Michael Wëber interroge sur notre souveraineté industrielle
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La fermeture des usines Novasco met à mal votre politique de relance industrielle, celle d'un état qui rechigne à toute intervention directe dans l'économie mais qui se ruine en aide publique sous couvert de promesses souvent non tenues par des acteurs privés si peu soucieux de la casse sociale qu'il provoque. Combien de projets de reprise d'industrie en difficulté ont ainsi englouti ces aides ? 85 millions d'euros d'aide pour Novasco, 298 millions pour Arceller Mital pour ne citer que qu'on donner en retour les entreprises bénéficiaire de ces aides.
Le rapport de notre collègue Fabien Guayet sur ce sujet est édifiant. Harcèleur Mital qui tout en distribuant 200 millions de dividendes à ses actionnaires organise au frais de l'État le licenciement de 600 salariés à Dinquercque, à Florenge et en Basse-Indre. Pour Novasco, le fond Grébule n'y aura investi qu', million d'euros sur les 90 promis. provoquant la fermeture définitive des usines à Agondange, à Custine et à Saint-Étienne. 549 emplois sont supprimé à cause des atterements de ce fond d'investissement que vous qualifiez vous-même de voyou.
Vous réagissez enfin en saisissant la justice, mais convenez que c'est un peu tard. Le gouvernement qui au cours des reprises de Nova est déjà engagé plus de 200 millions d'euros pour l'essentiel à fond perdu, persiste pourtant à écarter toute perspective de détention majoritaire voire même de participation publique au capital de ces entreprises stratégiques. Allez-vous désormais songer à renforcer le pouvoir de l'État sur la gouvernance des entreprises industrielles plutôt que de vous limiter à dresser les constats d'échec et à payer les potassés ?
Envisagez-vous enfin d'interdire les licenciements économiques quand le comportement financier des entreprises attestent de leur parfaite viabilité. C'est d'ailleurs tout l'objet de la proposition de loi défendue ici même par notre collègue Thierry Cosic pour encadrer le recours abusif au licenciement économique pratiqué par les multinationales INBONIS. Vous critiquez l'action de l'État.
Nous avons accompagné la reprise à Fause. Nous avons accompagné la reprise aussi à félicitons-onnous. Mais c'est vrai, vous avez raison.
Grbu n'a pas été au rendez-vous. Quand mon collègue Sébastien Martin qui travaille à mes côtés en charge de l'industrie m'a proposé de saisir la justice sur le non respect des engagements de GRbou, je l'ai évidemment soutenu et on ira jusqu'au bout. Maintenant, il faut aussi qu'on s'occupe des salariés et il faut qu'on puisse accompagner les salariés et ça c'est aussi Sébastien Martin qui le fait avec tous les tous les élus de la région.
Je ne pense pas que c'est en nationalisant l'industrie française qu'on va lui permettre de faire face à la compétition internationale. Et je ne pense pas non plus que c'est en interdisant les licenciements qu'on va créer de l'emploi en France. Je reste persuadé que l'industrie va pouvoir se développer si on investit dans l'innovation, si on investit dans la décarbonation, si on la protège au niveau européen, on va rester dans une économie ouverte, surtout dans ces secteurs extrêmement compétitifs.
On doit être innovant, on doit être compétitif, on doit protéger les entreprises françaises contre la concurrence internationale desloyales. Mais il faut être offensif, monsieur le sénateur, j'en suis convaincu.
Michaël Weber