La figure de l'assisté c'est l'actionnaire, c'est le milliardaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La figure de l'assisté, c'est celle du milliardaire qui profite du système sans payer, qui ne paye pas d'impôt et qui paye moins d'impôts que le commun des mortels. »
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« Est-ce qu'il est normal qu'Alira, maire de trappe, cherche à débaucher à tout prix des médecins qu'il va peut-être aller chiper au maire de Grinny dont la population mérite tout autant que lui des libéraux et des médecins traitants ? »
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« Est-ce qu'il est normal qu'on ait infiniment plus de médecins au mètre carré dans le 16e arrondissement de Paris qu'à Grini ou à Trappe ? »
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« Il y aura de l'énergie décarbonée partout dans toutes les villes de France avec un plan piloté par l'État. »
Temps de parole
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Je suis fasciné par le fait que l'extrême droite progresse aussi vite et aussi fort depuis 2012 en particulier. Et l'extrême droite, elle a un récit, elle a un récit qui est très clair. Elle propose un mythe mobilisateur au français. Elle désigne un adversaire. Elle désigne un bouqu émissaire. Pour l'extrême droite, la figure de l'assisté, c'est celle de celui qui touche le RSA. c'est celle de l'étranger qui profite des allocations familiales et qui vient ici manger le pain des Français, voire même les grands remplacés. Et nous, on ne propose pas de myth mobilisateur.
Nous, peut-être que c'est notre fierté peut-être, mais on s'adresse au logos des gens, à la rationalité des électeurs seulement. Il faut le faire. Mais un électeur, il va voter avec ses tripes aussi. Il va voter justement avec le sentiment d'humiliation, au contraire avec un sentiment de fierté. Il va voter avec de l'espoir ou avec du désespoir. Et susciter de l'espoir, lutter contre le désespoir, s'adresser au patos chez les gens, pas uniquement à la logique et à la rationalité. C'est ce que la gauche doit savoir faire et l'extrême droite le fait bien mieux que nous et c'est une catastrophe.
Il faut qu'on apprenne, c'est un peu ce que tu disais aussi Mathias, choisir notre terrain de jeu, choisir la discipline, ne pas toujours subir l'agenda de l'adversaire. C'est pas parce qu'ils ont des milliardaires qui détiennent des médias que nous sommes condamnés nous à leur courir après, à aller sur leur plateau télé, à leur donner une légitimité, à répondre à leurs questions stupides la plupart du temps, au lieu d'aller sur les thématiques que nous nous souhaitons développer, il faut qu'on impose notre récit. Il faut que l'on déploie nos mythes mobilisateurs et il faut aussi qu'on désigne l'adversaire. Il faut qu'on désigne la figure de l'assisté.
Il faut qu'on désigne les responsables du malheur français parce qu'ils existent, ils ont des noms, des adresses. La figure de l'assisté, c'est celui de l'actionnaire qui décide de délocaliser des emplois, de supprimer l'emploi de ceux que nous défendons au quotidien. Et donc, il faut le pointer du doigt. Il faut en faire notre adversaire commun et les pilonner matin, midi et soir en faisant prendre conscience aux Français que leur malheur ne vient pas de nulle part. La figure de l'assisté, c'est celle du milliardaire qui profite du système sans payer, qui ne paye pas d'impôt et qui paye moins d'impôts que le commun des mortels, que celui qui se contente de payer sa TVA.
La figure de l'assisté, c'est le milliardaire qui fait son beurre et son bénéfice sur les hommes et les femmes formés par l'université française, par nos écoles publiques, soignés dans nos hôpitaux publics, qui se transportent avec nos infrastructures publiques mais qui ne veulent pas les financer. La figure de l'assister, c'est celle du politicien qui liquide le service public, qui liquide l'hôpital, l'école pour mieux les privatiser demain et partager les parts de marché qui en découleront. Donc il faut être capable de désigner notre adversaire, il faut être capable de choisir le terrain de jeu.
Il faut être capable de forcer nos interlocuteurs, nos adversaires, la droite, l'extrême droite à se positionner par rapport à nos mesures. Et il faut être capable de proposer des ruptures politiques qui correspondent à la réalité de ce que vivent les gens sur le terrain et que nous connaissons bien en particulier nous les élus locaux. Et ces ruptures, on les connaît, on les a porté pendant la campagne législative du NFP tous ensemble.
Donc, il n'y a pas de fatalité à ne pas être capable de le faire de nouveau, demain ensemble, mais il faut être capable d'avoir un discours clair, limpide, audible, tangible, intelligible par nos électeurs et pas forcément de faire des grands discours d'économistes qui sont intelligents, rationnels, mais ne vote pas que ceux qui ont réussi le concours de l'ENAT ou ceux qui sont spécialistes des fichiers Excel. C'est la masse des Français qui votent et encore une fois avec leur trip, il faut être capable de leur parler un discours clair et entendable. Tu parlais de la santé Louisa en matière de santé, je le dis parce que mon parti s'apprête à à lancer une campagne là-dessus.
À un moment donné, il faut des mesures claires. On va pas juste dire "On va reconstruire l'hôpital public". D'accord, très bien. On va peut-être ouvrir des maternités, c'est nécessaire évidemment à grand monde n'y croit quand on le dit comme ça. Mais à un moment donné, est-ce qu'on peut pas en finir avec des réalités qui font du mal au français au quotidien ? Est-ce qu'il est normal qu'Alira, maire de trappe, cherche à débaucher à tout prix des médecins qu'il va peut-être aller chiper au maire de Grinny dont la population mérite tout autant que lui des libéraux et des médecins traitants ?
Est-ce que ça, ce petit jeu à la con, on va continuer à le jouer longtemps à coût d'argent public pour essayer d'installer des médecins qui sont déjà bien assez frqués comme ça et qui on offre des zones franches urbaines et autres dispositifs qui leur permettent de faire de l'optimisation fiscale ? À un moment donné, il faut que la gauche soit capable de dire "On va en finir purement et simplement avec la liberté d'installation des médecins libéraux. On va en terminer avec une médecine qui est solvabilisée par l'argent public, par nos cotisations, par la sécurité sociale mais qui ne répond pas aux besoins de la population de façon rationnelle.
Est-ce qu'il est normal qu'on ait infiniment plus de médecins au mètre carré dans le 16e arrondissement de Paris qu'à Grini ou à Trappe ? C'est inacceptable, c'est inadmissible et nous pouvons dire en assumant le conflit et en assumant de perdre des voix peut-être parmi la corporation des médecins libéraux que demain comme en Angleterre, grand pays socialiste ou communiste, comme en Angleterre, les médecins seront formés par l'université publique comme ils sont aujourd'hui, payés par le service public et s'installeront là où on a besoin d'eux comme les médecins le font, comme les policiers le font. C'est ça le service public de la santé qu'il faut reconstruire.
Est-ce qu'on est capable de dire que demain tu parlais d'école gratuite Mathias, tu parlais de petit-déjeuner gratuit ? Philippe, bah la cantine sera gratuite dans toutes les écoles de France. Ça c'est audible, compréhensible, limpide et clair. Et qu'aucun enfant n'aura moins d'un repas équilibré, sain, sans perturbateur endocrinien, sans pourriture dans son assiette, assuré par le service public, par nos collectivités locales, financées par l'État, par la péréquation nationale. Est-ce que c'est compliqué d'imposer ça comme thème du débat public et de demander à Jordan Bardella ou à Marine Le Pen de dire s'ils sont d'accord ou en désaccord avec cette mesure ?
Est-ce que c'est compliqué franchement de réussir à faire en sorte que s'impose dans le débat public sur la question du logement ? Le fait qu'on plafonnera demain quels que soient vos revenus, le fait que votre contribution pour avoir un toit sur la tête ne doit pas dépenser, dépasser 30 % de vos revenus. Est-ce que c'est compliqué d'imposer des bains dans le débat public ? Le fait que on puisse avoir Philippe, je le cite beaucoup mais on est copains et on partage beaucoup d'expérience et c'est un modèle pour moi. Je veux à mon tour être le meilleur maire de l'univers.
Est-ce que c'est compliqué de dire il y aura de l'énergie décarbonée partout dans toutes les villes de France avec un plan piloté par l'État et en soutenant les collectivité locale pour aller pluser la géothermie sous nos pieds pour aller utiliser la biomasse pour que partout on chauffe nos logements avec de l'énergie stable pas du gaz russe et qu'on puisse ne plus dépendre du contexte géopolitique mondial et ne pas voir la facture des pauvres gens s'envoler sans que la moindre solidarité ne vienne les soulager. C'est pas compliqué ces rupturesl elles sont possibles. Elles sont évidemment finançables et elles supposent du courage politique et une symphonie des voix à gauche pour les porter.
Et je conclurai et j'étais trop long et je m'en excuse pour vous dire deux trucs. Non, je peux continuer à qu quand c'est passionnant euh ça marche. Donc on peut finir à minuit. Alors peut-être pas à minuit. On va bientôt bientôt conclure mais tu aurais tu aurais pas dû rendre le micro Louisa. Mais tu peux prendre la parole Louisa. deux trucs et qui moi me que j'ai dit d'ailleurs je sais pas si ça a été retranscrit dans Facur, j'ai pas j'ai pas dans Fakir, je l'ai pas lu mais à votre journaliste quand j'ai honte, j'ai honte, faut que je m'abonne. Non, plus sérieusement deux trucs, il faut qu'on désembourgeoise notre discours.
Je ne supporte plus les petits hommes gris, sauf pour les circonstances qui le méritent. Philippe, bravo à toi de l'avoir fait et je l'ai fait également hier rattrape. Je supporte plus que des hommes de gauche cherchent avant tout à plaire. au monde économique, au lecteur des échos et ignore les mondes populaires au pluriel qui ne sont qu'un finalement. Donc il y a un moment donné où c'est un mépris de classe quand on utilise des discours et des vocabulaires pour faire intelligent et donc il faut désembourgeoiser notre discours. Arrêter de foncer à chaque fois que la droite et l'extrême droite agitent des chiffons rouges.
Être capable de s'adresser dans un langage intelligible au commun des mortels et aux français dans leur ensemble. Ça veut pas dire qu'il faut utiliser un niveau de langage médiocre. Mais moi, j'estime que c'est du mépris quand mon père ou ma mère ne peuvent pas comprendre ce qui se dit à la télévision, c'est que ceux qui parlent à la télévision ne les respectent pas. Donc on doit être capable de dire des choses claires et intelligibles. C'est la base de tout. Et enfin, il faut qu'on arrête de parler de notre nombrile et de nous parler de nous-même.
Voilà, j'en ai ralbol moi des des Jean-Luc, des Oliviers, des euh je vais pas tous les citer des marines qui s'envoient des tweets, qui s'insultent à longueur de journée et qui désespère le peuple de gauche. J'en ai ralbol des campagnes électorales où on peut être désunis parfois, c'est vrai, mais où on s'inurit matin, midi et soir, où on dit que la réconciliation est impossible, que nos fractures sont définitives et devoir exactement les mêmes le lendemain négocier des circonscriptions sur des bouts de table et j'y ai participé moi-même et je trouve ça grotesque et à un moment donné insultant pour les électeurs de gauche. Donc arrêtons les propos définitifs, les propos des strades.
Arrêtons les règlements de compte à OK coral et considérons que la gravité du moment, la force de l'adversaire commande de la mais de la rigueur, un peu de responsabilité et que quand la gauche sondage du jour toute mouillée et si elle réussissait son inuité, vous voyez qu'il y a beaucoup de S ne pourrait parvenir qu'à un score de 26 %, il est peut-être temps de sonner l'alarme, il est temps de rester modeste, il est peut-être temps de repartir en conquête. Moi, je plaide l'unité de la gauche. J'espère qu'on trouvera le processus qui permettra d'avoir un candidat unique de toute la gauche sans exclusive, sans occas, sans exclure personne.
Et j'espère que chaque parti politique représenté ici saura y contribuer à sa façon pour ne pas désespérer celles et ceux, beaucoup celles qui mènent des combats sur le terrain et qui espèrent un débouché national limpide clair comme on a su le faire au NFP en 2024.
[Applaudissements]
Merci beaucoup Ali. Ah.
Ali Rabeh