Sécheresse : "Le meilleur soutien qu'on puisse avoir est celui des clients", dit un maraîcher bio de la Somme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
A combien estimez-vous vos pertes cette année à cause de la sécheresse ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Est-ce que des aides sont déjà arrivées sur votre compte bancaire comme l'avait promis la ministre ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous partagez cet avis sur le montant dérisoire des aides ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Ça met en péril une exploitation comme la vôtre, par exemple ?
- 3:13OuverteRéponse partielle
Est-ce que les mesures annoncées par la ministre répondent à vos problèmes de fonds et à vos besoins ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendez peut-être aussi du grand public, de vos clients ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30InvitéChiffre
« Sur le chiffre d'affaires, environ 35 à 40 000 euros. »
- 0:39InvitéChiffre
« il y a des cultures sur lesquelles on a perdu 80% jusqu'à 100% de pertes en fait. »
- 1:17PrésentateurChiffre
« La déclinaison locale du plan d'urgence agricole s'élève ici à un peu plus d'un million d'euros. »
- 1:17PrésentateurChiffre
« Jusqu'à 4000 maximum par exploitant. »
- 3:49InvitéChiffre
« j'utilise entre 500 et 600 litres de GNR par an, ce qui représente une aide à 70 euros pour des factures qui s'élèvent autour de 1 200, 1 300. »
Temps de parole
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- Présentateur 211 %
- ?7 %
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34, les agriculteurs verront arriver sur leurs comptes bancaires les premières aides dès le début du mois d'octobre, a promis la ministre Annie Genevard. Dans la somme, les exploitants ont 6 jours pour déposer leurs demandes pour obtenir une petite part du plan d'urgence nationale sécheresse. Vous y revenez, Céline Otin, avec un maraîcher bio installé à l'ompré-les-Corsins entre Amiens et Abbeville. Bonjour Bertrand Bouvier.
Bonjour
Céline.
A combien estimez-vous vos pertes cette année à cause de la sécheresse ?
Sur le chiffre d'affaires, environ 35 à 40 000 euros.
Et
sur vos
rendements
habituels, par rapport aux rendements habituels
?
Écoutez, il y a des cultures sur lesquelles on a perdu 80% jusqu'à 100% de pertes en fait.
Est-ce que des aides sont déjà arrivées sur votre compte bancaire comme l'avait promis la ministre
? Alors
non, pas encore, mais en revanche, les dossiers sont complétés et ils ont tous été signés. Donc
on
attend probablement que les autorités attendent la fin des déclarations pour pouvoir verser les indemnités.
On l'a dit effectivement dans la Somme, les exploitants jusqu'à dimanche pour déposer leur dossier d'aide. La déclinaison locale du plan d'urgence agricole s'élève ici à un peu plus d'un million d'euros. Jusqu'à 4000 maximum par exploitant. On a entendu il
y
a quelques minutes un maraîcher du Nord d'Amiens nous parler de montant dérisoire. Est-ce que vous partagez cet avis
? C
'est un montant qui ne correspond pas du tout ni à nos pertes, ni aux problèmes qu'on a rencontrés ou qu'on va rencontrer financièrement. Puisque
comme
les problèmes ont eu lieu cet été et qui ont impacté fortement les cultures d'automne, forcément on va avoir des soucis sur la trésorerie à l'avenir. Et bon, c'est un montant qui
va
pouvoir nous aider
instantanément
un petit peu à subvenir à nos besoins là dans l'immédiat. Mais s'il n'y a pas une autre aide à venir dans le courant de la fin de l'année ou dans le début de l'année prochaine, ça va être compliqué, c'est sûr.
Ça met en péril une exploitation comme la vôtre, par exemple
? Oui, ça
peut, ça peut forcément, oui.
On
a essayé de corriger le tir à partir du moment où on a eu des précipitations, donc à partir de la mi-août, fin août.
Mais
forcément, il y aura des pertes à considérer. Après, on récolte quand même un petit peu
et
on est soutenu quand même par nos clients. On a élevé un petit peu plus les prix pour essayer de pallier au manque.
Ça
va être difficile. Certaines exploitations peuvent être forcément dans
de
grandes difficultés. Pour ma part, on attend un petit peu. On est en train de récolter les cultures d'hiver, d'automne-hiver. Et donc, il faut vraiment faire un bilan intermédiaire pour savoir
comment
on va s'en sortir.
Il est 7h47. Vous écoutez ici Picardier. Nous sommes avec Bertrand Bouvier, les maraîchers bio installés à l'omprès-les-Corsins, entre Amiens et Abbeville. Vous évoquez ces problèmes qui vont durer au moins jusqu'à la fin de l'année pour la trésorerie. La ministre de l'Agriculture a annoncé la semaine dernière des prêts à taux zéro, un rééchelonnement des échéances bancaires, l'assouplissement des guichets d'aide pour l'achat du GNR agricole. Est-ce que ça répond aux problèmes de fonds et à vos besoins
? Ça
y contribue. Ça y contribue un petit peu, forcément. Après, on a des structures qui sont différentes des grosses exploitations céréalières ou de l'élevage. Chaque ferme a ses problématiques.
C
'est vrai que nous, l'aide sur le GNR, une ferme comme la mienne, j'utilise entre 500 et 600 litres de GNR par an, ce qui représente une aide à 70 euros pour des factures qui s'élèvent autour de 1 200, 1 300. Forcément, c'est
une
aide dérisoire par rapport à nos besoins.
On
a parlé de la réponse de la puissance publique. Qu'est-ce que vous attendez peut-être aussi du grand public, de vos clients, mais pas seulement des consommateurs qui achètent les fruits et légumes ici et dans la Somme
? Je
leur dis, je leur fais confiance.
En
fait, j'ai bien conscience qu'ils comprennent les difficultés de nos métiers. J'ai la sensation que tout le monde a envie de manger mieux.
Et
il ne faut pas oublier qu'on reste quand même à des prix inférieurs de ceux qu'on peut trouver dans le commerce pour une qualité souvent meilleure. Donc voilà, il faut absolument que nos clients, et même des clients qui sont
habitués
à aller dans d'autres structures,
qu
'ils reviennent ou qu'ils aillent ou qu'ils continuent à aller vers leurs producteurs locaux. Et c'est le meilleur soutien qu'on puisse avoir, je pense.
La force du circuit court, effectivement, avec vous, Bertrand Bouvier, je le rappelle. Vous êtes maraîcher installé en bio à long près les Corsains, dans la Somme entre Amiens et Avil. Merci d'avoir accepté de partager et d'expliquer la situation et vos difficultés en ce moment. Merci à vous. Bonne journée. Merci. Merci à vous. Et il est 8h moins 10.