Colère lycéenne, le combat d'une jeunesse désenchantée | Chaque voix compte - 09/10/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 47 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:59OuverteRéponse directe
Comment va évoluer ce mouvement lycéen ?
- 4:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a poussé à rejoindre le mouvement des lycéens ?
- 8:29OuverteRéponse directe
Comment les jeunes peuvent vraiment être écoutés ?
- 11:59OuverteRéponse directe
Vous ressentez aussi ce que dit Sarah Lin, c'est-à-dire bah un moment oui, on se lève et puis on crie ?
- 13:18OuverteRéponse partielle
Vous sentez que les choses bougent après les annonces du gouvernement ?
- 14:34RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que ça montre que le gouvernement a tenté de réprimer avant de proposer des mesures ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:13Chiffre
« Plus de 7000 interpellations depuis le début du mouvement fin septembre et le coût des dégâts serait estimé pour le moment à au moins 30 millions d'euros. »
- 3:56Fait
« Le ministre de l'éducation nationale annonce des premières mesures pour 514 lycées en difficulté. Dans les prochaines heures, on a 3000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements. »
- 7:14AwaFait
« Je fais du 8h 17h presque tous les jours, sauf le jeudi. Le jeudi, c'est ma journée professionnelle, je suis en plateau technique. »
- 12:39AwaFait
« Il y a un élève de 15 ans qui a été pris par un policier en civil et étranglé. »
- 15:07Sarah LinFait
« Nous insoumis, nous avons déposé des amendements pour retirer cette suppression. Ils ont fait un 493, c'est pour ça qu'elle est partie au bout de 3 mois. »
- 24:57Sarah LinFait
« Le fait que ces académies soient sous-dotées. Et moi je me souviens voilà d'une année où mes classes de seconde, il y avait une professeure de SVT et une professeure de physique chimie qui étaient toutes les deux enceintes. »
- 28:37Maxime MicheletFait
« Parcours sup est un tel échec, un tel désastre qu'à un moment donné, il faut voilà, faut en finir avec ce nom, avec cette plateforme. »
- 36:42GabrielFait
« Je pense notamment à Eden 14 ans qui a eu la mâchoire fracturée après un tir de grenade lacrymogène à Boutortant à Saint-Toin Lomone. »
- 37:25Anne JunentFait
« Je condamne absolument toutes les formes de violence. Toutes les formes de violence. »
- 38:45Fait
« Sébastien Lecornu prend la parole à l'Assemblée nationale mardi et qui parle d'accident, est-ce que c'est pas peut-être maladroit de parler d'accident quand on a trois enfants qui ont été qui qui sont mutilés ? »
- 50:36Chiffre
« Il y a 15 millions d'heures qui sont liées à des absences de courte ou de longue durée et 5 millions qui sont liés à des absence pour formation pédagogique. »
- 59:34Fait
« Plus le système scolaire se fragilise, plus il s'effondre et plus le système assigne les gens à leur territoire de naissance. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voixde sur LCP. On est ensemble pour 1 heure d'émission spéciale. Ce soir, c'est vendredi et vous le savez chaque vendredi puisque chaque voix compte et bien c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce soir à la mobilisation des lycéens. La colère était partie d'un lycée de Créteille. Elle a changé d'échelle en 3 semaines pour devenir un mouvement d'ampleur nationale et pour s'imposer aussi dans l'agenda politique à 6 mois de l'élection présidentielle. Une nouvelle journée de mobilisation est annoncée pour mardi prochain. Le gouvernement tente d'apaiser les colères en annonçant de premières mesures dont on va évidemment parler ce soir et on va en parler avec vous Anne Junent. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes député ensemble pour la République des Français de l'étranger et vous avez été ministre de l'éducation nationale en 2024. Merci d'être là. Bonsoir Sarah Lin. Bonsoir. Vous êtes député la France insoumise de Paris. Vous avez aussi été professeur de français en scène Saint-Denis avant d'être député. Merci de votre présence et bonsoir Maxime Michelet. Bonsoir député UDR de la Marne et vous êtes en charge des questions d'éducation et de scolarité au sein de l'UDR. Merci également d'être là. Merci surtout à vous trois d'avoir accepté de jouer ce jeu des questions-réponses avec notre public. J'ai autour de moi des lycéens bien sûr, mais aussi proviseurs, enseignant, parents. On va se parler, on va s'écouter, on va confronter nos points de vue. Cette émission c'est vous
qui la faite, c'est pas moi. Donc je compte sur vous. Vous prenez la parole à tout moment et chez vous et bien installez-vous confortablement. chaque voitte. C'est parti pour 1 heure.
Les profs non remplacés, les locaux vétusent, les journées surchargées, l'angoisse de parcours supé l'histoire d'une colère qui est partie d'un lycée de banlieu parisienne avant de gagner toute la France et d'exploser aussi au visage de la classe politique. Comment va évoluer ce mouvement lycéen ? Une journée de mobilisation est annoncée pour mardi prochain, ce sera la 5e. Le gouvernement lui fait des annonces depuis hier pour tenter d'apaiser la colère. Le feuilleton de la semaine avec Dario Bourgogn.
fout la jeunesse est dans la rue. La jeunesse manifeste un peu partout en France ce mardi. Au moins 256000 personnes dans les rues, parents, professeurs, syndicat sont venus grossir les rangs pour aider à faire entendre la dizaine de revendications des lycéens. Il nous manque des profs, on est 36 par classe. Il y a il y a des établissements insalubres avec des trous de partout. C'est tu peux pas travailler dans des conditions et tu peux pas avoir ce bac. Parcours sub, c'est un gros stress. On est on est l'avenir et on nous écoute pas. Attaqué à l'assemblée sur son inaction, le Premier ministre décide mercredi de prendre la parole devant les Français. La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. La responsabilité du gouvernement et de l'ensemble des formations politiques doit être de
rétablir cette confiance. Et cela commence évidemment et déjà par les écouter. Une mise au point après plusieurs incidents avec les forces de l'ordre, notamment lundi à Lance. Un lycéen de 15 ans perd sa main après l'explosion d'une grenade assourdissante. Le ministre de l'intérieur est sommé de s'expliquer devant les députés et d'en tirer les conséquences. Je retire provisoirement, je retire un type d'armement qui est la grenade assourdissante qui a causé un dégât qui a causé un dégât grave. Plus de 7000 interpellations depuis le début du mouvement fin septembre et le coût des dégâts serait estimé pour le moment à au moins 30 millions d'euros. La fièvre lycéenne ne retombe pas comme le montre cette action symbolique hier,
place de la Bastie. Le soir même, le ministre de l'éducation nationale annonce des premières mesures pour 514 lycées en difficulté. Dans les prochaines heures, on a 3000 professeurs qui vont rejoindre ces établissements. Le deuxième élément, c'est que je vais autoriser les recteurs à recruter plus que ce qui est normalement autorisé. Quelques centaines de professeurs de plus. Toujours insuffisant répondre les lycéens. Une nouvelle journée de mobilisation est déjà prévue mardi prochain. Et alors, je pose si vous voulez bien la règle du jeu. Chaque voie compte. Donc c'est important que chacun puisse s'exprimer ce soir sans invective et dans le respect. Et ce qui est important c'est que c'est un moment d'échange entre vous le public et vous les élus. C'est pas un moment d'échange entre
députés. Je préfère le rappeler tout de suite. Ceci posé. Je voudrais donner la parole pour commencer aux lycéens qui sont avec nous ce soir. Lycéen en l'occurrence bonsoir Awa. Bonsoir Awa, vous avez 17 ans, vous êtes en terminale au lycée au frais de Clichi Lagaren. C'est un lycée qui a été bloqué. Vous avez participé pour la première fois de votre vie à une manifestation. D'abord, qu'est-ce qui vous a poussé à rejoindre le mouvement des lycéens ? La première chose qui m'a poussé à rejoindre le blocus de notre lycée, c'est de revendiquer nos droits comme des élèves lambda, on peut dire ça maintenant. Et le plus important, c'est surtout de se faire écouter car aujourd'hui on a l'impression de pas être écouté. On a l'impression d'être pris comme des moutons, si je peux le
dire comme ça ou soit par pour des jeunes violents alors que c'est absolument pas le cas. Vous, quelle est votre revendication dans votre lycée pour ce qui vous concerne ? Nous, notre revendication personnelle dans notre lycée, c'est notre emploi du temps. On n' pas le temps euh bah d'avoir une vie normale. Moi, personnellement, je fais du sport. J'ai pas le temps de rentrer chez moi. J'ai pas le temps de m'occuper de mes petits frères. J'ai pas le temps euh de rien. Enfin, de j'ai j'ai pas le temps. Je précise que vous êtes en terminal Agora. Alors, pour les noms en initié, vous pouvez nous dire de quelle spécialité il s'agit ? Alors, Agora, c'est assistance à la gestion des organisations, donc c'est de la gestion administrative. Donc moi, je suis en terminale professionnel
actuellement et je suis en train bah de continuer mon cursus si je peux le dire normalement. Mais Agora c'est une spécialité qu'on choisit quand on sait quand on a déjà une idée de ce qu'on veut faire après. Oui, exactement. Vous savez ce que vous voulez faire ? Oui. Plus tard, je vais être notaire. Enfin, je veux travailler dans le notariat ou plutôt être clairc mais je sais pas trop encore mais je verrai. Et ça pour être clair de notaire ou notaire travailler dans ce secteur là c'est quelque chose qui vous est venu au collège ou qui vous est venu récemment ? Non, ça m'est venu au collège. Ouais. Donc vous saviez comment vous orienter pour arriver en terminal agora ? Oui, exactement. Et aujourd'hui dans votre lycée, par exemple, dans votre classe, vous êtes combien
? dans notre classe, on est actuellement 32 alors qu'on doit avoir un effectif de 30 ou voire 29 mais sauf qu'on a dû accepter des élèves qui n'avaient pas de lycée ou soit qu'ils ont dû redoubler. Donc ça veut dire qu'on est des enfin on est une classe surchargée. Quand il y en a qu' arrivent en retard, c'est on est obligé de se mettre au fond de la classe ou soit devant et on a vraiment pas de enfin il manque de chaises, il manque de table aussi quoi. Oui, exactement. Vous me parliez de votre emploi du temps. Euh à quoi ressemble votre semaine en terminale Agora ? Vous avez combien d'heures de cours ? Alors euh je saurais pas vous dire le nombre d'heures exactes, mais euh en général je fais du 8h 17h presque tous les jours, sauf le jeudi. Le jeudi, c'est ma journée
professionnelle, je suis en plateau technique. Donc c'est-à-dire que je fais du 8h 18h avec ma tenue professionnelle dans des salles où on n' pas forcément d'intercours ou ou autre. Et par exemple, quand vous dites "Je fais du plateau technique", ça vous faites quoi ? Alors, en plateau technique, on est sur les ordinateurs, on apprend, on fait des lettres de motivation et cetera et tant d'autres et on seint on on est vraiment dans la vie professionnelle si je peux dire ça. Ouais. Donc c'est c'est intéressant. C'est des études qui vous intéressent. En tout cas, la classe de terminale vous intéresse. Oui. Mais dans des mauvaises conditions que vous êtes quoi. Oui, c'est des dans des conditions assez compliquées. Surtout dans une classe de 32 élèves, on n pas forcément le temps.
On a deux profs principales. Les deux profs, elles ont pas forcément le temps de s'occuper de tous les élèves et on est vraiment sûr. Et vous êtes concerné par les absences de prof ou pour l'instant ça va ? Ouais. Euh au début de l'année, on était un peu concerné mais là actuellement ça va. Mais vu qu'il y a eu la semaine de blocus, bah on a été énormément concerné. pour les élèves qui allaient en cours, bah ils avaient pas les profs vu qu'ils étaient avec nous en bas. Et sinon généralement oui. Alors profitez-en, vous avez devant vous trois élus, trois députés. Ce sont eux qui font la loi. Ce sont peut-être eux qui seront ministres dans un an aussi. Vous pouvez vous pouvez les interroger, vous pouvez échanger avec eux ? Alors moi ma première question c'est
d'après vous, comment les jeunes peuvent vraiment être écoutés et si leour le pardon le gouvernement nous écoute vraiment ? Commence. C'est un reproche qu'on a beaucoup entendu depuis le début de cette mobilisation dans la bouche des lycéens. Alors, on nous entend pas voir on nous prend pas au sérieux. Il y a beaucoup de vrai en ce qui est dit là, moi je l'ai observé comme j'étais comme ministre là, ce qu'on appelle la démocratie lycéenne, le fait que vous ayez des représentants d'ailleurs en ce moment on est en plein dans l'élection des délégués de classe tout au niveau confondu. Ensuite, c'est le conseil de ville lycéen conseil académique, conseil national. Moi, j'ai comme beaucoup travaillé avec le conseil national de vélicienne. Tout ça, OK, c'est écrit dans les textes, ça existe.
Ensuite, le passage à la réalité, là on est dans un autre monde. Et je l'ai constaté, je l'ai observé le conseil national de ville lycéen celui qui doit directement interagir avec le cabinet ministériel, il y a pas de dialogue que j'appelle construit de qualité. Euh je n'ai pas ressenti moi comme ministre une écoute suffisante. Alors moi je l'ai observé, je suis resté 3 mois hein. Donc je ve quand même dire que en 3 mois on peut pas tout faire. Mais en tout cas, je peux vous dire que les représentants au CNVL de l'époque, je travaille toujours avec eux et j'ai continué à travailler avec eux au-delà justement parce que je trouve que quelque part c'est vous qui avez beaucoup d'idées, vous êtes dans le quotidien de votre établissement scolaire, de vos vies scolaires et qu' a
un moment nous dans le monde d'adulte, nous ce qu'on peut faire nous comme parlementaire, c'est connaître les règlements, les règles, les circulaires et cetera et voir ce que nous pouvons nous améliorer à notre niveau sur la base de ce que vous nous rapportez. Moi, j'en suis absolument convaincu si vous me demandez à moi, j'aimerais vraiment que cette démocratie lycéenne dans les textes passe à la réalité. Comment vous expliquez ? Vous dites vous-même, euh il y avait un problème d'écoute. Mais pourquoi ? Parce que des lycéens n'osent pas ou parce que vous n'avez pas le temps de les écouter ? C'est pas une histoire de temps pour moi. Alors, je excusez-moi, je vais être un peu cache. J'ai parlé des élections de délégué de classe en ce moment. On fait, je vais
être un peu dur hein, mais je vais quand même dire ce qui est. On fait un on vous fait faire une campagne électorale, des bulletins de vote, des affiches, ça commence même parfois en maternel et cetera. Une fois que le délégué de classe est élu concrètement, je vais donner un exemple. Les conseils de classe, tous les conseils de classe, vous avez un préconseil de classe où les profs sont entre eux, ils discutent de tout. Et du coup, arrivé au conseil de classe, à la fois, parce que moi j'ai vécu du côté parents d'élèves et du côté des élèves, les paroles ne sont pas suffisamment écoutées. On nous dit "Bah, écoutez, ça a déjà été vu." Ça c'est quelque chose que je reproche beaucoup. Alors, je j'entends tout à fait qu'il puisse y avoir des endroits, des équipes où ça
puisse fonctionner tout à fait différemment et c'est heureux et tant mieux mais quand même la règle générale n'est pas forcément vous dites c'est que c'est un simulacre en fait de de d'écoute ou de démocratis le mot mais c'est un peu ce que je pense et je pense que ça n'est pas un bon exemple de comment la démocratie doit fonctionner. Est-ce que c'est un avis que vous partagez ? Alors moi je pense que le simulacre je pense que le simulacre de démocratie il est il va beaucoup plus loin que la question de ce qui est fait dans les établissements. Je pense que madame Gent, y compris en tant qu'ancienne ministre de l'éducation nationale euh de la Macronie, vous avez totalement participé de ce sim de démocratie et surtout du mépris qui a été opposé à la jeunesse toutes ces
dernières années. Donc moi quand vous me demandez comment on fait pour se faire entendre, ah bah c'est très clair que là vous réussissez déjà à vous faire entendre. Et je voudrais d'abord commencer par vous dire bravo parce que vous êtes en train de donner une leçon à tout le pays et même au-delà une notion à l'international, une leçon à l'internationale parce que tout le monde entier vous regarde et admire cette jeunesse de France dans sa capacité à se mobiliser, dans sa capacité à porter des mots d'ordre, des pancartes que l'on voit partout, dans sa capacité à faire autre chose que ce qu'on attend d'elle, c'est-à-dire soit se taire, soit se montrer sous des jours de violence et ce vous avez dit, vous êtes caricaturé en violent. Moi, je trouve que ce que vous êtes en train de faire là,
ça vous parle parce que je je le disais, c'est la première fois que vous manifestez, c'est la première fois que vous vous engagez d'une certaine façon en dehors de votre cursus euh de lycéenne. Euh vous ressentez aussi ce que dit Sarah Lin, c'est-à-dire bah un moment oui, on se lève et puis on crie. Oui. Euh actuellement, on est vraiment pris pour des personnes violentes. Nous dans notre lycée personnellement, on a fait notre blocus pacifiquement puis un autre lycée qui est arrivé par la suite et c'est à ce moment-là que ça a commencé à dégénérer ou je ne sais quoi et on s'est fait gazer, on s'est fait attraper. Il y a des élèves qu'ils ont été violentés littéralement. Il y a une élève que je connais, elle a été frappée à coup de matraque dans le genou alors
qu'elle a déjà des soucis de genoux. Il y a un élève de 15 ans qui a été pris par un policier en civil et étranglé. La scène, elle a pas été filmée et on n pas de vidéo de la scène, mais on sait que il va bien actuellement et si on aurait eu des vidéos de cette scène là, je pense que on aurait été plus prise au sérieux que maintenant. Mais enfin, moi personnellement, j'ai vraiment pris enfin j'ai le sentiment de pas être prise au sérieux, que ce soit moi, que ce soit les autres lycéens et que ce soit tous les lycéens actuellement, on est vraiment pris. Même encore maintenant, après les annonces qui ont été faites, après l'intervention de Sébastien Lecornu, après l'intervention d'Édouard Gefrey hier soir et encore ce matin quand il est allé dans un lycée à Cachant, vous dites
"J'ai pas l'impression d'être prise au sérieux ou écouté." Bon là, il semblerait quand même que ça bouge. En tout cas, au niveau du gouvernement qui réfléchit sérieusement à toutes vos revendications, qui les étudie tout en précisant que bon, on a plus un rond, donc ça va être compliqué, mais on a quand même réussi à trouver 3000 profs remplaçants pour venir aider les les lycées qui qui en manquent. Donc vous sentez quand même que les choses bougent ? Sincèrement euh durant la semaine dernière et maintenant, on peut voir quelques changement mais c'est pas peut-être en ramenant des profs ou en ajoutant des postes que ça va vraiment changer les choses et que ça va vraiment faire euh bouger les choses et surtout les revendications qu'on demande. Mais peut-être que si, peut-être que non
finalement, mais on verra dans les semaines qui suivent ou autres. H moi ce qui me fascine c'est que là on nous explique qu'on va faire un exercice de démocratie mais qu'effectivement comme vous l'avez dit mademoiselle pendant 3 semaines la première des réponse a été la réponse de la répression une répression féroce comme on a jamais vu. Votre mobilisation elle est historique par l'ampleur du nombre de lycées de d'universités qui se sont mis en mouvement. Elle est malheureusement aussi historique par l'ampleur de la répression. On n' jamais vu une répression pareille et on est la honte à l'international sur ce sujet-là. Enfin pas moi, mais le gouvernement et en l'occurrence parler maintenant de démocratie. Qu'est-ce que ça montre ? Ça montre que vous avez bien fait de vous mobiliser
parce que ça montre que le gouvernement a essayé pendant 3 semaines la stratégie du pourrissement en se disant ça va s'essouffler et que ça ne s'est pas essoufflé. Maintenant quand il répond en disant je voudrais juste dire quelque chose sur la démocratie. C'est illusoire de faire croire aux jeunes que c'est en discutant dans leur lycée qu'ils vont changer le budget qui est un budget que vous vous imposez par vos gouvernements par 493 à chaque fois que nous on fait des amendements pour supprimer par exemple vous quand vous étiz minister la règle que j'ai posé au débat. On pas dans un débat politique, on est dans un débat avec quand madame était ministre, elle a supprimé 4000 profs poste de profs. Nous insoumis, nous avons déposé des amendements pour retirer cette
suppression. Ils ont fait un 493, c'est pour ça qu'elle est partie au bout de 3 mois. Nous l'avons censuré. Voilà la l'état de la démocratie dans le pays. Et donc moi, j'ai envie de vous dire aussi, ne vous contentez pas des pancartes et des manifestations. Inscrivez-vous sur les listes électorales, engagez-vous vous-même à un moment, entrez en politique parce que c'est comme ça que vous changerez les choses et les choses elles vont malheureusement changer à partir de l'élection présidentielle de 2027. Mais moi, je ne ferai pas confiance à ce gouvernement-là qui a déjà beaucoup menti, beaucoup trahi, beaucoup méprisé, beaucoup réprimé pour aujourd'hui par magie vous sortir un budget qui l'a déjà totalement ficelé. Maxime Michelet. Alors déjà, je veux saluer votre courage
de prendre la parole et aussi l'exemplarité de votre parcours et de votre ambition de réussir parce que vous nous avez parlé de du métier que vous vouliez faire, de votre formation que vous suiviez et vous vous mobilisez parce que vous avez envie d'avoir les moyens de votre réussite. Ça vous avez raison et la jeunesse de France a raison de demander à l'État les moyens de sa réussite. On ne prive pas la jeunesse de France de son avenir. Ça c'est un fait évident. Ensuite, malheureusement, je pense que votre parole est prise entre deux feux. D'un côté, les gadgets du gouvernement. Monsieur G, est-ce que vous appelez les gadgets ? Je j'en prends un tout simple. On vous invite à aller sur une plateforme qui
s'appelle aussi Agora d'ailleurs euh pour déposer des euh voilà pour vos doléances. Euh il n'y a aucun système qui permet de savoir si ce sont des lycéens qui déposent ces doléances. Il est impossible de savoir qui est derrière. Il est impossible de savoir si ce n'est même pas d'ailleurs à vous avez laissé des messages sur cette plateforme Agora ? Non du tout, je n'étais pas au courant que il y avait cette voilà déjà pas très sera tout le reste. Mais surtout le les les conditions de sécurité de cette plateforme sont pas suffisantes parce que moi je ne suis plus lycéen depuis un certain temps, j'ai pu déposer euh un formulaire sur cette plateforme. Donc ça veut dire que cette consultation est une fausse consultation et le ministère vous dira à la fin ce
qu'il a envie de dire lui et non pas ce que vous lui avez dit. Mais de l'autre côté aussi, malheureusement, il y a des éléments dans les manifestations. Vous l'avez dit, les choses ont dégénéré. Quand un autre lycée est venu, votre lycée était dans une mobilisation pacifique. Il y a malheureusement des éléments aussi d'extrême politisation qui viennent dans ces manifestations pour casser, pour jeter le désordre et dès lors cela vous vous prend en otage prend en otage votre manifestation, votre voix qui du coup malheureusement est associée à ceux qui brûlent le lycée à Nant, à ceux qui ont aspergé leur proviseur à la Siota d'essence et dès lors vous êtes malheureusement votre mobilisation, votre voix qui doit non seulement être entendu mais écouté
surtout par les pouvoirs publics. Elle est bloquée, recouverte par cette violence. Et pourquoi moi d'ailleurs j'avais dit en hmicycle au ministre Jeffrey qu'il aurait dû commencer par demander la fin des violences pour que nous puissions vous écouter et vous entendre parce que malheureusement le contexte de violence et de chaos urbain en ce moment voilà cache votre mobilisation gâche votre mobilisation. Sincèrement, personnellement, enfin de mon point de vue, c'est pas en nous demandant d'arrêter nos mobilisations qu'on va être personne n demandé d'arrêter vos mobilisation. Nous demandons d'arrêter vos dire la violence. La violence non la violence. La violence et décidé d'assimiler cette mobilisation la violence. Alors, je n'ai jamais dit que la mobilisation était
violente. J'ai dit qu'il y avait des éléments violents qui étaient dans votre mobilisation au lieu de parler de leur revendication. Mais sinon durant cette semaine, les médias ce qu'ils nous ont montré, ils ont plutôt montré des jeunes qu'ils étaient soi-disant violents entre guillemets si je peux me permettre. Ils ont pris ces images là, ils ont pris des images de jeunes qu'ils étaient en train de brûler de poubelles, qu'ils étaient en train de se défendre littéralement. Alors, admettez admettez que la parole a quand même été beaucoup donnée aussi aux lycéens pour qu'ils portent leur revendication. Et si çait pas été le cas, sans doute est-ce que ça n'aurait pas poussé Sébastien le Corn à intervenir à la télévision ni Édouard Jeffy à intervenir hier soir et à aller
ce matin dans un lycée. Donc on sent quand même que le gouvernement entend vos revendications et essaie d'y répondre tant bien que mal, on est d'accord mais il tente d'y répondre. Donc je voudrais aussi donner la parole à Yuna parce que je trouve que vos parcours se ressemblent un peu d'une certaine façon. Bonsoir Yuna. Vous avez 16 ans et vous aussi vous êtes très déterminé. Vous venez de Montreuil, vous êtes en première, vous êtes au lycée international de l'Est Parisien. C'est un lycée qui est tout neuf, qui n'était pas votre lycée de secteur. Ce n'est pas le lycée où vous auriez dû aller. Est-ce que je peux vous demander pourquoi et comment vous avez réussi à entrer dans ce lycée international ? Euh alors déjà, bonjour à tous. Euh alors moi, si je suis partie dans cet
établissement, c'est que je vise une des filières d'excellence pour mes études supérieures et euh j'avais bien conscience que sur mon dossier, le lycée euh le lycée Jean Jorè dans le 93, c'était pas forcément euh quelque chose qui allait m'apporter des bons points. Donc j'ai préféré choisir un enfin tenter un lycée d'excellence et j'ai je me suis donné les moyens d'y d'y parvenir. Donc aujourd'hui, je suis dans cet établissement et en fait moi ce qui m'a vraiment frappé en arrivant dans cet établissement là, c'est que c'est un lycée qui a 10 ans. Donc c'est un lycée moderne avec des grandes bailles vitrées. Il y a vraiment concrètement au niveau de l'infrastructure aucun problème.
Mais moi dans mon collège de secteur, j'étais dans une cité scolaire qui me permettait d'avoir accès aussi aux locaux du lycée. Et le lycée là-bas donc à Montreuil, le lycée Gingeress est dans un état déplorable, pas dans un état aussi déplorable que d'autres lycées de Saint-Sinnie, mais quand même dans un état déplorable. Et voilà, moi ce qui m'a vraiment choqué, c'est le contraste entre un lycée, une infrastructure en banlieu qui a plus de 60 ans et un établissement qui vient de sortir de terre en scène Saint-Denis aussi pour l'élite de la banlieu parce que tout le monde ne peut pas rentrer dans mon établissement, c'est un établissement sur concours. Donc en fait ce qui me questionne c'est comment de telles inégalités peuvent exister au sein d'un même au sein d'un même département.
Pourquoi ces choix sont-ils faits ? d'investir dans des nouveaux établissements quand d'autres tombent littéralement en ruine. Ouais, c'est intéressant Jun ce qu'elle dit parce que elle sait à quoi elle a échappé d'une certaine façon. Elle a des éléments de comparaison. Souligz aussi que vous avez trouvé un un parcours qui vous a permis de d'identifier là où vous pouviez aller. Ça n'est pas forcément donné à tout le monde. Il faut pouvoir être accompagné soit par ses enseignants, soit par ses parents. Je sais que j'ai suis complètement conscience d'avoir le patrimoine culturel pour et d'être extrêmement privilégié, ne serait-ce que par le fait de maîtriser une deuxième langue. Moi, je suis en section internationale anglais, donc j'ai déjà une maîtrise de l'anglais qui permet.
Mais on est d'accord qu'au départ, c'est pas une question d'argent. Pas du tout. pas du tout. Et puis de toute façon, l'établissement Oui, dans l'établissement dans lequel je suis, c'est un établissement public, mais c'est un établissement qui a coûté énormément d'argent à la région alors que d'autres établissements du département tombent en rune. Je crois que vous avez prononcé le mot qui est important à la région. Je crois qu'il faut bien distinguer en effet ce qui relève des régions et euh le on sait que tout le bâtier, les infrastructures, les équipements, les chaises, les tables, tout ça relève de la région et le reste, les absences, les emplois du temps euh euh tout ça relevant euh de l'éducation nationale. Et je peux vous témoigner du fait que même si d'ailleurs
c'est 30 % à peu près qui est financé par les régions, ça dépend des niveaux scolaires globalement et 70 % par le reste du budget de l'État, souligner que ceci même si chacun a sa part à à faire, il faut aussi avoir un dialogue de qualité entre les deux pour qu'on puisse avancer. Mais ce que dit Yuna d'une certaine façon, c'est qu'elle aurait préféré que plutôt que de construire ce lycée Fort Neu dans lequel elle est contente d'être aujourd'hui quand même, elle aurait préférer que cet argent là on le mette dans la rénovation du lé deux choses. Attention, il y a le bâti pour lequel il y a aucune raison qu'il y a une différence dans le bâti et dans les infrastructures entre les deux établissements scolaires. On est bien d'accord et ça il faudra évidemment demander des guéces comptes à madame
Pécrè. Ensuite, il y a l'autre aspect qui est plus éducatif, l'orientation, qui est que cette section internationale avec des langues renforcées, pourquoi elle est réservé à un établissement dans un endroit particulier et pourquoi cette option n'était pas ouverte dans votre établissement alors qu'on sait en plus par ailleurs que avoir des options de ce type-là dans tous les établissements, c'est un vecteur d'émancipation et d'accès à tous et de et de d'égalité sociale. Alors moi ma question et mes interrogations, elles se portent plus aussi sur le fait que le 93, les syndicats en Saint-Denis, ça fait des années qu'il demande un plan d'urgence pour les bâtis et que ça ça c'est c'est des choses qui devraient être discutées au gouvernement et qui relèvent de
l'éducation nationale. Attention, le plan d'urgence, il y a eu un plan d'urgence qui a été annoncé de 500 millions d'euros au départ et qui doit être abondé ensuite pour rénover plus de 40000 établissements scolaires et c'est déjà plus de 6000 qui ont été rénovés. Encore une fois là, oui, l'argent, c'est ce que je disais, l'État a mis un peu d'argent sur la table pour compléter ce que les régions sont censées mettre, mais encore une fois, il faut solliciter les régions et pouvoir les interroger. Moi, je suis frappée que dans le mouvement que vous portez et qui est tout à fait entendable, largement entendable, quit tout ce que vous nous portez, euh il faut quand même aussi solliciter les présidents de région qui sont quand même en première ligne pour ce qui est des équipements de J'aimerais
j'aimerais réagir parce que en tant qu'anseignant du du 93 comme on dit, je ça me parle énormément ce que vous dites. Vous avez commencé par dire en fait moi j'ai voulu changer lycée parce que je savais que être dans tel lycée c'était un problème dans mon dossier pour parcours sup. Et ça vous pouvez pas vous défausser là madame Genté, c'est vraiment la question la responsabilité du gouvernement de monsieur Blanquer qui a mis en place cette réforme parcours sup. Moi, j'ai été enseignante en Sennie, j'ai été dans un de ces lycées publics de quartier populaire où euh les plafonds tombaient, où les fenêtres pouvaient ni s'ouvrir ni se fermer quand vous essayez vous tombz dessus mais aussi où les profs n'étaient pas remplacés. Et ça c'est une responsabilité de l'État et le fait que
ces académies soient sous-dotées. Et moi je me souviens voilà d'une année où mes classes de seconde, il y avait une professeure de SVT et une professeure de physique chimie qui étaient toutes les deux enceintes. Enfin, je veux dire c'est quand même des choses en plus qui qui sont annoncées à l'avance qui étaient en congé maternité qui n'étaient pas remplacés et des élèves en seconde qui ne pouvaient pas du coup faire leur choix par Cours supuite qui n'osaient pas prendre les les les options. Ce que ça introduit parcours CIP, c'est un ça a acté le fait dans un contexte déjà de très grande inégalité et disparité sur le territoire, ça a acté le triè et sous couvert parce que on a décidé de pas mettre les places qu'il fallait et les moyens qu'il fallait dans l'enseignement
supérieur, on s'est dit "Ben, il faut les trier." Et ce tri est parfaitement injuste parce que vous avez raison mademoiselle, selon l'endroit d'où vous venez. Et moi, je venais d'un établissement, j'étais enseignante dans un établissement où il y avait des élèves, ils savaient qu'ils avaient 18 de moyenne mais que venir de cet établissement là les pénaliserait pour parcours sup. Et ça c'est vraiment criminel d'avoir fait ça. C'est Blanc qui a mis ça en place. Et ça a eu aussi des conséquences sur la santé mentale des jeunes parce que d'abord ils n'ont plus de groupe classe, il n'ont plus cette chose qui était le groupe classe. Il n'était plus aussi bien accompagnés par les enseignants. Pour nous c'était terrible aussi mais aussi parce qu'ils sont à partir de là vécus dans le stress
depuis la seconde de ce qui allait leur arriver après le bac. Et je vous le dis, la première des choses que nous ferons quand nous arriverons au pouvoir, c'est abroger cette réforme de parcours faudra expliquer ce que vous faites à la place de parcours des placement. Pardonnez-moi Sarin, pardonnez-moi Sarah Lin, vous c'est pas un monologue. Donc je suis obligé de vous poser la question. Dans les propositions des lycéens sur parcours sup euh beaucoup ont conscience que abroger parcours supl quand même à la place. Termine je termine. Beaucoup disent l'anonymat du lycée d'origine, la suppression de la mention du lycée d'origine. Est-ce que dans le cas de Youa, elle dit elle-même, si j'étais si j'arrive du lycée Jean Jouress avec mes notes, mais quelle que
soit ma note, quel que soit mon niveau d'excellence, il y a écrit Jean Jorè, c'est fichu. Est-ce qu'il faut ? Et et je me tourne aussi vers vous, Maxime Michel, parce qu' il me semble que l'UDR et le RN sont plutôt favorables à l'abrogation également de parcours déplace. Tout à fait. Est-ce que l'anonymisation des articulés d'origine, on aborde beaucoup on aborde beaucoup de sujets simultanément. Je vais essayer de répondre quand même à certains sujets que vous avez euh que vous avez abordés, notamment celui du bâti. Vous dites "Pourquoi est-ce qu'un établissement qui a 60 ans est dans cet état ? Pourquoi est-ce qu'un nouvel établissement a eu tant de tant d'argent depuis 10 ans ? Mais qu'est-ce qui s'est passé pendant 60 ans ? Pourquoi est-ce que le lycée
n'a pas été entretenu ? Où est passé l'argent ? Pourquoi est-ce qu'on a laissé ces lycées aussi se dégrader ? Pourquoi est-ce que ces lycées sont dans cet état là ? Faut aussi regarder la responsabilité des décennies précédentes et vous évoquez une question qui est vraiment essentielle qui est celle évidemment des inégalité des territoires. Malheureusement l'école est souvent la chambre d'écho d'inégalité qui qui dépasse l'école les inégalités entre les territoires. Moi, je viens d'une circonscription rurale. Je viens de la Marne, j'ai fait j'ai grandi à la campagne, j'ai fait mes études dans un collège, dans un lycée de campagne. à la dans la ruralité, ces inégalités de territoire, elles sont aussi flagrantes parce que les spécialités très rares auxquelles on a accès en ville, auquel
on a accès dans la région francilienne et parisienne n'existe quasiment pas. Quand vous êtes dans un collège dans l'abri champenoise dans le sud du département de la Marne, malheureusement votre horizon éducatif aussi est restreint. Et moi, je voudrais voilà simplement évoquer aussi ces ces questions-là qui sont celles aussi de nos de nos de nos établissements ruraux qui aujourd'hui se dégradent aussi dans le bâtis scolaire. Pas grand monde s intéresse et en plus malheureusement les élèves qui sont assignés par leur territoire à ces établissements-là ont peu d'horizon dans leurs spécialités dans leurs ambitions sur parcours sup. Vous avez dit en effet que l'UDR et le RN sont favorables à l'abrogation de parcours sup pour une raison déjà très simple, c'est que
parcours sup est un tel échec, un tel désastre qu'à un moment donné, il faut voilà, faut en finir avec ce nom, avec cette plateforme. Je crois que l'une l'un des éléments aussi, on parle, vous l'avez dit, euh on parle de l'anonymisation des lycées. Euh le vrai ou alors on parle, j'ai entendu des gens qui veulent pondérer au niveau national les notes. Euh donc ça veut dire les modifier lorsqu'ils entrent dans Parcours sup. Tout ça ajoute de l'opacité en fait au système et au système euh de sélection. Je pense que l'une des choses qui explique le fait que parcours sub soit un tel niveau d'anxiété, c'est deux choses. Un, les choix de spécialité qu'on vous impose en première. On vous demande de choisir dans une dans 27 spécialités avec en
plus des stratégies parce que vous devez abandonner une spécialité. Donc vous devez réfléchir à la spécialité que vous abandonnerez. Et la deuxième chose très importante, c'est le contrôle continu. Le contrôle continu en fait met une pression sur chacune de vos notes qui rentre dans le dossier parcours sup. Alors que une note, c'est le témoin sur un chemin de progression. Et quelqu'un qui commence à de qui finit à 18 dans le contrôle continu, il a 10. Il devrait avoir 18. Monsieur Michel, j'ai juste une question. Vous êtes contre le collège unique vous ? Absolument. Oui, tout à fait. D'accord. Ce monsieur, il est pour que le tri, il s'opère pas. Non voà. Bah si parce que le collège si vous êtes contre le collège unique c'est que vous êtes pour faire différents types de collèges.
C'est-à-dire qu' il veut que les gens soient triés dès la primaire. Donc vous avec vous c'est parcours la forécole primaire les gens à partir du collège on continue modulaire pour que chacun modulaire c'est la même chose que blanc. You est allé manifester. Vous deviez vous étiez nombreux de du lycée international à aller dans les manifes ? Bah justement euh moi c'est là que je ressens euh aussi euh enfin que je me sens pas forcément aussi à ma place parce que du coup je suis à Nois le Grand, je suis très loin de chez moi. Euh et euh et c'est vrai que au lycée international euh on est quand même une majorité issue de banlieu. Donc des élèves qui ont eu accès grâce à ce à cet établissement à
une à en gros un cursus d'excellence auquel et souvent on est en fait une première génération dans nos familles à avoir accès à ça et donc les parents sont très à cheval sur tu tu as la chance de pouvoir accéder à cette formation là, tu vas à l'école. Donc on a fait des blocus mais qui étaient des blocus filtrants. Donc les les élèves pouvaient rentrer dans l'établissement. Mais moi de mon côté, je suis allée faire des blocus avec mes amis dans Paris et ensuite en manifestation à chaque mobilisation. Ah, je voulais qu'on entende un prof ce soir aussi. Bonsoir Gabriel. Vous êtes professeur de sciences économiques et sociales dans un lycée dépiné sur scène qui a été bloqué hein en partie. Je précise aussi que vous êtes militant à Révolution permanente. Vous avez soutenu vos élèves qui
bloquaient. Est-ce que d'abord vous avez été surpris par l'ampleur que le mouvement a a pu prendre en 3 semaines ? Oui, ben moi, j'aimerais commencer déjà par euh par remercier en fait euh les lycéens qui sont mobilisés, par dire que moi je suis extrêmement fier euh de mes élèves euh qui ont eu le courage voilà de de porter leur revendication, de partir en manifestation, de bloquer leur lycée et baisser un tout petit peu votre micro pour pas saturer. Voilà, exactement comme ça. Et en effet, euh on a été plusieurs enseignants et d'ailleurs on n'est pas les seuls au lycée d'épinés dans je pense la l'entièreté des lycées qui ont été mobilisés, qui ont été bloqués. Il y a des enseignants qui ont soutenu leurs élèves qui les ont même protégé face aux violences policières. Je pense notamment
nous ça a été le cas hein. On a on a on a protégé des élèves face voilà au gaz lacrymogène, face des assauts. Vous les avez protégé, c'est-à-dire vous les avez éloigné, vous les avez je prends l'exemple des des collègues AED et enseignant par exemple du lycée Paul et LUard qui ont formé des chaînes euh pour faire face en effet au CRS qui était voilà extrêmement extrêmement violent comme ça a déjà pu être dit. Et euh du coup voilà, moi j'aimerais déjà dire que je me place euh aussi euh du côté euh des lycéens parce que en fait quand eux ils parlent de leurs conditions d'études, est-ce que ça a été une discussion entre prof en salle des profs de se dire on y va ou on reste là ? Bien sûr, il y a eu alors il y a eu euh bien sûr des des enseignants qui spontanément quand il y a eu le le
blocus ont été soutenir leurs élèves et après oui, il y a eu des assemblées générales. Nous on était euh sur une assemblée générale de 50 enseignants, par exemple 25 à voter la grève. Euh il y a eu quand même des journées de mobilisation et et voilà et mardi on était mobilisé aussi avec nos élèves. On est allé en manifestation avec nos élèves pour les soutenir. Donc euh voilà. Et vous remercie les élèves de que vous soyez avec eux. Oui. Ouais. Bien sûr. Ils sont très contents. Ils demandent d'ailleurs. Enfin je pense que c'est quelque chose d'important ça les conforte. Et puis moi voilà, je fais aussi un appel aux autres collègues enseignants de de rejoindre en fait les appels à la greffe qui va y avoir et se mobiliser au côté de de leurs élèves parce que je voudrais insister sur ça en
fait les quand les élèves euh parlent de leurs conditions d'étude, ils parlent de nos conditions de travail parce que c'est la même chose quand ils disent on a des classes surchargées euh c'est un problème pour les élèves et c'est un problème pour l'enseignant. D'accord ? C'est assez intéressant de voir que moi dans mon établissement, il y a eu avant que le mouvement éclate, on était en grève majoritaire d'ailleurs sur certaines journées avec avec mes collègues pour demander la fin des classes surchargées, notamment l'ouverture d'une classe parce que Ah oui, donc vous aviez déjà fait une grève avant que le mouvement éclate sur les mêmes revendications. Donc euh pour nous voilà, il est il est c'est important en fait de de les soutenir. Ouais. Il y a la convergence de de la lutte des
élèves et de la lutte des profs sur ce point-là. Mais euh euh quelle est la revendication numéro 1 que vous vouliez porter devant les députés ce soir ? Moi, alors il y a beaucoup de de de revendications. Moi déjà, j'aimerais j'aimerais dire que euh comme ça a pu être dit par euh par les lycéennes avant moi, mais je pense que euh le mouvement actuellement, il dépasse, je pense même la question du bâti, il pose plein de questions à mon avis qui sont structurelles en fait, qui posent des questions sur quel avenir ils ont dans cette société. Et je pense que d'ailleurs c'est pas c'est pas une une surprise en fait de voir qu'aujourd'hui il y a des étudiants qui rejoignent le mouvement parce qu'en fait quand vous posez la question de la sélection de parcours suplement
supérieur. poser la question du coup qu'il faut des moyens massifs dans les universités et en effet euh les politiques de successives de 10 ans de macronisme et même avant ça a été en fait de casser l'université de lui retirer des moyens et donc forcément je pense que les étudiants ils sont concernés parce que moi je sais pas si les élèves savent ça aussi mais en fait il y a le tri à parcours sup mais maintenant il y a mon master c'est-à-dire que vous avez vous faites 3 ans en licence et après vous vous retrouvez à devoir pareil peut-être vous aurez pas de master vous pourrez peut-être pas continuer en master donc moi vous avez l'air d'être un prof jeune. Vous avez connu APB ? Moi j'ai oui juste j'ai connu APB voilà donc était déjà une plateforme et j'étais juste avant.
Non mais je demande hein je demande s'il l'a connu que par mais du coup plus enfin pour moi moi ce que je voulais demander aussi c'était je voulais revenir aussi sur les les annonces qui ont été faites par ce que vous disiez que quand même les lycéens ils ont été entendus et cetera. Je pense surtout que le gouvernement a peur euh a peur de cette jeunesse en fait qui aujourd'hui est extrêmement politisée, a des mots d'ordre très très clairs. Je pense c'est une démonstration pour toutes celles et ceux qui voilà mépriser aussi un peu les jeunes notamment les jeunes de quartier populaire euh euh voilà comme quoi ce serait pas politique et cetera. En fait, ils font la démonstration que si. Mais le problème c'est qu'à mon avis les annonces qui ont été faites euh c'est un peu oui un
simul. il y a eu la démocratie interne. Moi, j'ai discuté avec des élèves qui ont euh décidé de pas participer euh à ces discussionl parce que ils savent que en fait ça mènera rien et qu'ils doivent continuer de se mobiliser. Et euh moi j'avais une question en fait notamment pour pour Angent, c'était est-ce que bah vous avez pas un peu honte de la réponse que vous apportez aujourd'hui en tout cas que votre gouvernement que vous soutenez que le gouvernement que vous soutenez apporte aux jeunes lycéens ? parce que la véritable réponse c'est de la répression et j'aimerais citer notamment les cas de répression ultra viiolents qu'il y a eu. Je pense notamment à Eden 14 ans qui a eu la mâchoire fracturée après un tir de grenade lacrymogène à Boutortant à Saint-Toin Lomone. J'aimerais aussi
parler de du jeune Maë qui a eu qui a eu la main arrachée à lance et un un autre jeune euh Evane il me semble c'était lundi euh non ou à tour à tour exactement qui a eu euh qui a été ébné et moi j'ai vu des vidéos aussi de là qui tournait à Bastille qui cétait sur TF1 et cetera, d'un jeune qui se prend un coup de genou de manière ultra violente d'un d'un policier et qui aurait pu à mon avis perdre la vie aurait pu le tuer. Donc voilà, est-ce que comment vous justifiez que la seule réponse qui soit apportée ce soit celle-là ? Anne Jeunet ? Alors d'abord, je vais être très clair. Je condamne absolument toutes les formes de violence. Toutes les formes de violence. Je rappelle aussi que manifester, même si on est mineur, c'est un droit constitutionnel et que
manifester doit se faire dans l'ordre et absolument sans violence. Et pour moi, il n'y a aucune raison, absolument aucune raison de s'en prendre déjà à des biens matériels, de s'en prendre, je veux le souligner aussi, à des professeurs ou à des proviseurs, de s'en prendre à des élèves, mais également de s'en prendre à des forces de l'ordre. Je rappeler d'ailleurs que les dépositaires de l'autorité publique qui sont victimes d'agression, je rappelle qu'il y en a plus de 700 qui ont été agressés et je ne n'ignore pas du tout les cas que vous avez cité les cas mais je je ne l'ignore pas du tout. Je suis absolument absolument je suis absolument contre toute forme de violence. qu'on soit très clair, ça n'est pas une manière de résoudre les problèmes qui ont été
évoqués ici. Et d'ailleurs, ça a été dit tout à l'heure, le risque avec ces violences, c'est qu'on efface les revendication et les attentes légitimes des des lycéens. Donc moi, je suis absolument contre ça et je veux vraiment rappeler par ailleurs, je crois qu'il faut savoir, j'ai discuté encore cette semaine avec des lycéens, euh encore une fois, je je ne cautionne pas le fait que des jeunes puissent être blessés et atteints avec un avenir qui est très différent pour eux aujourd'hui. Et ce qui s'est passé certainement pas. Et je suis contente que nous soyons dans un état de droit qui permet d'ailleurs de lancer après des enquêtes, enquêtes administratives et enquêtes judiciaire pour éclairer et on sait très bien que les policiers qui pourraient avoir commis et être allés au-delà de ce que
la loi leur commande de faire, ils seront condamnés. Donc je je je suis je que est-ce que c'est je vais essayer de prolonger la la question de Gabriel mais est-ce que quand Sébastien Lecornu prend la parole à l'Assemblée nationale mardi et qui parle d'accident, est-ce que c'est pas peut-être maladroit de parler d'accident quand on a trois enfants qui ont été qui qui sont mutilés et qui comme vous le dites vont garder des séquels la vie de de ces manifes ? Je crois qu' il faut pas opposer les dans tous les cas, ce sont des drames. Ce sont des drames pour ces jeunes-là. Qu'on soit très clair. C'est des drames pour les enseignants qui ont été blessés. Moi, je suis en contact avec des chefs d'établissement qui ont été également menacés, agressés, y compris avec leur famille. Tout ça, c'est des
drames pour tout le monde. Je fais je fais pas de priorité. Je classe pas les drames les uns par rapport aux autres. euh les personnes qui sont blessées et agressées dans les conditions que vous avez décrites, que ce soit des mineurs ou des adultes, c'est le même drame et c'est les mêmes conséquences pour leur vie personnelle dans la suite. Ensuite, je ne crois pas que ce qui a été mis en œuvre doit dispenser d'oublier ce qui aussi euh fait ce qu'on essaie de faire, le dialogue qui peut être engagé. On peut trouver que c'est insuffisant, que ça ne va pas assez loin, mais on ne peut pas dire que rien n'a été fait et que rien ne sera fait. Ça a été dit tout à l'heure. Il y a des choses qui ne se font pas dans un claquement doigt. Il y a pas de magie, il y a pas de yaka
faucon dans l'école. Pardonnez-moi aussi des choses ne se feront pas parce qu'on est à 6 mois d'une d'une échéance majeure qui est l'élection présidentielle et que il me semble que Édouard Gffrey l'a d'ailleurs dit à des lycéens de Cachant cet après-midi à quoi bon engager aujourd'hui des réformes qui vont mettre un système sous tension alors que dans 6 mois elles seront détricotées sans doute par le ou la candidate qui arrivera à l'Élysée ? Je vais vous dire, il y a plusieurs choses. Dans ce qui a été dit tout à l'heure et dans ce qui a été dit d'ailleurs cette semaine, je vais donner un exemple très précis. Quand moi des lycéens que j'ai rencontré cette semaine m'explique que dans leur lycée, c'est dans Val de Marne, n'ont pas de toilette. Je suis désolé, en 15 jours, 3 semaines, on
mobilise ce qu'il faut. Ça peut être résolu. Donc j'entends ce que dit le ministre de l'éducation nationale, mais il y a quand même certains sujet des centaines de milliers de dans la rue pour que certains aient des toilettes. Mais ça là, ça n'est pas la responsabilité du gouvernement. Je le rappelle, je veux quand même le dire. J'ai pas dit je m'en préoccupais pas. C'est pas mais c'est pas c'est pas au ministres. Je suis désolé. Le budget du bâtier des infrastructures, c'est encore une fois les régions, ça n'est pas l'éducation nationale. Non, j'ai pas dit que c'était pratique. J'ai dit qu'en revanche, il fallait qu'on puisse avancer ensuite sur les remplacements. On a vu qu'il avait avancé sur le sujet des remplacements, ça peut ne pas suffire et j'espère on
verra que effectivement dans les jours qui viennent, les semaines qui viennent ou plus tard, on pourra en tout cas qu'on est sur les tant qu'on est sur les remplacements, vous vous saviez qu'on avait une réserve de 3000 enseignants, on pouvait comme ça j'im revenir un peu sur le sur les annonces qui ont été faites parce que de ce que j'ai vu, il disent oui, il y a il y a 3000 titulaires sur zone de remplacement, ce qu'on appelle les TZR dans le jargon de l'éducation nationale. Mais de ce que j'ai compris en fait, c'est que ils essaieraient de les mobiliser mais n'importe comment. C'està-dire, on va mettre, il disait des mardis ou entre mardi vendredi, je sais pas, un prof de math pour un cours de français, un cours de français parce que j'ai commencé à regarder les risque
d'arriver. Tiens, on va en profiter pour interroger madame la proviseur. Bonsoir Aurore Métonnier, merci d'être là. Merci de nous accorder de votre temps qui doit être aussi particulièrement précieux en ce moment. Vous êtes proviseur d'un lycée à Paris dans le 15e. 1200 élèves. Vous êtes aussi Ou SNPDN une salle, le syndicat des personnels de direction de l'éducation, vous en êtes la chargée de communication. Euh on on parlait là des des remplacements de de de prof. Euh l'éducation nationale ou le rectorat vous ont appelé ces dernières heures. Vous aviez-vous des besoins particuliers de remplaçant ? Alors, je pense que la question n'est pas celle de mon établissement en tant que tel, hein. Euh, juste avant de répondre à votre question, moi, j'aimerais euh revenir
sur les termes de blocus que j'entends euh et là, en tant que chef d'établissement, ça m'embête. Euh je pense qu'il faut qu'on parle de blocage. Euh un blocus, c'est un terme qui est militaire, qui est guerrier euh et qui signifie forcément violence. Et or dans ce queon entend avec nos jeunes lycennes, il me semble qu'on est davantage sur du blocage. Après effectivement, il y a eu euh il y a eu des débordements malheureusement euh je suis un petit peu messieurs dames les les députés euh sidéré parce que parce que je parce que je vois et parce que bon qu'est-ce qui vous sidère ? Ce qui me sidère, c'est que il me semble que l'éducation nationale, a priori, nous partageons tous, vous nous les mêmes
valeurs. Liberté, égalité, fraternité, laïcité. Mais écoutez aussi madame, je pense que ce sont des des valeurs qui sont universelles. En tout cas, ce sont celles de voilà, ce sont celles de l'école. Euh et finalement, il me semble que dans ce que j'entends, à chaque fois, vous dites "C'est le gouvernement, c'est de votre faute et cetera." Et à quel moment est-ce que les politiques vont se mettre autour d'une table, aller un petit peu au-delà de leurs idées propre au aux différentes formations politiques et pouvoir avoir un tout petit peu de consensus sur des sujets qui euh a priori le non remplacement des enseignants. Je pense que quelle que soit la formation politique, je on est
tous d'accord sur le fait qu'il faut des enseignants dans chaque dans chaque salle de classe. Sur le bâti scolaire, effectivement, ce n'est pas la responsabilité en tant que telle du ministre de l'éducation nationale. Ça c'est une réalité. C'est bien la responsabilité des différentes régions. Il y a peut-être un dialogue à à engager euh à ce niveau-là avec les avec les régions, mais il me semble quand même qu'on partage au-delà des formations politiques, une fois encore, on partage les mêmes valeurs. Et donc moi vous entendre une fois encore vous écharper sur un certain nombre de sujets, vous avez prévenu qu'il fallait pas le faire. Ça meur Maxime Michel, on vous a peu entendu. Oui. Non, je je Mais vous entendez aussi que euh les revendications, cette colère des
lycéens, elle mérite un une forme de consensus et pas un programme ou une campagne électorale ? Alors, je crois que la politique quand même, c'est une valeur réelle. La politique marche aussi par dissensus, par débat, par discussion. On peut c'est pas grave d'avoir des désaccords notamment en politique. Vous dites que nous nous échappons depuis tout à l'heure, j'ai surtout l'impression que c'est madame LG qui à chaque fois que madame Gent ou moins disons quelque chose réagit. Voilà. Donc là, il y a un désaccord absolument assumé. Moi, il est vrai que de mon côté, il y a des choses absolument consensuelles sur lequelles il faut avancer comme on va revenir sur des choses un peu plus concrètes et peut-être moins politiques comme les heures de remplacement. En effet, les
heures de remplacement tout à l'heure vous avez dit il y a pas de magie mais en effet c'est 3200. On a l'impression qu'ils apparaissent ici par magie. Je pense qu'il faut un discours au regard de la gravité de la situation. Il faut un discours de vérité auprès des lycéens, auprès des établissements. Si ces 3200 TZR ne correspondent pas aux disciplines euh qui sont tit sur zone de remplacement. TZ titulaire sur zone de remplacement. Absolument. S'ils sont envoyés dans des établissements avec des disciplines qui sont les leurs mais qui sont pas celles qui sont en déficit, monsieur Jeffrey nous a annoncé tout à l'heure qu'il serait en soutien. Je ne sais pas ce qu'un professeur de MAT fera quand il y aura une un cours de français en moins. Il a précisé en remplacement ou en soutien.
En remplacement ou en soutien. Donc on peut en fait il faudrait en effet se mettre autour d'une table et prendre aussi peut-être le temps de regarder concrètement cette cette question des heures de remplacement. Juste un petit un petit point numérique. Je puis me permettre monsieur le député une fois encore moi j'étais aussi enseignante avant à Épiné sur scène très belle ville euh 2002 on avait exactement les mêmes problèmes en 2002. Nous sommes en 2026. Ça fait 20 ans que les syndicats enseignants, quel qu'ils soit, dénoncent le non remplacement, le bâti et cetera. Ça fait 20 ans que les syndicats du chef d'établissement dénoncent exactement finalement les revendications qui sont désormais portées par les lycéens. Mais
une fois encore et il y a eu plusieurs formations politiques à à la tête du pays pendant ces 20 dernières années a priori euh rien n'a changé. Personne n'a écouté les enseignants, les chefs d'établissement. Il faut désormais attendre que la jeunesse s'embrase pour qu'enfin chacun toute formation politique confondue vous tendiez l'oreille. Voilà, je vous avoue être en tant que représentant des chefs d'établissement un peu là aussi sidéré. Alors, j'aurais voulu répondre à ce sujet des des remplacements parce que ce matin, vous avez dû entendre même votre responsable syndical qui s'exprimait très bien, monsieur Bobtivit, c'est qu'il précisait, il précisait un truc très important euh qui est incroyable. Dans la manière dont les euh les affectations de remplacement sont faits,
vous, chef d'établissement, vous avez la vision sur la totalité de votre de votre école. Vous savez exactement qui vous manque, dans quelle discipline. Ça remonte au rectorat qui a la vision par discipline et pas par établissement, ce qui est absolument incroyable. Donc on voit bien là et c'était exactement l'objet de ma question au ministre mercredi matin en commission à éducation, j'ai dit monsieur le ministre je je lui expliquer enfin il le sait d'ailleurs la manière dont les affectations sont faites. Pourquoi en juin on sait un chef d'établissement, vous le savez, vous savez exactement où vous avez des trous dans vos effectifs et c'est seulement mi-septembre qu'on va vous affecter des personnes qui en fait étaient parfois déjà connu dès le mois de juin. Mais la procédure et la
lenteur, moi je l'avais dénoncé même comme ministre, il va falloir donner de l'agilité de l'inité. Vous le dites vous-même, vous avez été ministre. Édouard Gefrey reconnaît ce matin et Édouard Geffrey, il était directeur de l'éducation, il met en cause ce matin les outils techniques qui ne permettait pas d'identifier les remplaçants non affectés jusqu'à présent. Ce que vous dites là, finalement, il y a un nouveau logiciel qui est en cours de déploiement et que ne l'a-ton déployé plutôt. Je vous avez absolument raison. C'est moi la question. Moi quand j'étais au ministère, c'est la question que j'ai posé également, mais on voit bien que derrière quand j'explique, écoutez, j'aimerais bien qu'on j'ai posé comme ça la question ministre mercredi matin, monsieur le ministre, est-ce qu'on
pourrait envisager qu'on fasse des dérogations procédures pour aller plus vite ? Parce qu'au bout du compte, ce sont les élèves qui sont pénalisés. Je si je puis me permettre euh mais quelles seraient vos propositions pour améliorer donner de l'agilité le remplacement des enseignants donner de l'agilité à vous chef d'établissement au directeur acadé beaucoup plus facilement beaucoup plus ça se fait dans beaucoup d'établissements notamment dans nos établissements français à l'étranger et ça marche très bien. Madame vous nous avez dit rien n'a changé depuis 20 ans. Bah c'est ça le sujet c'est est-ce que on veut continuer ou est-ce qu'on veut en finir avec ça ? Est-ce que c'est stop ou encore ? Et du coup, moi je ne suis pas d'accord avec l'idée sur laquelle il faut qu'il y ait
une majorité qui se dégage dans le pays. Mais tout le monde ne sera pas d'accord parce que moi je ne suis pas d'accord avec les politiques qui ont été mené toutes ces dernières années. Et quand vous dites il faut se mettre autour d'une table, l'Assemblée nationale c'est comme une table et où on a un certain nombre de décisions à prendre et moi je suis pas pour que les gens se déresponsabilisent ici des décisions qu' prennent. On va avoir une décision au moment du budget, c'est-à-dire là dans quelques semaines, ils vont devoir dire s'ils sont pour ou contre le fait qu'on supprime 1588 poste de prof parce que c'est ça qu'il y a dans le budget et qu'on supprime mon euh 650 millions qui sont euh actuellement supprimés dans le budget de l'éducation nationale. Ça ça
va être un moment de vérité pour ou contre si si c'est le cas. Et puis il va y avoir aussi la question euh de la loi permis de tuer pour ou contre pour les policiers la présomption euh de légitime défense quand si quand il tirent pour ou contre l'usage des LBD contre notre jeunesse, pour ou contre la punition collective, parce que c'est ce que le gouvernement s'apprête à faire et c'est un une vieille une vieille proposition du rassemblement national la loi non qu'à payeur parce que c'est pour tous les gens qui étaient autour et y compris les allocations familiales pour les parents. Vous ne répondez et donc la présidence demander les mesures et ben typiquement nous avons systématiquement demandé des budgets en plus et vous avez demandé quelles sont nos propositions. Et bien
nous notre programme il est très clair. On veut recruter des dizaines de de milliers de postes que ce soit enseignant AED AESH. On veut fonctionariser les AESH. On a un programme et je vous renvoie tous à programme des candidat parce c'est la vérité des prix. C'est le programme des candidats. C'est pas des embrouilles sur les remplaçant. Madame la proviseur pour vous nous demandez du consensus. Donc essayer d'en je vais essayer d'en faire émerger. Euh je pense que pour trouver les solutions, il faut partir des réalités factuelles. 20 millions d'heures manqué dans le second degré. Sur ces 20 millions d'heures, 10 millions d'heures. On parle beaucoup de 10 millions d'heures qui sont liées à des absences individuelles pour des causes individuelles. C'est la moitié.
10 autres millions d'heures sont liés au fonctionnement de l'éducation nationale. Faut bien savoir que 4 milli de quel rapport vous parlez. En réalité, c'est pas 100 millions, c'est c'est moins. Il y a 15 millions d'heures qui sont liées à des absences de courte ou de longue durée et 5 millions qui sont liés à des absence pour formation pédagogique. Non. Alors, je vais repréciser les chiffres. Je j'invite tout le monde à aller sur le l'excellent site de la DPP, LAADP, le site de statistique de l'éducation nationale, il y a 20 millions d'heures. 4 millions liés à la fermeture des applissements. Il y a 10 % grosso modo des heures qui sont manquées dans notre pays. 2,5 % lié aux fermetures d'établissement. Quand l'établissement est totalement fermé, il y a plus du tout de cours. C'est lié
notamment de manière massive à l'organisation des examens. Va en savoir quelque chose en tant que chef d'établissement. Ensuite, il y a d'autres euh je crois que c'est à peu près 1,9 % euh de ces euh de ces manquements qui sont liés aux absences de fonctionnement, les conseils de classe, les voyages scolaires et ensuite il y a ensuite 1,3. Monsieur le député, c'est ce que je partais des faits. Je partais madame madame le grain parle très longtemps sans sans être interrompu. Je non vous êtes injuste avec moi parce que j'ai tenté de fo une fois que ces faits sont établis une fois que ces faits sont établis, on peut se dire par exemple modifier la manière d'organiser les examens pour permettre que les établissements restent plus longtemps ouverts. Le fait de partie de vos
revendications en tant ça fait partie de vos attentes de vos demandes en tant que proviseur de plus être un centre d'examen. Ah non, il s'agit enfin après, il s'agit pas de ne plus être cent d'examen, mais peut-être qu'on peut les envisager autrement à d'autres moments de l'année ou dans ou dans des maisons des examens qui ne seraient pas des établissements scolaires. Enfin, il peut y avoir, j'imagine, plusieurs propositions. Savoir que la réforme bancaire aussi d'ailleurs vous a obligé à à faire à faire passer à vos élèves énormément d'examens même en cours d'année avec toutes ces épreuves de spécialité anticipée, vous en passez davantage maintenant en mars de l'année première en terminal en Non, non, non, elles sont en fin d'année. Je voudrais qu'on entende des parents.
Je voudrais qu'on entende un peu des parents parce qu'il y avait des enfants dans la rue puis il y avait aussi des mamans et des papas. Le bonsoir et merci d'être venue jusqu'à nous depuis Toulouse. Vous êtes la maman de deux filles. Alors une grande de 19 ans, c'est ça ? Et une plus jeune de 16 ans. Alors celle de 16 ans, elle est en première STMG et elle a manifesté et vous l'avez soutenu ? Oui. Oui. Je suis très fière he comme Gabriel peut être fière de ses élèves. Moi, je suis très fière de de ma fille, de son engagement. Euh, par contre, je suis inquiète quand elle part en blocage ou en manifestation, je lui dis "Prends du sérum fille et prends une écharpe ou un masque." Voilà et j'essaie de rester en contact avec elle autant que je peux par SMS mais
elle me répond pas toujours. Donc c'est ça, ça reste une inquiétude de le de la savoir en manifestation mais en même temps une grande fierté qu'elle s'engage dans ce mouvement. C'est quoi l'urgence pour vous et pour elle ? Moi, ben comme vous l'avez dit, j'ai une grande euh qui est déjà en étude supérieure, elle est en 2e année de BTS. L'urgence aujourd'hui pour moi, c'est les inégalités. Euh clairement ma fille aînée euh n'a pas eu ses vœux par Cours sup euh alors que c'était une élève euh plutôt bonne. Je dis pas qu'elle était excellente, mais elle voulait faire un BUT Tech de CO à Toulouse. Son que il y a 30 places et que il y a pas que des élèves de Toulouse qui demandent ce BUT. Donc euh elle a elle était sur liste d'attente
mais euh pas 6 cè un truc comme ça. Donc et ces résultats-là, elle les a eu avant même de passer le bac. Donc forcément la motivation elle a eu son bac avec mention, il y a pas eu de souci là-dessus mais forcément elle se disait déjà j'aurais pas j'aurais pas ce que je veux. Et ensuite, ça a été la même chose sur d'autres vœux qu'elle avait fait et euh jusqu'à ce qu'elle n'ait aucun vœu, hormis euh un BUT mais à Tarbe. Donc pour situer euh c'est très mignon mais 1h30 de Toulouse. Voilà, 1h30 et ce qui impliquait bah un logement étudiant euh et puis euh de financer sa vie en fait. Oui. Vous l'idée c'était aussi qu'elle reste à Toulouse pour ne pas avoir pas très envie qu'elle parte mais c'est surtout que j'avais pas les moyens de financer, de l'envoyer plus loin pour
qu'elle fasse ses études clairement. Et euh et donc elle a fini par euh par postuler un BTS dans une école privée. Donc aujourd'hui, je paye une école privée pour qu'elle puisse faire son BTS et qu'elle elle et vous vous dites que vous allez revivre la même chose avec la petite. C'est ça. J'ai qui appréhende déjà parcours sup. Ouais. Ouais. Parce que est-ce que c'est le bon lycée ? Est-ce que est-ce comment comment vont être vont être traité le dossier ? C'est ma ma deuxième fille a des a des problèmes autres qui engendrent des absences par exemple. c'est qui vont forcément euh voilà lui poser des problèmes sur sur son dossier. Donc c'est des inquiétudes que moi j'ai en tant que en tant que maman. Qu'est-ce que vous voulez leur demander ? Ben moi les questions c'est quelles sont
les mesures aujourd'hui qui peuvent être mis en place pour que les que les inégalités entre les enfants, entre les étudiants soient moins flagrantes selon le milieu social ou le lycée dans lequel ils font leurs études ? C'est un peu ce que disait euh You et d'ailleurs j'avais une question pour You parce que moi je trouve ça assez euh euh surprenant en fait que un lycée public euh euh recrute ses lycéens sur sélection. Je normalement on a des lycées de secteur. Alors après, on peut réussir à avoir des dérogations sur les options qui sont choisies par nos enfants. Mais c'est pour ça que j'ai précisé que c'était bien un lycée d'enseignement public. D'ailleurs, j'ai apprécié que vous le précisiez parce que je me suis dit mais c'est un lycée public sur sélection, il y avait une petite
dissonance pour moi. Donc pourquoi ? Comment ça se fait en fait ? You euh alors moi du coup mon lycée il est sélectif justement parce que il y a l'option internationale qui est proposée. Donc j'ai 7 he de littérature américaine et 1 heure en plus d'histoire géographie en anglais. Et c'est pour ça parce qu'ensuite à la fin on passe un BFI donc un bac français international qui nous en gros on a un coefficient sur notre bac 160 au lieu de d'avoir un coefficient sur 100. Et c'est pour ça que mais cet établissement encore une fois c'est un établissement pour l'élite de l'élite. On était 2000 à candidater pour la section américaine et on qu'est-ce que vous entendez par élite ? Parce que quand on dit élite on pense à des personnes qui sont
Quand j'entends élite j'entends élite plutôt élite intellectuelle. Euh on est sur des élèves, il y a une première sélection qui se fait sur dossier, une deuxième sélection qui se fait via euh un écrit c'est parcours suprée en fait. Exactement. C'est un parcours sup 3è et pour autant je suis très reconnaissante de l'établissement dans lequel je suis et c'est un établissement extraordinaire mais mais vous mesurez la chance que vous avez mais je mesure complètement le privilège que c'est d'être dans cette que vous voulez répondre à à Leilla qui qui est la maman hein ce soir sur le plateau ? Vous êtes aussi des mamans et des papas. peut-être sur les inégalités qui est une réalité, une égalité sociale, territoriale. Al territoriale, c'est beaucoup plus compliqué à à
résoudre mais social en tout cas parce que ça c'est un fait très important. Les inégalités sociales, elles commencent, s'agissant les égalités scolaires qui mènent à des inégalités scolaires, elles commencent très jeunes et ça commence dès la petite section de maternelle. Vous pouvez avoir des enseignants qui vont vous dire, ils voient déjà les situations qui vont conduire peut-être à des difficultés, voir un décrochage scolaire. Il faut vraiment jouer et je veux souligner, je suis désolé de devoir le rappeler mais je suis fière de dire que nous avons rendu obligatoire à l'école à 3 ans. Nous avions des enfants qui n'arrivaient pas à l'école avant le CP, ce qui les mettait en grande difficulté. Nous avons mis euh le dédoublement des classes en grande
section euh CP et CE1 euh pour les zones d'éducation prioritaire et prioritaires renforcé. Nous avons mis des petits déjeunés gratuits pour les moyens sur les moyens, on a oublié d'en mettre un sur les alors attention c'est différent parce que c'est difficile parce que quand on regarde en euros, on met beaucoup sur les lycées paradoxalement. Mais moi je voudrais revenir à une question que soulève à la fois et Yuna sur la mobilité territoriale qu'on met en avant en disant bah parcours supé dans notre secteur. Oui mais moi je voudrais vraiment qu'on reste sur ce sujet de parcours sup. Ça a cristallisé les inquiétudes et des parents et des enfants. Et sur parcours sub, moi si vous me demandez mon avis, je ne suis pas pour sa suppression. Oui, il y a une sélection qui est faite et j'assume le
fait qu'on sélectionne de même qu'on sélectionne aussi euh dans d'autres filiales enfin on sélectionne aussi au concours du meilleur ouvrier de France, on sélectionne aussi les meilleurs athlètes pour aller à l'INEP, les athlètes de haut niveau. La séle, elle a eu son bac avec mention bien. Mais il y a beaucoup d'étudiants qui disent aujourd'hui moi je ne comprends pas pourquoi j'ai eu cette filière et ma copine qui a eu des meilleures notes que moi, elle l'a pas eu. Nous avons des exemples d'élèves qui étaient moi j'ai j'ai rencontré cette semaine un élève qui était originaire de Narbon qui a été admis à la Sorbonne à Paris en Sorbon à Paris. Donc on voit que parcours su permet aussi ce brassage territorial et moi pour avoir connu un système dans lequel il y avait aucune organisation.
Qu'est-ce qui fonctionnait ? C'était le réseau, vos parents. On allait faire la queue à la fac à 5h du matin pour avoir une place à l'université. C'est pas acceptable. Quant à augmenter le nombre de places à l'infini à l'université, il faut quand même derrière l'université, elle sert aussi à trouver sa place dans la société plus tard. Et pour cela, on ne peut pas non plus accueillir absolument tout le monde. Sinon, que se passe-t-il ? Quand vous sortez, si vous avez trop de personnes diplômées avec un même diplôme qui sort, ça veut simplement dire qu'à ce momentlà, il faut un réseau personnel par qui vous a pouvoir trouver un métier. Ça c'est de mesures. Abrogation abrogation de parcours supamment dans l'enseignement public pour éviter que le privé se gave
mais aussi la location d'autonomie pour la jeunesse, plus de 1000 € par enfant pour que justement il y ait pas ses inégalités jeunes. Vous avez dit moi ma fille, je pouvais pas lui payer des études loin parce que je pouvais pas lui payer son logement. Et vous savez comment on le fait ? Ben, on prend les plus riches, ceux qui prennent ceux qui ont 12 millions par enfant d'héritage. C'estàd très peu de gens. Si on prend tout au-delà des 12 millions, on a de quoi financer pour toute la jeunesse de France l'autonomie par rapport au revenus des parents. Et ça, c'est une mesure d'égalité pour notre jeunesse. Moi je vous répondrai simplement que plus le système scolaire se fragilise, plus il s'effondre et plus le système assigne les gens à leur territoire de naissance,
à leur classe sociale de naissance. Moi, j'ai 34 ans. J'ai eu la chance de faire de belles études. Je viens de la campagne, je viens d'un milieu populaire. Et moi, ce qui me terrifie aujourd'hui, c'est que je pense que quelqu'un que si aujourd'hui j'avais 16 ans, je ne pourrais plus faire les études que j'ai faites. Tout simplement parce que le système ne permet plus aujourd'hui forcément de de permettre aux élèves d'avancer sereinement. Il y a aujourd'hui des bons élèves qui sont pétris d'angoisse à cause des choix qu'on leur demande de faire sur les spécialités sur parcours suprôle continu qui fait que toute l'année scolaire est à une source d'angoisse. On va rendre l'antenne. Je voudrais saluer également la présence de Victoria. Vous serez sur les manifes mardi prochain je serai là.
Micro si pardon. Oui, bonjour. Oui, je serai sûrement sur les manifes et encore sur les blocuses de mon lycée avec votre revendication numéro 1. C'est laquelle vous ? Au final, j'ai beaucoup de revendications différentes, mais bien évidemment celle qui nous regroupe tous ensemble, c'est Parcours sup. C'est aussi le soutien aux lycées de banlieu et les lycées qui n'ont pas assez d'argent pour financer euh le bon état de leur éducation, leurs établissements, avoir des professeurs, avoir des médecins scolaires, avoir des infirmiers, avoir des assistances sociales. Et c'est ça aussi qu'on soutient beaucoup nous dans nos lycées aussi contre ces violences policières parce que madame, je vous ai écouté et vous m'avez fait beaucoup rire en comparant les violences policières.
Moi, je n'ai pas eu le temps de finir beaucoup de choses mais bon. Je vous avais dit 1 heure ça passe très vite. On pourrait consacrer toute la journée en fait à cette mobilisation des lycéens. On continuera évidemment d'en parler dans chaque voix compte et sur LCP avec donc cette prochaine journée d'action qui aura lieu mardi. Je voudrais vous remercier d'être venu ce soir et d'avoir accepté de répondre aux questions du public. Merci à vous d'être venu de Paris, d'Épinet, de Toulouse. Merci infiniment et merci à vous de nous avoir suivi. Si vous voulez assister à cette émission ou y participer, rendez-vous sur lcp.fr. fr. Vous pouvez aussi flasher le QR code qui est là. Je voulais aussi que vous sachiez qu' CP est partenaire ce weekend du Pasteur Don qui fait cette année ses
ses 20 ans pour aider la recherche sur les cancers, les maladies infectieuses et les maladies du du cerveau. Vous pouvez faire un don sur pasteurdon.fr ou au 9212 par SMS. Merci infiniment et je vous dis à la semaine prochaine. Passez une bonne fin de semaine sur la 8.
Anne Genetet