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Discours / meetingAlexandre Basquin· 13 juin 2025 3 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

"L 'eau doit être un bien commun sanctuarisé": l'appel d'Alexandre Basquin

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « et 40 % des masses d'eau qui risquent de ne pas atteindre un bon état chimique d'ici 2027 avec évidemment les conséquences sur la santé humaine que nous avons tous en tête. »
  • 0:00Invité politiqueFait
    « Certes, la loi sur l'eau de 1992 a créé des périmètres de protection de captage renforcé par l'inscription en 2006 des aires d'alimentation de captage dans le code de l'environnement. »
  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « Rappelons encore que 14300 captages d'eau ont été fermés et que 100 captages sont fermés ou abandonnés chaque année à cause de pollution non traitable techniquement ou du moins à un coût raisonnable. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « Abandonner des captages aujourd'hui, c'est renforcer notre dépendance vis-à-vis des captages existants. »
  • 0:44Invité politiqueChiffre
    « les coûts de prévention sont trois fois moins élevés que les coûts de traitement qui peuvent atteindre eux jusqu'à 1 milliard d'euros par an »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « L'eau doit être au centre de toutes les intentions sans exclusive. »
  • 1:28Invité politiquePromesse
    « nous voterons très favorablement cette proposition de loi. »

Temps de parole

  • Alexandre Basquin100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Alexandre Basquin

et 40 % des masses d'eau qui risquent de ne pas atteindre un bon état chimique d'ici 2027 avec évidemment les conséquences sur la santé humaine que nous avons tous en tête. Certes, la loi sur l'eau de 1992 a créé des périmètres de protection de captage renforcé par l'inscription en 2006 des aires d'alimentation de captage dans le code de l'environnement. Mais nous le voyons bien au regard des chiffres avancés, ce n'est plus suffisant et il faut légitimement aller plus loin.

Cette proposition de loi va évidemment dans le bon sens, bien plus loin d'ailleurs que la feuille de route gouvernementale sur l'amélioration de la qualité de l'eau par la protection de nos captages présenté en mars dernier mais qui reste bien trop timide à bien des égards. Rappelons encore que 14300 captages d'eau ont été fermés et que 100 captages sont fermés ou abandonnés chaque année à cause de pollution non traitable techniquement ou du moins à un coût raisonnable. Abandonner des captages aujourd'hui, c'est renforcer notre dépendance vis-à-vis des captages existants.

Comme quoi comme quoi le problème d'eau n'est pas seulement une question de manque de ressources mais est aussi lié à un manque de capacité de financement et d'investissement. Et donc, j'aimerais revenir sur le fait et ça l'a été dit également que les coûts de prévention sont trois fois moins élevés que les coûts de traitement qui peuvent atteindre eux jusqu'à 1 milliard d'euros par an et qui pèsent fortement sur les collectivités gestionnaires. Des collectivités qui n'ont parfois pas d'autre choix que de les répercuter sur les consommateurs. Nous considérons donc que la gestion de l'eau doit ouvrir un nouveau paradigme afin de résoudre la globalité des enjeux auxquels elle est confrontée.

Nous ne pouvons plus mégoter. L'eau doit être au centre de toutes les intentions sans exclusive. Et lorsque je dis ça, j'ai évidemment conscience qu'il faille également soutenir avec force la filière agricole et créer toutes les conditions pour permettre nos conversions solides, pérennes et viables pour nos agriculteurs. L'un n'allant pas sans l'autre, mais surtout l'un ne s'opposant pas à l'autre. Il nous faut arrêter, je pense, d'avoir une vision binaire des choses. Tant nous sommes tous concernés, tant nous avons tous besoin d'une autre qualité et tant il y a urgence apporter une solution durable. Nous en avons tous conscience ici sur ces bancs, je le sais.

Et c'est pourquoi j'en appelle à nous éloigner des eaux glacées du calcul égoïste. Face à cette crise de l'eau, il nous faut agir collectivement en ayant en tête les les générations pardon d'aujourd'hui et de demain. Et vous l'aurez compris, nous voterons très favorablement cette proposition de loi. Je vous remercie. Merci cher collègue.