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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 12 octobre 2026 10 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSolidarités & famille

"Il faut prendre conscience que les crises sont là", estime la présidente nationale de la Croix-Rouge française

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Donc on parle de quoi exactement ? Des crises de quelle nature ?

  • 4:32OuverteRéponse directe

    Alors le but, dites-moi si j'ai bien compris, c'est ni de nous faire paniquer, ni de faire de nous des survivalistes.

  • 5:02OuverteRéponse directe

    Mais à qui vous vous adressez ? Aux citoyens en particulier ? Aux entreprises ? Aux collectivités ?

  • 7:46OuverteRéponse directe

    les gestes qui sauvent, c'est aussi savoir qu'autour de chez soi, il y a une personne isolée par exemple, savoir qui alerter en cas de problème, c'est ça aussi ?

  • 8:12OuverteRéponse directe

    Mais alors qui doit s'en charger ? Qui doit se charger de nous apprendre tout ça ?

  • 9:12OuverteRéponse directe

    Un rôle particulier en cas de crise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:43Invité politiqueFait
    « aujourd'hui je crois que les citoyens sont complètement insuffisamment préparés et sensibilisés aux risques sur les crises. »
  • 3:51Invité politiqueFait
    « Et il est important qu'aujourd'hui on prenne conscience que les crises sont là puisqu'elles s'enchaînent, elles se superposent même. »
  • 5:33Invité politiqueFait
    « Par exemple, 72 heures, si vous devez rester enfermé dans votre maison ou votre appartement pendant 72 heures, qu'est-ce que je dois faire pour pouvoir survivre pendant 72 heures sans être dans la difficulté ? »
  • 7:12Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui en France, on est à 40% à peu près de personnes qui sont formées aux gestes qui sauvent. »
  • 7:31Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, dans des pays scandinaves, en fin de l'onde, ils arrivent à 80% de la population formée. »

Temps de parole

  • Invité politique52 %
  • Invité20 %
  • Présentateur19 %
  • Invité 23 %
  • Invité 33 %
  • ?2 %

≈ 6,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Regarde la France à 6h10, 7 nouvelles semaines, nouveau département, Laetitia Gueyer vous avez choisi le Lot-et-Garonne, on commence avec qui ? Avec celui qui peut ouvrir n'importe quelle porte.

0:10
Invité

Pascal Ondero, 54 ans, originaire du village de Prissas, artisan serrurier depuis quelques années maintenant.

0:17
Locuteur

Vous

0:17
Invité

en avez combien là

0:18
Locuteur

? Oh

0:19
Invité

je ne sais pas, il va y

0:21
Locuteur

avoir

0:21
Invité

une cinquantaine. Celle-là elle est quand même très très jolie, elle est immense, ça pèse un kilo votre clé

0:26
Locuteur

?

0:26
Invité

Non,

0:27
Locuteur

elle

0:27
Invité

pèse 200-300 grammes. Enfin je ne le mets pas dans ma poche quoi.

0:29
Locuteur

Mais

0:29
Invité

à l'époque ils ne les mettaient pas forcément dans la poche. La taille de la clé était un signe de richesse. Ah ouais ? Plus la clé était grosse, plus la maison était grosse, puisque ça appartenait à une grosse serrure, et on ne posait pas une grosse serrure sur une petite porte.

0:41
Locuteur

Oh

0:42
Invité

là là, celle-là ? Elle est plus grosse. La serrure n'est pas forcément plus travaillée, mais la clé elle est quand même beaucoup plus travaillée. C'est des objets qui vont vivre sur des centaines d'années. C'est ce qui me donne l'envie de pouvoir en faire, de pouvoir les réparer. Mais vous communiquez d'une certaine manière par les mains, ou par la réflexion que vous inspire une serrure, avec la personne qui justement, au XVIIIe siècle, a imaginé cette serrure ? Je me remets à sa place. Je redonne vie en fin de compte à cette personne qui l'a fabriquée. Cet attachement aux bâtis, aux choses anciennes, ça veut dire quoi pour vous ? C'est notre histoire.

Les personnes qui ont construit ces bâtiments, qui ont fait ces serrures et ces portes, c'est des personnes qui ont fait notre histoire, qui ont permis à une certaine époque d'évoluer aussi, et de faire ce qu'est la France aujourd'hui.

1:23
Locuteur

Et

1:23
Invité

quand vous vous retrouvez face

1:24
Locuteur

à

1:24
Invité

une serrure comme celle-là, de 30 cm sur 15

1:28
Locuteur

?

1:29
Invité

C'est les 20% de mon chiffre d'affaires qui m'éclate. La clé est une œuvre d'or, mais je pense que l'entièreté de la serrure est une œuvre d'or. En soi, le fonctionnement, il est excessivement simple. Une serrure, c

1:40
Locuteur

'est

1:40
Invité

un petit labyrinthe où toute chose a sa place, et toute chose ne gêne pas la chose à côté. Et l'ensemble fait une serrure qui suit le temps. Est-ce que les serrures d'aujourd'hui sont plus complexes que celles que vous montrez du XVIIIe ? Elles sont plus complexes dans leur mécanisme, oui, mais elles sont beaucoup plus faciles à neutraliser. Toutes les pièces d'une serrure ancienne peuvent se refaire. Contrairement à une serrure moderne, quand il y

2:01
Locuteur

a

2:01
Invité

une pièce qui est cassée dedans, on prend la serrure, on la jette et on en a mis une autre. C'est désespérant ça. C'est le monde actuel. Pascal a créé son entreprise en 2021 après un licenciement. Moi, aujourd'hui, je suis tout seul. Je ne regrette strictement pas ma reconversion, mais c'est quand même très compliqué aujourd'hui. J'ai un peu de mal à me sortir en SMIC tous les mois. Des fois un peu plus, des fois un peu moins, mais c'est l'avis de patron. Finalement, vous diriez que

2:23
Locuteur

c

2:23
Invité

'est un mal pour un bien ce qui vous est arrivé ? Ah, totalement. Et je crois que j'aurais continué dans ce que je faisais, j'aurais raté quelque chose de ma vie. Le plus dur, ça a été de dire, allez, je me lance. Je le fais. Mais aujourd'hui, je revis. J'aime faire les dépannages parce que j'aime ouvrir les portes. Et ma satisfaction, c'est que la porte se déclenche et clac ! Et là, on se dit,

2:42
Locuteur

j

2:42
Invité

'ai réussi. Qu'est-ce que ça raconte un serrurier, en fait ? La serrure par elle-même, c'est quand même un point qui sécurise une maison. Quand les gens partent en vacances, ils ferment la porte à clé. Et pour eux, c'est inviolable. La serrure est un moyen de pouvoir apaiser les gens. Et la serrure protège.

2:57
Présentateur

Pascal Landero, artisan serrurier à Preissas, dans le Lot-et-Garonne. C'est fini pour aujourd'hui, mais on retourne dans ce département demain pour un autre portrait signé Laetitia Gueye.

3:13
Locuteur

Il

3:14
Invité

est

3:15
Présentateur

6h20. Comment mieux se préparer aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles ou industrielles ? C'est tout l'enjeu de la semaine de la résilience organisée par la Croix-Rouge qui débute aujourd'hui et à laquelle s'associe Radio France et donc France Inter. Bonjour Caroline Cross.

3:30
Locuteur

Bonjour

3:31
Présentateur

Mathilde. Vous êtes la présidente de la Croix-Rouge française. Si vous organisez un tel événement, c'est que nous ne sommes pas prêts à affronter ces risques

3:38
Locuteur

? Non,

3:39
Invité politique

aujourd'hui je crois que les citoyens sont complètement insuffisamment préparés et sensibilisés aux risques sur les crises. Et il est important qu'aujourd'hui on prenne conscience que les crises sont là puisqu'elles s'enchaînent, elles se superposent même. Tout le monde a été victime cet été de plusieurs crises à la fois. Et c'est important aujourd'hui qu'on se prépare mieux à ces événements.

4:02
Présentateur

Donc on parle de quoi exactement ? Des crises de quelle nature

4:05
Locuteur

? Il

4:07
Invité politique

y a des crises, aujourd'hui vous avez des crises naturelles avec bien évidemment, on l'a vu, les vagues de chaleur, la canicule qu'on a pu avoir cet été, les inondations, la sécheresse. Il peut y avoir à un moment donné des grandes coupures de courant. On peut avoir des cyberattaques. Il y a de multiples façons d'être dans la difficulté et donc il faut qu

4:31
Locuteur

'on

4:31
Invité politique

se prépare.

4:32
Présentateur

Alors le but, dites-moi si j'ai bien compris, c'est ni de nous faire paniquer, ni de faire de nous des survivalistes.

4:39
Locuteur

Ah

4:40
Invité politique

non, tout

4:40
Locuteur

à fait. C'est un entre-deux.

4:42
Invité politique

C'est exactement un entre-deux. Se préparer, ça ne signifie pas vivre dans la peur, mais c'est surtout qu'on adopte quelques réflexes simples pour mieux se protéger et surtout protéger ses proches. Ce n

4:52
Locuteur

'est

4:52
Invité politique

pas parce qu'on connaît les risques qu'on apprend à les connaître que ça va nous les faire arriver et aujourd'hui, ça nous permet de mieux les anticiper et puis de pouvoir réagir le moment venu.

5:02
Présentateur

Mais à qui vous adressez-vous ? Aux citoyens en particulier ? Aux entreprises ? Aux collectivités

5:06
Locuteur

?

5:07
Invité politique

Aujourd'hui, pour faire face à une crise, on a besoin de tout le monde. Aujourd'hui, on ne pourra pas préparer la France aux différentes crises qui nous affrontent si tout le monde ne s'y met pas. Donc, on s'adresse bien évidemment à tous nos partenaires, aux entreprises, aux écoles, à toutes les personnes qui allaient aux communes, à tous les élus, mais aussi aux citoyens parce que le citoyen lui-même peut se préparer à son échelle pour pouvoir être autonome. Par exemple, 72 heures, si vous devez rester enfermé dans votre maison ou votre appartement pendant 72 heures, qu'est-ce que je dois faire pour pouvoir survivre pendant 72 heures sans être dans la difficulté ?

Je vous pose la question, qu'est-ce que je dois faire pendant 72 heures

5:47
Locuteur

?

5:49
Invité politique

Vous avez la possibilité de préparer un kit complet d'urgence. Soit vous le préparez vous-même parce que vous pouvez avoir complètement la composition de ce kit sur notre site, mais vous pouvez aussi acheter le kit d'urgence complet qui comprend des éléments de signalisation, d'éclairage avec une lampe torche, notamment radio dynamo, qui est sans pile et qui permet justement d'écouter la radio avec toutes les informations qui puissent s'y passer. Cette lampe fait aussi lampe, mais là vous n'avez pas besoin parce qu'il nous manque toujours des piles au dernier moment. Donc vous avez des bâtons luminés de secours pour pouvoir vous signaler.

On a une bougie longue durée pour pouvoir là aussi s'éclairer. On a un récipient d'eau, il faut garder de l'eau à la maison en quantité suffisante pour pouvoir justement être autonome. Et puis après, on a une trousse de secours dedans. On a un sac de couchage qui permet de s'isoler du froid et de l'humidité. Et donc un couteau multifonction, des ciseaux qui permettent de couper tout ce qui pourrait gêner. Par exemple, si vous avez eu à un moment donné un grand coup de vent, il faut calfeutrer des fenêtres. Voilà, il y a tout ça dans un sac de secours, un sac d'urgence qui nous permet de nous protéger et de vivre pendant 72 heures. Et puis apprendre aussi les gestes qui sauvent.

7:10
Locuteur

Ah

7:10
Invité politique

oui, apprendre les gestes qui sauvent. Aujourd'hui en France, on est à 40% à peu près de personnes qui sont formées aux gestes qui sauvent. L'objectif, ce serait vraiment de doubler ce chiffre dans les années qui viennent. Alors on voit qu'il

7:24
Locuteur

y a

7:24
Invité politique

une progression en France au fur et à mesure des années, mais c'est encore insuffisant. Aujourd'hui, dans des pays scandinaves, en fin de l'onde, ils arrivent à 80% de la population formée. Donc aujourd'hui, on n'y est encore pas en France et il faut vraiment que chacun puisse comprendre que les gestes qui sauvent, apprendre à faire un massage cardiaque, apprendre à alerter, ça sauve des vies. Mais

7:46
Présentateur

les gestes qui sauvent, c'est aussi savoir qu'autour de chez soi, il y a une personne isolée par exemple, savoir qui alerter en cas de problème, c'est ça aussi ?

7:53
Locuteur

Tout

7:54
Invité politique

à fait, c'est commencer à connaître un petit peu tout ce qu'il y a autour de soi, ses voisins, comment est-ce qu'on peut aider l'autre ? Et c'est beaucoup de solidarité parce qu'on sait que dans les moments difficiles, la solidarité entre les gens qui habitent les uns à côté des autres, c'est ce qui compte.

8:12
Présentateur

Mais alors qui doit s'en charger ? Qui doit se charger de nous apprendre tout ça ? Parce que là, cette semaine de la résilience que vous organisez, c'est surtout pour nous alerter, pour nous sensibiliser à ce problème. Mais comment on se forme

8:23
Locuteur

?

8:24
Invité politique

Alors bien sûr, cette semaine, c'est juste une semaine de sensibilisation. Mais aujourd'hui à la Croix-Rouge, j'allais dire, la journée de la résilience, elle est quasiment tous les jours puisqu'on forme les gens au premier secours dans nos unités locales. On a plus de 1000 entités en France qui font des gestes qui sauvent. On apprend aussi à l'école les gestes qui sauvent. Donc il y a plusieurs possibilités. Vous pouvez vous inscrire sur les établissements qui font des gestes qui sauvent et la Croix-Rouge entre autres. Mais c'est vrai que vous pouvez vous former à tout moment. Et c'est une formation courte qui permet aujourd'hui d'apprendre le minimum pour pouvoir sauver une vie.

Avec au milieu

9:04
Présentateur

de tout ce qui est crucial pour sauver des vies, la radio publique. On doit jouer, nous à France Inter, nous à Radio France. Un rôle particulier en cas de crise ?

9:15
Locuteur

En

9:15
Invité politique

cas de crise, vous allez faire passer les informations justement de, je ne

9:19
Locuteur

sais

9:19
Invité politique

pas si on doit rester chez soi parce que dehors, il y a un danger. Vous allez passer les bonnes informations et c'est vous qui pouvez le faire. Après, encourager les gens à se former régulièrement aussi au premier secours, ça peut être aussi un de vos rôles pour pouvoir justement encourager les gens à

9:37
Présentateur

se former. Et Radio France, c'est pour ça que Radio France est partenaire de la Croix-Rouge pour cette semaine nationale de la résilience. Et je pense notamment aux 44 radios locales du réseau ici. Ça, c'est un réflexe à avoir en cas de catastrophe majeure. Il faut écouter sa radio locale. Ce qui s'est passé cet été, notamment avec les incendies tentaculaires en Gironde. Il y avait une antenne 24 heures sur 24 pour avoir toutes les infos. Merci beaucoup Caroline Cross, présidente de la Croix-Rouge française. Vous étiez en direct dans le 5-7.