Sommes-nous prêt·es pour un monde à +4°C ? #FeteDeLHumanité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:36OuverteRéponse directe
Comment combattre les fausses solutions ou les climatosceptiques actuels ?
- 18:20OuverteRéponse partielle
L'écologie est-elle une question bourgeoise ? Comment désenclaver ?
- 40:47OuverteRéponse directe
Comment porter politiquement une perspective de changement des modes de vie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:47Tom DuboisChiffre
« En France, 17 % de nos émissions carbone national sont liées à la voiture. »
- 5:08Tom DuboisFait
« Faire une petite marche de 5 à 10 minutes ou prendre son vélo quand il fait plus de 40°, ça peut devenir une vraie épreuve. »
- 27:16Diana BadiopFait
« On sait très bien qu'aujourd'hui nos crèches, nos écoles ne sont pas prêtes à accueillir nos enfants. Donc il faut aussi travailler sur des cours végétalisés, sur aussi des brumisateurs. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On démarre. Rebonjour à toutes et tous. Installez-vous, approchez-vous pour ceux qui sont un petit peu plus à l'arrière. On va parler du climat. Sommes-nous prêts pour un monde à + 4°gr ? Donc c'est la question de cette table ronde et pour débattre avec moi de ce sujet. Donc moi je suis Corine Narassigin, sénatrice de la scène Saint-Denis. Je suis aussi euh secrétaire national du parti en charge de la trésorerie. Et euh à mes côtés, une autre parlementaire, Diana Badiop, députée socialiste des Yvelines et porte-parole du parti.
Une jeune socialiste, secrétaire général du des jeunes socialistes, Melise Kiwi et Tom Dubois qui est porte-parole du forum vie mobile et qui est un institut de recherche prospectif et vous êtes ancien chercheur en géographie et aménagement. spécialiste des questions de mobilité et des modes de vie. Alors, avec l'état l'été qu'on vient de subir et la la succession de de canicules extrêmes, euh nous savons que malheureusement cet été n'a peut-être pas été une exception, qu'il annonce peut-être notre nouveau normal. Euh et puis avant cela, nous avions connu un hiver avec euh des périodes de froid plus intenses que la normale. Des on connaît des épisodes de cru et d'inondation régulièrement.
Je parle même pas de celle qu'on a vu il y a très peu de temps au Népal. Euh nous voyons bien le monde dans lequel nous sommes aujourd'hui. Euh sous ces chamboulements climatiques, on est dans une hypothèse tirée des travaux du JC et des experts. Une France a + 4 degress d'ici 2100 et c'est l'hypothèse de travail du ministère de la transition écologique aujourd'hui. Donc ce réchauffement va changer le climat, chambouler l'environnement de notre pays mais aussi du monde dans son entièreté.
il va forcément impacter nos modes de vie et se pose aujourd'hui non pas simplement la question de la dattabilité mais même de la survie de nos civilisations, la survie des êtres humains dans ces conditions. Donc pour débattre aujourd'hui, on va vous proposer un un débat en deux parties et à la fin de chaque partie, vous pourrez poser quelques questions. On va avoir une une petite partie un petit peu interactive. Euh je vais d'abord me tourner vers Tom Dubois pour une une première partie un peu plus diagnostique sur ce monde à + 4°. À quoi est-ce qu'il va ressembler ?
Quels sont quel sera l'impact sur le territoire, sur le quotidien, sur les mobilités et en quoi est-ce que l'aménagement du territoire tel qu'on le connaît actuellement euh et pose évidemment des contraintes euh mais aussi peut-être même lui-même un contributeur au réchauffement climatique. On échange. Bonjour à tous. Euh donc merci beaucoup, merci pour l'invitation. Donc moi je travaille dans au forum vie, c'est un institut de recherche sur la mobilité.
Donc ce dont je vais vous parler c'est plutôt les questions de mobilité mais ça tombe bien parce que les mobilités jouent un rôle important dans la question du réchauffement climatique et elles sont également largement impactées par ce réchauffement climatique. Donc en fait il y a deux sujets importants, c'est comment est-ce que nos mobilités participent au réchauffement. peut-être déjà rappeler ça. Les transports, c'est 30 % des émissions de CO2 en France, 20 % à l'échelle européenne et parmi ces 30 %, la moitié sont d à la voiture, à l'usage de la voiture. Donc la voiture est extrêmement structurante dans nos émissions de CO2.
En France, 17 % de nos émissions carbone national sont liées à la voiture. Et euh si la voiture est très largement responsable de ce réchauffement climatique, tous les modes sont impactés par notamment les pics de chaleur qu'on a pu connaître cet été et d'une certaine manière l'été qu'on vient de connaître et et une peut-être une répétition des étés frais qu'on aura quand on sera à + 4° en 2010 comme c'est prévu par Météo France. Et alors quel impact ça ? face à un impact sur les infrastructures qui sont largement dégradées, l'asphalt qui fond, les rails qui se détendent, les cathées qui se détendent.
Ça a des conséquen très concrètes de dégradation des infrastructures, de ralentissement des trains voire d'annulation tout simplement des trafics. Et ce qui est intéressant, c'est de voir que alors que c'est la voiture qui est essentiellement responsable des émissions de CO2, ce sont plutôt les autres modes qui en subissent les conséquences. Le matériel aussi n'est pas adapté. une partie des trains qui roulent en France aujourd'hui, notamment les trains corail qui sont les vieux TER qu'on aime bien pourtant. Au-delà de 35°gr à l'extérieur, la climatisation se met à chau à souffler du chaud à l'intérieur du train. Donc la SNCF coupe tous ces trains et ne les font plus circuler.
Donc une région comme la Nouvelle Akitaine a connu pendant les périodes de chaleur des coupures totales de la circulation ferroviaire pendant plusieurs journées d'affilé. Donc c'est vraiment problématique. Et puis les autres modes de déplacement subissent aussi le réchauffement climatique. Euh faire une petite marche de 5 à 10 minutes ou prendre son vélo quand il fait plus de 40°, ça peut devenir une vraie épreuve. Euh d'autant plus quand on est dans un espace urbain qui ne bénéficie pas beaucoup d'ombre ou de d'espace vert pour se refroidir donc en plein hilo de chaleur. Donc qui gagne quand ça se passe comme ça généralement c'est la voiture.
Le réflexe c'est d'utiliser davantage sa voiture, sa voiture climatisée. On fait pas d'effort et potentiellement on est climatisé et donc on est dans dans une espèce de contradiction qui est qui est forte. Je ne jette pas la pierre aux personnes qui prennent leur voiture dans ces conditions. Pourquoi ? parce que on est dans un système de mobilité qui a été organisé autour de la voiture, autour de sa vitesse. Euh, on faisait 5 km par jour il y a un siècle, on en fait 60 aujourd'hui. Pourquoi ? parce que les nouveaux modes de déplacement nous ont permis d'aller plus vite et le fait d'aller plus vite nous fait pas gagner du temps, ça nous permet d'aller plus loin.
Donc on se déplace toujours la même durée à peu près chaque jour mais on aétalé on a étalé nos activités sur le territoire et donc du coup on est aujourd'hui dépendant de notre voiture pour rejoindre les différents points du territoire pour se divertir pour aller travailler pour se soigner et cetera. Donc euh aujourd'hui, c'est logique et on est dépendant de cette voiture. Euh et donc on est dans dans un dans une dans un problème cognitif hein, qui est euh qui est important en cas de canicule. Et peut-être pour terminer, je dirais que il y a deux positions euh possibles à tenir face à ça.
Soit uniquement l'adaptation et on se dit bah il faut utiliser les technologies qui sont disponibles pour continuer à vivre de la même manière. Euh les chercheurs appellent ça le technolutionnisme. Je pense que ici dans un milieu plus politique, on appellerait ça de l'écologie de droite. Et l'idée c'est de ne pas bouleverser nos modes de vie tout en restant sur une dynamique de croissance des flux, de croissance des capitaux et cetera.
Moi, je pense que et je ce qu'on pense aux forum VO, c'est qu'il faut faire évidemment un travail sur l'adaptation, c'est-à-dire il faut avoir des infrastructures, un matériel qui permettent de respecter, de rouler, de de fonctionner euh quand on est à plus euh + 4°. Mais en même temps, il est très très important de transformer nos modes de vie, transformer nos manières de déplacement pour pouvoir réduire significativement nos émissions de CO2. L'objectif de la France quand même, c'est la neutralité carbone. On en est loin aujourd'hui. C'est le seul secteur, les transports qui n'a pas réduit ses émissions de CO2 depuis euh 1990 qui est le point de référence. Merci beaucoup. Dienaba.
Euh toi, tu es élu d'un territoire où on a euh des quartiers populaires, des zones très urbaines, mais aussi du du semi-urbain et même du très rural. Euh et donc euh tu vois l'impact social sur les territoires dans leur diversité. Euh est-ce que tu peux nous dire comment est-ce que tu tu vois ces ces inégalités territoriales et sociales s'aggraver face au choc thermique ? Merci Corine. Alors effectivement, moi je j'ai grandi au Murau, quartier euh populaire un peu typique de la banlieu euh parisienne en grande couronne, mais j'ai aussi euh sur le territoire de ma circonscription de toutes petites euh communes, 100 200 300 personnes.
Et en fait, j'ai eu un peu une sorte de remonté pendant l'été justement de toutes les problématiques que causer ces grosses chaleurs.
Alors la première c'est qu'effectivement en lien avec ce que disait Tom Dubois, le problème de la mobilité, c'est-à-dire que avec les grosses chaleurs, nous on s'est retrouvé sur la ligne J avec une interruption totale de la ligne et il a fallu que les élus montent au créneau parce que finalement Valérie PCR disait "Bah écoutez, vous aurez pas de train pendant 4 5 jours, c'est pas grave, vous allez vous débrouiller sans renforcer les bus ou en tout cas les les autres types de déplacement et effectivement les gens se rabattent sur la voiture mais au prix de l'essence je ne vous apprends rien.
Ça a été très compliqué puisqu'on a vu que notamment beaucoup de nos concitoyens ont renoncé à partir en vacances à cause du prix de l'essence. Moi, j'ai eu aussi beaucoup de gens qui sont venus me voir qui m'ont dit "Nous, c'est plus possible. Nos nos logements sont des des bouilloirs thermiques." C'est le terme qu'on m'a qu'on a utilisé. C'est-à-dire qu'en fait, ils ont eu tellement chaud que même à l'intérieur en fait, c'était insupportable. Donc ceux qui avaient des maisons ont passé leur journée les volets fermés et cetera. Certains ont de la climatisation mais ce qu'il faut savoir c'est que très peu vivent dans des endroits qui sont climatisés. Donc qu'est-ce qu'on fait ?
On va essayer d'aller dans des endroits qui sont un peu plus climatisés et donc on va aller faire ses courses ou aller dans les centres commerciaux. Moi, je l'ai vécu aussi puisque mes enfants ont passé des épreuves au mois de juin. Donc, ma fille a vu ces épreuves du bac reporté parce que nos établissements scolaires ne sont pas adaptés. Euh donc du coup, des jeunes qui se sont retrouvés bah à décaler le les dates des épreuves, à réviser avec plus de 29°gr même en pleine nuit. Ou encore, on nous a demandé de garder nos enfants à la maison parce que bah c'était plus possible. ont monté à plus de 40 à certains endroits.
Tout ça pour vous dire que effectivement on n'est pas prêt même avec même pas encore plus qu'à degré avec la température actuelle. Nous ne sommes pas prêts puisque on narrive pas à accueillir nos enfants ni dans les crèches ni dans les établissements scolaires. On a des problèmes de transport qui effectivement déraillent à partir du moment où il y a trop chaud. Et puis même lorsque vous êtes chez vous, en fait la canicule ne s'arrête jamais puisque vous êtes dans ce qu'on appelle des bouillards thermiques.
Et moi ce que j'ai remarqué c'est que même en ruralité, ils me disent que finalement ce sont les plus modestes qui sont les premiers mis à contribution de cette de ce changement climatique parce que effectivement vous pouvez pas vous déplacer. euh même dans les petits villages, bah forcément, vous avez même pas d'endroit où vous pouvez accueillir de manière euh comment dirais-je dans des salles dites climatisées les personnes qui sont les plus fragiles parce que vous n'avez pas forcément une salle qui est climatisée dans votre village ou dans votre petite dans votre petite ville.
Donc tout ça pour vous dire que de la même manière que c'est la [raclement de gorge] voiture qui provoque et finalement ce sont les autres modes de mobilité qui sont atteints, et bien c'est ceux celles et ceux qui ont les moyens qui sont euh émetteurs de gaz à effet de serre et bien ceux qui trinquent ce sont toujours les personnes les plus modestes que ce soit dans la ruralité ou encore dans les quartiers d' populair donc il va falloir réfléchir non pas à une adaptation mais à un autre mode de fonctionnement dans nos différents dans le dans dans les différents lieux. Et ça commence aussi par la le fait de créer beaucoup plus d'il de fraîcheur.
Et puis par exemple moi au MAU, on a un écoquartier et en fait ça nous a montré que c'est l'endroit où on a le mieux respiré. C'est l'échier qu'on avait mis en place et qui a maintenant 6 ou 7 ans où effectivement dans un quartier modeste et bien c'est ceux qui ont le mieux supporté la canicule parce que on avait des matériaux adaptés et on a réussi à avoir des îot de fraîcheur un peu partout. Merci Maéis. Euh les les jeunes aujourd'hui, leur horizon de vie, la jeune génération c'est ces 4 plus 4 + 4° Celus. Comment est-ce qu'on fait quand on grandit, quand on on devient adulte dans cette perspective-là ?
Comment est-ce qu'on en fait euh un moteur de mobilisation politique plutôt qu'une résignation ? Merci pour la question et pour l'invitation et bonjour à toutes et à tous. Euh déjà peut-être pour revenir aussi sur ce que sur ce que disait Jenaba, mais effectivement les jeunes, il y a déjà toute toute une anxiété, une angoisse qui qui entraîne encore plus de souffrance chez les jeunes et des vrais problèmes de santé mentale qu'on connaît aujourd'hui et sur lesquels il y a pour l'instant pas assez d'action.
Il y a aussi des problématiques et le Genaba le disait très bien comme comme quoi effectivement c'est les c'est les plus précaires qui sont les premiers confrontés au changement climatique et et au hauses des températures et aux canicules. Et on sait aujourd'hui que les plus prégaires c'est essentiellement les jeunes avec des problématiques extrêmement importantes sur la question du logement et on on se souvient de la petite phrase de Yan Bartz qui se moquait des gens qui se plaignaient d'habiter sous les toits.
c'est des c'est des vraies problématiques avec des nombreux jeunes, des nombreux étudiants qui aujourd'hui sont mal logés, qui sont des passeurs thermiques, qui sont sous les toits et pour qui en fait les canicules sont totalement insupportables.
Et et après il y a également aussi pour enfin pour les jeunes et après je viendrai aux questions de mobilisation mais tout ce qui les jeunes qui aujourd'ui passent leur été à réviser leurs examens, à avoir des petits boulots pour payer leurs études qui sont souvent des des emplois précaires et qui sont du coup soumis à au canicules et qui sont pas voilà dans des bureaux climatisés tranquillement d' bureaux mais qui peuvent être sur des emplois ou voilà qui attiennent 35°gr voire 40 et donc ça pose des vraies questions et des questions pour se loger, des questions pour s'alimenter, des questions pour travailler et effectivement du coup des questions d'angoisse et de et de et des problèmes de santé mentale.
Et et aujourd'hui maintenant, il est important aussi de faire comprendre au aux jeunes que enfin et de comprendre collectivement qu'on peut changer ça, que c'est d'abord aussi une question de mobilisation politique et qu'aujourd'hui on voit aussi que c'est les jeunes qui sont les plus angoissés par ces questions de changement climatique et qui souffrent le plus et parmi les plus précaires et à la fois c'est ceux qui s'abstiennent le plus lors des élections.
Et donc il faut aussi faire comprendre et se mobiliser et aller chercher les jeunes pour leur dire que c'est aussi il faut interpeller les pouvoirs politiques, il faut voter pour avoir et notamment dans cette année qui qui est une année présidentielle pour avoir demain des gouvernements qui pourront comprendre les gens en jeu et prendre des décisions à la hauteur de cette urgence. et et et juste parce que tu as encore un tout petit peu de temps.
Quand on est jeune socialiste aujourd'hui par rapport à tous les mouvements de je pour aller aussi mobiliser sur ces questions écologiques parce que il faut bien le dire aujourd'hui malheureusement on n'est peut-être pas naturellement le parti vers lequel les jeunes se se tournent plus facilement. Bah, on essaie nous de porter des tout un tas de combats pour l'écologie. On essaie aussi voilà de enfin je pense que c'est une bataille culturelle qui a gagné. On essaie aussi nous dans nos pratiques d'être d'être le plus enfin voilà d'être le plus exigeant avec nous-même. On avait fait des campus zéro déchets.
On fait des campus avec des voilà des boissons et et des produits consommables uniquement bio et local. Donc on essaie voilà de montrer que en fait on peut pas euh dire aux autres il faut faire c, il faut faire ça sans se l'appliquer à nous-même.
Et donc on essaie aussi de porter sur les réseaux sociaux de porter des propositions fortes fortes pour pour l'écologie et d'être présent effectivement dans dans les manifestations, d'être présent au côté des associations et d'aller rencontrer aussi les jeunes qui se trouvent pas forcément dans nos partis politiques aujourd'hui parce qu'on sait il y a quand même un désengagement de la jeunesse dans les partis qui se tournent aujourd'hui beaucoup plus vers les associations enfin les on connaît les marches pour le climat et cetera et donc on essaie aussi de d'entraîner beaucoup plus de dialogue avec avec ces avec ces jeunes qui aujourd'hui sont pour l'instant, il faut bien le dire, assez éloigné de de nous.
Alors, est-ce que il y a des petites questions dans la salle ? On peut prendre deux trois questions sur cette partie qui est qui est quand même beaucoup plus la question du diagnostic. Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ? Quelles sont les perspectives que nous avons ? Mais nous aborderons dans la la partie suivante les questions plus des solutions. Donc si vous avez des questions plus tournées sur les solutions, vous aurez l'opportunité aussi de poser des questions tout à l'heure. Donc faut toujours un premier volontaire. Pas d'inspiration Ry. Ouais, merci beaucoup pour vos interventions.
Moi, j'aurais une question bah qui va s'adresser à tout le monde mais ça va être la manière dont on peut combattre les fausses solutions ou les climatosceptiques actuels. Moi, il y a un truc qui m'a choqué cet été, c'est le Rassemblement national qui a sorti comme solution miracle la climatisation qui c'est vrai bon est nécessaire sans doute parce que c'est une mesure d'urgence qui permet de rafraîchir les corps.
Mais comment est-ce qu'on fait pour montrer que le problème il est plus global et que c'est pas justement avec le technolutionnisme ou alors des solutions qui paraît simples que on va réussir à à changer les mentalités, à faire comprendre justement ce diagnostic au sein de la société. Euh oui, moi j'avais une question enfin j'avais une question, une interrogation et une remarque, mais est-ce que on ne peut pas dire que le combat pour l'écologie et notamment faire baisser puisque lorsqu'on parlait des moyens de modalité pour se déplacer quand on vit un peu loin, c'est quelque chose de bourgeois.
Est-ce que on peut par exemple quand on voit la ZFE qui a été mis en place euh ça veut dire qu'il fallait changer sa voiture pour correspondre au critère d'air ce qui est très important d'ailleurs. Mais en fait les gens n'ont pas les moyens de changer de voiture. Donc est-ce qu'on peut pas dire que l'écologie c'est quelque chose de bourgeois et comment on peut essayer de désenclaver ? Mais ça, je pense que ce sera dans les solutions. Alors, peut-être on va commencer par avec Tom Dubois et ça rejoint finalement ça ça a tourné assez vite malheureusement vers le complotisme. Mais le début des gilets jaunes, c'était ça.
C'était c'était la question de comment est-ce qu'on arrive à à concilier beaucoup la question de enfin que ce soit pas toujours les mêmes qui payent la facture écologique finalement. Donc ouais effectivement bah je pense que c'est important de rappeler qu'il y a des très très fortes inégalités en tout cas quand on regarde la question des mobilités euh des inégalités liées aux pratiques de mobilité et aussi aux conséquences de nos mobilités hein. Donc c'est une petite partie de la population qui est responsable de la grande partie des émissions de CO2. On ne se déplace pas de la même manière quand on est riche quand on est pauvre.
Ça n'a pas la même conséquence sur son budget quand on est riche quand on est pauvre. On va être davantage dépendante de sa voiture quand on est pauvre que quand on est riche et cetera et cetera. Donc il y a pas de il faut éviter tout ce qui est culpabilisation. Par exemple, quand je dis la voiture c'est le problème, je dis toujours en même temps. En même temps, aujourd'hui, c'est totalement logique d'utiliser sa voiture parce qu'on est dépendant de de notre voiture parce que on a organisé notre notre territoire, notre notre nos modes de vie autour de la de la voiture.
Et donc la seule solution pour essayer de faire une écologie qui soit pas une écologie bourgeoise, c'est faire des solutions pour tout le monde. Donc nous, c'est pour ça qu'on défend un système alternatif à la voiture et pas et pas des solutions à l'échelle individuelle. C'est pas fait des efforts individuellement, c'est collectivement comment est-ce qu'on s'organise pour transformer les rythmes de vie, pour transformer l'organisation du territoire et pour proposer un système alternatif de mobilité à la voiture. Donc ça, je pense que c'est important de de dire que c'est quelque chose de de forcément des solutions collectives.
Et ensuite, sur la question du technolutionnisme et de bah nous l'exemple, le meilleur exemple peut-être c'est celui de du de la voiture électrique. C'est très difficile aujourd'hui de d'en parler et de trouver le bon équilibre puisque beaucoup ont fini par accepter l'idée que le la voiture électrique c'était la meilleure solution pour décarboner la mobilité. Alors, c'est vrai qu'en terme de chiffre pur pour en terme d'émission de CO2, un véhicule qui roule quand il est électrique, il est beaucoup moins émetteur de CO2, voire il éme plus de CO2 que alors qu'un véhicule thermique en a en aimait beaucoup. Mais par contre, un véhicule électrique, ça coûte très cher.
Changer son véhicule pour en acheter pour acheter un véhicule neuf, c'est 5 % de la population qui fait ça, hein. Sinon, les autres achète des véhicules d'occasion et des véhicules d'occasion de plus en plus vieux. Euh, un véhicule électrique quand il roule, il utilise exactement le même espace qu'un véhicule normal. Donc en terme de de bétonisation de l'espace public, d'occupation de l'espace public, d'expulsion des autres modes, c'est exactement la même chose. Euh toutes les personnes que nous on appelle les éconduits de la voiture, c'est-à-dire toutes ceux qui toutes celles qui ne bénéficient pas du système voiture tel qui fonctionne aujourd'hui.
Personnes qui n'ont pas le permis, les personnes qui sont en situation en handicap et qui ne peuvent pas conduire, les personnes qui ont des problèmes de vue et qui peuvent pas conduire la nuit et cetera et cetera. C'est une très grande majorité de la population he finalement. Il y a seulement 16 % de la population française qui dit "Moi, je peux conduire quand je veux où je veux." Tous les autres, c'est un chemin pavé de renoncement le système voiture. Donc on a collectivement intérêt à ce qu'un système alternatif soit mis en place. Donc ça c'est c'est les solutions qu'on essaie de porter.
Alors du coup ce qui est intéressant c'est quand tu dis que Réy que tu as été un peu choqué par le côté yaka faucon du rassemblement national mais ce sont pas les seuls hein. Il y a beaucoup de gens qui s'improvisent en disant mais en fait c'est c'est assez simple et je pense que le le cœur du de la solution c'est qu'effectivement il nous faut des solutions à échelle collective. Si on n' pas de solution à échelle collective, on n'arrivera pas à faire cette transition écologique qui est nécessaire.
C'est pour ça que par exemple l'échelon de la commune lorsque elle en est capable et que c'est pas des toutes petits des tout petit village celui de la région ou du département, il est très important parce que la mobilité c'est la région donc c'est aussi à elle d'organiser justement la mobilité de de ses habitants. C'est pas seulement si dans ta ville tu es en capacité de mettre des îloss de fraîcheur, si tu es en capacité de faire en sorte que on puisse se déplacer avec des navettes, même dans un petit village, d'un village à l'autre, est-ce que tu as des navettes ou est-ce que tu en as pas ?
On avait mis par exemple du transport à la demande, mais on sait que ça reste très très très marginal parce que les gens se retrouvent souvent coincés, assignés à résidence que vous habitiez dans une banlieu et en plus même souvent moins quand tu habites dans une banlieu que quand tu habites dans un petit village au fin fond du vaccin. Et de la même manière, je crois qu'il faut aussi qu'on se pose la question de se dire est-ce que c'est possible ce qu'on envisage ? On vous dit à nous de vous faire préférer le train, mais est-ce que on a des parcs relais qui permettent aux gens de poser leur voiture aux grandes entrées pour pouvoir prendre le train ?
Parce qu'on sait très bien qu'il y aura toujours cette histoire du dernier kilomètre que tu ne peux pas faire sans avoir ta voiture. De la même manière, il y a le prix de la de la voiture électrique. On l'a redit. qui a les moyens aujourd'hui de mettre 50 60000 € pour changer de voiture quand on sait que majoritairement les gens vont mettre allez 4000 5000 € pour avoir une voiture d'occasion parce qu'ils n'ont pas d'autres choix pour pouvoir se déplacer. On sait qu'à 4000 5000 € excusez-moi les amis mais ça sera pas de l'hybride et que ce sera pas de l'électrique hein. Ça sera un bon diesel.
Donc voilà, c'est-à-dire que il faut pas euh se cacher derrière son petit doigt, faut se poser les bonnes questions et être à la bonne échelle. Et je pense que quand on est parlementaire, c'est ce qu'on apprend à faire, c'est de se dire "Bon, alors maintenant moi, à quelle échelle je vais pouvoir agir pour que collectivement on puisse bénéficier des solutions dont on vous parlera après qu'on peut mettre en place ?" Bah peut-être pour répondre à la question de Nadia où effectivement on a peut-être aussi imposé à à beaucoup et y compris au plus précair voilà des des directives. Il faut pas utiliser de voiture, il faut manger bio, il faut manger local.
Alors même queon sait que les produits bio et locaux par exemple sont coûteux et toutes les toute la population n'a pas n'a pas accès à ces produits parce que parce que pas les moyens.
Je pense qu'il faut essayer et il y a toujours une bataille à gagner sur ça, mais que justice écologique aille avec justice sociale et également ne certaines fois aussi on a tendance à penser des solutions à l'échelle des villes ou à dire il faut prendre le transport en commun parce que les voitures les voitures individuelles c'est trop polluant et cetera mais certaines voix dans les zones rurales c'est juste pas possible et donc il faut aussi pouvoir réfléchir à des solutions qui soient écologiques et qui répondent à cette urgence de de transformation mais tout en prenant en compte les réalité des territoires qui sont très diverses et très pluriels et les réalités aussi des de la population et des différences sociales, économique et et de conditions de vie.
C'est une transition toute trouvée pour passer à la deuxième partie avec Jenaba sur justement il y a comment est-ce qu'on répond aujourd'hui concrètement euh dans l'immédiat à à cet enjeu de protection des des populations vulnérables, d'adaptation des services publics évidemment en France, mais aussi parce que je sais que tu travailles beaucoup sur les questions internationales Euh il y a aussi des inégalités territoriales au sein de notre pays mais évidemment aussi entre les pays. Alors comme je disais quand on travaille sur ces questions-là, on sait très bien que il y a différents niveaux auxquels on peut agir.
Il y a effectivement le niveau municipal lorsque on fait le choix d'avoir des écoquartiers, quand on fait le choix par exemple de faire de la cantine en régie, de travailler avec des agriculteurs locaux, de faire des circuits courts, mais aussi il y a de l'adaptation de bâtiments. On sait très bien qu'aujourd'hui nos crèches, nos écoles ne sont pas prêtes à accueillir nos enfants. Donc il faut aussi travailler sur des cours végétalisés, sur aussi des brumisateurs, retravailler aussi sur justement avoir des endroits où il y a quand même plus de végétation. Pour ce qui est de la partie plutôt état, et bien il faut de la planification.
La planification, bah le nerf de la guerre, c'est sont des budgets. C'est-à-dire qu'il faut se fixer des objectifs où on se dit où est-ce que je dépense l'argent public ? pour faire en sorte que ça puisse bénéficier à nos services publics et donc à notre site, je pense notre obligation de faire en sorte que les Françaises et les Français et nos concitoyens et nos concitoyennes vivent mieux où qu'ils soi et d'où qu'il soit parce que c'est aussi ça le problème.
C'està-dire que nous, on a fait le choix par exemple au bureau de faire un échocartier parce qu'on s'est dit quand on a fait la rénovation urbaine, on s'est dit c'est bien de rénover mais il faut que eux aussi aient droit à des matériaux de qualité qu'on puisse faire aussi ce qu'on appelle des jardins partagés et en fait on a vu que ce modèle-là fonctionne. C'est-à-dire que quand vous faites des jardins partagés, que vous travaillez sur vos matériaux pour que ce soit plus respirable et que ce soit plus des bouilleurs thermiques, les gens ont un vrai gain.
Au niveau international, cette canicule, elle nous rappelle aussi que nous allons avoir le problème des réfugiés climatiques parce que nous allons avoir des mouvements de foule qui il y a des gens, il va y avoir des endroits, on le sait, où ne pourront plus rester vivre sur place et donc il va y avoir des mouvements migratoires notamment d'abord d'ailleurs à l'intérieur des régions puisque on oublie souvent de dire que les premières migrations, elles sont d'abord de en Afrique territoire Allement de régions africaines de d'Est en ouest, ils vont pas forcément vers vers le nord. D'abord, ils vont d'est en ouest.
Moi, je l'ai vu lorsque j'ai visité le camp le camp de réfugiés qui était au Tchad. Les Soudanais, ils vont au Tchad, ils vont pas ailleurs. D'abord, ils vont à côté de chez eux. Donc c'est pour ça que travailler sur l'aide publique au développement, c'est-à-dire donner la possibilité à ces pays d'accueillir dignement et correctement ces réfugiés, ça fait aussi partie des combats que je mène et c'est pour ça que je ne comprends pas qu'on ait coupé euh très massivement euh nos budgets sur l'aide public au développement alors qu'on a voté à l'unanimité à l'assemblée le fait de consacrer 0,7 %. Je dis bien 0,7 % de notre PIB à l'aide publique, au développement.
C'est de la santé, c'est de l'accès à l'eau, c'est aussi travailler sur les matériaux et cetera et cetera. Donc penser notre transition écologique, c'est aussi la pensée au niveau international parce que cette solidarité va nous permettre à nous aussi de vivre mieux parce que ils ont aussi des solutions. Moi je sais que euh dans le village de mes parents, ça fait très longtemps qu'ils sont à plus de 37 38 40°gr. Ils [grognement] ont des solutions naturelles pour préserver justement de la fraîcheur à des endroits où on a quasiment plus de végétation.
Donc on a aussi des choses à apprendre, des techniques qui sont utilisées dans des endroits qui subissent déjà depuis plus longtemps un monde où on est à plus 4 degrés par rapport à ce que nous on vit aujourd'hui. Alors Tom Dubois avec votre votre institut, vous faites vous faites de la prospective et donc vous êtes vraiment à la recherche de solutions innovantes qui sortent un peu des sentiers battus. Est-ce que vous pourrivez nous donner un exemple déjà pour Oui. Alors, ce qu'on met au cœur de nos de nos travaux, c'est surtout les aspirations des citoyens. On essaie de toujours faire des propositions qui répondent aux aspirations.
Donc, on a tout un dispositif pour connaître ces aspirations le mieux possible, c'est jamais parfait. Et ensuite, une fois qu'on les a identifié, on essaie de trouver des de proposer des solutions. Donc, pour en donner quelques-unes, pour rebondir sur ce que vous venez de dire, une aspiration, c'est de pouvoir vivre là où on est. Globalement, les Français sont satisfaits de vivre là où ils sont. dans à une exception près l'Île-de-Fance où c'est là où on a près de la moitié de la population qui dit vouloir quitter la région pour aller ailleurs. Pourquoi ? Parce que le cadre de vie n'est pas agréable, parce que il y a trop de stress, trop de pollution et cetera et cetera.
Donc aujourd'hui, ça pose vraiment une question d'aménagement du territoire à l'échelle nationale pour se dire comment est-ce qu'on permet aux gens qui sont là où ils sont de pouvoir continuer à y vivre et ceux qui souhaitent quitter certaines régions de pouvoir la quitter alors qu'on a tendance à faire l'inverse. C'est-à-dire qu'on continue à concentrer toujours davantage les activités notamment les parcs d'attraction internationaux en Île-de-France alors que c'est seulement 2 % du territoire pour 30 % du PIB 19 % de la population. C'est complètement déconnant. Autre aspiration, c'est pouvoir mieux maîtriser son rythme de vie.
Donc quand on demande aux gens ce qu'ils souhaitent, comment est-ce qu'ils aimeraient vivre dans l'idéal, ils aimeraient pouvoir mieux maîtriser leur rythme de vie. Et alors là, on essaie de trouver des solutions. Ça peut être désynchroniser les rythmes de de travail par exemple. Ça c'est une solution qui répond aussi aux périodes de canicule. Comment est-ce qu'on fait pour désynchroniser un petit peu les heures où on va au travail pour ne pas être aux heures les plus chaudes et cetera ? Mais aujourd'hui, on manque encore beaucoup de flexibilité à ce sujet-là. Pouvoir bien vivre en proximité, c'est aussi une aspiration très forte.
Comment est-ce que je peux bien vivre en proximité, faire moins de kilomètres au quotidien ? Et donc là, pour vous donner un exemple, on a réfléchi à une solution qui qui est un peu originale, qu'on appelle le mercato des postes. Qu'est-ce que c'est ? C'est permettre à deux salariés qui ont exactement le même emploi, à peu près le même salaire, d'échanger leur poste pour réduire leur déplacement domicile travail. Déplacement domicile travail, c'est beaucoup de temps au quotidien. Et donc, on a fait une grande enquête quantitative sur une base de données de tous les salariés en France pour savoir quel était le potentiel d'une telle mesure qui paraît un peu folle comme ça.
Et en fait, c'est 4 millions de Français qui pourraient échanger leur poste, il gagneraient 34 minutes de temps de déplacement par jour. Donc ça répond aussi à l'aspiration à mieux maîtriser son rythme de vie. On gagne du temps libre d'une certaine manière et c'est 3 millions de tonnes de CO2 en moins chaque année qui serait évité. Et donc bah tout simplement, on a moins de déplacement d'homicile travail avec simplement de la réorganisation sans faire un grand déménagement euh des entreprises, un grand déménagement des habitants. Et une autre aspiration, c'est pouvoir aller loin quand on le souhaite ou pouvoir ou être sûr de pouvoir rentrer chez soi quand on est parti quelque part.
Et donc, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'il y a pas une aspiration à l'immobilité. Quand les gens disent pouvoir vivre bien vivre en proximité, ça veut pas dire ne plus se déplacer. C'est pouvoir continuer à se déplacer. mais être sûr de pouvoir le faire de manière confortable euh en étant certain de pouvoir avoir une solution de mobilité quand on veut rentrer chez soi et cetera.
Donc ça veut dire que les gens nous disent jamais "On veut une voiture, on veut un avion", mais ils nous disent "On veut de l'offre, on veut de la fréquence, on veut que ce soit simple à utiliser, on veut que ce soit pas trop cher, on veut que ce soit sécurisé pour les modes actifs et cetera et cetera." Et donc du coup tout ça pour nous, ça dessine ce qu'on a appelé un système alternatif de mobilité. Donc j'ai ramené deux petits livrets pour les plus chanceux d'entre vous. Je vous le donne et il y a un QR code pour ceux qui ne pourront pas avoir le livret à l'arrière.
Et donc l'idée c'est de développer, je vais pas vous présenter tout ce système mais c'est de développer quelque chose qui permettrait à tout le monde de se passer de voiture sur tous les territoires. Donc c'est très très ambitieux. On a dessiné ça sur se département. On l'a chiffré pour voir un est-ce que ça fonctionne de est-ce qu'on est capable de le financer et haut surprise ça coûterait six fois moins cher que uniquement le fonctionnement du système voiture aujourd'hui. Donc on est tout à fait capable de financer un effort pareil et un système vraiment alternatif.
Maéis, donc pour les jeunes, évidemment la question de la planification écologique, même de la bifurcation écologique aujourd'hui, elle est au cœur des préoccupations. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui mobilise plus concrètement dans les alternatives économiques avec et écologique bien sûr qui serait une rupture ? Parce que je crois que autant chez chez les générations comme la mienne, les plus anciennes, on continue à à penser en terme d'adaptation, autant chez les jeunes, il y a une soif de rupture avec un modèle qui aujourd'hui nous amène dans le mur.
Bah voilà, nous au jeunes socialistes, on est encore pour certains en dans une volonté de rupture avec le capitalisme et certains se revendiquent encore anticapitaliste, mais c'est très bien. Et voilà, je pense que nous on est aussi conscient des limites de ce système là et d'une volonté de voilà de de rupture avec voilà tout ce qui a conduit à ce où on en est aujourd'hui avec de la surconsommation, des riches toujours plus riches et des ressources qui sont de plus en plus de moins en moins présentes.
Mais mais pour se faire, il y a une bataille, il y a une bataille culturelle à gagner parce qu'on le voit là, on en parle beaucoup de la canicule parce que il fait chaud que l'été vient de passer, que tout le monde a vu les incendi en Gironde et dans le Var et que tout le monde a subi enfin ou pas, mais pour la plupart la majorité des Françaises et des Français ont ont subi la canicule. Donc les médias en parlent, les gens en parlent et ça mobilise mais on sait que dans quelques mois bah il fera froid, il pleuvera et tout le monde aura déjà oublié ce qui s'est passé cet été.
Donc je pense qu'il y a un vrai euh un vrai enjeu sur ça à voilà à faire en sorte que toutes les Françaises et tous les Français se sentent concernés queon lutte aussi contre les la désinformation faite par les médias sur la sur les questions de transformation écologique avec il y a des associations et des ONG qui travaillent sur ça notamment quota climat pour montrer à quel point aussi il y a une désinformation de la part des médias et donc il y a tout un travail aussi à mener sur ça et nous en étant au jeunes socialistes à voilà comme je disais comme je disais tout à l'heure mais à mener auprès des jeunes à aller voir les jeunes qui sont dans les associations, aller voir les jeunes qu'on croise en en manif, à en parler aussi autour de nous et à également voilà porter nos propositions sur les réseaux sociaux dans les tractages, dans les dans les voilà dans les actions de terrain pour essayer de de montrer qu'en fait il y a une urgence climatique, il faut il y a il faut rompre totalement avec ce avec ce modèle et il faut se mobiliser et pas laisser faire les discours qui diraient que on a le temps que la question c'est de que les écolos sont méchants parce qu'ils veulent interagir la clime et ce genre de débat aussi qu'on a pu voir cet été.
Et après euh bah nous on est au jeunes socialistes donc on sait aussi à quel point sur ces questions-là et comme sur toutes les autres on connaît l'importance de l'engagement politique et l'importance de l'engagement associatif, l'importance de l'engagement syndical et et aussi c'est par ces moyens d'engagement dans la dans la dans la vie citoyenne, dans la vie associative qu'on peut faire changer les choses. [musique] Et donc c'est à nous aussi jeunes socialistes d'aller chercher davantage de jeunes pour qu'ils s'engagent, pour qu'ils prennent part aux décisions, qu' s'emparent de toutes les sphères de pouvoir et que demain on puisse améliorer échanger tout ça quoi.
Voilà, on va on va voir la concurrence de de la musique à côté. Est-ce que euh est-ce que vous avez euh des questions sur ces questions de sur sur sujet de des solutions euh aujourd'hui où clairement on a besoin euh de penser autrement, de de de sortir ? Je crois que tu vas tu vas perdre le combat. Ah. On a besoin clairement de sortir de la logique ou des ou des ou des débats où on est les auto de modistes contre les contre les cyclistes et on est voilà, on est dans ces les solutions pour les villes contre contre les solutions pour la campagne.
Enfin comme s'il y avait il y avait des bagarres à avoir et que et que le le but c'est pas de trouver justement les convergences et les et et les adaptations par rapport à chaque chaque type de population, chaque chaque besoin, chaque chaque territoire. Euh est-ce que euh vous aurez une une question plus précise à poser à nos à nos intervenants euh sur ce sujet-là ? Sinon, on va vous renvoyer en fait à l'excellent projet socialiste qui a été euh dirigé euh par ma copine parlementaire que j'ai aperçu, Chloé Ridel, à qui je fais des gros bisous. Voilà.
Euh on a tout un volet justement de solutions euh que nous proposons grâce au projet socialiste qui a été nourri par les jeunes socialistes, par les parlementaires mais aussi par les associations. On a aussi par exemple, moi je discute beaucoup avec Banlieu Climat qui fait un travail vraiment très important pour que justement tous ces jeunes qui habillent qui habitent dans les QPV puissent être eux acteurs justement de cette transition écologique. qui font justement avec les mamans qui sont les meilleurs justement pour faire des économies d'énergie et cetera.
Et je crois que c'est ça aussi qu'il faut qu'on fasse, qu'on soit en capacité d'aller voir celles et ceux qui ont envie effectivement partir de de leur de leurs ambitions et d'essayer de les transformer.
Parce que c'est ça faire de la politique, c'est partir des ambitions et des besoins de nos concitoyens, nos concitoyennes et d'être en capacité de leur dire "OK, c'est bien ce que tu as envie de faire et ben nous on a une solution qui passe par une institution, qui passe par ta ville, qui passe par l'État pour te permettre de vivre mieux et justement d'être en phase avec ce à quoi tu aspires finalement." et et moi peut-être et à la fois en même temps pour rebondir sur la question que Remier avait tout à l'heure Tom Dubois, je je trouve que c'est c'est très intéressant le travail que que vous faites parce que c'est une façon complètement différente de ce qu'on ce dont on a l'habitude de de d'approcher ce sujet-là et donc de pas se focaliser finalement d'abord sur les sur les solutions et d'ensuite d'essayer parce qu'on a imaginé les solutions de les faire rentrer.
Donc on invente les solutions avant d'avoir compris la question finalement ou le problème.
Et donc je comment est-ce que vous vous voyez par rapport à peut-être les travers qu'on peut avoir nous les politiques pour aborder ce sujet là de de de comment est-ce qu'on fait pour porter mieux y compris politiquement cette perspective que vous avez qui est d'abord de comprendre comment est-ce que on doit repenser accepter de repenser nos modes de vie sans chambouler enfin pas pour chambouler la vie des gens mais en répondant à leurs besoins, à leurs attentes, mais en en disant voilà pour pour mieux répondre à vos besoins, à vos attentes, à vos à vos aspirations, il faut changer les modes de vie, il faut changer l'aménagement du territoire, il faut changer d'astructuration économique et et donc mais parce que c'est pour accomplir quelque chose que vous voulez, c'est plus facile d'entraîner les gens.
Mais ça chez les politiques, c'est pas toujours facile à comprendre. Ouais.
Ben nous, on était un institut de recherche à la base, donc on finançait, on dirigeait des recherches, on faisait connaître les résultats et globalement c'était assez dramatique et les gens nous disaient "Mais vous faites pas de proposition, c'est pas possible, c'est déprimant quoi." Donc on se dit "Comment est-ce qu'on pourrait se réformer et essayer de faire des propositions sans le faire comme le font beaucoup de single tank et avoir quelque chose de différent ?" Et en fait, on a été extrêmement marqué par la crise des gilets jaunes où la taxe carbone était validée par tous les experts de droite ou de gauche en disant c'est la bonne solution et on va redistribuer largement.
C'est ce que disait plutôt ce qu'on disait plutôt à gauche. Et en fait ça n'est pas passé. Et donc nous ce qu'on s'est dit c'est il faut écouter ce que veulent les gens et à partir de ces aspirations faire des propositions. Donc nous on a essayé de s'organiser pour le faire à notre petite échelle. Disons que ce qu'on fait ressemble un petit peu à la convention citoyenne pour le climat, sauf que à la différence de la convention citoyenne pour le climat où on a donné l'objectif aux citoyens, on leur a demandé de faire les propositions, nous on fait pas ça.
On dit "OK, on va travailler sur une thématique en lien avec la mobilité, la mobilité liée au temps libre, la mobilité liée au travail." Dans l'idéal, si vous aviez une baguette magique, comment est-ce que vous pour comment est-ce que vous aimeriez vivre ? Mais là, les gens nous disent des choses qui sont complètement nouvelles. Donc mieux maîtriser mon rythme de vie, être sûr de pouvoir rentrer chez moi quand je pars quelque part et plus du tout pouvoir se garer moins cher, avoir des véhicules moins chers et cetera et cetera. Ça change complètement la perspective et ça nous permet de faire des propositions qui sont vraiment alternatives.
Et l'idée c'est pas de pas chambouler les modes de vie, c'est au contraire de les chambouler si c'est ce que les gens souhaitent, mais les chambouler en allant dans le sens de ce qu'ils veulent. Et là, tout d'un coup, pour nous, la transition devient possible. Je pense que c'est un très bon mot de conclusion. Ce que vous en pensez exactement. Merci beaucoup.
[applaudissements]