Quelle économie à l’ère de l’incertitude ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Locuteur 2Fait
« Aussi longtemps que nous croirons que les comportements humains sont dictés exclusivement par leur intérêt et la raison, nous continuerons à ne rien comprendre au comportement humain. »
- 10:00Locuteur 2Chiffre
« 119 nouveaux projets de pipeline dans le monde, soit 8 fois le tour de la Terre. 477 projets de nouveaux gazoduc, soit 24 fois le tour de la Terre et 432 projets de nouvelles mines de charbon. »
- 12:00Locuteur 2Chiffre
« La masse de dollars représentait 71 % des réserves mondiales en l'an 2000. Aujourd'hui, on en est à 59 %. Depuis 2014, cette masse baisse de 1 % tous les ans. »
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Mesdames, messieurs, bonjour. La tradition veut que l'on présente des vœux parce que c'est la nouvelle année, je le fais d'autant plus volontiers que sans vous connaître personnellement. En toute hypothèse, je connais l'unanité absolue de cette pratique car depuis le nombre d'années que je présente des vœux, je n'ai jamais vu qu'il se réalise.
Alors, pourquoi pas ? Mais c'est une peut-être un premier renseignement. Aussi longtemps que nous croirons que les comportements humains sont dictés exclusivement par leur intérêt et la raison, nous continuerons à ne rien comprendre au comportement humain.
Et peut-être que cette première indication peut avoir une valeur économique, enfin une valeur dans le domaine de l'économie. dans la pensée de la gauche traditionnelle dont nous pensons nous être des héritiers, nous avons pu mesurer l'impasse de cette manière de considérer les problèmes en croyant que seule la raison pouvait être l'organisatrice suprême des activités humaines dans le domaine de la production car celles-ci sont des activités humaines et même l'activité humaine centrale. Nous avons bien vu à quelle limite cela nous conduisait.
Pas seulement parce que nous étions tous spontanément, ardemment et avec enthousiasme productiviste et pensant que le développement des forces productives était le mot ultime de l'histoire. Et en tout cas, nous on n pas eu le choix. Euh, il a fallu qu'on vive avec l'échec de cette manière de voir.
Échec peut-être pas aussi euh profond, intense et total que Docard le croit, mais échec quand même. Il reste maintenant euh aux néolibéraux à faire le même bilan, c'est-à-dire euh l'échec euh complet euh de leur vision du monde. car si le marché et les froids calculs ou les calculs de l'égoïsme froid pour reprendre une formule célèbre mener l'humanité et bien nous avons pu voir et ainsi que le marché cela va de soi main invisible et magique agissant en toute circonstan il nous aura suffi de voir l'impasse absolu sur lequel ce système débouche aussi bien dans les grandes crises celles qui sont passées celles des crises des eonoses comme la crise du Covid celle qui s'avance devant en nous qui est la catastrophe écologique face à laquelle le système dont il pense qu'il est l'aboutissement ultime du comportement humain est dans une impasse totale pour la raison très simple qu'il se nourrit des désastres qu'il provoque et par conséquent il ne contient aucune retenue interne qui vienne à lui faire modifier son comportement.
Je dis tout cela pour situer la nature et l'intérêt de ce que nous avons entrepris en commençant par les remerciements les plus sincères, les plus cordiaux à l'égard de ceux qui ont accepté le dialogue, c'est-à-dire la confrontation d'opinion avec les penseurs de l'école de pensée économique au contraire de la leure, le département Kanimicber et Aurélie Trouvé à fixer le déroulement de ces deux journées à sa manière et je me suis bien reconnu dans les choix qu'ils ont fait. C'est pourquoi j'ai bien accepté de faire le l'introduction que je suis en train de faire ce matin. De toute façon, j'avais pas le choix.
Ma coprésidente ayant décidé de participer à une mission au pôle sud. Donc elle est aujourd'hui en compagnie des pingouins et de je ne sais quelle autre créature qui se trouve là-bas. Elle nous a oublié euh quant à mon secrétaire général de la fondation a un problème de famille hélas assez intense qui le retient loin de nous et je l'assure de toute notre affection.
Alors naturellement c'est une difficulté pour quelqu'un qui a fait des études de lettrre et de philosophie qui s'est mêlé de sociologie ensuite par la force des choses et qui bon en 50 ans de pratique politique a bien dû se mêler de questions sociales et de conflits sociaux autour de la répartition de la richesse. Mais c'est toujours quand même un défi que d'oser prendre la parole avant les éminences scientifiques ou supposé qui vont prendre la parole. Je dis pas ce qui est supposé, ça n'est pas leur éminence, c'est le fait que l'économie soit une science mais c'est une dispute amicale que nous avons entre nous sur ce sujet.
En tout cas, si c'est une science et ne sera jamais qu'une science de la globalité, c'est-à-dire d'une réalité en définitive à jamais insais, car euh il est très difficile pour la pensée de se saisir d'objets globaux dans lesquels elle est impliquée. Il y a qu'à voir la difficulté à penser le temps, la difficulté à penser des sujets de cette nature. En attendant, donc pour ma part, je n'aurai qu'une audace, celle de dire que les deux systèmes initiaux tels que nous les connaissions sont en panne.
Premier élément euh je parle là du point de vue d'un politique, de quelqu'un qui aurait à prendre des décisions pour un pays et qui bute sur la première difficulté, c'est que pour prendre des décisions abonnéciant, il faut que le diagnostic soit bien établi et que partant de là le pronostic puisse être fait et les propositions. Or, l'impression que j'ai tiré de mes pérégrinations et de mes échanges intellectuels avec mes camarades et avec mes adversaires intellectuel, c'est que nous sommes entrés dans l'air de l'incertitude dans à peu près tous les domaines. Incertitude globale, d'abord celle qui introduit le changement climatique pour une raison là, je me ramène toujours à la la prise de décision politique, que ce soit le maire d'une petite commune ou le président d'un pays.
Si vous êtes le maire d'une petite commune pour décider de l'implantation d'un lottissement, il faut que vous soyez sûr qu'il pourra être approvisionné en eau pour ne pas parler des autres réseaux mais au moins de cela que le cycle de l'eau est pas trop perturbé dans votre commune et en effet il l' et la décision politique devient quasiment impossible parce que quand vous interrogez les géologues ou les climatologues, ils vous disent "Ah bah faites ce que vous voulez, de toute façon sa pas ce qui va se passer." Et si jamais on le savait, ça serait pas pour une très longue période. L'incertitude écologique vient du fait que non seulement on ne sait pas, mais si par hasard on pouvait savoir, c'est pour peu de temps.
Et en toute hypothèse, le changement climatique est un phénomène qui n'est pas linéaire. Il comporte donc des épisodes plus ou moins intenses. Ce qui est certain, c'est qu'il perturbe absolument et radicalement toute la l'activité économique et pour des raisons qui ne tiennent à aucun des paramètres qui d'habitude sont les paramètres du fonctionnement de l'économie.
Ça ne dépend pas des machines, ça ne dépend pas de la qualification des êtres humains, ça ne dépend pas de l'existence ou non de clients. Ça dépend de quelque chose que personne ne maîtrise la quantité d'eau qui tombe combien de fois. euh et dans quelle proportion elle perturbe l'acte de production et les actes d'échange.
C'est ce que nous sommes en train de voir en ce moment dans le Pas de Calé qui subit sa deuxième inondation. Mais il y a aussi une autre conséquence derrière, c'est la perturbation globale du cycle économique puisque tout entier il est commandé par le cycle financier et que le cycle financier est largement dépendant des fonds qui sont accumulés par les compagnies d'assurance. Dès lors, la pluie qui tombe en excès dans le pas de calé pourrait avoir un effet d'aile de papillon, de battement d'aile de papillon sur la finance mondiale.
Je prends cet exemple qui peut paraître folklorique qui à mes yeux et dans ma pensée ne l''est pas du tout. Mais je pense que quand on finira par s'apercevoir que la montée des eaux a pour première effet que les villes côtières, c'est là que se trouve l'essentiel de l'humanité, elle pendant ce temps-là s'enfonce dans l'eau et c'est le cas notamment de New York où que les eaux douces disponibles sont polluées par les eaux salées qui montent et perturbent les nap fréatiques, nous aurons des effets de perturbation globale du mécanisme économique qui ne correspondent à aucune donnée de départ de ce qui est d'habitude dans la science économique comme des facteurs contribuants au développement au déroulement de l'activité économique. Par conséquent, c'est l'air de l'incertitude pour au moins cette raison.
Le doute qui doit nous animer occupe aussi bien les causes que l'ampleur des effets et les circonstances dans lesquelles tout ça se produit. Si bien que parler de loi scientifique dans de telles circonstances est un pari qu'il faut faire parce que après tout n'importe quel comportement humain est un paris. En tout cas un pari contre la mort puisque ça finit mal pour tout le monde.
Et donc s'engager à faire quelque chose c'est toujours se dire que on va finir par maîtriser ce qu'on est en train de faire. Personnellement, j'ai déjà eu l'occasion de le dire. Je n'en crois pas un mot.
étant assez camusien, je pense que bon, nous roulons la pierre tant que nous pouvons. J'ai évolué vers une forme de quichotisme que je vous propose qui consiste à penser le futur avec optimisme et à se comporter comme si en définitive tout fort vaut la peine d'être entrepris et je le crois au moment où je vous parle. En tout cas, parler de loi va devenir de plus en plus difficile, voyez-vous, l'eau bout à 100°gr, quelle que soit la casserole et quelle que soit la circonstance.
Mais il n'est pas vrai que l'augmentation ou la baisse d'un taux d'intérêt et les mêmes conséquences quelle que soit la situation et quel que soit le moment. Dès lors, nous sommes dans un système d'approximation successive. Pourquoi pas ? est une méthode de pensée comme une autre et elle vaut la peine d'être entreprise.
Cependant, l'incertitude qui est déjà devient structurel avec le changement climatique étant son champ. L'incertitude écologique, elle elle a une limite elle-même. C'est la certitude que ça va mal tourner.
Si nous croyons ce qu'on nous dit, je pense que l'Agence internationale de l'énergie n'est pas composée d'une assemblée de farceurs qui bon se sont spécialisés dans les plaisanteries. Donc quand l'agence s'écrit à partir de 2021, il ne faut plus aucune infrastructure pétrolière ou gazier ou gazière, plus aucune mine de charbon ou extension de mines existantes. Ça c'est le diagnostic de l'Agence internationale de l'énergie.
Mais cette injonction fondée sur le bon sens, la raison, l'analyse scientifique des conditions qui aggravent le changement climatique but précisément sur ce qui est censé être le moteur positif de l'histoire du point de vue de l'école économique adverse à la nôtre qui est que l'intérêt matériel fondant l'activité du marché et son équilibre final, nous finirons par rencontrer le bonheur, la paix sur terre et ainsi de suite comme les uns et les autres nous l'avons promis à tour de rôle. On peut donc comparer le diagnostic et les moyens mis en face. Et bien les moyens mis en face, ce sont les COPES qui n'ont aucune sorte de vertu contraignante qui sont donc des recommandations d'ailleurs de moins en moins intéressante puisque de plus en plus euh fixé sous la pression des lobby productivistes et notamment de ceux qui rationnellement suivant leur intérêt propre et bien travaill à ce que l'on ouvre des mines et étant de des gazoduc et des pipelines.
Si bien que de la formule aucune nouvelle infrastructure pétrolière ou gazière et plus aucune mine de charbon, nous sommes confrontés à 119 nouveaux projets de pipeline dans le monde, soit 8 fois le tour de la Terre. 477 projets de nouveaux gazoduc, soit 24 fois le tour de la Terre et 432 projets de nouvelles mines de charbon. Voilà ce qu'il s'agit de mettre en accord pour nous qui essayons de penser le monde et comme le dit une formule célèbre de le comprendre pour avoir le bonheur d'y trouver sa place et de faire des propositions qui soient des propositions fonctionnelles pour la survie de la civilisation humaine.
Voilà le bilan pour l'incertitude écologique. Ensuite, il y a un autre élément qui lui aussi disparaît du tableau à intervalle régulier dans le débat avec les économiste, c'est l'incertitude géopolitique. Alors là, on en voit plus directement la conséquence, pourtant elle est absente.
Si c'est la compétition qui l'emporte, alors on retrouve la compétition traditionnelle pour accéder aux matières premières. Et si l'accès aux matières premières est un enjeu de puissance, et bien dès lors, il devient un enjeu de pouvoir. Et si elle est en enjeu de pouvoir, soit elle se règle par la négociation, soit par la violence.
Il est clair que l'humanité a montré des aptitudes et des goûts dans les deux cas, mais davantage pour la violence que pour la discussion rationnelle. C'est pourquoi d'ailleurs au moment où les choses vont de plus en plus mal, nous voyons discuter de la manière de plus en plus grottesque le rôle des institutions internationales comme l'ONU euh par des pays qui devraient avoir tout intérêt à ce que l'ONU, queles que soient ses imperfections, joue de plus en plus un rôle pour rétablir l'équilibre des relations entre les nations qui la composent. Ce n'est pas une petite affaire car il y a 126 pays qui ont un différent frontalier et dans 25 % des cas, ce sont des conflits armés.
Par conséquent, si les choses suivent la pente dans laquelle elles sont aujourd'hui, c'est-à-dire l'augmentation des compétitions et le mauvais exemple donné par les violences des uns ou des autres qui se développe dans l'impunité la plus complète vue depuis leur camp. Il est clair que nous allons à une situation sur le plan économique intenable pour ceux qui en doutent, pour ceux qui n'y avaient pas pensé. Nous venons d'en faire le constat avec ce qui se passe en mer rouge.
Mais j'ai envie de dire auparavant, on l'avait vu quand un bateau s'était mis en travers du canal de Suè. Alors ça n'avait rien à voir avec un conflit, ça avait à voir avec la navigation, la qualité du capitaine ou je ne sais quoi. Mais en attendant, c'était déjà une première indication. pas besoin d'être un génie politique pour comprendre que la l'AP que représente le passage dans la mer rouge deviendrait en enjeu politique.
Nous y sommes. Et cette nuit, je crois, les États-Unis d'Amérique, le monde anglo-saxon a frappé au Yémen. Alors, on pense ce qu'on veut des outils, on pense ce qu'on veut du Yémen, on pense ce qu'on veut du conflit avec les Émirats.
La vérité, c'est que nous venons de voir la guerre s'étendre à un autre pays à l'intérieur d'une zone qui elle-même est déjà en tension extrême. Dès lors et bien voilà, il y aura un impact sur le prix des choses puisque les armateurs, on les comprend détournent la trajectoire de leur navire et reviennent à la situation qui était celle de l'économie mondiale avant l'existence du canal de Suède. Donc faut se taper tout le tour de l'Afrique et évidemment ça augmente le coût des assurances et évidemment les assurances sont confronté à des obligations qu'elle n'avaient pas auparavant de compenser des pertes.
Bref, de tout côtés, nous allons avoir un impact économique et financier qui ne va pas être négligeable. On peut dire qu'il est au moins autant qu'un tyfond une tempête pour ne parler que de cela. incertitude donc géopolitique parce que rien n'indique dans l'ordre actuel des choses que la situation aille à se calmer.
Au contraire, les risques de guerre généralisé s'étendent. Et si tout point de passage devient un enjeu, alors nous pouvons penser que les points de passage de la globalisation, là je viens de montrer comment la mondialisation actuelle, c'est-à-dire la répartition en réseau de production de la production mondiale est mise en échec par cette situation géopolitique autant que par les incertitudes climatiques. Mais la globalisation numérique à l'intérieur de laquelle se déroulent les processus économiques aujourd'hui puisque tout passe par des ordres d'achat, de vente, de livraison, que sais-je encore qui sont dans la sphère numérique, elle, je me permets de le rappeler à intervalle régulier à la suite de plusieurs de mes amis, elle transitent par des installations matérielles.
Ce ne sont pas des effets, je je sais quel esprit qui se dérouleraient tout seul ou d'amical lettres que les ordonnateurs et les réceptionnistes se feraient entre eux. Non, ça dépend de câbles. Les câbles passent à des endroits précis et ils aboutissent à des endroits précis.
Si bien que l'endroit où passe les câbles et l'endroit où ils aboutissent deviennent des enjeux militaires et des enjeux de force et de violence. Nous autres Français qui sommes le port d'arriver d'un très grand nombre de câbles entre aussi bien le sud que l'Ouest, nous aurons le moment venu peut-être à nous en préoccuper si quelqu'un à la tête de l'État se souci de la réalité et en particulier de la réalité des rapports de force et de la nécessité de savoir éviter d'avoir à les mettre en œuvre. Donc je profite de la circonstance pour féliciter le gouvernement de mon pays de ne pas s'être mêlé de cette histoire d'aller bombarder l' Yémen alors que paraît-il la tentation en était grande mais il n'a pas été fait et je veux dire compte tenu des circonstances à quel point pour ma part je soutiens cette réserve et je la soutiens d'autant plus que notre patrie exerce la présidence du conseil de sécurité de l'ONU pendant tout le mois de janvier et que dans cette circonstance nous avons intérêt à avoir la plus grande cohésion possible pour que l'attitude qu'aura France dans cette circonstance soit une attitude aussi consensuelle.
Je veux dire, je n'aime pas le mot consensus que je crois être une forme d'anesthésie définitive, mais disons le mieux accordé entre nous est toutes les occasions de manifester qui seront euh à ma disposition de manifester la convergence de vue compte tenu de ce qu'on m'a fait l'honneur de représenter au cours des dernières élections, je l'utiliserai pour le manifester en particulier dans la situation. J'en parle maintenant, pardon, c'est un peu à la limite du sujet, mais j'en parle maintenant parce qu'il y a eu un bombardement cette nuit et que les circonstances de risque de guerre généralisé ont donc augmenté depuis cette nuit puisque il est peu probable que l'Iran regarde tout ça sans rien dire. Donc je sais que la suivante cible est le Liban dans le la désorganisation générale à laquelle nous assistons.
C'est pourquoi nous autres Français qui de sur croix comptons 700 des nôtres dans les troupes engagées par l'ONU pour faire respecter l'accord de paix qui a qui était intervenu à partir du conflit entre le Liban et Israël. engagé par 700 français et bien euh nous avons un devoir. Mais j'arrête là, j'ai juste dit ce que j'en avais à dire mais ça m'étonnerait que de telles circonstances n'aient aucun impact et aucun intérêt sur la discussion économique.
Sauf si c'est pour voir réapparaître le lendemain d'un bombardement des gens à la mine sucrée venir nous dire "Ah ben écoutez, ça change tout." D'accord, si ça change tout, à quoi bon avoir dit le contraire, la veille et l'avant-veille ? Qu'est-ce qu'une science qui ne serait pas capable de prédire ?
Ce n'est pas une science. La prédissibilité est une caractéristique fondamentale de la science. Pas de prédissibilité, pas de science.
Il y a des savoirs, c'est certes, mais ça ne peut pas prétendre à la science. Donc incertitude géopolitique. Deuxième élément dont vous admettrez que sans avoir que j'ai besoin d'être une éminence de la pensée économique, j'ai autorité pour le au moins autant que vous pour la la l'observer.
Deuxième incertitude et non des moindres, tout le modèle économique actuel, puisqu'il est globalisé, puisqu'il est mondialisé, repose sur les relations qu'on les men entre elles pour établir les conditions de l'échange. Je pense qu'en disant cela, je je ne n'ai aucune audace intellectuelle particulière. Or, le système de l'après-guerre construit alors que le tiers de l'humanité échappait au marché capitaliste puisqu'il était dans une économie qui n'était plus une économie, pensait-il, de marché au sens où on l'entend aujourd'hui et pensait être une économie communiste.
Et bien ce système a reposé le premier s'est effondré et pour la partie qui ne s'est pas effondrée est complètement rallié au mécanisme du capitalisme et c'est complètement inséré dans la mondialisation actuelle. Je pense à la Chine qui est le premier producteur mondial et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle est la véritable première puissance mondiale parce que ne compte que ce qui est produit. Le reste bien sûr ça compte.
On ne va pas dire le contraire, mais ça n'est pas de même nature. Bref, tout reposait sur non pas l'idée d'une monnaie commune euh dans que que proposait K, non, sauf sauf erreur, mais euh sur le dollar. Et évidemment, il y est arrivé, ce qui devait arriver, c'est que celui qui avait la possibilité d'être la monnaie de référence ultime à la fin dit "Bah, je fais ce que je veux avec et donc je ne vous donne aucune contrepartie matérielle contre les dollars.
Les dollars, c'est notre monnaie et c'est votre problème. Et il n'y a aucune contrepartie sinon ce que vous pouvez en tirer par rapport aux autres monnaies. Ça c'est 15 août 71 et par rapport aux autres monnaies, c'est les accords du plaza hein de 1974.
Donc nous sommes obligés de nous intéresser au dollar. Alors ne pas l'aimer ou pas, c'est pas le sujet. Le sujet c'est que c'est le fluidificateur universel, c'est le dollar.
Bon alors si c'est le dollar, on ne peut pas échapper à l'observation que tout le monde s'en est rendu compte et que le premier producteur du monde comme d'autres par la force des choses était obligé de s'intéresser à cette monnaie et qui en avait la maîtrise. C'est pourquoi la Chine de longue a proposé que les États-Unis, pardon, que l'Organisation des Nations Unies mette au point un système de monnaie commune, pas unique, commune, universelle. garantie elle par euh les méthodes traditionnelles de la garantie de la monnaie.
Naturellement, comme c'est les Chinois qui le proposent, ça n'a aucune valeur, tout le monde le sait puisque la valeur d'une idée euh dépend de la personne qui le formule. C'est la raison pour laquelle dans la lutte politique aujourd'hui, c'est devenu une méthode ordinaire et courante de flétrir le messager pour tuer le message. Euh je suis bien informé du sujet.
Bien informé du sujet. Alors cette cette universel fluidificateur a été mis en cause naturellement par tous ceux qui avaient à s'en méfier car de monnaie garantie par une valeur matérielle, on est passé à monnaie dont débrouillez-vous avec et vous faites ce que vous voulez à moyen d'autorité politique de celui qui l'aimait. Les États-Unis d'Amérique ont considéré que toute transaction faite en dollar relevait de leur législation et que donc quand il condamnent un pays, quand il condamne une personne et bien elle est punie et donc ils ont autorité surtout.
Ils peuvent décider après avoir signé un accord par exemple avec l'Iran, de le détruire. Quelle bonne idée ! parce que ils n'en sont pas contents et tous ceux qui échangeraient avec l'Iran à ce moment-là et bien sont punis.
Du coup, tout le monde s'est sauvé puisque c'est quasiment intenable comme rapport de force et censé être la monnaie mondiale et chacun de se louer de la trouvaille. Enfin, à l'ordre va régner sans qu'il ait besoin de faire tonner les canons. Tout ça est d'une stupidité absolue.
Comment croire que quelqu État que ce soit, quelque groupe d'État que ce soit va renoncer à sa souveraineté en disant bon ok, on admet, on s'est libéré de la colonisation, on s'est libéré de ceci et de cela. Mais de vous, non. Non seulement on ne se libérera pas, mais au contraire on vous acclame avec enthousiasme.
Bien sûr que non. Donc le seul résultat du système des sanctions a été d'augmenter la résilience des sociétés sanctionnées parce que ce sont les sociétés qui sont puni et non pas les gouvernements. Tout le monde sait ça.
Et le résultat c'est que bah oui, la résilience de la Russie, la résilience de l'Iran ont augmenté sans que les régimes en question soient si peu que ce soit mis en cause. Mais ce n'est pas le sujet. Je veux juste dire que l'idée que l'économie suffirait à elle seule à déterminer des relations politiques est une vue de l'esprit.
La politique commande. L'intendance suit. Si l'intendance est catastrophique, clairement la politique restera pas longtemps en dehors de la catastrophe.
Mais croire à l'équation dans l'autre sens est une absurdité. En attendant qu'elle en ait le résultat, puisque tout le monde a compris, alors tout le monde se débarrasse progressivement de ces dollars. C'est une opération très compliquée et qui pour nous autres n'est pas sans risque.
Ce n'est pas parce que pour ma part, j'ai toujours contesté l'autorité et la direction des États-Unis sur le monde que je vais me réjouir de n'importe quoi qui viendrait d'ailleurs. C'est d'ailleurs le fondamental de la position du nonalignement. Aucun d'entre nous n'a intérêt au chaos.
Aucun d'entre nous. fut si le chaos serait lourdement au au détriment des États-Unis d'Amérique. Mais voilà, on a vu et ça marche.
La Russie progressivement s'est débarrassé de tous ces dollars. Naturellement la Chine ne peut pas en faire autant. Elle en possède une telle quantité et tellement transformée en bon du trésor américain que si cette monnaie venait à s'effondrer, l'économie capitaliste chinoise, elle aussi s'effondrerait puisque elle repose pour une assez large part sur les réserves qu'elle a accumulé en dollar.
C'était d'ailleurs la condition du système comme auparavant ça l'avait été avec le Japon. C'est-à-dire vous nous vendez à bas prix, on vous paye en dollar, on vous en donne tellement que vous ne savez qu'en faire parce que vous êtes des capitalistes comme les autres et votre problème c'est de savoir où vous allez investir et donc vous butez sur cette difficulté. Donc ils ont des piles de dollars si j'ose dire et au moment de s'en débarrasser, il faut faire attention.
Que font-ils ? Ils en vendent et ils en rachètent. Ils en vendent et ils en rachètent.
Toujours un peu moins qu'ils en vendent. Tant et si bien que l'idée s'est répandue que la dédolarisation était une option possible. Si elle se fait dans les conditions dans lesquelles elle se fait aujourd'hui, c'est pas le chaos.
C'est juste le chaos pour les États-Unis d'Amérique. C'est ce qu'essa beaucoup d'intelligence tactique ceux qui organisent tout ça. Le résultat, on l'a sous les yeux.
La masse de dollars représentait 71 % des réserves mondiales en l'an 2000. Aujourd'hui, on en est à 59 %. Depuis 2014, cette masse baisse de 1 % tous les ans.
Et au moment où cette décruissée par la circulation monétaire s'opère, en même temps s'opère sur le plan politique la montée d'un groupe d'État que l'on appelé les briques jusqu'à présent et que puis depuis le mois de janvier de cette année, ce n'est pas faute pour nous Éric et Aurélie, je parle sous sous votre contrôle, d'avoir prévenu qu'un problème nouveau surgissait. C'est la coordination politique depuis janvier dernier. 10 états se sont rajoutés aux 5 initiaux du brique et le total du PIB représenté par ces États est supérieur à celui du G7 qui lorsqu'il a été créé sous l'autorité du président Giscard destin qui en avait fait la proposition le G7 pouvait penser qu'à 7 on allait décider pour tous les autres ce qui se passait d'ailleurs même si entre-temps il avait fallu inventer un petit relais qui s'appelle le G20 pour que G7 dise à G20 ce qu'il doit faire et G20 dit au reste du monde ce qui qui est décidé.
Voilà. Mais tout ce système est par terre à partir du moment où de la proportion qui était celle du G7 par rapport à l'économie mondiale à l'époque de l'économie bien sûr de 1974 qui était de manière écrasante la majorité du PIB mondial, on est passé à la situation où elle en est la minorité. Qui peut croire que ça n'aura aucun effet que on ne mène pas une politique économique nationale en tenant compte de ce fait ? que le non alignement est certainement la position la plus raisonnable, non seulement d'un point de vue politique, puisque vous êtes pas entraîné dans toutes les guerres et vous ne faites que celle qui conviennent à vos principes, mais surtout parce que c'est ce qui permet d'être dans une autre situation par rapport aux deux blocs.
Ce débat n'intéresse personne. C'est de l'économie, c'est de la politique. Et de même que j'ai vu la campagne présidentielle commencer par moi sur le thème de l'eau, ce qui n'intéressait personne, je vois que tous ces grands sujet, mes amis, mes amis, qu'est-ce que tous ces grands sujets à côté de l'affaire de long qui nous occupe quotidiennement et dont le moindre détail nous est connu comme une question personnelle pour ceux qui ne le savaient pas.
Bon, comme moi qui découvrent ça à chaque fois, j'ai dû rater un épisode. Voilà. Alors maintenant, il y a mieux.
C'est les biographies des membres du gouvernement. C'est souvent Dallas, notamment dans l'éducation nationale. C'est très intéressant cette incertitude concernant la circulation monétaire.
J'y ajoute un autre élément d'incertitude, le rôle de la dette. La dette, tout le monde sait quelle injonction politique et économique nous est fait. La dette doit être remboursée et dès lors, toute politique dans État doit être concentrée sur cette question : rembourser la dette.
Bon, pour rembourser la dette, il faut augmenter les revenus. Comment va-t-on y parvenir ? En augmentant la part de ceux qui gagnent beaucoup ou en diminuant la part de ce qu'on dépense.
Non, c'est le même problème. Et c'est ce que fait le gouvernement. Il diminue les dépenses et il augmente la part de ceux qui ont beaucoup.
Et comme ils ont beaucoup, ils ont miraculeusement réglé le problème du capitalisme qui euh n'est plus devenu simplement un égoïsme, mais devient une sorte de philanthropie euh une aptitude à la philanthropie d'autant plus grande que des masses immenses d'argent s'accumulent dans les poches d'imême. D'ailleurs, les États-Unis d'Amérique nous en ont donné le modèle de longue main et je me souviens des discours enflammés de monsieur Bill Clinton sur l'intérêt qu'il y avait à compter sur la générosité de chacun. Et d'ailleurs, Bill Clinton pour la première fois dans l'histoire du mouvement démocrate, n'hésitez pas à se réclamer de la religion pour inviter ses compatriotes à être généreux.
Donc, il y a des fonds qui donnent, qui abondent et qui permettent des partenariats blab bla bla bla bla bla et le fond vient remplacer la charité individuelle qui elle quand même faisait un peu vulgaire et et archaïque. Voilà. Pardon, je sais que c'est caricatural, ça a une dose de caricature, mais quand même, si c'est pas ça, c'est quoi votre modèle ?
Dis jamais euh à mes adversaires. Qu'est-ce que vous nous proposez de faire ? Comment comptez-vous stimuler la capacité d'investir pour faire la bifurcation écologique dont le contenu économique est parfaitement clair ?
Si vous voulez appliquer ce qui vous est recommandé, vous devez détruire du capital productif. Vous devez détruire du capital productif parce que les investissements qui sont prévus sur le gaz, sur le pétrole, sur les mines de charbon sont des investissements bénéficiaires, sont des investissements intéressants du point de vue de la logique capitaliste. Vous devez les détruire et vous le devez les détruire en prévoyant évidemment la relève.
Ça va de soi hein, on va pas détruire pour détruire. Alors il y a des méthodes hein qui existent dans l'histoire. Il y en a une très simple, c'est la guerre.
On casse tout et comme on casse tout, ben on recommence et on recommence et hop, la machine se remet en route. J'invente rien. C'est ce qui s'est passé à deux reprises avec les guerres mondiales.
Peut-être qu'on peut trouver des méthodes moins barbares. Peut-être qu'on peut trouver une manière, c'est mon sujet maintenant, d'épuiser la dette. Qui va rembourser la dette ?
Personne. Personne ne peut rembourser la dette. On peut la payer.
Oui. Oui, ça on peut. en mettant à la charge de l'État, donc de l'impôt, l'impôt privé que représente la commission qui est faite aux banques.
C'est ce qui se passe aujourd'hui à côté de l'impôt public est en partie un impôt privé. Je ne parle pas de l'avantage que représente la variation des marches des entreprises qui se fait exclusivement sur le dos de la répartition de la richesse produite entre le capital et le travail qui lui aussi est un impôt privé. Bref, cette dette, puisque vous savez que personne ne la remboursa, qu'est-ce que vous comptez faire ?
Comment peut-on régler ce problème ? Il est un obstacle majeur à l'investissement dont les États ont besoin pour réaliser la bifurcation. Voilà la question angoissée que je pose aux économistes comme étant militant politique et ayant été candidat à la fonction de décider.
Qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce qu'on doit faire ? Ne venez pas me raconter que ce qu'on doit faire c'est faire des économies ou se faire respecter la parole donnée parce que la parole donnée, elle l' depuis peu de temps.
Il y a peu de temps qu'on a décidé de couper le circuit du trésor. Il y a peu de temps qu'on a décidé que doré avant les États ne pourraient se financer que sur le marché mondial de la finance. Alors ne venez pas nous dire que toutes les politiques de tous les pays sont condamnées à avoir pour ligne directrice le remboursement de la dette.
D'autant que pendant qu'on y est, et puisque j'ouvre cette séance, on parle souvent de la dette publique en nous regardant dans les yeux, nous les responsables politique, mais on parle peu souvent de la dette privée. Je pense qu'elle est aussi un problème. Je je pose la question, moi je n'ai aucune autorité pour la tranchée.
Je pose la question. Total dette privée plus d'ê publique, une masse immense. J'ai mis mes chiffres.
J'ai vraiment un problème avec les papiers moi. Tant pis pour moi. Bon, je pense que tout le monde est au courant.
Je crois que ça représente dette publique plus dette privée, c'est 250 fois 250 % du PIB mondial. La dette privée après 2008, tout le monde avait juré craché croix de bois croix fer, si je mange, je vais en enfer terminer la rigolade de Renavant, on contrôle tout. et et d'ailleurs une partie des financiers qui sont pas du tout des économies sont pas du tout de notre école disent que non, on fait pas ce qu'on veut comme on veut.
Certains si le pensent, mais moi je j'entends le j'essaie d'entendre leurs arguments. Mais enfin, ça c'était 2008. 2015, l'Union européenne décide d'accepter la titrisation des dettes des entreprises.
C'est-à-dire le contraire de ce qu'on avait dit. Si vous acceptez qu'une entreprise transforme sa dette en titre qui sont négociables, bah vous mettez en circulation une nouvelle monnaie parallèle que personne ne contrôle. Vous avez aujourd'hui une explosion des fonds privés de dettes, miracle de comptabilité si j'ai bien compris.
Ils prennent de l'argent à des entreprises et cet argent n'est ni des actions ni de la dette. Pourquoi c'est pas de la dette ? Çaen est une ?
Oui mais comptablement non. C'est génial non ? Vous pouvez faire des dettes sans que ça soit compté comme une dette.
Eux, pas nous. Et il y a, on pense, il paraît, c'est le pronostic 3600 milliard, ça serait le marché de cette affaire là. Donc incertitude parce que la masse de cette finance grise augmente et que personne ne la contrôle, personne ne sait ce qui se passe dedans et comment pourrait se transmettre d'un compartiment à l'autre un échec à un endroit.
Si j'ai dit des choses qui ne sont pas vraies, évidemment ça sera rectifié. dans le les journées qui viennent, je partage une pensée. Alors, l'incertitude monétaire, l'incertitude géopolitique, l'incertitude écologique et puis à la fin, il vous reste l'incertitude sociale.
Jusqu'où et jusqu'à quand ? Jusqu'ici, mais pas plus loin. Mais alors, si vous êtes venu jusqu'ici, comment comptez-vous nous faire croire que ça ne sera pas pour aller plus loin ? jusqu'ici mais pas plus loin signifie toujours bientôt plus loin.
Et le rapport de force social compte dans les paramètres économiques. J'espère quand vous avez la plus grande grève générale de l'histoire en Inde avec 250 millions de personnes, vous pouvez considérer ça comme une poussée de fièvre après avoir amorti les pertes de la journée de grève générale de ce pays. Mais on peut penser que c'est en signe.
On peut penser quoi qu'il a été entièrement maîtrisé en partie par l'inaptitude de ceux qui dirigeaient l'opération de l'échec de la bataille pour la retraite à 64 ans en France que de toute façon ça s'est terminé comme prévu par ceux qui décident à savoir la déroute de leurs adversaires. Nous avons perdu nous qui avons défendu la position de retê à 64 ans. Bon alors on peut considérer que tout ça de toute façon il y a pas le choix.
Comme disait madame Chaose, hein, il y a pas d'alternative. D'ailleurs, la même femme disait avec à mon avis beaucoup d'intelligence, je veux dire d'intelligence, de construction, la société n'existe pas. Il n'existe que des individus qui la composent.
Et s'ils veillent à leur bonheur individuel, on peut penser que le résultat sera le bonheur collectif. Bon, au moins, c'est une pensée cohérente, construite et on peut avoir un dialogue. Et ce n'est pas l'invocation de règles magiques qui, paraît-il, organiserait par un effet permanence. spontané euh valable en toute circonstan l'équilibre de la société humaine.
Donc l'incertitude sociale croit à mesure que le rapport de force s'améliore en faveur d'une décomposante. pour notre part. Alors en 2023 en France maintenant, bon comme les chiffres sont pas toujours une évidence pour les gens, 100 milliards de dividendes distribues aux entreprises du CAC 40, on m'a dit, moi je n'en sais rien mais on me l'a dit, j'ai écrit sur mon papier record absolu.
Alors bon, c'est un record. L'année prochaine, il y aura peut-être un autre record ou un moins bon record, mais ça sera quand même un record par rapport à l'année n n n - 2 ou - 3 ou 4. On peut penser que ça durera toujours.
Bon, nous on espère que non et on fait ce qu'il faut à chaque étape pour empêcher la machine de continuer à avancer. Mais le comportement rationnel y compris de quelqu'un qui n'est pas d'accord avec nos prémisses, c'est de penser que si ça aura un impact et qu'il faut arrêter cette affaire là, qu'il faut arrêter la dynamique de prédation qui s'exprime puisqu'elle ne se traduit pas par une augmentation en même temps des moyens qui sont mis à la disposition des productions humaines telles qu'elles doivent s'opérer dans le nouveau cas de la bifurcation écologique. Non, la masse accumulée ne s'est pas transformée en investissement. les bénéfices augmentent pas les investissements en tout cas en France.
Or jamais en France ils n'ont été aussi élevés. Si bien que je vais le faire en en une seule phrase parce que c'est pas c'est pas le but de la réunion mais quand même faut quand même que ça soit dit. Il y a une pensée globale en face hein.
Ne croyez pas que nous soyons réduits à proposer des sautises comme donner un capital aux jeunes gens quand ils naissent et autres idiot aussi que j'ai lu. Voilà. Alors, on donne 50000 € parce que voyez-vous, la social-démocratie moderne a trouvé la réponse à l'inégalité capitaliste, hein.
Et comment on a fait pour pas y penser avant ? Et ben, on donne 50000 € à chaque jeune. Comme ça, ça compense les inégalités de capital.
C'est une trouvaille, non ? Alléluia, nous sommes sauvés. Tout ça est absurde.
Bien sûr que ça peut pas être ça. Il faut donc avancer sur un modèle. Le nôtre est celui de l'économie mixte.
C'est-à-dire que nous nous réclamons pas, en tout cas dans les programmes que nous avons développés de la collectivisation de tous les moyens de production. Voilà. Donc déjà, nous avons déclaré la paix au coiffeur, au marchand de glace et ainsi de suite.
Bon, je plaisante bien sûr, mais tout le monde comprend ce que je suis en train de dire. Alors, l'économie mix, ça marche aussi à condition qu'on dise quelles sont les limites de la mixité et où passe la frontière. C'est-à-dire que le débat des années 80, le périmètre que nous n'avons jamais fait de la propriété publique et de la propriété privée soit délimité à l'avance et que chacun puisse être dans sa propre dynamique en connaissant un cadre stable.
Si vous êtes un investisseur privé, vous avez besoin de savoir un cadre stable. Nous, c'est ça qu'on offre la stabilité, la prévisibilité. Voilà ce qu'on offre.
Premier élément donc l'idée générale économique. Deuxème élément l'harmonie. L'harmonie n'est pas qu'une version poétique.
C'est la mise en conformité des cycles de la production humaine avec les cycles de la nature. À résumé avec évidemment une force contraignante. J'en prends l'exemple que vous connaissez tous maintenant vu à quel point je le rabache qui est il vous faut une seconde pour produire un sac en plastique et 4 siècles pour dissoudre le 10 sacs en plastique et que la la nature a récupéré la prédation qui a été faite sur elle.
Et ça cette façon de voir consiste à dire harmonisons les cycles. Ça veut donc dire que là aussi le cycle de comment dire la frontière de ce qui est permis et ce qui ne l'est pas doit être clair et contraignante. Si nous ne voulons pas voilà je vais vous donner un exemple de pensée mixte.
Si nous ne voulons pas de glyphosate chez nous, nous avons le droit de dire écoutez si vous vous régalez du glyphosate faites comme vous le sentez. Glyphosatez-vous tant que vous voulez. Mais nous on veut pas donc on le fera pas et donc tout ce qui arrive à notre frontière et qui contient du glyphosate ne sera pas vendu chez nous.
Mais si vous produisez des choses qui n'ont pas de glyphosate, ah bah oui, vous êtes vous avez parfaitement le droit de venir les vendre chez nous. On a essayé une fois mais comme on a rien fait, on a interdit le produit qu'on foutait sur les cerises. Euh bon, c'était sous un gouvernement.
Alors c'est comme le reste, hein. Ça veut dire il y a qu'à faucon. Voilà.
Depuis, on a on a le ministre le maire qui prie, demande en joint et ne fait rien. Et là, c'est pareil. Alors, ils ont décidé qu'on mettait plus le produit sur les cerises et bon et puis après bah ma fois, on l'avait dit alors donc c'est que sûrement ça se faisait.
Voilà. Donc rien n'a changé. À la fin, ils y en annoncé.
Donc contraignant, la clause sauvegarde sanitaire sur la production alimentaire est une question à nos yeux essentielles. Il y a là-dedans aucune idéologie. Ce n'est pas parce que certains d'entre nous sont marxistes, d'autres terriblement kénésiens ou nouvellement kénésien que nous décidons que le glyphosate est nuisible à la santé humaine.
C'est un point de vue sanitaire. Et si du point de vue sanitaire que personne ne peut contester, quand personne ne peut le contester, il y a un risque pour la santé humaine. Il y a une clause de sauvegarde et elle est contraignante.
Vous ne vendrez pas des produits qui contiennent du glyphosate et il est donc inutile d'en produire. Si l'Europe avait adopté pour elle-même, si elle était autre chose que cette assemblée de marchands bavards, si elle avait adopté pour elle-même que aucun produit n'entre en Europe qui contiennent des pesticides, le monde entier aurait dû changer la forme de sa production parce qu'un marché de 450 millions d'habitants, vous lui dites pas va te faire voir. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs on avait dit que le blocage des prix sur les carburants était une mesure dont nous souhaitions qu'elle soit européenne parce que l'instant d'après, les pays pétroliers auraient dû réagir et prendre d'autres décisions que celles qu'ils ont prises.
Alors, je sais bien, ça comportait un inconvénient au moment où la décision était prise. Mais c'est ça l'intérêt des décisions politiques, c'est qu'on peut enchanger en cours de route. C'est qu'à ce moment-là, ils auraient dû non pas moins produire mais plus produire.
Actuellement, la politique qui est appliquée du carburant cher, comme elle n'est accompagnée d'aucune politique de substitution, je veux dire aucun autre moyen de production d'énergie que celui-là, et bien c'est une politique de prédation, c'est tout. Si le prix du carburant fossile augmente en même temps qu'augmente la production de carburant non fossile, d'énergie non fossile, alors on peut parler d'une politique de libération. mais que personne aille nous faire croire, comme je l'ai entendu venant de milieu amis euh écologiste, que l'augmentation du carburant était une bonne chose parce qu'on en consomme moins.
C'est c'est une absurdité de plus au milieu de toutes celle qui se profèrent en ce moment. Bon, donc voilà, voilà le j'ai fait ma petite liste d'incertitude, j'ai assez parlé. Je voudrais dire que en ce qui concerne les militants politiques qui sont à l'écoute des conclusions des travaux et du déroulement des travaux de l'Institut Labéie et de ces départements, je rassure tout le monde, ce n'est pas moi qui décide du contenu.
J'ai parce qu'on me fait une réputation de décider de tout comme si j'avais le goût de le faire. C'est toujours pareil. On suppose des intentions aux gens dont personne ne mesure ce que ça voudrait dire concrètement.
Imaginez-vous ce que ça peut vouloir dire que d'essayer de faire changer d'avis Aurélie Trouvé ou Éric Bert. Alors là, je vous en cite que deux, il y en a une centaine là-dedans, donc je n'essaye même pas. Et ils mènent leurs affaires comme ils l'entendent.
Et nous sommes tous à écouter, à apprendre. Et je pense que ce qu'ils nous ont permis de faire, c'est de sortir d'une sorte d'enfermement forcé enfermement forcé dans les certitudes qui étaient les nôtres auparavant. Que voulez-vous ? on n'allait pas tout lâcher euh et céder à l'ennemi comme ça tout.
Et alors, on a tenu des fois un peu absurdement la barricade. La pensée s'est remise en mouvement d'abord grâce aux penseurs économiques, à ceux de aux penseurs de la gauche, penseurs et penseuses, hein, ça va de soi, qui ont à partir des années 2000 renouvelé la production éditoriale qui s'était quasiment éteinte dans les années 90 qui a été notre traversée du désert suprême parce qu'il y avait plus rien à l'horizon qui bougeait, sauf attaque. Et sinon le reste c'était la maison était fermée.
Depuis la pensée est reprise, la production intellectuelle a repris, l'institut la Boessie essae d'el et nous sommes en train de franchir une étape en nous disant nous avons besoin de la contradiction. Les penseurs qui ne sont pas ceux de notre école ne sont pas nos ennemis. Ce sont des partenaires, ce sont, si on veut le dire en anglais, des sporing partners, mais des partenaires.
Et nous avons besoin de leur contradiction dans le but de devenir meilleur, de penser plus finement, de penser plus intensément et de plus en plus efficacement. Voilà ce que nous avons faire pendant 2 jours. Je remercie tous ceux qui ont pris leur part dans la préparation, aussi bien les intellectuels que la masse d'amis et de camarades qui participent sans être même directement impliqués dans la production intellectuelle à la réussite de ces journées par leur activité matérielle et leur présence.
Et à vous tous pour votre patience dans ce propos liminaire. [Applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon