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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 25 janvier 2026 30 minAutoproduit

Vers un nouveau pacte avec les TPE-PME

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je pense que ce qui vient d'être dit là dans cette séance très spéciale parce que moi je m'attendais pas à ça, c'est cette idée que la représentativité patronale doit être considérée. Ça, on était d'accord et on s'était dit on va mettre ça comme la dernière fois mais ça n'avait intéressé personne à l'époque par a quand même des malins dans les stratégies de combat. Il y a les Nigot.

Alors par exemple le patronat d'Arcelor, ils étaient tellement persuadés qu'on arriverait à rien qu'il s'en foutaiit. Une grève des des prolots d'Arcelor. Bon une rencontre avec les insoumis.

Ils sont restés là au chaud là dans leur pantoufle là. Laisser passer les événements Quicks. On vote la nationalisation d'Arselor.

Panique à bord. Je suppose que le vrai patron international, il on vous paye à quoi là parce que si vous êtes même pas capable de défendre la propriété contre la bande d'insoumis, alors c'est pas la peine aller faire autre chose. Bon donc ça a chauffé et je pense que quand nous on a commencé à poser la question de la représentativité du MDEF, silence dans les rangs.

On n pas entendu un seul bruit. Je pense qu'il y avait quelques stratèges de du MDEF qu'on dit surtout on en parle pas comme ça ça ira mieux. Mais trop tard, on trop tard, on est contaminé et on savait que la question de la représentativité est essentielle.

J'insiste là-dessus. Dans ma présentation, si je me suis pas trop mal débrouillé, j'espère quand même pas me mettre trop mal débrouillé, j'ai montré comment les problèmes qui étit posé l'était à la fois par la mutation du capitalisme à échelle mondiale, par la modification des relations à l'intérieur de chaque nation, la façon tout ça se s'articule. Et évidemment, j'ai montré que le mot patron désignait des relations sociales complètement différentes et je crois qu'on l'a entendu aujourd'hui dans la journée.

Et ces relations ne sont pas seulement des relations personnelles ou des relations d'intérêt. C'est pourquoi je vous ai dit ce matin, nous on s'adresse pas à vous comme individu pour solliciter vos votes parce que nous n'avons jamais pensé par une espèce de matérialisme brutal et de caractère quasi catéchiste que les individus se résument à leurs conditions sociales. Ce n'est pas vrai.

Bien sûr, ils sont leurs conditions sociales, mais nous sommes des êtres socioc-culturels. C'est-à-dire que nous sommes capables de nous faire tuer pour des idées aussi confuses que la liberté ou l'égalité et que nous refusons absolument le même sort pour un différentiel d'inflation qui pourtant nous coûte beaucoup plus cher. Nous sommes des êtres socioculturels.

Dès lors, un patron petit, grand ou moyen, je suppose que s'il s'aperçoit que ces enfants ne sont plus en état euh d'amener dans la vie et la joie de la famille des petits-enfants, il se pose la question de savoir comment on en est arrivé là. qu'un couple sur qu est recours à la PMA que si euh tel ou tel de ses voisins ou cousins ont chopé le diabète et on comprend pas pourquoi ou sont en crise d'obésité, ce sont des maladies politiques et il réagit comme un être humain. Il est certain qu'il aura d'autres moyens pour y répondre que le command des mortels.

Mais en attendant, la condition humaine, la joie, la douleur, l'amour, tout ça nous est en commun. Donc c'est pas à ça qu'on parle. Bien sûr que notre programme est le meilleur pour ce qui est de la joie, du bonheur et du reste.

Mais je vois à votre mine réjoui que vous le pensez aussi. Alors euh mais je veux dire que nous nous adressons à des gens qui ont des responsabilités et nous ne pensons pas que les contradiction qui les opposent les uns aux autres soient artificielles. Bien sûr, tous on a sorti notre violon pour dire oui, les grandes entreprises, ceci, cela, on est tous d'accord, c'est pas la peine qu'on en discute.

Évitons néanmoins dans le débat de nous attribuer des positions qui ne sont pas les nôtres. Par exemple, dire "Nous croyons au marché nous", avez-vous dit "Bah nous, c'est pas qu'on y croit, c'est qu'on observe. Le marché c'est le marché.

Le troc c'est du marché. L'économie du don c'est aussi du marché. Donc ça ne veut rien dire.

Le marché ça veut dire il y a une offre, il y a une demande et on espère que ça se rencontre. Mais ça c'est au 6e siècle avant notre ère hein où tout le monde se connaissait. Il y avait qu'un seul endroit où il y avait un marché.

On allait et on comparait. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle si vous regardez dans les villes les plus antiques, la répartition par quartier, c'est très curieux. les tous les métallo allaient à un endroit, ceux qui faisaient des légumes à un autre, ceux qui faisaient des tapis à un autre justement pour qu'il y ait un marché pour comparer et cetera et cetera.

Mais aujourd'hui, ça à peu près zéro sens. Il y a pas de marché libre et non faussé, ça n'existe pas. Et vous avez posé la question tout à l'heure de vous dites quand on passe dans les ministères, ils nous disent on n'y peut rien.

Mais bien sûr parce que c'est le traité de Lisbonne. Les les à un moment donné les questions sont politiques. Ce pays a décidé au Congrès de Versailles, j'ai voté contre, d'appliquer le traité de Lisbon qui institutionnalisait la la la concurrence libre et non faussée.

Voilà. Résultat, bah vous avez la concurrence libre et non faussée. Nez pas pleurer, vous avez la concurrence libre et non faussée.

Et j'en ai d'autres comme ça à vous servir. Le libre marché, le libre échange. En avant, c'est fait et c'est écrit dans le texte européen que non seulement on va le faire nous-même, mais on va lapposer aux autres.

Et voilà, c'est parti. Donc on achète les droits de pêche de tel et tel pays. Il y a plus un poisson dans le coin.

Les gens qui vivaient, qu'est-ce qu'ils font ? Ils vont en ville. Et en ville, qu'est-ce qu'ils font ?

Ben rien. Donc qu'est-ce qu'ils font ? Bah, ils partent. et vous en avez 30000 qui meurent en cours de route ou 20000 chaque année en traversant la Méditerranée.

Rien n'est venu comme ça sans qu'on sache pourquoi ou parce que quelqu'un a oublié. Tout ça est le résultat de décisions politiques prises. Par conséquent, la seule manière qu'on a de régler les problèmes de fond qui sont posé à travers vos différences de position pour nous, de notre point de vue à nous collectivistes.

Si on bah collectivisme, ça veut dire qu'on pense que c'est mieux quand on décide ensemble que tout seul, que par exemple nous on pense que la solidarité est plus forte que la cupidité. Bon ou si vous voulez que je prenne un mot plus gentil, on va dire vous aussi d'ailleurs que comment dire que le la dynamique de la pas du gain. Voilà.

Bon on pense que non mais parce que on entend ça, il faut pas qu'on se moque des arguments des autres parce que quand ils nous disent que c'est une motivation humaine, c'est vrai, çaen est une. Ben c'est un choix à faire, c'est tout. C'est chacun pour soi ou tous ensemble.

C'est un c'est un choix qui est quasi permanent dans l'existence et qui se présente de 1000 manières. Et puis vous avez les entre deux. Eux, ils veulent pas dire qu'ils sont entre deux, mais ils sont entre deux.

Et il y a des matins, ils se lèvent, ils sont pour dire tous ensemble et puis le soir, ils se couchent en disant chacun pour soir vu la journée que j'ai passée. Bon et la société est traversée aussi par ce type de contradiction. Combien de fois on m'a dit "C'est quoi être de gauche et être de droite Ben je dit bah le gars qui est de droite, il est pour la compétition mais pas au point que ça détruise la solidarité.

Et puis le gars ou la fille de gauche, bah il est pour la solidarité mais il dit "Mais quand même faut faire attention, faut qu'il reste quand même un peu de compétition." Voilà, nous sommes dans ces points de tension. Donc comment on fait ?

C'est pourquoi je vous disais l'important pour nous c'est de trouver la méthode pour mettre en œuvre. C'est pour ça que c'est pas leur vote qui nous intéresse en bois de 4 millions, il y en a plus à côté. C'est pas le sujet, c'est comment on fait pour que nous gouvernons et le résultat arrive derrière ?

Il faut donc tout de suite aller au cœur de chaque problème et trouver une réponse. Impossible de faire sans eux. Alors faire sans eux, ça veut dire forcer.

Forcer, on connaît le résultat dans l'histoire, ça donne rien parce que ils sont comme tout le monde. Pu en plus, c'est des Français. Alors, pour ce qui est de la résistance, on en connaît à rayon, hein.

Bon, donc ils sont comme nous, de la même du même bois, de la même pâte, ils aiment pas qu'on leur donne des ordres et ainsi de suite. Donc, on est obligé de voir où va se construire le compromis social parce que où c'est le compromis social ou c'est la collectivisation immédiate. Et tout le monde n'a jamais dit qu'on voulait collectiviser les coiffeurs.

J'attire votre attention sur le coiffeur et son rôle économique. Voyez-vous, quand vous vous occupez d'un milieu vivant, un écosystème avec une rivière, s'il y a des écrevisses dans la rivière, c'est qu'elle est bien. S'il y en a plus, c'est que c'est mort.

Et bien le coiffeur, c'est pareil. Si le coiffeur est là, c'est qu'il y a de la consommation populaire au point qu'on demande pas à son à sa copine ou à son copain de couper les cheveux. D'accord ?

Et s'il y a plus de sous, bah on demande à la copine ou au copain de te couper les cheveux. C'est comme ça que ça se passe dans la vraie vie. Par conséquent, le coiffeur est euh en quelque sorte le symptôme de comment ça se passe.

Alors, j'en viens à eux. Puisqu'on ne peut pas les contraindre, pas parce que on saurait pas le faire, hein. On saurait le faire mais ce serait inutile.

Ça ne fonctionne pas. On a déjà vu, donc on va pas recommencer. Il s'agit donc de faire en sorte qu'on ait un terrain d'accord où va se bâtir le compromis social.

Mais le terrain d'accord, c'est pas un papier idéologique. Non, c'est pas ça. C'est qu'est-ce qu'on fait ?

Vous dites "Ah, ça c'est une bonne idée et puis ça va." Mais dans cette bonne idée, le problème c'est que il faut que ce le grand patronat lâche prise parce que vous pouvez pas dire ici même ici vous pouvez pas dire vous pouvez pas dire "Oui, c'est eux qui nous qui nous" D'accord, vous pouvez pas vous avez pas le rapport de force mais vous avez pas le rapport de force. Nous, on comprend ça hein.

On a été syndicaliste pour pas mal d'entre nous. On sait ce que c'est un rapport de fort. La vie c'est un rapport de force.

On fait semblant que c'est pas vrai mais si. Donc il y a qu'une solution. La la question clé c'est la démocratie comme toujours.

Comme toujours et à tous les plans. Par conséquent on est arrivé en se disant on va changer la représentativité patronale mais comment faire par quel bout attraper ça ? Ils vont tous nous accueillir avec des lance-flammes.

On va pas faire comme ça là-dessus. On se met à travailler comme je vous l'ai dit tout à l'heure et on lit tout ce qu'ils écrivent. Ils ont écrit des pages sur le travail, tout ça là-bas dans dans chez vous là.

Bon, il y a des choses où on voit où on peut parler la même langue. C'est pour ça que si souvent c'est une affaire de vocabulaire et de et de refus pour nous qu'on nous attribue des positions qui sont pas les d'autres. Comment il faut qu'on dise que notre intention n'est pas de collectiviser les coiffeurs ?

Comment faut qu'on le dise pour qu'on arrête de dire que bon pourquoi ? Parce que quand ils en sont à nous combattre avec des des caricatures, c'est qu'ils savent plus quoi faire d'autre. Alors en ce moment, on a plutôt des garanties dans ce domaine.

Faut dire que tous leur truc s'écroul pas eux. Je dis pas ça pour eux. Mais mettez-vous à la place d'un néolibéral qui a cru, genre un jeune des années 90 qui pensait qu'il allait être milliardaire comme disait monsieur Macron et qui avec ses petits cheveux gominés comptait être trader.

Bon alors tout est par terre. Le néolibéralisme il est par terre. l'autami des droits de douane.

Plus rien ne fonctionne et en plus ils sont dans un pays catastrophe incroyable la seule gauche radicale de toute la planète qui passe les 20 % et qui pourrait prendre par les voies démocratiques et tranquilles la direction du pays. Alors on comprend que ça ça passe de la déprime dans certains milieux et que pour en finir plus vite il m'habille avec toutes sortes de ripo qui sont pas les miens. Donc la réponse est la démocratie.

Si on change les règles de la représentativité, à ce moment-là, tout change pour nous, pour nous, pour nous gouvernants. Pour nous gouvernant, parce que le moment où il va il va falloir arbitrer entre l'intérêt de l'un et de l'autre, il est crucial. Mais pour que ça marche cet arbitrage, il faut qu'il soit porté par une volonté populaire.

Là, celle du celle des gens qui sont concernés. Je le dis pas que pour vous. Je le dis pour nous aussi, la grande leçon à retirer pour la gauche des de l'année 1981, c'est ça.

On était tous persuadés qu'il y aurait une mobilisation sociale de première grandeur. Moi, j'avais euh tout juste 30 ans et j'étais le chef du Parti socialiste dans mon département. J'étais prêt à organiser la mobilisation populaire.

Rien du tout, rien de chez rien. Et donc rien ne s'est passé comme prévu. Et bien là, c'est pareil.

Soit on va au choc et qu'est-ce qui va sortir d'un choc pareil ? Soit on va à la discussion. La discussion pour ça ça suppose qu'il soit en situation de représentativité.

Pardon d'avoir été un peu insistant. Je vais résumer en disant que si on met de la démocratie dans la représentation patronale, la situation sera meilleure pour le pays, pour la démocratie et pour la production en France que si on continue avec les monopoles actuels. Et le dire, ça n'est pas faire un jure à ceux qui dominent actuellement cette situation.

J'entends parfaitement leurs arguments euh quand ils disent bah quand même euh ils promettent le gars là de la CAPEB euh bon euh OK, il va mettre non mais attendez, on a besoin du gars de la CAPEB parce que pour l'instant dans ce pays on s'est encore posé euh une ligne électrique entre le compteur et puis chaque appareil, d'accord ? Et on sait le mettre tout droit et sans que ça casse. Bon non mais j'ai connu des pays où c'est personne sait le faire.

Je connais des endroits où on installe une clime et quand elle est en panne, il y a personne pour la réparer. Donc on la prend, on la fou au fleuve, hein. Voilà, ça existe tout ça chez nous.

Chez nous, hein. C'est le cas en Guyane. Les climes, il en faut partout et puis va en falloir de plus en plus vu qu'il fait chaud.

Donc cette question de la démocratie pour nous, elle a elle a été un point de de un point central. ce à quoi je m'attendais pas, c'est à ce que ça se règle ici parce que finalement on prend la règle, c'est lui qui l'a proposer la règle, on va pas en inventer une autre. Si lui convient, ça nous convient aussi, c'est pas nous.

Mais quand même quand il nous dit ce qu'il nous dit, il y a pas que il y a les il y a il y a ceux avec qui la discussion commence et va continuer, c'est l'économie sociale est solidaire. C'est quand même 14 %. Bon et si demain quand on va dire nous nous voulons installer des mines urbaines, les mines urbaines c'est toutes les recyclerie, on va pas leur demander à eux, ils les feront pas.

Donc on va prendre ceux de l'économie sociale et solidaire et on leur dit voilà j'ai demandé moi une fois, j'ai dit en faut une tous les combien ? On m'a dit tous les 20 km. Si vous mettez pas ça à côté de chaque endroit où sont les gens, ils feront pas plus de 20 bornes pour aller déposer ce qu'ils ont à déposer.

Mais regardez bien, je prends cet exemple. Tout à l'heure, je vous ai parlé de des jeans, mais là c'est pareil. Ça veut dire des machines euh pour traiter.

Par exemple, il y a une machine qui trie les bouteilles de plastique d'après la couleur et l'épaisseur. C'est une machine qui fait ça. Bon, vous des machines pour repérer ce qui se trouve à l'intérieur d'une autre machine parce que il y a là des matériaux rares, il y a du, il y a du cela qu'on peut récupérer tout ça.

Donc créer une grande mine urbaine, ça l'écologie l'économie sociale et solidaire sait le faire. actuellement, ils le font et c'est un moyen aussi de ramener dans le travail les personnes qui souvent ont été le plus détruites par la situation précédente et qui vont retrouver là en cadre. Voilà, donc voilà toutes sortes de compromis de cette nature qu'on peut faire avec eux.

On sait aussi le la part qui nous reviendra à nous. Aujourd'hui, l'économie sociale est solidaire, elle est subventionnée. Bon, dans le plan, c'était ça la question à trouver, c'est comment on paye.

Moi, je vous ai posé tout à l'heure la question sur la retraite. Vous étiez très fort pour expliquer pourquoi notre truc marche pas, mais vous avez pas proposé autre chose. Pourquoi ?

Parce que ce que vous avez d'autres à proposer, pas vous monsieur, je ne connais pas votre position, mais la retraite à point et tout ça, ce machin ne marche pas. Ça ne marche que dans l'imaginaire de gens qui se figurent que l'argent voyage dans le temps, qu'on creuse un trou mais c'est soup puis quand on revient quand on a la retraite, il a fait des petit mais ça existe pas. Le tous les systèmes de retraite sont par répartition, tous sans exception mais on répartit différemment.

Moi, je vous ai déjà dit 100 fois, si vous voulez faire un système par point, quand vous direz à quelqu'un comment ça va, c'est pas pour savoir si ça va bien. C'est en espérant que ça aille mal. Parce que moins quand il y en a dans une génération, plus vos retraites seront bonnes.

Je vous le présente à la blague, mais c'est quand même le faux de l'affaire. Donc on n' pas trouvé mieux. Il faut donc trouver le moyen d'avoir la population suffisante pour que ce système fonctionne.

Vous avez dit quelque chose de juste tout à l'heure. Vous dites si on si on remettait les exonérations à payer, ça serait des milliers de boîtes qui fermeraient. Je le sais.

Ce qu'il fallait pas faire, c'est fallait pas commencer parce que ceux qu'on commencé, ils ont commencé pour acheter avec le fric des autres, c'est-à-dire des cotisants, la paix sociale dans un certain nombre de secteurs. D'accord ? Alors comme ils ont fait comme ça, alors au début c'était quelques quelques professions et puis évidemment après c'est à la portée de tout le monde de faire ça de récupérer en supprimant des cotisations sociales.

Alors bon tout allait bien parce que ça fait un peu plus de rond pour la boîte pour le machin. Maintenant trop tard mais il va falloir qu'on invente quand même quelque chose. Et je veux vous dire je j'entends quand vous dites on peut pas prendre comme ça continuellement sur le travail mais je vais vous dire à la fin vous prendrez bien quelque part et quoi que vous preniez c'est du travail humain qui est derrière.

Par conséquent, c'est juste la question de savoir dans la répartition des recherches des richesses qui fait quoi et comment on calcule parce qu'il faut calculer on peut juste alors je reconnais au MIDEF le l'art aussi de d'avoir des bons communiquants. Faut voir qu'au prix où ils les payent, ils peuvent hein. Bon, les impôts de production comme trouvaille, non ?

Ça veut rien dire. Parce que qu'est-ce qui est pas un impôt de production ? Une assurance, c'est un impôt privé de production. euh payer un impôt à l'État, c'est un tout est de l'impôt la côte.

Si vous y prenez, vous y allez comme ça. C'est pour ça que nous dans le débat, on est si souvent pointilleux sur les mots. Vous nous avez trouvé un peu bon un peu lourd, hein.

Euh cotisation, prix et cetera. Moi, je dis jamais meut urbaine. Je sais pourtant très bien de quoi je parle.

J'appelle ça révolte. Les mots ont une importance pour désigner proprement ce qui se passe. Les prélèvements obligatoires.

Si vous voulez y mettre les cotisations sociales, amis, alors mettez-y les assurances privées parce qu'elles sont obligatoires. Elles sont obligatoires. Vous n'avez pas le choix de les payer ou pas.

Donc mettez tout ça et vous verrez. et puis après comparer d'un pays à l'autre parce que comparer les prélèvements obligatoires de la France où quelqu'un peut être remboursé à à 80 % ou à 90 % avec un pays où ils sont remboursés à 40 ou à 50 %. C'est c'est une comparaison absurde.

Mais tout est comme ça. Regardez [applaudissements] le PIB c'est pareil, ça n'a pas de sens. Une année même SarkoZi avait dit "Écoutez, ça suffit, ça veut rien dire." Bon, de comparer la dette à une année de PIB, toute la richesse qu'on produit.

Bon, mais faites ça dans votre vie. Dites "Ah ben tiens, que représente la ma dette sur ma bagnole ou ma maison ? À une année, vous courez, on appelle le SAMU, vous avez une attaque cardiaque." D'accord ?

Tout est comme ça. Que veulent dire les mots ? Que désignent-ils ?

Si on veut ne pas les relations sociales d'appropriation et d'expropriation et d'exploitation, faut appeler les choses par leur nom. Quand une grande boîte vous taxe de 15 % pour être présent sur sa plateforme, ça s'appelle de l'exploitation. Pourquoi ?

Parce que c'est vous qui avez produit et déjà vous prenez du travail gratuit et lui il vous prend une taxe sur un boulot qu'il a pas fait. Comment ça s'appelle sinon de l'exploitation ? Ça c'est de l'exploitation.

Quel service est rendu ? Pouvez-vous me dire ? être présent comme vous avez dit avec une petite photo comme ça, on paye d'autant plus cher pour être en haut et pas être en bas de la de la file.

Bon, on tout ça on comprend, c'est des conditions économique nani nana. Mais nommez les choses, vous vous faites exploiter. Qu'est-ce qui vous ennuie dans cette affaire ?

Parce que là, il y a que des salariés, je pense la plupart, ils savent tous qu'ils sont exploités. Bon, ça les empêche pas de dormir, ça les pousse à se syndiquer. Chez vous, ça doit vous pousser à vous syndiquer.

Donc là, là on approche de choses qui sont importante. Le plan, c'est la propriété collective du temps. Le temps dominant aujourd'hui, c'est le temps court.

Vous savez combien dans les années 70, combien de temps était détenue une action en moyenne ? 6 ans. Quand on est arrivé dans les années 90, c'était 2 ans.

Et maintenant, vous savez combien c'est avec le trading à haute fréquence ? 2 secondes. Ça veut dire que le temps dominant de la société c'est le temps zéro.

Donc toute la société est poussée vers le temps zéro. C'est une constante de l'histoire. Quand la société était agricole, c'était les saisons qui faisaient le rythme du temps.

Aujourd'hui, c'est le temps zéro. Vous entendez des journalistes dire en temps réel et et c'est quand le temps irréel ? Donc le temps réel dont il parle, c'est ce temps accéléré.

Donc le plan, c'est la propriété collective du temps. Et là c'est une garantie que nous donnons parce que plus vous êtes une petite entreprise, plus vous avez besoin de visibilité parce que vous ne pouvez pas amortir le choc imprévu. Celui qui a une avec quelques milliards de l'argent mis de tous les côtés, il peut encaisser un choc, deux chocs, trois chocs.

Il y a des boîtes qui ont encaissé des chocs incroyables. Je veux dire d'assaut quand plus personne acheté de de rafale. Ils ont ils ont inventé le Falcon qui est aussi un très bon avion hein, mais il a fallu ça pour que la machine se remette à tourner et combien d'autres grosses boîtes.

Donc le plan c'est la garantie pour vous de la visibilité. Tout le monde a envie de visibilité dans sa vie. D'ailleurs, si vous regardez bien, nous éduquons nos enfants à penser une visibilité de la vie.

Après, ils font ce qu'ils veulent, hein. Mais bon, on a tous prévu toutes les mêmes étapes dans la vie. C'est pour ça quand on a un certain âge qu'on a l'impression que c'est un recommencement perpétuel de la même comédie.

Bon alors ça c'est la et puis après il y a la filière. La filière c'est une idée cruciale. Tout à l'heure vous avez pas rebondi mais quand même quand je vous parle de la filière bois nous sommes un pays du tir monde c'est-à-dire nous exportons de la matière première et nous amenons un un produit fini.

Pourquoi ? Je pose la question. Mais évidemment que si on trouvait des gens, par exemple, lui il vient me voir, c'est terminé, je laisse tomber la formation, je passe au bois et il a un super projet où on trouve le fric.

Personne va lui prêter, pardon monsieur, je vous prends un peu comme ça à témoin. Ben, personne va lui prêter en rond. Alors, qui va faire ?

Parce que vous l'avez dit tout à l'heure. Vous vous avez dit "C'est les banques vers lesquelles on se tourne parce qu'on sait pas quoi faire d'autre." Vous avez donc l'argent il est là, il est là.

Nous l'avons, c'est j'ai parlé de la caisse dépôt et consignation 1300 milliards. On a parlé de l'assurance vie, pas moi. Vous vous avez dit ça fait zéro, ben ça fera plus zéro.

Si vous voulez que ça continue à faire zéro, dirons-nous aux gens la 1 € sur 2 de l'assurance vie est placé à l'étranger. Et ben on dira l'euro qui est placé à l'étranger, quick, lui il a plus d'avantage fiscal. L'euro qui est placé en France.

Alors, je vais vous dire le problème qu'on aura. Le problème traditionnel du capitalisme, c'est où est-ce qu'on mettra tout ça ? Parce qu'il faut qu'il y ait des filières qui soient prêtes.

Faut des gens qui puissent prendre le capital, le transformer en machine, mettre les ouvriers derrière. C'est là, je vais finir juste là-dessus. Je vous le premier.

Vous avez évoqué la question d'apprentissage. [rires] Là aussi, gardons-nous de la caricature. Aucun d'entre nous n'a jamais dit qu'il ne fallait pas d'apprentissage, jamais de la vie.

Il y a c'est une formule qui est utile dans certains cas par rapport à certains métiers mais moi j'attire votre attention sur le fait que un métier c'est pas seulement un tour de main c'est aussi des connaissances et on peut dire aujourd'hui que tous les métiers sont des sciences pratiques. Donc l'enseignement général qui rentre dans l'apprentissage d'un métier, c'est pas un luxe pour l'esprit, c'est une nécessité souvent de la qualification du métier lui-même. Attention et donc l'outil le plus performant pour cet enseignement, c'est le lycée professionnel.

Maintenant, on ne dit pas que l'apprentissage est nul, mais ça dépend pourquoi et qu'on est mis en apprentissage les les formations dans le supérieur. Alors là, c'est à mon sens absolu. Ça coûte une blinde et c'est pas le sujet. mieux vudrait payer correctement ou donner une bourse ou mettre une une allocation d'autonomie aux jeunes qui vont dans le supérieur et qui fassent ce pourquoi ils sont là, c'est-à-dire étudier et pas faire deux choses en même temps que ce qu'on est en train de faire. après aurait parti.

Mais je me permets de faire remarquer que cette trouvaille de monsieur Macron parce que ces gens ils parlent de trucs qu'ils ont jamais vu. Je dis pas que moi j'ai tout vu et c'était pas ma formation mais j'ai vu voilà j'ai vu qu'on peut pas comparer le système productif allemand avec le système français pour une raison très simple. Quand il y a la la les métiers qui sont comme ça, les postes de travail hein en Allemagne, vous montez, vous pouvez commencer apprenti PDG.

C'est leur manière de fonctionner. Nous, on rentre comme ça parce que la formation se fait par le niveau des diplômes. Et j'ai entendu que vous êtes aussi maintenant pas maintenant, vous l'êtes depuis un moment et vous encore plus la capable des défenseurs de la valeur du diplôme.

Faut arrêter la démagogie. Les diplômes sont pas adaptés, ça suffit. Si vous êtes pas contents, vous avez qu'à faire savoir pourquoi vous êtes pas content.

Il y a des commissions pour les mettre au point les diplômes. J'ai fini, vous inquiétez pas. Qu'est-ce qu'il y a ?

Vous allez vous faire engueuler. Ben moi aussi. Alors donc voilà.

Bon, j'achève là-dessus. Je veux juste vous dire ça. Si vous rencontrez le Premier ministre et les autres, dites-leur gros malin maintenant.

Vous êtes en train de renvoyer tous les les apprentis parce que vous venez de vous rendre compte un que ça vous coûte de que 25 % des mots me fichent le camp avant 3 mois d'apprentissage et en plus vous avez coulé les statistiques parce que les ouvriers français sont 20 % plus productifs que les anglais et 10 % de plus qu'un allemand. Et pourquoi on le voit plus tout ça ? la productivité s'est effondrée parce qu'ils ont compté dans les statistiques 800000 momes qu'ils ont fait rentrer là-dedans.

Comme ils sont sous contrat de travail et que c'est pas de la formation de l'éducation nationale, vous divisez la valeur totale produite par les travailleurs français et vous mettez dedans 800000 personnes qui produisent rien du tout ou pas assez hein en tout cas qui sont pas comparables en productivité. Voilà le seul résultat qu'ils ont obtenu plus de démoraliser les momes. Donc nous avons besoin dans les dans les cous d'amont, la formation de du plus haut niveau possible pour vous avec la définition métier égal science pratique.

Alors bien sûr tantôt par l'apprentissage je n'en dis ce qu'on vient pas mais il faut remettre en route la machine de l'enseignement professionnel de manière performante de masse et encore une fois qu'on aille pas prendre ça pour un un enseignement au rabé. Ça ne l'a jamais été. Ça a toujours Si nous avons nous réussi les Français à nous tirer d'affaires après la guerre, c'est parce qu'on avait un enseignement professionnel public de masse.

Il y en a bien un ou deux dans cette salle qu'on connu l'époque où la moitié de la classe foutait le camp à à la classe de 5e parce qu'à l'époque la scolarité était obligatoire jusqu'à 14 ans. À 14 ans la moitié foutait le camp. Pourquoi ?

Parce que les parents tout ça fallait faire bouillir la marmite, fallait mettre du beurre dans les épinards comme on dit. Voilà comment ça s'est passé. À partir du moment, on a passé à 16 ans, c'était tout autre chose.

Et quand on a voulu le passer à 18 ans, encore autre. Mais on ne peut pas avoir une économie performante sans des gens formés de haut niveau. Même si on a des très bons patrons qui sont des potes super et tout ça, vous pouvez pas parce que vous avez pas les gens pour le faire.

Voilà, vous voyez la moindre machine aujourd'hui, ce qu'elle appelle comme connaissance technique. Je vais vous dire même le gars ou la fille qui passe avec son balai dans la salle, je me rappelle d'un film de propagande de de votre syndicat. Je pense que c ça montrait on faisait de la production, il y avait des barquettes qui sortaient d'une machine, on interrogeait le gars et il disait "Bah nous on est content, on sait faire c faire ça." Très bien, parfait.

Et on voyait un type qui passait derrière avec un ballet et ça faisait rire. Alors bon, moi c'était mon boulot de défendre ça hein. Je dis mais vous avez pas l'air de bien comprendre.

La machine fait les barquettes, le cuistau, il a fait ce qu'on est dans la barquette. Génial, parfait. Mais si le mec qui est là-bas avec son balai, il a pas mis pile poil la bonne quantité de nettoyant de toutes sortes et de machin et tout, pile poil parce que s'il y a une inspection, quick, tout ce que vous avez fait avec votre belle machine, vos barquettes et vos cuisiniers, vous pouvez tout à la poubelle.

Donc il y a comme on dit hein, il y a pas de sa métier mais il y a pas de métier sans qualification. Et le gars ou la fille avec son balai et son saut, il faut que lui aussi un il puisse lire ce qui est écrit sur les bouteilles de savoir pourquoi on met telle quantité et pas telle autre, pourquoi on le fait à tel endroit. Donc c'est aussi une science pratique.

Voilà dans quel quel est l'univers de la production. Donc comment on peut pas régler ces problèmes toujours comme ça là sur le mode aimable sur lequel on se fait ? se marre un peu, il nous taquine, on on les taquine.

Bon et je pense qu'on est arrivé à quelque chose qui nous a tous fait réfléchir. J'espère en tout cas moi j'ai appris des choses en vous écoutant messieurs. Je remarque d'ailleurs qu'il y a pas beaucoup de femmes chez vous.

Et donc non mais ça c'est une méchanceté gratuite pour la fin, tu vois, pour que vous repartiez avec un peu de quelque chose dans votre pacetage. Mais en tout cas l'événement de manière imprévue débouche sur le fait que une proposition de loi dont nous allons essayer d'en faire une loi transpartisane va être faite sur la base de la proposition de monsieur. La proposition c'est vous mais le contenu c'est lui.

Il y en a un qui pense et l'autre qui agit, hein. Voilà. Merci en tout cas à tous les deux. [applaudissements] Ça a été un bon moment.