Nous souhaitons un référendum sur l'immigration ! - Laurent Jacobelli (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 54 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
C'est un Premier ministre de droite ou de gauche, Michel Barnier et Laurent Jacobelli ?
- 0:10RelanceÉludée
Le Premier ministre avait dit que ce sera deux tiers des réformes structurelles et un tiers l'impôt. Grosso modo, on va dégraisser l'État qui coûte très cher, mais on va demander aux Français un effort. Or, le Haut Conseil de la dépense publique dit que c'est l'inverse.
- 0:45OuverteRéponse directe
La taxe sur l'électricité, pour qui elle va être le plus dure ? Pas pour les multimillionnaires, mais pour les Français les plus modestes.
- 0:53OuverteRéponse directe
La fin des subventions des voitures électriques ou hybrides, ce sont les Français les plus modestes à qui on dit « tu dois changer de voiture », mais qui demain ne seront plus aidés.
- 1:06OuverteRéponse directe
Il y a aujourd'hui 3 200 milliards de dettes. Il faut restructurer complètement la manière de dépenser et de taxer. Sinon, l'année prochaine, on aura le même problème.
- 1:19OuverteÉludée
Est-ce qu'on va, par exemple, détricoter partiellement au moins ces grandes régions qui coûtent plus cher que les anciennes petites régions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:56PrésentateurChiffre
« 54 milliards, le coût de l'immigration, pas de mesure. »
- 2:45PrésentateurFait
« Nous sommes aujourd'hui en France numéro un du monde en termes de pression fiscale. »
- 3:53PrésentateurChiffre
« La dépense publique, encore une fois, j'ai refait les calculs, aujourd'hui même, la dépense publique augmentée de l'inflation augmente de 2,6%. »
- 4:20PrésentateurChiffre
« Il y a, aujourd'hui, dans l'éducation nationale, 800 000 enseignants et 300 000 administratifs. Ça veut dire 1,1 million de personnes. »
- 4:49PrésentateurChiffre
« Finalement, on est à plus de 6%, peut-être même 7%. »
- 4:58PrésentateurChiffre
« Pour l'année prochaine, on aura au moins un déficit public de l'ordre de 6% dans une année. »
- 10:54PrésentateurFait
« Les Français payent plus d'impôts. Nous sommes surendettés et le service public diminue. »
- 11:30PrésentateurFait
« Un Français sur deux qui arrive à la retraite aujourd'hui ne travaille plus. »
- 12:13PrésentateurChiffre
« L'année dernière, le budget de l'Elysée a augmenté de 11 %, donc de 12 millions d'euros. »
- 12:34PrésentateurChiffre
« Les dépenses de fonctionnement de la fonction publique augmentent de plus de 15 % en 3 ans, plus que l'ensemble de la dépense publique. »
- 18:46PrésentateurChiffre
« 18 milliards de pertes à la sécurité sociale. »
- 31:21PrésentateurChiffre
« La France avait créé 1000 milliards de dettes sous son règne et celui d'Emmanuel Macron. »
- 35:26PrésentateurFait
« Si on est dans la moyenne haute, ça veut dire qu'on crée des appels d'air. »
- 36:42PrésentateurChiffre
« 75% des Français veulent une autre politique migratoire. »
- 36:56PrésentateurFait
« Il faut tout revoir. Le contrôle des frontières, les allocations aux étrangers, nos relations diplomatiques, le droit du regroupement familial. »
- 37:23PrésentateurFait
« Nous sommes pour une meilleure gestion de l'immigration qui, aujourd'hui, devient ingérable en France. »
- 37:29PrésentateurFait
« Ingérable. Notamment en termes de sécurité, de criminalité, de montant financier des allocations, de perte d'identité. »
- 38:40Locuteur 10Fait
« Le Conseil constitutionnel, en réalité, n'a pas censuré la loi. »
- 39:12Locuteur 10Fait
« Faciliter quand c'est manifestement indispensable les déchéances de nationalité. »
- 39:21Locuteur 10Fait
« Augmenter la durée de la rétention administrative jusqu'à la limite prévue par la directive européenne. »
- 40:02Locuteur 10Fait
« La situation est telle qu'il faut laisser le temps au temps. »
- 46:49Locuteur 6Chiffre
« Le coût pour l'Italie est estimé à 160 millions d'euros par an. »
- 55:09Locuteur 10Fait
« Si on ne prend pas des mesures au niveau européen, dans 20 ans, l'Europe est morte. »
- 59:04Locuteur 10Fait
« Il a fait 5 ans de détention provisoire et vous ne pouvez pas aller au-delà d'une certaine limite. »
- 1:02:58PrésentateurChiffre
« Quand 80% des Français pensent que leur justice est défaillante, ça ne vient pas de rien. »
- 1:03:00PrésentateurChiffre
« Quand 80% des Français pensent que leur justice est défaillante, ça ne vient pas de rien. »
- 1:03:40PrésentateurPromesse
« une peine de prison, ne serait-ce qu'une semaine pour qu'il apprenne ce que c'est. »
- 1:03:45PrésentateurPromesse
« pas de réduction de peine pour ce type d'individus qui sont soupçonnés d'assassinats et de trafic de drogue. »
- 1:04:50PrésentateurFait
« le narco-banditisme doit être désormais envisagé comme une cause pour un combat qui est national »
- 1:05:33PrésentateurPromesse
« il va falloir que dans les 10 ou les 20 prochaines années, on le fasse pour le narco-banditisme. »
- 1:09:37PrésentateurFait
« C'est un combat global. Les conséquences. »
Temps de parole
- Présentateur66 %
- Locuteur 1015 %
- ?6 %
- Locuteur 45 %
≈ 27,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est un Premier ministre de droite ou de gauche, Michel Barnier et Laurent Jacobelli ? En tout cas, c'est un Premier ministre qui a la taxe facile. C'est la solution de facilité quand même. Un problème, une taxe...
Il
a la dette sévère surtout. Oui, mais le problème, c'est qu'il n'a pas dit complètement la vérité en répondant à Éric Ciotti. Le Premier ministre avait dit que ce sera deux tiers des réformes structurelles et un tiers l'impôt. Grosso modo, on va dégraisser l'État qui coûte aujourd'hui très cher, mais on va demander aux Français un effort. Or, le Haut Conseil de la dépense publique dit que c'est l'inverse. C'est contesté. Ce que
dit
le Conseil est contesté. Ah oui, c'est quand même normalement l'arbitre
des éléments. Oui, mais c'est très
largement contesté par beaucoup d'économistes. Sauf que les données
qu'on a aujourd'hui... On a un économiste qui nous attend. On ira voir Marc Clotty dans un instant. Sauf que les données
qu'on a aujourd'hui, qui sont les données réelles, montrent qu'une autre parole n'a pas été respectée. Les classes moyennes et les Français les plus défavorisés vont prendre cher. La taxe sur l'électricité, pour qui elle va être le plus dure ? Pas pour les multimillionnaires, pour qui c'est un epsilon dans leur budget, mais pour les Français les plus modestes. La fin des subventions des voitures électriques ou des voitures hybrides, ce sont les Français les plus modestes à qui ont dit « tu dois changer de voiture », mais qui demain ne seront plus aidés. Il y a même une telle folie de la taxe qu'une ministre voulait faire dupliquer le modèle.
Mais est-ce que la folie, ce
n'était pas les aides, justement ? Mais en fait, on a aujourd'hui 3 200 milliards de dettes. Il faut restructurer complètement la manière de dépenser et de taxer. Sinon, l'année prochaine, on aura le même problème. Or, il n'y a pas de réforme structurelle. Est-ce qu'on va, par exemple, détricoter partiellement au moins ces grandes régions qui coûtent plus cher que
les anciennes petites régions ? Est-ce que les comités dérondules vont être
dissous ? Mais
pardon, mais ce que vous dites est probablement très juste. Il faut des réformes structurelles
pour la France. C'est manifeste, je ne pense plus que personne ne le conteste. Mais là, M. Barnier avait, disons, 3 semaines pour trouver 60 milliards. On ne fait pas des réformes structurelles,
pas
celles que vous évoquez.
Surtout avec
l'état de l'Assemblée actuelle. Là, en 3 semaines, ce que vous évoquez n'est pas possible. Il paraît au plus urgent. Alors,
je
vous prends au mot, d'accord, 75 millions, au bas mot, de fraude sociale et fiscale, pas de mesure, pas de mesure. 54 milliards, le coût de l'immigration, pas de mesure. En 3 semaines. Je
suis désolé, en
3 semaines, il a bien pu taxer l'électricité. Il aurait très bien pu aller voir dans les aides sociales des migrants. Ils sont revenus dessus. Mais le fait d'augmenter l'AME pour les clandestins et de demander
aux Français,
ils viennent à l'instant
de... Ça a été annoncé. Ça a été leur
réflexe. Ça ne sera pas
le cas. Ils sont revenus en arrière. Ils sont démentis, d'accord. Alors, juste avant qu
'on poursuive
le débat, parce que je vois
Jean-Claude Dacier, je vois Noël Lenoir qui frétillent, qui veulent absolument prendre la parole. Vous l'aurez dans une minute. Je voudrais juste, évidemment, d'abord un petit arbitrage avec Marc Toitzik. On remercie d'être avec nous, économiste, bien sûr. Qui dit vrai, Marc ? Quelle est la réelle proportion d'économies et d'impôts qui ressortent de ce budget ? En clair, les efforts sont-ils équilibrés
?
Ce qui est clair, c'est que malheureusement, nous sommes aujourd'hui en France numéro un du monde en termes de pression fiscale. Il n'y a pas un pays au monde qui a plus de prélèvements obligatoires par rapport au PIB que nous, les Français. Donc, évidemment, tout ce qui concerne une nouvelle augmentation de cette pression fiscale est un échec inévitablement, parce que ça va casser l'activité économique. Donc, finalement, on va réduire l'assiette fiscale. Donc, on va ponctionner plus, mais sur un gâteau plus petit. Donc, à la fois, il y aura moins de recettes fiscales qu'estimées. Donc, cette erreur, si vous voulez, on l'apprend en première année d'économie. Donc, c'est
vrai
que c'est très surprenant que nous ayons encore cette erreur qui soit faite par le gouvernement actuel. Idem sur les dépenses. Moi, j'ai regardé les chiffres, bien entendu. On nous dit que c'est un budget de rigueur. Est-ce que dans les faits, c'est vérifié
? Bien
sûr, bien sûr, complètement. Si vous voulez, je pourrais vous montrer. Alors, je vous conseille d'aller sur ma chaîne YouTube. J'ai fait une vidéo, c'est pour ça que je vais se faire
mon avis.
Je le dis à chaque fois, mais c'est important. Si vous regardez l'évolution de la croissance et des prélèvements obligatoires, c'est très net. Plus les prélèvements obligatoires augmentent, plus l'activité, plus la croissance baisse. Et donc, plus le chômage augmente. Ça, c'est inévitable. Alors, deuxième gros problème, c'est la dépense publique. Parce qu'on veut faire croire que c'est un budget de rigueur, etc., que la dépense publique baisse. C'est complètement faux. La dépense publique, encore une fois, j'ai refait les calculs, aujourd'hui même, la dépense publique augmentée de l'inflation augmente de 2,6%. Donc, il n'y a pas de baisse de la dépense publique. Quand on me
dit,
évidemment, il y a eu tout, je dirais, des cris sur la réduction de 4 000 personnes dans l'éducation nationale, c'est que dans l'éducation nationale, déjà, on ne
va
pas supprimer des fonctionnaires. Parce que, comme vous le savez, les fonctionnaires, on ne peut pas, je dirais, les
dysfonciers. On ne peut pas les remplacer. C'est
une règle de droit. Mais il y a, aujourd'hui, dans l'éducation nationale, 800 000 enseignants et 300 000 administratifs. Ça veut dire 1,1 million de personnes, même presque, 1,2, oui, 1,1 million de personnes. Donc, 4 000 personnes sur 1,1 million de personnes. Il faut être sérieux. Donc, tout ça pour dire que, malheureusement, ce budget, je vais être très honnête, il est voué à l'échec, puisque j'ai
l
'impression de retrouver exactement les mêmes prévisions que Bruno Le Maire, il y a un an, quand il disait, oui, on va réduire à 5%. Finalement, on est à plus de 6%, peut-être même 7%. Là, on fait exactement la même erreur. M. Barnier le reconnaît à demi-mour. Il dit que la charge d'intérêt de la dette est en train d'augmenter. Et donc, malheureusement, je vous donne mes prévisions. Pour l'année prochaine, on aura au moins un déficit public de l'ordre de 6% dans une année. On va rétablir le son avec vous, Marc, parce qu'on a un petit larsen. On vous reprend dans une seconde, mais on a bien compris l'essentiel de ce que vous nous disiez.
Avant de vous donner la parole, le Noir et Jean-Claude Dacier, ce qui passait mal également, parce que, bon, en effet, ce n
'est
pas ça qui va révolutionner et qui va sauver la France, mais il y
a
des symboles forts. Et ce qui passait mal ces derniers jours, c'était de voir qu'on demandait des efforts aux Français pour ce budget, de voir que ceux du Parlement, de l'Elysée, allaient augmenter. Rétropédalage aujourd'hui, écoutez la porte-parole du gouvernement.
L
'Elysée, l'Assemblée et le Sénat ont renoncé à ces augmentations dans un cadre d'efforts globales sur les dépenses aujourd'hui. On demande beaucoup d'efforts, on le sait, aux concitoyens, notamment les plus aisés. On en demandera aux entreprises. L'ensemble des ministères se seront mis à contribution et c'est vraiment le premier levier d'efforts dans ce budget et dans ce contexte. Il m'apparaît normal à titre personnel que chacun puisse prendre sa part. Il ne s'agit pas, je le dis, d'incriminer le fonctionnement de telle ou telle institution. J'ai énormément de respect pour, évidemment, le Parlement, l'Assemblée, le Sénat, pour l'Elysée.
Mais je pense que dans le contexte, c'est une décision qui sera bien accueillie.
Oui,
c'est peanuts,
Noël
Lenoir, mais c'est un symbole politique important.
Oui, d'accord, c'est une maladresse.
D'avoir voulu augmenter, vous voulez dire
?
C'est une maladresse.
Ils avaient indexé sur l'inflation. Oui,
c'est ça.
Moi, je suis pour que, quand même, ceux qui représentent les pouvoirs publics aient un certain standing. Parce qu'on est, soi-disant, un très grand pays. Donc, moi, je trouve normal qu'ils aient un certain standing quand ils font des voyages à l'étranger. C'est une maladresse, point barre. Moi, je suis quand même étonnée que dans ce pays, dans la situation dans laquelle nous sommes, où tous les partis politiques, tous,
ont
essayé d'augmenter, d'augmenter, d'augmenter, y compris le Rassemblement national, etc., avec sa retraite à 60 ans, qui est complètement lunaire au XXIe siècle, on ne peut pas mettre à la retraite des gens qui ont encore 25 ans de vie et qui vivent au crochet de l'ensemble de la société, avec un taux de chômage de plus de 7%. Au
crochet, ils
ont
travaillé pour vivre au crochet de la société. Pardon, au crochet, pardon, Madame Lenoir, de vous reprendre. Oui, ils ont que travaillé toute leur vie pour vivre au crochet de la société, comme
vous dites. Oui, mais
les gens, ils payent des cotisations.
Eh
bien, si on travaille, moi, je ne suis pas un bon exemple, parce que j'aurais dû prendre ma retraite il y a déjà 15 ans dans ce cas-là, mais je considère qu'au jour d'aujourd'hui, avec un pays qui est aussi fracturé, avec un pays qui est en faillite, véritablement, puisqu'on rembourse chaque année
plus
que le budget de la Défense, de 40 milliards, alors qu
'on
ne sait pas s'il y
a
une guerre à nos portes, et par ailleurs, 55 milliards,
cette
année, le budget de 2025, en 2025, moi, je prends le budget d'un projet de loi de finances pour 2025.
Oui, mais le budget des armées, je
vous
le
dis, parce que je suis commissaire à la Défense,
je pense que c'est
50,5 milliards en 2025. Bon, passons
là-dessus. Eh bien, alors, c'est la même chose. Donc, on pourrait avoir un budget supplémentaire des armées, ce qui serait quand même très important,
tous
les ans. Et moi, je
considère que dans la
situation... et la dette. Voilà. Parce que personne ne veut jamais rien diminuer. Personne.
Alors, je vois Marc Moaty qui fronce ostensiblement les sourcils. Mais Jean-Claude, d'abord. Je voudrais simplement... Alors, Madame Le Noir, je vous demande de conclure, si vous voulez bien.
Oui. Je considère que la situation est telle qu'il nous faudrait un gouvernement d'union nationale. Voilà.
C
'est... Ça risque pas, a priori, c'est pas dans les papiers.
Non, c'est pas l'ordre du jour. Et je considère que ça devrait être le
cas.
Jean-Claude, un commentaire. On va attendre tout de même que le débat parlementaire, parce que vous semblez avoir oublié qu'on était entrés dans une nouvelle forme de parlementarisme. J'espère que le débat parlementaire, avec la pluie d'amendements, il y
en
a combien ? 1800, 1900, qui nous attendent, vont modifier quelque peu le projet de M. Barnier et du gouvernement. Est-ce que vous pensez, Jean-Claude, que tout a été tenté pour réduire l'impôt, pour réduire les impôts
? On aurait
pu... Il y a pas mal de propositions, notamment
à droite, supprimer le CESE, l'AME, notamment, l'ARCOM. J'essaie de
prendre en compte ce que
disait Yann tout
à l'heure, c'est que quand on a 15 jours, 3 semaines, pour bâtir un budget, c'est pas une chose facile. Essayez de demander à M. Barnier de régler les problèmes qui se posent à ce pays depuis des années. Je vous entendais pas beaucoup, tous, parce qu'il
y
en a peu qui parlaient du dérapage financier qui s'inscrit maintenant depuis des années. Oui, Marc,
on arrive. Vous avez mal
écouté, M. Barnier. Quand on entend,
M. Barnier, vous, avec la retraite à 62 ans,
avec la retraite à 62 ans, on en reparlera. On peut en parler
quand vous voulez.
Vous dépensez 100 milliards par an de plus, on
sait pas comment vous les financez.
Vous racontez des cracks. C'est pas bon,
Jean. Donc,
nous verrons
bien. Est-ce qu'il vous permet ? Je dis simplement... Je termine, M. Par même temps. Je
termine. Quand j'entends M. Ciotti, qui a quelque part, bon, qui a changé de crèmerie et qui essaie d'adopter le ton qui convient, quand je vous entends vous, je me dis juste une chose et ça me gêne un peu. Vous avez un peu peur que Barnier tienne quelques mois, probablement jusqu'au printemps, presque qu'il réussisse.
Et
puis, je pense que vous oubliez l'essentiel. Il y a le feu dans ce pays, M. Jacobelli. Il y
a le feu.
Donc,
il
faut... De temps en temps, ce serait bien que vous et quelques autres prennent en compte l'intérêt général.
Mais
alors, il me semble que... Allez, encore Laurent Jacobelli et Marc,
je
viens vers vous. Quelques éléments d'actualité semblent vous avoir échappé. D
'abord, il y a le
feu. Et c'est ce que nous avons dit pendant les législatives en disant que nous voulions un audit des comptes publics parce qu'il y avait un dérapage total. Les Français payent plus d'impôts. Nous sommes surendettés et le service public diminue. Donc, il y a quelque chose qui ne va pas dans l'équation et on voulait en avoir le cœur net. Premier point. Deuxième point. Sur le gouvernement Barnier, je crois que nous sommes l'opposition la plus raisonnable et la plus constructive qui soit. Nous avons dit, nous jugerons sur pièce. Nous ne condamnerons pas à priori. Alors, attendez un peu. Nous allons voir et nous allons faire des propositions.
Nous ferons demain d'ailleurs la proposition d'un contre-budget, M. Dacier, qui permet d'arriver aux mêmes économies sans s'en prendre aux classes moyennes, sans s'en prendre aux retraites.
Avec la
retraite à 62 ans ? Mais, mais, moi je veux bien vous parler de la retraite qui est un fantasme.
Ça
coûte 100 milliards
de plus par an.
Excusez-moi, ce n
'est
pas 100 milliards, c'est 15, mais surtout, je vais vous expliquer quelque chose. Un Français sur deux qui arrive à la retraite aujourd'hui ne travaille plus. Et donc, les deux ans supplémentaires que vous voulez les faire travailler, ce sera effectivement...
Et que ce pays ne travaille
pas assez, vous êtes d'accord ou pas ? Je
vais me permettre
de terminer. Ce sera une économie de deux ans sur les caisses retraites, ce sera un surcoût de deux ans sur les caisses chômage. Ce qui manque à ce pays, c'est de l'emploi, c'est de la croissance. Ça, c'est
vrai.
Parce
que,
comme le disait M. Touati, c'est en élargissant l'assiette et non pas en augmentant les taux qu'on va s'en sortir. Or, rien
n
'est fait pour qu'on puisse créer des emplois...
Marcouati, qui nous écoute religieusement
depuis 5-6 minutes, une petite synthèse de ce qui vient d'être dit. Je vous ai vu faire la grimace à certains moments, Marc. Non, déjà sur l'Elysée, il ne
faut
pas oublier que l'année dernière, le budget de l'Elysée a augmenté de 11 %, donc de 12 millions d'euros. Alors, ce n
'est
que des millions,
vous
allez me dire. Ce n
'est
pas des milliards. Mais quand même, c'est un petit peu bizarre quand on demande aux Français de se serrer la ceinture et qu'on augmente ses dépenses de fonctionnement, encore une fois. Je vais vous donner un chiffre très simple. L'année dernière, si on prend toute la fonction publique, pas que l'Elysée, bien sûr, les dépenses de fonctionnement, ça, ce
n
'est pas du social, c'est du fonctionnement, ont augmenté de 25 milliards d'euros, plus 70 milliards d'euros sur 3 ans. C'est évidemment inadmissible. C'est-à-dire qu'on ne peut pas encore une fois demander à tous les Français de faire des efforts. Et les dépenses de fonctionnement de la fonction publique augmentent de plus de 15 % en 3 ans, plus que l'ensemble de la dépense publique. Donc là, évidemment, il y a des efforts à faire très faciles. Là, on peut réduire immédiatement cette dépense publique plutôt que de l'augmenter de 2,6 %. Et là, mécaniquement, vous avez une réduction de ce défi. Moi, j'ai fait une simulation. On peut même baisser
les impôts. – Sur votre chaîne YouTube ? – Oui,
notamment, mais je ne l
'ai
pas dit. Je ne
l
'ai pas dit. Mais j'ai fait une interview aussi dans la tribute, si vous voulez.
Bon,
bref, si on peut en parler.
Mais
anyway, ce que c'est là, c'est qu'on peut baisser les impôts aujourd'hui pour tous, sur la CSG, sur les entreprises également, ce qui était prévu à la base.
Et
dans le même temps, réduire les dépenses de fonctionnement, lutter contre la fraude fiscale, la fraude sociale. Et finalement, on arrive à réduire le déficit – je la fais simple, je raccourcine – de 80 milliards d'euros. Donc c'est possible. Mais là, moi, ce qui m'inquiète, c'est qu'on n'a pas changé de logiciel. Ce sont des vieilles méthodes qu'avait utilisées le maire, mais pas que lui, tout le monde. Et si vous me permettez, j'ai juste donné deux chiffres pour bien poser
le débat. – Alors rapidement, parce que je
voudrais justement qu
'on
parle de fraude sociale. – Oui, juste deux chiffres très simples. Prendez-vous compte. Depuis 1980 à 2023, la dépense publique en France a augmenté. C
'est
de 650 %, 650 %. Sur la même période, le PIB, c'est-à
-dire
la richesse qu'on crée, augmenté de l'inflation, a augmenté de 530 %. Ça veut dire qu'il y
a
un écart de 120 points. Et là, si vous voulez… – Et donc les Français sont responsables
aussi de la situation.
– Quand on fait de la dépense publique, je termine, quand on fait de la dépense publique, c'est justement pour générer une croissance plus forte que l'augmentation de la dépense. Là, c'est l'inverse. Mes dépenses augmentent plus que ma richesse. C'est ça qu'il faut changer. –
Et
c'est possible. Il faut arrêter de dire « c'est pas possible », etc. C'est tout à fait possible. Il faut simplement avoir une volonté.
– Vous ne faites pas ça sans
majorité à l'Assemblée, cher Bé. Vous ne faites pas ça sans majorité à l'Assemblée. – Et pas en trois
semaines. – Comment vous faites ? Et pas en trois semaines. Allons. – Je ne veux pas avoir la
majorité, autant y aller dès maintenant. Mais toujours est-il que, moi je vous le dis, malheureusement, je fais mon métier. En tout cas, moi je ne
fais
pas de politique, je fais mon métier. Ce budget en l'État, il ne passera pas. C'est-à
-dire
que le dispositif public sera beaucoup plus élevé. Et donc, la note de la France sera dégradée, les taux d'intérêt vont augmenter. Et qui va payer la facture à la fin ? Ce sont les entreprises, les PME. Vous voyez qu'on a des records de faillite d'entreprise aujourd'hui. Et bien sûr, les ménages qui vont payer. Et à la fin, le danger, c'est qu'on lui dise qu'on va encore augmenter les impôts, notamment sur l'épargne. Donc là, nous jouons un jeu extrêmement dangereux. Et bien sûr, ce n
'est
pas que la faute de M. Barnier. C'est certainement la faute de ses prédécesseurs, de M. Macron, également, qui n
'a
pas voulu baisser
la différence. – Ça, il fallait
le dire avant.
– Mais il l'a
dit, il l'a
dit.
– Une faute collective, bien entendu. Mais en tout cas, il faut s'y prendre. Il faut prendre le taureau par les cornes le plus vite possible. – Marc, juste, je voudrais qu'on parle un petit peu de fraude sociale, puisqu'on sait que le déficit de la sécurité sociale atteindra 18 milliards cette année. Il y
a
eu plusieurs pistes d'économie. On sait que les remboursements vont passer de 70 à 60%. Ce dont on se rend compte également, ce dont on se rend compte, c'est qu'il y
a
un sujet important, celui des arrêts maladies, qui sont parfois utilisés de manière un petit peu exagérée. Une séquence hallucinante que je voudrais vous montrer, c'était chez Jean-Marc Morandini ce matin. Comment faire en France pour avoir un arrêt maladie en moins de deux minutes pour moins de 20 euros ? Le résultat en images.
– Ce
matin, je suis allé sur Internet et j'ai voulu vous montrer comment ça s'est passé. Vous allez voir. J'ai tapé arrêt de travail. Je vais sur un site Internet. C'est le premier qui apparaît. Ce n
'est
pas très compliqué. Vous choisissez la maladie que vous souhaitez indiquer. Choisissez la maladie présumée. J'ai choisi migraine, quelque chose d'assez simple. Vous avez le choix avec rhume, grippe, gastro-entérite. Avez-vous déjà été diagnostiqué pour ce symptôme par un médecin ? J'ai mis non. On vous demande après de choisir votre symptôme. C'est très pratique. J'ai mis fatigue. J'ai ensuite indiqué des douleurs dans la tête. J'ai continué. Présentez-vous des facteurs de risque.
J
'ai mis non. Pour dire qu'il
n
'y avait pas de souci. A priori, je n'avais pas besoin. Et là, vous voyez, c'est la fête. Quand vous cliquez suite, c'est la fête. Ça vous indique que vous allez la voir. Votre employeur est-il insatisfait de votre travail ou a-t-il déjà contesté des attestations ? J'ai mis non. Avez-vous besoin d'un nouvel arrêt maladie ou d'une prolongation ? J'ai mis que c'était un nouvel arrêt maladie. Quelle est votre profession ? Donc j'ai mis n'importe quoi. J'ai mis plombier de mémoire, je crois. Et à partir de ce moment-là, les choses vont très vite. Ça vous demande vos coordonnées. Ça vous demande votre numéro de sécu. Et puis vous recevez ensuite directement chez vous contre 19 euros.
Vous recevez par mail cet arrêt de travail. Ah oui, vous fixez la date aussi. Tiens, ça, c'est un calendrier pour fixer de quelle date à quelle date vous voulez votre arrêt de travail. 7 jours maximum. Donc j'ai pris le maximum en tant qu'à faire. Il n'y
a
pas de raison de faire peu. Voilà. Là aussi, c'est la fête chaque fois que vous validez. Et voilà donc l'arrêt de travail que j'ai reçu.
Alors
je vais appeler Jean-Marc pour avoir le site. Bienvenue en France, Karim Abrique.
Ah non mais oui, je
suis...
Bienvenue au pays des arrêts maladie. Je pense que c'est mon... C'est magnifique et à la fois fou. C'est incroyable. Honnêtement, je n
'ai
jamais vu ça. J'avoue,
c
'est
peut
-être... Les petits cotillons quand vous cliquez oui.
Mais non, non, mais c'est un détournement.
C
'est littéralement... On est dans la fraude. C'est un peu ce qu'on se disait il
y
a...
Ben c'est légal. Non, c'est légal.
Ben c'est légal. Il n
'y a
rien d'illégal là-dedans. Je pense que je ne
sais
pas.
J
'espère que non. Si
vous êtes malade et
que
vous inventez
une
situation médicale pour... Oui, non mais c'est-à-dire que le site est légal mais vous l
'utilisez de manière frauduleuse.
En gros, c'est ça.
Si
il y a un
médecin derrière cela, évidemment c'est condamnable. C'est tué.
On ne
prescrit pas un arrêt maladie sans avoir vu un patient, sans savoir de quoi il souffre. Et 7 jours pour une migraine, non, c'est tout à fait illégal. Ça
coûte combien
les arrêts maladie à l'État, Marc
? Ah,
on n
'a
pas le son. Ce n
'est
pas ce qui coûte le plus cher, mais ce que je
ne
dis pas là, c'est que c'est un ensemble.
C
'est-à
-dire,
moi, ce qu'on voit là, je ne
sais
pas si vous vous souvenez, mais on l
'a
oublié, mais pendant le coronavirus,
il
y avait certains personnes...
J'ai demandé combien ça coûte. ...qui
faisaient des entreprises, donc ex-nilo, des fausses entreprises, et qui récupéraient les aides pareilles. C'était la fête, on récupérait 1 500 euros comme ça tous les mois, ou plus. Après, évidemment, on a découvert les fraudes bien plus tard. Mais c'est le problème de l'État français. Il est beaucoup trop large, et surtout, ceux qui prennent les décisions, nos hauts fonctionnaires, qui sont pourtant très intelligents, ils sont complètement en dehors de la réalité.
C
'est-à
-dire
qu'ils se disent, bon, ce qui a été fait là, personne ne va le faire. Ce n
'est
pas possible, il
n'y a
que des gens honnêtes en France. Pareil pour les fausses aides pendant le coronavirus, personne ne va le faire. Oui, mais simplement, oui. Et aujourd'hui, justement, on peut lutter contre tout ça. On a de l'intelligence artificielle, justement. On peut faire un minimum de contrôle. Et là, on récupère très vite plusieurs dizaines de milliards d'euros. Donc, c'est des sommes, évidemment, qui sont colossales. Alors, sur les arrêts maladie, bon, ça va peut-être coûter 1 milliard d'euros. C'est déjà pas mal, en fait. Quand on dit aujourd'hui, la taxe, par exemple, sur les très riches, ça va ramener 2 milliards d'euros. Vous
voyez,
donc, vous prenez l'AME,
c
'est 1,5 milliard. Vous prenez la fraude des arrêts maladie, c'est 1 milliard. Vous voyez, donc, déjà, on a récupéré cette nouvelle taxe. Donc, c'est pour dire que c'est beaucoup plus... Ça serait beaucoup plus opportun de lutter contre tout ça que d'augmenter encore les impôts qui vont être payés
par les autres gens et
qui va...
Marc, quelle est la perte de l'assurance maladie
cette année ? 15 milliards. 18. 18. 18.
18 milliards de pertes à la sécurité sociale. Il
faut se mettre sur tous
les postes, vous voyez qu'on avance. Dans
le projet de loi de finances, justement, de 2024, c'est assez fou. Le gouvernement nous annonce un défi de public total de 166 milliards, alors que si on prend, justement, l'assurance maladie, les collectivités locales et l'État, on est déjà à 200 milliards. Donc, même sur 2024, le chiffre est erroné. C
'est quand même assez incroyable. Je ne
sais pas, en 2025. Donc, c'est ça qui... On est dans le déni de réalité complet. Et moi, ce qui me fait très peur, c'est que ça ressemble... La France de 2024 ressemble de plus en plus à la Grèce de 2010.
C'est ce qui est le gars. On a découvert
des déficits publics comme ça qu'on ne voyait pas, qui sont apparus et qui sont évidemment extrêmement dangereux.
Non, mais il
y
a une perte de contrôle totale et effectivement une sorte de déni. On a l'impression qu'on applique la même recette et pourtant, ça ne fonctionne pas. Et juste revenir aussi, parce qu'on a parlé de beaucoup de choses.
Il
y a évidemment les fraudes sociales. On voit qu'il y
a
un resserrement aussi des choses, des procédures à voir, mais aussi pour ce qui est de taxer le travail. Je trouve qu
'il
n
'y a
pas d'incitatif nécessairement pour travailler. Plus vous travaillez, plus vous devez en bénéficier. Vous ne devriez pas être taxé plus parce que vous travaillez, parce que c'est un frein au travail. Et peut-être petite mention sur la question du travail des seniors. Juste rappelez qu'entre 55 et 64 ans, c'est 58 % à peu près des seniors qui travaillent. Donc, on dit de la retraite à 62 ans. Mais si à 55 ans, vous n'arrivez plus à travailler,
à vous trouver
du boulot, il y
a
un problème, il y a un gros
problème à ce chapitre-là.
Noël Lenoir, qu'est-ce qui se passerait
? Je
pense que c'est du pénal. Alors, je ne comprends pas très bien ce site. Parce que dans le Code de la santé, vous avez déjà l'interdiction des certificats de complaisance et la contre-visite médicale. Donc là, il n
'y a
pas de contre-visite médicale, puisqu'il n
'y a
pas du tout de visite médicale. Je considère que
c
'est pénal, que c'est du faux en écriture privée.
Et
donc, j'espère que
les
hébergeurs et en tous les cas...
Il n'y en a pas qu'un des sites comme
ça.
Il
y
en
a plusieurs.
Oui, mais c'est pénal. Donc, je pense que
les
parquets vont s'en saisir.
Espérons-le.
Voilà, c'est ridicule. D'habitude, ça, c'est sur le dark web.
Où
vous pouvez acheter non seulement de la drogue, mais des titres d'identité, des cartes d'identité falsifiées. Et là, ce n
'est
même pas sur le dark web.
Non,
ça prend deux
minutes pour 19 euros.
Alors, c'est très compliqué parce que moi, on a tous été confrontés, si on a eu des agents ou des personnels dans son entourage, aux certificats de complaisance. Il y avait un durcissement du contrôle des certificats de complaisance qui a été censuré par le Conseil constitutionnel. Il y a pour une fois une chambre départementale des médecins qui avait sanctionné un médecin pour certificat de complaisance. Ça a été censuré par le Conseil d'État. Donc, moi, je considère qu'un jour ou l'autre,
il
faudra demander au juge combien il coûte
aussi.
Voilà. Et c'est ça le sujet aussi en France.
Bien sûr. Mettons-nous à la place des Français à qui on a dit on va dérembourser de 10 points vos consultations sur le généralisme. Ça va passer de 70% à 60%. Votre mutuel, le coût va exploser pour vous faire soyez. C'est évidemment les Français les plus modestes qui vont trinquer et qui voient que cette fraude-là existe. Et que ceux qui ne sont pas honnêtes ne sont pas poursuivis et ne rendent pas l'argent, ils vont se dire, ils vont ressentir une injustice terrible. On parlait en plus tout à l'heure de l'AME, ils sont revenus dessus, mais soins gratuits pour les migrants. Tout cela crée une perplexité. Or, s'il n'y a pas d'adhésion aux réformes, s'il n
'y a
pas une adhésion finalement à l'effort collectif... Il n
'y a pas de consentement à la peau.
Eh bien voilà, les autres ne font pas les efforts. Combien de millions de cartes vitales illégales ? Combien d'escroqueries à la retraite, notamment dans des pays étrangers ? On sait qu'en Algérie, il y a des gens de 150 ans qui continuent à toucher la retraite française. Tant qu'on n'a pas fait le ménage, tant qu'on n'a pas ramené ces centaines de millions, ces milliards, eh bien c'est compliqué de demander des efforts aux honnêtes gens qui eux travaillent et qui à chaque fois doivent se serrer les ceintures et parfois renoncer aux soins.
Bon,
on va marquer une courte pause histoire de faire le rappel de l'actualité avec Mickaël Dorian et puis on va rester un tout petit peu sur les questions de budget parce que dans cette actualité, vous avez également la commission des finances de l'Assemblée qui compte bien enquêter sur le dérapage des finances publiques. Ce déficit abyssal qui semble-t-il, en tout cas, aurait été dissimulé par le gouvernement précédent. On entendra Bruno Le Maire qui est très énigmatique sur
le
type de révélations qu'il aurait à faire. On se demande qu'il pourrait mettre en cause. Vous
l'avez dit. Oui,
mais moi aussi j'ai une idée. On parle de tout ça encore un instant, juste après le rappel de Mickaël Dorian.
Benyamin Netanyahou ne doit pas oublier que son pays a été créé par une décision de l'ONU. Les propos sont signés à Emmanuel Macron. Ils ont été prononcés en Conseil des ministres ce mardi, ce qui a fait bondir le Premier ministre israélien. Ce n'est pas la résolution de l'ONU qui a établi l'État d'Israël, dit-il, mais plutôt la victoire obtenue dans la guerre d'indépendance avec le sang de combattants héroïques dont beaucoup étaient des survivants de l'Holocauste, notamment du régime de Vichy en France, a-t-il précisé. L'Élysée renonce à la hausse de sa dotation pour 2025.
Une annonce qui intervient après la polémique, suscitée par l'augmentation justement de son budget inscrite dans le projet de loi finance. La présidence de la République assure vouloir donner l'exemple. Tout comme l'Assemblée nationale et le Sénat qui renonceront également à leurs augmentations de crédit. Et puis le gouvernement demande un bilan des aides publiques dont a bénéficié Sanofi ces dix dernières années. Le ministre de l'Économie Antoine Armand a ainsi confirmé la possible présence de l'État au Conseil d'administration d'Orpela qui commercialise le Doliprane. De son côté, le président du Conseil d'administration de Sanofi assure que tous les sujets sont sur la table.
– Merci
beaucoup, Michael Dorian.
On
vous retrouve à minuit pour l'édition de la nuit. On l'annonçait hier, donc la Commission des finances de l'Assemblée compte bien enquêter sur le dérapage des finances publiques et d'éventuelle dissimulation du précédent gouvernement. L'idée est de comprendre comment le dérapage du déficit a pu être prévu par l'ancien gouvernement à 5,1% alors qu'il devrait finalement atteindre un point de plus, 6,1% du PIB cette année. L'ancien ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a envoyé déjà un mail assez énigmatique à nos confrères de la rédaction France 2. Il disait, j'ai plus en tête, la
vérité
finira par éclater. Exactement. Il
y a
la foi énigmatique, presque menaçant. Il a réitéré ces dernières heures.
Je
réserverai mes interventions aux représentants du peuple français et je pense que c
'est
la vérité de se faire devant les représentants du peuple français
et pas forcément
devant la presse.
Vous
verrez, j'ai dit très
clairement que je ne m'exprimerai plus devant les médias. Donc vous allez devoir...
Ça tombe, on est entre nous.
Mais voilà, vous en êtes entre nous, là vous êtes peu nombreux. Je ne m'exprimerai plus devant les médias.
Mais c'est important.
Je réserve ma parole, bien sûr. Mais le plus important...
Mais
cette réunion a été montée depuis
plusieurs semaines. C'était un déjeuner amical. Je réserve ma parole aux représentants du peuple français. Je pense que c'est respectueux des Français et du peuple français.
Commentaire Yonuzay. Qu'est-ce qu'il veut nous dire ? Il en dit trop ou pas assez ? C'est ça le problème, Bruno Le Maire, là. Bon, écoutez, manifestement, le plus probable, c'est qu'il nous dit qu'il a manifestement alerté l'Elysée et donc Matignon par définition, que le budget de la France allait déraper. C'est ce que je comprends. Il dit, je les ai avertis et ils ne m
'ont
pas écouté. Je les avais
prévenus, nous allions au devant d'une
catastrophe. Ils ont voulu peut-être étouffer l'affaire parce qu'on approchait d'élections. Ils ont voulu cacher cela aux Français pour que finalement, ça ne sorte qu'à l'automne prochain, lorsqu'un nouveau gouvernement serait en place. C'est ça qu'il dit, Bruno Le Maire.
Alors,
manifestement, on verra s'il confirme ses propos devant la représentation nationale, s'il le confirme devant la commission d'enquête parlementaire, ça sera évidemment gravissime. C'est un scandale absolument
monumental, si c'est le cas. On verra ce qu'il dit, encore une fois. Mais si Bruno Le Maire a effectivement averti le président de la République, averti le Premier ministre que nous n'allions pas être dans les clous, que le dérapage allait être colossal, comme nous n'avons jamais connu, mais
pourquoi n'a-t-il pas démissionné ? Il
aurait dû
démissionner.
Jean
-Claude. Pardon, mais c'est trop facile d'arriver maintenant. J'avais prévenu tout le monde.
Il n'a pas tout dit. Peut-être qu'il y a des choses qui nous dépassent. J
'ai de la faire. Ça fait plus de 40 ans qu'on vit au-dessus de nos moyens. Lui, il s'en est rendu compte il y a longtemps, il est bien trop fine mouche pour ne pas l'avoir vu. Il n'a rien dit. Il a préservé sa qualité de vie, l'intérêt de son poste, qui était important. Mais là, dans les derniers, je ne dirais pas dans les derniers mois, au bout d'un an, 18 mois,
ne
pas avoir été voir le président de la République en se disant « on va à la catastrophe ». Mais il l
'a
peut-être fait. Peut-être qu'a-t-il fait, mais alors il aurait dû poser sa démission sur la table et dire au président de
la
République « vous faites n'importe quoi
». En tout cas, avant de vous
entendre de
ce côté de la table, Michel
Barnier, lui, se satisfait de cette enquête.
«
Ce qui est vrai, monsieur Ciotti, c'est qu'ensuite,
on
a mal maîtrisé la sortie de crise.
Et
la réalité est aujourd'hui celle-là. D'ailleurs, vous avez proposé récemment une commission d'enquête qui devra déterminer les chiffres, les faits, la vérité, la dire aux Français. Mais moi, aussi longtemps que je serai à ce banc, comme le Premier ministre, le chef d'équipe d'un gouvernement, je m'en tiendrai aux faits, aux chiffres, et je dirai la vérité.
» Commentaire Noël Lenoir. Monsieur Barnier attend la vérité. Monsieur le maire a des choses à dire. Il y
a
des gens qui doivent se faire du souci
? Oui,
écoutez, moi je suis d'accord avec ce que monsieur Dacier a dit. Il a été ministre des Finances. Il n
'a
pas été président de la République. Est
-ce
qu'il aurait fait mieux ? On n'en sait rien. Mais il a été ministre des Finances. Et donc, comme disait Chevalier...
C'est trop facile de dire ça maintenant qu'il n'est plus en
poste.
Il n
'a jamais alerté le public. Jamais. Il a peut-être alerté, dans un couloir de l'Elysée, le président de la
République. Ça fait penser à Mme Buzyn au
début de la crise Covid.
On est un peu dans le même esprit. Je
trouve que cette commission d'enquête, si elle n'est pas trop houleuse,
si
elle n'est pas trop hargneuse, et si elle vise à cibler les réformes nécessaires, moi ce que je trouve qui serait formidable,
c
'est que les partis politiques, il y en a un ici,
très
important, qui est représenté, laisse Barnier, et d'ailleurs, ils y ont tout avantage, réformer la France, qui est une sorte d'agenda 2010, comme lorsque l'Allemagne était l'homme malade au bord de la faillite de l'Europe, et que Schröder, ça lui a valu son poste, mais que Schröder a mené
une
politique de réduction des dépenses, notamment sur l'allocation chômage, pour favoriser le retour à l'emploi, et qu'il a fait de ce pays qui était le plus affaibli de l'Europe, le plus fort de l'Europe.
Sur ce déficit qui aurait été dissimulé, Laurent Jacobéli, comment le gouvernement a-t-il pu ignorer un tel dérapage ? Comment a-t-on pu en arriver là ? D'abord, le déni était frappant quand M. Le Maire se présentait comme le sauveur de l'économie française. Ce sont ses paroles, alors que la France avait créé 1000 milliards de dettes sous son règne et celui d'Emmanuel Macron. 1000 milliards ! Il ne pouvait pas ne pas le voir, qu'il y
avait
1000 milliards de dettes, puisqu'on lui rappelait toutes les semaines à l'Assemblée nationale. C'est quand même très compliqué. Comment on a pu passer d'à peu près 5% de déficit à 6,2 ? De 4,4 même. De 4,4, vous avez raison. entre avant les élections et après les élections. Donc, est-ce qu'on a caché aux Français la réalité, l'ampleur du désastre pour sauver les meubles à l'Assemblée nationale ? Est-ce qu'Emmanuel Macron a sauté sur sa chaise pour qu'effectivement, on cache la mauvaise gestion du pays derrière la dette pour que les Français ne se rendent pas trop compte sur leur pouvoir d'achat qui était déjà largement attaqué
?
En tout cas, il faut qu'on comprenne d'abord pour ne plus jamais que plus personne jamais ne commette les mêmes erreurs pour créer les éléments de contrôle permanent qui nous permettent de ne pas aller dans le mur comme c'est là mais sincèrement,
les
Français doivent excusez-moi l'expression l'avoir mauvaise parce qu'on leur a expliqué que ce gouvernement faisait tout pour sauver l'emploi, leur niveau de vie, etc. On s'aperçoit qu'aujourd'hui, ce gouvernement les a tondus fiscalement et les amène vers une faillite
de la France.
J'ai
bien compris que c'était
votre idole mais
simplement il n'a pas été élu.
à la force de descendre tout ce qui se présente mais vous allez finir je
ne sais pas comment... Bon, allez, on a plein de sujets à évoquer. Le
mot de la fin, Marc Toiti qui nous a écouté patiemment sur cette enquête et cette dissimulation. En une minute, Marc, s'il vous plaît. Non, très rapidement, j'ai envie de dire que c'est quand même évidemment un scandale d'État. Il faut être clair, c'est un vrai scandale d'État à la mesure où, en ce qui me concerne, d'ailleurs je l
'ai
dit sur votre plateau à plusieurs reprises, également sur celui de Laurence Ferrari notamment, c'est que le défi de public allait atteindre 6% du PIB cette année. Je l'ai dit il
y
a 8 mois. Donc je ne
suis
pas devin. Simplement, c'est du bon sens. Quand on voit qu'il y a moins de croissance économique donc moins de recettes fiscales et que les dépenses continuent d'augmenter, c'est inévitable. 100
milliards
d'euros.
C
'est une somme complètement folle. Donc encore une fois, la dernière fois qu'on a vu ça, c'était à l'époque de la crise grecque où les comptes avaient été dissimulés. Donc là, on verra la réalité des comptes.
On ne peut
pas le même chemin. Mais là, il y
a
un vrai danger. Et après, il y
a
un danger également en termes de crédibilité. L'image qu'on renvoie aujourd'hui de la France, de l'État français qui ne contrôle pas ses déficits. Avant, on croyait que c'était l'affanage de la Grèce ou d'autres pays. Maintenant, on fait pire. Tous les pays de la zone euro ont réduit leurs déficits,
ont
réduit leurs dettes. La France est le seul pays de la zone euro qui a augmenté son déficit public de façon aussi énorme pendant deux ans.
Et nous sommes
sur
le podium des trois pays les plus endettés de la zone
euro
aux côtés de l'Italie et de la Grèce.
Le président va devoir s'en expliquer. C'est inévitable. On verra ça au prochain épisode. Merci Marc Toati. On vous retrouve sur YouTube. Évidemment, comme chacun sait. Et régulièrement sur nos plateaux. C'est un plaisir. Merci de nous avoir éclairés. Voilà pour cette grosse page éco-budget, déficit, enquête, dissimulation. Bruno Retailleau, aujourd'hui, revenu sur les différentes mesures que pourrait contenir le futur, là aussi c'est un gros dossier, le futur projet de loi immigration. Son objectif, reprendre le précédent texte adopté en 2023 mais qui avait été censuré, on s'en souvient en grande partie, par le Conseil constitutionnel. Explication Barbara Durand avant d
'en
discuter.
Ce
sera donc un texte identique à la loi immigration votée l'année dernière puis partiellement censurée. Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau se justifie.
Il
y
a
une loi qui a été votée à une écrasante majorité. Moi, je ne veux pas aller au-delà de ce qui a déjà été voté.
Ne pas aller au-delà mais en reprenant tout de même certaines des mesures écartées par le Conseil constitutionnel en janvier. Parmi elles, celle de faire passer la durée maximale de rétention de 90 à 210 jours pour les étrangers clandestins jugés dangereux. Également, rétablir le délit de séjour irrégulier, durcir le regroupement familial ou encore diminuer les droits sociaux d'immigrants, Bruno Retailleau précise.
Moi,
mon souhait, c'est que la France ne soit pas plus attractive en matière d'immigration que le reste des pays d'Europe. Et je constate sur beaucoup de dispositifs que malheureusement, on est souvent dans la moyenne haute. Si on est dans la moyenne haute, ça veut dire qu'on crée des appels d'air. Et ça veut dire que les passeurs, les filières qui sont très très informées détournent les flux. Donc notre travail à nous précisément, c'est de situer la France, de reviser tous les dispositifs pour situer vraiment la France dans la moyenne des pays de
l
'Union Européenne.
Bruno Retailleau évoque aussi la possibilité de revoir à la baisse les prestations familiales ainsi que de transformer l'aide médicale d'État en aide d'urgence. L'exécutif souhaite que ce texte arrive au Parlement début 2025.
Regroupement familial, délit de séjour irrégulier, allongement de la rétention en cra, allocation familiale. Comment, Laurent Jacobéli, un texte censuré l'année dernière pourrait connaître un autre destin ? D'abord, je tiens à rassurer M. Retailleau, nous ne demanderons pas de droit d'auteur. C'est gratuit, c'est pro bono. Il a le droit de se servir dans notre programme si c'est pour le bien de la France. Vous avez surtout peur que ça vous empêche d'accéder au pouvoir ?
Absolument pas. Parce qu'il
est en train de faire du
haine, Bruno Retailleau, non
? Absolument pas, parce que c'est exactement ce que nous voulons faire. Oui,
mais justement,
s'il le fait avant vous,
vous n'aurez plus de raison d'être au pouvoir.
Rétablir des frontières, le problème de M. Retailleau, c'est pas M. Retailleau, c'est ceux qui sont autour. C'est M. Migaud, par exemple, c'est le ministre des Affaires étrangères. Il ne pourra pas le faire. Il a perdu la bataille de l'AME, par exemple. Moi, je veux bien croire en sa sincérité. En revanche, 75% des Français veulent une autre politique migratoire. Vous savez, on veut un référendum. Pourquoi on veut un référendum ? C'est pour constitucionaliser... En effet, un référendum, parce qu'une 33ème loi, comme ce
qu
'il semble qu
'on s'y dirige, ça ne changera
rien. Il faut tout revoir. Le contrôle des frontières, les allocations aux étrangers, nos relations diplomatiques, le droit du regroupement familial. Il faut tout revoir de A à Z. Et donc, ça ne prend pas deux semaines. Si c'est pour pondre une nouvelle loi qui va créer de nouvelles OQTF qui ne seront jamais appliquées, ça fait 40 ans qu'on donne. Ça ne marche pas. Donc, s'il veut travailler, qu'il travaille avec nous sur le projet de référendum que nous avons, il est clé en main que les Français se prononcent. Évidemment, nous sommes pour une meilleure gestion de l'immigration qui, aujourd'hui, devient ingérable en France. Ingérable.
Notamment en termes de sécurité, de criminalité, de montant financier des allocations, de perte d'identité. Donc, il est temps d'agir. Mais est-ce que M. Retailleau pourra le faire ? Mais le référendum, ça ne dépend pas de lui, en l'occurrence, le référendum. Non, c'est pour
ça qu'il faut
attendre.
Est
-ce qu'il faut... un changement dans ce pays sur la politique migratoire, un changement drastique sans, en effet, passer par voie référendaire ou d'imposer un primat de la loi française sur les règles européennes ?
Bien sûr, puisque
moi,
je
trouve que... Bien
sûr, ce n'est pas
évident depuis 33 lois en 40 ans.
D
'abord, moi, je trouve qu'il faudrait qu
'on
soit un peu positif. Vous
avez raison de l'être ?
Toujours tout ce que... Difficile.
Si. Moi,
je trouve que la nomination de Barnier, c'est une chance. Il n'a pas été dans toutes les magouilles politiques. Il est totalement intact par rapport à toutes ces combinations dont les gens, si je peux me permettre. Oui, mais il a eu pas mal de fonctions, quand même.
C
'est pas...
Il a le meilleur CV
de la République. Il a le meilleur CV de la République.
Ça, les Français... C'est
pas forcément une mauvaise chose, c
'est un ami. On est d'accord, mais on ne peut pas
dire qu'il n
'a pas... Non, mais...
Laissez finir, Mme Lenoir, s'il vous plaît. Écoutez,
Mme
Lenoir.
Bon. Moi, je pense que Retailleau a le meilleur argument. C'est-à-dire que le Conseil constitutionnel, en réalité, n'a pas censuré la loi.
Il
a profité du débat national et parce que, sans doute, le président du Conseil n'était pas tout à fait d'accord avec cette législation. Peut-être était-il d'accord avec le président de la République. Je n'en sais rien. En tous les cas, les Français n'ont pas compris. Donc, on rétablit le vote parlementaire. Moi, je trouve ça très bien. Ça ne va pas suffire, évidemment, à régler le sujet parce qu'il y a aussi l'Union européenne. Et ça, on pourra peut-être en parler. Mais déjà, ce qui a été prévu par ce texte,
c
'est-à-dire faciliter quand c'est manifestement indispensable les déchéances de nationalité, ce que voulait faire, d'ailleurs, François Hollande, augmenter la durée de la rétention administrative jusqu'à la limite prévue par la directive européenne qui te retour, on ne l'a pas fait puisqu'on a un délai bien inférieur. Et puis, également, faciliter l'effectivité
des
reconduites à la frontière et créer un délit de séjour qui a déjà existé, qui a été supprimé. Par
François Hollande. Au
moins, après, le problème de l'islamisation de la France, le problème du terrorisme intérieur et pas seulement extérieur, le problème de la délinquance, on parle même de criminalité juvénile inspirée par un mélange de narcotrafique et d'islam, ça, ça va être beaucoup plus long. Ça va être beaucoup plus long. C'est pourquoi, comme Jean-Claude, Narcier, je suis tout à fait d'accord pour dire que la situation est telle qu'il faut laisser le temps au temps, comme disait l'autre, « On est sur la bonne voie ».
Sauf que vous avez une partie de l'échiquier politique évidemment qui ne voit pas du tout les choses de cette oreille, qui n'entend pas les choses de cette oreille. Olivier Faure, Manon Aubry, dégage au RN et une politique évidemment dont ils ne veulent pas. Là,
on
voit, on nous parle désormais d'une nouvelle loi immigration. Au fond, ce qui se passe dans ce pays, c'est que quand Marine Le Pen tousse, tout le gouvernement s'enrume. Et on a une nouvelle loi qui va venir où on nous dit qu'elle reprendrait les articles qui ont été censurés par le Conseil constitutionnel. Vous vous souvenez, il y a eu 35 articles sur 89 qui ont été censurés par le Conseil constitutionnel. 35 sur 89. Et parmi les horreurs...
C'est une loi Marine Le Pen. Pour vous,
c
'est une loi
Marine Le Pen. C'est une loi qui est faite pour donner des gages à l'extrême droite, permettre à
l
'extrême droite de voter le budget parce que, évidemment, le deal explicite maintenant entre Michel Barnier, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, c'est pétrole contre nourriture. Et donc, là, en l'occurrence, c'est loi immigration contre budget.
Le seul objectif de ce gouvernement, c'est alors qu'ils sont aux abois, qu'ils savent qu'ils tiennent sur le soutien du Rassemblement national, c'est de se dire on va aller chercher, on va acheter en quelque sorte, le soutien du Rassemblement national en copiant, collant leurs projets et leurs programmes. Et je pense que, je vais vous dire le fond de ma pensée, la ficelle est un peu grosse quand même et qu
'on
ne
va
pas tous tomber dans le panneau, je vais même plus loin que ça. Je pense que ce gouvernement sera tombé, allez, je vous fais le pari, ce gouvernement sera tombé avant même qu'une potentielle loi immigration puisse être examinée parce que la réalité, c'est que les jours sont comptés pour ce gouvernement.
C
'est plutôt clair de la part de Manon Aubry, notamment, Johan. Oui, un peu d'humilité quand même de la part de M. Fort parce qu'il faut rappeler que sa candidate Anne Hidalgo a fait 1,7% à l'élection présidentielle. Non mais ça appelle à la modestie si vous voulez. Il ne parle pas au nom de tous les Français, vous comprenez ce que je veux dire. Son
point de vue est très minoritaire dans le pays. Manon Aubry, pardon, mais le programme en matière d'immigration du nouveau Front Populaire est un programme criminel. Je rappelle qu'il veut régulariser l'ensemble
des personnes sans papier dans ce pays, qu'elles travaillent ou qu'elles ne travaillent pas, ils sont favorables à faire venir tout le monde. Même Jean-Claude Pinceux. Tous ceux qui en ont besoin. Non mais c'est une réalité, pardon. Le programme du nouveau Front Populaire en matière d'immigration est un programme qui est criminel. La réalité est celle-ci.
Je ne sais pas si j'utiliserais le mot criminel mais bon. C'est votre droit.
Il
y a raison. Et je
vais vous dire ce qui dérange la gauche, ce qui dérange la gauche, c'est la chose suivante,
c
'est qu'enfin, peut-être, peut-être, la droite est en train de s'affranchir du ministère moral de la gauche qui dure dans ce pays depuis 40 ans si ce n'est plus et ça, évidemment, ça les dérange à un point que vous ne soupçonnez même pas. Oui, Jean-Claude. Grâce à
l
'aide du rassemblement. C'est
vrai
que la droite est en train de se reprendre. L'Europe aussi. Alors là,
ça, on y vient.
Il
faut
voir les résultats
des élus. Venons-y. Je dois juste
relayer, Jean-Claude,
si
vous le permettez, Laurent Jacobili, ce message du général Cavalier qu'on salue et qui nous regarde. Il est vrai que si Retailleau réussit, le RN n'aura plus lieu d'être. Oui. C'est un jugement un peu rapide. Vous savez, souvent, on a entendu déjà ces rhodomontas de M. Darmanin quand il est arrivé à
faire la même chose.
Attendez, je vais terminer. Vous aimez bien me couper la parole.
Est
-ce que vous allez le soutenir,
M. le Président ? Pas qu'à
vous. Soyez patient et vous saurez. Mon petit doigt me dit que vous allez le soutenir.
Alors écoutez,
un autre doigt peut-être. Mais en fait, si on continue, si on continue comme ça, une fois encore, il a à côté de lui des gens qui n'en voudront pas. Il faut un gouvernement uni pour ça. Aujourd'hui, c'est un gouvernement de briques et de brocs, de gens qui ont lutté contre les lois sur l'immigration de toutes leurs forces. Gabriel Attal, qui est un soutien du gouvernement, ne veut pas de cette loi. Le Président de la République lui-même, qui n'a plus beaucoup de pouvoir, c'est vrai, a tout fait pour la torpiller. Donc une fois encore, je ne veux pas douter ou croire ici en la sincérité de M.
Retailleau, mais il n'est pas Premier ministre, ministre de la Justice, ministre de l'Intérieur, il n'est pas ministre omnipotent. Donc
nous
verrons bien. Si ça va dans le bon sens, on aura toujours la même politique. Si ça sert l'intérêt des Français, nous le voterons, mais nous ne sommes pas dupes. Et si c'est un moyen détourné de nous faire voter le budget, nous ne sommes pas des perdraux de l'année. Nous faisons bien la différence entre tous les sujets. Mais moi, je suis de la vie de Jean-Claude, mais on verra. Quel doigt a raison. Juste,
ce
qui est intéressant de voir ces derniers temps, c'est de voir les initiatives un petit peu personnelles, ici et là, chez nos voisins européens. On évoquait hors antenne le Danemark avec Mme Lenoir. En effet, depuis quelques années, il y a un virage intéressant pour ceux qui cherchent à lutter contre l'immigration. L'Allemagne récemment qui ferme ses frontières pour au moins six mois. L'Italie. Je voudrais qu'avant de parler de la Pologne, parce que la Pologne, la mesure annoncée par Ronald Tusk, là aussi, elle peut nous surprendre. L'Italie a donc signé un accord avec l'Albanie pour créer, donc des... Comment on appelle ça ? C'est un pays d'accueil tiers, donc payé par l'Italie. Vous dites ?
Pour les demandeurs d'asile. Pour les demandeurs d'asile. En effet, et l'expérimentation a commencé hier. Je voudrais que vous regardiez ce sujet. On va se demander, bien sûr, si la France devrait s'en inspirer.
C
'est un transfert inédit, une première pour un pays de l'Union européenne. Le Libra, le patrouilleur de la marine italienne, a quitté hier l'Empedusa pour l'Albanie, avec à son bord 16 hommes. 10 sont originaires du Bangladesh et 6 d'Egypte.
Ces
migrants ont été interceptés dimanche dans les eaux internationales. Le résultat d'un accord controversé signé en 2023 entre le gouvernement de Giorgia Meloni et de son homologue albanais. La première ministre italienne s'est félicitée de cet accord qu'elle qualifie de courageux.
L
'Italie a montré le bon exemple en signant le protocole Italie-Albanie pour traiter les demandes d'asile sur le territoire albanais, mais sous la juridiction italienne et européenne. C'est une voie nouvelle, courageuse, inédite, mais qui reflète parfaitement l'esprit européen et qui est en règle pour être entreprise aussi par d'autres pays hors de
l'UE. Ces migrants seront détenus dans un centre doté de caméras. Le temps du traitement de leur demande d'asile qui pourrait prendre jusqu'à 4 semaines.
Si
leur demande est déboutée, des cellules ont été installées dans le camp.
L
'intérieur du camp est sous responsabilité italienne, mais la sécurité extérieure est quant à elle assurée par les forces de l'ordre albanaise.
Cet
accord court sur 5 ans et le coût pour l'Italie est estimé à 160 millions d'euros par an.
Faut
-il s'en inspirer ? Qui veut prendre la parole ? Jean-Claude.
Dans
ces questions d'immigration, ce qui compte à mes yeux en tout cas, le plus,
c
'est le nombre. Et je crains beaucoup que inspiration en Italie
dit
ou non, on est, vous avez raison sur ce point, je vous rejoins, on soit dans une difficulté énorme parce qu'on ne sait même pas combien nous avons d'immigrants anciens, récents, avec des jeunes qui arrivent, qui violent nos frontières, qui violent nos lois, qui sont là et qui ne respectent pas la manière dont on a de vivre. Donc honnêtement, je suis assez inquiet sur l'avenir, sur les 10 ans qui viennent, en espérant me tromper de tout cœur. Il n'y a
pas un début de
solution avec
ces pays ? Il y a un début de
solution en espérant que la loi Retailleau, c'est vrai, vous avez raison, on en a fait 20, on en a fait 30, demi-mesure, demi-loi qui au fond arrangent tout le monde. Mais est
-ce qu'en l'état
actuel de notre état de droit, on pourrait imiter l'Italie ? Qu'est-ce qui nous empêche d'imiter l'Italie aujourd'hui
?
Je pense que ça sera assez difficile. Je pense qu'on a un pays à négocier avec l'Algérie et je ne le vois pas accepter ce que l'Albanie a accepté, ni le Maroc, ni la Tunisie, peut-être un autre pays. On paie déjà à travers l'Europe.
L'Angleterre avait négocié, je
rappelle que l'Angleterre avait négocié avec le Rwanda avant de faire machine arrière,
mais le
Rwanda avait accepté. Espérons, je ne sais pas si M. Retailleau s'en inspirera, on verra bien, c'est un technicien de ces questions. Espérons que dans sa loi, qui sera, je l'espère, acceptée par le Conseil constitutionnel, il y aura l'amorce de vraies mesures de fermeté permettant peut-être ce soir, de se modifier quelque peu. Laurent Jacobelli, il faut aussi limiter et prendre exemple sur l'Italie. Il y a des choses à prendre, mais pas tout. Le droit d'asile, aujourd'hui, il est détourné. C'est-à
-dire
que des gens arrivent en France, demandent le droit d'asile, ils savent très bien qu'ils n'y
ont
pas le droit, mais ils savent très bien aussi qu'une fois qu
'ils
seront déboutés,
ils
ne seront jamais renvoyés chez eux, ils seront même soignés gratuitement, logés, nourris et blanchis. Et donc, le mot s'est propagé dans la terre entière. Le pays le plus accueillant, c'est la France, même si vous n'avez pas le droit au droit d'asile. Pourquoi ? Parce que le droit d'asile se fait sur notre sol. Il faut qu'il se fasse à l'extérieur des frontières. Nous, on préconise plutôt des hotspots, des points de contrôle ou des points d'hébergement dans les zones en crise où les gens sont susceptibles d'avoir le droit d'asile plutôt que dans un pays tiers. Pourquoi ? Une fois encore, pour qu'on étudie et on doit le faire rapidement, le droit de ces personnes d'arriver ou non en France.
Et on doit envoyer un autre message très clair. Si vous arrivez en France de manière illégale, jamais vous ne serez régularisé. Jamais. Pour dissuader tous ceux qui veulent violer, vous l'avez bien dit, nos lois comme premier acte d'adhésion à la nation française. Après,
il y a des gens que ça n'arrête pas. Il
y
a
des gens qui sont capables de vivre ad vitam aeternam sur le sol français
sans chercher à être régularisé. Ça doit s'arrêter en
contrôlant les frontières extérieures de l
'Europe et en
contrôlant les frontières françaises. Mais ça paraît un peu vain tout ça.
C
'est ça qui est inquiétant. Karima, avant de vous entendre, il y
a
un autre exemple, un dernier exemple européen que je voudrais évoquer, celui de la Pologne. On apprend donc récemment que le très consensuel, pourtant très consensuel, premier ministre polonais Donald Tusk a carrément annoncé... Oui, on dit Tusk. On
dit Tusk ?
C'est Martin Mazur qui travaille avec nous. Il a carrément annoncé suspendre le droit d'asile. Écoutez-le.
J
'espère qu'au cours de notre discussion d'aujourd'hui, nous trouverons des solutions communes pour défendre plus efficacement la frontière polonaise et notre territoire.
Et
j'espère prendre avec la conscience tranquille les décisions même les plus difficiles.
Il
va même plus loin. J'ai une autre citation de lui qui dit nous n'allons pas respecter ou appliquer aucune idée européenne qui enfreigne notre sécurité. C'est un missile qui est envoyé en direction de Bruxelles. C'est qu'on voit... Noël Lenoir ensuite. C'est ça, on voit de plus en plus les pays qui se détachent de cette Union européenne à tout moins symboliquement.
Là, il va loin.
Oui,
c'est ça. Mais il y a différents pays. On a vu, notamment avec l'Allemagne, qui a décidé de reprendre le contrôle, de faire davantage de vérifications, contrôle de ses frontières. Et on voit maintenant l'Italie qui a décidé avec cette délocalisation, si vous voulez, de ses demandes d'asile. Donc, les pays cherchent de toute façon à quelque part s'émanciper, si vous voulez, de cette gouverne européenne. Il y a des choses à faire, je pense, quand même avec l'Union européenne, que ce soit sur la notion, par exemple, de Schengen. On a vu que le pacte asile-migration, il y a quand même certaines limites. On en parlait un peu plus tôt.
On
se disait que ça a pris sept ans à négocier et déjà, c'est caduque. Et je veux juste vous parler aussi d'autres pays. Je pense que c'est important ce que vous dites sur la question de l'attractivité. Il y
a
une espèce d'hypocrisie aussi parce que ça va plus largement aussi avec le milieu des affaires. Si certaines entreprises continuent d'embaucher des personnes sans papier, de les payer d'une certaine façon
aussi,
il y a une
hypocrisie. C'est pas comme s'il y
avait 5 millions de chômeurs.
Non, mais voilà.
Donc, il y a cette hypocrisie là-dessus. Et vous allez voir certains pays, notamment au
Danemark, qui se voulaient et qui se veulent un pays champion progressiste et qui ont une des politiques
les plus restrictives sur
l
'accueil. Effectivement, qu'ils l'ont fait au nom de la sauvegarde de l'État-providence. Vous avez des pays comme l'Australie qui ont mentionné en disant non, si
vous arrivez... C'est plus loin chez nous, mais... C
'est plus loin, mais ce que je veux dire, c'est qu
'il
y
a
différents modèles quand même et on voit malheureusement ce qu'on voit avec l'Italie aujourd'hui, cette délocalisation. Si on avait fait des efforts un peu plus tôt, on n'en serait pas là.
Je
veux
dire,
c'est pas une solution idéale d'arriver à créer des centres comme ça. Je pense pas que c'est quelque chose qu'on veut se voir se multiplier un peu par...
délocaliser ces fameux centres de rétention, suspendre le droit d'asile, des mesures qui vont très très loin et qui s'exonèrent totalement du droit européen. Noël Lenoir, Laurent Jacobelli pour conclure.
Alors moi, je suis pas très favorable. D'abord, c'est un peu un coter sur une jambe de bois. C'est pas terrible de...
C
'est
ce
qu
'on
fait depuis 40 ans. D
'ailleurs, l'Albanie va rentrer dans l'Europe dans un ou deux ans puisque c'est un des pays accédants. Et je trouve que c'est pas une très bonne idée. Moi, j'ai une idée plus radicale.
Ils ne les ont pas forcés, les Albanais, les Italiens.
Oui, bien sûr.
Par exemple, l
'accord entre les Anglais du temps des conservateurs et le Rwanda a été censuré par leur Cour suprême, la Cour suprême britannique. Nous, nos juridictions, je pense, ne seraient pas tout
à fait d'accord.
Ça n'a rien de tenté.
Franchement, moi, je pense qu'il y
a
un vrai sujet, c'est l'entrée. C'est-à-dire qu'on a supprimé avec Schengen les frontières intérieures au motif que, finalement, c'était fait pour le marché. Déjà, y compris de la part du gouvernement français, un signal d'alarme sur le narcotrafic qui explose en France. C
'est notre prochain sujet.
Voilà. Et donc, il y avait eu beaucoup de réticences en France. En réalité, les frontières extérieures, ça ne marche pas. Ça ne marche pas. Et une fois que les étrangers sans papier sont entrés, on ne les retrouve plus. Donc, moi, je suis... J'ai d'ailleurs fait un article avec Jean-Éric Chetel et Xavier Driancourt. Je ne
sais
plus dans quel journal réputé pour son sérieux, certainement. Ça devait être le Figaro ou le Point. Pour dire que, finalement, la solution, c'est au niveau européen, il faut rétablir les frontières intérieures nationales. Pourquoi ? Parce que...
Le représentant du RN qui est à votre gauche, étonnamment d'ailleurs, est ravi.
Oui. Mais moi, je ne suis pas contre l'immigration. Je suis contre le multiculturalisme qui ne permet pas de maintenir la démocratie. Parce que nous, la charia, ce n
'est
pas notre truc. Et c'est ça, le problème de l'immigration. Ce n
'est
pas tellement... Le
problème de l'immigration, ce n'est pas que la charia, pardon de me
permettre de rectifier, mais...
C'est principalement le problème de l'intégration de cultures, pas tout le monde, évidemment, mais de l'intégration de cultures qui ne
sont pas solubles dans la démocratie. Oui, c'est une question de densité.
Je pense, pour finir, que si on ne prend pas des mesures au niveau européen, dans 20 ans, l'Europe est morte. Elle n'existera plus.
Dernier mot. Et quand on sait la démographie également sur le continent africain qui est exponentielle, quand on sait que la nôtre est en net recul, en effet, on peut se poser ce genre de questions. Dernier mot, avant de parler du narcotrafic, cause nationale pour Bruno Retaillon. Les peuples européens ont l'instinct de survie. Et ils ont la chance, dans la plupart des pays, d'avoir des dirigeants qui les écoutent. C'est vrai pour des régimes de droite dites durs, comme des régimes de gauche, comme le Danemark. On va être finalement le dernier bastion où nos gouvernants n'écoutent pas la population qui, excusez-moi l'expression, en a ras-le-bol de cette immigration débridée et incontrôlée.
Oui, il faut que nous sauvions la nation française, notre culture, notre identité, nos caisses sociales, notre sécurité. Et pour ça, il faut un contrôle strict de l'immigration.
Ça
passe. Et vous l'avez dit, et je suis heureux de voir que finalement, aujourd'hui, c'est une opinion plutôt partagée, recontrôler les frontières intérieures. Ça veut dire arrêter d'envoyer des signaux avec des néons électriques. Venez ici, c'est l'Eldorado. Donc arrêter les allocations sociales aux étrangers. Arrêter les soins gratuits aux étrangers. Recréer le délit de séjour irrégulier. Vous arrivez en France en violon de loi. Eh bien, vous êtes un délinquant. Vous devez partir et négocier avec les pays d'origine pour qu'ils reprennent leurs ressortissants. C'est un panel de mesures qu'il faut prendre et il faut les prendre vite parce que la situation n'est plus tenable.
Espérons que ce sera dans la loi de M. Retailleux. Ça fait beaucoup d
'espoir. Mais soyez patient sinon en 2027. Non, non, mais moi, je ne veux pas... Bon, allez, il nous reste
un
petit quart d'heure ensemble. Je suis dans l
'intérêt de ce pays comme vous. Cher Jean-Claude, il nous reste un petit quart d'heure ensemble. Je voudrais qu'on évoque les dernières prises de parole de Bruno Retailleux concernant le narcotrafique. Il a tapé du poing sur la table. Il a rappelé qu'il était déterminé à mener une guerre contre les narcotrafiquants.
On
va y revenir dans un instant. Mais au milieu de ces déclarations, je voudrais qu'on mette les yeux sur une réalité tout autre. Un nom. Il s'appelle Pascal Gomez Galeot. Il est présenté comme une grande figure du narco-banditisme marseillais. Il a passé plus de 5 ans en détention provisoire, ce qui signifie qu'il est en attente de jugement. Eh bien, il a été donc toujours pas jugé. Il a été remis en liberté le 3 octobre dernier.
Eh
oui, mis en examen dans plusieurs dossiers, complicité d'assassinat, tentative de meurtre. Ce monsieur, aujourd'hui, est libre. Reportage de Laure Parra avec Mathieu Devez.
C
'est en homme libre que Pascal Gomez Galeot s'est présenté hier devant la justice pour une affaire de corruption. Cette figure du narco-banditisme marseillais a été remise en liberté le 3 octobre dernier, après une décision de la Cour de cassation selon laquelle sa détention provisoire n'était plus nécessaire. Il y avait passé 5 ans et 10 mois, les policiers, eux, sont écœurés. C'est pas le père de l'eau de l'année, le garçon. C'est un garçon qui est extrêmement doué, qui sait se cacher. Et ces policiers ont pris énormément de risques pour l'interpeller. Et aujourd'hui, ils se rendent compte qu'il y a un risque qu
'ils
n'ont pas servi à grand-chose puisqu'une fois qu'il a fait 5 ans de préventive, il est sorti, alors que c'est quand même un gros bonnet et loin d'être le père de l
'eau
de l'année. Depuis son arrestation en 2019 après un an de cavale, Pascal Gomez Galeot, aujourd'hui âgé de 44 ans, a été mis en examen dans 5 affaires différentes et notamment pour des faits de complicité d'assassinat et tentative d'assassinat. Le Marseillais n'a pour l'instant été jugé dans aucun de ces dossiers et selon la police, les narcotrafiquants ont largement les moyens d'assurer leur défense.
Forcément, ils peuvent se payer les meilleurs avocats qui sont justement là que pour regarder ces dévices de procédure, de forme, dans le cadre des procédures policières ou dans le cadre du non-respect, notamment des droits liés en matière de détention provisoire ou autre.
Pascal Gomez Galeot est la troisième personne présentée comme un chef de clan à être libérée avant même d'avoir été jugée.
Noël
Lenoir, je rappelle que vous êtes également juriste. Les policiers sont écœurés et on peut les comprendre. Et pourtant, que tout le monde comprenne bien, tout cela est parfaitement légal.
Alors,
moi, je n
'ai
pas lu
la
décision.
C'est très simple, je vais vous la donner. Il a fait 5 ans de détention provisoire et vous ne pouvez pas aller au-delà d'une certaine limite. Et comme il n'a pas encore été jugé, la justice n'a d'autres choix que de le libérer. Et pourtant, c'est un homme qui est mis en examen pour complicité d'assassinat, qui est un baron de la drogue, qui gérerait probablement, continuer à gérer ses trafics derrière les barreaux et qui va continuer à les gérer en toute liberté,
en toute tranquillité. si
jamais il commise une autre infraction, il y a responsabilité de l'État pour dysfonctionnement. Encore
faut-il qu'il se fasse prendre avant son jugement
pour une autre infraction et on peut imaginer
qu'un
baron de la drogue est un petit peu vigilant.
Il y a eu beaucoup d'événements de ce genre. Ça veut dire que là, effectivement, le service public judiciaire a un peu failli. Parce que si on a laissé passer la limite maximale du temps de détention provisoire, c'est regrettable. Alors, je voudrais juste donner un tout petit point positif.
Et
comment on n
'est pas
capable... Pardon, Noël Lenoir, je ne
suis
pas certain qu'on puisse donner un point positif. Comment c'est indigne de notre pays ? Comment en 5 ans, on n'est pas capable d'organiser le procès d'un narcotrafiquant jugé pour complicité d'assassinat et tentative de meurtre ? Je sais très bien qu'il y a un engorgement des tribunaux, quand bien même, je n'ai pas autant d'expérience que vous. Mais je me dis, on ne peut pas prioriser, on ne
peut
pas se dire tiens,
là,
il y
a
quelqu'un qui est quand même mis en examen pour complicité d'assassinat. Peut-être qu
'on
va monter le dossier sur la pile pour l'organisation des procès parce que dans 5 ans,
on
va devoir le libérer. On n'est pas
capable de ça
?
On
ne peut pas le juger. On doit le juger libre. Non,
on ne doit pas le juger libre. Pourquoi on doit le juger libre ?
S'il n'a pas été jugé, la détention provisoire, c'est en attente de jugement.
Oui,
mais moi,
ce que les Français auraient
aimé comprendre,
c'est qu'il
est jugé dans le temps imparti de sa détention
provisoire.
Attendez, il y a deux choses. Pourquoi on n
'a
pas été capable de le juger pendant 5 ans ? Je n'en sais rien. Je
n'en sais rien. Ce n'est
pas moi qui vais vous le dire. C'est quelqu'un d'autre,
ce
n
'est
pas moi. Deuxièmement, ce n'est pas parce qu'il sort de prison que les poursuites qui ont conduit à sa mise en détention provisoire, c'est-à
-dire
qu'il y a des charges extrêmement sérieuses.
Bien
sûr, son procès aura lieu. Mais c'est le symbole de la remise en liberté en attendant
le procès. Et puis il faut le reculter.
Simplement,
je
suis d'accord, parce que je vous signale que les juges judiciaires et notamment dans ces régions, ils font beaucoup de droits des étrangers, beaucoup, beaucoup, beaucoup. Et ils s'occupent de la libération conditionnelle. Le JLD, le juge des libertés
et des
détentions. Et donc, vous avez une masse de contentieux totalement inutiles. et peut-être que M. Migaud, le nouveau garde des Sceaux, en tous les cas, je trouve que c'est bien, s'il le faisait, regarde un tout petit peu la façon d'éviter ces nullités de procédure qui portent atteinte à l'esprit de la justice,
c
'est-à-dire que quand on fait mal, on doit être sanctionné.
Oui,
sauf que contrairement à la...
Avec ce qu'avait dit Michel Barnier, c'est-à-dire l'effectivité.
Sauf
que contrairement à la justice, Laurent Jacobelli, ce monsieur, il a un budget illimité, on peut l'imaginer, et il est capable de s'entourer des meilleurs avocats, des plus gros experts, de ceux qui vont voir la virgule mal positionnée sur le procès verbal et qui vont tout faire annuler. Je dis virgule, je pourrais dire n'importe quoi, mais de toutes les vices de forme et les vices de procédure qui font que cet homme est dans la nature aujourd'hui. Mais évidemment, surtout qu'il y a, je crois, une urgence vitale à lutter contre le narcotrafic. Aujourd'hui, le narcotrafic, c'est quoi ? C'est quelque chose qui s'est substitué au marché de l'emploi dans certaines cités. Bien sûr.
qui crée ses propres règles, son propre ascenseur social. Le narcotrafic, ce sont des milices, des milices qui attaillent des commissariats, comme à Cavaillon, par exemple, pour faire régler leur loi, la loi du plus fort. Le narcotrafic, ce sont des élus qui ferment les yeux, je vais être poli, pour ne pas dire que pour certains, ils sont corrompus, tellement ce n'est plus gérable autrement. Le narcotrafic, c'est ceux qui, en Hollande, par exemple, menacent la famille royale pour asseoir leur pouvoir. Donc si face à cela, on a une mollesse judiciaire ou une inattention judiciaire, alors on est foutu. Quand 80% des Français pensent que leur justice est défaillante, ça ne vient pas de rien.
Ça vient de ce type de choses. Et là, elle
n
'est pas défaillante, enfin, non seulement elle est défaillante, excusez-moi,
elle est
ridicule. Oui. Elle se ridiculise, la justice, en libérant un homme qui a un tel pédigré. C
'est sûr, c'est pas pour
l'image, mais question. Nous sommes d'accord, Jean
-Claude.
Quand vous visitez des prisons, je l'ai fait, et je pense qu'on est nombreux autour de cette table à l'avoir fait. Et vous voyez des narcotrafiquants avec trois téléphones portables, un ordinateur et une tablette qui gèrent leur business. Et quand vous dites, excusez-moi, je suis un peu surpris, oui, mais on ne peut rien faire n'importe comment les téléphones rentrent, eh bien, évidemment qu
'il
y
a
un problème. Donc, il faut prendre le problème à bras-le-corps, j'espère une fois encore que M. Retailleau le fera, mais ça veut dire
un
jeune qui fait du chouf, etc., une peine de prison, ne serait-ce qu'une semaine pour qu'il apprenne ce que c'est. Mais oui, pas de réduction de peine pour ce type d'individus qui sont soupçonnés d'assassinats et de trafic de drogue. Les courtes peines, c'est quelque chose qui doit rentrer dans
les mœurs. Qui doit
rentrer dans les mœurs, notamment pour les jeunes, même en dessous de 16 ans. Négocier avec les pays où on cultive la drogue, contrôler à nouveau les frontières, il y a beaucoup de choses à faire, c'est un grand plan qu'il faut faire, le plan XXL de M. Darmanin n'a pas marché, il faut se mettre au boulot. Bruno Retailleau à Nanterre aujourd'hui, et c'est vrai qu'à l'aune de cette information, on se dit que les paroles du ministre de l'Intérieur sont un peu dérisoires, mais bon, c'est vrai que c'est un autre sujet, là c'est plus la justice qui est mise en cause et on ne
va
pas lui enlever la bonne foi, en tout cas en apparence.
Alors on écoute
le ministre, alors juste un mot, allez-y.
Parce que cet après-midi, j'étais à la cour d'appel pour une conférence sur les 10 ans du parquet national financier. Cette conférence a été conclue par une allocution que j'ai trouvée bien de Didier Migaud, ministre de la Justice, qui s'est référé à un excellent rapport que je vous conseille de mai dernier du Sénat, une commission du Sénat sur les narcotrafiques et il a indiqué qu'il allait reprendre les propositions de cette commission du
Sénat qui vont tout à
fait dans le sens des déclarations
de la ministre de la Justice. Ça nous ferait éventuellement un ministre de l'Intérieur,
un ministre de la Justice qui travaillerait main dans la main et ce ne serait pas plus mal pour les Français et pour le bien de la société. Bruno Retailleau, tout à l'heure à Nanterre, main ferme, discours ferme. Je considère que le narco-banditisme doit être désormais envisagé comme une cause
pour
un combat qui est national
parce
que c'est une cause racine de l'hyperviolence.
On
le voit parfaitement. Je l'ai comparé tout à l'heure en m'adressant
aux
enquêteurs, en m'adressant à la Béry,
à
ce qui s'est passé pour le terrorisme. On a su se réarmer contre le terrorisme.
Eh
bien, ce qu'on a fait
contre
le terrorisme,
il
va falloir que dans les 10 ou les 20 prochaines années,
on
le fasse
pour
le narco-banditisme. Avec la même détermination dans l'action, avec la même constance dans la durée, s'il n
'y
avait qu'une loi,
ce
serait facile.
Je
parle, moi, d'une volonté politique, d'un courage politique.
Et
je parle d'une stratégie qui sera globale. La déclaration qui est bien à entendre.
Monsieur le Taillot
sonne le réveil de l'Europe. Il vient d'une réunion où ils étaient 27, tous à peu près du même avis. Mon Dieu, pourvu que ça dure. Simplement, sur la justice, je ne
vais
pas la câbler, on le fait souvent et à juste titre dans cette émission ou sur cette chaîne. Mais là,
on vient d
'avoir une info de la part de Mme Lenoir. Didier Migaud ? Oui, il y a un point sur lequel on peut essayer d'aider quand même. c'est l'extrême lenteur. Ça rejoint exactement le fait divers qui nous occupe. L'extrême lenteur de la justice qui n'est plus acceptable.
Le
prédécesseur de M. Migaud a obtenu un peu d'argent supplémentaire. J'espère, au minimum, que cet argent lui sera rendu lors du débat budgétaire. On a besoin d'une justice qui soit beaucoup, beaucoup plus rapide. Et quand je
vous en
parlez des courtes peines, je suis évidemment d'accord avec les courtes peines. Vous vous rendez compte ? On n'a pas de prison, on n'a pas de centre aéré 3000 places maximum et on n'a pas d'argent. Pas
de centre aéré,
de centre de rétention. Centre de
rétention. Centre aéré, on en a pour les enfants, vous inquiétez pas. Oui, on
ne
sait
pas. On
n'a
pas de centre aéré. Centre de rétention, 3000 places. 3000 places. On n'est pas sorti de l'affaire. Je vais prendre en sérieux. Bruno Retailleau, oui, qui a eu un mot également. Alors, des mots extrêmement forts, extrêmement durs, quasiment à l'identique de ceux utilisés contre l'anarcho-trafiquant, contre les consommateurs. Leur joint a le goût du sang.
Un
joint, il a le goût du sang.
Il
a le goût des larmes.
Parce
que, derrière le joint, la coque
ou
d'autres drogues,
il
y a des réseaux.
Il
y
a
des mafieux.
Il
y a des gens qui profitent d'autres êtres humains,
qui
s'engraissent, qui font des fortunes, qui commanditent
des
crimes,
des
assassinats
de
la pire des façons. S'il y a une offre,
c
'est parce qu'il
y a
une demande.
Il
faut responsabiliser les consommateurs.
Et
ça, c'est un discours de vérité que je veux tenir.
Il y a
un moment, on ne
peut
pas être sur tous les fronts. Moi, c'est ce que je me dis. Cibler les dealers, cibler les gros bonnets, faites une coopération internationale, parce que les consommateurs, il y
en a
un million, en fait, dans ce pays. Donc, il y a un moment, il faut... Oui, enfin, consommateurs quotidiens. Il y a un million de consommateurs quotidiens, je crois, en France. Donc, il
y a
un moment, il faut choisir sa cible. Est-ce qu'il peut taper sur tous les fronts, Bruno Retailleau ?
Si
vous avez une demande, vous aurez toujours une offre. Oui, aussi. Mais si vous avez une offre, vous créez une demande. Je pense que le symbole, il est important aussi. Bien sûr, l'essentiel des moyens doit être mis pour lutter contre les gros bonnets de la drogue et l'importation de la drogue. En revanche, avoir des actions, même symboliques, contre les consommateurs pour leur dire ce que vous faites, même si... Mais ça,
ça
existe.
On a la légitiation la plus ferme sur les consommateurs en France. Mais pas l'application de la législation. Moi, j'entends
à longueur de débat il faut régulariser le cannabis. Tout cela n'est pas bien grave, etc. Non, il faut
régulariser... Olivier
Faure, on n'a pas le temps de l'entendre, mais il a rappelé aujourd'hui. Oui,
ben voilà. Il veut légaliser
le cannabis. Mais dès qu
'il
y
a
une mauvaise idée, vous pouvez être sûr que...
Olivier
Faure n
'est
pas loin. Je ne
sais
pas ce qui va en rester à la fin de sa carrière, mais bon, l'homme n'a plus de conviction, n'a plus rien, est prêt à tout vendre pour un siège. Donc, n'écoutons pas Olivier Faure. Très bien. Écoutons la raison
et le bon sens. Le message
est passé. Il y a des jeunes aujourd'hui qui sont complètement décérébrés parce qu'ils fuiment trop de cannabis. Leur vie, elle est foutue déjà maintenant, on le sait, à 16 ans, parce qu'ils ne feront pas d'études et qu'ils n'auront pas de boulot. Donc, il y
a
un moment, il faut être responsable et bien dire les choses. Arrêter avec un discours lénifiant et à côté, être intraitable avec les trafiquants. Mais il faut faire les deux.
Oui, mais est-ce qu'on fait vraiment la prévention chez les jeunes ?
Non, il faut le faire, vous avez raison.
Non, non, mais
c'est
fondamental. Il faut commencer très tôt.
Mais évidemment, leur
expliquer les conséquences. Ce n
'est
pas anodin. C
'est quelque chose, en fait, c'est une question même sanitaire.
Bien sûr. Comme on le fait pour la cigarette, comme on le fait pour l'alcool. C'est un combat global. Les conséquences.