Mélenchon aux côtés des fonctionnaires : "Les syndicats auraient tort de trop accepter cela..."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Défensif 90 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Quelle est l'importance de la mobilisation des pompiers dans le contexte actuel ?
- 0:39OuverteRéponse partielle
Le gouvernement a-t-il des leviers pour réduire les effectifs ou geler l'indice des fonctionnaires ?
- 1:17OuverteRéponse directe
Cette mobilisation peut-elle avoir plus d'écho que d'autres mouvements sociaux ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Pourquoi les pompiers sont-ils plus visibles dans les mobilisations que d'autres fonctionnaires ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Les pompiers professionnels et volontaires ont-ils les mêmes droits de mobilisation ?
- 3:06OuverteRéponse partielle
Quel regard portez-vous sur cette manifestation des pompiers aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:09Fait
« il faut donner plus de moyens à nos services publics. C'est la clé »
Temps de parole
- ?100 %
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Elliot Maman d'abord sur ce qui a été dit par ce pompier euh et la mobilisation des pompiers. On l'a dit, ils sont en grève depuis début septembre mais depuis 3 jours, ils font monter la pression des pompiers dans la rue. C'est pas tous les jours. On imagine que le gouvernement y est particulièrement attentif. En tout cas, ça serait dans l'intérêt du gouvernement de prêter attention au pompiers. Ben évidemment que là, on a quand même une démonstration sociale qui est assez importante et qui est très opportunément euh agendée au vu de du calendrier parlementaire qui va s'accélérer par rapport à l'examen du budget. Euh on s octobre est présenté en conseil des ministres jeudi. Tout à fait. Et véritablement à partir du 13 octobre, c'est l'arrivée du budget dans les instances de l'Assemblée
nationale, les débats en séance qui arriveront ensuite. Et donc on comprend qu'à un moment où le gouvernement a tout de même présenté un plan d'économie particulièrement ambitieux qui concernera notamment alors on n pas encore l'intégralité des détails mais on sait que la possibilité de de g d'indice des fonctionnaires par exemple la possibilité d'avoir un certain nombre de réductions par rapport aux effectifs dans les fonctionnaires sont évidemment quelque chose qui est à l'heure actuelle pris en compte par le gouvernement et les pompiers les organisations syndicales plus exactement savent que le gouvernement est véritablement dans une espèce de manipulation de levier, c'est-à-dire qu'ils savent qu'ils ont des arguments à faire falloir faire valoir dans le débat parlementaire et il
s'agit ensuite de voir jusqu'où les oppositions par reviendront à raboter un peu sur les économies qui sont promises par le gouvernement et il s'agit donc d'occuper l'agenda à l'heure actuelle pour que les préoccupations sectorielles que par exemple les pompiers peuvent mettre sur le devant de la table soient entendu par les oppositions qui souhaiteront s'en saisir. Oui, ils sont en train d'établir un rapport de force avec le gouvernement. Effectivement euh Laurent Fragman, est-ce que ce genre de mobilisation des pompiers peut avoir plus d'écho que la mobilisation des lycéens, qu'une mobilisation de la fonction publique de façon générale ? Parce que justement on n' pas l'habitude de les voir dans la rue parce que peut-être aussi ce qu'ils font nous concerne tous et c'est visible.
Alors déjà un mouvement social qui qui vient d' d'une catégorie très populaire parce qu'ils sont extrêmement populaires dans la population. [raclement de gorge] Euh évidemment que ça ça a du poids. Le fait d'avoir des revendications précises, d'avoir une une histoire syndicale, d'être structurée, donc de pouvoir dire tout de suite voilà nous voulons telle et telle chose plutôt que quelque chose d'un peu flou, c'est évidemment aussi un atout. Et le fait que ce soit cyclique, je suis d'accord avec vous, fait qu'on y accorde plus d'importance qu'à des grèves à répétition avec 5 10 % de grévistes comme ça est malheureusement souvent le cas dans la fonction publique. Euh donc [raclement de gorge] on voit bien d'ailleurs leurs difficultés en même temps, c'est ils veulent
faire franc commun sur le thème du point d'indice, donc participer à la manifestation générale mais aussi se distinguer. C'est un peu le le cas tout de tous les mouvements actuellement. Donc ils se distinguent avec leur propre cortège et des initiatives à part. Je terminerai en disant que ces initiatives à part, par exemple là sur le périphérique, elles sont dues à leur statut en tant que militaire. Ils n'ont pas le droit de grève. Euh, ils sont restreintes de ce point de vue-là. Donc finalement, ils sont un peu bloqués. Ils ont besoin de faire des actions un peu spectaculaires, un peu médiatiques. Les militaires, c'est les sapeurs pompiers de Paris. C'est ça. Spécifiquement, je crois pour téléspectateurs, mais globalement ils ont pas le droit de grève. J'ajouterai qui
un peu comme la police du coup. Effectivement, voilà. C'est surtout les pompiers vol professionnels qui se mobilisent. Oui, parce qu'il y a une question aussi sur les pompiers volontaires. Les pompiers professionnels aimeraient que les pompiers volontaires soient au moins en partie deviennent professionnels. En tout cas, qui a une augmentation du nombre parce qu'aujourd'hui ils sont supérieurs à être volontaires par rapport au pompier professionnel. Donc ça pose un certain nombre de questions notamment de rémunération mais pas que de mobilisation aussi. John Christopher Roland quel regard vous vous portez sur cette manifestation des des pompiers aujourd'hui ? Ça fait un moment qu'ils sont mobilisés mais là il y a des actions phares depuis de tr jours.
Mais c'est la complexité des mouvements aujourd'hui, c'est qu'ils sont sectorisés, sont catégoriés. Alors évidemment, il y a un li en commun qui est le point d'indice de la fonction publique, mais on peut rajouter les buralistes, on peut rajouter les agriculteurs. Chaque catégorie a des arguments à faire valoir auprès du gouvernement qui nous présente une copie où il demande 54 milliards d'économie. Donc la question c'est que pendant le non débat ou le faux débat budgétaire qui va s'ouvrir à partir du mois d'octobre, qui va gagner à la grande braderie des petits compromis qui pourront être lâchés ici et là parce qu'il y aura peut-être une petite marge de manœuvre même si le cornu nous a dit qu'il y avait pas de gras. Donc ça va être compliqué et c'est ça en fait la
chose. Et en plus si on rajoute à ça une certaine forme d'accoutumance euh à la pénurie, une accoutumance aussi euh au faible niveau euh euh enfin au faible pouvoir d'achat, ça rend les choses complexes. Ils le font maintenant parce que ça va peser probablement sur le budget mais il y a une arrière-pensée plus lointaine, pas si lointaine, [raclement de gorge] c'est celle de la présidentielle. Et donc par conséquent en parlant de la présidentielle, pardonnez-moi, je vous coupe parce qu'on voit sur l'image de gauche, voilà Jean-Luc Mélenchon qui est en train d'arriver là, on est à Paris sur le le point de départ de la mobilisation de la fonction publique, donc mobilisation générale et on voit différents différentes personnalités politiques dont Manuel Bonpard, dont Jean-Luc
Mélenchon donc candidat à l'élection présidentielle pour les insoumis. Pardonnez-moi, je vous en prie. Voilà. Alors Jean-Luc Mélenchon depuis la braderie de Lille nous habitue effectivement à être sur le terrain des alors sur les manifestations, il avait déjà fait mais oui, il y a une arrière-pensée aussi pour la présidentielle parce que vraisemblablement compte tenu de la façon dont les chiffres nous sont présentés pour le budget, il est fort à pari que comme vous l'avez dit tout à l'heure, ceux qui risquent d'avoir quelque chose, ce sont les plus populaires. Les pompiers ont besoin aussi d'être revalorisés et donc il y aura des gagnants et des enf des petits gagnants et des très perdants. Madjid qui a été avec nous et je vais vous redonner la parole en plateau dans
un instant. Madjid, vous êtes en direct de la mobilisation de la fonction publique. On voit à l'image Jean-Luc Mélenchon avec d'autres insoumis sur une estrade. Il y a beaucoup de personnalités politiques dans cette manifestation de son état, c'estàdire Oui, parce que cette manifestation c'est la première depuis le début de cette campagne présidentielle. C'est ce qu'on constate, vous pouvez le voir ici, il y a à la fois Jean-Luc Mélenchon, mais il y a tous les leaders de la France insoumise, je vois notamment Manuel Bompard ou encore Clémence Geté, volonté du côté de la France insoumise de parler aussi du budget. Euh, j'ai pu le constater aussi en échangeant avec les représentants des organisations syndicales. Au cœur de cette mobilisation aujourd'hui, oui, il y a la
question la revalorisation salariale du gel du point d'indice ou encore la question des moyens, mais c'est bien la question du budget aussi qui est au cœur de tout ça, notamment en ce qui concerne les les moyens. J'ai changé il y a quelques instants avec des militants de la France insoumise. Il me disaient il faut donner plus de moyens à nos services publics. C'est la clé. Et je lui ai demandé à ce militant qui est retraité, est-ce qu'il faut sortir dans la rue tout de suite et continuer une mobilisation d'ampleur ou attendre l'élection présidentielle pour avoir de nouvelles mesures en cas d'élection de Jean-Luc Mélenchon ? Lui, il me disait, il faut mettre la pression tout de suite sur le gouvernement pour qu'il change sa copie gouvernementale. Vous dire aussi
qu'il y a François Ruffin qui est du côté de la manife des pompiers. Cette manive des pompiers, elle va faire la jonction du côté de la place de la Bast avec cette manifestation de de fonctionnaires. Euh ici, on a croisé d'autres élus locaux ici à Paris qui sont qui sont mobilisés aussi aujourd'hui. Et puis tous ces fonctionnaires euh qui souhaitent se faire entendre aujourd'hui, ils nous l'ont dit, c'est très compliqué en terme de pouvoir d'achat et c'est pour ça qu'ils sont dans la rue aujourd'hui. départ de la manifestation d'ici quelques instants quelle que soit la profession qui a sur le point d'indice donc qui sert à calculer le salaire des fonctionnaires des agents de la fonction publique, je crois qu'il a été revalorisé deux fois depuis 2017 en 2022
et 2023 et en totalité autour de 5 % semble-t-il sur ce qui vient d'être dit par Madur Fragermain dans ce genre de manifestation et notamment là principalement des insoumis. Est-ce qu'il faut parler de récupération politique dans ce genre de mouvement ? Alors, il y a une tradition qui existe à gauche comme à droite, hein. Chaque catégorie professionnelle a son déboucher politique préférentiel. On a vu les policiers, par exemple, hein, énormément de personnalités d'extrême droite, faut bien le dire, hein, qui sont allés à des manifestations d'alliance et qui ont été bien accueillis. C'est pas juste qu'ils y sont allés, c'est qu'ils ont été accueillis par les dirigeants syndicaux. Euh mais là, il y a quelque chose de de nouveau, euh typiquement la France
insoumise d'ailleurs. C'est-à-dire que là, on a un discours de Mélenchon, il fait comme à la braderie et cetera. C'est pas juste je viens et voilà, je discute comme ça avec les personnes et puis il y a les télés. Donc c'est vraiment je fais mon discours, je transforme une manifestation syndicale en [raclement de gorge] un événement politique. Et là du point de vue des syndicalistes même ça pose quand même une question. C'était une question qui se posait en 2023 quand Jean-Luc Mélenchon avait carrément décidé de comment le mouvement social devait agir. Il avait été mis de côté par les syndicats et ça pose quand même une question pour eux parce que leur base est beaucoup plus large que celle de la France insoumise. Donc ils auraient tort à mon avis hein, mais ils font ce qu'ils
veulent. Ils auraient tort de de trop accepter ça. C'est-à-dire qu'il y ait des soutiens, bien sûr, c'est normal. Qu'il y ait un échange entre le politique et le syndical, c'est intiment lié. surtout en France, on a un pays où l'État joue un rôle central dans la relation sociale. Mais être trop associé à une force politique, ce serait une erreur. Mine rapportait les propos d'une d'un manifestant mobilisé manifestant retraité de la fonction publique sur la nécessité de se mobiliser dès maintenant ou d'attendre un petit peu. On parlait du budget tout à l'heure Elliot Maman en disant qu'il allait arriver à l'Assemblée nationale le 13 octobre. Ce qui arrive plus tard dans 7 mois, c'est l'élection présidentielle. Euh est-ce que ce qui va se jouer là peut-être
déterminant sur la présidentielle et sur des thématiques dont on va parler dans la présidentielle, notamment le pouvoir d'achat et est-ce que ça se joue là ou est-ce que finalement ça se jouera dans les urnes ? Euh mais ça va se jouer évidemment euh principalement dans les urnes, mais c'est un peu aussi une question très politique, très politicienne parce que on a vu que un certain nombre de parties étaient sous-représentés euh dans la fonction publique. C'est structurellement une tendance qui touchait par exemple le Rassemblement national mais l'été dernier, cet été, il y a eu une enquête notamment de la fondation Jean Jorès qui a été publiée dans le monde qui nous montrait la percée assez extraordinaire du Rassemblement national auprès d'un électorat d'une sociologie issue de la
fonction publique. Alors, on parle évidemment de la fonction publique territoriale hospitalière, donc c'est-à-dire des fonctionnaires de catégorie B et C qui sont plus ou moins sensibles au message économique, social, au sentiment de déclassement qui est exprimé par le Rassemblement national mais on sait également qu'il y a structurellement une force du Rassemblement national auprès d'un certain nombre de fonctionnaires qui ont des fonctions plus régaliennes, plus militaires. Et donc là évidemment qu'on comprend que dans le duel notamment avec le Rassemblement national que la France insoumise a besoin d'alimenter en vue de la seconde de l'élection présidentielle, pardonnez-moi, il y a un intérêt à montrer que non, le RN n'est pas le seul à avoir des arguments à faire valoir sur
la question sociale et que plus largement cela interroge évidemment un des moteurs du vote RN que les autres partis doivent véritablement entendre, c'est cette impression que notamment sur les questions régaliennes, il y a un recul, un déclassement de la France et donc évidemment Est-ce que ça va se jouer plus au cours de l'élection présidentielle que là maintenant dans les débats bah c'est toujours une espèce de jeu qui saute qui s'alimente mutuellement mais c'est en effet quelque chose qui est très politique. Peut-être une analyse avant de de se quitter John Christopher Rolland sur les propos que vient de tenir Jean-Luc Mélenchon en direct de la manifestation de la fonction publique. Il a parlé de la fierté des insoumis d'être aux portes des lycées puisque les lycéens pour
partie sont mobilisés et on a vu notamment à Saadis des élus comme le maire de la ville, des élus insoumis donc venir en soutien des lycéens. Fier d'être aux porte des lycées, ni oubli pardon dit-il par rapport à la police et à certaines violences que la France insoumise a a dénoncé. Comment est-ce qu'il faut prendre ces propos de la part de Jean-Luc Mélenchon ? Il est dans un habit qu'il porte depuis plusieurs années. Oui. Oui. Alors et en plus donc la population lycéenne aujourd'hui alors elle vote très faiblement pour la bonne raison que elle a en principe marginalement elle peut avoir plus de 18 ans mais elle ne vote pas. Mais c'est aussi un électorat qui quand il atteint l'âge de 18 ans est assez abstentionniste au départ 40 %. Donc lui il mobilise beaucoup sur les indécis.
Donc le fait d'être au côté des lycéens, parce que il y a un vote aussi des jeunes en faveur de la France insoumise, c'est aussi euh une façon d'abord de les coaguler et ensuite de s'adresser à ceux qui euh s'abstiennent. Et euh finalement euh il là, il est dans son rôle habituel euh de soutien. sur les euh questions de violence policière. Là aussi, c'est du classique, mais je redis effectivement euh il faudra analyser s'il y a eu la proportionnalité dans les réactions, même si les débordements normalement ne sont pas tolérable.
Jean-Luc Mélenchon