#Direct 🔴 Présidentielle 2027 : de quoi Édouard Philippe a-t-il peur ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
n'est pas rémunéré. L'histoire oubliée des femmes au foyer. [musique] Vendredi à 18h30 sur Publics Sénat et sur publicsena.fr.
Bonjour à toutes et à tous. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public. Vous le savez, on est ensemble du lundi au jeudi à 18h 22h pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et aux journalistes de la rédaction. de public sénat avec au sommaire de ce 11 mai, Édouard Philippe qui se pose en premier adversaire du Rassemblement national, celui qui est candidat à la présidentielle depuis septembre 2024 donne un petit coup d'accélérateur à sa campagne en réunissant 500 cadres de son parti Horizon.
Quand va-t-il dévoiler ce programme massif qu'il promet depuis des mois ? Peut-il réussir l'alliance de la droite et du centre ? en débat dans une minute.
Et puis dans la seconde partie de ce sens public, la France face à la recrudescence des féminicides, six nouveaux meurtres ces neuf derniers jours. Emmanuel Macron avait pourtant décrété une mobilisation nationale contre les violences faites aux femmes dès 2017. C'était la grande cause du quinquena et on a bien vu que c'était pas suffisant pour faire baisser les chiffres puisqu'il y a eu une hausse en 2025 de 11 % des féminicides.
Pourquoi la France n'arrive pas à suivre l'exemple de l'Espagne qui a fait baisser d'un tiers le nombre de ces féminicides ? Pourquoi les peines plus lourdes, les téléphones grand danger, les bracelets antiapprochement ne suffisent pas ? réponse dans tr quart d'heure sur ce thème mais aussi sur l'actualité politique.
J'attends vos réactions. Il suffit de scanner ce QR code. Je poserai vos questions à nos invités.
On commence avec Édouard Philippe qui met ses troupes en ordre de marche. Quentin Calmet, rigoureuse et méthodique, la réunion des cadres d'horizon à Reince ce dimanche était à l'image d'Edouard Philippe. Pas d'effusion ni d'accélération du calendrier.
Le candidat à l'élection présidentielle est déclaré depuis septembre 2024 mais aujourd'hui il est urgent d'attendre. Un an c'est la durée qui nous sépare des élections présidentielles et un an à la fois très court et très long. un an pour exposer un programme, pour préparer des équipes, pour écouter, pour convaincre.
Un an, c'est court et c'est ce qui explique sans doute pourquoi certains sont pressés. Hors de question pour Philippe d'accélérer sa campagne malgré la concurrence de Gabriel Atal et de Bruno Retaillot au centre et à droite de l'échiquet politique. Deux dates sont annoncées le 25 juin pour une grande réunion d'appartement chez 1000 personnes en simultané.
Le lancement officiel de la campagne est à lui prévu le 5 juillet avec un grand meeting. Les éléments programmatiques attendront la rentrée. Les Français n'ont pas encore la tête à la présidentielle selon Édouard Philippe.
Une prudence et un rythme lent revendiqué par les troupes de l'ancien premier ministre. Pour beaucoup de nos concitoyens, le niveau de défiance vis-à-vis de la politique est élevé. le sentiment de pas de pas bien savoir ce qu'on leur propose ou comment on va le faire si on leur propose.
Et donc c'est pas un concours de beauté, c'est pas un casting qui consiste à se demander qui peut faire un demi-point de plus que celui d'à côté. C'est quel cap on propose au pays et qui peut nous permettre d'éviter la victoire des populismes au 2è. Christophe Béchu, désigné avec l'ami de 30 ans Gilles Boyer et l'ancienne députée renaissance Marie Gevenou, tous trois directeurs de campagne.
Une garde rapprochée composée de fidèles en attendant d'éventuels ralliments venus d'autres horizons et qui pour l'heure se font attendre. Pourquoi cette prudence Édouard Philippe craint-il d'entrer vraiment en campagne ? On en débat avec Franck Morel.
Bonsoir, bienvenue. Vous êtes secrétaire national du Parti Horizon sur le travail et l'emploi, ancien conseiller social d'Édouard Philippe à Matignon. expert à l'Institut Montigne, avocat associé chez Fichy Granger et vous publiez avec Bertrand Martinau le travail et la solution aux éditions Herman Berangerbond bonsoir bienvenue Beranger, vous êtes journaliste politique euh vous avez publié une biographie d'Edouard Philippe le siu les faces cachées d'Edard Philippe c'est aux éditions de l'archipel et vous présentez ce podcast l'hémicycle aussi bonne source d'inspiration Lor Salvain bonsoir bienvenue vous êtes directrice générale de l'Institut de sondage Verrian Anne Charlin Bezina heureux de vous retrouver Anne Charlin vous public vous étiez évidemment àce dimanche franck qu'est-ce que vous retenez de cette journée ?
Moi, j'ai démarré mon titre par un Édouard Philippe qui se pose en premier opposant ou premier adversaire du Rassemblement national. Est-ce que c'est ça le plus important pour nous ? C'est une nouvelle étape dans les différents jalons qui vont nous amener progressivement jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle.
Euh c'est une étape importante parce que il était nécessaire au préalable de mobiliser les cadres de son mouvement. Édouard Philippe a une caractéristique que beaucoup d'autres candidats avérés ou potentiel peuvent lui envier, c'est qu'il a un mouvement qu'il a lui-même fondé et que personne ne conteste son leadership dans ce mouvement. C'est il y a pas la question à Horizon de savoir qui sera le candidat d'horizon.
Il y a pas de primaire, il y a pas donc ça c'est quelque chose une force sur lequel il entend il entend évidemment ça avec Jean-Li Mélenchon qui a mis ça en avant lorsqu'il a mais oui quand il a officialisé sa campagne. Mais en tout cas, c'est une force sur laquelle il entend s'appuyer et il était nécessaire de poser des jalons, de mobiliser l'ensemble des cadres du mouvement, d'où les objectifs en terme d'augmentation du nombre d'adhérents, d'où les jalons annoncés en terme de réunion publique, la réunion la maxi réunion d'appartement du 25 juin, le meeting du 5 juillet qui sera un point important dans le le déroulement de la campagne électorale, le fait de capitaliser sur les municipales parce que les municipales ont été plutôt positives globalement pour le mouvement. On a 500 500 maires à peu près hein, c'est-à-dire à peu près 150 de plus qu'auparavant qui sont issus d'horizon un peu moins de 3000 élus municipaux et puis il y a un certain nombre d'enseignements dans ces élections municipales qui sont intéressants.
C'est pas et alors vous allez arriver à répondre à ma question. Allons-y. Absolument.
Pourquoi ? Pourquoi ce pourquoi cet instant ? parce que c'était nécessaire dans le jalonnement de la campagne.
Après, par rapport aux questions qu'on peut poser sur le rythme lent, pas lent, enfin et cetera, ça on va y venir forcément. Je pense aussi et on va peut-être y revenir que euh c'est un élément important euh dans la personnalité d'Édouard Philippe et dans le projet d'Edouard Philippe euh et il y a une concordance entre le projet d'Edouard Philippe et cette gestion du temps sur la question du temps long. Et vous savez, on a beaucoup parlé à propos d'Emmanuel Macron du l'expression le maître des horloges, celui qui effectivement rythme un peu les différents différentes étapes.
Et je crois que le fait de ne pas être fébrile, de montrer une certaine force dans la gestion du temps, de résister à ceux qui disent "ça va pas assez vite, ça va et cetera est aussi une manière de montrer qu'il a la maîtrise devenz de plus en plus politique he fran vous avez pas répondu à ma question sur les rennes, je vais vous la reposer hein, ça c'est évident. ces attaques frontales contre le Rassemblement national B en Gerbte est-ce que c'est nouveau une nouvelle stratégie ou une étape importante pour Édouard Philippe moi je vais vous répondre oui franchement oui. Franchement oui et notamment parce que pour avoir longtemps exploré le personnage avec énormément d'interlocuteurs, c'est pas quelqu'un qui cogne sur les gens.
C'est c'est très très rare. Vous pouvez chercher depuis depuis qu'il est en politique, c'est pas c'est quelqu'un justement d'être un peu prudent. pas pour rien que j'ai intitulé ce bouquin le si euh pour 1000 raisons.
Mais mais là euh moi ça m'a vraiment frappé de le voir cogner. Ce que ne fait pas par exemple ce que ne fait pas par exemple un Gabriel Atal qui prétend être aussi le le un rempart contre le RN. Lui euh c'est c'est c'est très clair.
Et alors évidemment les sondages lui donnent raison. Je il est le seul aujourd'hui, ça durera peut-être pas mais il est le seul aujourd'hui à pouvoir à pouvoir s'imposer au 2e tour euh contre contre un RN. Donc donc il joue cet avantage là sur les fluctuations de Marine Le Pen, sur des des des candidats sur le le maire de Vierzon qui veut pas commémorer l'esclavage et cetera.
Ouais. Lorsalvin, c'est vrai que les sondages peuvent être assez volatiles. Il y en a quoi un deux qui l'ont donné vainqueur face à un Jordan Bardella au second tour.
Pas tant que ça. Oui. Puis finalement peu d'instituts ont fait de second tour avant.
Voilà, c'est c'est beaucoup trop tôt. On connaît pas tous les candidats et encore moins l'ordre d'arrivée des du premier tour. Mais c'est vrai que en tout cas en terme de crédibilité présidence présidentielle, en terme de stature présidentielle, c'est celui qui effectivement peut-être comparé en tout cas qui arrive au niveau des deux potentiels candidats du RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella.
On publie, on a publié ce weekend avec le Figaro Magazine effectivement ce baromètre de la stature présidentielle et on voit effectivement que c'est le seul comparé euh notamment à ben Gabriel Atal, à Bruno Rotaillot ou encore Raphaël Gluxman. On teste un certain nombre de candidats et on compare effectivement leur crédibilité aux yeux de l'opinion. Alors, en terme de compétences, effectivement, c'est celui qui arrive euh en 2 ou 3e position euh juste derrière le Rassemblement euh national, mais loin devant Gabriel Atal, par exemple, en terme de représentation de proximité avec la population là aussi et puis en terme de vision pour la France.
Et je pense que cette dernière dimension, elle va être intéressante à suivre dans la campagne parce que je crois que c'est le point effectivement qu'attend l'opinion, c'est finalement quelle France se dessine avec quel candidat et pour euh euh pour quel bénéfice. Alors le comparatif avec Gabriel Atal, on y reviendra parce que c'est le thème de la de la chronique de Steve Jourin dans un instant. Anne Charlen, première intervention.
Moi, je trouve qu'il y a deux mouvements assez paradoxes paradoxaux dans dans la manière dont dont Édouard Philippe traite ce moment-là. D'abord, il y a un peu ce que je qualifierai de logique de plateau, c'est-à-dire là, il est dans une situation un peu confortable où justement on voit qu'il est le challenger. Donc il a pas tellement intérêt à bouger parce que très vite ça peut bouger d'un côté ou d'un autre.
Et à la fois pour autant là, j'ai eu le sentiment qu'il passait une logique presque de 2e tour et on sait que il faut pas le faire trop tôt d'être dans une campagne de 2e tour. Donc cette idée de de se placer comme l'unique, on va dire challenger du RN, c'est peut-être quelque chose de plus audacieux que ce qu'il avait l'habitude de faire et peut-être même un petit peu tôt en terme de timing puisque du coup ça lui donne le sentiment de devoir se battre avec un adversaire unique. Attention, faut d'abord rassembler.
Réponse rapide Franck Morel. Est-ce qu'il force sa nature quand il attaque les candidats du Non ? Non.
C'est quelqu'un qui est qui déteste l'extrémisme, qui déteste les idées toutes faites et c'est quelqu'un de qui est profondément à l'écoute et qui a besoin de de s'imprégner des des idées des idées des uns et des autres. Et donc toute démarche sectaire, toute démarche d'exclusion est quelque chose qui lui est profondément étranger. Donc je donc il ne se for il ne force pas sa nature.
Et puis je je crois surtout pour euh par rapport à la question que vous posiez tout à l'heure, il y a un temps pour tout et vous avez raison. Euh il faut pas faire le second tour avant le premier mais il faut effectivement dans le cadre du du parcours vers le premier tour affirmer un certain nombre de points saillants, de points de repère. Et un point de repère important, c'est le fait que étant apparaissant comme étant celui qui est le mieux placé effectivement pour faire face à un ou une candidat du Rassemblement national de dénoncer les changements de pieds euh la nature profondément extrémiste.
Effectivement, vous avez donné l'exemple effectivement de la commune qui a qui a refusé la la commémoration de l'exclavage. Tout ça effectivement c'est quelque chose d'important. Et puis il y a un autre point qui me paraît effectivement important aussi et il y aura là-dessus du matériel qui sera donné aux différents militants parce qu'il y a toute une action militante à organiser.
C'est la valorisation de son bilan. Alors on y reviendra plus tard. Je vous interromps parce que ça j'ai prévu de vous poser la question un peu plus tard mais on a commencé à évoquer euh ces questions de de de temporalité, de timing.
On va revoir cette du point dans laquelle ce qui date de du 3 septembre 2024 dans lequel alors il y avait la il y avait du vin à acheter comme souvent à cette époque là à l'une des magazines mais il y avait aussi le Bordeaux exclusif et alors Philippe annonce qu'il est candidat à l'élection présidentielle. La semaine dernière, il était en déplacement à Toulouse et donc celui qui est candidat depuis plus de 2 ans, 2 ans et demi, hein, même plus de 2 ans et demi, il justifiait le fait de prendre son temps à écouter. Je pense qu'une campagne présidentielle, ça a un rythme et c'est long et qu'avant de proposer des choses, y compris massives, ça vaut le coup d'écouter, de réfléchir, de suggérer, de confronter, de travailler, de polir.
C'est un travail. Un travail, ça se fait sérieusement. Alors, il y a quand même un risque leur salvin, c'est de laisser le terrain aux autres.
C'est vrai que alors on va se cantonner au camp, on va dire de du centre et de la droite si on prend Gabriel Atal ou Bruno Rotaillot, ils sont ils sont forces de proposition depuis quelques semaines. Oui. D'autant que vous parliez de volatilité électorale, mais l'opinion, sans parler même d'élection, effectivement, on voit à quel point elle est sensible justement à l'actualité et à ce qui se passe aussi dans les médias.
Euh dans tous nos baromètres, on voit effectivement que dès qu'il y a une personnalité politique et ça a été un peu le cas effectivement d'Edard Philippe ces derniers mois sort un peu ou se surexpose et bien ça va jouer soit en positif soit en négatif mais très rapidement en fait. Et donc il y a aussi beaucoup de coups à prendre et c'est là où il dit effectivement c'est une campagne longue donc il faut pas non plus être dans la surexposition. Cela étant, je pense que il y a une petite différence par rapport aux précédentes élections et précédentes campagnes électorales.
Je crois qu'on n'est plus du tout dans le même timing où effectivement il fallait durer très longtemps. Là aujourd'hui, c'est vraiment quand même la prime à celui qui est le plus visible, qui parle le plus fort et notamment qui va effectivement Mais à partir de quand ? Parce que elle est là la question, c'est dès maintenant ça a commencé.
En fait, vous vous dites dès maintenant. Donc donc vous dites attention à ne pas démarrer trop tard ou accélérer trop tard pour Exactement. Je pense que c'est bien de l'avoir posé en septembre.
Là maintenant, je pense que c'est le moment d'accélérer quand on regarde les données d'opinion et notamment justement ce que nous disent les Français aujourd'hui, c'est que ils sont extrêmement intéressés par ces élections qui vont arriver beaucoup plus que à la même époque en 2022 ou 2000 2017. Donc une attente Ouais. Berbonte, il y a cette promesse que Édouard Philippe fait depuis plusieurs mois.
Euh je sais plus quelle est exactement sa formule, mais ce sera ce sera massif ou ce sera du massif. Enfin, en parlant de son programme, massif euh il va faire il faut pas décevoir quoi. Vous voyez ce que je veux dire ?
Quand d'un côté on dit je vous promets du massif, il va falloir que les annonces soient inventives. Non mais ce qu'il a c'est que le le enfin à sa décharge Philippe est sorti de Matin en juillet 2020. Ouais.
C'était extrêmement long ce qui arrivait de c'est c'est je beaucoup de politiques auraient laissé tomber, auraient fait autre chose et cetera. Euh et donc évidemment on a passé son temps, nous nous-mêmes les journalistes mais à réclamer. Bon alors quand est-ce que quand est-ce que moi je suis premier à attendre le objectivement il a moi moi de mon point de vue aucun aucune raison d'accélérer plus que ça en fait parce que parce que pour l'instant ça lui ça lui réussit plutôt bien et il connaît son cardinal de re on ne sort de de l'ambigué qu' son détriment donc c'est quand même faut enfin faut faut faut jamais l'oublier et c'est quelqu'un c'est quelqu'un de très endurant Édouard Philippe moi quand je dire c'est c'est on on a un peu oublié par exemple sa quête du Havre H pendant 10 ans, Antoine Rufna qui est maire du Havre le fait un peu mariner puis il trouve qu'il s'engage pas assez d'ailleurs pour le coup. qui trouve que voilà alors il va chercher Christine la garde il il envisage d'autres hypothèses et et Dorph Philippe il lâche pas l'affaire tous ses amis de sa génération de Benoît Ibadou qui sonite son son son directeur de cabinet à Matignon qui était son copain de Lena à Bruno le maire à d'autres qui deviennent ministres tous lui disent mais tu vas te faire avoir à la fin quoi et en fait il lâche pas et au bout de 10 ans et le maire le maire du le maire du Antrin Rif qui passe tiendra sa tiendra sa promesse tout en ayant hésité voilà cette endurance vous dites il y a de l'endurance.
Alors il y a il y a ce coup d'accélérateur qui a annoncé et que vous nous avez rappelé la date, premier grand meeting le 5 juillet à Paris à la Didas Arena. Alors on a cherché la jauge, c'est entre 8 et 9000 et 9000 personnes. Falloir tout remplir hein quand même.
Et là on aura du massif ou alors c'est encore trop tôt. Alors là il y aura un lancement de campagne assez assez robuste. Effectivement je pense qu'il va en garder sous le pied bien évidemment. il va pas dévoiler d'un coup d'un seul toutes ses propositions euh pour plusieurs raisons parce que est organisé euh sur plusieurs mois et notamment en septembre une consultation d'un certain nombre d'acteurs.
Par exemple, Édouard Philippe est le seul candidat pour l'instant à avoir annoncé qu'il va consulter les partenaires sociaux sur un certain nombre de d'orientations qu'il envisage de proposer en matière sociale. Mais Christelle Moran a été également chargé d'une mission de consultation d'un certain nombre de représentants d'entreprise sur des mesures de simplification. Donc évidemment, il y a tout un processus qui va qui va jalonner les différentes étapes de la campagne.
Et pour prendre une expression un peu populaire, faut pas brûler ses cartouches d'un coup d'un seul. Moi, on citait le cardinal de Retz, je vais citer un autre cardinal euh qui est un grand homme d'état qui est le cardinal de Richelieu. Et Richelieu disait "Ceux qui vivent au jour le jour vivent heureusement mais on vit malheureusement sous leur conduite." Et euh ça c'est quelque chose d' un principe un précep à mon avis sur le rapport au temps et sur la question de la gestion du temps long, la gestion de la préparation de l'avenir qui est quelque chose qui correspond profondément à la nature d'Edouard Philippe et il l'a répété plusieurs fois dans son discours hier.
Je veux me préoccuper de l'avenir de nos enfants. Mais ça je n'en doute pas mais si faisons un peu de stratégie politique aussi. Tant que le palier sur lequel il se maintient est bon, il a pas de raison de prendre des risques et de dévoiler son programme.
C'est aussi ça l'histoire. C'est aussi ça l'histoire, mais je pense que ça correspond aussi profondément et c'est ce que vous disiez quand vous parliez d'endurance, ça correspond profondément aussi à sa manière de faire. Après, va pas falloir que se loupe quand oui, c'est pour ça que je reviens au massif.
Bien sûr. Voilà. Et et moi je m'interroge, si je peux me permettre sur la date, je dire 5 juillet.
Alors, on est à 2 jours du rendu de la décision de justice qui va lancer la campagne sur Marine Le Pen. Oui. Accessoirement, on le Tour de France aura commencé, tout le monde va regarder le tour.
La veille, vous avez un 16e de finale de Coupe du monde qui est potentiellement un France-Allemagne dans lequel tout le monde va se mobiliser. Honnêtement, comment la parole d'Édouard Philippe va se faire de la place là-dedans ? Quoi ?
Trou de souris, hein. Ouais. Alors, Salva.
Alors, sur le vous réagissiez à mon histoire de palier. Bon, OK. Oui, parce que sur le palier, ça a été vrai jusqu'en justement ? septembre 2024 effectivement où Édouard Philippe un peu comme Marine Le Pen aussi par phase he c'estàd ce sont des des personnalités politiques qui même quand elles ne disent rien effectivement continuent à créer de l'adhésion dans l'opinion continu à avoir effectivement des niveaux de de code d'avenir ou de code de confiance élevé depuis 2024 il y a une vraie question quand même sur Édouard Philippe et notamment auprès de ses soutiens qui disent "Mais en fait que veut-il vraiment et quel projet a-t-il ?" parce qu'effectivement ça fait longtemps qu'il est parti de de Matillon et ça fait longtemps aussi qu'il dit qu'il travaille sur ce projet.
Et donc là effectivement dans l'opinion, on voit que sa côte d'avenir, elle baisse depuis 2024 et elle elle baisse dangereusement jusqu'à presque toucher celle de Gabriel Atal. Donc en fait, je dirais quand même que le palier, il s'est pas mal effrité. Voilà, le palier il était passé et là je pense qu'effectivement il y a pas forcément évidemment de tout déballer, on est bien d'accord, mais en tout cas d'afficher un certain nombre de de points de repère clair sur son projet et ça je crois que ça ça manque aujourd'hui dans sa candidate.
Moi, il y a une autre date que je trouve pas à Noine, c'est 3 septembre 2024, c'est-à-dire la veille de la nomination de Michel Barnier, le moment où nous étions en plein flottement institutionnel et politique. Et en quelque sorte, là c'est un peu le moment Brutus, hein, c'est-à-dire je ne soutiens pas Emmanuel Macron et je vais aller dans la bataille potentiellement s'il y a des élections présidentielles anticipées. En tout cas, on le comprend tous comme ça à ce moment-là.
Et donc ce premier moment étant cristallisé, le moment programmatique c'est la suite logique. Et celui-là, on l'attend. Et je suis pas sûre qu'en fait cette logique ensuite de se dire que une fois qu'on sera dans le dur de la campagne, on sortira le gros euh ça soit pas aussi euh quelque chose d'assez risqué pour prendre des coups parce que une fois que la campagne sera complètement lancée et que tout le monde aura ses couteaux aiguisés, sortir avec des mesures massives euh un peu tard et pour se prendre en plus tout dans le dos avec en plus cette idée de se dire bah si on sort tard tous ceux qu'on a rallé vers soi on peut aussi les cliver.
Ouais, effectivement sur la date, je suis assez d'accord avec Bbond, ça va être difficile de se faire une place médiatique en 24 heures avant après vous n'avez pas décis, si je prends un exemple sans sans être taquin, le 30 mai, je crois c'est la finale de la Ligue des Champions. Il y a jamais de bonne date effectivement, il y a toujours un risque d'interférence avec d'autres d'autres événements. Euh voilà, c'est c'est un jalon effectivement.
Après, vous avez raison, il y a toujours une dimension risquée dans tous les choix dans tous les choix qui sont faits. Le pire des risques, c'est de ne pas en prendre. Donc à partir de là euh il a déjà sorti un certain nombre de points de repère quand même.
Il avait sorti il avait pris position sur l'accord franco-algérien. Euh il avait pris position sur le deal avec les entreprises sur les 50 milliards de baisse d'impôts de de production contre baisse de charge. Mais c'est déjà long effectivement c'est c'est pas mais c'est quand même des points en terme identitaire en terme de d'éléments de contenu de son programme qui disent quelque chose du projet qu'il veut.
Et puis euh dans son discours d'hier, on a trouvé là aussi un certain nombre de points de repère. Je pense qu'il y il y a quelques éléments. Euh un projet massivement optimiste.
On a parlé de massif, massivement optimiste. L'optimisme, c'est quelque chose d'important. Nous sommes dans un pay dans un pays qui ne le cultive pas suffisamment sans doute le p l'un des pays les plus.
Allez, on parle de Gabriel Atal dans une minute. Mais vous vouliez réagir B. Non, c'est que c'est que 50 milliard le le deal fiscal pour les entreprises 50 milliards et cetera.
Produire plus, c'est quoi ? produire plus, c'est c'est plus d'annuité avant la retraite, c'est moins de congé, c'est des journées, j'en sais rien, des journées de travail plus longues, des semaines de travail plus long, ça change tout précisément et cet espèce de flou là euh pour l'instant bon il OK, on attend, on a bien compris, il va falloir il va falloir en sortir. Allez, chapitre comme prévu sur la famille centriste avec Steve Jourdin tout de suite qui nous rejoint.
Steve Jourdin, bonsoir Steve. Bon anniversaire, c'est votre anniversaire. A aïe aïe.
C'est pas très sympa parce que c'est un contron qui fait un peu mal. Voilà, je vous en dirai pas plus. Vous allez nous parler d'un pacte conclu entre Gabriel Atal et Édouard Philippe.
Officiellement, Thomas, rien n'est signé. À notre connaissance, aucune goutte de sang n'a été versé sur un document. Mais un accord existe bel et bien entre les deux anciens premier ministres.
Gabriel Atal l'a confirmé. C'était la semaine dernière sur France info. En début d'année prochaine.
Le moins bien placé des deux se retirera de la course. L'objectif affiché, c'est d'éviter un second tour France insoumise rassemblement national. Un second tour que Gabriel Atal qualifie de terrible pour les Français Thomas.
Oui, effectivement. Et d'ici l'année prochaine, qu'est-ce qui va se passer ? Alors, selon l'accordellé mois de février, le principe est simple.
Chacun mène sa campagne dans son coin, défend son projet, rêve de l'Élysée le matin en se rasant. Une seule règle, une seule à respecter. Ne pas se tirer dessus.
Pas de coup. En gros, concurrence mais avec modération. Pour le reste, rouler jeunesse et on verra bien ce qu'il en sortira.
Et que pensent les autres personnalités de du bloc central qui qui éventuellement ont des véléités présidentielles ? Alors officiellement, elle n'en a pas. Ellisabeth Borne, elle vient par exemple de quitter la direction du parti Renaissance.
Elle reproche notamment à son patron Gabriel Atal d'être trop à droite, mais ça ne l'empêche pas de faire la même analyse que lui. Écoutez, elle était l'invitée hier du grand jury RTL Public Sénat. Bien évidemment qu'il faudra qu'il y ait un seul candidat.
Moi, je soutiendrai tout candidat qui est qui représente notre famille politique, qui rassemble et qui permet déjà d'éviter un deuxième tour entre les extrêmes et qui permet d'éviter une victoire du Rassemblement national. Bon, il y a un certain nombre de d'autres candidats qui doivent se frotter les mains. Pensez à Bruno Retaillot.
Oui, évidemment c'est ça. Il observe tout ça avec beaucoup d'intérêt pour pas dire de beaucoup de gourmandise. Pour le patron des LR, ce pacte offre un argument simple.
Atal Philippe, c'est kif kif. Ils appartiennent au même mont celui du macronisme. Ce pacte montre que nous n'avons rien à voir avec le macronisme, nous dit Bruno Rotaillot.
Sous-entendu, eux sont les héritiers. Moi, je suis la rupture à ce stade. Il ne précise pas s'il accepterait lui-même de se retirer s'il était moins bien placé dans les sondages en début d'année prochaine.
Réponse peut-être dans les prochains mois. Merci beaucoup Steve. Alors, on parlera de Bruno Retaillot dans un instant et peut-être un mot de de Gabriel Atal Salvin, vous l'avez évoqué tout à l'heure.
Bon, on a vu que le palier d'Edouard Philippe était pas si solide que ça. Et celui de Gabriel Atal, quelle quelle différence entre les deux entre les deux anciens premier ministres d'Emmanuel Macron dans l'opinion ? Alors, c'est vrai que Édouard Philippe, c'est celui finalement qui a une stature très transpartisane et c'est assez unique dans le paysage politique actuel.
C'est-à-dire que il peut rassembler autant des personnes des sympathisants de centre gauche que la droite républicaine. Gabriel Tal, c'est plus compliqué, il est beaucoup plus centré. C'est un électorat aussi plus de de davantage de de cadre chez Édouard Philippe, chez Gabriel Atal.
Euh il y a une petite dimension euh sociétale et sociale qui euh qui affleur le vrai sujet effectivement pour Édouard Philippe, c'est notamment cette dimension euh euh sociale. Les employés et les ouvriers notamment euh expriment très peu d'intention de vote à l'égard euh d'Édouard Philippe. Donc il y a il y a il y a cette question de effectivement de de positionnement et puis il y a la question aussi des compétences et là sur cette dimension effectivement Édouard Philippe il est très en avance par rapport à à Gabriel Atal non seulement parce que il a effectivement cette expérience locale hein avec avec le Havre mais aussi bah son expérience en tant que premier ministre a été beaucoup plus longue effectivement que celle de de Gabriel Atal.
Et puis il y a une dimension dans l'image de de d'un film qui est intéressante, c'est cette dimension effectivement de euh parler vrai euh reconnaître ces erreurs, euh reconnaître effectivement qu'on a pas fait forcément qu'on ne sait pas déjà et qu'on n pas pris euh le bon chemin. Ça c'est vraiment le le la gestion de la crise Covid. On est en pleine crise internationale.
Les Français peuvent se dire c'est aussi rassurant de d'avoir quelqu'un qui sait tenir quelque part un état ou en tout cas qui a réussi à faire en sorte que la crise du Covid soit à peu près gérée dans de bonnes conditions. Ce ce gentleman agrément entre Édouard Philippe et Gabriel Talent s'ils sont vraiment plus c'est serré moins ça tient quoi. Soyons soyons honnête.
C'est c'est moi j'évoquerai pas le terme de gentleman agreement. Je pense que c'est tout plus basiquement une question de responsabilité euh qui se posera pas uniquement à eux deux d'ailleurs, qui se posera peut-être aussi à Bruno Rota. C'est-à-dire que la question qui se posera alors à quel moment là on peut en discuter longuement.
Est-ce que c'est à la fin de l'année ? Est-ce que c'est en tout début d'année d'année prochaine ? Mais en tout cas, si il existe un risque de alors je sais pas, je vais pas parler de toirasisation ou de chevainement enfin et cetera en tout cas de quoi de phénomène de de type de de celui qui est arrivé à l'ion Jospin.
Est-ce qu'il existe un risque de même nature ? Je pense que l'esprit de responsabilité tout simplement indépendamment de tout gentleman agreement voudra celui qui peut être la cause d'un tel cataclysme se retire et soutiennent le candidat le mieux placé. Bien bien sûr.
Donc ça veut dire que ce sont les sondages qui feront le qui feront les primaires. Ça veut dire de fait que oui, c'est au vu des sondages sans doute et peut-être pas que des sondages mais beaucoup des sondages quand même effectivement que ce type de raisonnement sera mené. Vous avez signé allez-y c'est pas les sondages c'est l'opinion.
Enfin voilà, c'est nous que mesurer le sondage reflétant l'opinion. Vous avez signé Breer la biographie de Philippe dont on parlait le le si et puis aussi une une biographie de Gabriel atage le l'ange l'ange exterminateur c'est ça le titre j'avais j'avais oublié le le titre. Qu'est-ce qu'il est différencie profondément ?
Euh je pense que beaucoup est dans les titres [rires] euh c'est-à-dire et et je pense que le le on va observer une campagne qui va pas du tout être identique. Euh c'est pour ça que peut-être Edor Philippe prend un petit risque à y aller doucement piano parce que parce que parce que Gabriel Atal euh c'est un tueur vraiment [raclement de gorge] et et que et que et que il ne s'arrêtera pas et que moi j'ai été frappé d'entendre vous savez il y a quelques semaines, vous aviez l'un et l'autre qui qui ont été un peu accusés de traîries vis-à-vis d'Emmanuel Macron, deux anciens premier ministres qui luient beaucoup et puis qui et qui qui font min en fait de de prendre leur distance. Sauf que il y en a un qui demande une élection anticipée présidentielle et et face à la levée de bouclier qui s'excuse 15 jours après.
H euh Gabriel Atal, il accélère. Je il y a il y a vraiment enfin ça ça va c'est c'est c'est pour ça que je disais que c'était c'était assez nouveau cette façon de cogner de de d'Edouard Philippe contre le contre le RN et d'ailleurs c'était frappant de voir que bon bah c'est il prend des risques aussi dans ces cas-là et il s'est pris en retour tout le tous les cadres du RN parce que manifestement il s'est un petit peu un petit peu emmêé les pinceaux dans une affaire à Carpentra Oui. Il y a eu marchal qui a été diffusé et en fait c'était une association qui s'était trompée qui l'a dit et c'était pas la mairie qui a pris la décision.
On peut dire que c'est pas grave mais n'empêche que ça va pas l'inciter à continuer à rapid fondamentale pour moi et juste en en terme de différence aussi il y a vraiment un côté très émotionnel chez Gabriel Atal et beaucoup plus institutionnel chez Édard Philippe et ça effectivement on voit bien effectivement qu'il est davantage perçu comme un président potentiel mais il y a pas de il y a pas cette dynamique et c'est pour ça que Gabriel Atal s'il y avait un ticket pourrait apporter cette dynamique là et et ce ce niveau émotionnel. Alors, il commence avoir pas mal de de questions de téléspectateurs et téléspectatrices. Merci de participer.
Martine qui nous écrit de reince des cadres LR. Pourrait-il raller Édouard Philippe si la campagne de Bonotaillot ne prend pas ? Ça c'est le Je vous vois sourire parce que c'est c'est des cadres et des personnalités.
Philip un scénario qui n'est absolument pas impossible effectivement et on verra bien, on va pas parler à la place des des personnes euh mais il est pas improbable le moment venu qu'il y a un certain nombre de personnalités issus des républicains qui rejoignent Édouard Philippe. Bien sûr. Alors Édouard Philippe, on va l'entendre.
Il était donc hier à Reince. Alors il a rappelé une évidence. Je suis de droite dit-il.
Je viens de la droite, je l'ai dit sur le perron de Matignon le jour de ma prise de fonction et croyez-moi à l'époque ça en a surpris quelques-uns qui ne s'y attendaient pas. À l'époque, on disait que tout ça n'avait plus de sens. Je sais d'où je viens et je vais pas m'en excuser de la même façon que je ne vais pas m'excuser d'avoir été le premier ministre, le premier premier ministre d'Emmanuel Macron.
Et je suis assez fier d'avoir été le premier premier ministre d'Emmanuel Macron. Je suis fier d'avoir été au fond le seul premier ministre de ces 10 dernières années à avoir réduit en même temps, si vous me passez l'expression, le chômage, les impôts et le déficit. Alors, il y a certains de nos téléspectateurs qui se souviennent pas exactement ou pas seulement de ça.
On a Norbert qui nous écrit de Bionville. Édouard Philippe est à l'origine des 80 km/h du confinement pendant le Covid de la et parle de la retraite à 67 ans. Les Français et françaises ne sont pas d pour ma part.
Je n'oublie pas mon bulletin de vote ne sera pas pour lui. Au moins, c'est clair. Voilà un qui est décidé.
Claude qui nous écrit de venerque ou venerc pardon pour les prononciations qui sont peut-être un peu hasardeuses de temps en temps. Édouard Philippe vraiment premier ministre pendant 3 ans donc en grande partie responsable du bilan macroniste, bilan rejeté à plus de 66 % par les français au législativ 2024. Est-ce que c'est sérieux ?
Vous allez pouvoir répondre évidemment, mais c'est vrai qu'il y a il y a deux il y a plusieurs façons de lire le bilan de d'Edouard Philippe à Matignon. Beran Gerbond, les gilets jaunes, c'est quand même un c'est quand même une tâche dans son bilan. On peut difficilement dire le contraire.
CL c'est clair. Et c'est un problème qui n'est pas réglé et on le voit avec [raclement de gorge] les questions énergétiques qui ressurgissent là avec les tensions au Moyen-Orient. Il y a un problème autour des questions énergétiques et du de de la transition énergétique que je n'ai pas entendu hier. euh dans le discours de de Ddouard Philippe par exemple là aussi euh et et et peut-être qu'il va y avoir des petits des petits débats au sein d'horizon de ce point de vue là parce que quelqu'un comme Christophe Béchu par exemple est très très attaché à ça.
Euh Édor Philippe beaucoup moins. Euh bref euh en tout cas ça c'est un sujet euh on retient c'est vrai souvent sa gestion du Covid euh assez sereine reconnaissant ses erreurs. Je reconnaissant qu'il ne sait pas pendant qu'un Emmanuel Macron courait voir Didy Rault à Marseille.
Enfin, il y avait eu quand même et lui apparaissait comme voilà la valeur sûre et cetera. On a retenu ça mais c'est vrai que le le gilets jaunes ça reste c'est c'est comme quelque chose qui n'a jamais été complètement traité et qui va tôt tout tard enfin qui est là l'attend en fait. Ouais.
Vous allez pouvoir répondre évidemment. On parlera de la gauche après hein parce que c'est aussi un enjeu très important. Ce sera notre dernier chapitre, mais euh on a bien compris qu'Édouard Philippe euh cherche à quand même tout en assumant le l'héritage à se décoller de l'étiquette macroniste.
Euh comment l'opinion le perçoit ça ? Ça reste d'abord le premier premier ministre d'Emmanuel Macron ou alors il y a ce sentiment que effectivement il a pris ses distances, il a souhaité, on va dire ça comme ça, éventuellement une présidentielle anticipée ? D'ailleurs, il avait un peu défissé si je me souviens bien dans les enquêtes d'opinion après.
Comment les Français le perçoivent ça ? En fait, je pense que le le le l'éloignement avec Emmanuel Macron était plutôt souhaité et souhaitable euh en terme d'opinion. C'est-à-dire qu'effectivement Emmanuel Macron a une telle euh code de défiance qu'il fallait effectivement s'en s'en éloigner mais en proposant quelque chose et c'est là en fait qu'effectivement Edard Philippe, il a fait que la moitié du chemin quelque part.
Il a euh pris ses distances mais sans dire qu'est-ce qu'il voulait qu'est-ce qu'il voulait faire à la à la place. Donc effectivement, quand quand on se euh détache ou quand on en tout cas se euh désolidarise d'un camp, c'est mieux de de bah d'annoncer ce qu'on va faire. Et c'est là où effectivement on l'a vu dévisser dans l'opinion.
Pourquoi ? Parce qu'il y a rien qui a été proposé derrière. un un mot sur le lesçons des gilets jaunes finalement quand il vous en parle quelle leçon il a tiré beaucoup d'humilité par rapport à ça parce qu'effectivement vous l'avez dit c'est un mouvement qui vient de de beaucoup plus loin que certains épiphénomènes qu'on a bien voulu accoller à à la jeunesse de ce mouvement qui qui révèle un certain nombre de choses et donc qui amène à être très très humble et à observer beaucoup de prudence par rapport au mouvement d'opinion et par rapport à l'analyse qu'on peut en faire.
Et donc effectivement faut pas l'occulter, vous avez raison. C'est un c'est un épisode, c'est pas le seul hein. Il y a il y a eu d'autres épisodes de de tension sociale un peu forte lors lors des dernières années.
On parle on pourrait citer d'autres d'autres types de mouvements plus anciens. Mais moi, je voudrais revenir sur le bilan en général. Sur le bilan en général, aucun bilan n'est totalement univoque et Édouard Philippe l'a dit lui-même, "J'ai réussi des choses, il y a des choses que j'ai moins bien réussi mais je pense qu'il faut pas se priver en revanche et il l'a fait, de mettre en avant un certain nombre d'éléments de bilan qu'on ne met pas suffisamment en avant.
Donc ça c'est les les outils les arguments de campagne qu'il a donné au cadre chômage qui a été quand même quelque chose un élément de préoccupation de nos concitoyens assez fort qui était qui est une réalité. Aujourd'hui, on parle de du déficit de l'endettement. Euh, il a été un premier ministre qui a fait baisser quand même le déficit d'une année à l'autre.
Effectivement parce qu'il est parti juste temp le quoi qu'il en coûte, je sais pas s'il aurait pu l'arrêter s'il était resté. Profité de de ce qu' avait fait la gauche juste avant peut-être aussi. En tout cas, pendant les années 2017, 2018, 2019, c'est-à-dire avant le Covid effectivement, c'est quelque chose qu'il a qu'il a bien géré.
La baisse la baisse des impôts. Donc il y a quand même, je peux témoigner d'une réforme majeure qui est la réforme du marché du travail. euh qui a été faite en début de quinquid, la réforme de l'apprentissage également dont je peux témoigner euh puisque qui qui sont des des réformes structurantes.
Je pense que la marque de fabrique aussi qui est importante et qui qui est révélatrice de ce bilan, c'est le réformisme. de quelqu'un qui a fait des réformes et qui à une époque où c'était possible de faire des réformes parce qu'il y avait une majorité c'était possible et une époque où où il faudra que ça soit possibleement ça pose la question de la majorité qu'il pourrait construire en en cas de de victoire et donc ça ça oblige aussi à regarder vers la gauche de l'échiquier politique. Expliquez-nous son équation à gauche.
Alors déjà c'est vrai qu'il y a une équation un peu identitaire. il le dit, je viens de la droite mais j'ai été aussi le premier premier ministre d'Emmanuel Macron en marche. J'ai créé un parti qui est horizon.
Donc on voit que on a plusieurs étiquettes et euh pendant un temps d'ailleurs Édouard Philippe avait prophétisé cette idée de du rassemblement d'une partie de la gauche, une partie de la droite et on voit qu'il a totalement quitté euh ce lexique pour rassurer ses soutiens. Il l'a redit hier pour profiter pour paraphraser un documentaire sur lui. Il est un pote de droite hein Édouard Philippe, ça ne fait aucun doute.
Gêné par le voile, retraite à 67 ans, simplification administrative et cetera. Mais alors pourquoi est-ce que moi je vais vous parler de la gauche ? parce qu'il y a un certain nombre de voix de gauche qui disent surtout pas Jean-Luc Mélenchon.
C'est ça. Alors, on est bien d'accord, c'est cette fameuse, vous savez, l'étiquette gauche non mélanchonniste, hein, dont se réclame un certain Jérôme G qui s'est dit ne pouvant ne pas être gêné justement par ce vote Édouard Philippe. Et bien, on a une équation tout à fait inédite, c'est que là en 2027, on sait que c'est dans la culture de la gauche de faire barrage au RN et cette question du barrage, elle pourrait arriver dès le premier tour parce queil y a un deuxième barrage, c'est le barrage Jean-Luc Mélenchon.
Donc comment on se situe dans cette équation ? Et bien on sait qu'il y a trop de candidats à gauche et que donc la division c'est quand même quelque chose qui a toujours coûté à cette famille politique. Si je devais le dire avec une formule choc, je dirais la division de la gauche tue et elle le sait hein qu' faire l'exemple dont vous avez parlé Lionel Jospin et Christian Tobira.
Et de ce fait et bien on se demande s'il faudra pas afficher de l'unité un peu tôt. Moi, je me suis amusé avec cette phrase de à gauche mais pas plus loin qui est en fait euh un élément de notre histoire de la 3e République, les républicains opportunistes, qui étaient en fait entre deux feux, on va dire les ultras, les royalistes et les rouges, les communards. Et donc, on se disait toujours la doctrine, c'est à gauche mais pas plus loin.
Est-ce que ça s'applique à droite ? Bon alors mariage ou pacte de non agression, je sais pas quel terme employé, pas si simple quand même qu' pas si simple parce que la gauche a du mal quand même avec on l'a dit le bilan macroniste notamment l'homme des gilets jaunes du confinement et cetera et puis avec un programme quand même annoncé comme au moins économiquement assez austéritaire, petite tronçonneuse mais tronçonneuse quand même dans l'état gouvernance par ordonnance dans les premiers mois. Donc on voit bien qu'on se situe quand même dans un primat du régalien.
Attention, n'est pas loin du retaillot dans le texte pour certains éléments. Les écologistes se méfient, hein. Donc, il y a une division dans cette famille aussi entre ceux qui souhaitent la primaire et ceux qui ne la souhaitent pas.
Et puis j'ai envie de vous dire dans dans l'histoire récente, j'ai tendance à à considérer qu'il faut se méfier un peu des packs de non agression du PS qu'on faire Sébastien Lecorn avec le budget, le cas aussi de François Baot qui est resté sur le grill pendant quelques mois. Donc, Édouard Philippe se méfie assez légitimement. On sait aussi qu'il doit conserver une base ataliste et peut-être au moins euh une forme de d'alliance négative avec Bruno Retaillot.
Donc euh le socle commun parlementaire euh il va être très difficile à construire, on le comprend. Est-ce que finalement la solution ce n'est pas de pas trop attaquer pour essayer de permettre au moins une potentialité négative de la part de la gauche ? Ça c'est une question de campagne qui va vraiment attaquer la gauche pour que pas non plus. ce moment où on se dit on ne soutient pas mais onattaque pas et donc on se laisse des portes ouvertes.
Je pense que ce sera un peu ces portes glissantes qui existeront. Bref, on le comprend, l'élection de 2027 ne ménagera pas les sensibilités partisanes alors qu'on a un RN qui est a priori censé avoir une place au deuxè tour. Et il l'a dit Édouard Philippe, on recomposera les alliances, on recomposera les chiquiers politiques.
Mais alors, est-ce que cette gouvernance négative produira de meilleurs effets qu'en 2022 ? J'ai envie de vous dire de question. Votre avis Beran Gerbond sur un un un soutien à minima ou un pack de non agression ou où effectivement pour reprendre Jérôme Geges personnalités de gauche qui disent bah non surtout pas le RN mais surtout pas Mélenchon non plus donc peut-être qu'on votera Édouard Philippe est-ce que c'est pas un une sorte de cadeau empoisonné quand même pour l'ancien premier ministre il y a il y a un gros piège en fait identitaire Jérôme G faut quand même aussi préciser que c'est son ami de Longiser les na ensemble il y a un petit pris un peu particulier pas perdre de V mais c'est C'est vrai qu'il y a il y a une forme de piège.
On va rendre à César. Ce qui est à César, nos confrères de l'opinion font une analyse assez intéressante ce matin là-dessus. Et c'est vrai que en citant notamment François Hollande qui lui fait le pari que que Édouard Philippe va être obligé de se droitiser pour ne pas perdre sa droite justement et donc dégageant un peu l'espace au centre, ce qui va lui laisser le le l'espace.
Et donc en fait, c'est vrai que si s'il va un peu trop chercher, si si s'il y a trop de voix de gauche comme ça qui viennent le le lui faire des des grandes déclarations, ça va être compliqué euh de complètement les ignorer. Euh mais à droite, l'électorat droite voilà ne ne va plus suivre. Donc il y a oui, effectivement un piège.
Et est-ce que leur Salvin, les électorats potentiels d'Edouard Philippe et de alors je vais dire Raphaël Gluxman, ils sont poureux ? Est-ce qu'ils se ressemblent ou pas tant que ça ? Euh ils sont poureux clairement.
Effectivement, vous avez aujourd'hui 49 % des sympathisants de gauche qui considèrent qu'Edouard Philippe a les compétences pour devenir président. C'est donc effectivement, il y a pas de disqualification a priori. Euh 41 % considèrent effectivement que Édouard Philippe aussi représente bien la France et les Français.
C'est beaucoup hein. Quatre sympathisants de gauche sur 10 sur C'est c'est quand même pas mal. Et euh par rapport à Raphaël Gruxman, évidemment, il il est beaucoup plus euh il rassemble davantage effectivement à gauche, mais il y a un certain nombre d'électeurs, notamment des cadres effectivement qui pourraient basculer euh d'un côté comme de l'autre.
Je pense aussi que si Édouard Philippe a rappelé qu'il était de droite, c'est peut-être aussi pour combattre ce ce ce ce ce type de comment dire de piège exactement. Disant attention, ne nous trombons pas, je vais pas faire des alliances avec la GA. Un mot de conclusion, une minute Franck Morel parce que ça peut être le retour du en même temps ce dont on parle hein.
Attention, la meilleure des postures, c'est surtout d'être soi-même. Et être soi-même pour Édouard Philippe, c'est effectivement, vous l'avez dit, c'est quelqu'un qui préfère s'affirmer positivement plutôt que négativement. Alors, modulo les extrêmes effectivement, un cas particulier, mais sinon ça c'est un point effectivement important.
Et ensuite, l'analyse doit être nuancée au regard de l'ensemble des propositions. Faire de l'éducation une priorité, c'est quelque chose qui parle plutôt à la gauche. En revanche, être ferme sur les questions régaliennes et sécuritaires, c'est quelque chose qui parle plutôt à la droite.
C'est pas dû en même temps, mais c'est le fait d'être soi-même avec un certain nombre de de priorités, de préoccupations fortes. Bon, on a bien compris qu'il va falloir attendre encore un peu pour avoir le massif, mais bon, ça s'appelle une stratégie de de campagne et une gestion du temps long. On l'a bien compris grâce à vous.
Merci beaucoup d'avoir participé à notre débat vos livres. Alors le travail et la solution aux éditions Herman coécrit avec Bertrand Martinot et puis je cite votre biographie consacrée à Édouard Philippe Beranger le si les faces cachées d'Édouard Philippe aux éditions de l'archipel. À bientôt sur sur Public Sénat.
J'ouvre le second débat de ce sens public consacré au féminicides en France. Depuis 9 jours, six femmes sont mortes sous les coûts de leurs conjoints ou exconjoints. Les chiffres sont là, ils ne baissent pas.
Pourquoi la France n'arrive pas à stopper cette spirale alors que la lutte contre les violences faites aux femmes est la grande cause des deux quinquenats d'Emmanuel Macron ? Avant d'en débattre, premier constat en image signé, Cécile Sixou. Il y a quelques jours derrière les volets de cette maison du Valdoise, un homme tue sa femme et ses deux enfants avant de se suicider.
Un féminicide, un de plus, en 2026 où le compteur affiche déjà une quarantaine de femmes décédées assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint. Au total, en 2024, 1283 femmes ont été victimes de féminicides ou de tentativ, soit 11 % de plus en un an. Cela représente plus de trois victimes par jour.
Des chiffres qui s'expliquent selon la fondation des femmes par un des engagements de l'État sur ces questions. Il y a clairement une démobilisation institutionnelle euh financière aussi depuis 2 3 ans sur la question des féminicides qui étaient euh au cœur en tout cas qui avait fait l'objet d'une vraie mobilisation après 2019 et le grenel des violences conjugales. On pense que cette démobilisation, elle est grave, il faut la prendre au sérieux parce que ça a pour impact de conduire à la mort de plus de femmes et de plus d'enfants aussi qui sont souvent des victimes collatérales.
Pourtant, depuis 2019 et le grenel des violences faites aux femmes, les dispositifs de protection ont été largement renforcés avec la mise en place d'un numéro d'urgence, le 3919, les ordonnances de protection, les téléphones graves danger, les bracelets antiapprochement ou encore l'aide universelle d'urgence. Mais chaque année, les besoins augmentent car les femmes parlent plus et portent plainte plus facilement. Elles sont donc de plus en plus nombreuses à se mettre en danger.
L'augmentation du nombre de plaintes se traduit aussi par une augmentation du nombre de séparations avec les conjoints violents et c'est justement au moment de ces séparations que les femmes sont le plus à risque. La plupart des féminicides se se passent dans un contexte de séparation avant ou après la séparation d'ailleurs. Et vraiment l'augmentation de ces séparations provoque aussi une une des raisons pour lesquelles les chiffres se maintiennent à des niveaux aussi élevés.
Les associations en première ligne réclament plus de moyens et notamment une augmentation du nombre d'hébergement d'urgence, mais aussi la formation généralisé des forces de l'ordre qui prennent en charge les plaintes. Et on se demande comment mettre fin à ce cauchemar français des féminicides. J'accueille Dominique Verrien.
Bonsoir, bienvenue. Vous êtes sénatrice centrice de Lyon et présidente de la délégation au droits des femmes. Christel Tarot, bonsoir.
Bienvenue à vous aussi. Vous êtes historienne, directrice de l'ouvrage féminicie d'une histoire mondiale publiée aux éditions de la découverte. Denis Salas, bonsoir et bienvenue à vous aussi, magistrat, président de l'association l'Association française pour l'histoire de la justice.
Euh je vais citer deux de vos livres, le déniol essai de justice narrative aux éditions Michalon et puis le tout dernier Robert Banatinter, une passion pour la liberté chez le même éditeur Michalon et un Charlin Bzina est également à mes côtés évidemment constitutionnaliste et littorialiste pour pour sens public. Je reprends ce ces ces chiffres que euh nous donnent les associations euh ce lundi, six féminicides en 9 jours et et ce mot de cauchemar français, je sais pas si vous l'employez, mais moi c'est celui qui m'est venu spontanément. Pourquoi on narrive pas à en sortir ?
Quand on va en sortir de ce cauchemar ? C'est effectivement un cauchemar et aujourd'hui en fait on se focalise beaucoup sur la réparation, la punition et pas assez me semble-t-il sur comment on évite d'arriver à ça. Comment on fait que une relation de couple puisse être paisible ?
Comment on fait que on ait le droit de dire non sans se faire frapper ou sans se faire tuer ? Et donc c'est là-dessus qu'il faut vraiment jouer au niveau de la délégation aux droits des femmes. Je pense qu'il y a pas une fois une séance où on ne parle pas de l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.
Si on l'avait mise en place il y a 20 ans comme c'était demandé aujourd'hui je pense qu'on en serait pas là. Mais vous entendiez pardon vous interrompre dans notre sujet d'ouverture ces termes de démobilisation institutionnelle depuis plusieurs années. Est-ce que vous le ressentez ça ?
Alors si je parle si jamais je j'évoque les Vars oui clairement il y a bien 15 % à la programme d'éducation à la vie relationnel et sexuelle évidemment on parle pas de sexualité à des maternel on parle de mon corps et mon corps et parlons de l'inceste c'est aussi un fléau dans notre pays et puis progressivement et en tout cas on parle de l'égalité et du respect et si jamais on l'avait mis en place or 15 % seulement des établissements scolaires le mettent en place donc on a beau dire que c'est une grande cause si on ne le fait pas à tous les niveaux pour pacifier ce que peut devenir le couple. En ce moment, on est en train de faire un un rapport sur les masculinistes. Mais c'est terrible.
Quand on voit le HCE qui sort un rapport qui montre que les plus jeunes sont plus sexistes que les aînés, on se dit mais qu'est-ce qu'on a fait ? Comment on n pas travaillé avant pour éviter ça ? Et évidemment après le haut conseil à l'égalité haut conseil à l'égalité.
Ha conseil à l'égalité. Et si jamais on pouvait travailler en amont, ben on aurait moins à réparer derrière. Alors, vous posez un certain nombre de thématiques qu'on va développer euh ensemble évidemment en longueur avec ce euh ces chiffres donnés par la fondation des femmes.
Il y a un féminicide ou une tentative de féminicide toutes les 7h en France. Pourquoi ces chiffres ne baissent pas, Christ ? Bah, à peu près pour toutes les raisons qu'on a déjà évoqué.
C'est-à-dire que le problème est multifactoriel. C'est un problème d'abord d'éducation. Enfin, moi je suis tout à fait d'accord avec vous.
Je pense que il faut changer de paradigme. On peut pas en fait faire baisser les féminicides, voir même les éradiquer. Tant qu'on met pas véritablement en place une société d'égalité.
Je parle pas d'égalité formelle parce que l'égalité formelle est acquisme de notre pays. Je parle d'égalité réelle en fait. Euh c'est pourquoi dans Féminicide une histoire mondiale, j'ai développé l'idée d'un continuum féminicidaire pour expliquer que ce qui nous scandalise, c'est ce qu'il y a de scandalis vraiment de scandalisant, c'est-à-dire les exécutions de femmes.
Parce que pour moi, un féminicide, c'est ni un meurtre ni un assassinat, c'est une exécution. Et je suis pas d'ailleurs la seule à le dire parce que parfois les magistrats sont tellement hallucinés de voir ce qui se passe, y compris dans les cours d'assist qu'ils emploient eux-mêmes ou elles-mêmes ces termes. Donc ça c'est un point je pense très important. pardon interrompre un un regain de effectivement de où où dans ces chiffreslà, est-ce que vous le liez à à ce masculinisme, à ce regain, une espèce de réaction quoi ?
Oui, ben ça c'est évident pour moi. En fait, les féminicides, ça participe à une riposte masculiniste qui est le produit en fait de notre monde postmou quoi d'une certaine manière. Mais c'est pas spécifique à notre temps très contemporain.
Dans l'histoire, on a déjà observé ça à de multiples reprises. C'està-dire qu'à chaque fois que les femmes remettent en cause la domination masculine de manière assez vindicative, on peut dire, elles se prennent une riposte masculiniste. Et pour moi, les trois bras armés du masculinisme, c'est les attentats masculinistes, les féminicides et la nouvelle pornographie qui constitue en fait un bloc extrêmement compact et d'ailleurs ça impacte aussi nos jeunes évidemment pas seulement sur le terrain des féminicides mais aussi sur le terrain des pratiques et des représentations des imaginaires sexuels du système alors il y a eu pourtant en 2019 de Saladas un grenel des violences conjugales.
Ça n'a pas servi à rien quand même. Ah non non non. Le Grenel le Grenel a a énormément apporté non seulement au traitement du féminicide mais à la capacité qu'a eu l'institution judiciaire et législative de d'y répondre et on en a parlait tout à l'heure la la capacité qu' l'institution de répondre par des par des outils nouveaux qui ont été inventés a été décisive.
Je pense par exemple à l'ordonnance de protection comme outil de prévention du du de l'engrenage de la violence conjugale a été qui qui a été adopté en 2010 a été est appliqué massivement aujourd'hui par les juges aux affaires familiales et est un outil très précieux ça permet ça permet immédiatement de séparer les couples qui sont en situation de violence de prendre une mesure de protection de l'enfant immédiatement soit par un placement un tiers d' confiance soit d'une autre manière. Ça permet également de donner de de permettre immédiatement de de donner une orientation à la procédure en saisissant un juge des enfants, un juge d'instruction et surtout aussi de de désigner une enquête sociale qui permettra de donner de de placer de prendre des mesures en urgence dans les 6 jours. Donc c'est très rapide pour permettre de prendre des mesures de protection.
Donc son c'est un outil de prévention majeure et qui qui s'est constamment développé, qui est une un outil qui est entre euh l'outil pénal, la la coercition et en même temps euh dans le champ civil et qui est décis, il faut ajouter le bracelet anti le bracelet antiapprochement et le téléphone grave de logique qui sont on y reviendra là-dessus sur ces outils. Est-ce qu'il fonctionnent plus ou moins bien ? Il y a il y a de quoi il y a de quoi débattre à chaina.
Je pense qu'il faut qu'on insère un nouveau temps dans ce qu'on a étudié, le droit pénal, l'éducation. Il me semble que la question de la plainte, de la manière dont on va traiter la parole de la victime, c'est quand même quelque chose sur lequel la France est en retard. On va parler des systèmes espagnols et italiens, mais cette question de savoir aussi comment on va euh au moment où on sent le danger arriver et la la la fracture est en réalité très difficile à évaluer dans un couple, mais euh la parole de la victime, l'entendre, avoir des brigades spécialisées, beaucoup de systèmes européens le font.
Là, il y a quand même une question qu'on doit se poser. Je sais qu'il est question aujourd'hui d'un d'un conseil des victimes, de savoir comment on écoutera mieux la parole des victime. Je pense que c'est vraiment une des clés problème.
Alors, on va on va rester sur cette thématique. Je vous propose dans d'entendre un témoignage. C'est la présidente de l'Union nationale des familles de féminicides, Sandrine Bouchet, qui rappelle que on parle là des violences faites on a on parle d'une grande cause du quinquena qui avait été non seulement défini par Emmanuel Macron là pour ce quinquena mais aussi pour le précédent.
Écoutons là, c'était la grande cause du quinquena et on a bien vu que c'était pas suffisant pour faire baisser les chiffres puisqu'il y a eu une hausse en 2025 de 11 % des féminicides. Les violences conjugales continuent également d'augmenter. Donc il faut continuer à sensibiliser encore, encore et encore.
Personnellement, moi, la seule sensibilisation que j'ai vu, c'est les peines qui sont plus lourdes aujourd'hui dans les cours d'assise parce que avec des actions comme celles qu'on mène aujourd'hui, ça sensibilise le grand public et ce sont eux qui sont les jurés des cours d'assise. Donc les peines sont plus sévères. Sur le reste, c'est encore très à la nous sommes encore très à la traine.
Des peines plus sévères, sur le reste, on est encore à la traîne. Ça rejoint une question posée par Marie Odil qui nous écrit de Paris. Comment est-il encore possible que des femmes se retrouvent tuées par leur mari alors qu'elles avaient porté plainte à plusieurs reprises au commissariat ?
Domic Verrien et effectivement cette question de la plainte, de la réception de la plainte, de ce qu'on met en place et de ce que peuvent mettre en place les policiers ou les gendarmes. Quand on a commencé avec Émilie Chambler à étudier nos travaux pour le plan rouge- viif, j'avais à ce moment-là dit au ministre de la justice, j'ai déjà vos trois premières préconisations, c'est formation, formation et formation et formation évidemment des policiers et des gendarmes qui accueillent pour pouvoir être formé, pas poser des questions enfin sans sans rapport avec la question du style comment étiez-vous habillé. Voilà.
Et ça date de quand ce programme de formation ? Alors nous c'est dans 2023, ça a commencé en 2023 à certains endroits et je dois vous le dire pour moi la gendarmerie s'est vraiment mis en ordre de marche et alors ils sont nombreux à être formés mais je vois et au moins dans mon département dans Lyonne on a un colonel de gendarmerie qui pousse les gendarmes à aller se former y compris au contrôle coercitif d'ailleurs pour pouvoir avoir les signaux parce qu'on sait que dans quasi 100 % des féminicides, il y avait du contrôle coercitif qui était mis en place. Le contrôle coercitif, c'est je contrôle comment tu t'habilles, je contrôle ce que tu manges, je contrôle à quelle heure tu rentres.
C'est beaucoup plus intéressant du pour le pour le gendarme puisque c'est vu du côté de l'auteur. Et là, il y a plus est-ce que c'est une pauvre victime sous-prise, mais il y a bien une stratégie mise en place par l'auteur et du coup on on pourchase le méchant et on cherche pas à faire de la sociologie avec la gentille. OK.
Mais alors bon, j'entends que il y a un programme de formation qu'il est peut-être plus développé dans la gendarmerie. Oui. que que que en zone police, il faut encore que ça se développe.
Mais malgré tout de Salas, il y a encore et encore récemment enfin des des féminicides où on voit que ben les services avaient été alertés. Donc donc ça veut dire que ça marche ça marche pas ou mal ou 30 % qu'on aurait pu éviter parce qu'il y avait une donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a pas assez formé.
Ça veut dire quoi ? La formation, elle est elle est quand même très très engagée dans dans différents métiers concernés par Oui. Moi-même, je participe à des formations sur les victimes de finances conjugales notamment et c'est quelque chose qu'on essaie effectivement d'impulser mais la formation elle est pas toujours obligatoire, elle est souvent facultative donc seul vien chez nous par exemple la magistrature elle est obligatoire en formation continue par exemple et on a plusieurs milliers de magistrats qui viennent se former à ces questionsl chaque année.
Mais si vous voulez, moi moi je le dis souvent que il faut il faut se mettre dans la peau de ceux qui enquêent. Ils ont ils ont affaire à une population à de grands blessés. Il faut faut un peu un peu se dire c'est avoir une empathie à l'égard des personnes qui viennent nous voir et dire que d'ailleurs beaucoup de plaintes maintenant sont peuvent être prises dans les hôpitaux quand il y a des conventions qui sont qui se passent entre la magistrature, la police et les hôpitaux. ce qui crée quand même un environnement plus favorable à la plainte parce que dans une dans un commissariat une gendarmerie, c'est quand même un peu plus difficile d'affronter une parole comme ça un peu froide qui peut être assaée.
Donc voilà cette idée de de s'affronter de se confronter à une parole d'un d'une personne blessée qui vient qui qui à qui effectivement venir en commissariat ça coûte ça coûte énormément. Il faut se mettre un peu dans cet esprit là avoir de l'empathie et aller vers l'autre. Justement si je peux compléter juste 30 secondes parce qu'une victime de psychotraumantisme justement ne génère pas d'empathie et donc si on n'est pas formé en face et bien on ne comprend pas qu'on a une victime face à soi parce qu'elle est pas la victime parfaite en pleur qu'on a envie d'aider.
H Christelar, votre avis sur ce ce point particulier là de de du la réception de la plainte en fait et et du fait que malheureusement ça ne fonctionne pas à chaque fois. On réussit pas toujours à protéger les femmes qui osent et qui ont le courage de venir porter plainte. Bien sûr, avant ça, je voudrais quand même dire qu'il y a formation, mais il y a aussi formatrice et formateurs.
C'est-à-dire que le problème, c'est pas tellement de mettre en place des formations, c'est d'avoir aussi derrière les gens qui sont susceptibles d'expliquer correctement. Par exemple, les concepts de la recherche de pointe. Vous avez parlé de contrôle coercitif, c'est pas c'est pas quelque chose d'évident dîner.
Euh pour saisir les signes, ben faut déjà être capable de de qu'on vous les explique correctement et cetera et cetera. Et donc on a quand même un très grand déficit de de formatrice et de formateurs potentiel parce que il y a il y a des formateurs et des formatrices dont le regard est quand même extrêmement biaisé et qui peuvent ben bien sûr et qui peuvent ajouter du mal au mal si je peux dire euh sans faire de mauvais jeux de mots. Euh sur la question de la plainte, bah c'est évidemment quelque chose d'essentiel, c'est-à-dire la plainte mais ensuite le procès, la défense.
C'est un ensemble de choses qui dysfonctionnent gravement dans notre pays euh et qui pour tous les les crimes, les délits et les crimes sexuels conduisent même parfois les victimes. He je parle pas bien sûr des des femmes féminicidées parce que malheureusement dans de nombreux cas, elles ne sont plus là, c'est pas elles qui porte plainte, mais euh qui qui rebutent même en fait à aller vers la justice, ce qui est évidemment problématique. Ce qu'il faut changer, bah c'est l'injustice testimoniale.
Faut croire les femmes, faut les croire vraiment, profondément, durablement. Il faut éviter le victime blaming, ce que les anglophones appellent le victime bleming, c'est-à-dire l'inversion de la responsabilité et le fait que pour se défendre, on va critiquer souvent extrêmement brutalement les victimes. Ce qui ajoute de la victimisation secondaire parce que vous avez déjà subi un traumatisme et on vous en colle un second sur la tête que vous devez gérer vous-même.
Il faut se rappeler qu'en France, être une victime, ça coûte très cher. Ça coûte très cher psychologiquement, mais ça coûte aussi très cher économiquement. Euh et il n'y a quasiment pas de prise en charge hein.
Par exemple, la prise en charge même médicale du psychotrauma est à la charge des victimes et cetera et cetera. Par contre, la juridictionnelle lorsque c'est un crime est de droit pour la victime, quel que soit ses revenus. Alors, il y a une question qui nous vient d'antib Sylvie qui nous qui nous suit.
Merci beaucoup de d'être fidèle à l'émission. Pourquoi ne pas inscrire le féminicide dans le code pénal ? le thème de votre éditorial dans dans une minute.
Mais j'ai une autre question sur laquelle j'aimerais vous vous entendre. Denis Salas qui nous vient de Renn Margaot qui nous demande qui parle des peines. Les peines contre les féminicides sont-elles assez lourdes pour être dissuasives ?
Est-ce qu'elles se est-ce qu'elles se sont alourdies en quelque sorte ces dernières années ? dans le reportage, une personne le disait tout à l'heure, dans les années 80 pour une un féminicide, enfin on appelle ça un homicide conjugal, on l'appelle toujours comme ça d'ailleurs, c'était des peines qui tournaient autour de 6 à 8 ans. Aujourd'hui, en 2026 on a des peines qui tournent autour de 18 ans en moyenne.
Donc on a une une augmentation considérable des peines qui traduit une prise de conscience au niveau des cours d'assise, des cours criminels départementales de de ces faits. Il y a dans les années 80 euh il y avait énormément de cas de ce type-là qui étaient souvent euh soldés par des nonux. Je me sou à l'époque Lou Altuser, le grand philosophe qui avait tué sa femme, c'était le grand philosophe.
On ne parlait que de lui. On il y avait une compassion à son égard. Euh la justice conclut par un non lieu.
Aujourd'hui, vous avez vous avez l'affaire Quanta me semble un un point de bascule, je pense, parce que à un moment donné, il y a eu deux discours qui sont affrontés. Est-ce qu'on est du côté du du chanteur ou du côté de la victime ? Trintant, il y avait là une discussion qui montrait que ça commençait à l'opinion, la sensibilité collective commençait à basculer.
Si on revoit les archives de l'époque et notamment et notamment médiatique, il y avait une sorte d'empathie pour le la star, [rires] le chanteur qui était bonjour quand sa première femme se suicide et que là on se dit il y a peut-être un système, il y a une sensibilité collective très forte autour de cette affaire. C'est ce que je veux dire. Alors, on va effectivement parler, vous avez évoqué l'Espagne tout à l'heure, on consacrera une partie de cette émission et de ce débat à ce qui est souvent donné en exemple l'Espagne, mais il y a ce mot de féminicide qui est entré dans le dictionnaire enfin dans les dictionnaires 2015 pour le Robert seulement 2021 pour le Larousse, vous m'avez appris ça dictionnaire de l'académie.
Attention, c'est vous m'avez appris ça en préparant l'émission. Mais alors, est-ce qu'il faut l'inscrire ce terme dans le code pénal ? Alors, c'est un vrai débat juridique puisqu'il n'existe pas donc ce terme de féminicide.
Je vais vous euh faire l'avocat et l'avocat du diable. Je vais vous faire le pour et le contre. Les arguments contre l'inscription, c'est que le droit pénal couvre.
Vous l'avez dit déjà euh évidemment les situations et heureusement. Euh actuellement le féminicide, c'est un peu entre le meurtre par conjoint euh et euh le meurtre sur personne en situation de vulnérabilité, c'est-à-dire une circonstance aggravante euh notamment lorsque le meurtre est commis en raison du sexe. Donc presque toutes les circonstances sont couvertes par le droit en terme de de circonstances aggravantes.
Le deuxième point qu'on peut avancer, qui me semble être sérieux contre justement cette inscription du féminicide, c'est le le rouage procédural qui peut parfois être amené à affaiblir en réalité la protection de la victime puisque ça suppose une preuve supplémentaire du genre du caractère conjoint ou non et de ce fait parfois on l'avait dit pour la nouvelle définition du viol inverser un petit peu les procès. Voilà pour ce qui est contre. Il y a des arguments pour l'inscription de de ce terme dans le code.
Évidemment euh la qualification autonome déjà et ça ne paraî ça me paraît important de le dire, ça pourrait permettre un meilleur traitement statistique. On l'a vu, il y a des il y a des contentieux en fait entre les associations de protection, le gouvernement notamment sur l'année 2025 puisque euh le décompte est pas facile à partir du moment où il y a pas d'identification autonome. Deuxème point, le féminicide n'est pas toujours ce meurtre conjugal.
Et on va le voir avec la définition espagnole. L'idée du lien avec une femme peut-être un lien de collègue, de voisinage, un lien malsin qui finalement n'est pas forcément toujours celui de l'épouse ou de la concubine. Et de ce fait, il y a il y a quelque chose de qui n'est pas saisi par le droit.
Et puis la force symbolique. Je rappelle quand même que dans notre code pénal depuis le 19e siècle, il y avait cette notion de crime passionnel he qui était, vous l'avez dit, une cause quasiment exonératoire de la responsabilité. On continue de l'entendre et peut-être que l'idée de l'inscrire, ça viendrait avoir une force de symbole de presque de philosophie du siècle para intéressant.
Il y a d'autres éléments qu'on peut mettre en avant. Peut-être déjà regarder, regardons dans d'autres pays. Regardons dans d'autres pays.
On va on va beaucoup parler de l'Espagne, donc je je vais être rapide. Mais loi organique de 2004 qui va justement le définir, ce féminicide, le choisir comme terme, un crime où la victime est une faible subissant des violences physiques ou psychologiques. Attention hein, là c'est vraiment inclusif de la part de son conjoint, exconjoint ou partenaire affectif, même sans cohabitation.
Donc on le voit hein, il y a une vraie prise en charge, on le dira aussi tout à l'heure, le droit, le droit social, fiscal, tout euh un système en réalité est mis en place et c'est donc vraiment le le système le plus le plus prignant. L'Italie a évolué aussi sur la question puisqu'elle a renforcé son arsenal pénal avec quand même toujours cette interrogation autour du crime de féminicide comme qualification autonome qui n'a pas été passé. Évidemment, je suis constitutionnaliste, je vais vous dire un mot de la constitutionnalité pour le plaisir mais en promettant de ne pas être.
Il y a une promesse d'universalisme quand même dans la notion de crime. C'est-à-dire que on se concentre sur les éléments objectifs et pas sur la qualité de la victime. Et c'est un système de protection qui est en réalité le le meilleur qu'on a théorisé depuis le 19e siècle.
Donc il y a aussi cette idée de ne pas voir forcément de faiblesse de la qualité de femme face à l'homme qui est finalement l'idée d'être universel et de regarder le droit par rapport à ce principe d'égalité devant la loi. Donc il y a une question qui se pose bien sûr, il y a des axes d'attaque, l'antiterrorisme, cette question de savoir comment on peut saisir un crime aussi par rapport à son, on va dire son environnement. Il y a il y a évidemment des voix de passage qui me semblent être nombreuses puisque le conseil constitionnel est très inclusif à partir du moment où on déroge à l'égalité pour des raisons objectives et proportionné.
Euh voilà, c'est tout euh pour cette question mais je voudrais vraiment alerter sur le fait que les bonnes intentions produisent souvent de très mauvaises choses en droit euh notamment parce que euh c'est un vide juridique assez rempli cette notion de féminicide. 2019 Emmanuel Macron qui fait une promesse d'en faire un un délit à part. euh une proposition de loi Aurore Berger en 2024 qui évolue en 2025, une loi 4 qui finalement n'aboutit jamais.
Et donc en fait la question qu'il faut qu'on se pose, c'est est-ce qu'on veut poser des mots ou est-ce qu'on veut vraiment créer un dispositif ? Et donc je rappellerai que le droit ne se paye pas de mots, euh qu'il faut une politique sociale, des moyens, bref, il y a urgence. Oui, effectivement si d'un côté on met on intègre le féminicide au notre code pédal et puis à côté et puis par ailleurs il y a cette démobilisation institutionnelle dont on parlait, c'est pas ça n'ira pas beaucoup plus loin.
Alors je je vais vous poser un peu la même question justement donc donc justement alors donc pour vous il faut intégrer il faut intégrer ce mot dans le moi je le crois très sincèrement parce que comme vous le disiez vous avez terminé sur le point que je voulais mettre en avant c'est extrêmement symbolique et on se nourrit aussi de symboles. On ne se nourrit pas euh seulement de peine, on se nourrit aussi euh de symboles. Et les victimes, elles sont extrêmement nombreuses si on met les catégories de victimes les unes derrière les autres.
Et je précise que le féminicide dit conjugal, que j'appelle moi le féminicide par partenaire intime ou par un membre de la parenté masculine n'est qu'une partie de l'iceberg féminicidaire, de la violence féminicidaire. En fait, il y a énormément d'autres catégories fait minicidaires. Nous avons fait une tribune avec Anne Bouillon il y a peu de temps sur l'affaire Nadia Assad.
Le le féminicidaire de Nadia Assad n'a aucun contact d'aucune sorte avec elle. Il ne la connaît pas. La seule chose qu'il partage, c'est un quartier.
Il la tue pour tuer une femme parce qu'il veut tuer une femme, n'importe laquelle. Et probablement dans l'avenir, on verra qu'un certain nombre de cas qui procèdent aujourd'hui du pôle colise de Nanterre, disparition inquiétante et meurtre non élucidé, relève en fait de ce type de féminicide qui pour l'instant est quasiment sous les radars dans notre société parce qu'on se focalise sur une forme de féminicide. Donc oui, je pense qu'on a besoin de symbole que l'entrée en fait dans notre code serait un signe aussi très important parce que pour les victimes mais aussi pour la société dans son ensemble parce que la dureté des peines ne peut pas être la seule réponse sociétale ne peut pas être la seule réponse sociétale.
Votre avis Domic Verrien, est-ce que vous y êtes favorable ? Alors moi j'y suis favorable parce que lorsqu'on dit homicide conjugal, alors déjà un parce que féminicide c'est beaucoup plus large et que toujours sur mes masculinistes, on a déjà déjoué trois attentats depuis le début de l'année et donc ça prouve bien qu'il y a des gens des hommes qui veulent tuer des femmes parce que ce sont des femmes donc ce sont vraiment des féminicides et pas parce que ce sont leurs conjointes. Et ensuite dans hoicide conjugal, on entend une espèce de d'égalité finalement, sauf que on sait bien que très majoritairement ce sont des femmes qui sont tués et que quand il y a un homme qui est tué, c'est souvent parce que la femme se défendait et ne voulait pas être tué.
Et donc le le résiduel et il y en a bah c'est de l'homicide conjugal là pour le coup et il peut s'appeler homicide conjugal. Mais le fait de dire féminicide, ça montre bien euh et avec les chiffres et ce qui permettrait d'avoir des statistiques, de montrer que quand même les femmes sont largement ciblé. Je voulais juste revenir sur le désarmement et cetera.
Là euh n'oublions pas qu'il y a aussi l'aide universelle d'urgence qui a été mise en place, qu'il y a le pact Nouveau Départ qui se développe. Donc tout n'a pas été abandonné sur l'amont et comment on fait pour aider les femmes à essayer de partir même si on sait la grande difficulté qu'il y a à partir. Ça c'est la question de Gérard qui nous Je vous interromps pardon mais est-ce que l'État arrive à assurer des logements aux femmes victimes pour pour quitter leur foier ou alors est-ce que au contraire il faut qu'elle reste chez elle et que c'est c'est les hommes qu'il faut faire partir quoi ?
Il y a les deux. Si la femme veut rester chez elle, l'idée c'est qu'effectivement ce soit l'homme qui soit évincé de son logement et avec ou sans aide d'ailleurs pour le relogement. Et si elle veut partir parce qu'elle veut pas rester, parce qu'elle a peur parce que effectivement le fait de rester c'est du coup savoir où on habite.
Donc il faut des moyens pour le dire mais y compris vous savez dans des secteurs ruraux les communes rurales s'organisent pour avoir pour pouvoir avoir des des maisons, pour pouvoir accueillir. Les gites ruraux demandent aux propriétaires de git s'ils accepteraient d'accueillir une famille si jamais leur git est disponible à ce moment-là. Donc on peut tout à fait s'organiser sans que ça coûte non plus des fortunes mais à condition qu'il y ait quelqu'un qui coordonne.
Et là ça c'était aussi un des grand point en 2023 et on est en 2026 c'est que cette politique soit coordonnée qu'il y a un vrai pilote dans l'avion et qu'on donne les pouvoirs aux pilotes de fouetter ceux qui n'avancent pas parce que c'est bien de dire vous coordonnez mais si on a aucun pouvoir sur ce qu'il font du coup ça n'avance pas. Je je vous propose d'écouter une avocate. Elle s'appelle Pauline Rongier, avocate de la mère et de la sœur de Nathalie D qui a été tuée par son ancien conjoint devant trois de leurs enfants, c'était en mai 2022.
Il a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle par la cour d'assise du Rô. C'était en février dernier. On écoute maître Pauline Rongier.
Il continue à dire que il l'a tué par amour. il continue à essayer de faire passer ça pour euh pour un homme qui perd qui perd les pieds parce que parce que on lui enlève sa famille et ses enfants et qu'il est coincé dans un conflit de garde. Donc non, il a pas compris.
Je crois que le jour où lors d'un procès de féminicide, j'entendrais un accusé dire "Je suis désolée parce que j'ai compris que mon rapport à ma femme n'était pas normal, que c'était pas un lien d'amour, que c'était un lien à un objet, que je la considérais comme un objet, que je voulais tout savoir d'elle, tout contrôler, qu'elle avait pas le droit de me répondre, que je la surveillais, je et et j'ai pas supporté ça et je vais me faire soigner pour ce problème de contrôle sur autrui et en particulier sur les femmes et sur ma femme. Et bien ce jour-là, oui, on pourra parler d'un accusé qui se remet en question, d'un accusé qui comprend. Denis Salah, cette histoire de de ou ces mots de crime passionnel là, je les lis, je pense, de moins en moins dans les dans les articles sous la plume de mes confrères.
Parfois, effectivement dans les mots soit des auteurs, soit de leur de leurs avocats ou ou avocat. Est-ce que vous avez encore beaucoup de de conjoints, d'exconjoints qui sont dans le dénire cet avocate dans le déni dans la dénégation, dans [raclement de gorge] la minimisation des faits. On a les trois registres qui viennent en permanence dans ce genre de de débat.
Les avocats plaident toujours le crime passionnel hein et à la limite on peut aussi considérer que la défense peut avoir ces argumentsl même si d'un point de vue scientifique d'autres arguments évidemment qui plaident dans dans l'autre sens. Donc je pense que pour revenir à la discussion de tout à l'heure euh je pense que et ce que vient de dire d'ailleurs cet avocate euh entrer faire entrer dans la loi. Vous avez raison pour des raisons symbolique le le mot féminicide euh mais il faut aussi considérer que le contrôle coercitif dans ce que vous appelez le continuum féminicidaire doit aussi entrer dans la loi parce que c'est la matrice du féminicide.
Il faut que les deux registres soient présents dans la loi. Donc là, on fait avec les violences psychologiques finalement en fait hein. C'est ça.
Il faut il faut intégrer le psychologique. Oui, je je veux juste pardon de vous interrompre mais pour pour que ce soit bien clair, il y a peut-être certains téléspectateurs ou téléspectatrices qui viennent de nous rejoindre. Vous l'avez déjà évoqué mais quand quand vous parlez de contrôle, c'est le contrôle du conjoint ou de l'ex-conjoint avec des signes qui sont des signes avant-coureurs.
C'est ça. Pour schématiser l'emprise, c'est la victime qui subit euh l'emprise d'autrui qu'on jouit en l'occurrence. Le contrôle de corpif, c'est la stratégie de l'auteur qui va effectivement par un microcontrôle du comportement de de du conjoint. effectivement le téléphone, les sorties, les contrôles ça va emprisonner en quelque sorte la victime dans son schéma.
Par ailleurs, simplement on dit la féminicide rentrer dans la loi, c'est vrai, mais sachez une chose, c'est que le féminicide est dans les pratiques judiciaires et gendarmes et policières. Il est utilisé constamment. C'est un concept qui est opérationnel d'ors et déjà.
Ça qui est intéressant. par exemple à à Bobinier a été créé en 2022 un protocole féminicine qui permet effectivement de protéger à la fois le conjoint qui a été objet de ce de ce contrôle coercitif mais aussi des enfants avec des placements en urgence avec des une séparation évidemment du couple des des hébergements qui sont proposés et surtout un un souci de l'enfant covictime du de de la violence intrafamiliale. Ça aussi ça fait partie des évolutions.
C'est très important et ça c'est dans dans la pratique maintenant. Il nous reste une dizaine de minutes. On va parler de l'Espagne dans un instant.
Un Charlin voul intervenir. Une très courte question est-ce que les juges l'intègrement ? Est-ce que ça fait partie quand même de de d'un éque jurisprudentiel dire pardon je veux dire au niveau des procureurs, c'est un concept qui est opérationnel dans les protocoles d'action et dans les politiques pénales.
Et au niveau des cours d'assise, ce ce concept ainsi que ce du contrôle coincitif existe apparaît mais il n'est pas encore dans la loi. Christel Tarot. Oui, bien sûr, on le voit d'ailleurs dans ce remarquable documentaire que j'invite tout le monde à regarder, Je vais te tuer où on voit à l'œuvre plusieurs magistrates qui sont très investis dans ces questions notamment Genola Jolicos qui a fait passer précisément une jurisprudence sur le contrôle coercitif absolument essentiel.
C'est qu'on a on a on a cinq arrêts qui permettent en fait de manière très claire de d'adapter et puis aussi Ombl Mausier au tribunal de Colmar et bien d'autres en fait. Donc la justice bouge. Bien sûr, il y a des choses qui qui son qui vont dans le bon sens mais je constate quand même que les femmes continue à mourir et les enfants aussi parce qu'il y a bien sûr plusieurs ils sont pas seulement covictimes.
C'est-à-dire que je veux dire, ils sont pas seulement covictimes dans le sens où leurs mères sont exécutées, mais ce sont aussi des victimes eux-mêmes. Parce que il y a d'ailleurs l'Espagne dont nous allons parler a à déjà légiféré là-dessus sur le féminicide par procuration. Donc on a le féminicide direct, le suicide forcé qu'on a évoqué notamment dans le cas de Bertrand Kanta et de Christine Aradi.
Ce qui a permis d'en faire une circonstance aggravante mais non pas un féminicide en tant que tel pour nos magistrats et nos magistrates. Et puis le féminicide par procuration, c'est-à-dire le fait d'utiliser par exemple un enfant mais aussi un nouveau partenaire intime ou n'importe quelle personne importante pour la femme qui permet en fait de de tuer l'enfant, le partenaire intime pour atomiser la femme, ce qui est une forme de raffinement de la violence féminicidaire, si je peux dire, mais on a déjà des affaires très importantes en France et ailleurs. Allez, on parle de l'Espagne comme promis grâce à Steve Jourdin qui va rentrer un peu dans le détail de ce qui a été mis en place dans ce dans ce pays.
Rebonsoir Steve. Tout part d'un drame qui a bouleversé l'Espagne. On est à la fin des années 1990.
Oui, on va vous présenter Anna Orentes. Elle a 60 ans, 8 enfants et 40 ans de violence derrière elle. Le 4 décembre 1997, elle est invitée sur une télé locale et face caméra, elle va raconter l'enfer de son mariage. 40 ans de mariage, 40 ans à prendre des coups, parfois avec un bâton, raconte-t-elle en direct.
Quelques jours plus tard, son ex-mari la retrouve chez elle, il la frappe, l'asperge d'essence et la brûle vive dans le jardin. C'est l'une de ses filles âgé de 14 ans qui découvre son corps en rentrant de de l'école. On apprendra ensuite.
Cana avait alerté la justice à de nombreuses reprises. Elle avait déposé plus de 15 plaintes. Thomas resté sans réponse.
Et donc on est en 1997 et ce drame entraîne un électrochoc en Espagne. En 2020 en 2004 le Parlement espagnol vote à l'unanimité une loi de protection contre les violences de genre. Elle permet d'éloigner immédiatement l'agresseur du domicile.
Elle facilite aussi les ordonnances de protection. Elle crée surtout un parquet spécialisé plus d'une centaine de tribunaux dédiés aux violences faites aux femmes. Écoutez à ce sujet Noémie Muneko.
Elle est magistrate à Madrid. Elle été interrogée il y a quelques mois par ces îles sexou. Il y a une spécialisation dans la matière.
Cela nous permet d'analyser les cas plus en profondeur avec plus de professionnalisme et il y a aussi une meilleure harmonisation des critères entre les juges. Donc c'est important cette spécialisation de la juridiction. L'Espagne va encore plus loin Thomas.
Le pays publie en temps réel le nombre de féminicides, les plaintes déposées, les ordonnances de protection, les niveaux de risque des victimes. Chaque dossier peut être suivi grâce à un système national qui coordonne la police, la justice et les services sociaux. Mais le plus important Steve, c'est peut-être ailleurs en fait.
Oui Thomas, le modèle espagnol ne se résume pas à une série de mesures techniques. C'est une philosophie politique. En Espagne.
Euh les les féminicides ne sont plus considérés comme des faits d'hivers ou des drames familieux. Ils sont traités comme un échec collectif. Ça veut pas dire pour autant que les féminicides ont disparu.
En 2024 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Merci beaucoup Steve Jourdin pour toutes ces ces informations. En en préparant l'émission, j'ai trouvé ce chiffre une baisse d'un tiers des féminicides en en 20 ans.
Dominique Verrien donc il y a là quand même un lien entre une volonté politique et alors il y a encore beaucoup trop de féminicides sûrement en Espagne mais malgré tout une amélioration. Oui. Je reviens à la question initiale c'estàd que [raclement de gorge] qu'est-ce qu'on a qu'est-ce qu'on pourrait faire de mieux ou de plus pour se rapprocher de cette efficacité espagnole ? c'est être vraiment en amont parce que le tribunal spécialisé, je pense qu'on on va progressivement y arriver. on vif mais on on a des cours criminels départementales qui pour le coup sont quand même spécialisés et d'ailleurs depuis le enfin on va voir ce qui va rester dans le projet de loi justice criminelle mais l'idée c'est que tous les magistrats qui doréna avant siégeraient en cours criminel départemental aient reçu une formation sur les sujets sur tout ce qui est violence sexuelle violence sexiste et violence intrafamiliale.
Mais plus en amont en ce qu'ils font qui est très très bien c'est que ils évaluent le danger et ils mettent une sécurité autour de la femme proportionnelle au danger couru. Pas que le téléphone grave danger mais éventuellement une vraie surveillance policière si nécessaire. C'estàdire qu'il y a un vrai accompagnement en dehors même du système judiciaire, un accompagnement policier, un accompagnement où on va du coup tous les ans se reposer la question de savoir si le danger s'est éloigné ou pas éloigné.
Et puis après, ils ont un peu de retour sur ce qui leur arrive. Et par exemple, ils ont beaucoup travaillé sur le fait que dorénavant ben on retirerait plus facilement l'autorité parentale au père violents par exemple parce que c'était souvent au moment des passages de bras que les féminicides se faisaient après la séparation et donc du coup ils sont intervenus là-dessus. Donc ils évaluent aussi les politiques qu'ils font ce que nous on fait rarement.
Unchard. Oui, je voulais dire que il y a aussi peut-être une problématique qu'on n'a pas abordé en France qui celle de la signalisation par les autres. C'est-à-dire que ce n'est pas uniquement à la victime de se signaler finalement.
Alors dans les universités, on met en place un peu ces espèces de de systèmes. Mais c'est vrai que ça c'est un point sur lequel l'Espagne est vraiment très en avance. C'est-à-dire que de ce fait, il y a des possibilités et ça ça nous manque en France.
Un deuxième point aussi, c'est l'accompagnement [grognement] social qui existe en Espagne qui est encore un peu carrenciel en France. On compte beaucoup sur les associations là, il y a vraiment une prise en charge. Il a d'ailleurs, on va le voir s'afficher le 3919 he ce numéro gratuit anonyme destiné aux femmes, mais aussi à celles et ceux qui sont témoins et qui peuvent et qui peuvent signaler.
Je voudrais juste signaler 30 secondes les élus ruraux référents de l'égalité mis en place par les maires ruraux pour que dans chaque village dans le conseil municipal, il y ait une personne qui sache vers qui orienter une femme qu'on détecterait parce qu'on sait que 50 % des féminicides sont en ruralité alors qu'on est que 30 % de la population et sauf qu'on n pas les associations dans nos villages mais il faut avoir des élus qui sont formés qui regardent et qui savent orienter avec effectivement un certain nombre de de moyens qui ont été mis en place en France par exemple il y a les ces téléphones grave danger, il y en a plus de 5300, près de 5400 entre janvier et novembre 2025, c'est les derniers chiffres qu'on a en notre possession. Ou encore ces bracelets antiapprochement, il y en a 661 actifs en novembre 2025. Sauf que il y a beaucoup d'associations Chrisel Tarot qui nous disent que ces bracelets par exemple, ils marchent pas bien en ville dans les transports en commun, que le dispositif est assez inefficace, que finalement il fait plus peur aux femmes qu'ont toujours l'impression que leur ex-conjoint est est à proximité.
Est-ce que c'est une uniquement une question de moyen finalement ce ce dont on décrit ? Pour revenir à euh au au progrès, à une forme d'efficacité espagnole don vers laquelle on voudrait pas Ah. Oui, efficacité, d'accord, mais relativisé quand même parce que les féminicides n'ont pas été éradiqués.
C'est ce que j'ai dit. Il y en a toujours évidemment. Euh euh encore une fois, c'est c'est pleuriforiel.
Tout ce qu'on dit est très important. Euh on peut mourir, on peut être féminicidé avec un avec un téléphone grave danger. On en a des exemples.
On peut être placé dans un foyer, être retrouvé. On en a aussi des tonnes d'exemples. Donc en fait, on voit bien que tout ça pour moi c'est très important.
Mais ça ne constitue pas le cœur du problème. Le cœur du problème c'est nous en tant que société. Oui, on y on y revient et bien sûr, nous avons besoin d'une volonté politique très importante.
Mais la volonté politique très importante, elle vient pas seulement d'en haut, elle vient aussi de de nous, nous tous et nous toutes. En fait, c'est un problème individuel. Oui, je vous allez continuer.
Peut-être que ça vient nourrir votre réflexion Sarah qui nous écrit de Nante. Ne doit-on pas aussi accompagner les femmes pour leur dire qu'un mariolent n'est pas normal quitter le foyer ne font pas d'elle de mauvaises épouais. Et ça et ça et ça amène à ce que je suis en train de dire.
C'estàd que la prise de conscience, elle doit être évidemment au niveau de toute la société parce que les féminicides, ça nous abîme très profondément individuellement et collectivement. En fait, ça tue des gens, ça fracture des familles, ça ça détruit la société d'une certaine manière mais en fait c'est de la responsabilité de tout le monde, c'est-à-dire les individus eux-mêmes. Moi, je suis stupéfaite de voir par exemple les dans les dans les procès les défenses de démolition.
C'est pas possible qu'on continue en fait à défendre des féminicidaires de cette manière-là. Et ce que je dis pour les féminicidaires, oui, ça vaut en fait pour tout, ça vaut pour les violeurs, ça vaut pour les incesteurs et cetera. Ce n'est plus possible, on ne peut plus l'accepter.
Donc ça c'est vraiment un point je pense très important mais aussi c'est ça relève de l'individu de la responsabilité individuelle mais ça relève aussi de qu'est-ce qu'on dit et qu'est-ce qu'on fait dans les familles comment est-ce qu'on éduque aussi dans les fam dont on parlait dans une grande famille comme l'éducation nationale qu'est-ce qu'on fait et à tous les niveaux de socialisation il faut une prise de conscience que une société progressiste, c'est une société d'égalité entre les femmes et les hommes. Un dernier mot de Nissalaz. Non, simplement pour atténuer.
C'est vrai que parfois il y a des défenses de de d'émolition de la victime et on est en train d'y travailler pour essayer de de de contrôler un petit peu une parole qui peut être excessive, mais je j'atténuerai quand même le le le diagnostic. Il y a quand même une révolution culturelle très importante dans le monde de la police et de la justice autour de cette questionlà. Tout tout ce qu'on vient d'évoquer là il y a 10 15 20 ans n'existait pas.
Il y a quand même une volonté de de transformer profondément les pratiques, de se tourner vers les victimes en écoutant les associations, en écoutant les entrepreneurs de moral qui viennent effectivement porter des causes dans la justice qui est tout à fait fondamental. Le droit pénal est construit autour de l'auteur fondamentalement et il y a renversement aujourd'hui on on prend en compte la victime qui est totalement intégré euh dans le schéma procédural aujourd'hui. Donc ça c'est tout à fait fondamental avec des des des rems culturels très importants.
Par ex l'autorité parentale par exemple pendant très longtemps l'autorité parentale les juges hésitaient beaucoup à la la suspendre. Aujourd'hui les chiffres explosent à ce niveau-là. On considère que quelqu'un qui a commis un acte de cette nature là n'est pas de n'est pas digne de continuer à exercer l'autorité parentale.
Voilà les mutations culturelles, les mutations organisationnelles et des mutations profondes qui viennent je crois quand même répondre en partie pas autant que l'Espagne évidemment à au grand défi des féminiciens. Merci beaucoup à tous. On va rappeler, on va revoir s'afficher ce numéro gratuit anonyme, le 3919 destiné aux femmes victimes de violence, mais aussi euh aux témoins, hein.
Si vous êtes témoins de ces violences, n'hésitez pas à appeler le 3919. Merci à toutes et à tous. Je vais rappeler le titre de euh ce livre directrice de l'ouvrage féminicide d'une histoire mondiale aux éditions de la découverte et Denis Salas, le déniol et cette justice narrative aux éditions Michalon.
Et puis votre dernier livre, Robert Balinter, une passion pour la liberté. Toujours chez Michalon, à bientôt sur ce plateau. Merci encore de d'être venu dans ce sens public.
Je vous dis à demain 18h 22h. Vous pouvez retrouver nos débats sur publicsennaat.fr fr ou en podcast et noter que Clémentine Notin député de Sinten candidate à la candidature pour représenter la gauche et les écologistes à la présidentielle sera l'invité de notre matinale demain.
Belle soirée. [musique] Elles sont des milliers à acclamer Adolf Hitler lors de sa première apparition le 30 janvier 1933 en tant que chancelier du Reich. Pour nous à l'époque les drapeaux à croix gamé rouge, blanc et noir n'étaient qu'un détail. [musique] Les femmes étaient très importantes pour lui.
Elles avaient donné naissance aux enfants. Les mères nationales socialistes assurent la descendance arienne et fournissent des soldats pour le fraud. Elles ont fait vivre ce ce régime, elles ont fait vivre cette idéologie.
Elles ont même commis le pire. Devenu gardienne dans les camps de concentration, elles se sont rendues coupables de torture et de meurtre. Les femmes du 3e Rich, vendredi à 22h sur publicsena et sur publicsena.fr.
Cette semaine dans notre émission au bonheur des livre, deux auteurs qui ont été l'un et l'autre enseignant, professeurs et qui sont donc allés au contact des élèves, des enfants dans des cités parfois difficiles. D'abord, Fannyandier qui nous propose Sicario bébé, histoire d'un couple de très jeunes qui n'ont pas d'argent mais qui vont finir par s'en sortir et même fonder une famille. Et puis François Bégodo qui lui publie [musique] désertion le récit de du départ de deux frères euh des scolarisés vaguement délinquants qui vont partir pour le Kurdistan combattre Daesh.
Au bonheur des livres présentés par Claire Chazal vendredi à 23h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. FR.
Les écrans sont partout jusque dans la poche de nos enfants. Aujourd'hui, 57 % des moins de 20 ans ressentent chaque semaine des effets négatifs liés aux écrans, manque de sommeil, stress, tension, faut-il s'en inquiéter ? entre addiction cyberharcèlement [musique] et pression des réseaux sociaux.
Édouard Philippe