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InterviewFrance Inter — Questions politiques (sur Site radio)· 4 octobre 2020 54 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Séparatisme : Emmanuel Macron a prononcé un "discours majeur", juge François Bayrou

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 27 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:52OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites un an après le discours du président sur le séparatisme ?

  • 4:23RelanceRéponse partielle

    C'était un discours sur les séparatismes, mais aussi sur les ghettos créés par la République. Êtes-vous d'accord ?

  • 5:29RelanceRéponse directe

    Répondez à Françoise Fressos : séparatisme et laïcité, c'est la même chose ?

  • 7:18RelanceRéponse partielle

    Pourquoi si tard pour ce discours sur le séparatisme ? Pourquoi cette lenteur des gouvernements ?

  • 8:21OuverteRéponse directe

    Qui a convaincu Emmanuel Macron de faire ce discours ?

  • 9:18RelanceRéponse directe

    Mais on est loin de la bienveillance quand le président parle de wahhabisme et de ghettos.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:40Invité politiqueFait
    « La laïcité, c'est la réponse au séparatisme. »
  • 7:44Invité politiqueFait
    « Excusez-moi, c'est moi qui ai interdit le voile à l'école. »
  • 8:01Invité politiqueFait
    « J'ai donc pris cette décision, ce qu'on a appelé la circulaire Bayrou à l'époque. »
  • 9:40Invité politiqueFait
    « Il a doublement raison. En dépit de ce qu'ont dit un certain nombre de responsables politiques, à mon sens, mal inspirés. »
  • 10:16Invité politiqueFait
    « Les mouvements que vous avez cités et qu'a énumérés le président de la République, ce ne sont pas des mouvements du vivre ensemble. »
  • 16:45Invité politiquePromesse
    « Il dit, on va former des imams en français et aux valeurs de la République. »
  • 18:33Invité politiqueFait
    « Déscolarisation et pseudo-scolarisation au CNED. »
  • 19:06Invité politiqueChiffre
    « 25 000 pour médical, et plutôt 25 000 pour religieux. »
  • 20:16Invité politiqueFait
    « Sur l'enseignement de l'arabe, je pense que l'arabe est une des très grandes langues du monde et qu'il est naturel qu'on la transmette. »
  • 27:40Invité politiqueChiffre
    « On a eu hier 17 000 contaminations et dans une ville comme la mienne où l'organisation des tests est très avancée et très élaborée, on en fait plus de 1 000 par jour. »
  • 30:15Invité politiqueChiffre
    « La boîte de gants chirurgicaux au début du mois de juillet, elle coûtait 5 euros. Aujourd'hui, elle en vaut entre 15 et 20. »
  • 36:46Invité politiqueFait
    « J'ai toujours trouvé que c'était une stupidité abyssale et qui nous conduisait à la catastrophe. »
  • 40:13Invité politiqueFait
    « Nous aurons raison parce que nous avons raison. »
  • 41:08Invité politiquePromesse
    « Il faut une loi électorale juste la proportionnelle. »
  • 44:21Invité politiquePromesse
    « J'ai fait dès le début de cette crise des propositions précises sur ce sujet. »
  • 47:08Invité politiquePromesse
    « Cette dette-là, je propose qu'on la cantonne. »
  • 50:40Invité politiqueFait
    « Si c'est ça, c'est une bonne nouvelle. »

Temps de parole

  • François Bayrou67 %
  • ?10 %
  • Présentateur8 %
  • Invité6 %
  • Invité 25 %
  • Invité 34 %

≈ 45,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonjour et bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous du dimanche de France Inter, du journal Le Monde et de France Info. Notre invité aujourd'hui, jusqu'à 13h, a-t-il le regard du forestier ? Le président de la République lui a en tout cas confié la mission de réfléchir à l'avenir, à notre avenir, aux questions stratégiques des 10, 20 ou 30 prochaines années. Mais comment penser au temps long quand on doit faire face à l'urgence d'une crise inédite ? Et d'ailleurs, le président de la République est-il encore le maître des horloges ? Emmanuel Macron connaît cette malédiction du quinquennat pas encore terminée, mais déjà finie, je referme les guillemets.

La phrase, c'est de Françoise Fressos dans son dernier édito du journal Le Monde. Crise sanitaire, conséquences économiques, sociales, séparatisme, on débat de tout ça aujourd'hui avec le haut commissaire au plan, président du Modem et maire de Pau, François Bayrou. Vos questions, vos réactions, vos commentaires sur l'appli France Inter ou sur les réseaux avec le hashtag QuestionPol.

1:03
Locuteur

France

1:03
Locuteur non identifié

Inter, questions politiques, Ali Badoui.

1:08
Présentateur

Bonjour François Bayrou. Bonjour. Et bienvenue pour vous interroger l'équipe de questions politiques, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie. Bonjour Ali, bonjour messieurs dames. Françoise Fressos du journal Le Monde, bonjour Françoise. Bonjour

1:19
Invité

Ali,

1:19
Présentateur

bonjour à tous. Et nous aurons l'occasion de débattre de votre analyse avec notre invité François Bayrou, Françoise Fressos et Karine Bécard de France Inter. Bonjour Karine.

1:27
Invité

Salut tout le monde.

1:27
Présentateur

Karine qui a préparé votre portrait, monsieur Bayrou, il y a un an, quasiment jour pour jour, vous étiez notre invité dans cette même émission, à cette même place, à la une de l'actualité, on parlait du communautarisme, des listes communautaires. Il était question au Sénat que le groupe Les Républicains dépose un projet de loi pour interdire au maire Voilet d'accompagner les sorties scolaires. Avant-hier, le président de la République prononçait donc ce grand discours sur le séparatisme islamiste. Qu'est-ce que vous dites un an après ?

1:55
François Bayrou

Enfin

1:55
Locuteur

?

1:57
François Bayrou

D'abord, je trouve que c'était un discours majeur. C'était un moment où l'histoire

2:05
Locuteur

est

2:06
François Bayrou

reprise en main.

2:08
Locuteur

Tout

2:09
François Bayrou

le monde sentait depuis des années, non pas spécialement sur les sorties scolaires, mais

2:14
Locuteur

bien

2:15
François Bayrou

plus gravement sur

2:17
Locuteur

la

2:18
François Bayrou

déscolarisation d'un certain nombre d'enfants et sur

2:21
Locuteur

des

2:22
François Bayrou

pratiques qu'on

2:24
Locuteur

sentait

2:26
François Bayrou

monter.

2:26
Locuteur

Tout

2:27
François Bayrou

le monde sentait qu'il y avait une grande interrogation de la société française et qu'on n'arrivait pas à y répondre.

2:33
Locuteur

Que

2:34
François Bayrou

les gouvernants successifs,

2:35
Locuteur

d

2:36
François Bayrou

'inspiration différente, d'une certaine manière, hésitaient ou bien faisaient de grands discours sans qu'aucune décision ne soit jamais prise.

2:47
Locuteur

Et là, qu'est-ce que ça va changer ?

2:48
François Bayrou

Or,

2:51
Locuteur

le

2:51
François Bayrou

discours du président de la République, il dit une chose,

2:55
Locuteur

il

2:55
François Bayrou

dit que nous choisissons l'unité du pays,

2:58
Locuteur

que

2:59
François Bayrou

nous décidons, nous Français, avec l'histoire de la République derrière nous, avec nous, nous décidons que nous allons écarter la tentation de la division profonde de la société pour des raisons religieuses, parce qu'il faut appeler les choses par leur nom, ou pour des raisons pseudo-religieuses.

3:19
Locuteur

Ce

3:20
François Bayrou

n

3:20
Locuteur

'est

3:20
François Bayrou

pas moi qui vais dire que la religion est l'ennemi de la République. Au contraire, je pense que les croyants ont toute leur place, et j'ai trouvé extrêmement juste

3:30
Locuteur

et

3:31
François Bayrou

très encourageant

3:32
Locuteur

que

3:33
François Bayrou

le président de la République à la fois manifeste une fermeté indiscutable et le fasse

3:38
Locuteur

dans

3:40
François Bayrou

une ambiance de

3:41
Locuteur

compréhension de

3:44
François Bayrou

ce que vivent les femmes, les hommes, les familles,

3:49
Locuteur

les

3:49
François Bayrou

enfants

3:50
Locuteur

de

3:51
François Bayrou

cultures différentes et qui ont cependant besoin de vivre ensemble.

3:55
Locuteur

Et

3:55
François Bayrou

les décisions annoncées, les décisions prises...

4:01
Locuteur

On

4:01
Présentateur

va en parler dans le détail.

4:02
Locuteur

Pour

4:03
François Bayrou

moi, enfin, ce discours était un événement, et était un événement en même temps pour cette question de l'unité du pays et pour la place que le président de la République a décidé de prendre dans

4:17
Locuteur

ces

4:19
François Bayrou

questions angoissantes pour la société.

4:21
Présentateur

Française Fressloz,

4:22
Locuteur

Pinaveri. Alors

4:23
Invité

c'était un discours, pas sur la laïcité, mais sur les séparatismes, et deux séparatismes sont nommés, le séparatisme islamiste, mais aussi le séparatisme que les élus de la République ont contribué à creuser en créant des ghettos. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette philosophie

4:38
François Bayrou

et cette analyse ? Oui. Alors vous dites que

4:40
Locuteur

ce

4:40
François Bayrou

n'était pas un discours sur la laïcité, mais sur les séparatismes. Pardonnez-moi de vous dire. La laïcité, c'est la réponse au séparatisme.

4:48
Locuteur

Comme on a déjà

4:48
Invité

une loi sur la laïcité, on a donc tout l'arsenal qu'il faut pour normalement

4:51
Locuteur

œuvrer ensemble.

4:53
François Bayrou

Peut-être que ça n'avait pas été dit suffisamment sur

4:57
Locuteur

l

4:59
François Bayrou

'école, sur un certain nombre de pratiques dans les mosquées, sur les imams qui n'étaient pas de culture française et n'avaient aucune intention de devenir de culture française,

5:11
Locuteur

sur

5:11
François Bayrou

leur formation, sur les rapports directs que la République décidait d'avoir avec l'islam, comme elle en a eu par le passé avec la religion catholique ou avec le judaïsme. Donc très important.

5:29
Locuteur

Mais répondez à Françoise Fressos. Je

5:30
François Bayrou

disais à Françoise Fressos,

5:32
Locuteur

vous

5:33
François Bayrou

dites séparatisme et pas laïcité, c'est la même chose, parce que la laïcité c'est la réponse au séparatisme.

5:38
Locuteur

Et

5:38
François Bayrou

c'est cette réponse-là qui nous permet en France,

5:41
Locuteur

et

5:41
François Bayrou

nous sommes un des seuls pays du monde à avoir cette préférence, j'allais dire cette arme, mais ça n'est pas seulement une arme la laïcité,

5:53
Locuteur

c

5:53
François Bayrou

'est

5:53
Locuteur

un moyen de réunir. Mais la laïcité ne répond pas à l'autre sujet

5:57
Invité

qui est justement le

5:58
Locuteur

séparatisme

5:59
Invité

social et ce que la République elle-même a creusé

6:02
Locuteur

en

6:03
Invité

laissant se constituer des ghettos.

6:05
François Bayrou

Ceci est une autre chose, je suis maire et tous les jours je répare

6:12
Locuteur

avec

6:14
François Bayrou

tous mes concitoyens qui habitent ces quartiers. On en a deux principalement à Pau qui ont défrayé la chronique dans le passé. Et oui, nous sommes entrés dans les opérations de rénovation urbaine, mais plus profondément. Il ne

6:31
Locuteur

s

6:31
François Bayrou

'agit pas seulement des bâtiments,

6:33
Locuteur

il

6:33
François Bayrou

s'agit des femmes et des hommes, il s'agit des familles.

6:36
Locuteur

Et

6:36
François Bayrou

avec eux, nous construisons,

6:38
Locuteur

par

6:39
François Bayrou

tous les moyens disponibles, culturels, touchant au travail, à l'implantation de travail et d'entreprise, au service public,

6:50
Locuteur

à

6:50
François Bayrou

l'école, au sport, avec eux nous construisons du ciment pour vivre ensemble. Et j'ai été très frappé, après le discours du président de la République, j'ai reçu beaucoup de messages de personnes, et pas toutes macronistes, si je puis dire, qui avaient trouvé le discours très important, dont beaucoup de musulmans, qui disaient, enfin,

7:13
Locuteur

parce

7:14
François Bayrou

que nous, tout seuls, on ne peut pas résister à tout ça.

7:17
Locuteur non identifié

Alors,

7:18
Locuteur

justement,

7:18
Invité

pour faire référence au papier de François Spressoz, un quinquennat six jours, pourquoi si tard, pas simplement parce que les journalistes disaient, on attend le grand discours sur la laïcité, mais que ce soit sur le volet social, ce qu'on peut appeler le volet borloo qui peut y avoir dans ce plan, que sur un certain nombre de réaffirmations,

7:32
Locuteur

pourquoi

7:33
Invité

on a pris du autant de temps ? Et pourquoi, avant, on a été aussi lâche, si on peut dire ainsi, dans tous les gouvernements successifs

7:39
Locuteur

? Oui, 30 ans au moins. Et quand vous étiez à l

7:42
Invité

'éducation nationale, il y avait peut-être déjà des problèmes.

7:44
François Bayrou

Excusez-moi, c'est moi qui ai interdit le voile à l'école. Et comme vous vous en souvenez, ça a fait un peu de bruit. Mais parce que je sentais bien qu'on ne pouvait pas, au sein de l'école, laisser se manifester ces

7:59
Locuteur

pratiques-là. Mais Emmanuel Macron, sa conversion... J'ai donc

8:01
François Bayrou

pris cette décision, ce qu'on a appelé la circulaire Bayrou à l'époque, j'ai donc pris cette décision, qui était une décision pour moi d'affirmation du fait qu'on ne venait pas à l'école avec sa propre loi. L'école, c'était le lieu où on se rencontre sous une seule loi, qui est la loi de la connaissance, du savoir.

8:21
Invité

Pour savoir qui a convaincu Emmanuel Macron ? Je veux dire, Emmanuel Valls, on sait. Et là, il a fallu quand même plus de deux ans pour ce fameux discours. Et il n

8:30
Locuteur

'y

8:30
Invité

a pas de temps à perdre, probablement, avec ce sujet.

8:32
François Bayrou

François Bayrou. D'abord, Emmanuel Macron, pardon de dire ça, est devenu président de la République très jeune.

8:39
Locuteur

Plus jeune qu

8:41
Invité

'aucun

8:42
François Bayrou

de ses prédécesseurs.

8:44
Locuteur

Et il

8:45
François Bayrou

est devenu président de la République avec une idée qui était une idée que j'aime beaucoup, qui était une idée de bienveillance réciproque. Et l'idée qu'on allait faire rentrer dans la vie nationale et dans la vie de la République,

9:00
Locuteur

tout

9:01
François Bayrou

cela qui s'en était éloigné.

9:03
Locuteur

Vous

9:04
Présentateur

y avez cru ? C

9:05
François Bayrou

'était un

9:05
Locuteur

peu

9:05
François Bayrou

angélique. Oui, j'y ai cru et j'y crois encore.

9:09
Locuteur

Je

9:10
François Bayrou

ne crois pas qu'on puisse construire quoi que ce soit de bon dans un pays si on cultive la division, la désunion et l'affrontement interne.

9:18
Locuteur

Mais on est loin de la bienveillance, M. Bayrou, lorsqu'on écoute le

9:21
Présentateur

président de la République, lorsqu'il disait « nous avons laissé faire chez nous le wahhabisme, le salafisme, les frères musulmans qui ont porté des messages de rupture », lorsqu'il disait, comme le rappelait Françoise, que la France a construit ses propres séparatismes en laissant se ghettoïser des quartiers par manque de politique d'intégration suffisante, quel

9:38
Locuteur

rapport

9:39
François Bayrou

avec la bienveillance ? Il a doublement raison. En dépit de ce qu'ont dit un certain nombre de responsables politiques, à mon sens, mal inspirés.

9:52
Locuteur

Ce

9:53
François Bayrou

n'est pas un discours qui porte quoi que ce soit contre l'islam, au contraire.

9:59
Locuteur

C'est

9:59
François Bayrou

un discours qui reconnaît,

10:01
Locuteur

à

10:01
François Bayrou

la conviction musulmane

10:03
Locuteur

et

10:04
François Bayrou

à la pratique musulmane, leur place dans la République. – Explicitement, et dit avec cette compréhension que je trouve très importante, mais les mouvements que vous avez cités et qu'a énumérés le président de la République, ce ne

10:21
Locuteur

sont

10:21
François Bayrou

pas des mouvements du vivre ensemble. –

10:24
Présentateur

Non, c

10:24
Locuteur

'est

10:24
Présentateur

le moins qu

10:24
Locuteur

'on

10:24
Présentateur

puisse dire.

10:24
François Bayrou

– Ce sont des mouvements, et il a eu raison de le dire comme tel, du « séparons-nous ». – Oui. – Chacun chez soi, chacun sa loi, chacun chez soi, chacun sa foi, chacun sa loi. Et la loi qui nous fait vivre ensemble, on s'en détache, on s'en va.

10:42
Présentateur

– Mais lorsqu'il parle du wahhabisme, parlons très simplement d'un courant de l'islam totalitaire, pour le coup il est porté, encouragé, diffusé par l'Arabie saoudite, qui est un partenaire de la France. Là, on est face à une contradiction majeure. Est-ce qu'il est question de non seulement se séparer, rompre, mais interdire toute influence saoudienne sur la vie culturelle, religieuse et politique en France

11:04
Locuteur

? – Ça c'est une question simple. –

11:07
François Bayrou

Le monde est suffisamment… Oui, mais justement, Alibadou, ce n

11:10
Locuteur

'est

11:10
François Bayrou

pas vraiment avec les questions simplistes qu'on fait avancer le monde. –

11:15
Locuteur

On ne

11:15
Présentateur

peut pas critiquer le wahhabisme en étant l'allié de ceux qui le portent et qui le

11:19
Locuteur

diffusent.

11:20
François Bayrou

– Le monde est suffisamment compliqué, regardez ce qui se passe en Turquie, regardez ce qui se passe dans ce Moyen-Orient que nous évoquons, regardez ce qui se passe au Karabakh, le monde est suffisamment compliqué pour qu'on n'aille pas jeter perpétuellement de l'huile sur le feu.

11:36
Locuteur

Il

11:37
François Bayrou

n'y a aucun doute qu'il y a dans le monde des régimes

11:40
Locuteur

avec

11:41
François Bayrou

lesquels nous sommes en confrontation. –

11:45
Locuteur

Et pas l'Arabie saoudite. –

11:46
François Bayrou

Je vais vous en citer quelques-uns, l'Arabie saoudite, que vous indiquez, mais

11:50
Locuteur

pas

11:50
François Bayrou

seulement, l'Iran… – Nous ne sommes pas en

11:53
Locuteur

confrontation avec l'Arabie saoudite, François Bayrou.

11:55
François Bayrou

– La Turquie, la Chine,

11:56
Locuteur

ce

11:57
François Bayrou

sont des régimes, vous ne m'avez pas écouté, alors je reprends,

12:01
Locuteur

on

12:02
François Bayrou

est en confrontation avec des régimes dont l'idéologie

12:05
Locuteur

n

12:06
François Bayrou

'est pas la nôtre, dont la ligne politique qu'il voudrait imposer au monde n'est pas la nôtre et nous résistons à cela. Mais derrière ça,

12:14
Locuteur

il

12:14
François Bayrou

y a des peuples.

12:15
Locuteur

Et

12:16
François Bayrou

il y a des réalités économiques.

12:18
Locuteur

Et

12:18
François Bayrou

il y a le tissu si serré des relations internationales. Dans ce tissu-là, la France a une ligne, elle doit la défendre.

12:30
Locuteur

Pour

12:30
François Bayrou

autant, nous ne pouvons pas jeter de l'huile sur le feu. Sans ça, nous allons nous retrouver avec un univers complètement explosé. Et si on peut éviter ça, moi je préférerais, c'est tout l'art de la diplomatie, défendre une ligne, et le ministre des Affaires étrangères, le président de la République, défendre une ligne, défendre des valeurs, sans pour autant entrer en affrontement

12:55
Locuteur

avec

12:56
François Bayrou

le reste des États qui n'ont pas la même ligne.

12:58
Locuteur

– Mais

12:58
Invité

restons sur ce qu'on

12:58
Locuteur

était en train de dire,

12:59
Invité

on parlait d'essayer d'unir tout le monde, on parlait d'unité. Dans le discours d'Emmanuel Macron, vous y avez vu donc beaucoup de bienveillance. Mais comment est-ce qu'il va permettre, concrètement, dans les actions qu'il peut faire ou qu'il va faire, que les jeunes musulmans, que les jeunes français d'origine musulmane se sentent totalement intégrés dans notre société

13:17
Locuteur

?

13:17
Invité

Depuis trois ans, je ne

13:18
Locuteur

suis

13:18
Invité

pas certaine, en fait, que les gens des quartiers se soient sentis totalement intégrés dans la société.

13:23
Locuteur

–

13:23
François Bayrou

Je ne partage pas votre sentiment,

13:24
Locuteur

parce que,

13:25
François Bayrou

si j'ose dire, je vis avec les quartiers, tous les jours. Et au contraire,

13:30
Locuteur

j'ai l'impression…

13:32
François Bayrou

– Mais

13:32
Locuteur

pas qu'à Pau,

13:32
François Bayrou

dans toute la France.

13:33
Locuteur

–

13:33
François Bayrou

Mais à Pau, c'est un

13:35
Locuteur

exemple. – C'est pas le centre du monde. –

13:35
François Bayrou

Voilà, ben, c'est pas le centre du monde, mais nous sommes tous le centre du monde. Et donc, ceci relève des politiques qui sont les politiques plus larges.

13:49
Locuteur

pas

13:50
François Bayrou

les politiques directement dirigées vers une communauté, mais les politiques dirigées vers la communauté nationale. Alors, qu'est-ce qu'il y

13:56
Locuteur

a

13:56
François Bayrou

? Il y a les questions d'emploi, de santé économique, d'insertion, d'intégration, d'éducation. Si je pouvais souligner

14:07
Locuteur

huit fois

14:08
François Bayrou

éducation, je le soulignerais…

14:09
Locuteur

– Sur

14:09
Invité

l'emploi, par exemple, vous avez l'impression que les jeunes Français d'origine musulmane, pour eux, les choses sont plus simples, par exemple, pour accéder au marché de l

14:14
Locuteur

'emploi ? – En

14:15
François Bayrou

tout cas, je puis vous assurer, par des témoignages précis, qu'on peut proposer à plusieurs dizaines d'entre eux des intégrations dans l'emploi, des formations en alternance et la découverte de l'entreprise, et que tout d'un coup, ils voient qu'ils y ont leur place, qu'ils peuvent y avoir leur place. Alors, je ne

14:37
Locuteur

suis

14:37
François Bayrou

pas en train de vous dire que tout est facile pour eux, mais vous savez, tout n'est pas facile pour les fils de paysans des Pyrénées. Tout n'est pas facile pour les fils d'ouvriers au chômage. On a une société qui est en réalité vraiment une société, de ce point de vue-là, difficile et fracturée, et Emmanuel Macron a raison de dire qu'on a laissé se fracturer au cours des années.

14:59
Locuteur

Il

14:59
François Bayrou

y a des décennies qu'on n'a pas su faire face à cela, et je trouve très courageux qu'il nomme cette dérive et qu'on y fasse face. Françoise, puis Nathalie.

15:12
Locuteur

Tout à

15:12
Invité

l'heure, vous disiez qu'en fait, on agit un peu sur une poudrière et la difficulté, au fond, sur laquelle butent tous les gouvernements, c'est l'organisation du culte musulman en France. Il y

15:22
Locuteur

a

15:22
Invité

un problème de contrôle de financement, il y

15:24
Locuteur

a

15:24
Invité

un problème de contrôle des prêches, et là, le pari, c'est de donner au Conseil français du culte musulman davantage de pouvoir. Ça a été fait les années passées, ça a été des progrès très lents, et certains, comme Gérald Darmanin,

15:37
Locuteur

à

15:37
Invité

un moment, avaient envisagé un concordat. Pourquoi, à votre avis, cette solution n'était pas la bonne aujourd'hui ?

15:43
Locuteur

Le Président de

15:44
François Bayrou

la République, il a dit dans le discours, il a traité cette question, il a apporté cette réponse, il a dit, le concordat, ça aurait posé des problèmes et avec l'islam et avec les autres religions. Il a dit, j'ai envisagé cette idée, c'est-à-dire, qu'est-ce que c'est le concordat ? La prise en charge des animateurs religieux, des imams en l'occurrence, par l'État. Payé par

16:05
Locuteur

l'État.

16:05
François Bayrou

Et on sait bien à quel point ça aurait pu soulever des vagues et des... Mais

16:12
Locuteur

on sait bien aussi qu'en s'attendre sur le

16:13
Invité

CSCM, il ne

16:14
Locuteur

va

16:14
Invité

pas se passer

16:14
Locuteur

grand-chose, ça n'a jamais fonctionné. Parce que

16:16
François Bayrou

je ne pense pas que ce soit la réponse exacte. Mais il a choisi la loi de 1905, qui est une organisation des relations entre le culte musulman et la puissance publique. Et je dis la puissance publique exprès et pas l'État, parce que je crois que ça doit passer beaucoup par les autorités locales. Je pense qu'on peut agir localement, il est plus difficile d'agir nationalement en général. Je pense qu'on peut trouver des chemins localement, mais il ne se contente pas de ça. Il dit, on va former des imams

16:46
Locuteur

en

16:49
François Bayrou

français et aux valeurs de la République. Mais c'est au CSCM

16:54
Locuteur

de l'organiser.

16:55
François Bayrou

On va monter, attendez, on va monter. Bien sûr, vous n'allez pas dire aux responsables de la communauté musulmane, vous n'avez pas votre place dans cette affaire.

17:02
Locuteur

Oui, mais le CSCM, il dysfonctionne quand même depuis qu'il existe, depuis

17:05
François Bayrou

2002.

17:05
Locuteur

Bon,

17:07
François Bayrou

laissez-les essayer. On va monter un institut universitaire qui va être scientifique et analyser philosophiquement ce qu'est l'islam. Je trouve que ce sont de très très grands progrès. C'est des progrès d'autorité pour éviter les dérives et les imams qui ne parlent pas un mot de français et qui véhiculent d'autres discours que ceux dont nous avons besoin comme communauté française. Le religieux a toute sa place. Les déstabilisations, non.

17:43
Locuteur non identifié

Nathalie Saint-Cricq.

17:44
Invité

Deux questions précises à propos du plan proposé par Emmanuel Macron. L'école obligatoire à trois ans, école, donc par instruction, est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée et que

17:52
Locuteur

c

17:52
Invité

'est quelque chose qui peut effectivement re-scolariser, alors on dit 50 000 aujourd'hui, 50 000 dont probablement 25 000 pour raisons religieuses qui n'iraient pas à l'école. Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne solution ? Première question. Et deuxièmement, une ouverture plus grande à l'enseignement de l'arabe pour éviter que ça se fasse dans des caves, comme dirait Nicolas Sarkozy, mais que ça se fasse plutôt à l'école. La droite a déjà poussé des hurlements comme si on était en train d'imposer l'enseignement de l'arabe à tout le monde. Est-ce que vous trouvez que ces deux pistes

18:18
Locuteur

sont de bonnes choses

18:19
François Bayrou

?

18:21
Locuteur

On

18:21
François Bayrou

était devant un développement

18:23
Locuteur

de

18:25
François Bayrou

la déscolarisation

18:26
Locuteur

pour

18:27
François Bayrou

les enfants, et spécialement pour les petites

18:29
Locuteur

filles.

18:33
François Bayrou

Déscolarisation et pseudo-scolarisation au CNED. Parce que quand vous avez un enfant de 3 ans, 4 ans, 5 ans,

18:42
Locuteur

c'est

18:44
François Bayrou

pas l'enseignement par correspondance qui va pouvoir rapporter quelque chose. Il faut qu'il existe en cas de maladie, par exemple. Mais très souvent, ce sont les parents qui servent de relais, ou des répétiteurs qui servent de relais. Mais dans ce cas-là, non. Dans ce cas-là, on est dans une séparation culturelle.

19:03
Locuteur

Jean-Michel Blanquer

19:03
Présentateur

parlait de 50 000 élèves concernés.

19:05
Locuteur

Oui,

19:06
François Bayrou

peut-être plus, on ne sait pas. 25 000 pour médical,

19:09
Locuteur

et plutôt 25 000 pour religieux. Il y a du

19:11
François Bayrou

médical, et cette déscolarisation,

19:15
Locuteur

il

19:15
François Bayrou

fallait une décision, parce que quand ça progresse, quand ce type d'attitude progresse, alors il faut qu'il y ait un stop. Parce que les petites filles, elles font partie de la France et de la République.

19:30
Présentateur

Est-ce qu'il faut remettre en cause la loi Fallou ? Vous aviez été confronté au problème quand vous étiez ministre de l'Éducation nationale ?

19:34
Locuteur

Alors,

19:35
François Bayrou

je ne sais pas si vous savez ce que c'est que le contenu de la loi Fallou.

19:38
Présentateur

Justement. Sur la liberté de l'enseignement, en l'occurrence, jusqu'où ira l'interprétation de la loi Fallou ?

19:45
François Bayrou

La loi Fallou, ce n

19:45
Locuteur

'est

19:45
François Bayrou

pas ça. C'est l'interdiction de financer, par la puissance publique, des écoles qui sont des écoles privées, même sous contraintes. Et en effet, ça a fait des vagues à l'époque. Si on regarde, avec 25 ans de distance, on s'apercevra que le texte que je proposais est à l'époque, et qui est d'ailleurs assez souvent entré dans les faits, même si la loi a été supprimée, ce texte-là était, comment dire, modéré et équilibré. Sur l'enseignement de l'arabe, juste la deuxième question.

Sur l'enseignement de l'arabe, je pense que l'arabe est une des très grandes langues du monde et qu'il est naturel qu'on la transmette et plus facile à transmettre pour des enfants qui sont acculturés ou qui sont dans cette culture. sans rappeler qu'entre l'arabe littéraire

20:39
Locuteur

et l

20:39
François Bayrou

'arabe dialectal dans chaque pays, il y a des différences qui ne sont pas minces.

20:44
Locuteur

Il faut mieux que ce soit pris dans le tirant de l

20:46
Invité

'enseignement public ou d'enseignement privé sous contrat plutôt que de laisser cet enseignement se faire.

20:51
Locuteur

C

20:52
François Bayrou

'est la même chose pour le chinois,

20:54
Locuteur

c

20:54
François Bayrou

'est la même chose pour

20:55
Locuteur

l'anglais,

20:56
François Bayrou

c'est la même chose pour l'arabe et je serais très content qu'il y ait beaucoup de jeunes, y compris issus de l'immigration à la deuxième ou troisième génération, qui maîtrisent cette langue qui est une des grandes langues du monde, comme le français, je rappelle, ce que tout le monde oublie, est une des grandes langues du monde et va être une des grandes langues parlées par des centaines de millions de personnes. Voilà pourquoi je suis tellement

21:19
Locuteur

défenseur de la franco-sériture.

21:20
François Bayrou

Ben si, vous vous trompez. Mais

21:22
Locuteur

bon, c'est un autre sujet.

21:23
François Bayrou

Non, non, c'est pas un autre sujet. L'augmentation de la population en Afrique fait que, d'ores et déjà, il y a des centaines de millions de personnes qui parlent français dans le monde, il n

21:38
Locuteur

'y

21:38
François Bayrou

a qu'un seul peuple qui l'oublie, c'est les français. Et les autorités françaises, qui trop souvent se livrent à une espèce de jargon...

21:47
Locuteur

Il suffit

21:47
Invité

d'aller à l'Europe pour

21:48
Locuteur

se rendre compte.

21:48
François Bayrou

Mais vous avez parfaitement raison. La responsabilité des dirigeants français devrait être de défendre la langue française qui est par la loi,

22:01
Locuteur

par

22:02
François Bayrou

la loi européenne, par la loi mondiale, une des deux ou trois grandes langues d'échange dans le monde. Les seules qui ne le défendent pas, c'est les françaises. Encore sur le séparatisme.

22:11
Locuteur

Voilà, petite question très concrète.

22:13
Invité

Emmanuel Macron, est-ce qu'il a raison de vouloir laisser les mères voilées accompagner des sorties scolaires

22:20
Locuteur

?

22:21
François Bayrou

D'abord, je ne sais pas ce que... Le mot voilé, pardonnez-moi de vous dire, est une ambiguïté.

22:31
Locuteur

Alors,

22:31
Invité

une femme portant un voile ?

22:32
François Bayrou

Portant un foulard. Ah, d'accord. Le

22:35
Invité

hijab, c'est un foulard ou pas

22:36
Locuteur

?

22:37
François Bayrou

Non, bien sûr que non. Le visage,

22:40
Locuteur

c

22:41
François Bayrou

'est d'ailleurs rigolo.

22:42
Locuteur

C'est assez paradoxal d'en parler aujourd'hui, mais allez-y, François Bayrou. Donc,

22:46
François Bayrou

essayez

22:47
Locuteur

de nous convaincre. Le visage

22:49
François Bayrou

dissimulé est interdit par la loi.

22:53
Locuteur

Mais enfin, François Bayrou. C'est

22:55
François Bayrou

ironique.

22:56
Locuteur

Mais pour des raisons de sécurité.

22:57
Invité

Pour des raisons de sécurité, pas pour des raisons idéologiques

22:59
Locuteur

de libération des

23:01
Invité

femmes.

23:01
Locuteur

Comment peut

23:02
Présentateur

-on encore tenir ce discours, François Bayrou

23:03
Locuteur

?

23:04
François Bayrou

Écoutez, vous connaissez l'histoire, non ? Vous y êtes en plein. Vous aviez un masque quand je suis arrivé. Oui. Alors, ne me dites pas qu'on peut se promener au visage dévoilé.

23:15
Locuteur

Non, justement. On doit dissimuler son visage. Il sera

23:18
François Bayrou

un manquement à la...

23:19
Locuteur

Donc,

23:20
Présentateur

comment demander à des femmes de ne pas dissimuler le leur ?

23:23
Locuteur

Alors,

23:23
François Bayrou

très sérieusement. On va s'arrêter une seconde. Ah, mais je

23:25
Présentateur

suis très sérieux.

23:26
François Bayrou

Il y a

23:27
Locuteur

dans

23:28
François Bayrou

la société aujourd'hui un certain nombre de gens

23:31
Locuteur

qui

23:32
François Bayrou

pensent que le masque sanitaire est un abus.

23:37
Locuteur

Je

23:37
François Bayrou

me suis fait moi-même agresser à Paris par une jeune femme tout à fait avertie, semblait-il, qui était avec ses enfants et qui m'a dit « Ça suffit, les abus que vos amis imposent, le virus, ça n'existe pas. C'est une blague pour prendre le contrôle de notre vie. »

24:00
Locuteur

Il

24:00
François Bayrou

n'y a pas dix jours. Et quand on voit les dégâts, on a tous perdu des amis. Moi, j'ai perdu des amis proches. Quand on voit les dégâts, alors on se dit que c'est dangereux, ce type de dérive-là. Donc, je n'en plaisante pas. Ce qui a été interdit par la loi, c'est le visage voilé pour des raisons culturelles et religieuses, parce qu'en France, nous sommes, nous étions,

24:28
Locuteur

le

24:29
François Bayrou

pays du visage dévoilé.

24:31
Locuteur

Et

24:31
François Bayrou

donc, de ce point de vue-là, c'est interdit. Après, que les mères accompagnent les enfants dans les sorties scolaires, moi, ça ne m'a jamais choqué.

24:41
Locuteur

Donc, une

24:41
Invité

mère qui

24:41
Locuteur

porte un hijab ? Non,

24:43
François Bayrou

le hijab, c'est la totalité voilée. Le hijab, c'est...

24:46
Locuteur

Bon, on ne rentre pas dans les subtilités du voile. De toute

24:49
Présentateur

façon, il sera toujours temps de voir les contenus de la loi, d'ailleurs, qu'a promise le président de la République et qui sera présenté à l'automne et qui devrait être discuté début décembre en Conseil des ministres

24:59
Locuteur

avant d'être

24:59
Présentateur

examiné par le Parlement. Vous

25:01
François Bayrou

vous rendez compte ? Essayons de voir ce dont on parle.

25:04
Locuteur

Un

25:04
François Bayrou

petit enfant de 3 ans, 4 ans, 5 ans

25:08
Locuteur

qui

25:08
François Bayrou

va à l'école publique avec les mères des autres enfants accompagnent les sorties scolaires. Les pères. Et lui, hein ? Ou les pères. Oui, plus souvent les mères. Non, mais bon. Ça devrait être aussi les pères, j'espère. Mais, et lui, on lui dit non, ta maman, elle

25:28
Locuteur

n'a

25:28
François Bayrou

pas le droit. Parce que, or, c'est comme ça qu'il la voit habillée à la maison tous les jours et dans les rues de la ville tous les jours. Et donc, vous voyez, je fais la différence entre le voile qui est une tradition et puis ce qu'est message politique et après tout, les directeurs d'école sont là pour ça.

25:49
Invité

Mais Emmanuel

25:49
Locuteur

Macron dit qu'il faut renforcer

25:51
Invité

la neutralité dans les services publics. L'école est bien un service public. Donc, est-ce qu'on renforce la neutralité

25:55
Locuteur

?

25:56
François Bayrou

Il ne s'agit pas des enseignants. On confond tout.

26:00
Locuteur

Il

26:00
François Bayrou

ne s'agit pas des enseignants.

26:02
Locuteur

Les

26:03
François Bayrou

enseignants, ils sont soumis à l'obligation de neutralité.

26:07
Locuteur

Il

26:07
François Bayrou

ne s'agit pas des accompagnants, des assistantes maternelles. Tout cela sont soumis à l'obligation de neutralité. Il s'agit des parents

26:19
Locuteur

qui

26:19
François Bayrou

ont le droit d'être dans la rue avec ce type de vêtements ou de couvre-cheveux. Bon, ne faisons pas des guerres de religion à propos de tout. Réservons la fermeté de la loi

26:35
Locuteur

à

26:36
François Bayrou

ceux qui en vaut la peine.

26:38
Locuteur

Et

26:38
François Bayrou

très souvent, on laisse dériver vers, je crois, des mises en cause qui ne font que jeter de l'huile sur le feu, à mon avis. Françoise Fresseuse.

26:47
Invité

Alors, vous parliez tout à l'heure du port du masque et de l'importance de le porter. Et de fait, l'épidémie reprend dans plusieurs grandes villes. Est-ce que vous estimez que le gouvernement a eu un défaut d'anticipation ou en tout cas a trop proclamé que la reprise arrivait en septembre et que peut-être on pouvait vivre normalement

27:03
Locuteur

?

27:04
François Bayrou

Tout le monde a eu un défaut d'anticipation. Tout le monde a cru que c'était fini.

27:11
Locuteur

Et

27:12
François Bayrou

notamment les plus jeunes, disons les moins de 50 ans qui pendant les vacances et les moins de 30 ans encore davantage et les moins de 20 ans peut-être plus encore ont cru qu'on pouvait de nouveau faire la fête.

27:29
Locuteur

C'était du relâchement de l'enthousiasme.

27:31
François Bayrou

Que c'était une manière au contraire de retrouver la vie

27:35
Locuteur

et

27:36
François Bayrou

de la fêter.

27:38
Locuteur

Et

27:38
François Bayrou

avec ça, l'épidémie est repartie. On a eu hier 17 000 contaminations

27:43
Locuteur

et

27:44
François Bayrou

dans une ville comme la mienne où l'organisation des tests est très avancée et très élaborée, on en fait plus de 1 000 par jour, eh bien on retrouve une augmentation de la contagion qui est très inquiétante. Pour l'instant,

28:02
Locuteur

il

28:03
François Bayrou

n

28:03
Locuteur

'y a

28:03
François Bayrou

pas les conséquences d'hospitalisation et notamment de réanimation aussi fortes qu'on les a connues et qu

28:08
Locuteur

'on

28:08
François Bayrou

les craint. Mais du point de vue des contaminations,

28:11
Locuteur

il

28:11
François Bayrou

n'y a pas de doute, on est arrivé à un seuil de 6 à 7 % de contamination diagnostiquée sur les tests.

28:19
Invité

À

28:19
Locuteur

propos

28:20
Invité

des décisions qui doivent être prises, est-ce que c'est le gouvernement, à savoir M. Castex ou M. Véran qui doit décider ou alors tout doit être négocié entre le préfet et le maire si bien qu

28:30
Locuteur

'on

28:30
Invité

risque d'avoir des choses à deux vitesses ? C'est un peu la réaction des Marseillais lorsque le durcissement a été décidé à Marseille. Qui doit décider ? Est-ce que finalement on n'a pas l'impression que c'est erreur au-delà des Pérénées, justice en delà et que ça doit se faire un petit peu de gré à gré ? Est

28:45
Locuteur

-ce que ce n

28:45
Invité

'est pas le boulot du

28:46
Locuteur

gouvernement de décider

28:47
François Bayrou

? Je suis pour que les élus locaux soient associés et que l'intervention...

28:52
Locuteur

Associer, c'est pas décentralisé

28:53
François Bayrou

? Associer, négocier, discuter, qu'on échange autour de ce sujet quotidiennement

29:01
Locuteur

ce

29:01
François Bayrou

que les maires des villes font naturellement avec les préfets ou avec l'État. Mais s

29:06
Locuteur

'il

29:06
Invité

y

29:06
Locuteur

a

29:06
Invité

un doute,

29:06
Locuteur

qui

29:06
Invité

doit in fine dire c

29:08
Locuteur

'est comme ça ? S'il y

29:08
François Bayrou

a un danger, c'est l'État qui doit prendre ses responsabilités, c'est sa responsabilité. Mais il y a d'autres responsabilités de l'État. Vous avez rappelé que j'avais la charge du plan et on a découvert...

29:22
Locuteur

Et on va en parler justement. Et

29:23
François Bayrou

on a découvert pendant cette épidémie à quel point nous étions désarmés

29:28
Locuteur

ou

29:28
François Bayrou

nous nous étions laissés désarmés

29:31
Locuteur

sur

29:31
François Bayrou

un certain nombre de sujets essentiels. On a connu les masques, on a connu les tests. Mais il y a aujourd'hui même un sujet sur lequel les soignants se trouvent complètement désarmés. on ne trouve plus ou presque plus de gants médicaux pour faire les prélèvements. Et les infirmiers, les infirmières, lorsque ils ou elles ont besoin d'aller chez un patient pour faire un prélèvement qui est malade, un patient malade, qui a des symptômes, pour faire un prélèvement pour savoir si, oui ou non, il a été contaminé, s'ils n'ont plus de gants,

30:09
Locuteur

alors

30:09
François Bayrou

il y a autour des gants une dérive qui s'est développée. La boîte de gants chirurgicaux au début du mois de juillet, elle coûtait 5 euros. Aujourd'hui, elle en vaut entre 15 et 20. Là,

30:25
Invité

on le trouve des affaires.

30:26
Locuteur

Et

30:26
François Bayrou

comment,

30:27
Locuteur

voilà, mais

30:27
François Bayrou

comment se fait-il qu'un pays comme le nôtre se laisse ainsi désarmer ? Alors, les gants, c'est du latex, c'est de l'EVA, alors c'est en Malaisie qu'on le trouve, je comprends que ça soit limité. Mais il y a deux autres sortes de gants qui ne sont pas en latex, qui sont en nitrile ou en vinyle, et ce nitrile ou ce vinyle, c'est des produits de la chimie du pétrole. Donc, on peut, on doit pouvoir en former, en produire autant qu'il faut. Comment se fait-il que nous nous laissions désarmer ainsi ? Et c'est la responsabilité, le ministre de la Santé a dit au mois de juillet qu'il avait commandé des centaines de millions de paires de gants supplémentaires, tant mieux, mais où sont-ils ?

31:12
Locuteur

Mais

31:12
Invité

donc, on vous pose la question politiquement, est-ce que vous avez ce sentiment, cette impression qu'on navigue à vue ? Est

31:17
Locuteur

-ce que c'est

31:17
Invité

exagéré quand on dit ça ou est-ce que c'est justifié

31:19
Locuteur

? Non,

31:20
François Bayrou

on navigue en partie à vue. L'humanité navigue en partie à vue. L'humanité découvre au jour le jour une épidémie, un virus qu'elle n'avait pas rencontré dans son histoire ou en tout cas pas rencontré depuis la grippe espagnole qui a fait, je vous rappelle, entre 40 et 50 millions de morts au lendemain de la guerre de 1914.

31:43
Invité

Donc on ne

31:43
Locuteur

peut

31:43
Invité

pas faire mieux.

31:43
François Bayrou

Dont Apollinaire, dont je salue au passage la présence poétique auprès de nous. Eh bien, 40 ou 50 millions de personnes, là on vient de passer un million, c'est ça ? Oui, on a l'impression qu'on découvre.

32:04
Locuteur

Et

32:04
François Bayrou

de ce virus, nous ne savions rien. On a cru au début que c'était un virus bénin.

32:08
Locuteur

Ça

32:09
François Bayrou

n'était pas un virus bénin. Nous avons découvert depuis à quel point il pouvait être agressif, notamment pour des tranches d'âge un peu plus âgées et encore qu'il y ait des jeunes évidemment aussi qui soient gravement atteints.

32:24
Locuteur

Votre

32:25
Présentateur

portrait, François Bayrou, il est signé Karine Bécard.

32:29
Locuteur

Vous

32:30
Invité

avez été, François Bayrou, député, ministre, chef de différents partis, candidat à l'Elysée.

32:36
François Bayrou

Toujours du même sous des noms différents.

32:38
Invité

Exactement. Ce qui représente 38 ans d'une trajectoire politique plutôt bien chargée. Et au commissaire, c'est vrai que vous ne

32:45
Locuteur

l

32:45
Invité

'aviez encore jamais été. Au commissaire au plan, un poste qui certes a déjà existé par le passé, mais en le ressuscitant, reconnaissait qu'il a été subtilement ajusté à votre itinéraire et votre personnalité. Tout a été fait, par exemple, pour que vous puissiez rester maire, le maire de Pau, et peu importe que vous cumuliez une fonction nationale avec un exécutif local. Tout a été fait aussi pour que votre interlocuteur principal soit bien sûr le président. De même que vous avez accepté, François Bayrou, une mission non rémunérée, peut-être pour ne pas faire réapparaître cette affaire des assistants présumés fictifs du Modem qui n'a toujours pas été soldé.

En tout cas, incontestablement, vous avez choisi aujourd'hui d'être dans la réflexion bien plus que dans l'action, ce que vous avez en réalité souvent privilégié. Vous, le paysan lettré, fier de ces Pyrénées-Atlantiques et qui a construit vraiment petit à petit sa carrière politique.

33:39
Locuteur

Le

33:40
François Bayrou

tracteur est un endroit sur lequel je réfléchis très bien.

33:43
Locuteur

C

33:44
François Bayrou

'est une situation dans laquelle je m

33:46
Locuteur

'éloigne

33:48
François Bayrou

de

33:49
Locuteur

tout

33:51
François Bayrou

ce qui se passe désagréable ou d'agité dans le monde politique.

33:54
Locuteur

Vous

33:55
Invité

avez quand même un sacré savoir-faire. À ce moment-là, nous sommes en 2007. À 56 ans, c'est votre deuxième bataille présidentielle et cette image de campagne devant votre tracteur est absolument parfaite. Cela dit, le spécialiste en communication politique a su régulièrement aussi réfléchir donc et poser les bons diagnostics. On l'a complètement oublié mais 5 ans plus tard en 2012, le produire français, c'est vous, François Bayrou, qui en avait parlé le premier et qui avez su l'imposer. Ce n'est certainement pas Arnaud Montebourg qui certes l

34:24
Locuteur

'a

34:24
Invité

fort bien incarné mais qui n'a fait que reprendre votre idée. De la même façon, la dette, avant de devenir l'obsession de François Fillon, c'est encore vous qui avez repéré le sujet et qui avez poussé toute la classe politique à se positionner.

34:37
Locuteur

Dans

34:38
François Bayrou

le discours de Nicolas Sarkozy dimanche, il n

34:40
Locuteur

'y a

34:40
François Bayrou

pas eu un mot sur le déficit et la dette. Et évidemment, si on ne met pas au premier plan la question du déficit et de la dette, alors on est porté à dire tout est possible.

34:50
Invité

Donc le haut commissaire que désormais vous êtes a déjà eu l'occasion de montrer qu'il avait du flair. A une exception près peut-être votre conviction, François Bayrou, de devoir rassembler droite et gauche pour mieux réconcilier les Français. Trois ans après, le bilan pour l'instant est loin d'être convaincant.

35:09
François Bayrou

Réponse, François Bayrou

35:10
Locuteur

?

35:11
François Bayrou

Il y

35:12
Locuteur

a

35:12
François Bayrou

un sondage ce matin

35:15
Locuteur

qui

35:16
François Bayrou

dit qu'entre autres

35:17
Locuteur

qu

35:18
François Bayrou

'Emmanuel Macron, le président de la République, arrive en tête des intentions de vote.

35:26
Locuteur

Et

35:26
François Bayrou

je trouve donc que ce rassemblement au

35:28
Locuteur

-delà des questions

35:31
François Bayrou

de droite et de gauche, contrairement à votre diagnostic affûté, je trouve que ce rassemblement qui n'est pas exactement ce que je pense, mais je vais vous dire ce que je pense...

35:41
Locuteur

Mais

35:41
Invité

est-il encore un candidat, enfin un président et de droite et de gauche

35:44
Locuteur

?

35:44
François Bayrou

Oui, bien sûr. Bien sûr. Il suffit que vous regardiez l'effondrement de la gauche dans ce même sondage. Lorsque la gauche, dans ce sondage IFOP de ce matin, lorsque la gauche présente un candidat unique,

35:59
Locuteur

il

36:00
François Bayrou

est à 15% des voix unique sur les trois courants qui la forment. Donc, vous voyez bien qu'un grand nombre de Français se rendent compte que l'attitude la plus compréhensive, celle qui veut faire le plus avancer le pays, eh bien, c'est le président de la République qui la porte. Et donc, ce diagnostic que vous faisiez avec le sourire, n'est pas exact. Mais je voudrais dire quelque chose d'autre. Je n'ai jamais pensé que mon combat politique, que c'était réunir tous les camps en tout le temps. Non.

36:41
Locuteur

J

36:42
François Bayrou

'ai pensé qu'il était anormal et stupide

36:45
Locuteur

de

36:46
François Bayrou

vouloir présenter la vie politique française comme l'affrontement de deux camps. droite contre gauche. J'ai toujours trouvé que c'était une stupidité abyssale et qui nous conduisait à la catastrophe. Excusez-moi de regarder les États-Unis

37:02
Locuteur

et

37:03
François Bayrou

vous verrez à quoi porte cet affrontement-là. À quelle dérive, à quelle stupidité malsaine cet affrontement porte. j'ai toujours pensé qu'il n

37:18
Locuteur

'y

37:18
François Bayrou

avait plus de deux courants. Souvenez-vous, je suis allé à Toulouse un jour dire si vous dites que nous pensons tous la même chose

37:24
Locuteur

c'est

37:24
François Bayrou

que nous ne pensons

37:26
Locuteur

plus rien. C'était pas bien passé.

37:28
François Bayrou

Et j'avais raison. Vous

37:30
Locuteur

aviez été hués par le public d'ailleurs.

37:31
François Bayrou

Oui. Ils étaient là pour ça si vous me permettez.

37:35
Locuteur

On

37:35
François Bayrou

n'allait pas... Et donc pour moi c'est très clair il y a plusieurs courants fondamentaux. L'un de ces courants est le courant qu'on appelle central du centre démocratique et ce courant-là qui aujourd'hui

37:52
Locuteur

a

37:52
François Bayrou

une place importante dans les intentions de vote ce courant-là est le seul à même de pouvoir réconcilier et dépasser les frontières.

37:58
Locuteur

On va en donner exactement ce que je pense. Si on pense comme

38:02
Invité

Christian Estrosi qu'en gros il y

38:04
Locuteur

a

38:04
Invité

un gros centre centre gauche centre droit Emmanuel Macron et tout le monde autour et puis qu'il n

38:08
Locuteur

'y a

38:08
Invité

plus rien ou alors il y

38:09
Locuteur

a

38:09
Invité

des extrêmes est-ce que c'est totalement simple pour la démocratie quand on voit le nombre de gens qui votent

38:13
Locuteur

? C'est l'espèce d

38:14
Invité

'agrégation de tout le monde et

38:16
Locuteur

force du bien ? Ce sont des questions

38:17
François Bayrou

formidables pardonnez-moi de vous dire donc

38:20
Locuteur

idiot sur le fond

38:20
François Bayrou

formidables pas du tout au sens terrifiant mais au sens rigolo du terme donc

38:26
Locuteur

un peu bête mais on va y aller quand même pourquoi quand

38:29
François Bayrou

la gauche l'emporte personne ne dit est-ce que c'est sain pour la démocratie que la gauche l'emporte

38:35
Locuteur

quand

38:36
François Bayrou

la droite l'emporte personne ne vient vous dire

38:39
Locuteur

est-ce que c'est sain je vous dis que la gauche a été aspirée la droite détruite

38:42
François Bayrou

et

38:42
Locuteur

que maintenant il

38:43
Invité

y a Emmanuel Macron centre-gauche centre-droite et puis plus rien sauf Marine Le Pen

38:47
Locuteur

et

38:47
François Bayrou

bien excusez

38:48
Locuteur

-moi

38:48
François Bayrou

mais j'ai le souvenir qu'un jour quand la droite l'a emporté en 1993 il y avait 30 députés 29 députés du PS à l'Assemblée tout le reste était à droite et vous n'êtes pas venu dire mais

39:05
Locuteur

qu'est-ce que vous en savez

39:06
François Bayrou

vous n'êtes pas venu dire est-ce que c'est sain pour la démocratie non

39:10
Locuteur

moi je vous dis mais parlons d'aujourd'hui François Bayrou et j'aimerais reciter François Spesso sur la malédiction de fin de mandat

39:16
François Bayrou

on y vient après mais je vais vous répondre parce que j'ai quelque chose à dire sur le fond dans cette affaire là pour parler pas seulement du présent réponse concise François Bayrou

39:23
Locuteur

mais

39:23
François Bayrou

du futur le

39:24
Présentateur

temps

39:24
François Bayrou

passe vite

39:26
Présentateur

je sais que vous venez du futur

39:29
Locuteur

mais malheureusement l'horloge est en

39:31
Présentateur

train de tourner

39:31
Locuteur

très

39:32
François Bayrou

bien donc voilà quand c'est

39:36
Locuteur

le

39:37
François Bayrou

courant central qui l'emporte alors on vient pleurer des larmes de crocodile en disant mais comment vous osez arriver devant les autres vous osez leur prendre la place mais est

39:49
Locuteur

-ce

39:49
François Bayrou

que c'est sain oui c'est complètement sain

39:51
Locuteur

parce

39:52
François Bayrou

que je crois que il y a quelque chose d'heureux dans la démocratie c'est quand les gens qui pensent le plus juste l'emportent

39:59
Locuteur

alors

40:00
François Bayrou

je dis pas que c'est tout le temps comme ça mais vous avez eu la gentillesse de noter que c'était arrivé dans mon histoire un certain nombre de fois de repérer des sujets qui allaient être des sujets vitaux pour l'avenir et donc il y a une phrase d'Anatole France que j'aime beaucoup et qui m'a servi de viatique pendant toutes ces années de combat il dit

40:21
Locuteur

il

40:21
François Bayrou

dit nous aurons raison

40:22
Locuteur

parce

40:23
François Bayrou

que nous avons raison

40:24
Locuteur

et

40:25
François Bayrou

donc moi j'apprécie

40:28
Locuteur

cette phrase

40:28
François Bayrou

mais allons un peu plus

40:30
Locuteur

loin parce

40:31
François Bayrou

que la question c'est la question des institutions

40:34
Locuteur

pourquoi

40:34
François Bayrou

on pose ces questions là

40:36
Locuteur

parce

40:37
François Bayrou

que nous avons des institutions de tout ou rien parce que il se trouve que l'organisation des choses fait que quand la présidentielle est gagnée alors aux élections législatives qui suivent les autres courants disparaissent et ceci est malsain

40:55
Locuteur

donc

40:55
Invité

il faut changer ça

40:55
Locuteur

et

40:56
François Bayrou

donc moi je suis depuis longtemps mais je je prétends que le moment est très important pour poser cette question je prétends qu'il faut une loi électorale juste la proportionnelle

41:09
Locuteur

dans laquelle

41:10
François Bayrou

chacun trouvera

41:13
Locuteur

pour

41:13
François Bayrou

l'Assemblée nationale qui doit être le lieu du débat le nombre de sièges que doit

41:19
Locuteur

nous valoir

41:19
Invité

l

41:20
François Bayrou

'adhésion de ses contemporains

41:22
Invité

mais là vous parlez presque d'une proportionnelle intégrale

41:24
François Bayrou

je parle d'une proportionnelle départementale celle que Mitterrand a faite en 84

41:29
Locuteur

ça sera pour plus tard on est

41:30
François Bayrou

d'accord alors ça dépend pour plus tard si on considère qu'en effet le combat ne doit pas être livré

41:35
Locuteur

or

41:36
François Bayrou

il se trouve que moins alors là non pas comme responsable de la réflexion ou en partie responsable de la réflexion sur l'avenir mais comme responsable politique je pense

41:47
Locuteur

que

41:47
François Bayrou

ce combat est un combat essentiel mais

41:50
Locuteur

avant la fin du

41:51
Invité

quinquennat

41:51
François Bayrou

ben je trouve que nous

41:53
Locuteur

devrions mais vous pensez que les français ont la tête à ça jusqu

41:55
François Bayrou

'au mois de juin regardez la vie politique américaine pourquoi est-ce que la vie politique américaine a pris ce tour de violence absolument destructeur pour le pays

42:09
Locuteur

il

42:09
François Bayrou

y a deux raisons

42:10
Locuteur

il

42:11
François Bayrou

y en a une sur laquelle on s'interroge pas assez c'est le financement de la vie politique américaine

42:16
Locuteur

et

42:16
François Bayrou

il

42:16
Locuteur

y

42:16
François Bayrou

en a une deuxième qui est que ces élections sont des élections du tout ou rien à une voie près

42:22
Locuteur

on

42:22
François Bayrou

prend tout et à une voie de moins on ne prend rien

42:26
Présentateur

winner takes all comme on dit là-bas

42:28
Locuteur

si

42:28
François Bayrou

on accepte l'idée mais revenons en France que la vie politique c'est une pluralité de courants un pluralisme de courants qu'on ne pense pas tous la même chose et que d'une certaine manière le débat adoucit les mœurs

42:42
Locuteur

il

42:42
François Bayrou

n'est pas normal je vais dire quelque chose que j'ai vécu à la dernière élection présidentielle Marine Le Pen a été au deuxième tour elle se retrouve avec quatre ou cinq ou six députés à l'assemblée j'ai approché 20% en 2007 je me suis retrouvé avec deux députés à l'assemblée tout ceci est anormal je plaide pour qu'on ait une vie politique qui reconnaisse le pluralisme et où chacun trouve sa place

43:07
Locuteur

et

43:08
François Bayrou

on a ça ne sera pas le blocage de la quatrième république parce qu'entre la quatrième et la cinquième il y

43:15
Locuteur

a

43:15
François Bayrou

quelque chose qui a changé c'est l'élection du président de la république au suffrage universel

43:19
Locuteur

et

43:20
François Bayrou

de Gaulle disait

43:21
Locuteur

nous

43:22
François Bayrou

allons enlever le gouvernement aux manœuvres de partis

43:26
Locuteur

il

43:27
François Bayrou

sera nommé par le président de la république élu comme on sait

43:32
Locuteur

en

43:32
François Bayrou

tenant compte des nuances de l'assemblée nationale et si vous avez ce pluralisme et cette

43:39
Locuteur

prééminence du président moi en tout

43:42
François Bayrou

cas je trouve que ça serait bien et je trouve que tous les partisans de la loi électorale juste devraient s'allier pour que ou en tout cas discuter pour qu'on en parle vite avant le mois de juin puisque c'est le mois de juin qui est la limite

43:54
Locuteur

alors

43:54
Invité

puisque vous êtes chargé d'éclairer l'avenir il y a quand même un problème monstrueux sur lequel on bute c'est la dette publique Pierre Moscovici le premier président de la cour des comptes disait qu'elle avait augmenté en quelques semaines de 6500 euros par français que ça atteignait des proportions catastrophiques qu'est-ce qu'on va faire de cette dette comment on va la rembourser et au fond ça va être la grande thématique de la prochaine présidentielle donc est-ce qu'il faut dire un

44:18
Locuteur

langage de vérité aux

44:19
Invité

français

44:20
François Bayrou

j'ai fait dès le début de cette crise des propositions précises sur ce sujet et c'est vous savez à quel point vous l'avez rappelé je me suis inquiété de ce sujet

44:32
Locuteur

nous ne sommes

44:33
François Bayrou

pas devant une dette ordinaire

44:39
Locuteur

nous

44:40
François Bayrou

sommes devant un cataclysme

44:41
Locuteur

qui

44:42
François Bayrou

a submergé la planète

44:44
Locuteur

sans

44:45
François Bayrou

que personne en soit responsable

44:47
Locuteur

c

44:48
François Bayrou

'est pas la même chose qu'une dette dont un pays qui se gère mal encourt la charge à raison

44:55
Locuteur

de

44:56
François Bayrou

son incapacité à se gérer donc c'est de la bonne dette celle-ci en revanche qui est une dette pour se sauver pour pour pour maintenir la tête du pays hors de l'eau et pour se protéger

45:09
Locuteur

enfin

45:09
Présentateur

ça reste une dette François Bayrou il

45:10
Locuteur

faudra la rembourser

45:11
François Bayrou

attendez attendez donc j'ai proposé depuis le début qu'on n'isole la dette due à cette épidémie qu'on la cantonne

45:21
Invité

et

45:23
François Bayrou

qu'on se donne 10 ans j'avais dit 10 je crois qu'ils ont choisi 8 mais enfin c'est la même idée

45:29
Locuteur

pour

45:30
François Bayrou

la rembourser qu'on fasse un différé d'amortissement

45:33
Locuteur

ou

45:34
François Bayrou

en d'autres termes qu'on la renouvelle le temps nécessaire pour venir dans 8 ou 10 ans la rembourser on pourrait aussi imaginer que la banque centrale européenne décide de nous relayer dans ce report et dans cet effort et qu

45:49
Locuteur

'elle

45:49
François Bayrou

soit remboursée dans quelques mais

45:50
Locuteur

il faudra la rembourser elle s'ajoute à l'existence

45:53
Invité

est-ce que vous trouvez

45:55
Locuteur

crédible

45:57
Invité

le discours du gouvernement de dire qu'on n'augmentera pas les impôts qu'il y

46:01
Locuteur

aura

46:01
Invité

de la croissance que tout ça permettra alors qu'on laisse aux jeunes

46:04
Locuteur

à

46:05
Invité

un poids une charge faramineuse et pourquoi vous ne

46:08
Locuteur

l'avez pas

46:09
François Bayrou

dit les uns et les autres pendant les 30 années où je me battais tout seul sur ce sujet comment ça pourquoi pourquoi est-ce que pourquoi est-ce que pourquoi est-ce que nous avons été si peu nombreux à considérer que c'était un problème national

46:25
Locuteur

si

46:25
François Bayrou

on regarde l'Allemagne ils ont pu dépenser plus

46:29
Locuteur

que nous la vraie question c

46:29
Présentateur

'est pourquoi est

46:30
Locuteur

-ce

46:30
Présentateur

que vous ne le considérez plus comme un problème fondamental pas

46:32
François Bayrou

du tout

46:33
Locuteur

jamais la dette

46:34
Présentateur

n'a été aussi élevée et

46:35
Locuteur

vous n'avez

46:35
Présentateur

plus l'air de considérer que c

46:38
Locuteur

'est un sujet majeur je le considère

46:38
François Bayrou

comme un problème fondamental sauf que nous sommes placés dans une situation par la catastrophe mondiale qui s'est abattue sur toutes les économies qui a

46:50
Locuteur

démontré mais alors comment imaginer le plan dont vous êtes chargé comment

46:53
Présentateur

essayer de réfléchir à 10, 20, 30 ans lorsque l'on est non seulement extrêmement endetté mais qu'on ne sait même pas à quel moment on pourra sortir non seulement de la crise mais de cette charge considérable qui pèse sur le

47:04
Locuteur

pays je comprends

47:05
François Bayrou

que vous ayez la question mais je ne

47:06
Locuteur

suis

47:06
François Bayrou

pas sûr que vous m'ayez bien écouté cette dette là je propose qu'on la cantonne qu'on identifie clairement la part de cette dette qui a été dévolue à lutter contre l'effondrement quand on s'effondre il faut être là c'est même la raison pour laquelle on aurait

47:26
Locuteur

dû faire des économies c'est rarement la

47:27
Présentateur

personne endettée qui va décider non seulement de l'échéancier mais qui en plus va discuter avec sa banque pour dire voilà ça c'était vraiment exceptionnel mais on va

47:34
Locuteur

mettre ça

47:34
Présentateur

de côté

47:35
François Bayrou

là excusez-moi c'est pas de la France qu'il s'agit c'est de tous les pays du monde

47:39
Locuteur

qui

47:40
François Bayrou

sont tous devant cette devant cette énorme échéance les Etats-Unis ont dépensé nous on va dépenser combien 1% de plan de relance

47:53
Locuteur

les

47:53
François Bayrou

Etats-Unis en sont à 5 ou 6%

47:55
Locuteur

c

47:56
François Bayrou

'est la banque centrale américaine qui permet ça mais il

47:59
Locuteur

y

47:59
François Bayrou

a une question que vous ne posez pas

48:01
Locuteur

où

48:01
François Bayrou

en serait-on s'il n'y avait pas la banque centrale européenne

48:04
Locuteur

où

48:05
François Bayrou

en serait-on si par malheur à l'époque le nom à Maastricht l'avait emporté

48:10
Locuteur

et

48:11
François Bayrou

que nous soyons aujourd'hui nous avec nos épaules limitées de banques de la banque de France

48:19
Locuteur

sous

48:20
François Bayrou

les assauts perpétuels de la spéculation qui ferait qu'on devrait payer nos emprunts 8 ou 10% par an

48:30
Locuteur

nous

48:31
François Bayrou

sommes sauvés par le choix de la banque centrale européenne

48:35
Locuteur

et ça nous permet

48:37
François Bayrou

et ça nous permet de commencer à rembourser dans 8 ou 10 ans quand les choses seront rétablies

48:44
Invité

on va faire un tout petit peu de politique

48:45
Locuteur

politicienne pour les régionales

48:48
Invité

on s'allie avec qui enfin pas moi mais vous c'est quoi les fronts pour les régionales

48:53
Locuteur

?

48:53
François Bayrou

vous devriez examiner la question vous de savoir si vous vous présentez

48:57
Locuteur

et avec qui vous

48:58
François Bayrou

alliez donc

48:59
Invité

vous vous allez faire de

49:01
Locuteur

grandes coalitions

49:02
François Bayrou

qui peuvent aller d'où à où ?

49:04
Locuteur

alors j

49:06
François Bayrou

'ai une vision qui est peut-être pas exactement celle de tous mes amis les élections régionales sont des élections

49:14
Locuteur

régionales ce que signifie ? cette

49:16
François Bayrou

tautologie là cette vérité première devrait nous entraîner

49:22
Locuteur

à

49:23
François Bayrou

regarder à regarder la situation région par région

49:27
Locuteur

c

49:27
Invité

'est-à-dire que quand un préfet

49:28
Locuteur

et

49:28
François Bayrou

deuxièmement deuxièmement

49:30
Locuteur

la

49:31
François Bayrou

loi pour des élections de cet ordre puisqu'elles sont au scrutin majoritaire

49:35
Locuteur

avec

49:36
François Bayrou

une représentation mais au scrutin majoritaire l'emporte celui qui fait le plus de voix

49:40
Locuteur

la

49:41
François Bayrou

loi doit être la loi du rassemblement

49:43
Locuteur

et

49:44
François Bayrou

d'abord autant que possible du rassemblement de la majorité puisque nous sommes d'une certaine manière attelés à la même à la même responsabilité il faut qu'on soit le plus uni possible

49:56
Locuteur

et

49:57
François Bayrou

puis après on examine la

49:58
Locuteur

situation dans le

49:59
Invité

Grand Est ça peut être ça peut être un président de région sortant même s'il n

50:03
Locuteur

'est

50:03
Invité

pas exactement la majorité enfin vous pouvez faire des alliances au cas par

50:06
Locuteur

cas vous

50:07
François Bayrou

devriez faire du journalisme politique

50:09
Locuteur

dans la prochaine

50:10
Invité

vie j'essaierai

50:11
Locuteur

j'ai l

50:11
François Bayrou

'impression que vous avez des informations

50:15
Locuteur

et

50:15
Présentateur

en l'occurrence

50:16
Locuteur

ça nous permet de comprendre

50:16
Présentateur

ce que vous ne dites pas il nous reste trois minutes vraiment François Bayrou répondez rapidement s'il vous plaît le référendum en Nouvelle-Calédonie vient d'avoir lieu le non à l'indépendance est en tête selon des résultats partiels c'est une dépêche qui vient

50:29
Locuteur

de tomber

50:29
Présentateur

et il est en l'occurrence autour de 53% les résultats ne sont pas définitifs mais ce serait donc le non à l'indépendance qui l'emporterait commentaire

50:38
Locuteur

?

50:39
François Bayrou

si c'est ça c'est une bonne nouvelle je trouve que la France

50:45
Locuteur

je

50:46
François Bayrou

trouve que la Nouvelle-Calédonie ne serait pas la Nouvelle-Calédonie sans la France

50:49
Locuteur

et

50:50
François Bayrou

que la France ne serait pas entièrement la France sans la Nouvelle-Calédonie je pense que cette terre lointaine présente un exemple de et

51:01
Présentateur

l'aspiration à l'indépendance et

51:03
Locuteur

à la décolonisation de vie en commun

51:05
François Bayrou

on avance largement sur ce sujet là et comme vous le savez il y

51:09
Locuteur

a

51:09
François Bayrou

des autorités canacres avec des provinces qui font avancer le sujet dans ce sens là

51:14
Invité

mais c'est pas un résultat massif quand même ça veut dire que la population est vraiment scindée

51:18
Locuteur

je

51:19
François Bayrou

trouve en effet qu'il y a là un risque Françoise

51:25
Invité

question pas compliquée sur quoi va se jouer la prochaine présidentielle et comment justement éviter le sentiment d'enlisement ou en tout cas la difficulté à voir l'avenir depuis cette pandémie qui en fait recommence en ce moment

51:38
François Bayrou

la prochaine présidentielle va se jouer sur le sentiment des français

51:43
Locuteur

de

51:43
François Bayrou

savoir si le président de la république

51:47
Locuteur

a

51:47
François Bayrou

fait face au problème du pays Dieu sait qu'il n'y

51:50
Locuteur

a

51:50
François Bayrou

jamais eu de président qui ait eu autant de tsunamis en face dans une si courte période ce que je ressens moi c'est qu'il fait montre d'un courage et c'est une vertu qui n

52:05
Locuteur

'est

52:05
François Bayrou

pas si fréquente dans le monde politique

52:06
Invité

mais il s'occupe encore des français ou il s'occupe plus des affaires internationales

52:09
Locuteur

en France

52:10
François Bayrou

s'occuper des affaires internationales c'est s'occuper des français si on ne comprend pas que le sort de la France se joue en Europe par exemple

52:18
Locuteur

et

52:19
François Bayrou

dans les contacts entre la chancelière allemande et le président de la république mais je parle assez souvent avec le président de la république sans jamais révéler quoi que ce soit de ce que nous nous disons je puis vous assurer que son souci constant

52:34
Locuteur

est

52:35
François Bayrou

la situation du pays et notamment dans le pays la situation de tous ceux qui se sentent coupés des pseudo ou prétendus élites question

52:43
Locuteur

par oui ou par non

52:44
François Bayrou

que la question

52:46
Locuteur

pour

52:46
François Bayrou

lui

52:48
Locuteur

et

52:48
François Bayrou

ça j'en atteste et on vient de le voir dans cette histoire de séparatisme dans ce grand discours sur le séparatisme la question pour lui c'est la base

52:59
Locuteur

c

52:59
François Bayrou

'est la France qu'on prétend être la France d'en bas et cette France d'en bas on

53:03
Locuteur

va le voir en France d'en bas juste une petite

53:06
Invité

question est-ce qu'il y

53:07
Locuteur

aura

53:07
Invité

un arbre de Noël à peau

53:07
Locuteur

ou

53:08
Invité

est-ce que vous trouvez que chers saints écolos ont tendance à

53:12
Locuteur

dériver il y a un arbre de

53:13
François Bayrou

Noël chaque année dans la mairie ça ne

53:15
Locuteur

vous

53:15
Invité

dérange pas de couper les arbres morts enfin d'avoir des arbres morts

53:19
Locuteur

écoutez

53:20
François Bayrou

une chose toute simple que je vous sache les écologistes ils aiment les constructions en bois

53:25
Locuteur

qu

53:25
François Bayrou

'est-ce que c'est le bois avec lequel on construit les planches et les poutres ce sont des arbres c'est le puits à carbone le plus efficace qu'on puisse trouver et l'arbre de Noël en plus c'est de la lumière dans les yeux et je suis très content que ce symbole païen parce que c'était un

53:42
Locuteur

symbole païen soit devenu le symbole de

53:46
Présentateur

Noël merci François Bayrou l'émission

53:48
Locuteur

se termine merci et bon dimanche merci à Alexandre Gilardi à

53:52
Présentateur

toute l'équipe technique de questions politiques on vous donne rendez-vous la semaine prochaine

53:55
Locuteur

merci à l

53:55
Présentateur

'émission