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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 18 février 2025 96 minAutoproduit

Quelle politique culturelle en ruralité ? | #AMFIS2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour à tous Bienvenue euh à cette conférence qui va parler de culture de politique culturelle en ruralité je suis Caroline Fesselier coanimatrice du livret ruralité et aménagement du territoire et cette conférence qu'on a proposé on l'a travaillé conjointement avec le livret culture donc il y a Mathilde qui est coanimatrice du livre et culture et donc cette conférence sera animée par Martin euh j'en profite juste un petit mot pour vous dire que ces thématiques politique culturelle ruralité nous on les travaille beaucoup au niveau du livret ruralité donc si vous avez envie de venir nous rejoindre n'hésitez pas -ce sont travaillit aussi puisqu'on travaille avec le livret culture au avec le livr culture que vous pouvez rejoindre aussi avec grand plaisir voilà alors est-ce qu'on m'entend oui voilà on m'a dit qu'il fallait parler fort donc bonjour à toutes et à tous et bienvenue à ce dernier créneau de conférence de nos hi bravo pour votre courage et votre attention pour ces jours très chargés je suis donc Martin mendiara le co-animateur du livret groupe thématique ce sont la c'est la même chose culture de la franceç SA smise avec malthil de Louvin que vous venez de voir nous vous proposons cette conférence qui s'inscrit un peu en diptique avec celle que nous avions également ce matin sur euh les arts une bataille pour la démocratie vous allez voir que nous parlons des deux revers d'une même pièce des deux phases d'une même pièce donc euh quelle politique culturelle en ruralité c'est un sujet que nous avons envie de vous proposer parce que il nous a semblé que autant du côté de la politique culturelle que du côté des questions de ruralité il y avait et encore plus quand on les croise il y avait bien souvent euh il pouvait y avoir des des des visions un peu tronquées des des imprécisions on peut avoir parfois des des images un peu trop dépinales sur ces questions-l et on s'est dit qu'il était utile de se poser collectivement la question et de discutter autour de ce sujet des politiques culturelles en ruralité c'est aussi un sujet qui prend et c'est heureux de plus en plus de place dans le débat public on sait que les questions de politique dans les territoires ruraux et notamment à gauche prennent de plus en plus de place dans le débat dans le débat mais également on a pu voir du côté euh du gouvernement l'initiative sur laquelle on reviendra lancé par Rachid Dati du Printemps de la ruralité pose également ce sujet comme sujet de débat et c'est aussi pour y développer notre approche que nous vous proposons cette conférence aujourd'hui euh enfin il y a également le le le sujet je crois que Laurent à côté de moi on parlera juste après du du du du de la question de l'accès au au aux offres offres publi et aux offres associatives à la vie en collectivité euh qui se pose tout particulièrement dans les dans les territoires ruraux et on a pu voir à quel point notamment dans les travaux de sociologues comme Benoît cocard qui a été cité de nombreuses fois à ses enhies sociologues qui travaill sur la montée euh sur les raisons du vote à l'extrême droitite en en zone rurale que les la le ce vote est aussi généré par l'effritement de cadres d'échange et de sensations collectives qui sont euh qui est le propre de la politique culturelle enfin vous dire que si nous ouvrons cette discussion aujourd'hui ça ne veut pas dire que nous n'avons pas travailler jusqu'à présent sur les questions de politique culturell en ruralité c'est le cas dans les livrets thématiques ruralité et et culture mais également nos députés ont sortis en 2020 23 euh un plan sur la question des ruralités qui comprend une partie consacrée à la politique culturelle également euh et donc pour conclure mon petit propos préliminaire je souhaite la bienvenue et remercie nos intervenantes et intervenants donc à commencer par Sylvie herrard qui est co-présidente de la Fédération nationale des foyers ruraux Confédération Nationale des Foyers Ruraux Confédération d'éducation populaire et également présidente de la fédération départementale des foau de sonéloire et pilote de la commission culture de cette même Confédération également Emmanuel gourvic qui est coprésident du sin naavi Syndicat national des arts vivants et opératrices culturell et enfin Laurent Alexandre député France insoumise nouveau front populairire de excuse-moi de laav pardon et anciennement maire de haain toujours dans l'avyon je te laisse d'ailleurs la parole pour un premier propos de tour d'horizon d'introduction de de cette thématique merci Martin est-ce que je parle assez fort c'est bon là ouais plus fort allez on va parler plus fort alors alors alors je vais essayer d'apporter ma contribution à cette discussion sur la culture en en ruralité alors soyons clair je suis pas spécialiste de la de la culture professionnellement je suis un ouvrier qualifié de l' de l'aéronautique et j'étais également syndicaliste avant de devenir député LFI nupes en 2022 et député LFI nouveau front populaire en 2024 par contre je connais on pourrait dire très bien la ruralité je suis en effet député d'une CIRC qui est donc très rural et qui compte 96 communes dans l'avyon et j'aiégalement était comme disait Martin maire d'une commune de 3800 habitants c'est auin et j'habite depuis toujours sur ce territoire dont je le connais relativement bien de plus je pense que cette table ronde ne peut pas faire l'impasse sur la progression idéologique de l'extrême droite dans de nombreuses zones rurales il s'agit évidemment d'un sujet de bataille politique et culturelle et donc de culture quand on discute de l'accès à la culture aux arts on disc de l'éveil de la à la sensibilité de l'ouverture à l'autre c'est cette sensibilité humaine qui nous permet de penser le monde plutôt que de stigmatiser les personnes ou chercher des bouques émissaires c'est cette sensibilité qui nous permet aussi de choisir l'humanisme plutôt que le racisme les êtres humains sont des êtres sociaux parce qu'ils sont des êtres culturels ce n'est pas pour rien si les pouvoirs d'extrême droite qui refusent l'idée de l'égalité entre les humain sen sont toujours pris aux arts culturels aux artistes aux livres ou à la création mais je vais j'en reviens à la ruralité qu'est-ce que c'est qui est rural c'est un territoire qui est peu dense donc un territoire avec un habitat plus éclaté et des problématiques propres liées au déplacement ça a des conséquences évidentes il faut souvent se déplacer sur plusieurs kilomètres voire des dizaines de kilomètres pour accéder au service et au lieux collectif de sociabilité dans ces mêmes lieux d'habitation isolé dans un passé encore récent le facteur par exemple passé chaque jour il y avait des écoles qui ont fermé des bistr qui ont fermé le restaurant a également fermé l'usine qui employait les parents à délocaliser la boulangerie elle aussi a fermé le cinéma a fermé et le club de foot où les assauces du village elle aussi ont fermé les habitants restent mais de nombreux vecteurs de liens sociaux ont rue pour les habitants de campagne en déclin les opportunités culturelles sont plus limitées que le reste de la population pour certaines personnes dans ces conditions le seul lien social et culturel de la journée et la fameuse télévision et notamment les chaînes d'info en continu qui diffuse en boucle des idées racistes et réactionnaires n'ayons pas peur de le dire quand vous voyez toute la journée des images d'meutes en baseu des affalements sur l'insécurité et toutes sortes affirmation mensongère sur l'immigration et bien forcément ça finit par peser sur la même chaîne ou sur les chaînes concurrente à peu pr après des faits divers montrés en boucle et à la description de notre mouvement comme le principal danger pour la République vous avez le fameux éditorialiste économique qui vient expliquer que le programme du nouveau front populaire n'est pas raisonnable que nous allons ruiner la France ce discours nous l'avons tous entendu partout et tant de fois évidemment une part de l'explication de la progression de l'extrême droite se situe aussi dans le sentiment d'abandon de ces habitants par les politiques ce n'est pas juste un sentiment nous avons subi très violemment les conséquences sociales des politiques néolibérales de l'austérité de l'inflation le déménagement des industries mais aussi des non service public l'abandon des rêves d'une vie meilleure ce n'est pas qu'un discours et une injonction des éditorialistes de la télé c'est aussi la conséquence de la brutalité des attaques d'un libéralisme débridé sur nos vies et sur nos territoirees je pense que c'est également à l'olne des problématiques qu'il nous faut aborder les enjeux de la culture en milieu rural je veux à ce propos formuler quelques remarques tout d'abord je ne voudrais pas que mon introduction donne une impression de misérabilisme sur la culture dans nos zones rurales bien souvent il existe de très nombreux acteurs culturels dans nos petites villes nos petits villages ou dans nos petits bourgs il y a beaucoup de créateurs de collectifs d'associations de très bonnes volonté d'ailleurs Emmanuel gourvic et Sylvie ayer pourront en témoigner il n'y a pas de désert culturels dans nos ruralités le principal problème réside dans l'accès à la culture pour la population on peut lister plusieurs explications à ce problème de l'accès à la culture par exemple la question des distances entre entre les différents lieux d'habitation et l'offre culturelle le peu de moyens financiers également accordés aux structures et aux acteurs culturels pourquoi cette faiblesse des moyens pour les acteurs culturels en zon rural et bien tout simplement parce que les budgets de la Draque et des collectivités territorial sont rabotés sous le coût de de l'austérité en réalité si on tient compte de l'inflation les budgets sont clairement à la baisse certains élus locaux sont souvent frileux trouvant parfois que la culture coûte fort cher et concerne très peu de monde les élus préfèrent souvent payer des spectacles populaires de sociétés de production plutôt que concentrer des moyens sur la création la diffusion locale et la professionnalisation il y a une autre difficulté que je veux souligner c'est que les structures culturelles et les associations n'ont pas d'autre choix que d'investir beaucoup de temps d'énergie et de travail administratif à courir après les dossiers de demande de subvention et autres appel à projet l'État les collectivités territoriales et les acteurs culturels auraient tout intérêt à assurer des financements pérennes et sur plusieurs années dans ma circonscription de nombreuses initiatives pardon apportent des réponses à ces différentes problématique je pense par exemple à l'association agal en partenariat avec les pouvoirs publicqus sur les communes du séala elle a mis en place une scène itinérante on va dire avec une guinguette itinérante elle aussi appelée l'ESTA faitte chaque été pendant 10 jours la scène et la Guinguette diffusent chaque soir dans une commune différente des représentations artistique théâtrale et musicale de très très grande qualité c'est le festival fête et détours des lumières pour conclure cette introduction je pense important de ne pas opposer une certaine culture légitime qui serait celle d'une certaine élite pendant que les catégories les plus plus populaires préféreraient les fêtes de villagees les déjeunés au tripou pour notre région par exemple et les kines ou les lotos c'est une opposition stérile qu' ne qu'il est nécessaire de dépasser d'une part les fêtes de village peuvent tout à fait être un moment de médiation culturelle d'atelier et de diffusion de spectacles de très grande qualité d'autre part il est tout à fait possible d'imposer aux scènes conventionnées au théâtres nationaux et autres conservatoires la diffusion de spectacles dans un certain nombre de communes rurales à condition d'y mettre les moyens voici les éléments que je voulais livrer à la discussion en espérant qu'ils vous feront réagir et maintenant je laisse la parole à nos différents invités merci beaucoup merci merci beaucoup Laurent je sais pas pardon merci beaucoup Laurent euh et ben je transmets justement la la parole à Sylvie pour également nous nous partager un première état des lieux sur cette thématique ainsi qu'une présentation de bah la Confédération Nationale des foyers ruraux et de votre action merci alors ça je sais pas oui ça va ouais euh bonjour à toutes et à tous euh donc moi je suis Sylvie heyard je suis donc comme Martin l'a dit co-présidente de la Confédération Nationale des Foyers Ruraux également plus localement présidente de la fédération départementale concrètement les foyers c'est une c'est un mouvement d'éducation populaire qui est né comme beaucoup au sortir de la guerre en 1946 à l'initiative d'un ministre communiste de l'agriculture qui souhaitait qu'il y ait des lieux dans chaque village c'est un mouvement laïque aussi il était un peu en opposition au Jacques et au au mouvement chrétiens d'éducation populaire euh donc notre mouvement s s'est développé concrètement en dehors du siège national euh nous avons 43 fédérations départementales ou bidépartementales 11 unions régionales à peu près plus de 1600 associations locales et de nombreux adhérents plus de 120000 plus les bénévoles et et les personnes qui fréquentent nos activités alors la particularité des Foyers Ruraux c'est de d'être un mouvement généraliste qui ne le rend pas toujours lisible pour les partenaires et les financeurs paré à d'autres mouvements comme les MJC qui sont plus focalisés sur certaines activités culturelles nous nous pouvons porter des activités sportives comme des activités culturelles voire des activités qui sont plus de l'ordre du social euh nous concrètement plus plus particulièrement concernant la culture nous portons il y a beaucoup de fédérations départementales qui sont porteuses du circuit de cinéma itinérant parce qu'on parle des qui ferme mais il y a des circuits itinérants qui permettent euh aux œuvres cinématographiques de circuler ces circuits sont toujours classés à Ress donc ils offrent une variation de de de diffusion euh les foyers ruraux ont traditionnellement porté les arts de la parole et les arts du compte on a des lieux très marquants sur ces sujets-là euh mais également la musique le livre la lecture et et toutes ses toutes ses d'activités artistique euh qui ce soit spectacle vivant ou aussi art plastique c'est un parent pauvre aussi hein les arts plastique je voudrais le signaler moi j'en viens c'était mon activité et c'est plus compliqué de défendre de de de de défendre des projets art plastique hor ruralité c'est plus plus facile enfin entre guillemets plus aisé de porter des des des des thématiques autour du spectacle vivant de la musique du théâtre et cetera ça c'est une une chose que je fais remarquer euh je souscris au fait que non les ru les villages ne sont pas des déserts culturel loin sans faux euh c'est plus un défaut de reconnaissance euh que nous avons à subir euh il y a effectivement énormément d'artistes qui vivent en ruralité il y a beaucoup d'associations l'animation culturelle et des lieux de culture reposent beaucoup beaucoup beaucoup sur l'associatif euh euh et euh il est intéressant de voir dans des endroits Impres moi je viens d'un village par exemple où à la fin des années 70 les habitants du village se sont pendant 2 ans et demi réunis pour transformer une salle paroissiale vacante pour la transformer en salle de cinéma ce cinéma qui a plus de 90 ans existe toujours il est numérisé il est classé à ressai et il il porte un festival qui va avoir lieu bientôt à la septembre et c'est un endroit absolument dynamique qui a été porté aussi par les élus parce que c'est un parallèle qu'il faut quand même souligner euh moi j'ai observé que là où des villages se portent des questions culturelles le dynamisme du village va de paire il faut pas oublier que la culture c'est aussi une économie et qui c'est un un dynamisme local et que il faut aussi ne pas avoir honte de porter ces sujets-là et surtout de les défendre devant les élus et ça c'est important euh c'est vrai que certains élus peuvent être frileux parce que entre la route à à amélioré euh et Ben et la culture bon ça paraît une sorte de supplément d'âme mais euh moi j'observe vraiment localement moi j'habite dans le Morvent hein c'est 15 habitants au kilomè carré euh donc euh euh c'est je j'observe vraiment très concrètement que la culture est aussi toujours dans des villages qui sont aussi dynamite qui ont pu conserver certains de leurs services qui ont pu conserver certains de leurs commerces euh qui vont redévelopper des cafés associatifs parce que ça c'est aussi des lieux très très importants euh les tierslieux les lieux de mixité euh et de rencontrre euh pour revenir au au au RN moi je voudrais juste souligner une chose ce que souhaite par-dessus tout le RN c'est la fracture sociale et s'appuyer sur la fracture sociale dans les villages or il se trouve que nous portons des valeurs d'éducation populaire qui réunissent et donc nous nous luttons contre cet aspect là et c'est effectivement très important mais je vais passer la parole peut-être à ma collègue du sinavi merci beaucoup merci beaucoup Sylvie donc je passe donc la parole à Emmanuel gourvic cprésidente du sinavi dont de nombreux adhérents sont aussi ces personnes qui portent aussi cette action artistique et culturelle dans les territoir ruraux et urbain alors donc président du sinavi le sinavi qu'est-ce que on m'entend là ou pas non Ah Temps d'habitude on se plaint qu'on m'entend trop donc le sinavi c'est le Syndicat national des Art vivants je vous parle donc de de spectacle vivant c'est le syndicat des lieux et compagnies indépendantes nous sommes composés de 300 de pardon je dis une bêtise je vais me faire engueuler de 650 structures aujourd'hui qui sont aussi bien euh au niveau national qui sont aussi bien des compagnies qui sont des lieux des festivals et quelques bureaux de production alors qu'est-ce que c'est qu'une compagnie un lieu indépendant ce sont des structures qui se reconnaissent d'intérêt général c'est-à-dire qui ne se reconnaissent pas dans le secteur privé mais qui ne sont pas labelllisés et qui ne sont pas certaines peuvent avoir des conventions avec l'État ou des collectivités mais qui n'ont pas la puissance publique à l'intérieur de leur mode de de gouvernance les tailles sont très diverses il y a des toutes petites structures naissantes et puis des plus grandes y compris on a eu à un moment donné un un pôle national du cirque qui était au sein du du sinavi ça a changé aujourd'hui donc il y a il y a vraiment une une très grande diversité euh h nous nous nous travaillons sur l'ensemble du territoire et nous représentons des structures qui sont effectivement qui travaille aussi bien en ruralité qu'en milieu qu'en milieu urbain et si je préside aussi ce syndicat c'est que moi-même j'ai cette expérience là ça fait 25 ans que je suis une opératrice culturelle chargé de diffusion chargé de production tout ce qu'on veut programmatrice enfin je suis passée par toutes sortes de choses et dans ma pratique professionnelle je je fais un grand écart entre le centre le 3è arrondissement de Marseille dont il a été question ce matin un arrondissement un des plus pauvres de France hyper urbain et tout un travail de développement de de développement de de d'un opérateur artistique dans les Hautes Alpes plus précisément dans le nord des Hautes Alpes dans le Pays du Grand brillan sonnet et là non seulement on est en territoire rural mais en plus on est en territoire montagnard donc ça veut dire que le le comment dire c'est un peu la double peine quand même en terme de difficulté si bien qu' un DRAC un jour m'avait dit vous êtes une spécialiste de l'intervention culturelle en milieu hostile ce qui veut dire que ce monsieur considérait que dès qu'on sortait d'un théâtre on se retrouver en milieu hostile quand même or je n'ai jamais euh ressenti d'hostilité dans la façon d'opérer mon métier j'ai aussi travaillé dans des théâtres et je peux vous assurer que j'ai eu parfois des retours de public qui étaient autrement plus violents que ceux que j'ai pu connaître par contre ce sur quoi je voudrais juste insister là c'est sur la question de la pratique c'est-à-dire qu'on soit dans un un territoire hyper urbain mais hyper popérisé ou dans un territoire qui n'est pas très riche au final parce que les gens en milieu montagnère ne sont pas très riches ça c'est une réalité la nécessité en fait pour des raisons différentes c'est de se déplacer c'est d'aller chez les gens c'est de pas attendre qu'ils viennent vous voir au théâtre c'est de pas attendre de remplir des salles c'est d'avoir un un principe d'itinérance d'abord parce qu'on a pas de lieu donc ça déjà ça ça oblige à l'itinérance mais aussi parce que il y a la nécessité de la rencontre et la nécessité du déplacement a sinavis on appelle ça l'infusion artistique sur les territoires et c'est pas on fait pas pousser des plantes machin c'est vraiment c'est cet endroit où se mêle la question de la création de la diffusion de l'éducation artistique et culturelle et c'est dans cet endroit-là qu'on arrive véritablement à à développer un travail qui a un travail de proximité et qui a un travail de aussi d'éducation populaire parce qu'on mène l'éducation populaire à tout ça mais le tout avec euh finalement la même exigence artistique et culturel qu'on peut avoir ailleurs et c'est ça qui est important et je rejoins ce qu'a dit Sylvie tout à l'heure c'est-à-dire que ce travail-là n'est pas du tout un travail en milieu hostile c'est juste un travail qui est effectivement peu reconnu et euh je non seulement il est pas reconnu on s'ouvre d'invisibilité on navait pas les bons critères pour être évalué parce que souvent les critères d'évaluation des des acteurs culturels c'est la jauge c'est le nombre de public qu'on a touché c'est quels sont vos partenaires en terme de de théâtre institutionnel en terme de d'équipement institutionnel là évidemment quand il y a quand on est sur un territoire où il y a 350 habitants mais quand vous en avez 60 dans la salle c'est magique et je voudrais qu'on fasse le rapport de 350 à 60 si on reporte dans certaines dans certains lieux et dans certaines villes hyper denses on a on obtient absolument pas du tout ce ce quotient là ou ce cota là et ça c'est extrêmement important par contre c'est très invisibilisé parce que les critères ne sont pas pensés et que c'est sans doute l'objet aussi de cette discussion là c'est comment est-ce qu'on reconnaît ce travail là comment est-ce qu'on reconnaît que les zones blanches ben ça n'existe pas forcément et je me je je me porte à faux contre le plan alors il y a on a aujourd'hui on va en parler du plan ruralité enfin le printemps de la ruralité mais en 2017 ou 2018 Françoise Nissen avait proposé un un programme absolument formidable qui s'appelait la culture près de chez vous je ne sais quoi je ne me souviens plus du titre et qui euh expliquait qu'il y avait des zones blanches alors les zones blanches c'était un calcul du nombre d'équipements lab pour 10000 habitants ex en Provence était en zone blanche messieurs dames lîle était en zone blanche et bah finalement la grave et Villard d'arè l'était pas nécessairement et je pense que c'est ce travail- làà qu'on a à mener sur la question des politiques culturelles en milieu rural c'est de les penser au regard des territoires dans lesquels on les exerce et des personnes auxquelles on s'adresse merci beaucoup alors pour ouvrir ce second tour de parler entre nous avant que nous puissions euh échanger avec la salle euh Laurent peut-être justement on a commencé à parler de de l'action euh des euh du gouvernement et et du macronisme au pouvoir depuis 7 ans et euh je te passe donc la parole pour une première approche de bilan de ces politiques de l'État avant qu'on continue la la discussion avec plaisir don on va parler donc du du bilan des politiques de l'État donc ce qu'on peut dire c'est que depuis 20 ans à la culture les plans d'austérité se sont succédés aussi vite que les ministres les budgets les les budgets et les effectifs sont sont sabrés et il y a pas de politique culturelle cohérente réfléchi à long terme Rachida Dati elle-même dénoncit une coupe de 200 millions d'euros dans son budget quelques jours à peine après sa nomination ces coupes const constantes et ce manque de vision claire illustre que le pouvoir a abandonné l'idée d'un service public de la culture en France accessible à tous peu importe où il se trouve maintenant parlons argent ces dernières années le budget de l'État à la culture augmente mais pas suffisamment pour combler les besoins du pays en 2023 le budget du ministère de la Culture s'estlevé à un peu plus de 3 milliards d'euros nous sommes bien loin de ce que nous défendons dans notre programme un budget consacré aux arts et à la culture qui s'élève à 1 % du pb ce qui représente un peu plus de 20 milliards d'euros avant la dissolution Rachida Dati a annoncé un plan culture en réalité en ruralité pardon de 97 millions d'euros sur 3 ans de 2024 à 2027 c'est le fameux printemps de la ruralité je vais pas entrer dans les détails de ce plan et euh laisser Sylvie et Emmanuel le faire avec leur regard d'actrice de terrain mais juste vous faire quelques commentaires sur ce sujet ce plan a le mérite d'exister et de poser sur la table la question de la culture en ruralité mais il est très très insuffisant pour répondre au problèmes déjà vous le savez on a un gouvernement démissionnairees et les ministres vont bientôt changer il est probable que ce plan lancé par Rachid adati reste donc dans les cartons ou bien qu'il soit plus ambitieux si comme je l'espère nous avons un gouvernement du nouveau front populaire avec Lucy casté comme première ministre on l'a vu tout à l'heure elle est prête on de fil de de Manu et on y va aussi la question des moyens se pose toujours 97 millions d'euros sur 3 ans pour l'ensemble des territoires ruraux ou comme l'a dit la ministre pour représ pour présenter son plan son plan un tiers de la population de notre pays vit ça me paraît largement insuffisant un autre exemple rapidement pour illustrer le manque de consistance de la politique culturelle du gouvernement celui du fameux Pass Culture c'est c'est la mesure culturelle emblématique de la macronie sur le dernier quinquena mais il ne s'agit pas il ne s'agit que d'un chèque donné aux jeunes qu'ils choisissent de consacrer au produits culturels de leur choix c'est un budget conséquent environ 250 millions d'euros je parle sous le contrôle de mes camarades mais rien de concret pour les acteurs de la culture rien pour rendre la culture accessible à tous au plus près aucune vision d'ensemble le passculture c'est une vision de la culture comme un produit de consommation de masse et individuelle qui profite à de grands acteurs privés on a de l'argent qui est mis sur la table certes mais qui est très très mal utilisé on l'a vu le manque de budget pèse sur la politique culturelle en général mais en particulier à la campagne contrairement à ce qui est souvent présenté il n'y a pas vraiment de de problème d'infrastructure Sylvie et Emmanuel pourront en témoigner c'est surtout un manque de moyens qui empêche ou p is grandement les initiatives locales de voir le jour ou de se développer comme les moyens mis sur la table par l'État ne sont pas suffisants pour mener une politique culturelle digne de ce nom les collectivités ont tendance à être plus frileuses j'en ai parlé juste avant mais la culture est souvent vue par le personnel politique seulement comme une dépense donc en gros une perte sèche c'est d'ailleurs pour ça qu'il s'agit de la première ligne du budget qui est rayé mais un village avec une vie culturelle dynamique c'est aussi ce qui peut attirer du monde maintenir voir attirer des commerçants et finalement créer une activité économique je pense là aussi à Najac sur ma circonscription qui est un tout petit village très dynamique à sauvetre de rouerg et à son pole des métiers d'art développés avec l'appui de la communauté de communes dans notre livret portrait des ruralités réalisé avec le groupe parlementaire plusieurs de mes collègues élus sur des territoires ruraux ont de nombreux autres exemples je vous invite d'ailleurs à consulter ce livre pour conclure très rapidement sur ce sujet on a vu que les moyens mis sur la table par l'État pour la culture ne sont pas du tout à la hauteur des besoins ça se traduit de la même manière dans les collectivités locales alors que nos campagnes ne manquent pas de force vive et de gens qui veulent faire des choses et proposer des animations culturelles de qualité je laisse donc la parole à mes [Applaudissements] collègues merci beaucoup euh Laurent et justement euh Sylvie et Emmanuel ont il semble donc important de parler de la de la question des propositions plus fort pardon voilà la question des propositions c'est mieux comme ça euh du côté du gouvernement donc euh ce plan euh du Printemps de la ruralité pour le résumer rapidement pour celles et ceux qui ne l'auraient pas forcément suivi en détail c'est une ça a commencé par être une consultation lancée en janvier 2024 par Rachida Dati peu de temps après sa nomination qui a été rendu publique à à sorti d'un plan en réponse au à ses consultations à l'été 2024 euh ces consultations réunis à la fois euh sur le site internet du du du Printemps de la ruralité et lors de diverses actions que le de débat que le gouvernement a organisé de façon vraemablement à c'est inéquitable selon les endroits près de 21867 contributions et ce qui est intéressant dans ce chiffre au-delà de ce que veut en faire le gouvernement c'est qu'on voit qu'il a ça plutôt il y a beaucoup de personnes qui s'y sont intéressé à cette initiative qui qui en qui s'en sont saisis et surtout dans ces plus de 21000 contributions il y a 40 % de ces contributions qui viennent des habitants directement ce qui prouve encore une fois que c'est un sujet qui intéresse les citoyennes et les citoyens mais également 30 % euh de contribution d'acteurs culturels 16 % d'élus et 14 % de la part des associations il en est il en est ressorti un plan d'action porté par enfin en tout cas annoncé par le ministère de la Culture et Rachid adati plan donc je vais pas vous détailler mais donc je vous donner les quatre grands axes qui sont de valoriser la culture et les initiatives locales qui font la fierté de nos territoires soutenir les acteurs et les maillages et le maillage culturel de proximité faciliter la mobilité des des artistes des œuvres et des publics et accompagner les porteurs de projets par une ingénierie adaptée dans l'absolu sur ces grands axes je ne peux et je pense que nous ne pouvons qu'applaudir dès demain cela dit euh on peut se poser la question une première question qui est celle des moyens qui sont accordés 98 millions 97 pardon millions d'euros ça peut sembler beaucoup en soi mais on parle de chantiers phénoménaux à l'échelle de l'entièreté du pays et moi la question que je me pose aussi c'est est-ce que ces 97 millions d'euros sont un seul chèque signé pour un plan dont la durée d'action et l'effectivité n'est pas précisé c'est-à-dire qu'on do on souffre aussi comme le disait Laurent de de de de politique culturell et d'associations et d'acteurs et actrices culturelles qui sont enfermés dans le dogme de l'appel à projet c'est-à-dire l'impossibilité de construire sur le long terme et donc là est-ce que ces 97 millions d'euros sont et peut-être que c'est le le fond de cette histoire là un eff fait d'annonce qui va permettre de mobiliser des choses jusqu'à jusqu'aux élections municipales où Rachid Dati sera candidate pour la minorité présidentielle à Paris c'est vraisemblablement sûrement le cas et pour ne pas en en prendre plus oui en zone rural donc et pour ne pas monopoliser plus longtemps la parole je passe donc la parole à à Cie pour qu'elle vous puissiez tu puisse nous transmettre ce que vous pensez vous à la Confédération Nationale des foyers ruraux de ce plan et quelles sont aussi V les propositions que vous portez pour cette politique culturelle en ruralité alors ça nous a pris beaucoup de temps au printemps cette affaire euh il faut savoir que il existait une charte d'éducation populaire enfin qu'il y ait les mouvements d'éducation populaire et le ministère ministère central he la rue de Valois de la culture qui avait été rédigé au la fin des en de mémoire bon on l'avait alors ça a permis des choses hein ça a permis par exemple que là au niveau de notre confédération on a une convention pluriannuelle avec le ministère pour faire de l'animation culturelle en territoire ça donne ça donne des des des choses comme l'été culturel par exemple qui est financé par par ce biais là et qui permet de financer des actions en territoire euh Rachid adati de par son parcours personnel s'est souvenu de l'éducation populaire et nous a fait a mis l'ensemble du mouvement d'éducation populaire à marche forcée parce que c'est à marche forcé en négociation en renégociation de cette charte euh il y a eu 25 allers retour du texte ça nous a pris beaucoup de temps ça a pris beaucoup de temps au mouvement d'éducation populaire au au service aussi de ministère de la Culture pour finir par un un texte alors je reviens sur aussi sur parce que c'était aussi beaucoup autour du passculture et notamment sur la part collective du pasculture parce qu'il y a une part collective il y a pas qu'une part individuelle et que nous nous enfin l'ensemble là su nous sommes parfaitement d'accord quel que soit les les les les les mouvements des duc pop nous sommes tous d'accord sur une chose c'est qu'il faut que soit reconnu notre rôle de médiation culturel et qu'il est capital de le défendre et même le défendre financièrement euh en territoire donc c'est la part collective parce que bien évidemment quand quand vous donnez un un jeune passe de trois sous pour sil est issu d'un milieu qui a des pratiques culturelles favoris qui favorise des activités et ben vi évidemment il va l'utiliser pour pour de la culture quand ce n'est pas le cas et c'est pas et ça c'est pas propre à la ruralité hein c'est propre à l'ensemble du territoire et bien bien évidemment que ça ne ça contribue à renforcer la fracture sociale et que ça ne va pas plus loin que ça donc il est important de renforcer la médiation culturelle le rôle que peuvent porter ces nos nos associations et et notre et nos mouvements donc ce texte a donné une réécriture de la charte et avec par avec la création de conseils locaux culture et éducation populaire qui vont se mettre en place la ministre l'a annoncé euh avec des postes euh des postes financés dès dès cette année donc dès cet automne après c'est pas des sommes grandilquant donc c'est et puis c'est 60 postes à se répartir entre les 11 11 fédérations d' duuc pop donc autant vous dire que ça là on est on continue bon il y a une petite pause estivale mais on continue d'être dans la négociation pour la répartition et de voir ce qu'on va faire c'est pas tout d'avoir des conseils mais qu'est-ce qu'on va en faire la seule opportunité que nous y avons vu c'est que autant nous sommes reconnus notre action par le ministère au niveau national autant dès qu'on décline en région dès qu'on décline au niveau des des Dracs c'est une catastrophe on a une sorte de condescendance clair alors avec avec des variations he il y a des endroits où ça se passe mieux que d'autres mais euh à titre d'exemple en son etloir au moment des consultations du printemps il y a eu des réunions aussi il y a pas eu que des consultation par internet ni les les les professions de la culture ni nos mouvements n'ont été convoqués et d'ailleurs on ne sait pas qui a été convoqué qui assistait à ces réunions euh on sait pas ce qui s'y est dit euh on na pas de compte-rendu c'est voilà euh donc c'est aussi euh c'est aussi les conséquences d'un d'un travail à mche forcé parce que bah parce que effectivement la la ministre a un calendrier contraint des objectifs précis et que il fallait faire vite et du coup tout le monde y va en courant quand on y va en courant on y va pas bien ça c'est clair ça se passe pas bien c'est ça se passe un peu n'importe comment donc je ne sais pas ce qu'ilut ce que vont devenir ces conseils moi j'y vois le seul avantage c'est qu'effectivement c'est quand même un début de d'obliger lesidrac à reconnaître notre mission et notre travail et ça de il est obligés à se mettre autour de la table et de travailler ensemble donc ça c'est un plus après euh il était question de labellisation aussi de de lieu des duc pop sauf que les draces nous ont répondu bah oui mais il y a pas de ligne budgétaire donc s'il y a pas de ligne budgétaire ben écoutez non on va pas labellliser c'est compliqué faut monter des dossiers donc exite la labelllisation donc voilà c'est c'est un petit peu c'est un petit j'ai excusez-moi c'est un petit peu n'importe quoi c'est un peu brouillant euh et ben écoutez on va se débrouiller avec ça mais mais je sais pas très bien ce qu'il va en devenir ce que je sais c'est que il est extrêmement important de pour nous de de de noter aussi que il y a pas que le le ministère de la Culture et ces déclinaisons à région qui qui financ la culture il y a plein d'opérateurs il y a plein de de de de financement possibles nous sommes par exemple nous beaucoup en partenariat avec les CAF sur des conventions pluriannielles avec les CAF et qu'il y a une part de développement culturel en en territoire il y a bien évidemment les départements et différents acteurs il y a parfois même des acteurs privés donc c'est c'est aussi il faut prendre en compte la la multiplicité des acteurs et des possibilités de financement on peut pas en avoir qu'un seul et attendre que ça ruisselle pour reprendre un mot qui risselle pas beaucoup d'ailleurs et c'est pas c'est pas l'objectif euh moi je voulais dire aussi que nous nous aimons décliner aussi le mot culture au pluriel euh plus que parce que trop souvent on a réduit la culture à la seule sphère artistique et qu'on a oublié par exemple qu'au sortir de la guerre euh l'éducation économique des jeunes adultes faisait partie de la culture que le syndicalisme fait partie de la culture et qu'il est important pour nous dans nos pour défense de nos valeurs de nos valeurs d'éducation de de populaire de continuer à à défendre l'élargissement de ce de ce de ces enfin de ces activités culturelles et de ne pas les réduire seulement à la sphère artistique parce que quand on réduit la sphère artistique on empêche aussi l'énonciation du conflit social il faut pas l'oublier et que c'est extrêmement important de de s'emparer de toutes ces questionslà merci beaucoup et et donc je passe à nouveau la parole à Emmanuel pareil à propos de du Printemps de la ruralité mais aussi peut-être surtout de des propositions du sinavi alors le printemps de la ruralité donc 98 millions euh c'est ce qui a été enlevé en 2024 sur la seule ligne 131 c'est-à-dire la ligne de la création artistique dans le cadre du de des coupes budgétaires qui ont été posés donc c'est gentil est- à dire que ça va être remis surtout que les le budget tel qu'il est annoncé aujourd'hui on na pas tout à fait encore les lettres de mission de ce gouvernement décision démissionnaire mais il n'empêche que ce qui est annoncé aujourd'hui c'est la reconduction du budget de 2024 pour 2025 et donc la reconduction des coupes budgétaires qui vont avec donc les 98 million ok euh à quoi vont-ils servir euh le problème quand même de ce printemps de la ruralité c'est que il n'est pensé que du prisme des même s'il y a eu beaucoup de gens consultés dans le résultat c'est un peu toujours pareil on vous consulte et puis après on va vous dire ce qu'on va faire et qui va être absolument formidable et notamment moi je pose la question de l'ingénierie et de la façon de d'imaginer la façon dont les acteurs travaillent sur le terrain je dire les experts de la ruralité les experts de la culture en ruralité sont les gens qui travaillent en ruralité sur les questions de la culture ce ne sont pas les scènes les théâtres nationaux qui viendrai poser une boîte noire dans un village pour montrer ce que c'est que un beau spectacle Les il faut vraiment qu'on pense ça quel que soit le lieu les experts c'est nous ça c'est une première chose ça c'est pour résoudre la question de l'ingénierie la deuxième chose c'est je reviens sur la question du passeculture alors le passculture c'est vrai qu'il y a deux espaces il y a cet espace qui est collectif et il y a l'Espace individuel donc l'espace individuel tout le monde dit voilà on donne de l'argent pour aller acheter des mangas c'est pas bien et cetera ok sur la question du Pass du du de la part collective en fait c'est la création d'une plateforme qui permet à des opérateurs qu'il soi des compagnies qu'il soi des théâtres et cetera de proposer des projets et à des établissements scolaires de regarder les projets qu'il y a et puis de choisir celui-là ou celui-là alors il y a des gens qui disent ouais mais moi j'ai posé mon projet on est super vite payé c'est vachement bien sauf que je pense que c'est pas je pense que c'est pensé cette chose là c'est-à-dire qu'on transforme véritablement une politique culturelle on transforme une façon de fabriquer du partenariat on transforme une façon de travailler en une plateforme qui est là pour résoudre la question on clique et on reçoit et on prend ça fait que énormément de Stru tout ça avec la labellisation des draces effectivement de l'État et de de l'inspection d'académie ce qui fait que des gens qui travaillaient depuis des années sur des propositions de de partenariat avec des établissements scolaires avec un travail un peu fin avec des enfants avec un système de de résidence se retrouve aujourd'hui le bec dans l'eau parce qu'ils n'ont pas la validation de la DRAC qui de toute façon les DRAC hein c'est le le le bras armé du ministère en région qui n'a que son prisme c'est-à-dire celui des compagnies qui l'a repéré et les DRAC c'est pas que des gros méchants c'est aussi un service public qui est complètement exangue avec des conseillers qui ne sont plus du tout en mesure de faire leur travail je pourrais leur reprocher de ne pas le dénoncer ça mais on peut pas leur reprocher de pas faire leur travail ce qu'on peut leur reprocher c'est de ne pas le dénoncer et il y a eu une journée de grève là au mois de juin je regrette qu'il y en ait pas eu d'autres tout ça pour dire aussi que dans le le le problème qui se pose aujourd'hui sur la culture en rééalité en fait c'est aussi la la le problème du service public en général parce que le l'action culturelle ne se mène pas artistique et culturel ne se mèent pas en dehors du monde dans une sphère comme ça qui serait les artistes qui fabriqueraient puis rencontrait des gens ce serait des spectateurs et puis tout le monde s'aimerait et ce serait formidable pas du tout je veux dire si aujourd'hui on ne défend pas le service public dans sa globalité on ne peut pas défendre la culture si l'éducation nationale est exangue et ben l'éducation nationale ne peut pas se poser la question de la culture si déjà il se il ils n'arrivent pas à assurer leur mission s'il n'y a pas de transport il y a pas de culture non plus et c'est pour ça qu'on travaille nous sur de l'itinérance quand on va dans une école quand on se déplace dans l'école mais ils sont ravis parce que ils n'ont pas le bus à payer et le bus c'est hors de prix en milieuol en milieu rural pardon excusez-moi et ça c'est pour tout et c'est l'effet dominau à partir du moment où on fait tomber un service public on fait tomber tous les autres c'est pareil en prison c'est pareil pour toutes les actions qui sont menées euh dans le dans le système de santé et cetera et cetera et il faut absolument défendre cette chosel dans sa globalité on passe aux propositions maintenant que j'ai bien [Rires] [Applaudissements] râé parce que sinon j'en ai d'autres comme ça mais bon on va essayer d'être un tout petit peu positif donc si lucide clastet est élu ministre première ministre pardon la semaine nommé Premier ministre la semaine prochaine donc le sinavi va lui faire des propositions qu'elle a déjà fait à un certain nombre de députés et un certain nombre de ministres qui l'écoutent et aux collectivités territoriales ça c'est hyper important le travail dont nous parlons est un travail qu'il soit en milieu rural ou en milieu urbain c'est un travail qui nécessite du temps long c'est un travail qui nécessite de la proximité c'est un travail qui ne peut pas souffrir le le le principe de l'appel à projet systématique donc première proposition c'est vraiment de travailler sur des conventions triénales et des conventions triénales qui ne sont pas fixées et et reconduites évidemment mais qui ne sont pas fixé une fois pour toutes c'est-à-dire que les travailleurs de la culture sont des travailleurs et des travailleuses ça veut dire qu'il y a une véritable nécessité que leur financement soit indexé et sur l'inflation et sur la masse salariale parce que on ne vit pas de culture et d'eau fraîche ni d'art et d'eau fraîche on paye les gens avec qui on travaille et ça n'est pas une coquetterie c'est la loi hein donc ça déjà c'est une première chose la deuxième chose sur lequel on voulait on avait des des propositions c'est une proposition je voudrais pas en oublier mais parce qu'en fait on en a plein plein plein plein plein des propositions euh là peut-être je vais aller tout de suite à celle qui qui qui m'importe là aujourd'hui sur ce sujet-l c'est il existe des des des quartiers qui sont sont en politique prioritaire de la ville des quartiers prioritaires de la ville des ce qu'on appelle les qpv on propose on est en train de travailler un dispositif qui proposerait des territoires prioritaires pour la culture la culture et l'éducation populaire et si on arrive à mener sur du cofinancement des des territoires comme cela on va pouvoir véritablement commencer à penser une politique culturelle de fond de territoire et surtout d'inffusion d'irrigation ça suffit la politique du Grand ruissellement la théorie du Grand ruissellement ne fonctionne pas elle ne fonctionne pas on le sait la nécessité c'est vraiment une nécessité d'infusion territoriale d'irrigation par la racine quand on veut défendre le l'agriculture bio on défend pas la le diffuseur on défend le producteur et c'est là qu'il faut soutenir c'est dans les acteurs qui font qui travaillent sur le terrain au quotidien merci beaucoup Emmanuel et avant de vous passer la parole pour les questions et réponses avec la salle je laisse une dernière fois la parole à Laurent pour quelques éléments de perspective à son tour alors oui on va parler des des perspectives donc ce qu'on peut dire en conclusion on peut pas donner de de de véritables perspectives culturelles en ruralité sans traiter la question de l'avenir des ruralités dans sa globalité nous avons besoin d'une véritable planification écologique et territoriale pour des campagnes vivantes et dynamiques la question de l'accès à la culture anné un des aspects fondamentals on assiste aujourd'hui à un phénomène très inquiétant c'est le départ notamment des des jeunes de nos territoires ruraux alors pourquoi ils partent mais tout simplement par manque de formation supérieure par manque de travail également par manque de service publics mais aussi par manque d'offre culturell le bon sujet à mettre en perspective et à organiser à planifier c'est la relocalisation des activités économiques et le rapprochement des fonctions nécessaire à la vie en ruralité pour cela nous portons par exemple une proposition de loi pour réguler l'installation des médecins dans les déserts médicaux une proposition de loi pour réouvrir des accueils physiques dans tous les services publics redéployer pardon les services publics également et l'installation d'un million de paysans pour assurer nos besoins alimentaires cela passe également par le fait de renouer avec une stratégie industrielle pour relocaliser des activités de production dans les territoires en déclin la politique culturelle en ruralité doit donc s'inscrire dans une stratégie globale pour redynamiser nos campagnes et pour assurer l'égalité des droits donner un av ir culturel à nos campagnes cela implique aussi d'affirmer le rôle central de la commune comme la base de la démocratie locale nous devons aussi revoir les critères de dotation globale de fonctionnement qui défavorisent aujourd'hui les communes rurales avec des écarts jusqu'à 1 à 2 de montant par habitant il faut aussi refuser les baisses de dotation aux collectivités car quand les budgets publ baisse c'est souvent la culture qui trinque et qui sert de variaable d'ajuste en matière de culture cette perspective nécessite de développer une nouvelle politique de la création et de diffusion artistique basée sur le long temps et la confiance dans les travailleurs de l'art et les équipes artistiques nous redonneront leur capacité d'action aux associations artistiques et culturelles ainsi qu'aux maisons des jeunes et de la culture les fameuses MJC par des conventionnement durable et des moyens financiers adaptés afin de leur permettre d'accomplir pleinement leur mission nous devrons aussi développer les dispositifs d'aide à l'emploi que ce soit pour l'animation des lieux culturels ou les associations cette stratégie devra aussi redéfinir les les rapports entre les acteurs de terrain et les institutions chargé de décliner la politique culturelle partout et notamment la Draque mais je vois que le temps passe vite très très vite et je sais que lorsque Lucy casté sera au manettes la culture sera jamais la 4 la 5e roue du carrosse et je sais qu'elle suivra pleinement le programme donc je suis assez confiant sur ça mais on va passer je pense maintenant aux [Applaudissements] questions alors oui il faut alors Mathilde et Caroline donc on peut-être on fait des prises de parole paritaire comme d'habitude on en prend un petit lot d'un seul d'un coup quatre pour commencer on prendra qu trois questions et puis après on on passera on passera au aux réponses monsieur euh alors euh je respire un peu euh alors il y a il y a quelque chose que j'ai pas vraiment compris en fait en lisant le le programme il y avait écrit il y avait écrit Emmanuel gourvic administ administratif ah administratrice des tierslieux alors je me suis dit ah ça va peut-être parler de tierslieu pendant cette conférence et j'étais un peu déçu là en fait je il av pas été mentionné une seule fois même pas la présentation j'ai pas trop compris euh parce que pour moi on avait lors des municipales de 2019 dans notre commune en fait on avait mis un projet justement de tierlieu de création de tierle dans un quartier résidentiel dans lequel qui était éloigné de toute tout commerce tout lieu artistique et eTTH et en fait ça m'a fait penser à quelque chose j'ai j'ai pensé à la confance que j'ai vu sur la France insoumise qu'est-ce que la France insoumise il y avait eu des questionnements sur les municipales qui approchent nos adversaires politiques sont déjà en train de préparer le terrain pour briguer la la la mairie pour 2026 euh et du coup nous qu'est-ce qu'on fait en attendant pour essayer de commencer à faire une action pour contre là euh en face il y a pas eu trop de réponse c'était un peu en mode bon ben les ça va changer d'ici là mais on n pas encore prévu truc et tout euh et bah je lance peut-être un appel euh ce projet de tierslieu pourquoi ne pas prévoir toutes les listes insoumises de concevoir une conception d'un tierslieu dans toutes les communes et petites commune pour créer alors je sais pas si vous savez à peu près ce ce que c'est un tierlieu euh il y a c'est vraiment une zone comme on dit tierlieu il y a le boulot il y a la maison et ça serait vraiment un troè endroit de vie dans lesquels les les gens se rassemblent euh c'est partie de l'histoire des du corking donc c'est histoire de travail ensemble et ça s'est développé donc il y a par Darwin à à Bordeaux et tout et c'est un lieu où les gens se regroupent et ça va au-delà de juste une seule activité c'est même plusieurs activités il y a le travail la culture il peut y avoir un bar il peut avoir du yoga il peut avoir un peu de tout en fait et et cela qui est fait avec les gens du terrain en fait c'est pas du coup c'est pas une histoire de gentrification où euh il y aurait un remplacement de la population ça serait vraiment les gens des quartiers qui viendraent euh prendre leur destin en main et et créer quelque chose collectivement dans un endroit euh séchanger des outils schanger des formations et cetera et euh du coup pour la France Suiss pour 2026 pourquoi ne pas de lancer avec les groupes d'action qui commence à préparer la création d'un tierle ou le cré et cetera voilà [Applaudissements] oui merci beaucoup pour tout ces interventions c'était très intéressant alors en fait ce que je voudrais appuyer quelque chose tout ce qui a été dit sur le fait que il y a besoin d'une mobilisation générale pour les services publics euh voilà moi je suis jeune comédienne ça fait 5 ans que je bosse surtout en en milieu rural et puis bon les questions de l'été les copains c'est qu'est-ce que comment ça va et cetera et la réponse c'est bah je suis un peu inquiète parce qu'apparemment selon la CGT il y a un tiers des intermittents du spectacle qui vont perdre leur travail au coupe budgétaire et une compagnie sur deux qui est menacé disparition donc on est vraiment devant une espèce de plan de licenciement et mais on sait pas qu' va se faire licencier donc on on est tous un peu dans une situation comme ça on va voir comment on va réussir à à se raccrocher aux branches et comment surtout il va comment on va résister et en fait c'est pareil voilà comme on disait dans l'école dans l'hôpital public c'est pareil pour le rail et euh et en fait quand on défend la culture euh seul entre guillemets euh parfois euh ben ça fait une manif sympa il y a des gens qui ont des échasses et des plus de de de ballons multicolore que dans d'autres mais on n'arrive pas à faire porter euh le le message qu'en fait c'est c'est c'est l'ensemble de voilà tous ces services publics qui sont interconnectés et qu'on n'est pas juste en train de défendre euh notre notre position euh euh à à l'intérieur euh de voilà de de comment dire qu'on n pas juste en train de de défendre les les arts pour les arts et qu'on est bien en train de défendre le service public dans son ensemble et que ça a une utilité sociale et cetera et on se fait parfois taxer euh euh de de personnes qui auraient soi-disant des privilèges et qui seraient en train de les défendre et cetera toutes ces idées qui sont totalement fausses hein et et qui viennent de l'extrême droite mais donc je pense qu'on a tout intérêt à à faire ces luttes ensemble et à les construire dès la rentrée voilà et puis aussi dire moi sur les attributions de l'accréditation pas cultture je me pose la question en fait c'est un peu obscure comment est-ce que ça marche et est-ce que on a avancé là-dessus est-ce qu'on en sait un peu plus merci [Applaudissements] bonjour une petite question assez rapide liée à mon expérience personnelle parce que je me suis retrouvver catapulter récemment à à participer à une association culturelle en milieu rural qui qui promeut les arts du cirque je travaille sur les problématiques de financement et euh j'ai remarqué au fur et à mesure que des différents acteurs publqus auxquels je m'adressais pour euh avoir des informations sur les modalités les subventions ce qui existait que il y avait une espèce d'effet d'échelle en disant bah c'est plus la commune c'est la communauté de commune après c'est plus la communauté de commune ça remonte au département et cetera et cetera et je voulais juste vous poser une petite question peut-être pour éclairer le sujet par rapport à tout ce qui relève de la des dispositifs de financement culturel européen parce que je je ne pense pas que ça a été ça a été cité si vous pouviez éventuellement de bah dire un petit peu quel est votre avis dessus pas forcément très loin juste voir un peu comment ça fonctionne est-ce que c'est envisageable de de solliciter les mécanismes européens aussi pour aider à la culture en milieu rural ù est-ce que c'est aussi expqu que ça a l'air voilà merci alors je me permets de reprendre un tout petit peu la parole en fait parce que quand on a travaillé sur cette conférence avec Martin au départ quand on l'a proposé puis ensuite avec nos intervenants la question de la montée du RN et du lien de cette offrees politiques culturelles étit importante était important et là du coup ça n'a pas du tout été abordé donc je pense que enfin on en avait beaucoup parlé tout à l'heure justement que c'était un point important à aborder donc on sait aujourd'hui que bah la montée du RN nous inquiète par rapport à l'accès à la culture mais déjà dès aujourd'hui je sais que vous nous avez exprimé les difficultés que vous retrouvez déjà sur le terrain et je pense que c'est important que vous nous fassiez un petit un petit focus sur ça en fait voilà c'est la seule question que je poserai je vous promets on va commencer par un premier tour de réponse on n'oublie pas les personnes qui ont levé la main depuis le début je vous ferai signe un site pour qu'elle puisse parler on commence par euh Emmanuel pour des premières réponses benah oui je suis un peu désolée de vous décevoir franchement j'étais pas venu pour ça euh donc la question du tierslieu euh il faut pas se faire abuser par la question du tierslieu c'est pas un truc où on mélange tout et euh on fait tout et où on vit et on travaille et où on est tous copains et où on s'aime non non mais je sais je sais je je j'ai bien compris ce que je veux juste dire c'est que d'abord moi je crois avant toute chose dans ce cette chosel je fais la différence entre le tierslieu et le lieu intermédiaire et indépendant qui est un lieu qui a l'initiative d'artiste au départ et qui travaille en porosité avec un territoire le tierslieu c'est vraiment un mélange de d'activités économiques et autres et il ne faut pas se se leurer sur la façon dont les tierslieux ont été accaparé par les politiques publiques et par notamment le SS ces derniers temps c'est-à-dire que c'est aussi malheureusement parfois je vais modérer mes propos c'est pas tous les jours donc voilà un grand transfert un peu comme le passe culture de l'argent public au secteur privé c'est-à-dire que c'est le le monde parfois de la start-up et cetera après il y a des vrais projets qui sont passionnant dans les lieux intermédiaires et indépendants y compris dans des tierslieux en revanche monter un tiers lieu par G si vous y arrivez je trouve ça formidable mais je peux vous assurer que derrière il faut trouver les financements qui vont bien parce que justement c'est des coûpts c'est énorme et voilà le principe peut être tout tout à fait passionnant s'il n'est pas détourné comme tous les principes mais voilà je ça c'est une première chose juste sur la question de de l'enquête de la disparition des compagnies donc il y a effectivement ce que Guilin Gautier a annoncé ce matin une compagnie sur deux et cetera le plan social ça fait un petit moment qu'on en parle en fait on en parle depuis le covid et il y a dans cette salle des gens qui faisait partie de culture en danger à l'époque déjà dès 2020 on a dit attention on va on va être face à un immense plan social notamment dans le spectacle vivant où tout était fermé mais je pense que c'est à l'échelle de la culture on a fait une enquête cette année avec une structure qui s'appelle la pass euh leindac et le sinavi qui sont deux autres qui a un autre euh comment dire syndicat le nôtre euh et effectivement ce qui est annoncé c'est une baisse à peu près de une estimation à 25 % des baisses de diffusion pour les compagnies sur l'année 2025 alors ça veut dire 25 % en moins de spectacle donc c'est c'est dommage pour les spectateurs mais ça veut dire aussi 25 % en moins de travail et donc ça va être aussi vraiment de la de la une une vraie perte de financement sur la question des financements européens alors je suis pas la bonne personne pour répondre à ça même si je vais me relancer bientôt dans un projet européen est-ce que vous avez de la trésorerie voilà c'est-à-dire que ce sont des financements sur lesquels il faut effectivement souvent avancer même si les règles sont en train de s'assouplir je pense qu'il est extrêmement important de se faire accompagner sur ces financements là il y a des structures des types types France Active ou autres ou je suis sûr qu'il y a plein de structures dans vos qui peuvent vous accompagner là-dessus ça demande vraiment de ça mais c'est mais ce qui importe c'est la question là-dedans je pense c'est c'est pas passer d'un échant à l'autre c'est que de toute façon la question de la subsidiarité elle va se poser et la question des financements public de la de des collectivités ell se pose et la question aussi de la reconnaissance d'autres formes de financement qui ne sont pas forcément monétaire quand on est dans une toute petite commune et que par exemple il y a un festival et qu'on met à votre disposition deux ou trois agents technique pour vous aider à monter un chapiteau ça ce sont aussi c'est ce sont véritablement du des soutiens qui sont extrêmement importants et ces soutiens là on a beaucoup de mal à les valoriser c'est-à-dire que il faudrait vraiment changer de plan comptable et je sais qu'il y a des gens qui travaillent à ça voilà la dernière chose peut-être sur la question du du rassemblement national et de et de ce qui fait peser sur la culture oui c'est une catastrophe ce que le rassemblement national les menaces que font peser le ressemblement national sur la culture est une catastrophe le problème qu'on a aujourd'hui c'est que le terrain dans la culture comme ailleurs lui est préparé et lui est préparé dans les grandes largeurs c'est-à-dire qu'à partir du moment où on libéralise la culture on fait le jeu du rassemblement national à partir du moment où on commence à dire et ça nous avons eu cette année des plaintes de structures en tout cas qui se sont retourné vers nous syndicat en disant ns nos subventions ont été coupées pas parce que ce que je faisais ne convenait plus parce que j'ai été repéré comme mtant mobilisé sur Sainte Soline sur des questions écologiques sur la 69 sur la la la campagne de tel ou tel député ou de tel ou telle municipalité et ça de plus en plus ce sont des choses qui se font de façon décomplexée et et c'est vraiment dans les collectivités locales il y a un véritable boulot à faire en direction des élus qu'on retravaille et des élus de collectivité locale qu'on retravaille aussi sur la question de ce que c'est qu'une subvention c'est de l'argent public qui est donné à enfin en tout cas qui est alloué à une structure pour un projet ou pour un ensemble de projets selon des critères qui sont défini par un cahier des charges même quand c'est du financement du fonctionnement c'est ça et ne pas oublier que une subvention n'est pas un cadeau au regard du positionnement d'un tel ou d'un tel ou d'un membre d'une structure par rapport à ses activités et ses accointances politiques et ce danger là aujourd'hui pèse il pèse il est quotidien on est on a adhéré à l'observatoire culturel des libertés artistiques ils sont saisis régulièrement nous avons été saisis un nombre de fois incalculable cette année il faut absolument travailler là-dessus en même temps qu'on travaille contre le programme du rassemblement national mais moi je pense que le programme du rassemblement national faut pas vouloir le faire porter que par la culture c'est vraiment une question de fracture c'est aussi une question de territoire c'est aussi une question de travail c'est aussi une question c'est une question d'exclusion en règle générale et c'est pas la culture qui va résoudre ça toute seule ça j'en suis convaincuant pass la la la parole à Sylvie un mot pour dans la continuité de ce que tu disais sur le comment le chemin et pavé pour l'extrême droite à différents échelons et aussi notamment à l'échelon du du macronisme notre ancienne députée Catherine couturier de la Creuse avait révélé il y a quelques mois que le ministère de l'Intérieur a établi une liste noire d'association que ce soit militante écologique écologiste pardon ou culturel donc l'objectif clair était de les faire disparaître pour des raisons politiques notamment le plateau d'Émil vache et également été mis sur cette liste noire Aurore Claverie la directrice de la Métive qui est un lieu culturel à La Souterraine dans la Creuse qui est un lieu magnifique qui à la fois une médiathèque un lieu de présentation artistique et un lieu de travail et pour vous dire à quel point ceci est son que tête déjà de faire des liste noire d'artistes et d'associations qu'on va faire fermer en les harcelant administrativement en leur refusant tout de suite subvention c'est déjà premièrement inadmissible et c'est un comportement fasciste honnêtement et à cela s'ajoute une incohérence totale qui peut-être heureuse pour nous dans dans dans dans leur délire là-dessus c'est que cette liste noire établie par le ministère de l'intérieur avec le concours des préfectures qui met Aurore clavry dessus de l'utre côté aurore clavry est sélectionné comme étant un des 100 un talent du ministère de la Culture qui a pour but d'être formé à diriger des structures culturelles bon encore heureux déjà ils mettent pas en commun leur liste mais c'est pour vous dire quand même aussi que le le le macronisme met déjà en place ces pratiques autoritaires avec très simplement comme justification de la part de la préfecture on ne va pas soutenir des gens qui sont contre nous c'est simple voilà c'est ça leur leur raisonnement et je ne peux faire qu'éco à nos discussions sur la démocratie ce matin sur le sujet Sylvie bah je vais je vais je vais continuer c'est c'est du clientélisme c'est le renforcement du clientélisme et c'est extrêmement grave on peut le constater aussi de notre côté il faut pas oublier que lorsque vous présentez un dossier de subvention maintenant il faut signer une charte voilà contrat républicain qui vous qui vous oblige à respecter et que bien évidemment c'est c'est pas trop à la limite c'est pas trop qu'on signe ça mais que ça peut être utilisé comme prétexte pour pour exclure et c'est ça qui est bien plus grave c'est ça a été dénoncé moi je suis d'accord que le macronisme a pavé la route pour le Front national pour le rassemblement national maintenant et que c'est clair et que c'est c'est un vrai danger et que après bah il y a plus qu'à continuer pour eu c'est simple il y a la fracture est là et moi je je vois les dangers je parlais de fracture sociale je vois les dangers et combien come ces fractures sont instrumentalisées euh faut pas obliger qu'il y a des on parle jamais de problème de classe dans les villages mais il y a des problèmes de classe dans les villages et bien évidemment que la culture peut être quand je disais que c'est un marqueur Soral ça peut être un marqueur social hein il y a les bobos et les autres je caricature mais c'est une réalité aussi qu'il faut pas oublier il y a les nouveaux habitants et les autres et que nous nous menons au quotidien un travail pour lutter contre ces fractures et que par et que la culture est un des moyens mais ça n'est pas le seul qu'il est important de former de former les habitants mais de former aussi les élus et que ça c'est aussi un aspect qu'on qu'on qu'on néglige un petit peu je pense notamment par rapport aux questions de la culture pour revenir au fond al je je vais revenir en au Fond Européen ben moi j'ai monté une fois dans ma vie un un dossier leader je m'en souviens encore euh bon euh ça ça ça nous a pris beaucoup beaucoup d'énergie mais je je voudrais quand même prolonger avec effectivement faut de la trésorie hein parce que vous êtes remboursé enfin vous êtes payé 4 ans après hein euh donc il faut avancer l'argent avant euh il faut tenir quoi donc c'est et c'est c'est un dossier un peu complexe à mener faut le faut le bien mais enfin bon ça pourrait aussi être être être des biis je je je voudrais rajouter qu'il y a quand même une complexité euh de de des montages de dossiers de subvention euh qui épuis mais qui épuis les professionnels des association moi j'ai j'ai dirige des associations qui qui ont des professionnels et euh là où les associations des professionnels qui accompagnent les bénévoles et les habitants là il y a du dynamisme or nous avons des financements sur projet donc on accumule des dossiers de projets de projets de projets à faire rentrer euh ce que nous voulons vraiment faire dans la ligne qui convient bien euh ça ça dépense ça enfin ça fait dépenser beaucoup beaucoup beaucoup d'énergie c'est épuisant c'est pour ça que je je dis qu'il est aussi avec commme Emmanuel qu'il est extrêmement important d'avoir des conventions pluri-annuel euh et que ça c'est c'est il est important aussi d'avoir des enfin des financements de subvention de fin de de non pas sur projet mais de fonctionnement merci euh c'est c'est la fatigue euh euh et ça c'est important parce que c'est extrêmement difficile à décrocher pour des associations je vais vous dire une petite anecdote concernant Rachid Dati lorsque nous avons signé la charte donc nous étions avec l'ensemble des des mouvements d'éducation populaire à un moment elle elle me elle s'adresse à moi elle me dit ah mais oui mais nous on veut pas fonctionner on veut pas financer les association sur du fonctionnement parce qu'on a constaté que les associations n'évoluaient pas alors ça j'avoue que ça m'a laissé sans voix je suis désolé mais voilà donc on est aussi face à des préjugés de cet ordre là euh mais euh le le fonctionnement finance du salaire et c'est ça qu'il faut le dire il faut le dire ça c'est que ça ça finance du salaire et que c'est grâce à ça qu'on peut accompagner localement par des animateurs par des professionnels qualifiés les habitants dans en territoire EUR pour revenir au donc ça c'est important et pour revenir au finir sur les fameux tiers-lieux alors il se trouve que bon il y a les tiers-lieux il y a les cafés associatifs il y a aussi de beaux projets je suis d'accord nous on soutient des projets on a même au niveau confédéral un groupe de café associatif et de tiers-lieu et on accompagne euh par des professionnels et des bénévoles et par des formations euh les fameux ce ce type de lieux mais moi ce que je trouve très très important et c'est très très difficile aussi de le faire comprendre aux financeurs c'est ce qui est important c'est l'itinérance c'est c'est d'amener c'est d'amener des résidences d'artistes d'accompagner de de permettre à des professionnels de travailler sur le long terme de villag en village en itinérance et que et non pas d'être identifié sur des seuls lieux parce que au départ ce que vous m'avez décrit entre parenthèses du tierslieu je me dis c'est je disais à Martin c'est marron on me dirait il est en train de décrire un foyer rur euh donc bah c'est un peu ça je suis désolé c'était déjà ça en 46 donc mais l'itinérance et soutenir l'itinérance et les possibilités d'itinérance de financement croisé c'est extrêmement important merci beaucoup Laurent oui très vite parce que le retourne juste pour rebondir sur les subventions euh alors vous parlez des subventions européennes et vous avez dit c'est pas la compétence commune c'est compéten communautaire enfin on se dans le dans le labyrinthe des subventions al je fais une parenthèse juste par exemple quand moi j'étais maire d'Aubin donc 3800 habitants une commune où la population est paupérisée se papérise de plus en plus mais avec un milieu associatif très très important donc on a fait le choix quand j'étais maire d'augmenter les subventions aux associations donc déjà ça leur a donné de la respiration et ces associations mais ça leur a permis par exemple en plus de faire le le petit casseecroû quand il y a la fête du village ou des choses comme ça de faire par exemple exemple je pense à une association de faire venir une troupe de théâtre donc troupe de théâtre est venue une autre a fait venir des exposants sur des des tableaux des choses comme ça et en plus des subventions en euros tribuchant ce qu'on a fait c'est qu'on a fait la gratuité des salles au aux associations qui organisé ça on a mis également du personnel communal pour aider à monter des faux murs des choses comme ça enfin du décor des des trucs donc je pense que au-delà de de l'argent on va dire sonnant et tribuchant les collectivités il faut inciter vos élus locaux à à mettre à disposition des locaux du personnel des choses comme ça et dans ma collectivité pourtant la compétence culturelle et la communauté de communes mais j'ai chanté la Communauté de Communes puisque la communauté de communes ne voulait pas faire et bien nous on l'a fait et on en a pris la responsabilité on nous l'a jamais reprocher et moi j'étais content parce que notre commune a enfin retrouvé de la vie et alors ça peut paraître anodin mais quand sur une commune de 3800 habitants qui est très très vaste et assez popérisée quand vous faites une pièce de théâtre que vous avez dans les 200 personnes mais moi je dis que le défi il est relevé et il est gagné et donc voilà quoi et brièvement encore une fois à propos de l'Union européenne et et du et de l'opacité du passeculture vu que on y a pas répondu euh nous portons dans dans le programme européen de la France insoumise donc celui qu'on a porté au aux européennes le fait de simplifier démocratiser et ouais de démocratiser l'accès au financement européen euh associatif et culturel parce que il faut se dire aussi que c'est pas juste de la bureaucratie enfin le Bruxelles est est un temple dédié à la bureaucratie mais on sait très bien que tout ça ça a un but hein aussi c'est de développer euh la culture privée et surtout euh le biais des euh des fondations d'entreprises ou des fondations de grandes fortunes qui eux crois-moi ils les ont hein les fonds pour le faire euh et surtout ils ont aussi des gens dont le travail est dédié uniquement à répondre à des appels à projet euh à des appels à projets européens qui les guettent tous et qui sortent en fait de formation don on leur apprend de faire que ça donc on voit que c'est aussi à l'échelle européenne euh des une dynamique de cette fondaciarisation on va dire financiarisation de la culture parce que bien entendu dans aussi dans dans dans beaucoup d'autres pays européens malheureusement on n'a pas un tissu associatif aussi fort qu'en France là-dessus et et ce sont les fondations privées qui se partagent ce gâteau là ce qui est aussi le cas en France he sur les financements européens aussi sur le passculture et son opacité du coup dans les projets accrédité sur la plateforme adage qui est celle qui permet de de que que des projets soient proposés au au au aux établissements scolaires pour être éligible au au au à la parc collectif du passculture alors je parle sous le regarde d'Emmanuel ave qui on en a discuté mais il ne me semble pas que ce soit tout à fait moins opaque que ça ne l'est depuis sur sur les attributions sur oui voilà et et surtout voilà et le fond qu'il a là-dedans aussi surtout c'est que euh c'est un dispositif qui a été confié à une société privée à la SAS Pass Culture qui a été conçu par quelqu'un qui est poursuivi alors je dis je veux pas dire de bêtises mais qui me semble qui est poursuivi pour conflit d'intérêt enfin en tout cas qui où il y a de la malversation vraisemblable dans la conception de de de dispositif et de C entreprise et à quel moment est-ce que on confie un dispositif qui est censé être le faire de lance de l'éducation artistique et culturelle et une entreprise privée financer uniquement qui a pour but d'être l'opérateur de financement 100 % public et que donc cette entreprise privée elle fait ce qu'elle veut dans ses attributions comen même elle travaille officiellement avec ministère de la Culture mais que ce n'est pas normal que qu'il y ait une telle opacité dans ses critères de fonctionnement et que et que dans ce qu'on fera de de de de dispositifs qui do profondément évoluer il est clair et net que il sera remis dans le giron public et dans le giron des pouvoirs publics euh voilà peut-être on peut prendre deux dernières questions et désolé par avance il y avait monsieur qui levait la main depuis très longtemps monsieur en rouge au fond et après peut-être quelqu'un dans de l'autre côté de de notre ouais à fait bonjour à tous euh je voudrais donner un exemple je suis maire rural d'un village de 350 habitants en Ariège sur la question culturelle la question culturel je pense que nous on l'a abordé sans chercher à avoir des subventions premièrement pour une raison très simple c'est ce que vous avez dit tout à l'heure on est visé on est ciblé et quand on est on est sûr de ne pas avoir de subvention mais par contre ce qu'il y a dans la richesse de notre vallée de larac du haut Couseran c'est qu'il y a des associations et des collectifs et c'est sur cette base là qu'on a pu créer une politique culturelle sur la vallée ces associations et ces collectifs sont eux-mêmes ciblés il faut bien comprendre que que ce soit dans les communes par exemple que le festival antifa puisse se faire il a fallu qu'elle se qu'il se que ce festival se fasse deux fois dans notre commune et qu'on ait donné la preuve qu'il n'y avait aucune casse et et rien de tout cela et cela pendant une journée entière avec un mur du son donc et c'est par ce moyen là et par ce biais là qu'ils ont pu créer un autre festival dans une autre commune la même chose sur ce qui fait que les budgets que l'on peut peut donner les budgets que l'on peut donner comme le collègue l'a dit c'est essentiellement par les communes par des budgets donnés aux associations sur le fonctionnement et donc c'est ça et pour cela il y a qu'une chose à fairein je dis ça aux amis camarades qui sont là donnez-nous les moyens voter voe parce qu'il faut qu'il y ait dans les communes des des communes de gauche mais de des commune de vraie gauche parce que quand je vois le Parti socialiste arégeois c'est du Massacre à la tronçonneuse parce que les subventions ne vont qu'aux associations de du PS arégeois donc vous comprenez bien que à la Commission à la communauté des communes c'est pareil et au département c'est pareil donc ce que je voudrais dire c'est qu'il faut quelque chose c'est créer à l'intérieur des commissions de des institutions territoriales d'une commission citoyenne qui puisse surveiller où vont les subventions parce qu'il y a de fortes comment dire demandes d'association qui font des choses et qui le font finalement sans argent sans rien sur des caisses et ça marche quand même donc c'est l'action je crois c'est l'action de base c'est l'action et la lutte qui permet que la culture et puisse exister dans nos petites vallées il y a je crois qu'il avait une prise de parole d'une dame là-bas toute façon on pourra discuter ensemble après bien entendu oui c'est frustrant ça sera très court bonsoir quid de la le rapport le l'articulation culture et tourisme est-ce que c'est un peu comme avec le SS où ça va dénaturer la culture ou est-ce que c'est une réelle aide par rapport au financement tout ça merci beaucoup euh bon allez est-ce qu'on prend la toute toute dernière question de madame qui est devant et après on on y répond et on conclut cette conférence parce qu'après il va y avoir justement des concerts merci non c'est pas une question j'ai été très très sensible à votre conférence je viens d'un petit village de la Mayenne de moins de 1200 habitants et je suis très attaché à village du lotte où il y a une centaine d'habitants donc c'est vraiment une problématique qui me touche de très près non je voulais juste conclure votre conférence avec une citation de Victor Hugo c'est en période de crise qu'il faut tripler le budget de la culture on y répond alors les réponses peut-être alors les réponses au propos ouais ouais ouais bah ti alors euh ben écoutez c'est pour moi c'est c'est c'est c'est quelque chose d'absolument dangereux parce que c'est réduire la culture au patrimoine hein vous avez du patrimoine tant mieux vous n'en avez pas ben voilà il y a et quit des endroits où il y a pas de touriste parce que il y a aussi ces questions là et euh alors on a déjà noyer la culture à plusieurs moments dans notre histoire et donc c'est pas la peine de continuer à la noyer surtout dans le tourisme donc moi je je je j'y vois un vrai danger alors qui pour le coup il va dans le sens du RN hein parce que le patrimoine le Ren il adore hein euh voilà les vieilles pierres tout ça même le patrimoine oral euh il il y a des choses il y a le meilleur ou le pire hein donc dans dans ces ces questionsl euh moi je je je il se trouve dans mon village il y a il y a aussi la maison du patrimoine oral de Bourgogne Franche compé maintenant euh et je me souviens mais c'était ça remonte à peut-être 15 ans ils avaient été très surpris de voir de voir leur site sur un site du bah c'était le franc national à l'époque parce que voilà patrimoine oral hop tout de suite on on on or c'était pas tout à fait dans cet objectif là qu'il défendent le patrimoine oral donc il faut faut être très vigilant sur ces questions là euh c'est pour moi c'est très très dangereux après sur la question du sur la question du tourisme en fait il y a il y a pas que le patrimoine et on voit bien à quel point euh la la multiplication des festivals euh et et l'ampleur que certains ont pris enfin moi quand j'étais gosse jazz le festival de jazz de Marti qui était un tout petit festival et il y avait j'ai vu didzyig guilpit dans une toute petite salle d'école avec un son pourri voilà c'est devenu l'énorme festival qu'on connaît euh il y a une vraie euh je sais pas comment dire la question c'est celle de l'instrumentalisation en fait que il y a une que il y a une dynamique culturelle et que de fait ça amène aussi des gens et ça amène aussi c'est un peu ce que tu disais sur sur le fait que la dynamique culturelle amène aussi de la population enfin ça ça amène des gens c'est c'est une chose le problème c'est quand tout d'un coup les collectivités se mettent et par exemple la région PACA où je où je suis terre de festival c'est pas terre de festival c'est c'est la question de la vitrine en fait et donc ce qui compte c'est le festival qui fait vitrine c'est celui qui ramène de la popul des touristes et qui ramène du coup de l'argent sonnant et trébuchant et on nous pousse à vendre aussi nos projets dans ce sens-là et c'est ça qui est terrible en fait donc qui est un projet qui fasse que des gens viennent c'est une chose qu' qu'on fabrique des jet pour faire venir des touristes à mon avis CEN est une autre et surtout surtout quand on parle de politique culturelle en territoire rural mais pas que mais partout c'est on parle de permanence en fait artistique les gens on peuvent pas dire écoutez les gens vous êtes super mais les touristes sont partis bah tant pis pour vous quoi ça c'est pas une politique culturelle ça ne peut pas être une politique culturelle voilà après on y peut rien en vrai c'est quelque chose qui souvent dépasse quoi après quand il y a le puit du fou il y a le puit du fou hein on sait bien ce que ça fabrique et tout ça et là on est vraiment sur de l'argent privé quoi et j'ajouterais aussi le bon en effet on peut pas empêcher des gens qui viennent d'ailleurs de venir voir les magnifiques propositions qu'on va faire cela dit ça pose aussi la question du fait qu'il ne faut pas qu'il y ait des propositions riches est varié que pendant les saisons touristiqu également c'est dire qu'en hiver c'est bien que les habitants et les habitants puissent avoir des choses aussi euh et et en fait tout ça pose un grand taxe enfin se relie à un grand taxe que on on a décidé de développer en 2022 dans le programme qui était celui de la culture de proximité c'est-à-dire la culture faite par et pour les habitantes et les habitants ce qui n'empêche pas en fait de fait ça va créer un rayonnement et c'est très bien et c'est heureux mais qu'avant tout on le fait pour les gens qui vivent ici et j'ajouterais euh et ça ça crée de l'attractivité c'estàd que si si oui ou oui et que si les gens après ont envie de de vivre là c'est très bien par ailleurs euh et sur la question du du patrimoine que tu que tu soulevais après entendons-nous bien également il existe une politique du patrimoine qui n'est pas celle la droite et de l'extrême droite c'estàd qui n'est pas une politique identitaire où on valorise ou on porte au nu le patrimoine dans nos politiques culturelles de façon monomaniaque et avec un but identitaire et sers souvent raciste euh bien précis euh et ce à quoi j'ajouterai que au côté du côté de la France insoumise premièrement on peut tout à fait être ouvert peut-être qu'il faut trouver un autre mot patrimoine parce qu'on sait que euh euh faut valorise aussi le matrimoine peut-être un jour valoriserons-nous un nom neutre qui qui ne posera pas ce ce sujet euh enfin tu vois qui sera plus inclusif en tout cas euh et euh mais euh à la France insoumise aussi et là je fais mon monsieur programme nous portons une vision du patrimoine donc désolé du terme qui est issue de la Révolution française quand au moment de la Révolution euh nos ancêtres ont décidé qu'il y avait des choses euh qui étaient trop précieuses pour appartenir au riches et à l'aristocratie euh et que c'est pour ça qu'on a commencé à créer des musées euh parce qu'on a pris euh c'est euh c'est bien alors qu'enprèit ce soit du côté des des œuvres ou ou du côté des vieilles pierre qu'on a bah collectivisé qu'on a nationalisé et que en fait la la la valor l'entretien la valorisation du patrimoine dans une vision émancipatrice elle existe aussi et elle nécessite euh euh plusieurs choses notamment quelque chose d'assez intéressant que je vous conseille qui s'appelle la planification parce que euh il faut planifier la rénovation de de et l'entretien de de de élés vraiment là quand ce qu'on appelle les vieilles pierres entre guillemets c'est très large et qu'on ne peut pas le faire que de façon communicationnelle ou politicienne avec des planans avec Stéphane Bern ou des plans axés uniquement sur les églises c'est bien de rénover les églises mais c'est marrant on se demande pourquoi c'est que les églises et que les églises d'un seul culte dans dans dans tout ça et et que à à la fin des fins une une politique culturelle émancipatrce comprend également le patrimoine mais dans la diffusion de son inscription dans l'histoire de l'humanité des ces contradictions et non pas dans un aspect monomaniaque pour vanter une vision bien souvent tronquée et fausse par ailleurs de l'histoire de France et de ce qui fait culture commune et bien merci à toutes et à tous pour cette conférence et vos intervention et on se retrouve très bientôt