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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 25 octobre 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉducation & rechercheInstitutions & électionsSolidarités & famille

#Direct 🔴 Olivier Faure, 1er secrétaire du PS, invité du Grand Jury RTL-Public Sénat-Ouest France

Au micro : Thomas Despré Source d'origine 1 locuteur

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 40 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Comment en est-on arrivé à ces manifestations ? Quelle réponse attendez-vous du gouvernement ?

  • 2:13OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ces violences et slogans sont tolérable ?

  • 3:36OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a-t-il réussi à gérer la manifestation ?

  • 5:01RelanceRéponse directe

    Le tracé modifié au dernier moment était-il une bonne chose ?

  • 5:43RelanceRéponse directe

    Les interdictions de manifester sont-elles justifiées face aux violences ?

  • 7:05OuverteRéponse directe

    Les couvre-feux sont-ils acceptables selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:56Olivier FaureFait
    « CRS SS n'était pas forcément du meilleur goût plus. Et vous avez nous avons résisté, il y a toujours des CRS, il y a toujours des gens qui sont là pour assurer l'ordre et personne n'est mort. »
  • 5:43Olivier FaureFait
    « Si désormais pour éviter les casseurs, on interdit de manifester, nous ne sommes plus en démocratie. »
  • 9:05Olivier FaureFait
    « C'est à l'épreuve de l'histoire quand vous avez un mouvement auquel personne n'entend répondre qui est depuis un mois laissé face à lui-même, forcément vous avez des mouvements qui se radicalisent. »
  • 11:12Olivier FaureFait
    « Jean-Luc Mélenchon dit la police tu, est-ce que ça contribue pas à un climat de violence ? »
  • 11:56Olivier FaureFait
    « Je souhaite que les armes qui sont des armes classifiées comme armes de guerre soient proscrites dès lors qu'on a des jeunes face à soi parce qu'on ne peut pas tirer sur nos enfants. »
  • 19:16Olivier FaureFait
    « Cette réforme elle n'a pas eu que des bénéfices. Loin s'en faut. »
  • 24:06Olivier FaureChiffre
    « Dans les 10 mesures de sortie de crise que fait votre candidat et votre famille politique, il y a le SMIC à 1700 €. Aujourd'hui, il est à 1477,93 € net. »
  • 24:46Olivier FaureFait
    « La première proposition peut-être la plus simple à comprendre, c'est que désormais quand on verse 1 € de dividende aux actionnaires, il y a 1 € qui est versé aux salariés sous forme de participation, d'intéressement ou de salaire. »
  • 37:44Olivier FaureFait
    « Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit, c'est simple à comprendre, c'est basique. »
  • 39:50Olivier FaureFait
    « Non, ce n'est pas un tournant, c'est une pente dangereuse dans laquelle nous glissons progressivement. »
  • 40:34Olivier FaureFait
    « La réalité c'est que cette France vivante c'est une France qui a évolué. C'est une France qui à la fois s'est enrichie d'apport extérieur. »
  • 42:31Olivier FaureFait
    « La Nouvelle-France, elle me pose un problème. Elle a un mérite, c'est qu'elle dit à des gens qui jusqu'ici avaient le sentiment d'être rejeté, de ne pas être intégré à notre pays. »
  • 43:51Olivier FaureFait
    « Je suis premier secrétaire du PS donc vous imaginez bien que je serai associé à cette campagne. »
  • 45:05Olivier FaureFait
    « Je ne démissionnerai pas jusqu'à l'élection présidentielle, je reste le premier secrétaire du parti. »
  • 45:43Olivier FaureFait
    « La question n'était pas de savoir qui est le premier secrétaire. Le premier secrétaire, il est désigné par les militants socialistes. »
  • 51:22Olivier FaureFait
    « Je trouve que les sondages ont un poids qui est trop important dans la vie politique. »
  • 52:02non_speechChiffre
    « Dans la dernière présidentielle, Éric Zemour était à 17 %, il a fini à 7 %. »
  • 52:05non_speechChiffre
    « Valérie Passas à 18, elle a fini à moins de 5. »
  • 53:08non_speechFait
    « Le Parti socialiste est souverain sur les choix qu'il fait à chaque échéance. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Le grand jury présenté par Thomas [musique] Despré. Bonjour à tous et bienvenue dans ce grand jury. Très heureux de vous retrouver pour votre grand rendez-vous politique du dimanche. Bonjour Olivier Fort. Bonjour à vous Tomas. Bienvenue en direct sur RTL et sur Public Sénat Canal 8 de la TNT. Vous êtes premier secrétaire du Parti socialiste. Plus de 410000 manifestants ont défilé partout en France. Hier, vous avez parlé de marée humaine mais toujours en marche des cortèges, des tensions, des poubelles brûlées, des slogans antipolis également. Comment en est-on arrivé là ? La France ne sait-elle plus se parler sans casser ? Quelle réponse ? Attendez-vous désormais du gouvernement.

Nous sommes ensemble pendant 1 heure. Bienvenue dans ce grand jury Olivier Fort. À mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Céline Bardi de West France, esquive Jourdin de Public Sénat.

Dans ce grand jury Olivier, nous évoquerons aussi bien s l'élection présidentielle et votre candidat tout juste désigné Rapha Guxman avec lui estce la fin de toute alliance avec la France insoumise nous parlerons de l'examen du budget au parlement vous répondrez à nos questions express et à celles des lecteurs de Wouest France notre partenaire le grand jury l'événement mais d'abord l'événement de la semaine Olivier Force et bien sûr cet acte 2 des manifestations pour le pouvoir d'achat hier 410000 manifestants selon les autorités, 800000 selon la CGT et deux images, les cortèges remplis un peu partout en France, à Rennes, à Marseille, à Nice, à Paris, mais toujours ces scènes de tension en fin de manifestation avec près de 1000 interpellations selon le ministre de l'intérieur.

Quelle image vous vous retenez de ce samedi de manifestation Olivier Forum ? Je retiens celle qui est derrière vous. Cette image d'une foule incroyable, jeune, enthousiaste, heureuse, joyeuse, qui euh vient en fait dire aux adultes ce qu'ils veulent. Et je vois en fait une génération qui se lève comme d'autres avant elle et qui veut prendre sa place dans la société française et c'est un formidable moment. Et les messages qu'elle développent des messages de générosité.

une [grognement] volonté de vivre ensemble loin de toute forme de séparation entre les uns et les autres et je souhaite qu'on les entendre qu'on les qu'on ne fasse pas simplement semblant de les écouter mais qu'ils soient entendu pour leur revendication et c'est la meilleure façon de mettre fin à ce mouvement. On va revenir sur les revendications bien sûr sur le fond mais il y a tout de même eu hier des images de de violence des casses dans certaines villes de France et des slogans très violents entendus par des reporters de RTL hier sur le terrain à Cab. Les policiers sont tous des bâtards. Louis X, on l'a décapité. Macron, on peut recommencer. Est-ce que c'est tolérable ?

Écoutez, dans enfin CRS SS n'était pas forcément du meilleur goût plus. Et vous avez nous avons résisté, il y a toujours des CRS, il y a toujours des gens qui sont là pour assurer l'ordre et personne n'est mort. Donc tout va bien et mais c'est acceptable, c'est tolérable. Je ne dis pas que c'est acceptable, je dis simplement que vous aviez toujours dans ce type de manifestation une forme de colère qui s'exprime parfois de manière exagéré, mais nous nousons pas à l'anecdote, allons jusqu'au bout et regardons ce quel est le message qu'ils adressent. Le message n'est pas d'aller tuer les policiers.

Le message c'est d'avoir un pays dans lequel on peut vivre, dans lequel on peut étudier, dans lequel on peut avoir un avenir. Plusieurs de policiers qui ont été blessés, c'est pas de l'anecdote non plus. Vous dites anecdote. Non, je ne dis pas enfin je dis simplement que les slogans qui sont développés, on a toujours connu ça dans tous les pays du monde et je ne veux pas que d'un seul coup on laisse penser qu'on aurait là une jeunesse qui serait prête à aller tuer des policiers. C'est pas vrai. Est-ce que ça veut dire que le gouvernement et le ministère de l'intérieur ont cette fois réussi à ce que la manifestation se passe plutôt bien ?

Ça veut dire que quand ils anticipent, quand ils y metetttent les moyens, quand ils font en sorte que les choses se passent bien, ça se passe bien. Et la réalité du cortège hier à Paris, c'est que il a défilé totalement pacifiquement et c'est seulement à l'arrivée, place de la nation que à ce moment-là les échauffés ont commencé parce que là pour le coup les choses étaient moins préparées et que c'est très difficile. Le quel est le sujet en fait pour celles et ceux qui assurent l'ordre ? c'est d'avoir des lieux de dispersion qui soient des lieux de dispersion possible facile. C'est pas tout à fait le cas sur cette place là. Et donc évidemment ça ça ça finit toujours avec des échaufourés.

Et puis on le sait bien, c'est pas un phénomène exclusivement français. Il y a dans tous les pays européens des casseurs, des pilleurs qui opportunément viennent se mêler à la foule pour commettre des exactions qui doivent être condamnées et qui doivent être effectivement sanctionnés. justement jusqu'au dernier moment jusqu'au dernier moment hier le ministère de l'intérieur la préfecture de police de Paris a modifié le tracé de de la marche qui était prévu à Paris.

Est-ce que finalement c'était une bonne chose d'avoir cette manifestation autour de Paris qui ne traverse pas les quartiers où il y avait beaucoup de de commerces qui auraient pu être cassés, qui auraient pu être pillés comme la semaine dernière. Vous avez contesté cette décision dans un premier temps hier. Est-ce que finalement le gouvernement, le ministère de l'intérieur a eu raison de modifier ce tracé au dernier moment ? Ce que j'ai contesté, c'est le fait que un tracé qui avait été signé avec les organisations syndicales après de jours de débat a été en fait transformé à la veille du défilé.

et que le risque prix, heureusement ça n'est pas intervenu mais le risque prix c'est qu'il y ait non pas un cortège mais deux cortèges avec des manifestants ne sachant plus très bien où on manifeste et se retrouvant dans une situation où justement le désordre aurait pu s'installer très enfin de manière heureuse et bien les manifestants se sont tout de suite raattus sur le nouveau tracé et ça s'est bien passé donc il y avait une prise de risque on aurait pu l'éviter. Je souhaite que désormais les les gouvernants et bien adoptent des tracés qui soient des tracés connu à l'avance qui permettent la mobilisation parce qu'on sait aussi que les changements peuvent dissuader les gens de manifester.

Là on avait le mauvais temps manifestations qui ont été interdites quand même fort. Il y a eu des manifestations qui ont été interdites sur le territoire d'autres ont été déplacées. Vous avez dénoncé vous des atteintes graves à la liberté de manifester. Mais quand on voit les scènes de casse qu'on a pu voir le weekend dernier, qu'est-ce que vous dites ? Parce que finalement l'interdiction c'est pas dans certains cas la seule solution. Mais je sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire. Si désormais pour éviter les casseurs, on interdit de manifester, nous ne sommes plus en démocratie. Alors, il y a la liberté de manifester, il y a le respect de la propriété privée.

Donc ces deux principens là existe entre ces deux principes. Vous avez raison de le rappeler. Mais on ça ne peut jamais s'offert au péril de la démocratie et de la possibilité de manifester et d'exprimer une opinion.

Imaginez que demain un pouvoir autoritaire s'installe en France et qu'il viennent et qu'il reprennent vos arguments et qu'il disent simplement c'était voilà il y a deux principes dans la constitution que vous développez le maintien de l'ens journaliste et que c'est pas forcément vos opinions mais je les reprends tel que vous les exprimez en disant simplement que si désormais on avait un pouvoir autoritaire comme c'est le cas dans un certain nombre de pays en Europe et que au prétexte qu'il y a un risque on interdise la manifestation vous voyez bien que on entre dans une démocratie dite illibérale. qui n'est plus vraiment une démocratie mais déjà un régime dans lequel manifestation naturelle.

Interdiction d'interdire les manifestations selon vous. Les interdictions qui ont été décrétées. Il faut quand il y a des lieux qui sont des lieux à risque, on peut effectivement changer les tracés. On peut faire en sorte que sur des délais très courts, sur des endroits qui sont des foyers de casseur, de pilleur et cetera, on peut aussi mettre en place un couvre-feu provisoire pendant un jour, 2 jours, le temps de rétablir l'ordre. Mais on ne peut pas couvre pour vous vous acceptez que le gouvernement propose des couvre-feux.

Mais quand il est très limité à quelques rues dans un endroit où effectivement les choses se passent mal mais qu'oninterdit pas de manifester de manière générale, effectivement je suis pas un abruti. Je pense qu'effectivement l'ordre doit revenir. Qu'est-ce qui doit prendre le pas selon vous ? Le maintien de l'ordre ou le droit de manifester ? Il n'y a aucun intérêt pour les manifestants à ce que les ordres s'installent. Pourquoi ? Parce que on sait très bien que ce que cherchent tous les gouvernants notamment de droite, c'est de faire en sorte de glisser progressivement d'un sujet qui est un sujet social politique vers un sujet qui est exclusivement sécuritaire.

Et on voit bien ce qui se passe quand on a été convoqué cette semaine à Matignon avec le premier ministre jeudi après-midi. Jeudi après-midi. De quoi nous parle-t-il ? Il nous parle exclusivement de sécurité comme si le sujet était exclusivement sécuritaire. Non, le sujet il est d'abord au départ un sujet social et un sujet politique auquel il faut apper une réponse et sociale et politique en absence absence c'est l'absence de réponse politique qui a amené à l'accentuation pour vous de la contestation et des mobilisations et parfois des drames. C'est c'est ce que dit Balioko notamment.

Ce que je dis c'est que c'est à l'épreuve de l'histoire quand vous avez un mouvement auquel personne n'entend répondre qui est depuis un mois laissé face à lui-même, forcément vous avez des mouvements qui se radicalisent avec des revendications qui sont de plus en plus de plus radicales et puis parfois des formes qui prennent des formes plus radicales aussi. Et donc si vous voulez qu'il y a moitime dans vous voulez à un moment que les choses se calment, si vous voulez que les manifestation s'interrompent et ben c'est une fois c'est simple, il suffit de répondre aux revendications.

Est-ce que vous trouvez logique et normal que le chef de l'État a attendu vendredi pour recevoir enfin les laéens ? Il les a reçus pour ne rien leur dire et c'est maintenant lundi que le premier ministre va les recevoir à son tour. Mais il aurait pu les recevoir avant la manifestation.

Il aurait pu leur dire écoutez parcours supéforme blancaire j'y reviens des moyens polyser on va revenir sur les simple en fait il y a quelque chose qui est incompréhensible dans la façon dont géré ce mouvement on voit bien que il y a eu une tentation très claire de la part du pouvoir c'est de dire ah bientôt les vacances de la Toussin vacances de la Toussin ils vont finalement se démobiliser à la rentrée il ne se passera plus rien attendez on va parler vraiment desation après il y a Deuxème tentation c'était de se dire bon ça barde le 17 donc on va pouvoir dire que le sujet n'est plus un sujet social mais un sujet sécuritaire et ne jamais répondre sur le fond et bien non le moment est venu de répondre sur la responsabilité politique Steve Jord effectivement vous renvoyez la responsabilité du du chaos en tout cas de ce qu'on a pu constater la semaine dernière sur les épaules du gouvernement le gouvernement qui renvoie la responsabilité sur la France insoumise est-ce que selon vous la France insoumise a une responsabilité dans ce qu'on a pu constater ces derniers jours mais là aussi ça fait partie en fait de l'écran de fum du pouvoir, trouver un adversaire commode, un épouvantail et dire voilà en fait le problème il est là mais vous pouvez supprimer la France insoumise vous pouvez l'interdire ça n'empêchera pas les laissen être dans la rue pas de responsabilité du tout quand on entend un é quand on entendez on n'est pas une île regardez ce qui se passe dans les autres pays européens voyez bien que la jeunesse se soulève partout et je ne crois pas que la France soumise et ce pouvoir incroyable de ce pouvoir lever les masses partout Quand Jean-Luc Mélenchon dit la police tu Olivier Fort Jean-Luc Mélenchon dit la police tu est-ce que ça contribue pas à un climat de violence mais c'était une erreur de sa part de dire à la police tu il y a malheureusement des policiers et on le voit bien encore dans les manifestations qui ont qui prennent peu de précaution et quand on voit ces jeunes avec les mains arrachées ou les yeux crevés bah forcément on se dit que il y a des gens qui ont pas le souci et que quand on a des enfants face à soi on ne leur tire pas dessus.

Moi, je souhaite que les armes qui sont des armes classifiées comme armes de guerre soient proscrites dès lors qu'on a des jeunes face à soi parce qu'on ne peut pas tirer sur nos enfants. Faut que il faut que la police n'utilise plus dans sa doctrine de maintien de l'ordre par exemple les grenades de désencerclement. Oui, parfaitement. Je pense que il y a des armes qui ne sont pas utilisables face à des jeunes, face à des enfants. On parle là de jeunes qui ont 14, 15, 16, 17 ans. On parle de jeunes qui arrivent parfois dans des manifestations avec un attirail comme s'ils voulaient en découdre justement avec les forces de l'ordre.

Il y a des jeunes qui peut-être veulent en découdre mais rien ne mérite le fait que l'on tire qu'il y a des tirs tendus, qu'il y ait des enfin quand on vous a plein qui se fait arracher la mâchoire. J'ai vu cette vidéo. En fait, il est attrapé, il se défend. Ensuite, il y a un policier qui lui tire dessus à bout portant, il est à 1 m et lui déchire la mâchoire. Est-ce que vous pensez sérieusement que dans une grande démocratie, cet acte là n'est pas répréhensible ? Je crois qu'il l''est et je crois qu'il doit l'être et je pense que il y a effectivement des armes qui ne peuvent pas être utilisées face à des enfants. C'est un principe simple.

L'Assemblée nationale lance une commission d'enquête sur les violences en marge du 17 octobre. La commission des lois du Sénat va aussi se pencher sur les événements. Est-ce que c'est une décision que vous saluez et quelle question à quelle question souhaitez-vous qu'elle réponde ces commissions d'enquête ? Je souhaite que elle reprenne tout le continuum de tout ce mouvement et que ce soit pas simplement fixé sur le 17 octobre mais sur tous les événements qui ont précédé le 17 octobre. Comment le maintien de l'ordre a été assuré ? Comment est-ce que en fait on s'est déployé face à nos enfants ?

Qu'est-ce qui s'est passé pour que à un moment effectivement vous ayez des slogans qui fleurissent sur les murs à câ même si je suis pas sûr que ce soit l'exclusivité des lycéens plutôt de l'ultra gauche ou de casseurs qui sont venus là pour en découdre mais ce que je crois c'est que effectivement il faut faire la lumière sur ces événements et que nous puissions en tirer des leçons, qu'on ne soit pas là à reproduire année après année les mêmes erreurs. Vous saz cette initiative de de Yel Brun Pivé de votre enquête a été demandée par l'ensemble des oppositions.

Yel Bron Pivé ensuite y a accéder d'une manière un peu particulière puisquelle a souhaité que ce soit je revenant à la technique 2 secondes mais que ce soit la commission des lois qui soit en réalité euh donc euh comme c'est le cas régulièrement ça a déjà été le cas pour la faire Benala par exemple. Oui d'accord mais enfin c'était pas un grand succès. Donc j'aurais préféré que ce soit une commission adoc. C'est comme ça, on va prendre notre partie de cette solution-là.

Et maintenant, enquêtons et faisons en sorte de tirer les bonnes leçons d'un mouvement qui n'a pas été forcément euh exemplaire à tout point de vue, Fort un mot, avant de revenir sur les revendications des lycéens et pour plus de pouvoirs d'achat, euh ces manifestations la semaine dernière, elles ont coûté cher entre 800000 € à minima selon les assureurs et et 1 milliard d'euros de coût notamment pour les commerçants qui doit payer. Il y a un projet de loi qui va arriver bientôt, le projet de loi casseur payeur. Elle arrive au Sénat mardi.

Le texte doit donner la possibilité de faire payer les dégâts à toute personne, qu'elle soit auteur de violence ou pas, au simple motif qu'elle appartient à un groupe ayant lui-même commis des dégradations. Est-ce que vous vous y êtes favorable ? Mais vous venez enfin je suis assez interdit. Vous venez presque de donner la réponse dans l'énoncé même de cette loi. Vous pouvez n'avoir commis aucun délit. et être condamné. Mais participer à un groupe qui lui-même a commis des délites. Participer à un groupe, ça passe par quoi ?

Ça passe par être présent à un moment dans une manifestation où il y a des dégâts et parce que vous étiez là au mauvais moment et parce que vous n'avez pas répondu aux sommations de la police qui a demandé de partir. Comment vous le vérifierez ? Comment vous vérifierez le fait que la sommation a bien été entendue dans un moment de panique ? Comment est-ce que vous vérifierez que il y a pas quelqu'un qui vous avez vu qu'il y a la jeune fille qui dans l'est de la France a pris un tir de LBD dans l'œil. sortait d'un restaurant euh elle aurait très bien très bien pu être prise dans une nasce, être elle-même embarquée, euh être mise à contribution pour des dégâts qu'elle n'a pas commis.

Voyez bien que ce principe-là est un principe fou. Il fut d'ailleurs abrogé par François Mitterran en 80 parce que cette loi, elle a déjà existé et elle avait été justement abrogée parce qu'elle ne correspondait évidemment à rien et que c'est en réalité un dispositif de dissuasion des manifestations elles-mêmes. Laissez entendre que vous pouvez vous-même être amené demain aller rembourser le bri d'une vitrine alors que vous n'étiez pour rien. Aujourd'hui, c'est l'État qui est jugé responsable. C'est c'est pas mieux. Ah bah l'État niss pas mieux. Enfin, c'est quand même un peu mieux que d'être pris sur même enfin je enfin en don mois je ne défends pas les prix de vitrine.

Je dis simplement que ce que l'on considère aujourd'hui, c'est que c'est l'État qui a malheureusement n'a pas été à la hauteur de sa capacité à maintenir l'ordre et donc c'est lui qui est rendu responsable. Il y a une partie les assurances, une partie l'État et donc il faut que évidemment et donc c'est à tous les Français de payer pour des jeunes qui vont manifester dans des groupes qui cassent. Mais écoutez, quand vous avez des agriculteurs qui brûlent le parlement de de Rennes, est-ce que vous avez considérer à ce moment-là que ça n'était pas logique que la collectivité le prenne en charge ?

Vous avez accepté de le faire parce que malheureusement il y a un moment on ne sait pas très bien à qui attribuer et donc forcément et bien c'est la collectivité qui paye. Est-ce que je m'en félicite ? Non. Est-ce que je crois que la violence ce soit une manière utile de se faire entendre ? Non. Est-ce que ça peut arriver malheureusement à l'insu du plein gré de ceux qui manifestent ? La réponse est malheureusement oui. Et donc il y a des règles et il faut les respecter.

Jour sur les revendications des des lycéens très précisément Sébastien Lecornu qui reçoit demain les représentants des lycéens pour faire des annonces après les grèves et les blocages qui avaient précédé les grandes manifestations qu'on connaît depuis. Emmanuel Macron, lui a reçu également les représentants pendant plus de 2h30. C'était vendredi. Selon son entourage, il a reconnu le besoin d'une refonte en profondeur de parcours sup. Vous dites "Ça y est, ils ont compris là-haut." J'attends de voir, j'attends de savoir quelles seront les propositions que fera le premier ministre. Vous avez compris que il y a à la fois le problème de parcours sup et puis a le problème de la réforme blancaire.

Qu'est-ce que vous attendez demain justement des annonces de premier ministre ? Et donc la réforme blancaire, qu'est-ce qu'elle a causé comme difficulté ? C'est les rythmes scolaires, c'est une pression dès la première puisque vous êtes jugé sur un contrôle continu qui parle qui parle de note de première jusqu'à la terminale.

Et c'est aussi la possibilité Olivier Fort c'est aussi la possibilité pour les lycéens parce que les bacs blancs servent presque plus dans le contrôle continu que le bac lui-même et donc il y a là une forme de stress permanent et vous voyez bien que y compris en terme de santé mentale nous avons aujourd'hui un vrai problème avec des lycéens qui sont de plus en plus mal à l'aise avec l'institution scolaire. Cette réforme blancaire c'est aussi la possibilité Olivier Fort d'ouvrir les d'ouvrir le champ des lycéens qui peuvent choisir des options qu'il ne pouvaient pas choisir avant. C'est aussi ça la réforme bancaire.

La réforme blancaire, c'est aussi tellement d'options que ce qu'on appelait le bloc classe a été tellement divisé que vous avez aujourd'hui des jeunes qui vivent dans une forme de solitude parce que ils sont trimballés d'une classe à une autre sans avoir la possibilité de de se ranger à un collectif. Et donc c'est alors je ne dis pas que c'était l'intention de Jean-Michel Blanquaire, je ne dis pas que il avait l'intention de faire mal volontairement mais quand on évalue les conséquences d'une réforme et bien à un moment il faut aussi euh regarder les choses en face et se dire que cette réforme elle n'a pas eu que des bénéfices.

Loin s'en faut vous avez vous avez évoqué parcours sup vous vous proposez votre famille politique propose d'abroger parcours sup mais au-delà du mode d'orientation il y a une question de place dans les universités dans les filières universitaires. Comment est-ce que vous vous faites vous souvenez quand parcours sup a été inventé ? C'était pour résoudre les problèmes dans deux filières principalement. C'était STAPS et puis psychociaux, je ne me souviens plus.

Bon euh pour deux filières, on a mis en place un système que personne ne comprend, dont les algorithmes sont totalement opaque et qui conduit, je vois dans ma circonscription, des jeunes chaque année qui viennent de me voir en me disant "Vous vous rendez compte, j'habite en Sain et Marne, ma mère travaille et elle est mère célibataire et on me demande d'aller faire mes études dans le nord de la France." Ça c'est le diagnostic, mais qu'est-ce que vous proposez très concrètement à la place de parcours sup ?

Moi ce que je propose c'est que on est d'abord qu'il n'y ait plus jamais d'algorithme sans recours humain, qu'on ait la possibilité d'avoir la transparence sur tous les modes de sélection qui sont opérés, que jamais on ait le sentiment de dépendre de critères qui sont des critères que personne ne comprend ni connaît. Vous conservez la sélection, qu'on comprenne bien, vous conservez la sélection à l'université. L'orientation, il y a la possibilité, la possibilité de dire que en fonction de ces résultats et bien on va vers telle ou telle filière.

Mais la réalité c'est que quand moi j'ai passé le bac sélection et bien on était en fait on le bac était le premier étage qui permettait d'accéder à l'entraînement supérieur. C'était inconditionnel. Aujourd'hui, vous voyez bien que ça n plus le cas. Et donc il faut que ça le bac reste euh le diplôme qui permet un accès inconditionnel à l'enseignement supérieur. Voilà. Mais quand on échange avec les manifestants, certains ont du mal à comprendre que aujourd'hui il y ait une forme de sélection que les meilleurs élèves peuvent accéder aux classes où il y a le moins de place. C'est c'est même ce principe même qui fait débat aujourd'hui chez certains manifestants. Non, je ne crois pas.

Je crois que tout le monde a bien compris que il y a forcément un moment un critère qui doit être un critère objectif et ce critère permet d'accéder à tel ou tel enseignement, telle ou telle école et ça tout le monde le reconnaît. Simplement pour ceux qui veulent accéder à l'enseignement universitaire. Pourquoi est-ce que la sélection se fait non pas sur des bases qui soient des bases claires ? Comment est-ce qu'il est possible aussi de ne pas chercher à faire en sorte qu'il y ait aussi les moyens humains pour accueillir derrière nos étudiants ?

Il y a aujourd'hui une forme d'évidence au fait que l'enseignement supérieur est un enseignement supérieur qui est largement oublié, méprisé et qu'on a des universités qui sont aujourd'hui en péril et que 1,2 milliards d'euros de budget supplémentair dans le prochain budement supérieur. on part on privatise une part de l'enseignement supérieur et en fait on on bah pour ceux qui veulent poursuivre des études supérieures de qualité, on les oriente vers des enseignements qui sont des enseignements très chers et seul une partie de nos enfants peuvent y accéder pour des raisons qui sont évidentes.

Et donc c'est une sélection qui n'est pas une sélection par les notes mais une sélection par l'argent, ce qui est bien pire encore. Dans ce contexte, du coup vous souhaitez que les lycéens reprennent leur barrage à la rentrée ? Mais moi je ne souhaite rien. C'est-à-dire que je pense que ce mouvement il est organisé par des syndicats lycéens, par des par des étudiants euh par des syndicats étudiants. Ce matin, l'un d'eux dit qu'il va reprendre le mouvement s'il y a pas d'annonce à moi de dicter leur conduite ni aux salariés ni euh aux lycéens et aux étudiants. Donc je m'abstiendrai de toute forme conseil en la matière se rier éventuellement sur des points de blocage.

Je souhaite que il soit entendu et donc en fonction des réponses qui leur seront faites demain par Sébastien Lecorneux, bien il faudra qu'ils avise et qu'ils reviennent vers leurs assemblées générales pour voir s'il prolongent ou s'ils en l'État. Vous considérez que ce n'est pas satisfaisant et qu'il faut continuer la mobilisation des lycéens. En l'état, je ne vois pas très bien ce qu'ils ont obtenu. Donc je ne vois pas très bien une refonte de parcours supune une refonte en profondeur. C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron. Ce n'est pas Je ne sais pas ce que ça veut dire en fait.

J'attends de voir concrètement ce que proposera le Premier ministre et en fonction de ce qu'il dira, on verra s'il a véritablement un plan de sortie de crise ou si il en a pas. Nous avons présenté avec Raphaël Gusman, avec Boris Valot, avec Patrick Caner jeudi dernier un plan de sortie de crise. Il est sur la table et bien que le gouvernement s'en saisisse et qu'il voit s'il est prêt à avancer ou pas parce qu'il a non seulement les étudiants et les lycéens mais aussi les salariés. C'est aussi un mouvement contre la vie chère et donc il va falloir quand même que un moment quelqu'un au gouvernement entende. On va en parler. Le grand jury question des lecteurs.

Justement Olivier Fort d'électeurs et des lecteurs de Wouest France qui vous interroge justement sur les réponses à apporter à cette crise à Céline Bardi. Oui. Alors André vous demande si votre candidat l'emporte en 2027. Est-ce que vous vous engagez à augmenter le RSA, le SMIC, à rendre les moyens de contraception gratuits et à baisser le prix des transports en commun dans toutes les villes ? Ben, si vous me posez la question à moi, je vous répondrai. Dans les 10 mesures de sortie de crise que fait votre candidat et votre famille politique, il y a le SMIC à 1700 €. Aujourd'hui, il est à 1477,93 € net.

Pour les autres salariés qui sont pas au SMIC et qui ont eux aussi des problèmes de pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous proposez ? Ben, je propose d'abord que il y a beaucoup de propositions. La première proposition peut-être la plus simple à comprendre, c'est que désormais quand on verse 1 € de dividende aux actionnaires, il y a 1 € qui est versé aux salariés sous forme de participation, d'intéressement ou de salaire. Deuxème élément, c'est qu'il faut convoquer une grande conférence salariale qui permettent là de conditionner les aides d'État aux entreprises au fait que il y ait une transformation écologique dans les entreprises mais qu'il y a aussi des salaires qui augmentent.

Et puis dernière proposition, c'est de faire en sorte que pour toutes les branches professionnelles qui ont des minimas qui sont des minimas de branches qui sont inférieur au SMIC et donc c'est un peu technique mais en gros vous avez des gens qui sont très en dessous du SMIC, ils sont ils sont malgré tout payés au SMIC mais tout au long de leur carrière à chaque fois que chaque année ils évoluent ils évoluent dans une grille qui est inférieure au SMIC et donc ils passent toute leur vie au SMIC sans jamais être augmenté et donc ces gens-là évidemment il faut qu'il n'y ait plus aucune branche professionnelle qui a des minimas inférieurs au SMIC pour que dans l'évolution d'une carrière, il y ait la possibilité de voir son salaire augmenter.

Christian dans les codes d'armor et Delphine en Guadeloupe vous interroge sur les inégalités. Il vous demande si être socialiste aujourd'hui, c'est encore lutter contre les inégalités. Et pour ce qui est des outremères, Delphine demande si vous portez toujours le projet d'égalité réelle en outreem qui avait été porté par Victorien Lutrel en en 2017 et qui a depuis tombé aux oubliettes, nous dit-elle. Absolument. Absolument. Et euh euh vous me permettez de saluer aussi nos compatriotes ultramarins.

Euh d'ailleurs, on dit ultramarin, ils sont enfin c'est c'est plutôt enfin moi je préfère l'expression de pays des océans puisque c'est en fait une façon de ne pas considérer qu'ils sont la périphérie et nous le centre et qui aujourd'hui manifeste aussi pour des conditions de vie d'existence qui sont encore bien plus compliquées que celles de l'hexagone. Et donc qu'il s'agisse de l'accès aux soins, qu'il s'agisse de la vie chère, qu'il s'agisse des études. Évidemment, il y a beaucoup à redire sur cette inégalité qui demeure entre donc les pays des océans et puis l'hexagone.

Olivier Fort, la coordination des gilets jaunes a déjà appelé à une nouvelle journée de manifestation samedi prochain, le 31 octobre. Est-ce que vous participerez à cet appel ? Euh moi, je participe à chaque fois que les syndicats appellent, je participe derrière eux euh à ces appels. Donc je verrai si si les syndicats ne participent pas parce que là c'est les gilets jaunes. Si les syndicats n'appellent pas, n'appellent pas, je n'appelle pas. Est-ce qu'aujourd'hui vous pensez qu'on rentre dans une dans une litanie de ces actes 1 2 3 4 comme on a connu au moment du du premier mouvement des gilets jaunes ?

Est-ce que vous pensez qu'on est là-dedans et que ça va se poursuivre peut-être jusqu'à l'élection présidentielle ? Je n'en sais rien mais ça dépend en réalité moins de ce que je vais vous répondre moi que de ce que va répondre le gouvernement. Si le gouvernement acceptait de dialoguer, pourquoi est-ce que les choses se passent ainsi ? Ben, c'est assez simple en réalité parce que ce pouvoir depuis 10 ans n'écoute personne. Il a eu le mouvement des gilets jaunes. Il y a eu un grand débat, des cahiers de doléance. Ils ont été enfermés dans une armoire de fer, personne ne les a jamais revu. Il y a eu des conences citoyennes dont une sur les rythmes scolaires. Il n'en a pas été tenu compte.

Vous avez eu ensuite y compris des syndicats qui ont revendiqué qui n'ont jamais été entendus. Certains appellent à la démission d'Emmanuel Macron. Il doit partir. Vous az vous avez eu aussi une élection même plusieurs élections. En 2022, une majorité relative. En 2024 une majorité encore plus relative. Et pour autant rien n'a changé. en un mot, il part vous comprenez que quand les gens on leur dit les corps intermédiaires ça ne sert à rien, les partis politiques ça ne sert à rien, la rue ça ne sert à rien, à un moment ça finit par être justement la violence et donc si on veut éviter que tout cela dégénère, il faut des réponses politiques à un mouvement politique. Réponse très simple.

Est-ce qu'Emmanuel Macron doit démissionner aujourd'hui selon vous ? Il doit répondre aux questions qui lui sont posées. Moi, je ne souhaite pas précipiter l'élection présidentielle. Je pense que ça cré plutôt ça créerait un précédent. Euh je ne veux pas euh que désormais on puisse revenir sur des institutions et sur la stabilité nécessaire. Il y aura un nouveau président dans 6 mois, mais dans l'intervalle, il faut que ce président-là et on va avoir l'occasion d'en parler dans la deuxème partie de cette émission. On va évoquer la campagne de votre candidat Raphaël Gluxman. Merci beaucoup. Restez avec nous. Le grand jury RTL Public Sénat West France M6.

29:20
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[musique]

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Locuteur

Il y a un nouveau shérif en ville. Les Américains ont réélu le président Trump à la Maison Blanche et le ministère de la justice est à son service. Le ministère de la justice [musique] est désormais le bravengeur de la Maison Blanche. Le président de la Cour suprême souligne que le président est le chef de l'exécutif. [musique] Aussi doit-il bénéficier de l'immunité contre les poursuites engagées par son successeur quant aux décisions prises ? le mérite d'être clair. Quiconque commet un délit, même grave, ne sera pas inquiété s'il fait allégance au pouvoir en place. Désormais, la notion de pouvoir judiciaire indépendant n'existe plus dans ce pays.

[musique] Trump contre la loi aujourd'hui à 13h sur Public Sénat et sur publicsennaat.fr. faire. On est à 6 mois de l'élection présidentielle. Selon vous, qui va gagner l'élection ? J'en ai aucune idée. Je pas de pric. Je suis incapable de le prévoir. À l'été 2026, le résultat de l'élection présidentielle n'a jamais été aussi incertain. Si Marine Le Pen apparaît favori dans les sondages, pour les autres candidats, la bataille ne fait que commencer. On n'est pas condamné à la victoire de l'extrême droite. Durant 10 mois, nous allons suivre les conseillers politiques des principaux candidats, mais aussi des citoyens dans toute la France. 15 mois ferme.

Je suis candidate à l'élection présidentielle, donc elle va en prison. [acclamation] Il y a presque deux Frances qui se regardent. Un peu la France des villes et la France des champs. Le premier épisode de votre série documentaire événement Cap sur l'Élysée. Samedi prochain à 21h sur Public Sénat et déjà en exclusivité sur publicsena.fr.

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Bonjour chez vous. Je vous retrouve du lundi au jeudi à 7h30 et 1230 et je vous emmène au cœur de l'actualité et de nos régions avec nos invités, nos reportage et la presse quotidienne régionale pour découvrir et comprendre les enjeux politiques de [musique] notre quotidien. Bonjour chez vous. C'est du lundi au jeudi à 7h30 et 12h30.

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Locuteur

Comme Vanessa et des milliers de participants, inscrivez-vous sur moissant.fr. En quelques clics, choisissez votre accompagnement gratuit pour profiter d'outils et de conseils et augmenter vos chances de devenir exfumeur. Inscrivez-vous sur moissant.fr. FR. On est à 6 mois de l'élection présidentielle. Selon vous, qui va gagner l'élection ? J'en ai aucune idée. Je vois pas de pronostic. Je suis incapable de le prévoir. À l'été 2026, le résultat de l'élection présidentielle n'a jamais été aussi incertain. Si Marine Le Pen apparaît favori dans les sondages, pour les autres candidats, la bataille ne fait que commencer. On n'est pas condamné à la victoire de l'extrême droite.

Durant 10 mois, nous allons suivre les conseillers politiques des principaux candidats, mais aussi des citoyens dans toute la France. Pays, vous allez voir. 15 mois ferme. Je suis candidate à l'élection présidentielle, donc elle va en prison. Il y a presque deux Frances qui se regardent. Un peu la France des villes et la France des champs. Le premier épisode de votre série documentaire événement [musique] Cap sur l'Élysée. Samedi prochain à 21h sur Public Sénat et déjà en exclusivité sur publicsena.fr. faire. Le fait d'avoir quelques personnes en science qui se sont frottées à la politique ou quelques personnes en politique qui sont frotté à la science sont des façons de de d'augmenter

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[musique]

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Locuteur

cette surface de contact. C'est important que ces deux mondes se parlent de près, qu' a pas une méconnaissance de l'un par l'autre. pas une instrumentalisation de l'un par l'autre, un mépris de l'un par l'autre mais qui est davantage de contact. À l'heure où l'intelligence artificielle interroge, à l'heure où le niveau des élèves français inquiète, il est une voix que nous avons peut-être besoin d'entendre. Une voix de mathématiciens, de renommée internationale, d'anciens députés et une voix de compteur, de passeur de savoir, de vulgarisateur. Cédric Villanier est notre invité dans un monde un regard. Un monde, un regard vendredi prochain à 17h30 sur Publicsena et sur publicsena.fr.

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Locuteur

Voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr. Suite du grand jury présenté par Thomas [musique] Despré. Et toujours avec nous dans ce studio Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste, député de Sémarne. Avec nous dans ce studio, Céline Bardi de Ouest France, esquive Jourdin de Public Sénat. Dans un instant, nous parlerons de la campagne de votre candidat tout juste désigné, Raphaël Gluxman, vainqueur de la primaire de place publique et du Parti socialiste. Le grand jury sur le terrain.

Mais d'abord Olivier Fort, l'autre événement de ce weekend, c'est cet attentat perpétré vendredi soir à à Trappe un homme de 39 ans a fait un mort et cinq blessés dont une jeune fille de de 12 ans dans une attaque qualifiée d'attentat raciste. Il est soupçonné d'avoir voulu précisément s'en prendre à des personnes en raison de de leur couleur de peau ou de leur religion supposée. Vous avez dit hier l'extrême droite porte une lourde responsabilité. C'est le RN, c'est Marine Le Pen qui est responsable. D'abord, je veux dire un mot aux familles que nous sommes avec elle et à cette petite fille qui est entre la vie et la mort lui dire bat-toi, on est avec toi.

Et tout à l'heure sur votre antenne, il y avait Jacques Brê. C'est cette chanson magnifique fils d'eux et qui dit fils de César ou fils de rien, tous nos enfants sont comme le tien. Et bien cette fille-là c'est aujourd'hui une fille de France, une fille des Français et nous devons toutes et tous espérer qu'elle s'en sort. Qui est responsable ? Marine Le Pen. Elle a du sens sur les mains. Marine Le Pen, c'est vous qui avez dit l'extrême droite porte une lourde responsabilité. L'extrême droite porte effectivement une lourde responsabilité.

non pas direct et je ne serai pas aussi idiot que de vous prétendre aujourd'hui que ils ont directement armé le bras de cet homme [grognement] et visiblement qui est un esprit faible avec peut-être les antécédents psychiatriques. On apprend ce matin la présence de de cannabis et et de de cocaïne dans son sang. Voilà ce que je dis simplement là, c'est que à force de créer un climat, de laisser penser que nous sommes envahis, qu'il y a une forme de grand remplacement, que Trap serait une République djihadiste, les mots de Jordan Bardella, les mots de Marine Le Pen.

Et bien quand vous avez un esprit faible qui à un moment croit se croit missionner pour venir rétablir à sa façon une forme d'ordre et bien il y a là passage à l'acte et qu'il est urgent urgent d'en finir avec cette idée que toutes les paroles sont de même nature. Non tout n'est pas ne relève pas de de la liberté d'expression.

Quand au gouvernement Aurore Berger laisse penser un instant que parler ministre délégué à aux discriminations justement aux discriminations et qui laisse penser que la théorie du grand remplacement relève de la liberté d'expression que ça n'est pas raciste mais ou vit-on elle dit en en disant qu'elle voulait combattre cette théorie justement en disant que c'était une théorie qui avait sa place dans le débat public et cera non le racisme n'est pas une opinion c'est un délit, c'est simple à comprendre, c'est basique comme dirait Aurelsan.

Et donc nous avons là franchement aujourd'hui une forme de dérapage continu avec des gens qui finalement se contentent de faire quelques de prendre reprendre quelques éléments de langage après chaque mort et mais je vois j'observe un truc, je finis juste là-dessus. Ve dire quand même que je suis heurté, choqué par le fait que à la suite d'un attentat terroriste de cette nature, on n'est pas David Lissard, patron de la MF qui appelle toutes les mairies de France à observer par exemple une minute de silence devant les mairies tel ou tel jour qu'il y ait pas de rassemblement qui organis c'est un appel que je lance effectivement David Bisnard. Je ne le comprends pas.

Je ne comprends pas que il puisse être celui qui sur de télévision vient minorer les événements qui ont frappé notre pays Paris en l'occurrence le 17 octobre 61 quand euh le le préfet papistre mémoire a jeté à la scène ou fait jeter à la scène des dizaines et des dizaines d'algériens. Vous êtes prateur du Parti socialiste. Vous pouvez le lancer cet appel. Vous dites à tous les maires demain mardi cette semaine observer une minute de silence. demain, après-demain dans ma ville, ça se fera dimanche prochain à Savin le temple. Donc très bien. Moi ce que je dis simplement, c'est que il faut qu'à un moment ce soit un réveil qui soit un réveil collectif.

On ne peut pas avoir le sentiment d'un depoid de mesure et donc il faut que soyons toutes et tous présents. Nous avons marché, moi j'ai appelé il y a quelques années à un grand rassemblement après les premiers délires antisémites qu'on observait sur les murs de Paris et ailleurs. Et je considère et j'ai marché évidemment au lendemain 7 octobre et je pense qu'aujourd'hui après des attentats qui se multiplient, on a eu Abou Bakar Sissé, on a maintenant ce jeune homme qui a été tué parce que présumé musulman et bien il faut qu'effectivement dans ce pays on se lève et qu'on dise non ça n'est pas ça la France. Justement sur place vendredi Emmanuel Macron a parlé d'un tournant.

Est-ce que vous reprenez ces mots ? Est-ce que selon vous cet attentat constitue un tournant ? Non, ce n'est pas un tournant, c'est une pente dangereuse dans laquelle nous glissons progressivement. Il y a déjà eu des attentats terroristes qui frappaient des gens en raison de leur religion ou de leur religion supposée. Ça a commencé avec Mohamed Mera euh donc avec l'école juive au Aratora et puis ça s'est prolongé Hper Cacher, le père Amel, Abouakar Sissé et d'autres encore dont j'ai oublié les noms. Comment vous vouiez ces propos d'Emmanuel Macron ? C'est une erreur qu'il a fait. C'est c'est une erreur. Je veux pas l'accabler de tout.

Je pense que l'UM est conscient du fait que nous sommes dans une forme d'impasse dans laquelle il dans laquelle il faut sortir très très vite. Et pour cela, ça suppose de redéfinir sur quelle identité de notre pays. Moi, j'ai j'ai écrit, j'ai commis un livre il y a quelques semaines qui s'appelle donc la loi du plus juste et qui revient pour partie sur la question de notre identité. Vous proposez le concept de France vivante. C'est quoi une France vivante ? Et bien vous avez des gens qui parlent en fait de la France éternelle comme si la France avait toujours été identique à elle-même et depuis Clovis versetorix on aurait pas changé.

La réalité c'est que cette France vivante c'est une France qui a évolué. C'est une France qui à la fois s'est enrichie d'apport extérieur. Je suis moi-même eurasien. Ma mère est née à quelques milliers de kilomètres d'ici désormais au Chimienville autrefois Saon. Bon et bien écoutez, je pense que je suis français comme les autres et je participe à la vie démocratique de ce pays. Nous sommes dans une nation citoyenne et puis une nation qui se confond aussi avec un état social. Ce que nous avons fondé ensemble depuis la deuxième guerre mondiale, cet état social qui permet à chacun face au grand risque de l'existence et bien d'avoir là le soutien de la nation. Elle est là notre identité.

Elle n'est pas elle ne se confond pas avec je ne sais quoi, avec une religion, une couleur de peau ou je ne sais quel autre euh rapport à notre histoire. En fait, nous avons une histoire bien sûr, nous avons un patrimoine, mais nous avons aussi une capacité de nous enrichir au fur et à mesure. Imaginez que par exemple le cassoulet trouve ses racines aussi dans la cuisson du cassoulet. Et bien ça, j'ai découvert ça il y a peu de temps que on le devrait au couscous. Donc vous voyez bien que euh même sur le plan culinaire, nous qui sommes un grand pays de gastronomie, nous sommes aussi enrichis de beaucoup d'autres cultures. Pourquoi pas la Nouvelle-Fance comme la propose Jean-Luc Mélenchon ?

Ben la Nouvelle-France, elle me pose un problème. Elle a un mérite, c'est qu'elle dit à des gens qui jusqu'ici avaient le sentiment d'être rejeté, de ne pas être intégré à notre pays, mais elle laisse penser qu'on pourrait opposer une Nouvelle France à une ancienne France. Et moi, je souhaite donc une France vivante, une France qui intègre, qui fédère des gens qui ont vocation à vivre ensemble et donc à partager ensemble des valeurs, des principes qui sont ceux de la République. Le grand jury, quel président [musique] a l'Élysée. Justement Olivier Fort de ces concepts de Jean-Luc Mélenchon, on va en parler dans dans un instant, mais d'abord vous dirigez le Parti socialiste depuis 2018.

Vous avez passé 8 ans à essayer de de reconstruire ce ce parti après le quinquena de François Hollande et au moment de choisir son candidat à l'élection présidentielle, les électeur de la primaire ont choisi Raphaël Gluxman qui n'est pas membre du Parti socialiste. D'abord, question très simple. Est-ce que vous considérez que c'est un échec personnel de votre part ? Moi, j'ai voulu une primaire, pas celle-là. Je voulais une primaire plus large qui aille, j'avais dit de Ruffin à Gluxman et je voulais qu'elle soit à 2 €. Il se trouve [raclement de gorge] que j'ai été battu là-dessus et que c'était une primaire à 15 € pour ceux qui n'étaient pas électeurs d'un département.

J'en ai accepté le principe et à partir du moment où je concours à cette primaire, à partir du moment où j'en accepte les règles, j'en accepte aussi le résultat. On va aller rappeler les résultats Rapha Guxman 66 % vous avez fait 14 % à toutes et tous et il n'y a pour moi aucune espèce de distanciation. Ce résultat est très clair et il mérite d'être respecter les résultats. Est-ce qu'il faut pas aussi en tirer les conséquences ? Olivier Fort, vous avez été mis en minorité au bureau national, vous avez perdu une primaire avec vous avez fait 14 %. Vous avez perdu un référendum au mois de juillet au Parti socialiste. Est-ce que vous avez pensé à démissionner ?

Mais il y a pas eu de référendum et la question qui était posée, il y avait deux options et une option qui était donc une option large, la mienne, puis une option plus fermée, celle qu'il a emporté. D'accord. Bon, mais sur les conséquences de de c succession de défaite, conséquen, si à chaque fois qu'on pose une question et qu'on nous répond mal et qu'on répond pas à la question qui enfin telle qu'on avait posé soi-même, bah dans ces cas-là, il faut plus poser de questions. Je suis bah ça fait trois fois que vous essuyez des échecs. Pas très bien trois fois.

Je vois pas très bien où, mais enfin j'ai gagné quatre congrès et j'ai perdu un vote sur la primaire qui ensuite s'est traduit par une primaire qui n'était pas celle que je voulais. Jeé sur le fond. Rappels, rappelons peut-être à nos auditeurs aussi. Vous vous avez plutôt défendu au cas par cas sur les dernières élections des accords nationaux avec la France insoumise ? Ça a été le cas lors de la dissolution par exemple. Est-ce que aujourd'hui vous considérez que c'est ça le cas pour tout le monde ? Enfin franchement je je veux bien porter tous les chapeaux parce que j'ai le dos large et je dois avoir la tête suffisamment large aussi pour porter tous ces chos.

Vous êtes le patron du Parti socialiste. Je suis le patron du parti socialiste. Mais enfin ne laissez pas penser un seul instant que je l'ai fait sans vote. Je l'ai fait avec des votes qui ont à chaque fois approuver ma démarche et vous avez des gens qui sont venus à la fois à la NUPES puis ensuite au NFP qui maintenant cch dessus. Mais enfin la réalité c'est quand même que tous ces gens-là ont été élus grâce à pour vous. Ils ont simplement choisi un homme Raphaël Glman ou est-ce que c'est une ligne politique qui a été désavouée ? Et je pense que le poids des sondages a fait beaucoup.

Vous avez des gens qui considèrent que il était le mieux placé pour porter la gauche réformiste dans un deuxième tour et que ça a une influence comme ça a toujours une influence dans toutes les primaires depuis qu'elles existent. Et donc il y a certainement d'autres raisons peut-être des gens qui me qui me veulent pas du bien aussi. C'est tout ça est possible. C'était un électorat très âgé moyen âge de 65 ans donc c'est on sait aussi que cet électorat là est plus sensible à certains arguments que d'autres.

Bon ben voilà, ça fait partie du jeu et encore une fois moi je me plie au jeux démocratique démocr je ne démissionnerai pas jusqu'à l'élection présidentielle, je reste le premier secrétaire du parti. La question posée par la primaire était de savoir qui sera le candidat à l'élection présidentielle. Donc la réponse est non. Vous ne démissionnerez pas. Pardon. J'essaie de vous dire une chose, c'est que la question pourquoi quand Emmanuel Macron dissou et qui n'a pas de majorité, vous demandez pas à Emmanuel Macron de partir parce que tout simplement Mais vous la presse l'a pas fait, je crois pas.

Donc je pense tout simplement quand on nous pose une quand on pose une question, on répond à la question posée. Les gens à la réponse qu' enfin la question qui leur été posée c'était "Qui souhaitez-vous comme candidat ?" Ils ont répondu Raphaël Luxman. La question n'était pas de savoir qui est le premier secrétaire. Le premier secrétaire, il est désigné par les militants socialistes. Il est pas désigné par une primaire. Donc ne mélangez pas tout s'il vous plaît. Ça nous évitera de perdre du temps.

C'est pas c'est pas qu'une question de journaliste, he je précise qu'on a beaucoup de questions de lecteur qui nous interrogent et qui vous demandent si vous n'avez pas l'intention de de lecteurs socialistes aussi. Peut-être des gens qui veulent refaire un congrès. Ça n'était pas un con. Notamment Patrick notamment Patrick Dumand se demande pourquoi vous n'avez pas démissionné de votre poste de premier secrétaire après votre défaite à la primaire. C'est une question qui a été envoyée. Je vous ai répondu. Est-ce que c'était pas le le le sujet de du scrutin ? Bah c'était pas le sujet du scrutin. Est-ce qu'on imagine général de Gaulle perdre un scrutin et rester à la tête d'un parti ?

vous aurez pas échappé que c'est pas tout à fait ma famille de pensée mais euh euh et je crois me souvenir qu'il y a un certain nombre de gens qui ont perdu des référendum sont démissionnés et euh par ailleurs euh je ne crois pas que dans les autres partis politiques, il y a eu d'autres cas de figure. Vous avez eu en fait euh des primaires qui n'ont pas été gagnés par le premier secrétaire Martin Aubri n'a pas gagné le la primaire face à François Hollande. Il n'a pas démissionné. Eric Sioti n'a pas gagné la primaire face à Valérie PCR. Il n'a pas démissionné. Pourquoi vous me posez la question à moi ? C'est personnel. Ah c'est pas personnel.

B voilà donc si c'est pas personnelons des choses sérieuses. Alors les choses sérieuses c'est la campagne présidentielle le ce qui est sérieux c'est la campagne présidentielle. Qui c'est qui fixe la ligne aujourd'hui ? C'est Raphaël Gluxman ou c'est vous Olivier Fort ? Je crois que Raphaël Gluxman a une volonté, on a discuté à plusieurs reprises, il la volonté de rassembler les socialistes et place publiqu et donc c'est à lui maintenant de porter cette campagne. C'est lui l'émetteur central de cette campagne. C'est lui le candidat et donc évidemment il y aura des interactions avec le Parti socialiste. Vous n'imaginez pas que d'un seul coup le Parti socialiste s'efface et disparaisse.

Donc évidemment nous avons voté un projet, nous avons des propositions et donc évidemment le candidat ne reprendra pas forcément l'intégralité mais il sera amené à discuter avec nous forcément. Notamment vous a-ce qu'il vous a attribué un rôle précis dans cette campagne au-delà de mobiliser le PS ? Mais il n'a pour l'instant attribué aucun rôle précis à personne puisque il va les prochaines heures ou les prochains jours faire part de son organigramme de campagne et donc dire comment il entend mener sa campagne. Est-ce que vous même vous souhaitez faire partie de cet organigramme d'une manière ou d'une autre ?

Mais je suis premier secrétaire du PS donc vous imaginez bien que je serai associé à cette campagne et nous all nous nous parlons régulièrement avec Raphaël Glan, on continuera à se parler et puis ça va bien se passer une campagne présidentielle ça coûte beaucoup d'argent. Est-ce que le Parti socialiste accompagnera la campagne de Raphaël Gucson et à quel niveau ? Forcément, l'argent qui a été économisé pour la campagne présidentielle, quel qu'en soit le candidat, sera utilisé pour la campagne de Raphaël Gman. Est-ce que les yeux dans les yeux sur le plateau du grand jury, vous pouvez dire aujourd'hui je soutiendrai Raphaël Gusman jusqu'à la fin, jusqu'à l'élection présidentielle ?

Quelle drôle de question. En fait, je viens de vous dire que moi je suis un démocrate. J'ai été donc battu dans une élection primaire. il est celui qui a été choisi et donc évidemment je respecterai si vous si la question c'est est-ce que vous me prenez pour Manuel Vals ? La réponse est je ne suis pas Manuel Vals. Voilà. Ah donc c'est le contremodèle c'est Manuel Vals et François pas un parjure je ne veux pas enfin je ne vois aucune raison je peux à la fois avoir des désaccords avec Raphaël Kman. Je peux lui en faire part. Je peux lui dire à tel moment ou tel autre sur telle proposition, ça n'est pas exactement comme ça que je l'apprendrai.

Mais est-ce que je m'en vais soutenir François Hollande par que c'est votre question en cours de route ? La réponse est non. Je ne vais pas en fait d'un seul coup devenir celui qui trahit un vote qui a été un vote de 120000 personnes. Est-ce que vous répondez à François Hollande qui dit que la campagne présidentielle pour l'instant elle n'a pas commencé et qui continue quelque part d'entretenir le doute sur une possible candidature à la présidentielle ? La campagne présidentielle, elle a un peu commencé malgré tout. Je crois que ce serait difficile de ne pas le remarquer. Maintenant, est-ce que François Hollande ne sera candidat ? Je n'en sais rien.

Il n'a pas voulu participer à cette primaire. Vous lui demandez de se ranger aujourd'hui derrière Ael Bxman. Je pense que il a un rôle éminent. Il a été président de la République. Il a notamment dans sur le plan international beaucoup de choses à transmettre et je pense que sur ces sujets-là, il pourrait être un atout. Je suis moins d'accord mais pour ne pas dire je suis en désaccord avec les propositions qu'il a faites sur les retraites 63 ans sur euh le sur le regroupement familial qu'il veut désormais contraindre et puis euh évidemment sur la télé social que l'UMEM avait combattu quand François Fillon l'a proposait et que je n'entends pas reprendre à mon compte aujourd'hui.

Mais là où François Hollande a raison, c'est que la cristallisation, le moment où les gens rentrent complètement dans la campagne, bah ce moment-là n'est pas encore effectivement complètement advenu. Et c'est plutôt janvier, février voir mars, vous savez les sondages sont ce qu'ils sont. Comment justement été élu pour aller sondages jusqu'en mars, il a même pas été au second. Comment vous les regardez aujourd'hui les sondages ? Raphaël Gluxman est plutôt en dynamique aujourd'hui. J'imagine que vous vous en réjouissez. Comment vous les observez ces sondages ? Ben, je viens de vous le dire en fait. D'abord, je trouve que les sondages ont un poids qui est trop important dans la vie politique.

On devrait d'abord s'intéresser à ce que chacun raconte et ce que chacun est prêt à faire et comment il entend le faire. Ce serait beaucoup plus intéressant. On passe notre vie à commenter des chiffres qui changent tous les jours. Et rappelez-vous que dans la dernière présidentielle, Éric Zemour était à 17 %, il a fini à 7 %. On a eu en fait Valérie Passas à 18, elle a fini à moins de 5. Tout ça aujourd'hui Raphaëman, il est le trè homme dans certains sondages de cette campagne. Oui. Et ben tant mieux. Il peut aujourd'hui passer devant Jean-Luc Mélenchon, vous le souhaitez ?

Mais moi je souhaite que il soit le président de la République face à Marine Le Pen qui vraisemblablement serait qualifiée pour le second tour. Vous souhaitez encore un accord avec Jean-Luc Mélenchonud, ça n'arrivera plus. Ça ne peut plus arriver. Je ne sais pas de quoi vous me parlez. On a passé la primaire entière à se parler de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise. J'ai dit les choses dans la dans l'élection présidentielle, il y a des candidatures qui sont des candidatures concurrentes. Et donc il y a d'un côté Jean-Luc Mélenchon, de l'autre il y a Raphaël Luxman et c'est on peut pas faire plus simple, il y a pas d'accord possible.

Olivier for c'était la question de Thomas pour les élections législatives. On est dans les élections présidentielles. Vous êtes déjà dans les élections législatives. Puis pourquoi vous me parlez pas des des cantonales et des régionales qui viendront l'année d'après ? compte aussi pour les candidats. Vous vous savez bien qu'on commence, vous êtes député, vous avez été président du groupe socialiste, vous avez souvent commencé votre campagne avant même l'élection présidentielle. Cette campagne, elle va commencer. Les campagnes, la campagne des législatives aussi pourrait lire des députés. Est-ce que demain il y aura un accord à nouveau entre le Parti socialiste et la France ?

Et vous savez ce qui va se passer vous à l'élection présidentielle ? Vous savez qui va gagner l'élection présidentielle ? Parce que moi je ne le sais pas. Donc comme je ne le sais pas, je passe d'abord par la présidentielle et ensuite je verrai quels seront en fait les accords que nous devrons noer ou pas en fonction de ce qui est l'intérêt général et l'intérêt du pays. Donc vous n'excluez pas complètement à nouveau des accords avec par principe jamais rien. Et il y a un principe par contre qui est clair, c'est que le parti socialiste est souverain sur les choix qu'il fait à chaque échéance. Là son choix souverain c'est sur l'idée d'une primaire.

Cette primaire a été emportée par Raphaël Glumman. il est le candidat de la présidentielle. Ensuite, il y aura une élection législative et dans cette élection législative, le Parti socialiste retrouve sa pleine souveraineté et il fera ses choix comme il l'entend. Donc peut-être à ce moment-là des accords peut-être avec la France insoumise. Ça veut dire que nous verrons bien grand jure. La présidentielle et des suites de la présidentielle. Voilà ce que ça veut dire. Vous avez vu le jingle question express Olivier Fort. C'est une série de questions et des réponses par oui ou par non ou bien pour pour ou contre.

Faut-il interdire le RN, vous manifestiez hier à son congrès à Orléan, est-ce que c'est-à-dire que le parti devrait être interdit ? Non. Faut-il avancer la date de l'élection présidentielle pour éviter un second tour le lendemain du 1er mai. C'est ce que propose notamment Bruno Rotaillot. Non. Est-ce que vous aviez prévenu Raphaël Gluxman que vous iriez à Orléan avant de l'annoncer publiquement ? Oui. Faut-il interdire à nouveau les réseaux sociaux au moins de 15 ans ? Certains considèrent qu'ils attent les pillages. Je ne sais pas comment cette proposition est praticable dans les faits. Elle a été jusqu'à présent retoquée par le Conseil constitutionnel. Oui.

Et puis je vois pas très bien comment en fait on l'interdirait. Donc sans doute faut-il que les plus jeunes s'abstiennent de participer trop tôt à des réseaux sociaux qui peuvent être une vraie pollution de l'esprit. Mais je ne sais pas comment euh on le pratique. Olivier Fort, euh vous avez dit que la censure vous semblait inéluctable. Euh j'aimerais qu'on parle désormais du du budget. Euh est-ce que c'est-à-dire que vous préférez aujourd'hui qu'il n'y ait pas de budget, y compris pour le prochain président de la République plutôt qu'un mauvais budget ?

Vous faites comme si la 5e République n'avait pas été bonne mère avec les gouvernants et comme s'il n'y avait pas ce qu'on appelle le parlementariisme rationalisé. Et donc le 493, les ordonnances. Voilà. Et donc euh il y aura je pense à la fin de cette histoire un budget mais je ne vois pas comment nous ne s'en serions pas le gouvernement sur la base de ce budget. C'est-à-dire que si le gouvernement utilise l'article 493, vous déclencherez automatiquement une censure. Ça fera tomber le budget à ce moment-là. Mais euh là encore, vous me posez des questions qui sont de l'ordre de la politique fiction. Je ne sais pas ce que fera le gouvernement. Je ne sais pas ce qu' acceptera conèement.

alors qu'est-ce qu'il faudrait dans un budget Sébastien dans une deè version pour que vous souteniez ce budget trois mesures très concrètes pour que vous votiez le budget de Sébastien Lecnus. Il faudrait déjà de la justice fiscale. Pourquoi ça ? Parce que nous avons un problème de marge de manœuvre. On a des étudiants des lycéens qui manifestent ils veulent 10 milliards. Est-ce que ces 10 milliards sont dans le budget actuellement ?

C'est même l'inverse, on réduit le nombre d'enseignants, on réduit le budget des collectivités locales qui doivent elles venir rénover les lycées, les collèges, les un peu le budget de l'éducation nationale, un peu beaucoup et une loi de programmation qui permettent derrière d'assumer dans la durée cette rénovation. Éducation, c'est le premier point, éducation.

Ensuite, il faut effectivement revenir sur toutes les mesures qui sont des mesures qui sont des mesures qui viennent qui contreviennent à ce principe d'accès à la santé, aux soins et donc toutes ces mesures qui ont été prises pour le coup souvent par décret pour éviter de passer par la loi de finance sérité sociale et donc là il y a quelque chose effectivement évidemment tout ce qu'on avait évité l'an passé doit être évité cette année aussi faire l'année dernière il y a eu un accord avec Sébastien Lecnu parce que vous discutiez avec lui notamment sur le sujet des retraites. Est-ce que vous discutez encore avec Sébastien Lecornio ou est-ce que le contact est rompu aujourd'hui ?

Le contact n'a jamais n'est jamais rompu. En fait, on se parle, je suis un républicain et donc quand je suis invité à parler, je parle. Mais ce que je vois aujourd'hui, c'est que on a un premier ministre qui en réalité est au sa propre majorité relative qui elle n'a plus du tout envie de négocier avec qui que ce soit. Je vois bien que ni Bruno Rotaillot, ni Édard Philippe, ni Gabriel Atal qui sont les trois piliers de cette majorité relative et bien aujourd'hui sont dans une forme d'intransigence et ne veulent rien entendre. Et donc la réalité c'est qu'on voit bien que ce qui va se passer qu'ils vont rester bloqués jusqu'à la fin et qu'il n'y aura aucune marge à cette négociation.

Donc vous vous confirmez à nouveau sur le plateau du grand jury que les socialistes censureront le prochain budget de Sébastien Lecornu. Oui, ça me paraît une évidence, c'est que si rien ne changeait évidemment je vois pas très bien au nom de quoi nous irions prêter main forte à un gouvernement qui revient y compris sur ce que nous avions obtenu l'an passé. Et moi, je veux non pas un répi, on a eu un répiant. Moi ce que je veux c'est le changement et le changement j'espère qu'il viendra en 2027. Merci beaucoup Olivier Fort, premier secrétaire du Parti socialiste d'avoir été avec nous. On se retrouve la semaine prochaine pour le grand jury. Le grand jury RTL Public Sénat Ouest France M6.

On est à 6 mois de l'élection présidentielle. Selon vous, qui va gagner l'élection ? J'en ai aucune idée. Je vois pas de pric. Je suis incapable de le prévoir. À l'été 2026, le résultat de l'élection présidentielle n'a jamais été aussi incertain. Si Marine Le Pen apparaît favoriite dans les sondages, pour les autres candidats, la bataille ne fait que commencer. On n'est pas condamné à la victoire de l'extrême droite. Durant 10 mois, nous allons suivre les conseillers politiques des principaux candidats, mais aussi des citoyens dans toute la France. Sour beau pays vous allez voir 15 mois ferme. Je suis candidate à l'élection présidentielle donc elle va en prison. machistique.

Il y a presque deux Frances qui se regardent.