Affaire Depardieu : "Tout est excessif parce qu'on a l'impression que c'est un sujet défouloir", estime Laurent Jacobelli
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Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Après la loi immigration, est-ce qu'Emmanuel Macron doit remanier le gouvernement ?
Alors il doit remanier, et pas seulement à cause de la loi immigration, il doit remanier parce qu'il est à la tête d'un gouvernement d'incompétent. M. Le Maire qui est le ministre de l'économie et qui a laissé la France avoir une dette de plus de 3000 milliards. M. Darmanin qui laisse filer les imams islamistes incapables de réduire l'immigration et qui laisse l'insécurité exploser. M. Véran qui est le ministre anti-Rassemblement national, qui est payé par nos impôts pour faire le tour des villes de France et insulter nos mères. Bref, on a là une équipe de chadoc dont on ne sait pas très bien ce qu'ils veulent faire, qui crée des machines et des bousins pour arriver à un résultat négatif.
Je pense qu'il est temps de changer cette équipe qui est une équipe perdante.
Vous dites les chadocs, je ne sais pas si vous êtes les gibis au Rassemblement national, mais est-ce que vous feriez mieux ? En quoi vous feriez mieux ?
D'abord, je crois que faire pire, il faudrait être quand même assez fort pour le faire. Oui, bien sûr qu'on pourrait faire mieux. Et la preuve en est, c'est cette loi sur l'immigration. Depuis des années, nous parlons de priorité nationale. Depuis des années, nous disons qu'il faut expulser plus d'étrangers délinquants et criminels. Depuis des années, nous disons qu'il faut réformer le droit du sol.
Mais ça ne marche pas, je le rende à Cobelli, si les pays d'origine ferment leurs portes. Ce n'est pas lié à la politique française.
La différence, c'est que ceux qui, aujourd'hui, viennent puiser dans notre panier d'idées, et bien qu'ils se servent d'ailleurs, mais sont incapables de le faire respecter. Et on voit bien déjà que le gouvernement recule, recule sur la caution pour les étudiants étrangers, qui seraient de 10 euros, c'est-à-dire d'à peu près rien. Il recule en disant que le Conseil constitutionnel va lui-même retoquer un certain nombre de mesures. Nous, nous ne reculerons pas. Qui ici peut croire que Marine Le Pen et Jordan Bardella seraient laxistes en matière d'immigration ? Personne. Nous aurons le courage de le faire.
Et c'est pour ça que, pour répondre à votre question, oui, bien sûr, je crois qu'un gouvernement Rassemblement National, et une présidence Rassemblement National permettrait de régler ce problème de l'immigration. Nous aurions aussi, bien sûr, des solutions sur l'insécurité et le pouvoir d'achat. Trois domaines où le gouvernement a failli. C'est pour ça, d'ailleurs, que nous demandons une dissolution. Pour qu'enfin, il y ait une majorité dans ce pays, pour prendre les vraies mesures, parce qu'il y a urgence.
Avec un Jordan Bardella, Premier ministre autoproclamé, il n'est pas un peu vert, un peu jeune pour le poste ? C'est quand même un poste qui demande une certaine forme d'expérience.
C'est un poste qui demande de la conviction, qui demande aujourd'hui de la fermeté, et qui demande beaucoup de courage. Trois valeurs, trois compétences à Jordan Bardella. Il est surtout président du premier parti d'opposition.
Un peu pratique, quand même, pour occuper Matignon, parce qu'il y a un poste central.
Vous savez que Jordan Bardella ne travaillerait pas seul, ne travaillerait en équipe. Et croyez-moi, beaucoup de contacts sont pris avec des hauts fonctionnaires, avec des spécialistes pour deux mains gouvernées. Je pense qu'il a déjà en tête qui pourrait être son équipe. Ce n'est pas un peu de la provocation, Laurent Jacoélie, de dire ça. Ce qui est de la provocation, c'est le gouvernement actuel qui dit aux Français, tout va bien. Vous avez un sentiment de perte de pouvoir d'achat, vous avez un sentiment d'insécurité, vous avez le sentiment de vous faire voler votre identité par l'immigration. Non, ce ne sont pas des sentiments, ce sont des problèmes graves.
Et on a un gouvernement qui, malheureusement, est incapable d'agir. Et un président de la République qui nous promet des grandes réformes tous les six mois, mais qu'on ne voit jamais arriver. Ce président de la République qui nous a dit qu'il allait changer la manière de gouvernance et qu'il se comporte comme le pire des pires des pires des présidents de la Ve République.
Laurent Jacoélie, vous évoquez cette loi immigration que vous avez votée, c'est-à-dire la décision de Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Elisabeth Borne, la majorité de la droite, tout le monde clame votre défaite, je cite, au prétexte que vous avez validé, parce qu'il existe, le volet immigration de la loi. Que répondez-vous ?
D'abord, c'est compliqué d'expliquer qu'on est en défaite quand nos idées arrivent sur le devant de la scène, qu'elles sont l'épicentre de la vie politique et que tout le monde se positionne par rapport à ces idées. Ensuite, oui, effectivement, nous avons voté ce projet de loi qui est un tout petit pas dans la bonne direction.
Est-ce que le matin, même Jordan Bardella, en fait, disait, non, on ne peut pas voter ça ? Il y a le côté régularisation, en fait.
Oui, mais il y a eu un durcissement, notamment sur les critères... Dans la journée, donc. Oui, par la commission mixte paritaire, ce qui fait qu'aujourd'hui, selon nos calculs, si la loi était appliquée, et on n'en est pas sûr, il y aurait moins de régularisation demain qu'il y en avait hier. Donc, nous, c'est zéro régularisation, c'est clair, parce que quand on arrive en France en violant nos lois, en étant un migrant clandestin, et qu'ensuite on travaille également... Même quand on travaille, Laurent Jacobelli ? Oui, bien sûr, parce qu'il ne peut pas y avoir une prime à l'incivilité. Donc, clairement, ce n'est pas possible.
Et puis, je vous rappelle qu'il y a 5,4 millions de chômeurs et que, pour nous, la priorité nationale, c'est aussi la priorité à l'embauche. Mais, pour être clair, ils disent que nous avons perdu, c'est quand même un peu gonflé, de la part des LR qui sont venus piller dans notre programme et qui se sont comportés comme de véritables recéleurs pour revendre un ersatz de notre programme au gouvernement qui, finalement, a essayé de le faire passer. On a là, quand même, une équipe de bandits de grand chemin qui se dit, au final, qu'ils vont nouveler nos idées et nouveler notre victoire. Je crois qu'ils n'arriveront à faire ni l'un ni l'autre.
Sur le fond de cette loi, Laurent Jacobelli, elle vise à lutter, entre autres, contre l'immigration clandestine. Vous avez peut-être entendu tout à l'heure le reportage du correspondant de France Info au Maroc parti à la rencontre de migrants subsahariens que cette loi immigration ne décourage absolument pas. Elle est où, la victoire ?
Mais vous avez raison. Nous ne disons pas, aujourd'hui, que cette réforme est parfaite. D'abord, tant qu'il n'y a pas de réforme sur le contrôle des frontières, nous n'arriverons à rien. C'est-à-dire que tant que des gens arrivent illégalement en France et qu'on a un ministre de l'Intérieur incapable de les expulser, le problème va empirer. Il faut agir de deux manières.
D'abord, en reprenant le contrôle de nos frontières et en disant à l'Union Européenne « Laissez-nous aussi contrôler nos frontières parce qu'aujourd'hui, l'Europe est une passoire et ça ne va pas s'arranger avec la loi Asile et Immigration, enfin, avec la directive Asile et Immigration qui va faire en sorte que demain, l'Europe va décider que la France doit prendre un certain nombre de migrants sous peine d'amende de 20 000 euros par migrant. On marche sur la tête. Ça, c'est le premier volet. Le deuxième volet...
C'est pour soulager d'autres pays, Laurent Jacobélé.
Oui, mais je pense qu'il faut arrêter avec l'immigration, tout simplement. Cette immigration non voulue et non choisie. Il faut la gérer nous-mêmes et il faut choisir qui a le droit d'arriver en France et surtout, qui doit repartir de France.
Qui a le droit d'arriver en France ?
Écoutez, c'est très simple. Il faut réduire. Clairement, parce qu'aujourd'hui, on le voit bien, il y a un impact sur l'insécurité. Il y a deux, trois ou quatre fois plus délinquants parmi les étrangers que parmi les citoyens français. C'est aujourd'hui une donnée du ministère de l'Intérieur. Un prisonnier sur quatre est un étranger. Aujourd'hui, les caisses sociales n'en peuvent plus de financer justement cette immigration. Et puis, on le voit bien, on importe aussi une forme de radicalité religieuse avec l'islamisme qui n'est pas structurellement en France.
Donc, il faut maintenant, clairement, prendre nos distances avec cette politique immigrationniste qui est le joujou d'Emmanuel Macron et qui est la doctrine de l'Union européenne.
Peu ou prou, ce discours est épousé par, aujourd'hui, les Républicains. Patrick Buisson, décédé hier, avait théorisé, vous savez, l'union des droites, c'est l'objectif de Marine Le Pen ?
Non, je ne crois pas. Je crois que l'objectif de Marine Le Pen, c'est de faire l'union nationale, pas simplement l'union d'un clan. Et puis, si c'est pour faire une espèce de nupes de l'autre côté, on voit bien ce que ça donne. Donc, ce n'est pas le but. Pardon ? Donc, ce n'est pas le but. Le but, c'est d'avoir la majorité pour qu'elle soit demain présidente de la République et d'unir les Français. Elle a toujours dit qu'elle ferait un gouvernement d'union nationale avec toutes les femmes et les hommes de bonne volonté qui aiment sincèrement la France et qui sont prêts à avoir le courage de prendre les bonnes mesures. Vous citiez M.
Ciotti et les Républicains, mais ils viennent d'une famille politique où la double peine a été, allez, on peut le dire, quasiment supprimée. C'est sous Nicolas Sarkozy que les chiffres de l'immigration légale et illégale ont commencé à exploser et les obligations de quitter le territoire qui ont commencé à stagner voire à diminuer. Donc, ces gens-là qui, hier, étaient immigrationnistes, aujourd'hui empruntent notre discours, ce n'est pas un vrai signe de sincérité.
Donc, honnêtement, je crois que nous, nous lançons un appel parmi les électeurs DLR, bien sûr, mais tous les Français qui veulent enfin prendre les bonnes mesures pour sauver notre pays qui est quand même en état de danger économique, social et identitaire.
Toujours avec Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement National et député de Moselle, vous avez Laurent Jacobelli parodier récemment le journal local Le Républicain Lorrain en faisant imprimer un républicain Laurent. Oui. À votre gloire, si j'ose dire. C'est l'image que vous faites de la presse ?
Mais non, mais c'était de l'humour, vous savez, quand on est...
Ça n'a pas fait rire le républicain Lorrain.
Non, mais ça a fait rire beaucoup d'habitants qui ont, je crois, bien aimé ce journal. Certains m'en demandent parce qu'ils ne l'ont pas reçu. Écoutez, je crois qu'on a le droit d'avoir un peu d'humour. Le pastiche, c'est aussi une tradition française et puis pour être très honnête, c'est vrai que la presse est parfois, on va dire, de mauvaise foi lorsqu'il s'agit d'élus du Rassemblement National et que quand, effectivement, je n'arrive pas à parler de mes actions dans ce journal, que ce journal émet des critiques systématiques, eh bien, j'ai décidé de prendre le contre-pied et je pense que l'humour est la meilleure manière de réagir à la mauvaise foi.
C'était l'idée de ce journal qui, je le rappelle, est un journal parlementaire, est un pastiche. C'est la tradition française et moi, vous voyez, j'aime bien la tradition, surtout quand elle est française.
Laurent Jacobelli, les élections européennes approchent. Vous êtes crédité de, quand je dis vous, c'est Jordan Bardella, de 10 points devant Renaissance. Est-ce que vous ne craignez pas une forme de démobilisation de vos électeurs pour qui c'est déjà fait, c'est gagné, c'est pillé ? Qu'est-ce qui vous différencie de l'autre liste, celle de Marion Maréchal pour Éric Zemmour ? Écoutez, je crois qu'il y a urgence. Quelle différence ?
Il y a urgence à ce que nous gagnons. C'est-à-dire qu'il y a urgence à ce que les listes soutenues par des partis souverainistes, patriotes, partout en Europe, aient demain la majorité au Parlement européen. Et pour ça, il faut voter utile. Or, aujourd'hui, un vote pour Jordan Bardella, c'est pratiquement... C'est quoi ? C'est un fauteuil pour deux ? Oui, Non mais c'est surtout un fauteuil pour un. C'est-à-dire qu'un vote pour la liste de Jordan Bardella, ça donnera un élu. Un vote pour la liste soutenue par Éric Zemmour, ça donnera probablement aucun élu. Et donc, je crois qu'il n'est pas temps de jeter des voix. Il faut les rassembler sur la liste qui peut gagner. Il faut voter utile.
Et d'ailleurs, vous parliez tout à l'heure de l'union des droites et des LR. Mais j'appelle tous les républicains sincères qui veulent en finir avec l'immigration massive à voter pour Jordan Bardella. Parce que les autres républicains, c'était la fameuse directive loi et immigration, asile et immigration qui demain va nous imposer des migrants supplémentaires. Parce qu'ils n'ont pas le même discours à Bruxelles et à Paris. Donc je pense que c'est une question de cohérence et que nous portons les bons thèmes. Aujourd'hui, baisser la TVA sur les produits de première nécessité, c'est l'Union Européenne qui apparemment nous dit non. L'immigration, c'est l'Union Européenne qui va nous l'imposer.
Le contrôle de frontières intérieures, c'est l'Union Européenne qui le refuse. Donc les solutions, elles sont aussi à Bruxelles et elles sont évidemment portées par Jordan Mardella. Donc liste concurrente mais vous êtes à peu près sur les mêmes bases en réalité. Non, je ne crois pas. Je crois qu'en matière économique par exemple, nous ne sommes pas sur les mêmes bases. Je crois que M. Zemmour était pour la retraite à 65 ou 67 ans, ce qui n'est pas notre vision des choses parce qu'on peut être à la fois ferme sur le régalien et juste sur le social. C'est en tout cas la ligne qui est la nôtre.
À vous entendre, on a l'impression que pas grand-chose vous différencie des LR, des Républicains.
Alors, c'est que vous m'avez mal écouté ou que je me suis mal exprimé depuis le début. Qu'est-ce que vous les appelez ? Non, mais j'appelle les électeurs. Ce n'est pas la même chose parce que vous savez, moi j'en rencontre beaucoup dans ma circonscription.
Pourquoi irait-il vers vous ?
En Moselle, ils sont très déçus souvent par leurs dirigeants et les faibles scores électoraux des LR, c'est sûrement ça. C'est-à-dire qu'ils sont pour plus de fermeté pour que demain les peines de justice soient appliquées et que les voyous ne soient plus dans les rues. Ils sont pour qu'il y ait moins d'immigration. Ils sont pour une forme de justice sociale. Beaucoup d'électeurs, les Républicains ont cela en eux et ne le retrouvent pas dans leurs leaders qui, eux, sont pour la retraite à 65 ans, qui, eux, ont laissé faire l'immigration depuis des années et qui tournent la tête quand il s'agit d'être plus durs face aux délinquants.
Si vous voulez, il y a un tel décalage entre le discours et la réalité que beaucoup s'en détournent et nous considèrent effectivement comme une solution et pas une déception, mais une solution. D'ailleurs, beaucoup de Français nous considèrent de plus en plus comme une solution.
Laurent Jacobelli, puisqu'on parle d'Europe, Viktor Orban, le Hongrois, qui est hostile à l'adhésion de l'Ukraine et même qui n'a plus envie de livrer des armes à Kiev. Quelle est votre position là-dessus ?
D'abord, je ne vais pas commenter les positions de M. Orban. Je pense qu'aujourd'hui, l'Union européenne à 27 ne fonctionne pas. Donc, elle ne fonctionne pas parce qu'on ne peut pas tout faire à 27. Un mariage, c'est déjà difficile à deux quand on doit tout faire ensemble toute la journée. À 27, je ne vous raconte pas, ça devient impossible. Alors, pourquoi être 28, 29 ou 30 ? Pour rendre les choses encore plus impossibles ? Pour faire en sorte que la contribution de la France soit encore supérieure aux 10 milliards nets qu'elle n'est aujourd'hui alors que nous avons besoin de cet argent ? Pour faire en sorte que les salaires soient encore tirés vers le bas ? Le 10 milliards est faux.
Il est surévalué,
les 10 milliards. Non, non. Les 10 milliards,
c'est un chiffre réel. C'est la différence entre ce que la France donne, contribue au budget européen et ce qu'elle reçoit en aide européenne. Quant à l'Ukraine, je crois qu'on doit l'aider de manière humanitaire, on doit l'aider aussi de manière structurelle. Livrer des armes offensives, c'est une autre étape et nous avons toujours dit que nous étions contre l'escalade.
Alors Laurent Jacobelli, l'heure tourne. C'est un sujet qui est quand même à la une de l'actualité. Gérard Depardieu, il faut en parler. Que dites-vous ce matin de la tribune des 50 artistes et plus en défense de l'acteur ?
Alors, il y a plusieurs affaires Depardieu. D'abord, il est accusé de viol aujourd'hui et la justice suit son cours. Je pense qu'il faut bien dire effectivement qu'il y a un message de soutien aux femmes qui ont été agressées. Toutes les femmes en général qui portent plainte et que la justice doit être efficace et ne pas faillir sur le domaine. Et puis, il y a ce reportage qu'on a vu à complément d'enquête chez vos confrères de France 2 où effectivement Gérard Depardieu tient des propos on va dire pour le moins choquants notamment vis-à-vis d'une petite fille et c'est là que c'est le plus choquant mais tout est excessif en fait dans cette histoire.
Tout est excessif parce qu'on a l'impression que c'est un sujet défouloir. Le président de la République a pris la parole pour soutenir de manière pratiquement inconditionnelle Gérard Depardieu il aurait dû prendre peut-être un peu de distance et pas s'engouffrer dans ce débat. Un président de la République ça doit avoir de la hauteur. Je sais que le président actuel ne le sait pas toujours mais c'est le cas. Et puis cette tribune aujourd'hui alors pour le coup cette tribune elle est excessive dans l'autre sens c'est-à-dire que parce que Gérard Depardieu est un grand acteur et qu'il a beaucoup contribué à la renommée de la France alors on ne devrait pas pouvoir le critiquer.
On dit même que critiquer Gérard Depardieu c'est critiquer l'art ça va trop loin. Je pense qu'il faut en rester à des principes simples présomption d'innocence et puis laisser faire la justice. Je pense qu'il ne faut pas faire de chasse à l'homme il ne faut pas non plus tout excuser à des gens parce qu'ils sont célèbres mais je crois que ça montre aussi que notre société ne va pas très bien parce que pour faire la une des journaux s'engouffrer dans de tels sujets on a un peu l'impression que ce sont aussi des dérivatifs pour ne pas voir les vrais sujets C'est pas un vrai sujet
la lutte contre les violences faites aux femmes ?
Bien sûr mais pas Gérard Depardieu or vous avez raison les violences faites aux femmes c'est un vrai sujet mais alors parlons-en Qu'est-ce que ferait
le Rassemblement National ?
Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui le nombre de bracelets d'éloignement pour éloigner les hommes qui maltraitent ou qui agressent leur épouse ou leur conjointe n'est pas assez nombreux ? Là il y a un problème de la justice Pourquoi un certain nombre de récidivistes ne sont pas isolés voire emprisonnés alors qu'ils ont déjà commis des coups sur leur compagne ? Tout ça ce sont des vraies questions qui vont avec la question de la fermeté judiciaire du laxisme judiciaire des moyens de la justice et de la volonté d'agir et là-dessus nous aurons effectivement aussi la main très ferme mais une fois encore c'est pas Gérard Depardieu qui est l'alpha et l'oméga de tout cela
Mais qu'est-ce qui doit prévaloir Laurent Jacobelli ? La présomption d'innocence ou la libération de la parole des femmes ?
Les deux en général c'est-à-dire qu'il faut d'abord aujourd'hui croire une femme qui dit qu'elle a été agressée ou violée ne pas être dans le néni ou dans l'ignorance et donc il faut essayer de l'isoler de la personne qui lui aurait nuit et puis deuxièmement il faut poursuivre en justice et sévèrement ceux qui ont commis ou sont supposés avoir commis de tels délits mais en évidemment leur laissant la présomption d'innocence les deux ne sont pas incompatibles aujourd'hui le problème c'est qu'on n'a ni l'un ni l'autre
Avec des mises en retrait vous savez bien que le temps de la justice est long le temps des enquêtes est long c'est normal mais le temps médiatique est court donc il faut qu'il y ait mises en retrait démission de ministre ou mises en retrait d'un acteur d'une célébrité parce qu'il y a un soupçon quelle est l'idée ?
Ecoutez alors c'est pas la même chose acteur et ministre un ministre qui est soupçonné de viol je pense que ça entache l'action du gouvernement tout simplement c'est même pas une question de jugement c'est même pas une question d'anticiper sur la justice c'est qu'une fois encore comment peut-on gouverner quand on a derrière soi de telles accusations dans les domaines artistiques c'est le libre choix des réalisateurs des responsables de musées ou de salles de théâtre de prendre leurs décisions mais je crois que on ne peut pas condamner avant d'avoir les preuves mais une fois qu'on a dit ça il faut rappeler quand même qu'aujourd'hui la libération de la parole des femmes est un acquis que cet acquis ne doit pas rester un acquis dans le vent et qui doit donner lieu à des mesures que ce soit l'isolement dans des appartements spécifiques et protégés que ce soit des bracelets d'éloignement pour les hommes soupçonnés d'avoir agressé or je le rappelle aujourd'hui par rapport à des pays comme l'Espagne nous sommes très en retard
Laurent Jacobili porte aux paroles du Rassemblement National député de Moselle merci d'avoir accepté l'invitation du 830 France Info ce matin merci d'avoir regardé cette vidéo !
Laurent Jacobelli