites bourgades.

8:32
Non speech

[applaudissements]

8:33
Éric Zemmour

Avant avant de vous faire part de ma vision de l'avenir et d'une proposition qui me tient particulièrement à cœur, je veux vous raconter quelques histoires. Les histoires de ces personnes magnifiques que j'ai rencontrées depuis des mois que je sillonne la France et dont les vies symbolisent à mes yeux la crise de la France rurale. J'ai rencontré Émilie, une maman de deux enfants qui travaille et qui n'en peut plus de galérer pour concilier vie familiale et vie professionnelle. Des galères pour trouver une nounou, une crèche ou une garderie. Elle aimerait que le futur président de la République soit aussi celui de la France rurale. Émilie, je serai votre président.

Je serai le président de tous les Français oubliés, méprisés, abandonnés. J'ai rencontré Grégory, un artisan qui, comme vous, utilise sa voiture tous les jours pour livrer ses clients, pour aller voir ses fournisseurs. Je sais qu'ici, comme dans toute la France des provinces, la voiture n'est pas un choix, la voiture est une obligation. C'est un outil de travail, c'est votre seul moyen de transport. Déconnectés, déracinés, hors-sol, ceux qui prétendent le contraire comme Emmanuel Macron et son gouvernement. Des bobos qui rêvent de supprimer la voiture et de mettre toute la France à vélo.

Ces politiciens vous infligent chaque jour des punitions nouvelles parce que et uniquement parce que vous êtes des automobilistes. Je serai le président qui protégera les automobilistes et refusera toute taxe nouvelle sur l'essence, le fioul et le diesel.

10:26
Non speech

[applaudissements]

10:28
Éric Zemmour

Je serai le président qui dira non à l'écologie soupçonneuse et punitive. [raclement de gorge] Je rétablirai les 90 km/h. Je plafonnerai Je plafonnerai les amendes et je supprimerai le permis à points. Il y en a assez de cet État si lâche avec les racailles et si cruel avec les honnêtes gens. Toujours plus d'amendes, toujours plus de taxes, toujours plus de radars, toujours moins d'argent pour boucler les fins de mois. Je mettrai fin à ce racket organisé des automobilistes qui se lèvent tôt, de ceux qui ne disent rien, de ceux qui ne cassent pas.

Oui, ici à la campagne, on ne casse pas, on ne détruit pas, on ne brûle pas les écoles et les services publics, mais il arrive qu'on souffre quand même et nous devons répondre à cette souffrance. Je dirais même cette détresse. Alors, je pense enfin à ma rencontre avec Louise et Vincent qui vivent avec une toute petite retraite et qui n'ont plus accès à un médecin généraliste, qui n'en peuvent plus de devoir attendre et faire des dizaines et des dizaines de kilomètres pour aller aux urgences pour enfin pouvoir se soigner. Comme Louise et Vincent, vous êtes aujourd'hui 11 millions d'habitants dans plus de 25000 communes à ne pas disposer d'un médecin généraliste. C'est une honte.

Nos politiciens ont préféré offrir les soins gratuits à tous les étrangers clandestins avec l'aide médicale d'État plutôt que d'investir cet argent dans la santé des Français. Quand tant de nos compatriotes ne parviennent plus à se soigner, nous offrons, tenez-vous bien, 2500 euros de dépenses de santé par an à des étrangers qui ne travaillent pas, qui n'ont jamais cotisé. Jusqu'à quand allons-nous supporter cette ? Vous êtes vous êtes 8 millions d'habitants dans plus de 22000 communes à ne plus pouvoir pousser la porte d'une boulangerie, d'une épicerie ou d'un bureau de poste. C'est une honte.

Vous êtes 3 millions d'habitants dans plus de 14000 communes à ne plus ressentir la fierté de voir l'école trôner au milieu de vos vies. Vous êtes 8 millions de Français à ne pas disposer d'un qualité à Internet. C'est une honte. Oui, l'État a abandonné la France rurale. Oui, l'État a oublié les 20 millions de Français qui vivent dans nos campagnes. Oui, l'État est complice de non-assistance à pays en danger. Je je serai le président qui ne vous considérera plus comme des citoyens de seconde zone. Vous retrouverez avec moi votre juste place dans nos politiques publiques. L'argent public dilapidé dans les banlieues depuis 40 ans reviendra chez vous car c'est vous qui en avez besoin.

Oui, c'est vous que nous voulons protéger car vous n'avez jamais la parole car vous ne cassez pas les vitrines car vous ne vous plaignez pas alors que vous souffrez plus que les autres. Pour remettre de la vie dans la France rurale, il faut une politique globale. Vous le savez, vous le sentez, vous le vivez, la vie est devenue plus dure, moins de pouvoir d'achat, moins de services publics mais plus de déserts médicaux, plus de chômage. Je sais combien vous aimez votre terre quand vous trouvez encore le courage de donner la vie et de transmettre un héritage dans ces conditions. Alors, je vais vous annoncer une mesure capitale ce soir, mes amis. Une mesure qu'aucun candidat n'oserait proposer.

Que ? Nous voulons redonner de la vie à nos campagnes. Nous voulons repeupler nos campagnes. Sans enfants, sans jeunesse, sans nouvelles générations, il n'y a rien. Tout s'épuise. Pour que renaisse le monde rural, il faut d'abord que les naissances soient de retour chez vous et tout autour de vous. La reconquête des campagnes passe par les enfants nés à la campagne. Sans eux, sans eux, pas d'avenir, pas d'espoir. Je veux que les Français fondent de nouveau des familles dans les villages. Pour cela, je compte mener une grande politique de natalité et cette fois en vous privilégiant vous et pas les départements où il y a plus de trois enfants par femme. Pas les banlieues des métropoles.

J'ai donc décidé de vous présenter la mesure la plus inédite, la plus forte jamais proposée aux Français qui vivent à la campagne. Une mesure pour les familles, pour nos enfants, une mesure pour la jeunesse, une mesure pour la natalité, une mesure pour l'avenir, une mesure pour le retour de la France, pour l'avenir de la France, pour la survie de la France. En mettant fin à l'immigration, en mettant fin à l'assistanat, je serai en mesure de financer le plus grand plan de développement de la natalité dans nos villages pour tous les citoyens de la France rurale. Alors écoutez bien.

Dès l'été 2022, pour chaque nouvel enfant né dans une famille de la France rurale, nous mettrons en place une bourse de naissance de 10000 euros. Oui. Oui. 10000 euros pour prendre en charge les frais de nounou, les frais de transport, l'aménagement du logement ou des activités extrascolaires. Oui. 10000 euros pour vous si vous faites un enfant dans une commune rurale pour mettre fin à la fracture rurale. Oui. 10000 euros pour une vraie politique de natalité. Pendant des décennies, l'État a financé l'immigration et les banlieues. Désormais, nous allons aider les familles françaises qui vivent dans nos provinces et nos campagnes. Le gouvernement a bien décidé de la politique de la ville.

Je décide de la politique de la campagne.

17:22
Non speech

[applaudissements]

17:26
Éric Zemmour

Le gouvernement Le gouvernement a bien décidé de dédoubler les classes dans les banlieues. Je décide d'agir pour qu'on ne supprime plus de classes dans la France rurale.

17:39
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

17:44
Éric Zemmour

Cette mesure, mes amis, a un coût de 2 milliards d'euros. C'est 10 fois moins que le coût des aides sociales aux étrangers. C'est C'est 20 fois moins que le coût des fraudes sociales en France. C'est plus de 30 fois moins que le clou que le coût des plans banlieues des 40 dernières années. L'État est capable de prendre en charge les clandestins mineurs isolés. Chaque étranger mineur isolé, qui entre [raclement de gorge] nous n'est souvent ni mineur ni isolé, coûte coûte près de 50000 euros par an. Car ils sont nourris, logés, blanchis.

50000 euros auxquels il faut ajouter le coût faramineux de la délinquance de certains de ces clandestins qui sont immédiatement relâchés dans la nature par la justice. Tout cela est financé par vos impôts. Alors, pourquoi pourquoi peut-il autant pour les ? Pourquoi pour une fois ne pourrait-on pas dépenser 10000 euros pour un nouveau-né français dans nos ? Nous allons faire Nous allons faire des familles rurales les premières bénéficiaires de notre nouvelle politique. Plus pour les Français ruraux, moins pour les étrangers, moins pour ceux qui ont déjà bénéficié de beaucoup d'argent public, c'est ça la justice. Pour vouloir pour vouloir fonder une famille ici.

Vous voulez que votre enfant vive dans le meilleur environnement possible. Et pour cela, il faut sanctuariser les écoles. Malgré les promesses d'Emmanuel Macron, rien n'a été fait pour cela. Pour l'année 2019, ce sont 350 classes rurales de communes rurales qui ont fermé leurs portes par manque d'élèves et de professeurs. Comment vouloir fonder une famille dans des zones désertées par ? Aujourd'hui, si les besoins de places sont trop faibles, ! Pour une seule année, c'est toute la classe qui peut fermer. Je lisserai donc le calcul sur 3 ans pour donner davantage de visibilité aux communes sur le maintien de classes dans leurs écoles.

Avec ma mesure en faveur de la natalité, il y aura davantage d'enfants dans vos communes. Alors, nous ne fermerons plus de classes. Nos campagnes reprendront vie. Mon gouvernement Mon gouvernement sera jugé sur cette nouvelle natalité de nos campagnes, sur la puissance retrouvée de la France rurale, sur les maternités qui vont rouvrir, sur les services publics qui vont revenir, sur les écoles qui vont renaître, sur les commerces qui vont revivre, sur les emplois retrouvés, sur les médecins qui se réinstalleront, sur la vie qui va revenir dans nos villages et nos bourgs. Nous allons investir sur la France de demain et d'après-demain.

Oui, mes amis, ouvrez grands vos bras et vos cœurs, des milliers de familles vont se fonder, se créer, s'agrandir et voir le jour dans notre pays. Les enfants seront bientôt de retour dans nos campagnes où il fait bon où il fait si bon vivre. Et si ma mesure et si ma mesure donne envie aux habitants de nos villes de rejoindre la campagne, ce sera tant mieux. Notre objectif est : redonner de la vie à notre monde rural. Nous serons aussi nous serons aussi jugés sur notre lutte contre les déserts médicaux, ce fléau qui fragilise des millions de Français et qui tue. Oui, qui tue car les déserts médicaux tuent.

Pour les technocrates les déserts médicaux sont un problème lointain, une vague donnée sociologique. Mais pour vous, mesdames et messieurs, c'est une tragédie quotidienne, une angoisse permanente, une menace très concrète, très urgente. Les technocrates n'ont jamais vécu une rage de dents sans dentiste. Ils n'ont jamais connu l'appendicite sans diagnostic. Ils n'ont jamais éprouvé le cancer sans spécialiste. Ils ne savent pas ce que c'est qu'un petit enfant qui a 40 de fièvre et tous les numéros que vous appelez qui sonnent dans le vide et SOS médecin qui vous dit "Nous n'intervenons pas dans cette zone." Et le service d'urgence qui est surchargé. C'est ça un désert médical.

C'est la solitude face au mal, c'est la peur et parfois même c'est l'horreur. C'est le déshonneur d'un pays qui prétend offrir le meilleur système de soins au monde, d'un pays qui fait partie de ceux qui dépensent le plus au monde dans son système de santé mais qui traite les villages comme des terrains vagues. Dès mon élection 1000 médecins seront embauchés par l'État pour rejoindre des maisons de santé. Nous rétablirons le service de garde des médecins et nous mettrons sur pied des services d'urgence de proximité.

23:17
Non speech

[applaudissements]

23:18
Éric Zemmour

Je veux que chaque Français puisse être soigné, c'est bien la moindre des choses dans un pays comme la France. Sauver les villages français, c'est relancer la natalité, c'est sauver l'école rurale, c'est assurer la sécurité médicale, mais c'est aussi assurer la sécurité tout court. Comme moi, vous avez appris avant-hier ce qui s'est passé dans la basilique de Notre-Dame de la Trinité à Blois. Oui, chez vous, dans le Loir-et-Cher, à Blois, un homme en djellaba a pénétré dans la basilique avec un Coran et un couteau.

Un homme, heureusement repéré à temps et interpellé par la police, nous sommes passés tout près d'un nouveau drame, comme celui du père Hamel et des fidèles de la basilique Notre-Dame de Nice. Ils ont été décapités, égorgés, poignardés parce que chrétiens. En France, en France, on tue des prêtres et des fidèles. Vous vous rendez compte, mes chers amis, les églises doivent désormais être protégées par l'armée, par les gendarmes ou par la police. Cela ressemble au sort des chrétiens d'Orient, mais c'est dans notre propre pays. Vous l'aurez compris, vous l'aurez compris, plus personne n'est épargné. Insécurité, délinquance, terrorisme, nous sommes tous menacés, même ici.

Mais ne croyez pas que ce triste sort soit inéluctable. Nous allons nous relever. Je serai le président de l'ordre. Je serai le président de la paix et de la sécurité. Je serai le président des gendarmes, des policiers, des forces de sécurité, de la loi, de l'autorité et de la tranquillité enfin retrouvée. Je veux Je veux que vous soyez défendus et je veux que vous puissiez vous défendre. Je sais que dans votre région, comme dans toutes les campagnes françaises, la criminalité explose. Oh, c'est une criminalité d'un genre nouveau, des gangs de cambrioleurs qui s'attaquent à vos maisons, à vos biens et à votre matériel.

Parfois même, ils pratiquent le home jacking, cette technique horrible qui consiste à vous surprendre dans votre sommeil, à vous ligoter, parfois à vous torturer pour tout vous voler. Ces criminels sont impitoyables. Et vous savez ? Aujourd'hui, si vous vous défendez, si vous attaquez celui qui vous attaque, c'est vous qui aurez en prison. Il n'est pas normal que dans notre pays, Stéphane, un bijoutier niçois qui se fait braquer par des racailles et qui tente de se défendre, soit condamné par une cour d'assises. Et ! Et oui, mes amis, notre justice libère Sofiane et condamne Stéphane. Voilà notre justice.

Alors, moi, je veux une justice qui vous donne le droit de vous défendre parce qu'à la campagne, la gendarmerie ne peut être au bord de chaque chemin rural. Je veux que ceux qui vous attaquent sachent que désormais, vous aurez le droit de contre-attaquer.

26:42
Non speech

[applaudissements]

26:43
Éric Zemmour

! Oui, je veux ce que le droit suisse appelle une défense excusable pour les honnêtes gens. Je veux que les prédateurs n'aient pas seulement peur du gendarme mais également peur de vous. Je veux que vous fassiez respecter la loi chez vous quand la gendarmerie ne peut pas arriver à temps parce qu'elle est trop loin ou parce qu'elle est déjà occupée ailleurs. Je veux que votre droit de défendre vos biens, votre vie et la vie de votre famille soit inviolable. Mes amis, le droit de propriété et la légitime défense sont de retour.

La justice La justice ne considérera plus La justice ne considérera plus La justice ne considérera plus les honnêtes gens qui ont le courage de résister aux agressions contre des criminels. Nous voulons une France rurale vivante. Nous voulons une France rurale en bonne santé. Nous voulons une France rurale en sécurité. Nous voulons une France rurale fière, fière de ce qu'elle produit, fière de nourrir notre pays, fière de son travail, fière de son art de vivre, fière de ses métiers, fière de son savoir-être. Nous nous battons pour que l'avenir de la patrie s'écrive ici. Au travail, mes amis, haut les ! Que chaque clocher de votre village soit un phare de la reconquête.

Que chaque bourgade soit un relais de la reconquête. Que chacun d'entre vous soit un artisan de cette reconquête. Vive la France ! Vive la ! Et surtout, vive la !

28:29
Non speech

[musique]